- Speaker #0
Hello les voyageurs et bienvenue sur A ton tour du monde, le récit des voyageurs. Aujourd'hui je vous emmène à la rencontre de nouveaux aventuriers. Alors préparez-vous à être transportés au bout du monde. Bonne écoute ! Il y a des voyages qui commencent avec un billet d'avion, et puis il y en a d'autres qui commencent avec une idée un peu folle. Aujourd'hui, j'ai décidé de recevoir Baptiste, qui lui est parti sans filet pendant 46 jours. Il a pédalé de Paris jusqu'en Finlande, jusqu'au village du Père Noël, par des températures qui allaient jusqu'à moins 27 degrés, et le tout évidemment sans tente, sans sac de cuisson. couchage et sans savoir où il allait dormir le soir. Chaque jour, il a toqué une porte différente et il a fait le pari le plus simple et le plus risqué qui soit, qui est souvent le cas dans chaque voyage, faire confiance aux autres. Alors ce voyage, c'était un objectif assez fort, parce que l'objectif, il est aussi de lever des fonds pour l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque pour financer l'opération d'un enfant au niveau du cœur. Il va nous en dire un peu plus. C'est un projet un peu même complet. complètement givré, profondément humain, qui parle de froid, de courage, de rencontre et qui se passe sans que personne ne puisse rien contrôler. Alors aujourd'hui, c'est à ton tour de nous raconter son voyage. Bienvenue à ton tour du monde, Baptiste.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour l'invitation, Florence.
- Speaker #0
Avant qu'on rentre un petit peu sur le déclic de ce projet complètement givré, est-ce que tu peux nous mettre en immersion ? et te rappeler des sensations que tu as eues au moment du départ, quand tu es monté sur ton vélo et que tu t'es dit, allez, ça y est, c'est parti.
- Speaker #1
Alors, le moment du départ, cette fois-ci, donc là, c'est mon deuxième voyage à vélo. Le premier, j'étais parti avec une bande d'amis qui me disaient au revoir et qui étaient juste restés au loin à me faire des coucous. Et cette fois-ci, j'ai un ami qui m'a suivi pour le premier jour d'aventure. Et également, mon frère, ma belle-sœur et d'autres personnes qui ont un petit peu roulé avec moi. Et il n'y avait plus de monde à mon départ et cette fois-ci, surtout, il y avait mes parents au départ. ce qui n'était pas le cas du premier voyage. Donc là, déjà, moi, j'étais assez content de partir. Eux, je ne sais pas si c'était vraiment le cas parce qu'ils avaient une grosse attention quand même sur ce voyage et un peu tous les défis, on va dire, techniques qui auraient pu arriver avec le froid si j'avais un accident et toute la peur que ça pouvait entraîner. Donc, je sais que mes parents n'ont pas très bien dormi durant toute l'aventure et je crois qu'ils n'ont pas bien dormi non plus avant le départ. Et ça se sentait un petit peu sur leur visage. J'étais dans un esprit mitigé, à tout dire, parce qu'en fait, j'avais prévu ce voyage, j'avais eu l'idée du voyage six mois avant, et j'avais commencé à travailler sur la recherche de partenariats, itinéraires, tout l'équipement, à peu près un mois et demi, deux mois à l'avance. Mais quand il a fallu partir, ça faisait quelques jours qu'en fait, j'étais un peu moins dans le mood de partir, parce que j'étais bien à Paris avec mes parents et mes amis. Et du coup, l'équité, j'étais en train de me dire, ah, là, c'est pas trop le mood. donc c'est un peu dur quand même, il y avait un côté excitation de repartir en voyage parce que je savais que le voyage avec l'homme ferait du bien parce que d'expérience, faire un voyage d'un an et demi avant, je sais que c'est excellent pour le mental, ça fait un bien fou et j'avais l'appréhension de partir parce que comme j'avais organisé le voyage et que j'allais voir le père Noël, pour lui déposer des lettres il ne fallait pas que j'arrive non plus en février donc je ne pouvais pas décaler mon départ donc au début j'étais un peu mystifié, j'étais genre j'ai un peu moins envie d'y aller maintenant même si j'étais très excité à l'idée d'y aller Merci. mais il faut que j'y aille parce que si je ne le fais pas maintenant je ne vais pas y arriver et je sais que ça va me faire du bien donc garçon motive-toi et dans une semaine tu ne penseras plus et tu seras trop content d'être parti donc c'était un peu cette ambiance que j'avais au début un sourire à montrer aux parents pour les rassurer pour presque me convaincre à moi-même même si le sourire est quand même de plaisir mais dans ma tête il y avait une petite voix qui me disait c'est quand même bien ici non ? c'est sûr que tu veux partir ? Du coup, en fait, mon tracé, c'était de la France jusqu'en Finlande pour aller au village du Père Noël. Et pour ce chemin-là, je montais jusqu'au Danemark. Et ensuite, une fois que j'arrivais au Danemark, j'allais en Norvège pour faire tous les fjords norvégiens et ensuite la Suède. Ce qui fait que j'avais prévu de faire en moyenne 150 km par jour de la France jusqu'au nord du Danemark. Comme c'était la partie un peu simple de l'aventure, on va dire, parce que c'était plat et qu'il n'y avait pas de neige sur la route, je me suis dit, on va mettre les bouchées doubles à ce moment-là. Et comme ça, une fois qu'on arrive en Norvège, on peut faire 80 km de moyenne. Avec ce programme, normalement, j'arrivais le 23 décembre, donc juste avant Noël, en m'autorisant 5 jours de repos. Donc si j'avais quelque chose, si j'avais une blessure ou qu'il y avait une tempête de neige, je pouvais potentiellement prendre 5 jours off. Sauf que le départ, après une grosse inactivité, on va dire, au niveau du sport, c'est pas passé aussi vite que prévu. Donc le premier jour, quand je suis parti avec mon copain, je crois qu'on a fait seulement 80 kilomètres, si je dis pas de bêtises. On est parti de Paris et on est arrivé à Compiègne. Donc on est très loin des 150 kilomètres que je m'étais fixé. Spoiler, ça a été comme ça quasiment tous les jours de l'aventure jusqu'au nord du Danemark. Je suis arrivé finalement en Norvège avec trois jours et demi de retard sur mon programme. Sur cinq jours off, ça fait beaucoup dès le début de l'aventure. Donc, premier jour, Paris-Compiègne. Ça a été pas un très grand dépaysement, mais une petite journée pour se mettre en route.
- Speaker #0
Tu disais que tu ne savais pas où tu allais dormir. Donc, la première nuit, elle s'est faite à Compiègne. Est-ce que tu peux nous rappeler ce souvenir de la première nuit ? première fois où t'as toqué aux portes pour dire j'ai besoin d'un logement ce soir ?
- Speaker #1
Je m'en souviens très bien. Le premier soir, normalement, on n'était pas sûr si mon copain voulait essayer de toquer aux portes avec moi. D'un côté, il avait envie. De l'autre côté, il avait quand même envie de rentrer voir sa chérie. Finalement, on arrive à Compiègne. Il y a une gare. Un train qui part en pas trop longtemps. Il a fait je vais rentrer. C'était un mode genre. Tu ne veux pas m'accompagner dans ce défi ? Tu me laisses sans mot comme ça ? Et je me disais, ok, ça commence bien. Et je me souviens que comme c'était en novembre, les journées commençaient un peu à se coucher de plus en plus tôt. Et sur le moment, j'avais envie de rouler plus parce que j'étais un peu perturbé d'avoir fait que 80 kilomètres. Donc je m'étais dit, je vais aller à la ville d'après qui est encore à peut-être une vingtaine de kilomètres. Donc en roulant solo, une heure max, je suis là-bas. Finalement, quelques temps de réflexion avec moi-même et qui n'arrête pas d'y réfléchir et qui me dit, ah quand même, il fait déjà nuit. Si je ne toque pas aux portes maintenant, ça risque d'être un peu compliqué de trouver un logement. J'ai pris 15 minutes à peu près, j'ai perdu 15 minutes à réfléchir de ce que j'y vais et ce que je n'y vais pas. Donc au bout de 15 minutes, je me suis dit, en fait, tu aurais dû rouler dès le début si tu voulais avancer. Donc là, en fait, on va plutôt toquer aux portes. Et comme c'était la première fois que je toquais aux portes pour ce projet et dans toute ma vie, il y a une petite appréhension quand même au début. Je me balade dans les rues, je me dis tiens, quelle maison je vais choisir ? Comment je choisis ? Qu'est-ce qui me donne envie ? Je crois que j'ai tourné pendant un petit moment à Compiègne avant de zettoker aux portes. Et à un moment, je croise un monsieur qui était avec son fils qui allait ranger une table dans le garage. Du coup, je vais lui parler un peu. Je lui parle du projet et il me dit qu'il est désolé parce qu'en fait, il aurait adoré pouvoir m'héberger. Mais en fait, je suis parti le 1er novembre, donc le soir de la Toussaint, qui n'était pas le soir le plus stratégique parce qu'effectivement, il y a plein de gens qui se réunissaient en famille ce jour-là. Donc lui, c'était le cas. Il m'a dit, moi déjà, je dors par terre. La belle-mère est sur le canapé. champion, t'as vraiment choisi le bonjour pour partir quoi. Genre tout le monde fait la fête en famille. Et toi t'es solo. Et du coup, deuxième maison auquel je toque, c'est un peu pareil. Je vois un ballon avec marqué 3 pour un anniversaire et je vois une grande pancarte d'enfants derrière. Je me suis dit tiens, ça doit être l'anniversaire de leur fils ou de leur fille qui a 3 ans. Bon effectivement c'est leur fils qui a 3 ans, mais elle m'a dit là c'est moment de famille, c'est pas trop le truc. Je suis en mode genre, ça je sens que ça va me le faire toute la soirée. Et en fait, à Compiègne aussi, il y avait pas mal de maisons chônées. On ne sonnait pas directement à la porte. C'était un peu... Je ne sais plus comment on appelle ça. Ce n'était pas directement à la porte. C'était pour accéder au jardin, en fait. Et je n'avais pas l'impression que les gens entendaient vraiment quand on chônait. Et à un moment, il y avait une maison où je passe, où il y a marqué le garage, la porte est ouverte pour donner accès au jardin. Et il y avait marqué, attention, chien. Il y avait une affiche de chien. Et j'ai fait, bon, en vrai, pourquoi pas ? Et je sonne, en fait, ils avaient de la lumière aussi d'Halloween en décoration et ça semblait assez festif, je me suis dit. Des gens qui éclairent leur jardin avec la lumière d'Halloween, il y a peut-être un truc à faire. Ils sont potentiellement dans l'accueil pour donner des bonbons. Peut-être qu'ils ont quelques bonbons et un ligne qui reste. Et du coup, je sonne et la dame, du coup, ça ne manque pas, le chien gueule dès que je sonne. Donc ça, c'est pas mal parce que déjà, l'avantage, c'est que ça permet aux habitants de savoir qu'il y a quelqu'un. c'est pas juste un bruit qu'ils pensent avoir entendu si le chien se met à hurler, si tu dis tiens il y a quelqu'un devant du coup ils viennent voir pour que le chien se calme donc au moins ça permet d'avoir les gens qui viennent à soi et donc là en fait la personne ouvre et je lui explique mon projet je lui dis voilà je vais déposer mes lettres au père noël et l'idée c'est de dormir chez les gens tous les soirs lors de mon voyage vélo et ce soir c'est le premier soir et c'est chez vous du coup est-ce que vous avez une chambre de dispo je suis assez intéressé Merci. C'était assez drôle parce qu'après, elle a pris un petit temps de réflexion. Elle n'a pas pris très longtemps de réflexion, mais elle s'est dit, OK, oui, très bien, mais juste une de mes filles a une soirée ce soir, donc il va y avoir plein de jeunes dans la cave en bas. Il faut qu'on voit ce qu'on peut faire et tout. Et en fait, c'est une maison qu'ils venaient de racheter, donc il y avait encore... Plein de travaux à l'intérieur. Et du coup, un de leurs fils m'a donné sa chambre et est parti dormir avec ses parents. Ils se sont posés un matin sur le sol. Et ce soir-là, il était assez génial. Et ce qui était assez drôle, c'est que du coup, je suis tombé chez une famille qui avait été deux fois au village du Père Noël il y a quelques années, quand leurs enfants étaient plus petits. Donc, ils sont allés deux fois parce qu'ils ont quatre enfants, donc avec deux enfants chacun. Et du coup, ils ont commencé à me montrer des photos du village du Père Noël, à me parler du village du Père Noël. Et je me disais, c'est mon premier jour d'aventure. Et je commence déjà à savoir comment est le village, qu'est-ce qui se passe là-bas. Alors que ça fait que quelques heures que je suis sur là où je me suis dit, c'est assez improbable que pour le premier soir, je tombe chez des gens qui sont allés deux fois là-bas quand même.
- Speaker #0
C'est très rassurant en tout cas de se dire, il y a l'alignement des planètes. Là, on est sur un bon mood dès le départ et ça ne tombe pas complètement par hasard.
- Speaker #1
C'est chouette. C'est un peu ce que je me suis dit. Je me suis dit, ça me paraît même un peu gros cette histoire. Mais donc, première fois, assez folle comme ça et du coup on a un peu parlé de mon voyage d'avant et pas mal de ce voyage actuel et parmi les discussions justement parce que comme il avait un petit peu d'expérience dans le voyage s'il voyageait pas mal tous les deux et que du coup il connaissait un peu la Finlande pour le froid ils m'ont dit au cours des discussions ils me disaient mais t'as prévu de manger comment là-bas du coup à midi et moi par rapport au voyage avant j'avais fait un tour de France pendant un an et demi et tous les jours je mangeais ce que je m'étais préparé la veille chez l'habitant un... Donc normalement, c'était un plat de pâtes, de thon et de maïs dans un top-hour, mais que je mangeais froid. Puis je le mangeais de midi et que je n'avais rien pour m'échauffer. Et là, je leur explique, ça va être le même programme, sauf que cette fois-ci, je vais le manger plus froid. Puisque j'avais l'habitude en France, ce sera juste un peu plus... Ce sera beaucoup plus frais, quoi. Ils m'ont dit, en fait, non, non, non, il y a mieux. Et du coup, ils m'ont donné ce qu'ils avaient. Ils avaient un thermos pour la nourriture. Le principe était simple, c'était je me faisais mes pâtes comme toujours, sauf que le matin, avant de partir chez l'habitant. j'avais qu'à les réchauffer au micro-ondes et comme ça je les avais chaudes pendant quelques heures et à midi je pouvais manger un plat tiède on va dire c'est un super accueil et super rencontre dès le premier jour super accueil, super rencontre super cadeau qui m'a servi tous les jours de l'aventure je suis très très content de ça
- Speaker #0
D'où vient l'idée de la Finlande, du Père Noël et de l'association ?
- Speaker #1
Alors, le projet, en fait, il est né en plusieurs étapes. J'étais en train de lire le livre d'un Français qui avait fait un voyage à peu près similaire. Il était parti du sud de la France et il était remonté jusqu'au Cap Nord à vélo. Et il était passé par tous les fjords norvégiens. Et en fait, en lisant son livre, il s'appelle Nathan, et c'est Nathan en roue libre son nom d'écrivain. Et en lisant toutes les galères qu'il a eues en voyage à vélo en Norvège dans la neige, Moi, j'ai trouvé ça assez excitant en lisant ça au chaud dans mon lit. J'étais genre, ça m'a l'air pas mal, dis donc, comme aventure. Et comme il était parti un peu avant Noël, il a fêté du coup Noël et le Nouvel An sur la route avec les gens qu'il hébergait. Et lui, c'est quelqu'un qui, quand il voyage, il part sans argent normalement. L'idée, c'est en fait de toquer chez les gens ou dans les commerces pour leur dire, est-ce que vous avez un petit truc que vous n'avez pas mangé pour que je puisse le récupérer et que je vous en débarrasse ? Et également, il demande s'il peut poser sa tente chez les gens. Et en fait, l'idée, c'est vraiment d'en partant sans argent. Enfin, il y a quand même un peu d'argent s'il doit prendre un billet de train ou autre qui a un problème. Mais l'idée, c'est de ne pas en dépenser comme ça tous les jours. Et du coup, il se force à aller voir les gens. Et en fait, en lisant sa rencontre comme ça avec les gens qui se forçaient, plus le fait de tous les challenges qu'il avait un peu à affronter, du vélo dans le froid et dans la neige qu'il n'avait jamais expérimenté, et que moi, je n'avais également jamais expérimenté, je me suis dit que j'avais envie de faire pareil. J'avais envie de découvrir ce... ce type de voyage. Et comme je lisais qu'il était en train de passer Noël sur la route, je me suis dit, tiens, c'est vrai qu'il y a un village du Père Noël quelque part. À mon avis, il y a de la neige à côté du village du Père Noël. Dans mon imaginaire, c'est comme ça. Je ne sais pas où c'est, mais je vais regarder et ça se trouve, je peux faire quelque chose de similaire. Une petite recherche internet et je me rends compte qu'en fait, c'est à Rovaniemi en Finlande qui n'est pas exactement sur la route qu'il a fait, mais qui est quand même, quand on regarde depuis la France, assez similaire. C'est quand même, ça reste au nord. Du coup, je me dis, voilà, en fait, c'est génial. Je peux faire aller mon voyage, d'aller voir le Père Noël. Quitte à aller voir le Père Noël, ça semble assez logique d'y aller à la période de Noël pour vivre au niveau de la neige. Et le Père Noël, on n'y va pas. On n'y va pas juste pour faire une photo. L'idée, c'est quand même de déposer la lettre au Père Noël. C'est ce qu'on fait depuis qu'on est petit chaque hiver. Du coup, je me suis dit, je vais aller déposer ma lettre au Père Noël. Ça va être le programme. Et comme ça, je vais pouvoir allonger tous les fiers norvégiens. Et après, en fait, j'avais envie de donner un peu plus de sens à ce voyage parce que j'ai pas mal... Merci. Ma génération, on est de plus en plus à faire des voyages pour des assos, pour donner un côté humain à ce voyage. Et l'asso mécénat chirurgie cardiaque, J'avais déjà deux amis qui avaient fait un tour d'Europe à vélo pour lever des sous pour eux. Donc ça faisait un petit moment quand même que je voyais la salle tourner autour de moi. Et surtout, j'avais la réflexion que chaque année à Noël, on fait une liste de cadeaux pour demander ce qu'on veut. Mais la première chose qu'on souhaite pour soi et pour les autres, ça reste la santé. Et comme Noël, c'est un peu la fête des enfants parce que c'est l'âge où on y croit au Père Noël. Alors que bon, même si j'ai fait une photo avec lui, je ne suis quand même pas sûr qu'il existe vraiment. et du coup je me disais lier la santé et lier le fait que Noël c'est la fête des enfants et que j'avais déjà deux amis qui roulaient pour cet assaut en fait cet assaut Ausha les cases de la santé des enfants puisque c'est financé des opérations du cœur pour des enfants qui ont une malformation à la naissance et que ça touche énormément de gens donc je me suis dit je vais continuer comme mes copains et je vais donner du sens à ce projet avec ça le côté déposer mes lettres au Père Noël c'était le petit côté storytelling que je trouvais drôle pour les réseaux Merci. Et drôle, quand je talk chez les gens, on pourrait leur annoncer ça, parce qu'ils m'auraient toujours avec des grands yeux. Mais le fond de l'histoire, c'était lever des sous pour l'assaut.
- Speaker #0
On lève comment des sous pour l'assaut dans ces cas-là ?
- Speaker #1
Soit on peut avoir justement des entreprises qui nous suivent sur le projet, qui aiment et qui acceptent de soutenir le projet en mettant de l'argent parce que c'est leur sponsor ou juste qu'ils aiment l'idée du voyage. Ou soit, dans mon cas, c'était de faire partager la cagnotte sur les réseaux et que du coup, ma communauté participe, ceux qui aimaient l'aventure et qui voulaient... me donnait un peu de force indirectement. En faisant un tour à l'asso, ça donnait du sens au voyage. Je me disais, bon, je ne fais pas pour rien.
- Speaker #0
Tu as récolté combien au bout du compte ?
- Speaker #1
Je suis arrivé à 13 675 euros, je crois, si je ne me trompe pas. C'est 12 000 euros pour le financement du cœur d'un enfant. Au début, quand je suis parti, je m'étais dit, ouais, on va viser 60 000 euros, 5 enfants. Alors, j'aime souvent mettre des barres un peu hautes. Celle-là a été très haute.
- Speaker #0
Je me suis assuré. En tout cas, le biais. L'objectif, il est atteint. Je vais forcément rebondir sur ce que tu disais par rapport à l'écrivain Nathan. Tu as dit, quand j'étais au show et j'ai découvert les défis, les galères, ça m'a donné envie. Je me suis dit, ce gars était vraiment complètement givré. Du coup, est-ce qu'on peut rebondir tout de suite sur le côté galère que tu as pu rencontrer ? Quelles sont les plus grosses galères que tu as vécues ?
- Speaker #1
Une galère qui était belle à un moment, c'était... À un moment, je suis arrivé chez quelqu'un et j'ai cru que mon voyage allait un peu s'arrêter. Parce que du coup, mon équipement, c'était deux grosses sacoches à l'arrière sur un porte-bagages. Et c'était les seules sacoches à l'avant. J'avais tout mon équipement tenu sur ça. Et en fait, quand on a installé mon... Du coup, j'ai un sponsor qui m'a passé un vélo qui s'appelle les Ateliers Gunnel. C'est des vélos en bois et lin qui m'ont prêté. Donc, c'est vraiment un très, très beau vélo. Et quand on a voulu mettre le port de bagage qu'ils avaient acheté dessus, il était un peu court. Il manquait un peu de distance pour aller dessus, sinon la roue touchait. Et on a ajouté une sorte de petit prolongateur pour le fixer. Donc ça a tenu pendant quasiment tout le voyage. Et à un moment, chez quelqu'un, je me suis rendu compte qu'en fait, il ne tenait plus, il partait vers l'avant. Et du coup, avec le poids de mes sacoches, je ne pouvais plus rouler parce que le port de bagage touchait ma roue. Et là, sur le moment, je ne comprenais pas ce qui se passait en fait. Pourquoi je n'arrivais plus tout d'un coup à rouler en arrivant chez la personne ? Donc ce soir-là, je me souviens que... À la base, je venais toquer chez elle pour lui demander si je pouvais loger. Et je commence par toquer. Quelqu'un ouvre la porte et elle a le bras dans le plâtre. Et elle me regarde et je lui dis, j'ai deux questions à vous poser. La première, c'est est-ce que vous avez des outils pour que je répare mon vélo ? Et elle me regarde et elle fait, oui, oui, bien sûr. Et petit à petit, on parle en fait. Et je ne comprends pas d'où vient le problème de mon vélo. Ça me prend un petit peu de temps avant de me rendre compte que c'est à cause du poids. Parce qu'en fait, en enlevant mes sacoches, la roue roulait à peu près après. Et je me disais, je ne comprends pas d'où ça vient. Et en fait, ce soir-là, moi, je n'avais rien pour réparer ça. Et puis, je me disais, je ne vois pas comment je vais faire pour faire en sorte que le port de bagage arrête d'être cassé, de partir en avant. Et heureusement, son mari, qui était un ancien fermier-pompier, il m'a dit, lui, il sait tout réparer. Quand tu es fermier, tu n'as pas le choix. Tu dois te débrouiller et tu passes ton temps à toucher des choses. Et du coup, après une demi-heure de réparation, on a réussi à refixer le... Le porte-bagages m'a dit que je pouvais aller jusqu'au bout de l'aventure avec, à moins que ça gèle vraiment et que le métal que j'ai posé pour bricoler ton porte-bagages casse, ce qui me semble très improbable. Normalement, si ça n'arrive pas, tu devrais arriver jusqu'au bout. Ce jour-là, j'avais cru un peu que ça allait s'arrêter. Sinon, une de mes plus belles galères aussi, je pense, c'était quand je suis arrivé en Norvège. Au bout d'une semaine, je suis arrivé à pédaler sur la glace, mais je n'avais pas encore des pneus de neige. Et là, je me souviens que les premières sensations sont un peu bizarres quand on sent la roue qui pédale dans le vide. On se dit, oula, oulala, il faut faire attention. Et le moment où, du coup, la première fois où j'ai eu ma première chute, et ma première grosse chute. Je me souviens, juste avant, j'étais en train de me filmer parce qu'en fait, je faisais une vidéo par jour pour partager l'aventure sur les réseaux. Donc, il fallait que je me filme à vélo. Et là, je me filme et je suis en mode genre, alors là, ça fait deux, trois fois que je sens la roue qui patine. J'étais en train de faire une côte. Je me suis dit, on arrive sur un terrain gelé. À tout moment, je peux tomber. Je finis ma vidéo. J'arrive sur le plat. Deux secondes après, je m'étale contre une autre plaque de glace qui, cette fois-ci, est en descente. Je glisse, je pense, de à peu près 5 mètres sur le sol et j'avais encore le téléphone à la main. Et là, je me suis explosé, je rallumais la vidéo et je me filme. Je me dis genre,
- Speaker #0
eh bien voilà,
- Speaker #1
je l'avais annoncé, je viens de m'éclater par terre. Et là, j'avais un très, très beau bleu sur toute la cuisse. Deux jours après, ça n'a pas loupé. Et à ce moment-là, j'avais croisé deux personnes qui, elles, étaient à pied et qui essayaient de descendre justement la route que j'avais prise. Et on parlait un peu et en fait, il m'explique que toute la route que je veux prendre, que je dois continuer, est à l'ombre. du coup je regarde je leur dis bah à l'ombre ça m'arrange pas du tout cette histoire ça veut dire qu'elle est gelée et qu'à aucun moment elle a fondu si elle est à l'ombre et du coup finalement je décide de rebrousser chemin pour reprendre la plus grande route où il y avait des tunnels avec les voitures qui passaient donc ça c'est un peu un moment où on coupe un peu sa respiration et on essaye de pédaler à fond pour sortir du tunnel le plus vite possible avant de se faire klaxonner par toutes les voitures et les camions qui passent à ce endroit là parce qu'il n'y a pas beaucoup d'espace donc théoriquement Bon. J'avais le droit d'être dans le tunnel parce que je n'ai pas vu de panneau d'interdiction. Dans la pratique, il n'y a pas grand monde qui le fait. Donc ça a surpris pas mal d'automobilistes. Mais c'était soit passer des heures à glisser, à tomber. En plus, là, j'étais tombé sur la route. Mais si j'étais tombé en descente sans barrière sur le côté, je pouvais sortir de la route et là, ça aurait été encore plus risqué. Ce premier jour, je crois que je suis tombé deux ou trois fois à cause de la glace. J'ai mis quelques coups au vélo sans surprise avec les chutes. Heureusement, les sacoches, ça a amorti. Mais ce n'était pas la meilleure journée. Le lendemain, j'étais content d'arriver dans une ville où il y avait des... les pneus cloutés. Et dès que j'ai mis les pneus cloutés, j'avais une semaine sans glace sur la route. Du coup, je me suis fait la réflexion de est-ce que je les ai vraiment mis au bon moment ? Je ne comprends pas.
- Speaker #0
C'est quoi ta motivation quand tu es sous moins 27 degrés, que tu es en train de galérer, qu'il fait froid, que tu es tombé plusieurs fois ? C'est l'association ou c'est le fait d'atteindre à tout prix l'objectif ?
- Speaker #1
En fait, déjà, il y a plein de gens qui auraient besoin d'une grande motivation pour pédaler sous ces températures-là parce qu'ils se diraient qu'est-ce que je fais là ? Moi, par moment, quand je vois de la map, pour voir où c'est que je me trouve. Je me dis qu'est-ce que je fous là effectivement parce que je suis quand même très loin de la maison et je trouve ça très drôle de penser comme ça. Mais je suis quelqu'un qui a toujours aimé le froid. J'étais le garçon toujours en short t-shirt l'hiver qu'on a tous connu au primaire. L'idée de ce voyage, c'était également de repousser un peu, retrouver cette vie que j'avais avant, ce mental que je m'étais forgé petit. Et j'ai été un peu excité justement par l'idée de pédaler dans des températures négatives comme ça. juste être dans le froid pour avoir moins 27 degrés, ça me suffisait comme motivation. J'étais déjà très content d'être là. En fait, ça m'amusait aussi, parce que quand je suis parti au début, le jour de moins 27, je n'avais pas voulu mettre la cagoule au début parce que j'avais envie d'avoir une moustache gelée sur mon visage. Je suis quelqu'un qui n'a pas de moustache à la base et là, je ne m'étais spécialement pas rasé la moustache juste pour qu'elle grossisse et que du coup, elle puisse accueillir la glace pour le voyage. Donc en fait, juste rouler pas moins 27 degrés, on m'aurait proposé, j'aurais signé direct. Et ensuite, du coup, découvrir un peu ces sensations de froid, de devoir pousser en continu son corps, parce que dès qu'on s'arrête, on sent l'énergie, on sent le corps qui se refroidit très vite. Dès que je devais sortir mes gants pour filmer, j'avais les doigts qui gelaient au bout de même pas 10 secondes. Et je me souviens que quand ils se touchaient, chaque doigt se touchait les uns aux autres, malgré le fait qu'ils étaient sous le gant. J'avais vraiment l'impression qu'ils glissaient les uns sur les autres comme des glaçons. Et en fait, il n'y avait pas de sang qui passait. Donc, je passais 15 minutes à secouer mes doigts en pédalant pour essayer de les réchauffer un peu. Ça, la moustache qui gêne complètement.
- Speaker #0
C'est marrant parce que tu parles du froid comme un délire, en fait. Tu vois, comme quelque chose de rigolo, d'une expérience. Alors que moi, en t'écoutant, je me dis, mais quel enfer, quelle souffrance, quoi, tu vois. Donc, on a deux visions très différentes et c'est assez rigolo. Donc, en effet, je comprends mieux. Pourquoi cette avance ? Tu as choisi aussi cette région-là, en tout cas, pour pédaler.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Moi, je trouvais ça très intéressant de tester. C'était plus de l'attirance plutôt que des raisons qui me poussaient à aller dehors. Être là, ça me donne envie. En fait, les paysages aussi sont… Je trouvais ça magnifique de me balader au milieu des routes parce qu'il n'y avait pas grand monde. Et du coup, d'avoir les routes enneigées, les lacs gelés, les sapins remplis de neige. J'avais tellement vu sur les réseaux et sur des sites de voyage des photos et des vidéos de la Laponie, de ces endroits-là recouverts de neige. Et moi, plus je suis petit, plus je les passe, plus je vois qu'il y a de moins en moins de neige là où je vais. Ça devient marrant et je trouve ça un peu triste. Et du coup, avoir passé des années à voir ces photos-là, ça faisait rêver. Et là, les voir de mes yeux, qu'ils fassent moins 27 degrés ou pas, ça ne me faisait pas grand-chose. J'étais genre, en fait, je suis trop bien là. Les couleurs sont magnifiques, le ciel est tout bleu, rosé. Je vivais un rêve. Et je n'aurais pas vécu ce rêve-là s'il ne faisait pas froid.
- Speaker #0
Je ne me trompe pas si je dis qu'à plusieurs reprises, tu as dû faire, à mon avis, beaucoup de kilomètres sans voir aucun village, aucune personne.
- Speaker #1
Non. Ça, c'est vrai. Ça, c'était un peu justement... Alors, en Norvège, ce n'était pas le cas parce qu'en Norvège, qui était quand même au cours du voyage, il y a pas mal de gens qui vivent sur la côte et énormément qui vivent dans les terres également. La Norvège essaie de faire en sorte que la population soit un peu étalée partout. Bon, il y a évidemment la grosse population dans les grandes villes, mais il y a quand même des gens partout en campagne. Du coup, facilement, on passe notre temps à voyager, à rencontrer une maison une fois de temps en temps, on va dire toutes les demi-heures. Alors qu'en Suède... Les gens sont sur la côte et pas trop dans les terres. Et c'était un peu justement l'un des grands aspects qui faisait peur à mes parents. C'était que le début du voyage, ça va. Mais la fin du voyage, une fois que je vais être justement dans la neige, sans personne que je croise sur la route, sans grand monde dans des villes qui sont espacées de, on va dire, 80 kilomètres à chaque fois, s'il m'arrive un souci, là, effectivement, par moins 27 degrés, il m'arrive quoi que ce soit. Je ne vais pas pouvoir changer de la chambre à air. Je ne vais pas pouvoir réparer n'importe quel bidule qui se casse. De toute façon, je n'avais pas pris grand-chose pour réparer. Je n'ai pas trop réparé mon vélo. Je ne comptais pas trop m'en occuper non plus.
- Speaker #0
Tu avais un téléphone portable quand même ?
- Speaker #1
J'avais un téléphone. J'avais un téléphone. Je n'avais pas de réseau, je crois. J'avais consommé tout mon réseau Internet. Ça a été consommé en 10 jours, mais 35 gigas, je n'ai pas compris comment j'ai fait. Je ne me servais pas d'Internet. pendant tout le voyage. Après, s'il fallait appeler, j'aurais pu appeler. Mais l'une des choses aussi qui me mettait en confiance, mes parents avaient peur du coup de faire qu'il n'y ait personne. Mais en fait, moi, je me disais, dès que je rencontre quelqu'un, d'expérience, je sais que c'est quelqu'un qui va vouloir m'aider pour la suite du voyage. Et il y a plein de gens qui m'ont dit, si tu as un problème, tu nous appelles. Donc, je savais que j'avais quelqu'un à quelques heures de vélo. Donc, ça veut dire encore moins de temps en voiture qui pouvait venir me dépanner s'il y avait besoin. Il ne fallait juste pas tomber dans une zone sans réseau complet. Bon, spoiler, il y en a beaucoup en Suède, dans les forêts. Il y a quand même pas mal de nouveaux. Même si je voulais appeler, je ne pouvais pas appeler. Même s'il n'y avait pas grand monde, je me disais, à partir du moment, en fait, dès qu'il y aura une personne, si je suis vraiment dans la galère, elle va m'aider.
- Speaker #0
T'es de nature à être comme ça, très optimiste et très confiant quand même.
- Speaker #1
Alors, je suis quelqu'un qui a une très bonne étoile. Depuis que je suis né, j'ai toujours... En fait, dès qu'il m'arrive une galère, il y a toujours quelque chose derrière qui va arriver pour la fixer. Donc, ce qui fait que j'ai énormément... je sais pas si j'ai énormément confiance en la vie ou si j'ai énormément confiance en moi dans les situations périlleuses parce que ça fait 27 ans que ça roule donc je vois pas pourquoi ça s'arrêterait donc ça joue peut-être un peu mais là c'est que j'avais aussi un peu de recul et d'expérience sur ce genre de voyage où le voyage en vélo casse énormément de barrières et je sais que les gens une fois que je les rencontre et du coup que j'ai passé une nuit avec eux peut-être qu'on va pas garder le contact parce qu'au bout d'un moment c'est compliqué de garder le contact avec tout le monde Mais je sais que si je les contacte, ils seront prêts à m'aider parce qu'on a passé un super moment. Et j'étais assez confiant que ce soit la même dans les pays étrangers. Ça ne devait pas juste être comme ça en France. Je savais que je m'entends bien avec les gens et que j'arrive à créer un contact assez facile et que du coup, ils pourraient m'aider. Et comme je disais, même s'il n'y avait pas grand monde en Suède, à partir du moment où quelqu'un vient toquer à votre porte et il y a une tempête de neige dehors, je me disais, je vois mal les gens me dire non. En fait, c'est plus compliqué de toquer au port justement chez les gens. quand on est dans des villes et qu'il y a plus de monde parce que du coup ils ont moins d'espace et les gens sont plus fermés sur eux-mêmes mais comme justement j'étais en Suède censé être dans de la campagne ça veut dire que quelques maisons de temps en temps à droite à gauche et les gens qui sont normalement on dit souvent que les Norvégiens, Suédois et tout sont assez froids et peut-être fermés sur eux-mêmes mais c'est également des gens qui ont une culture de l'entraide normalement parce que quand on est dans des pays nordiques du froid comme ça, ils n'avaient pas d'autre choix que de céder les uns les autres quand il y avait des Merci. des conditions très dures. Donc il y avait quand même un sens de l'accueil qui était déjà là. Donc je comptais sur ça également. Donc t'as fait combien de lieux au total ? 46, c'est ça ? Ouais, c'est ça. J'ai fait... Le 46e jour, je suis arrivé à la ville du village de Père Noël et le 47e, je lui ai déposé les lettres. Après, je suis rentré.
- Speaker #0
Donc, 46 nuits dehors.
- Speaker #1
Tu as dit plusieurs lettres. Donc, il y avait la tienne et les autres, c'était à qui ?
- Speaker #0
Alors, du coup, il y avait ma lettre au départ. Donc, ça, c'était le fond du projet. Au début, je pensais déposer ma lettre. En parlant avec des gens, ils m'ont dit, ce serait quand même bien peut-être que tu déposes d'autres lettres au passage que la tienne. Genre, tu peux prendre celle des gens que tu n'as pas rencontré sur le chemin. Non, c'est la mienne. Vous avez le voyage vous-même si vous voulez la déposer. Donc le voyage a un peu évolué comme ça. Et du coup, j'ai récupéré des lettres de mes amis et des personnes qui sont venues au départ de Paris. Et ensuite, c'était les gens que j'ai rencontrés sur la route. C'est génial.
- Speaker #1
C'était quoi les plus belles rencontres ?
- Speaker #0
Ah, pas mal.
- Speaker #1
Si tu devais aller en retenir deux ou trois qui t'ont vraiment touché.
- Speaker #0
On va partir sur trois, je pense.
- Speaker #1
On a déjà la première qui était quand même assez folle de connaître comme ça le village du Père Noël, en tout cas la Finlande, donc ça c'était déjà dingue. Et après ?
- Speaker #0
Alors il y en a une, c'était on va dire la première où j'ai dû expliquer mon projet en anglais. Ça c'est un truc auquel j'avais oublié aussi, parce que je savais que j'allais parler anglais durant ce voyage, mais je ne m'étais pas rendu compte que dès que je quittais la France, moi je suis arrivé en Belgique, donc j'ai fait deux jours en Belgique, donc c'était rapide, mais dès que je quittais la Belgique, je devais parler anglais. Et moi dans ma tête... J'allais parler français pendant un petit moment et comme suite, on passait à l'anglais, mais pas au bout de quatre jours. J'avais complètement omis les Thaïlands. Et du coup, en quittant la Belgique, je me suis arrêté. J'ai passé la frontière avec les Pays-Bas. Je me suis retrouvé dans un petit village belge qui est à l'intérieur des Pays-Bas, vraiment pas très loin de la frontière. Ils ont une enclave à l'intérieur. Déjà, ça m'a fait assez rire de me dire que je suis encore en Belgique en étant aux Pays-Bas. Et à ce moment-là, j'ai toqué. Au début, dans une première famille, le monsieur ne parlait pas anglais. Son fils lui a expliqué le projet et il m'a dit tac au tac non, genre direct. Je me suis dit, tiens, première petite claque. Le mec a un gros sourire, il me fait, avant c'est mort. Je suis en mode genre, ok. Eh bien, on va devoir s'habituer à ça, donc pas le choix. Ensuite, je vais à une deuxième maison. Je suis un stock au port. En fait, à chaque fois, la première question que je leur posais, c'était, est-ce que vous parlez anglais ? Pour avoir quand même l'idée de, est-ce qu'on va pouvoir échanger ? communes. Chez les gens qui ne parlent pas anglais, ça aurait été un peu long. Parce que l'idée, c'est quand même d'avoir un échange avec les personnes. Donc, je me suis dit, bon, c'est mieux si on arrive quand même à communiquer. Et je me souviens, du coup, on parle un peu. Il me dit, je parle anglais, je lui explique mon projet. Et il me fait, bon, déjà, rentre à la maison, mange avec nous. Pour commencer, tu manges avec nous. Et ensuite, si ma femme est d'accord, je pourrais dormir. Donc là, je vais derrière la maison pour déposer mon vélo. Et je me dis, c'est quand même drôle. Là, je vais manger. Et ça se trouve, dans deux heures, je suis dehors. Genre, genre. Quatre départs, ça recommence. C'est chez moi genre, bon, on va prendre le repas parce que j'aime bien manger. C'est toujours ça, mais moi, j'aimerais peut-être savoir si j'ai un logement plutôt qu'un repas. Et en fait, du coup, le repas se passe très bien. On parle et il m'explique que les deux sont des Pays-Bas. Ils se sont rencontrés à Montpellier pour leurs études. Du coup, ils parlaient tous les deux un petit peu français. Ils avaient des amis en Normandie. Du coup, dans une semaine, ils allaient les voir. Assez proche de la France quand même. finalement on est parti faire des courses et en fait il m'a amené après au petit pub du coin et on a passé quelques heures à prendre plusieurs bières ensemble et en fait à refaire notre vie à l'intérieur du pub comme c'est un petit village il connaissait pas mal le monde il faisait une sorte d'anniversaire ils nous ont fait venir à l'intérieur et ils ont mis des musiques françaises classiques pour m'accueillir et là je me disais mais qu'est-ce que je fais là genre je suis pas très loin de chez moi mais j'ai déjà le genre ils mettent des classiques des vieilles musiques françaises à leur anniversaire parce que je suis là je me dis genre mais c'est incroyable et après on a passé la soirée chez lui à cuisiner pour mon repas du lendemain et on a eu énormément de discussions sur l'Asie sur les relations de couple genre son expérience de père justement comment il voit les relations quand il est jeune et comment ça a évolué quelle place laisser la liberté de chacun, aux enfants, mais également à sa femme, pour être brosuré comme ça dans le temps, qu'est-ce que vous avez dû faire et tout. Du coup, je me dis genre, moi j'ai 26 ans, toi t'en as presque le double, je pense. Quelle est ta vision sur ça ?
- Speaker #1
C'est un peu ça qu'il venait chercher aussi, et là tu t'es, dans des moments comme celui-là, tu te dis, bon ben voilà, je suis au cœur de mon voyage, quoi.
- Speaker #0
C'est clairement ça, et en plus, c'est aussi je trouve la force de quand on est comme ça un inconnu. on peut plus facilement se livrer et arriver à parler. Ce n'est peut-être pas une discussion qu'il aurait eue avec ses enfants et ce n'est peut-être pas une discussion que moi j'aurais eue avec des gens de son âge que je connais, même si j'arrive assez facilement à poser une question d'une pute en blanc comme ça et des gens s'échoquent un peu et je leur dis, bien, on parle. Et je pense que ça jouait pas mal et il avait l'air très reconnaissant et vraiment, quand je suis parti, il me regardait et il était en train de dire, bah... Merci pour la soirée, j'ai vécu un moment incroyable. Donc eux, j'aimerais beaucoup les revoir.
- Speaker #1
Je suis tellement d'accord avec ce que tu viens de dire. Je pense que c'est souvent d'ailleurs comme ça qu'on fait des rencontres très fortes en voyage. C'est que parfois, tu sais que tu ne les reverras jamais, entre guillemets. Et donc, ça te permet d'être 100% naturel et de livrer encore plus facilement qu'il y a des gens qui pourraient connaître ton entourage. Donc, c'est souvent des moments très forts.
- Speaker #0
Exactement. Donc ça, première belle rencontre étrangère. Ensuite, une deuxième, c'était en Norvège. Je suis tombé chez quelqu'un où là, très différent que mon groupe, en fait, quelqu'un qui m'a accueilli chez lui. Après, je ne sais plus combien de temps ça faisait que je toquais aux portes. J'avais dû toquer, je pense, à peu près à cinq portes avant. Et lui, je ne l'ai pas partagé sur les réseaux parce qu'il m'a demandé de ne pas trop être filmé. Il ne voulait pas. En fait, c'était quelqu'un qui a eu une enfance très dure. enfance très dure qui fait que du coup sa vie derrière a eu plein de complications. Il avait eu énormément d'opérations sur le corps humain, il y a plein de choses, c'était un colosse un peu, un mec grand. Tu te dis putain il est grand, il est musclé et tout, il te dit ça, 5 opérations sur le poignet, 5 opérations partout, c'est placé dans des foyers pour jeunes quand il était petit, ce qui fait que derrière le fait d'avoir une vie comme ça, une jeunesse très décalée où il n'avait plus de parents, projeté par pas mal de gens. Tu sais, du coup, tu fais des choix de vie qui t'amènent sur un, on va dire, sur un... Il ne m'a pas dit vraiment ce qu'il avait fait de sa vie. Enfin, j'ai compris quand même que quand il me dit qu'il est la personne, si on va éteindre quelque chose, il l'avait. Ça donne une idée. Du coup, ça rentre qu'en fait, petit, tu te fais engrainer dans les histoires de gang et compagnie. Très dur de ressortir. Du coup, il m'a un peu parlé de tout ça et tu te rends compte que... tu as de la chance de vivre ta vie de quelqu'un de citadin assez classique qui a commencé par avoir une jeunesse et une enfance heureuse et qui n'a pas été placé à 10 ans dans un foyer avec des jeunes. Et en fait, tu te dis que la vie est très simple. Et en fait, c'est des rencontres comme ça où quelqu'un d'extrêmement généreux, très gentil, vraiment la main sur le cœur, là pour moi, à m'aider et tout. Et tu te dis, mais c'est con. Pourquoi moi et pas lui ? Ou inversement, pareil, lui, c'est une personne que j'aimerais beaucoup avoir parce qu'il a vraiment été là pour moi. Il me disait, pareil, si t'as un problème, tu m'appelles, je viens, ou je vais trouver quelqu'un qui pourra t'aider sur la route. Mais c'est fou de se dire que des petites choses au début de ta vie vont avoir des conséquences énormes sur la suite. Et du coup, ça va être très compliqué de revenir sur ça. Donc lui, j'ai pas pu communiquer sur les réseaux. Il m'a demandé justement, par rapport à ses problèmes anciens, de pas trop... On sait jamais s'il peut se passer. Mais il disait, c'est... Enfin, c'est plein de complications. Devenir père avant d'être majeur. La liste était assez longue. Je ne vais pas non plus déblater sa vie. Je ne sais pas si je peux et même si je ne dis pas que c'est. Mais c'est des rencontres comme ça où on se dit, tiens, on a de la chance d'être à la place qu'on est.
- Speaker #1
C'est marrant parce qu'en fait, de ce que tu dis, c'est deux profils complètement différents et ça ne s'explique pas forcément. Mais les deux, en fait, ils ont réussi à te toucher tout simplement et à te passer un message.
- Speaker #0
Tout à fait, tout à fait. Je suis très content. Tu vois, justement, de faire des rencontres comme ça. C'est des petites claques qu'on se prend par moments et on se dit, ah ouais, je ne m'attendais pas à ça.
- Speaker #1
Je ne crois pas que... tu es plus réceptif aussi à ces moments-là que si tu avais croisé peut-être dans ton quotidien les mêmes personnes, tu n'aurais peut-être pas eu un échange aussi fort ?
- Speaker #0
C'est sûr, je pense que quand on est dans un voyage comme ça et que surtout, en toquant aux portes pour aller rencontrer du monde, et du coup, ça veut dire que les gens s'ouvrent à nous, nous, on s'ouvre également à elles et qu'on est dans l'échange. Ce n'est pas pareil que si je l'avais croisé au restaurant et qu'on avait parlé un peu, que ça m'aurait marqué, parce que là, je passais la soirée avec eux et ils m'accueillaient. c'est sûr que ça ouvre beaucoup plus ça touche très différemment
- Speaker #1
Est-ce que tu te souviens maintenant quand tu as touché au but quand tu es arrivé sur le village du Père Noël est-ce que tu peux nous raconter ce moment précis ?
- Speaker #0
L'arrivée du Père Noël a fait très sens comme le départ quand je te disais que j'étais chez quelqu'un qui avait été deux fois au village du Père Noël donc quand je suis arrivé là-bas sans surprise il y a beaucoup de monde au village du Père Noël surtout à cette période de l'année c'est un peu le moment foire où tout le monde est là et je suis arrivé au village et j'essayais un peu de voir ce qui se passait de prendre mon temps de regarder et là je tombe sur deux français qui veulent se prendre en photo et la dame qui disait attends mais reprends-la elle est pas bien et tout et du coup je leur dis est-ce que vous voulez que je prenne une photo pour vous ? elle sera peut-être mieux comme ça et vous serez tous les deux sur la photo Merci beaucoup. Du coup, on fait la photo, on parle un peu. Je leur parle de mon projet. Et là, la dame, déjà, elle me dit, c'est incroyable ce que tu fais. Et je connais Mécénat Chirurgie Cardiac parce que ma sœur fait partie des gens qui accueillent les enfants pour... lorsqu'ils ont une opération pour rester en France et le temps de post-opération de récupérer avant de rentrer chez eux. Du coup, je termine genre, ah, ok. Un premier élément déjà par rapport au voyage qui est là. Et du coup, on a passé la journée ensemble à découvrir le village et à parler. La queue pour aller au village du Père Noël, il faut savoir qu'en fait, il y a un petit post-office, on va dire, où on doit récupérer un ticket qui nous indique quand est-ce qu'on peut passer. Sur toutes les 15 minutes, ils ouvrent des salles de gens qui peuvent y aller. Et une fois que c'est notre tour, il y a déjà une heure d'attente à l'intérieur pour avancer. Donc, je me souviens qu'en gros, moi, je devais partir à peu près à 17h. J'avais l'obligation de partir à 17h pour entrer. Et quand je suis allé les voir, il était genre 13h10. Et elle m'a dit, le prochain, l'année prochaine, c'est à 16h30. Mais 16h30, ça ne compte pas déjà les une heure à faire. Du coup, je l'arrive, je lui fais, ah ! Alors, je vous avoue, ça ne m'arrange pas trop. Parce que moi, ça fait 46 jours que je pédale. Je suis venu pour déposer les lettres en main propre. J'ai fait ça pour une seule étude. Et je me dis genre, est-ce que vous pouvez m'arranger ? Parce que je pars tout à l'heure, je rentre. Et là, elle m'a dit, mais vous ne saviez pas qu'il y avait de la queue ? Je fais, si, mais moi, je pensais une heure, pas trois, ni quatre. Et du coup, on parle un tout petit peu. Et elle me dit, bon, j'espère que vous ne m'avez pas menti sur le projet. Allez, tenez, je vais vous passer, il ne faut pas le dire à mon boss, mais vous passez à celui d'après à 13h15, donc dans 5 minutes. Le boss,
- Speaker #1
c'est le père Noël ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est le père Noël, mais elle était en mode genre, mon manager, je ne sais pas, ne vous mentez pas. Je suis en mode genre, non, non, je ne vous ment pas, ne vous inquiétez pas. Et du coup, trop gentil, on a parlé un peu et j'ai pu gruger toute l'attente qu'il y avait. J'avais juste les une heure de queue à faire comme tout le monde qui est rentré dans le bâtiment, mais à partir de ce moment-là, j'avais fini à peu près à 14h30. Et j'étais dans les clous pour rentrer chez moi. Et donc, j'étais content. J'avais réussi à passer toute cette queue. Je me disais quand même, 46 jours d'aventure et je me retrouve bloqué et à ne pas pouvoir les donner parce que j'aurais pu les déposer à la poste du Père Noël. Mais l'idée, c'était quand même de lui donner en main propre. Et comme ça, de faire la petite photo avec et de le montrer aux gens pour dire, c'est bon, les lettres sont arrivées. Donc ça, c'était le deuxième truc cool qui m'était arrivé de la journée. Et une fois que je suis arrivé là-haut, du coup, j'ai pu parler un peu au Père Noël, lui déposer les lettres. qui m'a remercié. Il m'a dit qu'il avait aimé le clin d'œil d'être venu avec un vélo en bois alors que lui, il avait un trédeau en bois. Donc ça, c'était un peu réussi. Et surtout, on parle un peu, donc il y a des elfes qui sont à côté pour être là avec le Père Noël. Et quand je rejoins mes affaires et quelqu'un d'autre arrive pour faire les photos avec le Père Noël, l'une des elfes me parle en français et me dit qu'elle a suivi l'aventure. Ah,
- Speaker #1
c'est génial !
- Speaker #0
Je me suis dit, mais comment c'est possible ? À quel moment il y a quelqu'un qui travaille au village ? le Père Noël qui suivait mon avancée en temps réel donc j'ai trouvé ça assez drôle une fois de plus genre en fait ça faisait plein d'éléments je ne m'attendais pas qu'ils se sont rejoints j'ai fait c'est une bonne façon de finir le voyage je ne pouvais pas je l'ai commencé d'une très bonne façon avec quelqu'un qui avait déjà été deux fois là-bas et je l'ai fini d'une très belle façon avec l'assaut et quelqu'un qui a suivi le voyage trop d'éléments qui se rejoignent ensemble
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu peux dire sur... Parce que tu avais fait, comme tu disais, un voyage d'un an et demi en France, qui était quand même déjà vraiment génial. Qu'est-ce que tu peux dire sur ce voyage ? Qu'est-ce qui a changé chez toi grâce à ce nouveau défi ?
- Speaker #0
C'est dur de dire qu'est-ce qui a changé, parce que j'ai un peu du mal toujours à prendre des perspectives comme ça. Je ne sais pas si ça a changé, mais je dirais que ça m'a conforté dans l'idée de vouloir faire des projets continués dans l'humain et le social. Et ça a continué, enfin, ce que je pensais déjà, mais qu'en fait, la plus grande richesse qu'on a, c'est quand même les rencontres qu'on fait. parce qu'il y a plein de gens, effectivement, ils vont avoir de l'argent, mais ils ne le seront jamais. L'argent disparaît un jour ou le système économique se crache. Tu n'as plus rien. En fait, la chose qui te reste, c'est tes amis, ta famille, les gens qui t'aident du lien. C'est ça, la véritable force qui va t'aider. Et du coup, ça me pousse encore à vouloir continuer de voyager, rencontrer du monde, avoir pas forcément l'idée de me faire un réseau, mais l'idée de faire des belles rencontres. Par exemple, là, durant le voyage, J'ai logé chez des gens en Norvège. La dame, quand j'ai toqué chez elle, elle venait de rentrer en voiture. En fait, j'ai toqué, son mari prenait une douche, du coup, il ne m'entendait pas. J'allais partir. Et elle, c'est le moment où elle arrive en voiture et elle me regarde, elle fait, mais qu'est-ce qu'il fait là, lui ? Elle ne comprenait pas. Je ne sais pas s'il neigeait ce jour-là, mais il faisait assez froid. Du coup, on parle un peu. Elle, c'était une mère qui avait son neveu à peu près mon âge. Du coup, elle se disait, je ne peux pas la laisser dehors, ça pourrait être mon gamin. Et finalement, on passe une soirée tous incroyables ensemble. Et en fait, elle m'explique qu'elle a vécu en Tanzanie. quand elle était petite et qu'elle y retourne souvent, ils ont encore une maison là-bas. Et maintenant, je sais que s'il veut en Tanzanie, j'ai déjà un petit état d'air. Et ça, c'est assez incroyable. On s'est dit, bon, il faut qu'on se retrouve là-bas et tu me feras découvrir la Tanzanie et on se prendra une semaine et ce sera génial. Ce sera le cas d'en se revoir. Et en fait, c'est des rencontres comme ça où je me dis, moi, c'est un peu mon rêve de me dire que je peux aller n'importe où dans le monde, j'ai un contact là-bas qui peut me faire découvrir et qui peut m'accueillir. C'est un peu un de mes rêves depuis que je suis petit. et de me dire que c'est ça, genre, une des véritables richesses. Et tous les voyages que je fais, les rencontres que je crée me conforment dans cette idée-là à chaque fois. Donc ça ne me change pas et ça concrétise encore ce que je pense.
- Speaker #1
En tout cas, tu l'as dit plusieurs fois, tu es en train de réaliser des rêves. Est-ce qu'il y en a un prochain que tu aimerais réaliser ?
- Speaker #0
Alors, il y a plein de petits projets et gros projets que j'ai en tête. Après, je ne sais pas si on peut appeler ça des rêves pour autant, c'est plutôt des projets marrants d'aventure ou autre. Mais on va dire le plus gros projet de ma vie que j'ai et qui va mettre du temps à se réaliser, ce serait de gravir le Lhotse. Le Lhotse, je ne sais pas si dans les auditeurs et auditrices, il y en a qui connaissent, c'est la quatrième plus haute montagne au monde. Donc en fait, la raison est toute simple. C'est que mes parents m'ont donné quatre noms à la naissance. Baptiste, Nicolas, Ulysse et Lhotse. Ulysse, c'est parce qu'ils voulaient donner le goût du voyage à leur dernier enfant. donc sur ça je sais pas à quel point ça a joué dans ma mentalité mais le fait de le savoir c'est une très bonne excuse pour moi pour dire bah voilà votre enfant va voyager toute sa vie et moi ça me va très très bien donc c'est aussi pour ça que sur les réseaux je m'appelle Baptiste Odyssée parce que bah Odyssée c'est une suite d'aventure et c'est ce que je fais tout le monde connait l'Odyssée d'Ulysse et maintenant c'est l'Odyssée de Baptiste donc ça c'est le troisième prénom et le quatrième l'Odyssée qui est du coup la quatrième plus haute montagne au monde donc en premier on a l'Everest ensuite on a le K2 Merci. Ensuite, le troisième, j'oublie tout le temps parce qu'il a un nom un peu bizarre. Et ensuite, le quatrième, c'est qui est dans l'Himalaya. Et mon projet serait du coup d'arriver à le gravir pour mériter ce prénom, pour de bon. Mais l'idée, ce serait de le faire sans assistance respiratoire et potentiellement sans Sherpa qui porte mes affaires. Je peux avoir un guide, parce qu'il en faut peut-être un. Mais l'idée, c'est d'être en full autonomie. et full naturel, on va dire. Enfin, je ne sais pas si on peut dire naturel, mais sans aide respiratoire, l'idée, c'est de vraiment le faire moi-même. Donc ça, c'est un défi physique et humain très fort. Je ne suis pas sur les capacités physiques de le faire parce que je crois qu'à partir de 4000 mètres de hauteur, on a une barrière naturelle de est-ce qu'on peut le faire au niveau du cerveau, est-ce que ça ne tape pas dans les oreilles. Je crois qu'il y a une barrière à peu près comme ça. Donc, si ça se trouve, je ne suis pas en capacité de le faire, donc on verra. En tout cas,
- Speaker #1
c'est un beau... projet et si on doit retenir quelque chose de toi, il y a le côté évidemment voyageur, mais il y a aussi le côté aventurier qui aime relever des défis et peut-être qu'on se retrouvera à ce micro la prochaine fois que tu auras réalisé cet ultime rêve. En tout cas, merci d'avoir partagé cette aventure. Je trouve que c'était à la fois touchant et à la fois hyper intéressant ce côté sportif, mais surtout surtout des rencontres que tu as pu faire, de ce que tu retiens à chaque fois que tu rencontres quelqu'un de différent, des petits messages qu'il peut faire passer, que tu viens de retranscrire ici. Donc, merci beaucoup.
- Speaker #0
Au grand plaisir. Merci à toi, Florence, pour m'avoir laissé parler de vos voyages.
- Speaker #1
Et on mettra bien entendu dans le descriptif de l'épisode ton lien de ton Insta, et comme ça, on pourra revoir aussi les vidéos.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci pour le partage.
- Speaker #0
Merci, passe une très bonne journée.
- Speaker #1
Et voilà, cet épisode est terminé. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientôt pour de nouvelles aventures.