- Speaker #0
Hello les voyageurs et bienvenue sur A ton tour du monde, le récit des voyageurs. Aujourd'hui je vous emmène à la rencontre de nouveaux aventuriers. Alors préparez-vous à être transportés au bout du monde. Bonne écoute ! Salut à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de À ton tour du monde. Alors aujourd'hui, j'accueille quelqu'un que vous connaissez probablement, qui est déjà venu dans le podcast, mais croyez-moi, ça a complètement changé. Puisqu'à l'époque, c'était Amélie Parr en tour du monde avec moins de 1000 euros en poche, sans savoir vraiment ce qu'il allait se passer. Et on avait parlé de la Thaïlande, de l'Australie, de la liberté totale, de cette backpackeuse qui découvre le monde. Mais là, accrochez-vous bien, on est complètement dans une configuration différente, puisque Entre temps, elle a rencontré Dylan, ils ont eu Aaron et puis ils se sont dit, allez c'est parti, on recommence, on va faire un tour du monde tous les trois. C'est ce qu'ils ont fait, ça fait maintenant 18 mois. Ils sont sur les routes tous les trois, si vous voulez les suivre sur Instagram, vous pouvez les suivre sur atriovarlemonde. Et ils sont déjà plus de 15 000 à les suivre. Donc on va découvrir le quotidien du voyage, les couches, les siestes, les crises de nerfs dans les aéroports. remport, mais surtout du kiff, du kiff et encore du kiff. En tout cas, je suis ravie de te recevoir pour la deuxième fois. Bienvenue Amélie.
- Speaker #1
Merci beaucoup, je suis hyper contente aussi d'être là. C'est trop cool de se revoir tout ce temps après finalement, c'est pas mal.
- Speaker #0
On avait beaucoup ri à l'époque, on avait pleuré aussi. En tout cas, ça m'avait bien marqué, donc je suis pareil trop contente de te retrouver. Alors là, on est directement dans une immersion. en Thaïlande, est-ce que tu peux juste nous projeter, nous dire où tu te trouves, comment ça se passe ?
- Speaker #1
On est à Koh Phangan depuis deux jours. On est en Thaïlande, du coup, c'est sur une île du sud et on est arrivés en Thaïlande maintenant il y a plus de deux semaines. C'est quoi ?
- Speaker #0
T'es dans un hôtel, un Airbnb ?
- Speaker #1
Dans un hôtel. Nous, c'est ce qui coûte le moins cher. Des fois, là, on a de la chance. Le moins cher, c'est un hôtel avec piscine, tu vois, ça arrive rarement. Donc là, ça va. Mais bon, ça coûte quand même cher le sud de la Thaïlande. on est en pleine saison là on est au mois de janvier donc on n'a pas choisi la meilleure des périodes pour faire des économies mais en même temps on voulait passer les fêtes en Thaïlande donc c'était voulu on est arrivé à Bangkok le 27 décembre donc là il fait un temps magnifique oui très très beau si
- Speaker #0
on revient sur le déclic pas de la première fois mais de la seconde fois en famille Donc ton petit bout de chou, il avait 15 mois. Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné, tu t'es dit avec ton chéri, allez, je recommence et cette fois-ci, je t'emmène ?
- Speaker #1
En fait, c'était pendant la demande de mariage de Dylan. On était très heureux de cette demande, évidemment. Et en fait, le soir, on a ouvert une petite bouteille de champagne. L'alcool est consommé avec modération, évidemment. Et du coup, si tu veux, on était vraiment sur la terrasse face à la jungle. Et en fait, c'était la question un peu bête des fois qu'on peut se poser aussi entre amis, etc. Il me dit, toi, si tu avais un rêve, si tu gagnais au loto, c'est exactement la question, qu'est-ce que tu ferais ? Et je lui ai dit, moi, clairement, mon rêve, ça serait de faire un tour du monde sans travailler. Pourquoi je lui ai précisé d'en travailler ? Parce que ceux qui ont écouté mon premier podcast avec toi savent que j'ai fait que... travailler à l'étranger en même temps de voyager. Je ne m'étais jamais vraiment arrêtée. J'ai pris des vacances entre guillemets de temps en temps, mais très rarement parce que je suis partie avec très peu d'argent. Donc, ce n'était pas du tout la même chose. Et du coup, je n'avais pas été traumatisée de ça, mais je m'étais dit, j'espère qu'un jour, j'aurai assez d'argent, si tu veux, pour faire une année sans travailler une seule journée. Donc, voilà pourquoi j'ai répondu ça. De là, Dylan a commencé à faire des recherches, juste pour savoir combien il fallait économiser pour faire une année de voyage. C'était entre 15 et 25 000 euros l'année, selon les pays que tu faisais, en moyenne, par personne. À l'époque, Aaron n'existait pas. Il était dans mon vote, mais j'ignorais. Ça s'est un peu décidé comme ça parce que Diane s'est dit « c'est possible » . On a commencé à en parler et quand on est revenu de ce voyage, parce qu'on était au Mexique, c'était notre premier gros voyage ensemble d'ailleurs, il m'a demandé la main là-bas. On est revenu et on a décidé d'annoncer à notre famille qu'on avait décidé de faire un tour du monde et qu'on allait reporter le mariage un an plus tard. Voilà l'histoire.
- Speaker #0
C'est intéressant justement parce que toi, tu l'avais fait tout seul. Alors comme tu dis complètement différemment parce que tu bossais, là tu ne bosses pas. Mais qu'est-ce qui change complètement dans ce voyage ?
- Speaker #1
Déjà, c'est que tu peux profiter à fond parce que le fait de partir avec très peu d'argent la première fois, tu es quand même dans un stress un peu permanent. Tu as aussi la première découverte de partir à l'autre bout du monde. Ce n'est pas la même chose la deuxième fois, en tout cas pour ma part, parce que Dylan, c'était la première fois qu'il faisait un long voyage. Mais bon, après, on était en cours. couple, en famille même. Du coup, tu as une équipe, si tu veux, avec toi. Moi, je suis partie seule, j'avais 1000 euros dans la poche. J'étais très inconsciente, due à l'âge, peu de maturité à l'époque. Et tant mieux, parce que peut-être que je ne l'aurais pas fait, finalement. Mais finalement, la première fois, tu as peur, c'est de l'anxiété, c'est du stress, c'est comment je vais faire pour gérer ? Est-ce que je vais trouver du travail sur place, etc. Donc, ça n'a absolument aucun rapport. Tu sais que tu ne pourras pas voyager indéfiniment, parce que tu as très peu d'argent et qu'en fait, je pars Je ne partais pas avec les mêmes intentions et je n'aurais pas pu. Je ne pouvais pas me le permettre, si tu veux. Donc là, pour moi, c'était comme s'il était riche. Or, je ne l'étais pas, tu vois. Mais c'est comme si j'avais gagné mon propre petit loto, tu vois, et me dire que mon rêve, je pouvais l'accomplir parce que c'était vraiment pour un 100% kiff de pouvoir se lever le matin et juste de penser aux excursions et à ce que tu vas faire dans la journée pendant une année. En tout cas, à la base, c'était ce qui était prévu.
- Speaker #0
Sur le compte, il y avait combien avant de partir, du coup ?
- Speaker #1
En fait, c'est compliqué. pour te répondre en détail à cette question, avant qu'on se rencontre avec Guylaine, on avait un peu de sous-côté déjà, avant même de se rencontrer. Pas énormément. Je dirais qu'on avait entre 10 et 20 000 euros chacun, tu vois. Et c'était vite des réserves. Il n'y avait aucun rêve, aucun projet derrière vraiment, tu vois, par un achat immobilier comme la plupart des gens.
- Speaker #2
Je me souviens de faire cette tête-là quand tu dis ça.
- Speaker #1
Non, mais en fait, c'est horrible que je fasse ça, mais en fait, c'est pour dire que quand je te le dis, c'est qu'en fait, c'est super bien d'investir dans l'immobilier. mais en fait j'avais l'impression que j'allais faire ce qu'on me dictait de faire pour avoir une meilleure vie quand j'y pense en fait, mais en vrai c'est très bien tu vois, parce que je l'ai fait, j'ai investi dans l'immobilier, j'ai acheté un appart donc tu vois je suis très mal placée pour parler mais je l'ai fait parce que mes parents m'ont guidée derrière et je vais te dire la vérité, je savais pas ce que je faisais j'ai eu des parents qui étaient agents immobiliers, j'ai signé chez le notaire je savais pas ce que je signais, mais je les remercie pour ça parce que grâce à eux j'ai un appart qui est en location d'ailleurs en ce moment et en fait c'est juste que quand on est jeune à part si t'as beaucoup beaucoup de maturité, je ne pense pas, mais quand tu as 20 ans, tu essaies de faire ce qu'on te dit, tu vois, mais tu ne vois pas trop l'intérêt de tout ce qu'on te dit. Et du coup, ça ne prend pas vraiment le sens. Plus vieille, ça va mieux, tu vois, quand tu vieillis. Mais je veux dire, à 20 ans, tu n'as zéro notion. Tu essaies de faire ce qu'on attend de toi pour rendre fiers les gens. Donc du coup, j'avais ça avant de rencontrer Dylan. Donc on a fait les comptes ensemble quand on s'est mis ensemble et il m'a demandé ma main au bout de 8 mois de relation quand même. C'est important de savoir parce que c'était rapide. Enfin, pas pour nous, mais... pour la moyenne aussi, c'est toujours la moyenne tu sais, et en fait quand il m'a demandé ma main on a décidé de regarder, donc 30 000 chacun donc on s'est dit, bah en fait on va mettre le plus de côté possible on s'est dit, bon on sait qu'il faut au moins 30 000 chacun, sachant qu'Aaron encore une fois n'était pas pris dans les comptes à ce moment-là, il était en arrêt de la contraception très peu de gens savaient parce qu'on était en projet bébé mais j'ai voulu l'arrêter tout de suite après le Mexique quand je suis remplie pour ce projet mais j'étais déjà enceinte de 8 semaines, ça a été ma petite surprise voilà et donc du coup on a dit bon, il doit naître il y a la grossesse, après il naît après il faut savoir au bout de combien de temps on doit partir pour que ça soit pas trop dangereux pour lui on n'a pas abandonné ce rêve là même s'il était présent mais on savait qu'il fallait partir avec beaucoup plus pour se rassurer en tant que parent c'était plus du tout les mêmes choses mais en même temps on avait deux ans de plus en moyenne, si tu calcules pour économiser deux ans, deux ans et demi le temps de le mettre au monde et d'attendre au moins un an minimum pour partir. Et du coup, nous, on a mis de côté en tout, on avait 100 000 euros.
- Speaker #0
Comment vous avez justement géré les premières semaines de voyage avec lui, sachant que vous étiez plutôt des parents cool ou il fallait respecter les rythmes ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Moi, j'ai beaucoup écouté... En fait, j'ai qu'une sœur, on est très proches, elle a deux enfants, et ça a été un peu, en tout cas, ma référence à moi dans ma vie, parce qu'on n'a pas trop de famille, donc on peut compter que sur l'une et sur l'autre. Ma sœur a toujours été mon exemple, 13 ans de plus que moi, deux enfants extrêmement bien éduqués et super, dont je suis très proche. Et du coup, j'ai un peu fait tout ce qu'elle m'a dit, en me disant que ça allait rouler, qu'ils s'adapteraient beaucoup plus à notre vie que le contraire. Les médecins m'ont confirmé ce qu'elle me disait. Du coup, comme tout le monde me disait la même chose et me disait que je m'inquiétais, alors qu'en fait, lui, il s'adapterait des fois mieux que nous à dormir par terre, à dormir quand il faudrait dormir. Voilà quoi. Donc, du coup, je me suis dit, on verra. Mais j'étais rassurée parce que j'avais des gens qui n'étaient pas stressés autour de moi, à part des gens qui sont plus d'ancienne génération. J'ai eu des remarques évidemment, mais ce n'était pas ceux que j'écoutais le plus, donc c'était OK. Et nous, on n'est pas des... Enfin, avec ma sœur, du coup, parce que j'ai copié sa façon de faire, en tout cas, parce que je suis fière de l'avoir copié. J'ai vu que ça avait fonctionné, si tu veux. En fait, on n'est pas du tout en mode, on va respecter son rythme, je ne sais pas si tu appelles ça comme ça, mais rentrer pour la sieste, s'arrêter, le monde arrête de tourner, il faut qu'il goûte à 16h, parce que 17h, c'est trop tard, il faut qu'il mange à telle heure, ça n'a pas du tout été comme ça. C'est-à-dire qu'il mangeait quand on mange, il goûtait quand on goûte, il buvait quand on boit, enfin, j'abuse, mais tu as compris. Il dormait quand il pouvait dormir, il a dormi des heures dans les sièges d'auto, parce qu'au début, on a fait beaucoup de voitures, les premiers voyages, c'est Islande, Canada. Il y avait énormément de voitures. Il dormait dans la voiture, il mangeait dans la voiture. Il ne marchait pas à l'époque. Donc, si tu veux, il avait moins besoin de dégourdir ses jambes. Et même quand ça a été le cas, si tu veux, j'ai envie de te dire, un an plus tard, on était en Argentine, on a fait énormément d'heures de voiture. Les gens étaient choqués avec notre enfant qu'on fasse ça. C'était un enfant du voyage. Le gosse avait l'habitude de faire 30 heures de bus. Mais quand tu vois les Sud-Américains qui font des 20 heures, 30 heures de bus sur les genoux de leurs parents, tu te dis, mais pourquoi nous, c'est indécent de faire ça avec notre enfant ? Eux, ils font ça depuis qu'ils sont 11 ans. Et ne me dites pas que c'est parce qu'ils n'ont pas d'argent, parce que ça n'a aucun rapport. Eux, ils ont l'habitude de faire des heures de bus qu'ils ont de l'argent et qu'ils n'en ont pas. Les distances, elles sont énormes. Au Brésil, c'est pareil. Donc Aaron, il est né dans, à la limite, 15 mois, si tu veux. Les moyens de locomotion, c'était son quotidien. Il vivait plus dans des voitures, des trains, des bateaux et des bus que dans une chambre. Donc en fait, ça s'est fait naturellement. Ma sœur, elle avait raison et ça s'est très bien passé. Donc en fait, moi, je n'ai pas adapté ce tour du monde vraiment à mon enfant. Je ne vais pas mentir.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu le mets régulièrement à la crèche. Tu avais commencé à faire ça, je crois, au Mexique, si je me souviens bien.
- Speaker #1
C'est exactement ça, première fois.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu peux nous parler justement de ça ? Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné, tu t'es dit peut-être que c'était d'avoir du temps pour vous ? C'était quoi l'envie ?
- Speaker #1
Déjà, c'est une très bonne question. Je crois qu'on est, je ne veux pas dire de bêtises, mais je suis sûre à 99% qu'on est le seul compte qui a fait ça avec notre enfant. Et il y a je ne sais pas combien de parents qui m'ont envoyé ces questions. C'est une très bonne question. Je n'ai jamais répondu, c'est très bien. Dans le sens où il y a beaucoup de gens intéressés. Alors pourquoi déjà la première chose, c'est qu'on avait besoin de temps tous les deux. On n'en pouvait plus d'être avec 924 sur 24. Eh oui, nous sommes des parents normaux. Voilà, j'aime mon enfant, mais j'aime aussi quand il n'est pas avec moi. Et je pense que lui aussi, c'est réciproque. Des fois, on voit qu'il ne peut plus voir ses parents en peinture. Voilà, ce n'est pas une découverte. Donc, à un moment donné, au Mexique, ça faisait combien de temps qu'on voyageait ? Ça faisait six mois, je crois, à peu près. On arrive au Mexique, on se dit... Je suis fatiguée, j'en peux plus. Comment on peut faire ? C'est dur d'être 24 sur 24 avec son enfant. Et là, Dylan, il a la super idée, mon mari, d'écrire crèche en espagnol sur Google Maps. Ça s'est fait exactement comme ça, qui est Guarderia. Il met Guarderia sur Google Maps, il envoie, il se dit, de toute façon, c'est mort, je vais envoyer un message. Mais bon, c'est des crèches comme en France, si vous nous envoyez boulet, c'est exactement ce qu'on a pensé. Mais on tente. On envoie à trois crèches qui sont à côté de notre hôtel. De là, on reçoit deux réponses positives sur trois. On n'a pas compris. On s'est dit qu'ils n'avaient pas compris, qu'on voulait le mettre en temporaire. On répète. Non mais nous c'est que pour quelques jours Oui il n'y a aucun problème On a même des forfaits 3 jours, une semaine, un mois et le prix descend Elle nous envoie un tableau On est choqués Et là on est les plus heureux du monde Elle dit ok et du coup comment ça se passe Il y a une adaptation C'est la française Il y a des jours d'adaptation Non pas du tout Sauf si votre enfant pleure vraiment à la mort Ça va mal se passer Mais effectivement si vous pensez que ça se passera bien Il n'y a zéro problème Non. Genre eux, ils ne comprennent pas l'adaptation d'Amérique latine. Ils prennent ton enfant même s'il pleure et ça se passera très bien. Vraiment, ce n'est pas du tout comme en France. Je vous le dis tout de suite. Ok, donc j'arrive. Ah non, elle me propose de passer avec Dylan à 17, 18 heures à la fin que tous les enfants soient partis pour visiter la crèche quand même. Parce qu'elle voit que je suis un peu tendue en mode c'est bizarre quand même son système. Elle me dit viens à 18 heures et tout, comme ça on discute et tout. Donc on vient à 18 heures, on visite la crèche. Déjà, tu arrives, toute l'Amérique latine c'est pareil. Comme ça, je vous la fais court. Colombie, on l'a mis à Buenos Aires en Argentine. On l'a mis où ? Cusco, Pérou, je crois qu'il a fait toutes les crèches d'Amérique latine. Il a fait une.
- Speaker #0
On pourrait peut-être écrire un bouquin sur les crèches d'Amérique latine. Comment voyager avec son enfant, mais sans trop le voir. Ce serait pas mal,
- Speaker #1
ça. La mère qui s'est habituée à la crèche, la première chose qu'on faisait, c'est regarder sa vie crèche. Après, moi, je vais... Ah oui, parce qu'il y a un truc important à dire, parce que les parents m'ont posé la question, très importante aussi. Je ne voulais pas de nounou. Mon fils ne parle pas. Il parle toujours... pas, quasiment pas. Donc du coup, je ne voulais pas. Parce que moi, pour moi, une personne seule avec mon enfant, il n'y a pas de témoin, personne ne sait ce qui se passe, il ne pourra jamais me dire ce qui s'est passé. Moi, la crèche, c'est super dans le sens où il y a quand même qu'il arrive un truc, c'est normalement plus compliqué. Et en plus, en Amérique latine, donc en crèche, c'est ça que je voulais vous dire, déjà, vous arrivez, c'est des murs en béton, comme si vous alliez dans un cartel de drogue, je ne rigole pas, avec des barbelés au-dessus. Tu te dis, ah ouais, d'accord. Voilà. Donc quand j'ai posé la question du pourquoi, quand même, parce que quand t'arrives, c'est impressionnant, tu ne peux pas voir à travers les murs ni la porte blindée Merci. Les enfants, ils disent que c'est pour éviter... Attention, ce n'est pas forcément hyper dangereux, selon les pays, je vous parle. Mais ils font tout ça parce qu'ils disent que c'est pour éviter qu'on prenne les enfants en photo de l'extérieur, qu'on les regarde, qu'on les kidnappe, et voilà, tout simplement. Donc on ne peut même pas apercevoir un enfant. C'est un interphone avec une caméra, tu rentres, tu ne rentres pas. Deuxième chose incroyable, les cours là-bas, les cours de récréation, c'est des parcs d'attractions. De ma vie, je n'ai jamais vu ça. Je vous explique de ma vie, je n'ai jamais vu ça, j'ai mis des vidéos sur Insta. Les gens, ils étaient choqués, tellement l'infrastructure, elle est incroyable. Troisième chose incroyable, il y a des caméras partout, 24 sur 24, enregistrées. Et vous avez les mots de passe de la crèche en tant que parent sur une application, puisque là-bas, c'est autorisé, même mal vu si vous n'avez pas les mots de passe de la crèche. J'aurais raconté qu'en France, ce n'était pas autorisé, etc. Ils étaient à bon, mais genre, ils sont tarés et tout, machin. Et par exemple, je vous raconte une histoire aussi. Mon fils, à un moment donné, il s'est réveillé pendant la sieste. s'il était avec... C'est des petits matelas au sol, mais ils sont très très bien équipés. Ils n'ont pas d'ailleurs, par exemple, de lias barreaux. Moi, il avait ça à la crèche en France. Tu vois, je me suis posé les questions des différences. Ils sont totalement autonomes et Aaron, il a commencé à se réveiller. La directrice, elle est H24 avec les caméras. Et en fait, ils prennent le talkie-walkie comme ça. Ils disent Aaron, Genre Aaron, il s'est réveillé. Et tu as une nana qui vient tout doucement récupérer ton enfant pour pas une minute qu'il soit seul quand il te réveille. et comme ça il ne réveille pas les autres et doucement elle l'enlève de la pièce et elle va jouer avec elle dans une pièce ça veut dire qu'elle le donne en talkie walkie mais ça veut dire que ça se met dans la pièce pour tout le monde en fait quand tout le monde dort les nounous qui attendent parce que tous les enfants dorment en même temps elles ont des talkie walkie en haut il y
- Speaker #0
a un enfant à la caméra qui s'est réveillé il y a quand même un truc auquel je pense tout de suite forcément ton loulou il a donc 16 mois Quand tu lui dis, à part son prénom, là on est au Mexique, il parle forcément mexicain, comment ça se passe l'adaptation pour lui ? Je veux dire, il n'a aucune notion des langues.
- Speaker #1
Même moi, je n'ai pas compris, je vais te dire la vérité. Aaron, il a... Non mais je te jure que c'est vrai. Moi, je parle très peu espagnol. Je me suis améliorée, je parle très bien l'anglais. Je parle très peu espagnol, je me suis améliorée en Amérique latine, mais bon, je suis très très loin d'être bilingue en espagnol. Aaron, je me suis dit, il va être dans la mouise, clairement, il ne va rien comprendre. Et en fait, il est resté... Du coup, on l'a mis trois semaines à Mexico City. C'est le plus long qu'il ait resté en crèche, parce qu'on avait plein de choses à faire. Bref, on s'est posés là-bas. Et lui, il était très heureux tous les matins. Il était surexcité d'y aller, donc ça nous rassurait. Il pleurait même quand on venait le chercher. Je te jure. Je te jure, c'est vrai. C'est la crèche qu'il a le plus aimé, je crois. Et en fait, moi, je lui dis à la nana, je lui dis, comment ça se passe, Aaron, pour la langue et tout, ça doit être compliqué. Et je lui avais dit les mots en français, les petits mots vite fait, qu'il savait dire. pour avoir tu vois et ben avant il disait avoir mais après il disait agua tu vois ça s'est transformé en espagnol en petit à petit et la nana un jour elle me dit mais il comprend très bien l'espagnol votre fils je lui dis non je crois que tu te trompes et elle me fait un exemple devant moi elle le met devant lui et en fait elle devait le déshabiller pour lui mettre d'autres vêtements elle lui dit lève les bras il lève les bras et il dit lève-toi elle lui dit siène tête elle lui dit assis-toi il s'assoit elle me dit alors il comprend pas l'espagnol votre fils et je peux pas t'expliquer je pense qu'il était tellement H24 tous les matins il s'assied devant la maîtresse tu vois Ils avaient les cours, ils chantaient une chanson, comme en anglais, le nez, la bouche, les oreilles, ils comprenaient tout. Et du coup, c'est grâce à cette belle expérience, en tout cas qu'on a continué à le mettre en crèche partout. Et comme toute l'Amérique latine, sauf le Brésil, parle portugais, mais au Brésil, il n'a pas été en crèche parce qu'au Brésil, c'est les crèches comme en France. Donc, n'essayez pas, c'est annuel. Comme ça, je peux vous faire gagner du temps. C'est le seul pays où ce n'était pas en temporaire. Donc, du coup, toutes les crèches où je l'ai mis, c'était en espagnol. Quand il était en Bolivie, Non, Pérou, c'était le dernier pays d'Amérique latine. On avait passé 8 mois en Amérique latine. Il parlait un peu espagnol. Il avait des mots en espagnol qu'il a perdus. Maintenant, il ne le dit plus, malheureusement. Mais on lui dit que ça reste pour la facilité des langues plus tard. Mais tu vois, par exemple, au Pérou, à la fin de l'Amérique latine, il comprenait tout. C'était hallucinant. Il me disait des mots en espagnol et tout. Il n'y avait zéro problème.
- Speaker #0
En tout cas, du coup, ça répond directement à cette problématique parfois du couple en voyage où on se dit « Bah ouais, mais du coup, tu n'as pas de temps pour toi. Comment tu fais ? » Sans même rentrer dans les détails de l'intimité. Merci. Là, c'est des solutions parfaites pour le côté famille comme pour le couple.
- Speaker #1
Oui, tout le monde était heureux. Et puis les crèches, là-bas, tu fais ce que tu veux au niveau des horaires, mais ce n'est pas du tout pareil qu'en France. C'est des grandes plages horaires. Tu peux faire de 7h à 19h. Tu choisis de l'emmener à 9h, de le récupérer à 17h. Tu payes à l'heure. Ça aussi, c'est pratique en fait. Et oui, comme tu dis, c'est une super solution pour avoir du temps pour soi. Et on est devenu accro, donc dès qu'on peut trouver une crèche. Et d'ailleurs, à Copenhague, j'ai trouvé une crèche. Voilà, donc il a été en crèche pendant trois jours.
- Speaker #0
Ton chéri, tu dis que c'était le premier long voyage. Est-ce que tu lui as donné tout de suite la picouze ? Très vite, tu as senti que vous étiez raccord sur les envies ?
- Speaker #1
En fait, le premier voyage qu'on a fait ensemble au Mexique, c'était un peu le test, le fameux voyage où il m'a demandé ma main. On est partis en sac à dos trois semaines. Moi, j'ai vu tout de suite que Dylan, c'était son truc. Il n'a pas forcément, lui... vu parce qu'il s'est dit je pars dans son délire tu vois et on verra mais je l'ai vu que ça allait le faire je l'ai vu tout de suite, tu vois quelqu'un qui est des mardards et un autre qui a besoin qu'on l'aide et machin Dylan il a pris tout de suite les devants et tellement les devants qu'aujourd'hui autour du monde je ne fais plus rien à part m'occuper des réseaux sociaux et de mon enfant, je n'ai pas l'âme de le dire mon mari fait quasiment tout Moi, je suis... Je ne sais même pas ce qu'on fait demain. Bonne pioche, tu vois. Je ne sais pas ce qu'on fait demain. Il ne faut pas me demander.
- Speaker #0
Après, je voudrais qu'on rentre forcément dans le côté galère parce que je trouve que de temps en temps, quand tu suis d'ailleurs les réseaux... Alors toi, je sais que ce n'est pas le cas, mais il peut y avoir ce côté un peu Instagram où on se dit, oh là là, ils ont trop de chance, c'est parfait. Donc, je voudrais quand même qu'on rentre sur ce côté galère parce que je sais qu'il y en a eu. Mais avant ça, je voudrais quand même que tu me donnes... Tu parles de slow voyage matin. Maintenant, j'ai l'impression que le rythme a beaucoup évolué entre le début et maintenant.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Le début, en vrai, on a fait du voyage à un temps jusqu'à il y a un mois et demi. Peut-être que oui, de temps en temps, on essaie de ralentir un peu, mais j'ai l'impression qu'on n'est pas fait pour ça et qu'on n'y arrive pas. Et on n'est peut-être pas un bon exemple là-dessus. Parce que Dylan et moi, on peut faire une journée de pause, mais on s'ennuie très rapidement, lui comme moi. Du coup, on n'est pas fait pour le slow, slow travel. mais en vrai je sais pas si c'est une bonne idée ça c'est adapté à chacun mais nous on s'ennuie vite moi mon mari il peut pas rester plus d'une heure à la plage il est insupportable par exemple même si il arrive pas à faire donc en fait ça dépend de ta personnalité mais en gros on est un peu pareil on arrive pas à rester au même endroit une semaine alors qu'il y a que 3 jours de visite à faire entre guillemets à faire ça il y a que à Mexico City je peux même pas te poser cette question tu sais que ça fait 3 jours que je me pose la question de pourquoi à Mexico City je m'y sentais bien et que même si je faisais pas grand chose j'avais mon petit rituel En fait, je crois que j'avais la crèche d'Aaron, je prenais mon bus local le matin, j'allais prendre mon café, je prenais du temps pour moi. Avec Dylan, on faisait des trucs. Et là, du coup, ça ne nous dérangeait pas. Peut-être parce qu'on avait trouvé un rythme un peu de nuit redevenu un peu routinière. Mais sinon, on n'a jamais réussi à refaire ça, je te dis la vérité. Donc, compliqué pour nous. Je vais te dire la vérité, on fait du tour de travel que depuis qu'on est en Thaïlande. Mais pourquoi ? Parce qu'en Thaïlande, à part deux, trois temps, et ce n'est pas méchant, mais quand on a fait Nice… Tu en as marre. Donc, nous, on ne va pas s'obliger à faire tous les temples de Thaïlande, clairement. Dès qu'on en a marre, c'est comme les chutes d'eau. Les chutes d'eau, on n'en pouvait plus. Tu vois ? Ouais, c'est bon, j'en ai fait quatre. C'est bon, laisse tomber. Attends, moi, tu sais que je faisais les randos pour faire les chutes d'eau. Tu vas rire. Cette histoire, je la raconte à toutes mes copines. À la fin, je lui disais à mon mec, montre-moi la chute d'eau à la fin de la randonnée, sinon je ne la fais pas, la randonnée. Il me dit, mais non, justement, c'est ça, le truc. Je n'en ai rien à foutre. Tu sais, elle fait 10 mètres, la chute d'eau. Je ne fais pas la randonnée d'une heure et demie. Vous m'avez saoulé avec vos chutes d'eau. C'est bon. Donc du coup, en fait, il faut savoir s'écouter. Tu vois, c'est comme toujours. Et du coup, oui, le slow travel, on ne le fait que depuis qu'on est en Thaïlande parce qu'entre guillemets, la Thaïlande, c'est une destination comme la Polynémie des Françaises. Tu es obligé de te reposer. C'est de la plage, c'est du scoot pour aller à un point A, un point B. Tu manges des pancakes, tu bois ton café. Tu n'as pas grand-chose à faire de plus. Mais en Chine, dans les pays comme ça, tu as trop de choses à voir. Tu ne peux pas faire du slow travel.
- Speaker #0
Oui, je crois que tu as raison, Tamilda, sur quand tu arrives dans un pays très différent que tu ne connais pas, tu as envie de tout découvrir. Là, en effet, t'es un peu moins. Mais du coup, ça veut dire que les journées, elles se déroulent comment actuellement si on fait du slow ?
- Speaker #1
En ce moment même, depuis trois jours, le matin, on se lève, il est… Là, c'est spécial puisque Dylan, il est en plongée. Et suivant, on en parlera après. Mais en clair, on se lève, on emmène Aaron à la crèche à 9h du matin. Après, je vais boire mon café. Je m'occupe de mes réseaux sociaux pendant une à deux heures. Je fais mon contenu. Après, je touche peu mon téléphone de la journée. C'est une règle, soit le matin, soit le soir. Parce que sinon, ça aussi, ça te prend beaucoup plus de temps que prévu. après je me pose sur une plage je lis, j'écoute des podcasts c'est vrai j'adore en ce moment je suis à fond podcast expatriation parce qu'on est de plus en plus en train de se dire qu'on rentrera pas ça aussi je le spoil pas et puis par exemple hier j'ai écouté 3 heures de podcast et après j'ai dormi un petit peu après Dylan il est venu me chercher parce que lui en ce moment il fait de la plonge des bouteilles il vient me chercher en scooter on va chercher Aaron sur le scoot on va au night market, on mange un petit dessert, on rentre, on se fait une petite série, on s'endort la kiffance, on a jamais fait ça Même une série, on ne l'a pas regardée depuis un an.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu as commencé, tu es partie, personne ne connaissait ton compte. Il y a quand même 15 000 personnes qui vous suivent. Est-ce qu'il y a aussi un projet peut-être de devenir Digital Nomad où tu dis que tu passes quand même 2-3 heures par jour sur les réseaux ? Est-ce qu'il y a une attente ou c'est juste parce que tu adores ça et que tu as une communauté que tu trouves chouette et qu'il y a du partage ?
- Speaker #1
Oui, il y a zéro attente parce que je ne comprends pas comment on gagne des souhaits avec les réseaux sociaux. Il faut m'expliquer, à part si tu as 100 000 followers, je pense. Mais après, ça, c'est mon avis personnel. Je dis la vérité, je suis transparente là-dessus. J'ai fait mes premières collabs il n'y a pas longtemps. Mais si tu acceptes toutes les collabs, ça devient M6 boutique. Ce n'est pas du tout ce que j'ai envie que mon compte Insta devienne. Donc, je refuse de laisser mon mail sur mon compte Insta. Et je reçois de tout et n'importe quoi. Tu serais mort de rire. Je pense que les gens ne seraient pas étonnés. Du coup, je refuse 95% de ce qu'on m'envoie. Et ce que j'accepte, c'est ce que j'aime vraiment. C'est ce qui est dans ma niche, c'est-à-dire le voyage, que je puisse aider des gens sur un truc dans le voyage. Donc ça, c'est des règles d'or que je me suis mises. Si je gagne de l'argent, tant mieux. Si je n'en gagne pas, ce n'est pas fait pour ça. Je ne suis pas partie en voyage pour rémunérer mon voyage avec mes réseaux sociaux. Comme tu dis, je n'avais rien au début quand je suis partie. Mon compte à prix d'ampleur, ce n'était pas prévu. Je suis trop contente parce que c'est une sorte de reconnaissance. On ne va pas se mentir à partager énormément de tips, etc. Tu vois, je ne fais pas Travel Planner parce qu'il y en a qui, beaucoup, les comptes voyages se mettent Travel Planner ou font des e-books. Je trouve que c'est super. Mais moi, en tout cas, je ne me vois pas faire comme les autres. En fait, je trouve qu'il y en a trop, beaucoup trop. Et moi, je n'ai pas envie, en tout cas, de faire la même chose que tout le monde. Attention, je ne dis pas que c'est super, mais c'est mon avis encore personnel. C'est que je n'ai pas envie d'en rajouter une couche. Je pense qu'il y en a assez comme ça. En vrai, je comprends que ce soit la suite logique d'un compte Insta, pour être Digital Nomad, comme tu dis, pour répondre à ta question. Parce qu'en vrai, si on prend en ordre Digital Nomad, tu gagnes ta vie grâce à des pubs ou des collabs. Ça, je n'y crois pas, à moins que tu aies au moins 50, 60K. Et encore, j'imagine... Je ne suis même pas sûre de te faire un salaire par mois parce que c'est la réalité des choses. À part des produits offerts, des nuits gratuites à la rigueur, mais là, on parle de gagner sa vie. Deuxième chose, faire un métier en rapport avec ton compte Insta parce que tu as beaucoup de gens qui te suivent. Donc, vendre un produit, faire un e-book, être travel planner. Ça serait la suite logique. Tout ça, ça ne m'intéresse pas, je vais dire la vérité. Après, si je fais ça dans un an, tu as le droit de m'insulter, mais ce n'est pas du tout mon projet.
- Speaker #2
Je te rappellerai encore pour un troisième podcast, et je dirai, et alors, nouvelle surprise.
- Speaker #1
C'est ça. Donc non, je fais ça par passion, sans projet derrière. Après, en vrai, si je fais un truc, ça serait inventer un truc qu'aident les voyageurs, un truc unique. Alors, je n'ai pas du tout d'idée. Jamais de la vie, je n'aurais l'idée, ça se trouve. Mais en tout cas, faire un truc. Ou en tout cas, je ne sais pas, demain, j'ai mon Airbnb au fin fond du monde. Bien sûr que je vais promouvoir mon Airbnb. Je te dis des bêtises, j'habite en plein milieu de l'Islande et je fais... un logement ou un lodge, oui, à la rigueur, faire ça. Ce n'est pas du tout mon projet, mais ça, c'est normal. Après, tu utilises tes réseaux sociaux. Si à la rigueur, ça serait plus ça mon projet. Peut-être me créer un truc, une société, quelque chose, et après, utiliser mes réseaux pour voir ce que je suis en train de fabriquer. Plus ça, en tout cas. C'est pour répondre à ta question.
- Speaker #0
Carrément. Et par exemple, au niveau des pays, tu parlais justement de l'Islande. Dans tout ce que vous avez fait, est-ce qu'il y a un... Parce que c'est des modes de vie tellement différents. Est-ce que tu dois plutôt vivre au soleil ou est-ce que tu dois justement totalement, tu pourrais envisager de vivre dans le Grand Nord ?
- Speaker #1
Tu vois, j'aime toutes les saisons. Et comme j'ai habité au Cambodge, pour ceux qui ont écouté l'autre podcast que j'ai enregistré avec toi, moi, la chose qui me manquait le plus, c'est de ne pas avoir les saisons. Moi, j'adore mettre des bottes, un beau jean, un beau manteau. C'est ce qui me manquait. Et du coup, je pense que j'ai trouvé ma solution. J'ai dit à Dylan, si on habite à l'étranger, je veux forcément habiter au soleil. Par contre, chaque année, je veux rentrer... J'aimerais rentrer pour l'hiver en France. Genre les fêtes, tu vois, et comme ça, je peux remettre mon long manteau. Je trouve que ça, c'est la perfect life, selon moi, tu vois. Genre revenir une fois par an, pendant les fêtes, pour avoir la saison de l'hiver, même partir au ski avec ma famille, tu vois. Genre là, ce serait le total kiff parce que nous, on est passionnés du ski. C'est ce qu'il nous manque là, du coup. Pour moi, ça serait la parfaite vie. Savoir si c'est possible, je ne sais pas. Mais du coup, ça serait un pays avec du soleil.
- Speaker #0
Maintenant, je voudrais qu'on parle justement des galères, parce que je pense qu'il y en a eu quand même, et que ça fait partie clairement du voyage. Je voudrais avoir des anecdotes de galères, et surtout que tu puisses me dire à chaque fois l'état d'esprit. dans lequel vous étiez à ce moment-là ? Qu'est-ce qui a fait que vous avez continué ? Donc, on commence. Quelle a été la première des plus grosses galères ?
- Speaker #1
La plus grosse, grosse galère, c'est la santé. Clairement, quand il t'arrive un truc niveau santé. Moi, j'ai eu la dengue au Mexique. Ça a été très grave parce que j'étais une dengue hémorragique. Et du coup, j'ai été hospitalisée trois semaines. Dylan, du coup, a dû s'occuper de moi. c'était compliqué pour nous. C'était la plus grosse galère au niveau émotion. C'était très dur psychologiquement pour mon mari, pour moi. Mon fils, on l'avait du coup remis à la crèche. On avait du coup prolongé la même crèche au Mexique et en fait, on devait partir. Et quand il est venu, il a déposé Aaron. Ils ont dit, mais vous ne deviez pas partir aujourd'hui. Il a dit, si, mais sa mère est hospitalisée parce qu'elle a attrapé la dengue hémorragique et tout. Et les institutrices, elles prenaient de mes nouvelles tous les jours quand Dylan a déposé Aaron. Donc, ça a été très compliqué pour nous de gérer cette période. Voilà, ça a été la plus grosse.
- Speaker #0
Par rapport à la santé, j'imagine que vous aviez une super assurance. C'est quand même important d'en parler. Mais trois semaines dans un hôpital, ça a été quoi ? Enfin, comment vous avez géré ça sinon ?
- Speaker #1
Oui, l'assurance, oui. Je n'en ai pas parlé de ça, mais j'ai été déçue de mon assurance à l'époque. Je ne dirais pas leur nom parce que je ne fais pas de mauvaise pub, mais je ne fais pas de bonne pub. Je ne leur ai pas fait de bonne pub d'ailleurs. Je n'ai fait aucune pub, comme ça s'est fait. Je n'ai pas parlé d'eux. Après, en privé, je réponds aux questions. Mais il y a une différence entre mettre sur la place publique et dire les choses en privé aux gens. Le but, ce n'est pas de cacher. Mais j'ai été déçue parce que les choses ont été très mal gérées. Ils le savent. Parce qu'en fait, quand tu es hospitalisé plus de 24 heures, il faut les appeler pour qu'ils prennent directement les choses avec l'hôpital, pour éviter d'avancer les frais. Sauf qu'ils ont mis quasiment 24 heures à répondre à l'hôpital. Et quand on les harcelait, ce n'est pas moi qui le faisais parce que j'étais dans un état terrible. donc c'est ma sœur qui s'en occupait vu que Dylan s'occupait de moi déjà. On disait, ma soeur les appelait tout le temps. Et en clair, si tu veux, ils disaient oui, mais parce qu'en fait, c'est l'assurance de Paris qui doit appeler l'assurance du Mexique, tu sais, leur partenaire qui doit appeler l'hôpital. Sauf que moi, pendant 24 heures, j'étais dans le couloir et ils ne m'hospitalisaient pas parce que là-bas, si tu ne payes pas, en fait, on te laisse mourir. C'est normal. Ce n'est pas la France, en fait. C'est comme les États-Unis. c'est logique. Il n'y a que que nous où c'est très bien fait.
- Speaker #0
Et du coup, tu as un conseil par rapport à ça ? Est-ce que tu crois que c'est l'assurance qui n'était pas terrible ou il y a un moyen d'anticiper et de gérer ce genre d'urgence ?
- Speaker #1
Justement, on m'a posé beaucoup la question et je réponds toujours la même chose. Tu vois, j'ai une autre assurance aujourd'hui, vu que j'ai été déçue de la première. Pour moi, c'était logique de ne pas continuer avec eux. Mais en fait, je dis toujours la même chose. En fait, là, j'ai des petits trucs et je suis remboursée toujours au bout de 3-4 jours comme la première, en fait. C'est très bien. quand est-ce que tu sais que l'assurance elle est au top c'est quand il t'arrive un truc très grave donc moi je peux pas répondre à cette question Je ne peux même pas dire si la nouvelle, elle sera mieux que la première dans la même situation, tu vois. Je suis sincère. Et je réponds toujours ça aux gens qui me suivent.
- Speaker #0
Mais là où je suis étonnée, tu penses que c'est parce que c'est le Mexique. J'avoue que je, bêtement, peut-être par habitude, j'aurais pensé qu'on nous prenait quand même directement en charge. Donc si tu n'as pas ton assurance, tu peux crever dans le couloir.
- Speaker #1
Dylan, il a proposé de signer un papier pour, en cas de non prise en charge pour me, direct me donner les médicaments et m'hospitaliser, on promet de payer. Ils n'ont pas voulu. Ils ont dit non, c'est mort, on attend la réponse de votre assurance. Parce qu'en vrai, pour eux, il n'y a pas de preuve qu'on puisse payer. Je pense que c'est peut-être pour ça qu'ils ne voulaient pas nous faire faire ce papier. Parce que ma sœur, elle pleurait au téléphone. Je t'explique, c'est un sketch. Enfin, un sketch, on en rigole avec la distance. Là, tu parles à ma sœur dans le podcast, elle pète les plombs. Elle les insulte de tous les noms.
- Speaker #0
Oui, alors j'avance. C'est vrai que ça, c'est un côté pas très rassurant aussi. parce que quand tu parles avec des jeunes enfants, ça veut dire que c'est pareil.
- Speaker #1
Je ne veux pas dire non. Et puis en fait, ce n'est pas terminé, parce que je ne t'ai pas tout raconté. Donc déjà, au bout de 24 heures, ils ont répondu, enfin, j'ai été mis dans la chambre, etc. Après, on a demandé mon rapatriement. Parce que ma sœur, elle voulait m'avoir en France avec ma famille, etc. Ils ont refusé, ils ont inventé que mon état était trop grave pour me rapatrier, c'était faux. Je pouvais encore être rapatriée. Ils ont dit, non, elle va rester au Mexique. Ben oui, ça coûte cher un rapatriement, tu sais. Donc, ils ne m'ont jamais rapatriée, ils n'ont jamais voulu me rapatrier, alors que mon médecin au Mexique était OK pour le rapatriement. Et normalement, quand ton médecin est OK, mais bon. J'ai appris comment il fallait se faire rapatrier. Il aurait fallu que je fasse faire une attestation écrite que j'envoie, ils n'auraient pas eu le choix. Sauf qu'on était dans le brouillard total à ce moment-là. On ne savait pas vraiment les sous-trucs, les assurances, machin. Et pourtant, je travaillais avec des assurances pendant longtemps. Moi, je suis dans le système de santé en France et je sais très bien que quand ça coûte cher, ils sont moins là que quand ça ne coûte pas cher. Et j'ai été très dégoûtée. Et pourtant, cette assurance est très connue. Mais ce n'est pas grave. Et après, quand j'ai été guérie, quand mon corps a combattu la maladie et que je devais sortir de l'hôpital, ils ont remis 24 heures. Donc en fait, l'assurance a payé trois repas pour rien, quasiment 48 heures d'hôpital en plus, parce qu'en fait, moi, ils ne me laissaient pas sortir de l'hôpital tant que mon assurance n'avait pas payé la facture. Donc rebelote à la sortie.
- Speaker #0
Merci de le partager parce que c'est vrai qu'on ne prend pas forcément conscience. Et d'ailleurs, heureusement qu'on ne pense pas à tout ça avant de partir parce qu'il faut être bien préparé, mais il ne faut pas trop penser à tout ça non plus. Mais une fois que cet épisode a été terminé, qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes dit, allez, on continue, on n'a plus peur ? Est-ce que ça a mis un stress ou à l'inverse, ça vous a donné envie de continuer ?
- Speaker #1
Non, ça a mis un frein, clairement, parce qu'en fait, c'est long cette histoire. Mais en clair, déjà, j'avais perdu quasiment 15 kilos. La dingue, tu peux avoir des effets secondaires pendant très longtemps, surtout la fatigue, les nausées, ça peut être long pour récupérer, parce que ton corps a pris cher, ça attaque les plaquettes. Moi, en plus, je l'ai eu de la forme la plus grave qui existe, donc je ne pouvais pas faire de la randonnée demain, même m'occuper de mon enfant, même porter Aaron, je n'y arrivais plus. Je marchais deux escaliers avec lui, même sans le porter, j'étais étouffée. Dylan m'a dit qu'il fallait qu'on fasse une pause. Sauf qu'en fait, le problème, c'est que Dylan est tombé malade une semaine après que je sois sortie de l'hôpital. Et en fait, il a fait une pneumopathie. Donc, pour ceux qui ne savent pas, c'est quand tu as des problèmes respiratoires, c'est une bactérie dans les poumons qui s'en va. Mais il faut se reposer, ils lui ont mis de l'oxygène. Ça a été une catastrophe. Mais en fait, son corps, il a lâché parce qu'il s'est occupé de moi, je pense, pendant tellement de temps. Il a eu du stress. Je pense que moi, j'y crois. Tu vois, le corps, il lâche. Il n'a jamais été malade comme ça. Donc, on a cumulé, si tu veux. Et une fois qu'on a cumulé, on s'est dit stop, on arrête le voyage, on fait une pause et c'est pour ça qu'on est rentrés en France pour les fêtes Fin 2024, on est rentrés au bout de six mois de tour du monde. Ce n'était pas du tout prévu. On n'a pas prévu notre famille. On a fait une surprise, on est rentrés. Et en fait, les gens, ils ont pleuré, ils étaient heureux parce qu'en plus, ça a rajouté de l'émotion avec ce qui s'était passé. Tout le monde s'était inquiété pour moi, pour nous. Donc, on a passé les fêtes. On devait partir même avant le jour de l'an. On a décalé notre billet. On est partis encore une semaine plus tard. Et on est partis début janvier de là où on était partis. On a fait un aller-retour Bokota et on a continué. on a repris des forces, on a mangé, on a pris du poids On a kiffé, on s'est reposé, on n'a rien fait. On est resté quatre semaines ou cinq semaines en France et on est reparti comme il se doit. Mais on a su s'arrêter. Ça nous a coûté de l'argent de revenir en France. Mais en fait, OK, mais dès qu'on va faire, il faut savoir perdre pour gagner autre chose.
- Speaker #0
Une fois qu'on repart, il y a un peu d'appréhension au tout début ou vous êtes reparti tout de suite, tout feu, tout flamme ?
- Speaker #1
Non, on est reparti vraiment direct, super bien. On avait repris des forces, on était hyper motivés. Ça se passait super bien. On était motivés plus que jamais, donc c'était très, très bien.
- Speaker #0
Il y a d'autres anecdotes que tu peux partager ?
- Speaker #1
Alors, en Bolivie, je me suis fait voler mon téléphone portable dans ma poche, dans un marché. Ils m'ont fait une diversion, ils m'ont lancé des herbes dans le visage. J'ai levé la tête en me demandant ce que c'était. Et en fait, il y en a un autre qui a dû m'intercepter l'iPhone dans ma poche, fermée, zippée, très fort. Je n'ai rien senti. Et il y a une nana en espagnol qui a crié quand je me suis retournée. C'est un vol, c'est un vol. Et puis au moment où j'ai touché mes poches, il était déjà parti. Puis en plus, il y avait tellement de gens, c'est un marché. Donc du coup, si tu veux, tu ne peux pas savoir qui c'est. Ça, c'était chiant. Tu perds ton téléphone. En Bolivie, il n'y a pas d'iPhone. Ils sont tous reconditionnés dix fois. C'est l'enfer, en fait. Ça, ça a été compliqué. On nous a volé de l'argent aussi dans un Airbnb. On avait de l'espèce. On l'avait laissé au Airbnb dans une enveloppe. Voilà, ils nous ont volés. On n'a jamais su qui, comment. Même le propriétaire d'Airbnb nous a montré les caméras. C'est une histoire, mais je ne l'ai jamais su. Et à un moment donné, il faut faire le deuil.
- Speaker #0
Ça t'a appris à prendre du recul après toutes ces galères ? De dire bon, ça arrive, ça fait partie du voyage et on continue ? Ou tu as l'impression que c'est comme avant ?
- Speaker #1
On est passé par plusieurs steps dans notre tête avec Dylan. On s'est dit que l'Amérique latine, c'était énergivore pour ce genre de choses. Et on en avait marre. quand tu passes beaucoup de mois là-bas et que tu es H24 en train de faire attention à tes affaires et que tu deviens limite parano. Tu sais, nous, on regardait les bagages qui étaient sortis à chaque stop de bus tellement on avait peur qu'on nous prenne nos bagages, des trucs qu'on ne ferait jamais en Asie, en Chine, au Japon. Et en fait, quand tu voyages en long terme, tu es fatigué. Tu peux être hyper attentionné pendant deux semaines, mais quand ça dure des mois, ce n'est pas méchant, tu as hâte de quitter le continent. À un moment donné, tu... Tu prends la... Tu vois, tu es là en mode « Non, mais c'est bon, j'en peux plus en fait. J'espère vite qu'on aille dans un pays safe parce que je suis fatiguée de surveiller tout le temps. Tu dors avec ton sac à dos dans le bus. Tu deviens parano. Ce n'est pas une vie. » Ça, c'est vraiment le côté négatif de l'Amérique latine où vraiment, on a trouvé ça énergivore. Voilà, il n'y a pas d'autres mots. Donc, souvent, on a gardé le moral, mais à la fin, on avait hâte de quitter le continent pour ne pas te mentir.
- Speaker #0
c'est un truc on en avait marre ok en tout cas ça veut dire qu'il faut quand même être vigilant quoi j'ai grâce
- Speaker #1
prévenus sur mes réseaux sociaux. J'en ai parlé plein de fois parce que moi, je trouve qu'on ne m'avait pas assez prévenu là-dessus, je te jure. Et je savais qu'il fallait faire attention. Mais par exemple, moi, un truc que je fais, que je conseille aux gens qui vont écouter ce podcast et que je dis à chaque fois qui est super, qui m'a sauvé la vie plus d'une fois. À chaque pays où vous allez, les arnaques, elles sont différentes. Donc, ce que vous faites, c'est que vous allez dans les groupes Facebook français en Bolivie, français au Pérou, français machin, vous avez compris. Vous tapez dans la petite loupe en haut. arnaque, juste arnaque. Et vous lisez toutes les arnaques que les gens, ils ont eues. Je vous le jure que de pays en pays, par exemple, vous savez l'arnaque de mon téléphone dans le marché où je me suis fait voler, avec la diversion, elle était expliquée cinq fois dans le groupe. J'avais les boules, c'était la seule fois que je n'avais pas regardé les arnaques dans le groupe. Et en fait, elle était hyper connue, cette arnaque-là. Par exemple, au Mexique, j'avais regardé toutes les arnaques, ça m'a sauvée sur deux arnaques. En fait, il y a la pompe à essence où ils font semblant de te mettre le plein, quand en fait tu regardes ailleurs, j'ai fait une vidéo là-dessus aussi, parce que j'aime faire des vidéos sur les arnaques. Et en fait, ils font semblant, ils te font diversion, ils te disent que ton pneu, il est dégonflé. Et en fait, tu quittes des yeux la pompe à essence, ils t'appuient sur je ne sais pas quoi comme bouton. Et en fait, tu payes le plein, ils t'ont mis un quart. Ou alors, ils changent la monnaie aussi. Et bien moi, Dylan, il avait horde de regarder le mec avec qui il allait payer. Et moi, j'avais horde de ne pas quitter des yeux le compteur. Et au moment où il a fait, il y a eu la diversion qui a été faite, j'ai tourné la tête sans faire exprès. Tu vois, quand tu parles du truc où finalement, même si tu es au courant, tu le fais. je tourne la tête pour écouter le mec à ce moment là je me dis oh merde Je retourne la tête pour regarder le compteur. Il avait doublé. Je l'ai regardé. J'ai crié comme une malade mentale tellement qu'il a rechangé au normal. Il a compris que j'avais compris.
- Speaker #0
En tout cas, c'est un super tip sur l'histoire de Facebook.
- Speaker #1
Tu as vu, c'est génial. Même quand vous partez en vacances, il faut tout le temps le faire. Ça m'a sauvé la vie, si tu savais. Plein de fois. Et là, Bolifi, je me suis relâchée parce que je venais de quitter le Brésil après deux mois. Et comme une CO2NE, je me suis dit, il ne pourra jamais rien m'arriver dans les autres pays, j'ai passé le pire. Je me suis relâchée. Une seconde. Je n'ai plus rien regardé. Je me suis dit, ah, Bolivie, facile. Bam, dans ta tête. Après, vol des espèces au Chili. Non, mais tu vois, j'ai dit à Dylan, en fait. Et en fait, des fois, tu t'en veux, tu vois, en couple. Ouais, c'est ta faute, machin. Ça, c'était les débuts de notre tour du monde. Plus jamais on s'est dit, c'est ta faute. On est une équipe, en fait. C'est la faute de tous les deux. On n'a pas été assez vigilants. Ça aussi, ça nous a appris à... Tu vois, et puis un jour, mon mari s'est levé, il m'a dit c'est bon, stop. On arrête de penser, on nous a volés. Ce n'est pas grave, c'est la vie. On se fera revoler, on se fera reharnaquer. On est là, on est en bonne santé, on avance. Ça a quand même failli mourir de la dingo Mexique. Notre fils va bien, il n'est jamais tombé malade. Tout va très bien, on vit un super rêve. C'est dur, mais il faut se le répéter tous les jours. Et vous savez, on a fait des cauchemars, des nuits entières, des vols qu'on a eus, je te le jure. On n'a pas eu le moral pendant une semaine. D'ailleurs, les gens m'avaient envoyé des messages pour savoir pourquoi je ne postais plus. Je n'avais même pas envie d'en parler. et puis en plus c'était vite d'en parler à la famille parce qu'ils s'inquiètent déjà pour un rien Alors, t'es en mode...
- Speaker #0
Non, mais ce que je trouve génial, c'est quand tu disais le couple évolue, rien que là-dessus, c'est qu'au départ, tu peux être un peu reproché l'un ou l'autre. Et après, j'aime bien ce que tu viens de dire, de dire on est une équipe. Et puis voilà, ça, c'est vraiment l'évolution au fur et à mesure des voyages qui permet d'être fort comme ça et d'être complice plutôt que de trouver toujours un coupable. Moi,
- Speaker #1
au début, c'était moi, j'étais comme ça. Dylan, il n'était pas comme ça. Je suis en mode homme et t'as pas fait attention à ça. là, tu vois, on va repayer un truc, tu as oublié dans l'achat. Il me dit, mais toi, tu peux rechecker la chambre derrière moi. Il me dit, t'es mignonne. Je lui dis, bah oui, c'est vrai, en fait. Il en fait déjà beaucoup. J'abuse, tu vois. Je me suis détendue. En vrai, si j'étais restée en France, je ne suis pas sûre qu'il serait resté avec moi. J'étais chiant, pas. Franchement.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as eu un moment où tu t'es dit, pas juste parce que là, on est quand même parti des galères qui étaient un peu, qui auraient pu être graves, qui pouvaient être très stressantes. Est-ce que tu as eu un moment plutôt de solitude, un moment un peu fun où tu t'es dit, mais qu'est-ce qu'on fout là ?
- Speaker #1
C'est d'être en altitude avec un enfant de 2 ans. Il y a plein de parents qui m'ont pris pour une tarée parce que ça peut être dangereux, etc. Et Diane et moi, on est tout le temps d'accord sur notre enfant. Ça, c'est génial parce qu'on a la même façon de voir tout et on est peut-être inconscient ou juste... Je ne sais pas comment on peut appeler ça, mais on se fait confiance en tout cas. Je pense que c'est le principal. On est à l'écoute des symptômes. S'il y a, bien sûr, on sait. Mais quand j'étais à un village à 4500 mètres d'altitude à Écaronne, au fin fond de nulle part, s'il arrivait quelque chose, ça pouvait être compliqué parce qu'on avait plus de deux heures de route de la capitale à un hôpital le plus proche. Je me suis dit là, t'es un peu taré, les gens, ils te verraient, peut-être qu'ils appelleraient l'assistante sociale. Je le dis sur mes réseaux, ça aussi, c'était drôle. J'ai eu beaucoup de retours de gens qui m'ont dit non, on trouve que c'est extraordinaire et tout. et en même temps, il était au milieu des lamas avec une petite Maya qui avait son âge... Et il était en train de jouer avec des casseroles et des couvercles. Et sa vie allait très, très bien. D'ailleurs, on a laissé tous ses jouets aux enfants là-bas parce qu'ils n'avaient pas d'enfants. Ils n'avaient pas de jouets. Et tu vois, je me suis dit, si je ne l'avais pas emmené, il n'aurait peut-être pas vu ça. On n'aurait pas vécu ces moments. Et je n'ai pas regretté, mais je me suis dit, peut-être qu'on a un peu taré d'être ici. Je te dis la vérité. Et c'est la seule fois où je me suis dit, peut-être que là, t'abuses. On abuse un peu.
- Speaker #0
Au niveau plutôt anecdotes positives... Est-ce qu'il y en a une où tu te dis qu'on vit un rêve éveillé, dont tu as envie de nous parler ?
- Speaker #1
Je n'aurais jamais pensé de ma vie monter un sommet à 6060 mètres en Bolivie de ma vie. C'est Dylan qui aussi est à l'origine de ce défi qu'il voulait faire, absolument. Et moi, je n'étais pas du tout dedans. J'étais là, oui, je vais garder Aaron. Vas-y, je suis fière de toi. Tu te lances toujours des nouveaux défis, machin. En même temps, il a 9 ans de moins, je le rappelle. Je ne te dis pas que c'est une excuse, mais bon. Il a plus de sapèche que moi, je vieillis. Et j'ai dit, vas-y. Et en fait, il me dit, non, moi, Dylan, il adore vivre les choses à deux. Franchement, voilà. Et il me dit, non, je veux le vivre avec toi, machin et tout. Et je dis, pas de façon, personne ne peut garder l'enfant. Donc, il n'y a pas de sujet. Et en fait, on avait sympathisé avec le guide. Et comme tu te prépares, le guide, ça faisait déjà une semaine qu'on s'en prenait, qu'on faisait des petites randos. Il nous dit, mais en fait, si tu as confiance, moi, je peux... En fait, il habite à côté de l'hôtel parce qu'en fait, genre il y a trois guides dans la même ville et trois hôtels tu vois pour commencer cette ascension. Donc, ils se connaissent tous, tu vois, il n'y a pas beaucoup d'habitants. Il me dit, si tu veux, ma femme, elle peut garder ton fils, si tu veux, pour l'ascension, sachant qu'on part à une heure du matin et on a fini maximum, on sera à midi à l'hôtel. Donc, à midi, elle te le ramène, tu vois. Je lui dis, attends, je réfléchis, je ne sais pas. Il dit, là, il me tanne. Tous les jours, il me tanne. Il vient pour préparer les équipements, pour faire essayer les équipements. Il me dit, vas-y, essaye, on ne sait jamais. Si tu te décides au dernier moment, comme tu as, tu auras les équipements. le guide il a fond il me fait essayer je dis en fait j'essaye j'essaye mais je sais que je ne verrai pas Je suis déjà pas bien, j'ai déjà des palpitations, je me sens pas bien, déjà rien de me dire que je vais faire un truc pareil. Même si j'étais quand même très sportive en Amérique latine, on avait fait énormément de rando. D'ailleurs, j'avais énormément maigri, ce que j'ai repris en Asie, by the way. Et du coup, il y avait la dingue aussi qui était passée par là, mais quand même, si tu veux, au dernier moment, la veille, il me dit « alors, alors, alors ? » et le guide, il fait « mais vas-y, fais-le, tu vas regretter, machin, machin, je suis sûre que t'en es capable, machin. » Du coup, je lui ai dit, attends, je peux voir ta femme, je vais venir chez toi quand même. Il avait deux enfants. Il me dit, il dormira avec mes enfants là. Tu viens le coucher à 20h chez moi. Et à 1h du matin, moi, je me lève, je viens le chercher. Il restera avec ma femme et mes enfants. Donc, j'ai accepté et on est monté. On a commencé l'ascension à 1h du matin. La chose la plus dure et la plus belle que j'ai jamais faite de ma vie. Il a souffert, mais chaque pas, c'était pour rendre fier à mon mari. J'avais envie de le rendre fier et de lui dire qu'il n'était pas avec une vieille. Il était avec une femme qui pouvait le faire. et du coup il m'a beaucoup motivée lui c'était une promenade de santé il est incroyable et moi je souffrais et on était avec un couple d'amis avec qui on voyageait à ce moment là et la nana Katia elle souffrait comme moi, son chéri beaucoup moins et du coup toutes les deux on essayait de se motiver, on était 4 les uns derrière les autres et on arrive à une heure du sommet et là je lui dis je me descends, je me sens pas bien je suis pas bien, je descends, je peux pas continuer je vomis à ce moment là, c'est l'effort physique y'a rien de grave, c'est normal en tout cas je vous dis ce qu'il m'a dit Merci. Je le vomis dans la neige et lui, il dit, je le descends, je ne me sens pas bien. Et Katia dit, moi aussi, je descends avec toi. Et on dit tout ça en pleurant quand même. Vous auriez vu la scène, c'était n'importe quoi. Et on pleure et on lui dit, on descend. Et il me regarde et il me dit, est-ce que vous avez mal quelque part ? Et on lui dit, bah non. Est-ce que vous avez mal à la tête ? Est-ce que vous ne vous sentez pas bien ? On dit, non, mais on ne se sent pas. C'est trop dur, physiquement, c'est trop dur. Et là, il commence à nous attacher les mousquetons, en fait, parce que quand t'arrives à une heure du sommet, comme ça devient dangereux, en fait, on s'attache les uns les autres. Et je lui dis, mais il n'a pas compris, en fait. Je lui ai demandé de descendre. Il me dit, mais en fait, vous avez mal nulle part, donc on va continuer. Parce qu'en fait, c'est juste que physiquement, c'est dur, mais vous allez réussir. Vous êtes à ça. Il reste une heure sur sept heures. D'ailleurs, j'ai mis la vidéo où je pleure en toutes larmes de mon corps et je monte un pas par un pas et Katia, elle pleure. On ne se dit même pas un mot tellement on souffre.
- Speaker #0
On entend juste nos larmes être cool. Elles sont gelées tellement il fait froid.
- Speaker #1
Et on arrive au sommet et je m'effondre par terre. Je pleure et Dylan prend une vidéo. Je n'ai même pas la force. Il me dit qu'il m'aime, qu'il est fier de moi. Il m'embrasse sur cette vidéo. Il me dit que je veux se souvenir à lui, etc. Je suis fière, je savais que tu en étais capable, on en était capable. Et là, il dit vite, vite, vite. Si vous voulez faire des vidéos, c'est 10 minutes parce que c'est trop dangereux et il faut qu'on redescende. Dylan, il a eu le temps de faire du drone. Le mec au top de sa forme. Lui, c'était n'importe quoi. Il m'énerve tellement c'était facile pour lui. Il fait du drone, il descend le drone et bam, on commence à redescendre. Et voilà quoi.
- Speaker #0
qu'est-ce qu'il te passe là-haut, qu'est-ce qu'on voit ?
- Speaker #1
déjà tu vois le sunrise Parce que du coup, le lever du soleil est incroyable pendant que tu montes. Et il me dit plus belles choses que j'ai jamais vues de ma vie. Les couleurs, les montagnes. On a eu un super temps. Ce n'est pas le cas de tout le monde. On a été chanceux. Le temps fait aussi le fait que l'ascension se passe bien, mal, etc. Nous, on a eu un super temps. Le sunrise était magnifique. Tu as eu une vue sur les montagnes. On a eu l'éruption d'un volcan en face de nous. Non, mais la chance totale. Au moment où on montait, je lui ai fait une vidéo aussi de ça. enfin c'est Dylan qui a fait les vidéos t'imagines bien que j'ai pas touché mon téléphone moi c'était quoi c'est le manque de souffle et c'était le froid alors c'est le froid et oui et la concentration sur le souffle c'est exactement ça tout est décuplé quand t'es en altitude en fait un pas c'est comme si tu courais 10 minutes en sprint tu vois je peux pas t'expliquer après lui il a de l'oxygène au cas où ça arrive pas mais on en a pas eu besoin et c'était où exactement Bolivie ? Bolivie c'était faut qu'ils tapent Akotango ils vont tout de suite trouver Merci. A-C-O-T-A-N-G-O. C'est le nom du mont. En fait, il faut aller dans un parc national et loger là-bas. Je ne sais plus le nom du parc national.
- Speaker #0
Tu vois, ce qui m'interpelle, c'est qu'il y a deux choses. À la fois, des fois, souvent, on se dit qu'il faut se faire confiance, faire confiance à son intuition. Toi, au départ, tu n'étais vraiment pas partante pour le faire. Et ce que j'aime bien, c'est que tu parles de souffrance et pour autant, c'est un de tes plus beaux souvenirs de voyage.
- Speaker #1
Oui, c'est mon numéro un. parce que Au niveau défi et challenge physique, je n'aurais jamais imaginé en être capable.
- Speaker #0
Ça fait partie de votre ADN, en tout cas du voyage que vous faites, de relever toujours des défis ?
- Speaker #1
Non, ce n'était pas du tout prévu. Je ne pensais pas qu'un jour, on ferait un truc pareil. Ce n'était pas du tout prévu. En fait, tu rencontres des gens, ils te disent qu'ils vont faire ça et puis après, ils mettent ça dans la tête de mon mari qui après me le met dans ma tête. Tu vois, c'est typique. En fait, tu sais, nous, quand on voyage, on ne sait même pas ce qu'il y a à faire sur place. On découvre au fur et à mesure. Donc, te dire qu'on avait prévu tel truc ou tel truc, c'est faux, en fait. Et puis, c'est aussi les rencontres. Je pense qu'on n'aurait jamais fait autant de randonnées si on n'était pas avec des gens qui adoraient la randonnée avec qui on a voyagé pendant deux mois et demi en Amérique latine. En fait, il y a des gens qui t'amènent à faire aussi des... C'est comme dans la vie, en fait. C'est les opportunités, c'est les rencontres. Je pense que tout est lié à tout ce qui va se passer. si on n'avait pas rencontré ces gens, on aurait fait beaucoup beaucoup moins de traits, qu'on ne serait pas atterri dans ce village à 4 500 qu'ils voulaient absolument faire. Puis après, ce défi qu'ils se sont mis dans la tête, les deux garçons, ils ont emmené leurs copines. En fait, c'est vraiment... C'est que des opportunités de rencontres, etc.
- Speaker #0
Il n'y a pas de lassitude au bout de 18 mois, justement, de vouloir se poser, même si c'est un peu plus slow pour le moment ?
- Speaker #1
Pas chez nous, mais je sais que ça arrive à beaucoup de voyageurs. Mais moi, je vois beaucoup plus de gens en dépression parce qu'ils sont rentrés. donc du coup je me dis que j'ai peut-être raison d'être comme ça ils en parlent beaucoup sur les réseaux il y a de plus en plus de gens qui disent que le retour est très dur à supporter moi quand j'étais revenue de 4 ans de voyage j'avais pas du tout eu ce mood là donc je sais pas si ça me referait ça parce que moi j'adore retrouver mon pays mais après ça dépend dans quel contexte si tu retrouves les problèmes si t'aimais pas ta vie avant et que tu retrouves la vie que t'aimais pas moi j'estime que ça pourra que ne pas aller je connais pas ces gens là Mais tu vois, moi, si je reprenais le métier que j'avais avant de partir, je sais que je serais malheureuse parce que j'étais déjà pas bien. Par contre, si je rentre avec des nouveaux projets, etc., tu vois, je me ferais en fait d'autres objectifs de vie. Je me dirais, bon, il faut changer de société ou de métier ou j'en sais rien. Mais en tout cas, j'essaierais d'avoir des nouveaux trucs. Et le problème, c'est que j'ai vu que souvent, les gens, ils retrouvaient ce qu'ils avaient. Donc finalement, peut-être qu'ils n'étaient pas bien avec ça. Et il y a un dicton aussi qui dit, quand t'es pas bien en couple, C'est un peu comme faire un enfant, tu vois. ça aggrave le truc, ils disent que quand t'es pas bien en couple avant le voyage, ça ira pas pendant. C'est pareil pour les vacances. Donc en fait, si tu veux, je pense vraiment que ça dépend ce que tu retrouves. Mais après, nous, cette vie-là, elle nous va très bien, dans le sens où Dylan et moi, on aime beaucoup ne pas avoir de plan. Et c'est vrai que ça nous a pas fatigués. Après, c'est comme il dit, tu vois, si on en a marre et qu'on a envie de se poser, ce qui est prévu à la fin de ce tour du monde, même si on sait pas exactement quand, on a à peu près des dates dans nos têtes. On va évidemment se poser. Et comme on sait que ça va arriver, on n'est pas millionnaire, on ne pourra pas continuer à voyager pendant des années comme ça, on sait que ça va arriver. Donc en fait, on est en train de se dire, mais kiff là, pour l'instant, c'est que du kiff. Et quand tu te poseras, tu auras le temps de kiffer, te poser, être dans une maison, emmener ton fils à l'école. On sait que ça va arriver. Donc en vrai, on n'est pas en mode, ça nous manque.
- Speaker #0
En tout cas, financièrement, vous avez vachement bien géré, parce que 100 000, c'est beaucoup. mais en même temps, au bout de 18 mois, ça veut dire que vous avez été raisonnable aussi dans vos dépenses parce que des fois, tu es tenté de dire, allez, on fait quelques craquages. Si vous en êtes encore là, c'est parce que vous avez justement été hyper efficace dans la gestion de votre budget.
- Speaker #1
Sur l'enveloppe de 100 000 euros, on aimerait arriver à 80 000 en plus et ne pas dépasser. Mais ça se trouve, on dépassera. Par contre, on a dit, Max, on doit dépenser 100 000. Après, on a une enveloppe de secours pour emménager. forcément, c'est pas du tout dans ces sous-là mais en fait si tu veux, oui on a très bien géré parce qu'on va faire plus de deux ans de voyage sur à 100% avec ces sous-là, je sais qu'on a bien géré parce que les pays riches qu'on a fait, on les a fait en tente je te le rappelle, beaucoup, Dylan c'est un bon comptable, il en faut un dans un couple, je vous explique sinon moi si ça serait que moi, je pense que j'aurais fait la moitié toute seule pour être honnête, parce que je regarde moins les dépenses que mon mari, mais c'est bien il faut qu'il y en ait un des deux qui soit plus correct que l'autre Merci. Donc non, on a grave bien géré. En vrai, on a hyper bien géré. Mais après, je vous l'explique, on vit que dans des logements très peu chers. On ne s'est même pas fait plaisir une fois sur un super beau logement. On y a pensé. Mais ça veut dire, nous, on va prendre un hôtel 4 étoiles. Il y a le spa, il y a la piscine. On ne va même pas en profiter. On a un enfant de 3 ans. Ça ne sert à rien. On s'est déjà posé la question. Ça ne sert à rien avec un enfant de 3 ans. Ce n'est pas méchant, mais je vais payer un hôtel à 150 euros la nuit pour m'occuper de mon gosse H24 qui est en train de courir partout. Dans l'hôtel, non, ça ne m'intéresse pas. Quand il sera plus vieux, d'accord.
- Speaker #0
Clairement, ce n'est pas des priorités. Mais pour autant, j'ai quand même l'impression que vous faites régulièrement des petits kiffs. Même toi, en tant que femme, tu vas chez le coiffeur. Je trouve qu'il y a quand même cette notion de garder cette féminité. Je trouve ça vraiment chouette.
- Speaker #1
Alors, c'est récent, tu vois, parce qu'en vrai, je n'ai pas été au coiffeur pendant les huit premiers mois de voyage. Je n'ai jamais touché à mes ongles ni à mes sourcils, presque, très honteux. Et même mes copines, elles m'envoyaient des messages sur Insta. Tu nous fais de l'appel, fais quelque chose. Genre, pour rire, évidemment, parce qu'on se vanne beaucoup. Genre, fais quelque chose, Amélie, là, ce n'est plus possible. Vraiment, tu t'en fous de ton image sur les réseaux sociaux, c'est une chose, mais nous, ça nous fait mal au cœur. J'ai dit, d'accord, les filles, je vais prendre en compte ce que vous dites. qu'on n'a jamais vu dans un tel état. Donc je suis allée au coiffeur en Bolivie. Mais comme les gens qui me suivent savent, je me suis fait louper. Pour quelle fille va au coiffeur en Bolivie ? Qui fait ça ? Qui fait ça ? Amélie. Amélie fait ça. Et elle est revenue avec les cheveux oranges. Voilà. J'ai été complètement loupée. Et je viens de me faire rattraper en Chine. Et j'ai été très mal avec la vision de moi-même pendant des mois. Ça ne m'a pas empêchée de ne pas mettre de fil sur mes réseaux. J'en ai jamais mis. Mais je peux te dire que c'était dur de me voir avec des cheveux oranges. J'ai jamais été aussi moche de ma vie. Ça me regarde que moi. Voilà, là je viens de me faire rattraper en Chine, ça fait plaisir, ça fait du bien, mais là je n'avais vraiment pas le moral à un moment à cause de ça, et ça tu vois par contre, ça m'a plus touchée que le confort, me sentir un minimum belle, même si mon mari n'en a rien à carrer, qu'il est gentil et qu'il me dit que je me trouve belle, et à un moment donné on s'en fiche de ce qu'il pense, quand tu te regardes dans un miroir c'est important. Donc du coup j'ai dit tu vas payer le coiffeur dans ton budget journalier, ça ne va pas m'embêter, évidemment il n'a rien dit, et donc j'ai fait le coiffeur, j'ai fait les sourcils, comme tu peux le voir. Et j'ai fait les ongles en Thaïlande. Donc, c'est la première fois vraiment là que je me fais vraiment plaisir. Mais même moi, tu sais quoi ? Même moi, ça me fait chier de mettre cet argent dans le tour du monde. Enfin, dans le budget du tour du monde. Mais quand j'en sens le besoin, là, c'était trop, je l'ai fait.
- Speaker #0
Forcément, on termine sur la suite. Qu'est-ce qui arrive ? Même si j'ai bien compris que c'était encore au jour le jour et pas de plan trop défini. Il y a quand même, tu disais tout à l'heure que ton chéri est en train de passer son brevet, son diplôme de projet. C'est quoi en tout cas, au moins demain, après-demain ou le mois prochain ?
- Speaker #1
Si, là je sais les mois suivants, je peux te dire. Là, on est en Thaïlande. Après, c'est la suite entre guillemets logique. Des gens qui voyagent en Asie du Sud-Est, on va aller au Laos. puis après Au Cambodge, où j'ai vécu deux ans et demi. Et je fais une surprise à mes amis. D'ailleurs, ça serait bien qu'ils n'écoutent pas ce podcast. Et après, le Vietnam. Et puis après, on ne sait pas. On se doute. Normalement, on va en Indonésie après. Et Dylan finira ses diplômes en Indonésie. Dylan, quand il m'a connue, décidément, il ne faisait pas de plongée bouteille. Comme je faisais de la plongée bouteille, il s'est mis à la plongée bouteille. Monsieur Adori, il est passionné. Et du coup, il s'est dit... Enfin, il veut moins rentrer en France que moi encore. Moi, je savais que je voulais vivre en Asie.
- Speaker #0
Et essayer du moins, parce qu'on ne sait jamais si on va réussir ou pas. Je rappelle qu'on est des immigrés, on n'a pas de contrat d'expat. C'est complètement différent, j'aime bien le préciser. Donc nous, on part comme ça, on a envie, mais on ne sait pas si on va réussir, les gars. C'est pour ça que je n'en parle pas trop. On ne sait pas où on va s'installer parce que je t'avoue qu'on n'a pas eu encore le coup de cœur espéré. La Thaïlande était dans notre liste. Elle a perdu des points depuis qu'on y est. Mais bon, on attend de tout faire pour être sûr. Parce que la vie a énormément augmenté. c'est que aussi Ce n'est plus aussi intéressant qu'avant. Il y a énormément de tourisme à Thaïlande. Est-ce que tu as envie de vivre dans un pays où il y a énormément de touristes ? On se pose des questions. Donc, on ne sait pas. Par contre, ce qu'on sait, c'est que Dylan s'est dit, comme on ne sait pas, parce que nous, on n'est pas digital nomade, pour le coup, lui était dans le bâtiment avant de partir de France. Et moi, j'étais opticienne. Donc, autant vous dire qu'on ne peut pas travailler à distance avec ces métiers. Donc, il faut se réinventer. Et Dylan a trouvé l'idée de faire ses diplômes de plongée pour être insuffisante. de plongée donc là il est en train de passer tous les niveaux il a commencé à Copenhagen pour avoir un métier quoi qu'il dans le monde entier parce que oui effectivement ça à partir du moment où il y a la mer normalement tu trouves du travail assez facilement et donc ça nous permettra déjà d'assurer un salaire sur deux le temps d'évoluer en tout cas dans le côté financier et où s'installer on ne sait pas du tout mais va falloir qu'on arrête ce tour du monde selon les finances À la rentrée prochaine, je pense septembre-octobre, tu vois, c'est déjà pas mal. Je sais, je dis ça comme si c'était récent, mais je sais que c'est déjà super, mais la vie coûte moins cher normalement, parce que la Thaïlande coûte plus cher que la Chine, tu vois, donc ça, ça m'a mis une claque. Après, c'est le sud, les villes et tout, c'est beaucoup plus cher que le nord. Mais du coup, ça devrait se terminer, voilà, dans ces eaux-là, après l'été prochain. L'été prochain, il faut qu'on prenne une décision de où s'installer, où essayer de se poser, en tout cas, et travailler,
- Speaker #1
et renflouer les caisses. partager ensemble sur le premier que tu étais allée dans un hôtel un peu maison close, sans vouloir c'était un peu ça tu t'étais fait des super copines est-ce que c'était en Thaïlande ?
- Speaker #0
c'était en Thaïlande, oui je vais les voir,
- Speaker #1
c'est à Phuket donc t'as pas encore et elles aussi tu vas leur faire la surprise ouais,
- Speaker #0
elles savent pas, en fait elles ont pas Instagram elles ont que Facebook donc du coup je les ai pas postées sur Facebook
- Speaker #1
C'est génial. Ça, pour le coup, j'ai hâte parce que ça va être une belle retrouvaille, à mon avis.
- Speaker #0
Oui, je suis trop contente. J'ai trop hâte. Je leur ai déjà demandé des nouvelles, machin, pour avoir des infos. Et oui, j'ai trop hâte de les voir. Mais en fait, on a pas mal, c'est ce que j'ai écrit sur mes réseaux, on a pas mal de monde à voir en Thaïlande parce que déjà, il y a des expats à qui je parle pour avoir leur expérience. Moi, j'adore. j'en ai rencontré une d'ailleurs là à Kossamoui on ne s'était jamais vu je vais beaucoup au contact des expatriés de n'importe quel pays parce que je veux les expériences, je suis très intéressée par leur vie ça me passionne je t'ai dit, j'écoute que des podcasts de sang en ce moment, comment ils ont fait pour tout quitter moi je suis admirative, et est-ce que ça leur plaît est-ce qu'ils pensent avoir pris la bonne décision c'est beaucoup de questions et du coup, on a rencontré une expat à Koh Samui je l'ai rencontré une autre expat à Shanghai avec qui je parle depuis des mois j'ai rencontré aussi un expat à Shanghai en Chine, on n'arrête pas ... Il vit entre Bangkok et Shanghai. On a revu à Bangkok, tu vois, après le jour de l'an. Donc, on n'a pas de gens à voir, plus mes amis que j'ai quittés il y a plusieurs années. Et j'ai une amie aussi qui s'est expatriée à Phuket. Donc, pour le coup, on n'a pas mal de gens à voir. Et j'espère que ça va nous donner un peu de direction, tu vois, où aller.
- Speaker #1
Ouais, ou alors il y aura juste un petit signe à un moment donné auquel tu ne t'attends pas et qui te dira c'est ici. Ou peut-être que ça ne viendra pas de ton fils.
- Speaker #0
Peut-être. Après, tu sais, notre fils, il nous a fait réaliser qu'on voulait un endroit avec la mer. Ça, ça date d'il y a quelques jours. Parce qu'Aaron, il est passionné par l'eau et puis notre rêve de le voir nager le plus rapidement possible. Et tu sais, c'est vraiment... On voit qu'il est bien, quoi. Il ne me calcule pas pendant des heures. Un enfant de 3 ans qui ne te calcule pas, c'est que vraiment, il est heureux, quoi.
- Speaker #1
On va terminer sur cette question, mais en tout cas, j'avais aucun doute. Moi, je me suis vraiment régalée à t'écouter. En plus, je trouve que tu gardes cette énergie, ce sourire. Tu étais déjà un rayon de soleil à l'époque, mais le voyage te fait vraiment du bien. Tu devais donner un conseil à la backpackeuse que tu étais à l'époque quand tu es partie comme ça, en solo. Si tu devais lui dire ce qui allait se passer après, après ou des conseils, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Je suis capable de pleurer. Ce genre de phrase, je te jure, je suis trop émotive. De toute façon, le voyage, ça m'a rendue tellement émotive. On dirait que je suis enceinte 24 sur 24. Mais en clair, je pourrais faire une déclaration d'amour à mon chéri, en plus, il n'est pas à côté de moi. Mais en clair, je lui dirais t'inquiète, parce que moi, ma grande peur, c'était pas de... Comme n'importe qui, je voulais tomber amoureuse, rencontrer l'homme de ma vie et j'avais peu d'espoir. que rencontrer l'homme de ma vie et qu'il ait la même passion que moi, que ce soit un package un peu trop gros à demander à la vie. Et non seulement j'ai trouvé, mais Dylan m'emmène plus loin que ce que j'aurais jamais espéré dans ma vie. Il serait là, il te dirait « Oui, mais toi, c'est toi qui as fait qu'on est partis. Oui, on est une équipe. » Il te dit « Sans toi, j'aurais jamais fait ça. » Et moi, je lui dis « Sans toi, j'aurais jamais osé faire ça. » Et en vrai, il a raison, tu vois, parce qu'à chaque fois, voilà. Mais en vrai, je suis tellement heureuse et reconnaissante. Si tu veux, mes rêves, ils étaient enfouis en moi pendant des années que j'étais à Paris. Et je ne les écoutais plus parce que j'étais redevenue à une vie qu'il fallait vivre, tu vois. Et je pensais que voilà, c'est bon, c'était terminé, la vie de folie. Tu vois, voilà, t'es à Paris, tu reviens, voilà. Tu vas trouver un chéri, tu vas te marier, tu vas faire des enfants et tout. En fait, pour moi, c'était plus accessible. Je ne savais pas comment le dire. Et du coup, Dylan, quand je l'ai rencontré et que je lui ai parlé de mes rêves, il a rendu... En fait, il a ressurgi tout ce que j'avais en moi à la surface en me disant, en fait, c'est possible, je suis là, on va le faire à deux. Mais si j'avais rencontré un chéri pas comme ça, je sais que je serais restée toute ma vie en France. Et c'est pour ça que j'ai envie de vous dire, c'est l'erreur que j'ai faite, c'est que même si j'avais rencontré un chéri qui n'était pas comme Dylan, en fait, j'ai envie de dire, sortez ce qui vous rend le plus heureux et vous pouvez amener... votre partenaire à vivre une chose avec vous qui est incroyable comme l'inverse, mais sortez ce que vous avez en vous, en fait. N'enfouissez pas en disant que c'est anormal, les gens vont prendre pour une folle, c'est pas la vie qu'on attend de moi. Et en fait, malheureusement, c'est ça. Je pense que c'est ça que j'aurais dit à la backpéqueuse en moi. J'aurais dit à Amélie, écoute-toi, peu importe qui tu rencontres, il faut que tu réalises ton rêve. Et en fait, je ne l'ai pas fait. Je me suis laissée mourir à Paris. Je n'étais plus heureuse. Et pendant des années, je me suis laissée périr. Je n'étais pas heureuse, je peux te dire. Et vraiment, j'ai même fait... Tu vois, je me suis laissée périr dans plein de situations où je savais que je n'étais pas heureuse. Je traînais avec des gens qui ne m'apportaient rien, qui ne m'apportaient même pas du bon. Et ce n'est pas grave, c'est la vie. Il fallait que je passe par là. Mais si je pouvais parler à la moi d'avant, je me serais dit, ne te laisse pas enfouir là-dedans. Tu crois que c'est ça la vie, mais ce n'est pas ça la vie. Là, tu reviens dans des travers, des trucs pourris, l'image qu'il faut que tu renvoies aux autres. j'étais vraiment dans une fibre parisienne où ce que... Ce que tu représentes est plus important que ce que tu es. J'ai économisé pour payer mon sac Saint-Laurent à la fin du mois pour sembler être quelqu'un qui avait réussi. Ça, c'est vraiment le regret que j'ai. Je me serais dit ça, en fait.
- Speaker #1
Est-ce que tu as une méthode ? Parce que ce que tu viens de dire, c'est hyper intéressant. En tout cas, moi, ça me parle énormément. Est-ce que tu... Parce que souvent, j'ai posé moi la question à des gens, disant, mais c'est quoi votre rêve ? Et tu en as beaucoup qui ne sont même pas capables de le dire. Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment de rêve. Ou alors parfois des rêves qui justement se ferment, où on n'y pense plus, où on n'y a même plus accès. Est-ce que tu aurais justement une méthode pour réveiller ces rêves ?
- Speaker #0
Quand j'avais 23 ans, j'ai eu une période très compliquée dans ma vie. Je me suis séparée de ma première relation amoureuse et c'était très compliqué, j'avais beaucoup de problèmes familiaux. J'étais allée voir une psy qui m'avait sauvée de ça parce qu'elle m'a dit écoute prends une feuille et tu rentres chez toi ce soir, tu prends une feuille et t'écris que des verbes ou que des mots de ce que t'aimerais faire dans ta vie, ce que t'aimes le plus, etc. Mais j'avais écrit des mots comme ça. Et le premier mot que j'ai écrit sur la liste, c'était voyager. Mais j'avais 20 mots dessus. Et je l'ai amené, cette liste, à la psy. Et elle m'a dit, « Mais pourquoi tu ne voyages pas ? » Je lui ai dit, « Je n'ai pas d'argent. » Mais ça, il y a plein de gens qui vont te répondre comme moi. Donc ça tombe bien. Elle m'a dit « Ah d'accord, donc du coup, il faut de l'argent pour voyager. » Je lui dis « Bah oui, comment vous payez un billet d'avion ? » Elle me dit « T'es allée tomber ou quoi ? » Elle me dit « Bah, je sais pas, par exemple, ton rêve, là, je te dis, tu pars dans un pays. » Je lui dis « Bah, en Australie. » « Ah oui, tu choisis le plus loin. » Je lui dis « Ouais, j'ai envie vraiment de partir. » La fille qui n'est pas compliquée du tout. Elle m'a dit « Bah, ça coûte combien un billet à l'air tour ? » Je lui dis « Bah, je ne sais pas, 1000 euros. » Elle me dit « Ok, donc du coup, tu n'as pas 1000 euros. Là, tu ne peux pas économiser 1 000 euros, même en 4 mois. Tu te fous de moi, tu vois ce que je veux te dire. Et je lui dis, si, je peux économiser 1 000 euros, mais c'est tout. Elle me dit, OK, qu'est-ce qui te fait... Tu peux travailler là-bas, peut-être, pour travailler, faire des économies sur place, voyager. À ton âge, ça se fait pas mal. Je dis, oui, c'est vrai. Je te jure que c'est vrai, cette histoire. C'est véridique. Je rentre, je tape sur le forum français en Australie. Parce qu'à l'époque, il n'y avait pas Instagram. Je suis vieille, il n'y avait que Facebook. Et du coup, je tape français en Australie. Et j'avais écrit, vous travaillez en Australie. J'ai vu PVT. Des gens qui ne parlaient pas anglais, qui étaient filles au père. Fille au père, c'est quand tu étais nourrie, logée, blanchie chez une famille, tu t'occupes des enfants. J'ai émis une annonce, mais une annonce en me disant que je ne partirai jamais. Je t'explique, une annonce pour faire genre, j'ai mis une annonce. Et là, j'ai eu trois familles intéressées. Bref, de fil en aiguille, machin. Il y en a une avec qui je parle vraiment avec des traductions, parce que je ne parle pas anglais. Encore une fois, en lui disant que je ne parle pas anglais, est-ce que vous êtes sûr de m'accepter ? oui, t'inquiète pas prends les mini-basses quand même, que tu comprennes les enfants, c'est mieux, mais bon, en fait, les enfants, c'est le plus facile à comprendre, parce que c'est du basique, ok, machin, je fais un vidéo avec elle, elle me dit, bon, tu prends ton billet d'avion, je lui dis, ah, parce que là, maintenant, vous êtes ok pour m'accueillir, oui, oui, y'a pas de problème, j'ai pris mon billet d'avion, j'avais 1000 euros sur mon compte, je vous promets que c'est vrai, cette histoire, ma soeur, elle est là, elle vous le dit, elle m'a dit t'es folle mais en même temps c'est pour ça que je t'aime elle m'a dit vas-y tu ne regretteras pas et j'ai fait 4 ans de voyage les gars La veille, je me pissais dessus. Je disais, mais je vais revenir dans trois mois. Qu'est-ce que je fous ? Qu'est-ce que je fous ? J'ai tenu quatre ans. J'ai tenu quatre ans. Donc, c'est que c'est possible, tu vois. Mais oui, effectivement, savoir ce qu'on veut. En fait, pour revenir à ta question, savoir quel rêve on veut, déjà, moi, je trouve que prendre une feuille et écrire notre vie de rêve, ce qu'on aimerait faire. Et demain, Dylan, il m'a posé la question. Si tu gagnes au loto, qu'est-ce que tu ferais ? J'ai une réponse tout de suite. demain tu gagnes au loto c'est sûr que tu vas t'acheter des choses que tu pourrais pas t'acheter aujourd'hui donc c'est que t'as bien des rêves c'est que t'as bien des choses que t'expectes. Même si c'est pas... On parle pas d'un collier, d'un sac, d'un machin. On parle pas d'objet, là. On parle de si demain, tu pouvais te voir autre part que là où t'es. Voilà. Quel métier tu ferais si t'avais le choix, aussi, tu vois ? Là, moi, j'ai un pote, il a 39 ans, là. 37 ans, pardon. Il va me tuer. Il est avec moi, là, en voyage, Rémy. T'as dû le voir sur mes stories. Il est venu me rejoindre pour un mois en vacances. Vous savez quoi, ce mec-là voulait que je vous dise ce qu'il a fait, parce que les gens, ils ne savent pas. Mais il a quitté son travail juste avant de venir me voir. Il m'a dit, si je ne te suivais pas autant dans ton délire de tour du monde, je pense que je n'aurais jamais quitté mon travail. Je pense que tu m'as fait réaliser des choses sans même t'en rendre compte. Et il m'a dit, encore moins je serais venue à l'étranger pendant deux mois. Il me dit, c'est parce que tu étais mon point d'entrée, si tu veux, parce que je pense que ça lui a fait moins peur de commencer son voyage avec moi. C'est pour ça qu'il fait trois, quatre semaines avec moi. Et après, il va faire solo pendant un mois. Mais il m'a dit, si tu n'avais pas été en tour du monde, je pense que je n'aurais pas eu les coronettes, pour dire la vérité, de partir. Et il m'a dit encore moins de quitter mon taf pour faire un long voyage. Mais c'est le plus beau compliment que tu peux me faire. Mais je suis sûre que là, Rémi, vous lui posez la question il y a huit mois, il ne vous aurait jamais dit ça.
- Speaker #1
Ça veut dire qu'en effet, il y a des rêves, entre guillemets, qui ne sont pas encore forcément très clairs. Donc, on peut écrire sur une feuille des mots, des verbes, et après se laisser du temps pour que ça mûrisse aussi peut-être. Parce que tu vois, si je te dis demain, allez, tu gagnes au loto, Amélie. Qu'est-ce que tu fais les prochains mois, les premières années et les prochaines années ?
- Speaker #0
Moi, je fais tout le tour du monde, mais en version luxe. T'inquiète, mon mari me l'a déjà reposé la question. Que Hotel 5 étoiles, Driver, Nounou H24, tout le tralala. C'est bon, je te réponds tout de suite.
- Speaker #1
Je sais que tu ne le penses même pas vraiment. Ce n'est même pas forcément ce que tu voudrais. C'est quand même drôle de dire, la première fois, je suis partie, mais j'ai dû bosser. Deuxième fois, je n'ai pas bossé, mais c'est version route. Si tu pouvais en refaire un troisième sans partir dans le grand luxe. mais quand même sur des destinations, enfin en tout cas sur des hôtels un peu plus...
- Speaker #0
Un peu plus confort.
- Speaker #1
Un peu plus confort, mais tout à l'heure, tu as du bonheur avec un gamin, ce n'est même pas intéressant. Donc je pense que tu es en train de le réaliser, tu n'as même pas besoin de plus.
- Speaker #0
Non, en vrai, je vais te répondre. On s'est déjà posé la question, on ferait l'Afrique. Ça coûte cher l'Afrique. En 4x4 ? Oui, le rêve. Exactement, c'est ce que Dylan m'a dit. Mais en fait, on ne veut pas y aller pour un mois en Afrique. Les gens, ils nous demandent pourquoi on n'y va pas. Parce qu'on ne veut pas faire les choses pour dire qu'on a coché un pays. Le jour où on fera l'Afrique, on restera un an sur le continent, j'espère.
- Speaker #1
En tout cas, on a voyagé, on a ri, ça c'était sûr. On a eu de l'émotion, ça c'était sûr aussi. Je te remercie, j'étais vraiment hyper contente. Avec plaisir. Parce que même, tu vois, quand on suit les aventures, là, je trouve que ça n'a rien à voir. Et c'était un pur moment de bonheur. et en tout cas je te souhaite le meilleur pour la suite t'embrasses forcément Dylan et Aaron. Et puis, du coup, on se retrouve dans un an ?
- Speaker #0
Dans un an, c'est bien. Ça voudrait dire qu'on sait où je suis, enfin.
- Speaker #1
Exactement. En tout cas, je te souhaite le meilleur et merci pour tout.
- Speaker #0
Avec plaisir. Et surtout, mettez-vous une deadline le jour où vous avez votre projet en tef ou une deadline. J'ai toujours dit, sinon ça ne se... Ça marchera, toi.
- Speaker #1
Et voilà, cet épisode est terminé. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientôt pour de nouvelles aventures.