- Speaker #0
J'en ai déjà entendu parler sur les réseaux sociaux des PCA, mais dans ma tête, c'est « Oh, les pauvres ! » Ça m'arriverait, je me souviens, c'était en 2019, j'avais une discussion avec quelqu'un de ma famille, et elle me disait « Ah oui, moi j'aime trop manger, jamais je pourrais être anorexique. » Moi je me suis dit « Oui, moi j'aime trop manger, jamais ça ne serait possible. » Et j'ai repensé à quand j'étais ramène,
- Speaker #1
si je me souviens bien. Et si, ça m'a fait plus confiance. Je me suis repensée. Hello everybody ! J'espère que vous allez bien. Je suis super contente d'enfin vous retrouver et vous partager un épisode que j'ai enregistré dans l'été 2025. Pour ce quatorzième épisode, Alice Panshoui-Durin. athlète d'athlétisme et spécialiste dans les épreuves combinées et plus précisément en 800 m, nous fait l'honneur d'être notre invitée sur ce podcast. Alice nous partage son parcours dans le milieu sportif, mais également un combat qu'elle a dû mener contre tous les comportements à l'usant-être. Elle nous partage dans ce podcast son combat, ce qu'a représenté et la place que la maladie a pris dans sa vie, son chemin thérapeutique, et comment elle s'en est sortie et comment elle va aujourd'hui. Bref, prête de bavardage, je vous laisse à notre échange avec Alice. Je vous souhaite une bonne égloute et je vous dis à très vite !
- Speaker #0
Je m'appelle Alice, je suis 1 ans, j'ai 16 ans. Je fais l'asiatisme depuis 6 mois, depuis le 3ème décembre. Je suis spécialisée dans le 800 mètres cette année. J'ai commencé l'asiatisme en fin 2022.
- Speaker #1
Donc tu as commencé l'athlétisme plutôt tardivement. Est-ce que tu as pratiqué un autre sport avant cela ou pas ?
- Speaker #0
J'ai fait de l'équitation de mes deux ans jusqu'à l'année dernière où j'ai dû m'arrêter pour me concentrer vraiment sur l'athlétisme. Si je voulais vraiment performer, j'avais une époque combinée. On doit s'en tenir plus lourd sur la cette épreuve. Et en fait, j'avais voulu qu'il y ait plus d'équitation. C'est pas facile, mais j'ai décidé de mettre de côté l'équitation pour prendre peut-être plus de temps.
- Speaker #1
Et comment tu as découvert l'athlétisme ?
- Speaker #0
Merci à mon professeur, mon professeur qui a été athlétique professionnel. Du coup, il avait aussi une licence au club d'athlétisme de la ville. En plus du triathlon, ça m'a intéressée, je me suis lancée.
- Speaker #1
Donc, tu as commencé là directement, c'était les 800 mètres ou tu as fait d'autres épreuves, d'autres disciplines avant de te spécialiser dans ça ?
- Speaker #0
J'ai fait plein de disciplines différentes. J'ai choisi les épreuves combinées en spécialité. Et les 800 mètres, c'est dans les épreuves combinées. C'est ça qui m'a amenée à me spécialiser un peu plus sur les 800 mètres. Parce qu'au début de l'année dernière, c'était vraiment... Je fais ma saison en épreuve combinée, en bras. Et petit à petit, on voyait que je courais un peu plus que les autres filles sur le 800 mètres. Et on voyait le chrono y descendre.
- Speaker #1
Est-ce que tu pourrais nous expliquer ce qu'est les épreuves combinées ?
- Speaker #0
Les épreuves combinées, en hiver, c'est le pentathlon. En été, c'est l'heptathlon pour les femmes. Dans l'heptathlon, il y a sept épreuves. Donc, il y a le 100 mètres et... Les 200 mètres pleins, le saut en hauteur, le saut en longueur, lancé de poil, lancé de jabot, 800 mètres.
- Speaker #1
Donc cela fait maintenant deux ans que tu te consacres à 100% à l'athlétisme. Tu fais une progression que l'on peut qualifier de fulgurante. En effet, elle s'est matérialisée cette progression par une victoire et donc synonyme de première place au championnat de France de 800 mètres dans ta catégorie U18 en juillet. 2025. Selon toi, quels ont été tes outils pour progresser d'une telle manière et pour progresser encore aujourd'hui ?
- Speaker #0
C'est aussi à niveau mental, j'ai fait aussi attention aux professions, aux beaucoup, beaucoup de secteurs, aussi l'emploi. Il faut vraiment sentir qu'il y a des personnes qui sont avec nous. Et c'est vraiment,
- Speaker #1
il faut se donner les moyens. Donc moi, j'étais notamment découverte par un des posts de la célèbre page Instagram Les Athlètes Français. On lui fait un petit coucou par ailleurs s'il passe par là. Ou il pouvait partager ton titre de championne de France de 800 mètres en 2018 en juillet 2025. Et il pouvait mettre en parallèle le combat que tu menais contre les troubles des conduites alimentaires. Une maladie que tu as pu avoir il y a un an de cela. Est-ce que tu te sens tiré ? et est-ce que tu pourrais nous partager ce combat que tu as mené en parallèle de ton activité sportive ?
- Speaker #0
Je n'ai jamais eu de problème niveau nutrition, etc. avant il y a un an, quasiment un peu plus d'un an et un mois peut-être. En fait, c'est pendant la cour, juste avant le festival de l'année dernière, J'ai commencé à... Je m'étais dit, dans un objectif de performance, peut-être perdre quelques kilos, c'est grave pour ma flèche. Et en fait, j'avais dit, je ne peux pas faire du sport. Rien du tout. Plus du tout de sport. Et en fait, petit à petit, je m'alimentais de moins en moins. Je perdais un peu de poids. ça devenait mes proches, je les rencontrais de plus en plus. Et je suis retournée à l'entraînement sans doute. Et en fait, je reprenais l'entraînement, mais je mangeais de moins en moins. Et au bout d'un moment, ça s'est vraiment dégradé. C'est vraiment dégradé. C'est mes parents qui ont parlé directement à mon coach. Même si ça continue, ça peut être possible pour moi de penser à Alice. Je suis encadrée par une éducationniste. J'ai vu une psychothérapeute. J'ai été beaucoup encadrée par mes profs.
- Speaker #1
Comment tu pourrais expliquer avec tes mots et ton expérience, qu'est-ce que des TCA ?
- Speaker #0
C'est quand on ne parle plus du principe de l'alimentation, c'est quelque chose qui rassemble, qui crée des liens. Il y a aussi de la réflexion au niveau du repas. On n'est pas censé tout le temps réfléchir à la nourriture. C'est vraiment, on profite, on vient comme les occasions viennent, les restaurants. avec les amis, la famille. Et c'est aussi, la TCA, c'est à partir du moment où on ne voit plus la mutation comme un carburant, comme quelque chose qui nous freine. Et on voit ça comme un problème, en fait. On réfléchit à ça. Alors que normalement, on n'est pas censé se faire.
- Speaker #1
À la définition très juste que Alice vient de donner sur le trouble du comportement alimentaire, J'aimerais rajouter que les DCA sont des maladies reconnues par le DSM-5, qui est le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de la cinquième édition. Ce n'est pas que les personnes ne font pas exprès de ne pas manger ou d'avoir des crises de compulsion alimentaire. C'est réellement une maladie psychique qui a des conséquences sur le somatique. Et dans cette maladie, il y a un impact au niveau neurologique et notamment du système de récompense. Donc c'est un circuit dans le cerveau qui nous pousse à répéter les comportements essentiels à notre survie, manger, boire, créer du lien social. En fait, quand on fait quelque chose de bénéfique, le cerveau va libérer une hormone de plaisir qui se nomme la dopamine. Il y en a plusieurs, mais on va se concentrer sur celle-ci aujourd'hui. Cette libération crée une sensation agréable. Donc, normalement, dans notre cas, manger déclenche ce mécanisme. On ressent du plaisir, de la satisfaction. Sauf, on va parler de l'anorexie, dans cette maladie, ce système est perturbé. La nourriture, elle peut provoquer de l'angoisse plutôt que du plaisir. Parce que, initialement, par exemple, Alice, elle voulait perdre un petit peu de poids pour performer. Donc, la nourriture était source d'un petit peu d'angoisse et d'anxiété. Et paradoxalement, c'est donc dans le cas de l'anorexie, C'est la restriction alimentaire, le fait de contrôler, de résister, de perdre du poids qui vient activer ce circuit de récompense. Et donc avec le temps, plus il va y avoir de contrôle, plus il va y avoir une perte de poids, et plus ce mécanisme va être renforcé, et ça vient renforcer le trouble. Donc voilà, en résumé, dans l'anorexie, le système de récompense fonctionne à l'envers. Ce qui devrait être gratifiant normalement, c'est-à-dire manger, ça nous apaise, et bien c'est la récompense. Et c'est ce qui peut devenir dangereux parce que ne pas manger, ça devient valorisant pour la personne. Et du coup, au niveau neurologique, il y a un dysfonctionnement du système dopaminergique. Donc, ce n'est pas uniquement une maladie psychologique, il y a vraiment des mécanismes cérébraux et neurologiques qui sont en cours. C'est pour cela qu'il est important d'avoir une démarche pluridisciplinaire pour être accompagné. Et ce n'est pas juste un manque de volonté d'une personne qui est atteinte de TCA. de ne pas prendre de poids ou d'arrêter les comportements qu'elle peut mettre en place. A savoir qu'en fonction des moments de la vie, nous pouvons avoir un peu une perte d'appétit ou alors faire un peu plus attention à ce qu'on peut manger ou notre poids prend une place un peu plus importante. Le plus important, c'est qu'à partir du moment où vous vous posez des questions, ça ne coûte rien d'aller consulter votre médecin traitant qui est votre premier interlocuteur. Soyez à l'écoute de vous et de votre mode de vie. Il n'y a que ça. qui va pouvoir faire la différence. Faites attention à vous. Quand tout ça a commencé, est-ce que tu as fait des recherches pour trouver qu'en perdant du poids, tu irais plus vite ou non ? C'est venu d'une idée comme ça ?
- Speaker #0
Non, c'était seulement... En fait, c'était essayer de ne pas trop, pendant la coupe-loi, de ne pas trop prendre de poids. Et voir peut-être perdre de l'agriculture, ça peut dégrader. D'accord. Tu perds de contrôle.
- Speaker #1
Parce que concrètement, quand tu disais que tu mangeais moins, est-ce qu'il y a un exemple de repas que tu mangeais avant et que tu mangeais pendant cette période de juillet jusqu'à septembre ?
- Speaker #0
Je mangeais pas assez, vraiment. C'est tout. Mes parents se connaissent vraiment dans le sport. Il le savait parce que mon père qui traite la tête, il fait de la natation, vélo-course à pied. Il doit énormément manger et il t'a mis quasiment tous les jours. Donc j'avais quand même une grosse dépense énergétique. Il fallait que je remplisse mes besoins. Dans mes assiettes, ce n'était clairement pas le cas. Et vu qu'il s'y connaissait en nutrition, un petit peu, vous savez, c'est un problème. Peut-être que c'est énorme, mais c'est normal, c'est bien. J'ai vu tous ceux qui pouvaient... des aliments même plus lésirs, etc. Avec les amis, les restaurants, je refusais tout. Et donc, ça m'a complètement en même temps isolée. Alors, par contre, je n'étais pas en dehors avec eux.
- Speaker #1
Et quand tu disais tout à l'heure, après, ça a dégénéré. Au début, c'était juste une volonté de perdre un peu de poids. Et après, ça a dégénéré, dégénéré dans le sens que tu perdais de plus en plus, que tu contrôlais de plus en plus.
- Speaker #0
Et vraiment, j'ai perdu. Il y a eu une période où le médecin m'a dit un peu de moins et c'est l'hospitalisation directement. Il y a eu plus de soins. J'ai même perdu trop de poids en trop de temps. Du coup, j'ai eu de la ménorée.
- Speaker #1
Donc la ménorée, c'est l'absence de règles de menstruation. Pendant combien de temps tu l'as eue ? Est-ce que là, actuellement, tu l'as encore ou pas ?
- Speaker #0
Alors justement, j'ai eu du moins de deux. l'année dernière à la semaine dernière.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'était vraiment la semaine dernière que je me suis dit c'est enfin fini tout ça. Ça nous tend à se promettre,
- Speaker #1
etc. Donc il y a eu cette période de fin août à novembre. C'était vraiment il faut que je perde du poids pour la performance. Est-ce que tu faisais le lien pendant ce temps-là entre je ne mange pas assez, je n'ai pas d'énergie ou non pour toi c'était complètement dissocié ?
- Speaker #0
Ben, pendant cette période-là, non. C'était vraiment... J'ai commencé à faire ce lien-là au niveau du mois de décembre, je pense. C'est quand on peut répéter tout le temps, Donc, moi, je ressentais pas trop parce qu'au début, je suis dans cette maladie avec le sport, on ressent pas trop directement les effets. Et plus de petit, surtout pendant l'hiver, au temps du moment... On a eu plus besoin de s'alimenter avec le poids parce qu'on s'entraînait en extérieur. Nous, on n'a pas de salle. Et puis, petit à petit, on faisait des danses. J'ai eu de l'énergie. Même en compétition, je sentais mon corps. Il était de moins en moins performant. J'ai perdu en masse musculaire aussi parce que je perdais une poire. Mais le poids, c'est les doigts qui perdent quelque chose. J'étais quand même assez musclée. Et en fait, je perdais ce que j'ai eu dans les quadriceps. Avant, j'avais vraiment un bon film de sprinteuse, la saison d'avant, et je perdais. J'étais complètement fondue des quadriceps. Et en sprint, je suis devenue...
- Speaker #1
Quand on dit que vers octobre, novembre, décembre, il y a eu vraiment un pic au niveau de la maladie, ce pic-là, donc outre cette grande perte de poids, quels sont les autres symptômes qui ont pu se démultiplier pendant cette période ?
- Speaker #0
C'est vraiment l'isolement, et même au lycée. Je voulais plutôt aller au lycée. Des fois, je me disais à ma maman, maintenant, je n'ai pas envie d'aller au lycée. Aujourd'hui, c'est impossible. C'est vraiment de l'isolement. J'avais quasiment perdu l'ambiance. Je ne me reconnaissais plus. Mes proches ne me reconnaissaient plus.
- Speaker #1
Est-ce qu'à un moment donné, l'alimentation était presque comme une obsession ? Tu pensais qu'à ça ?
- Speaker #0
J'ai vraiment mis du temps à me détacher et à me balancer vraiment. Après, c'est la maladie. C'est normal, j'étais vraiment pendant toute cette année. Pour moi, ça a commencé à mieux. Et ça, c'est vraiment tout le temps. Des fois, j'étais en cours au lycée. Et des fois, je ne me concentrais pas. Je pensais à la nourriture. Alors que j'étais en train de s'envahir en même temps.
- Speaker #1
Il y avait vraiment un problème. Et justement, comment la nutritionniste ou la psychothérapeute ou même les médecins que tu as pu voir au début t'ont expliqué ce que tu avais ? Est-ce qu'ils ont posé des mots directement ? Comment ça s'est passé, ces premiers rendez-vous médicaux ?
- Speaker #0
Alors, avec ma nutritionniste, c'est vraiment... Il me faisait prendre conscience que tous les entraînements que j'avais, surtout si je voulais prendre de la masse musculaire, si je voulais rester dans un système correcteur de performance, aller justement à l'alimentation, c'est vraiment une grosse partie de la performance. Et je n'en avais pas encore conscience que mon père s'alimentait pour performer, sinon ce n'est pas possible. Et après avec un psychothérapeute, C'est pas vraiment elle qui parlait, c'était vraiment moi. Elle me mettait un petit peu sur des pistes et d'un petit coup je me rendais compte. Parce que j'étais vraiment beaucoup dans le déni en fait. Et pour moi, mon problème c'est que mes parents ils voulaient jouer avec des médecins, mais j'allais un petit peu pour les rassurer. Et c'est en voyant ces médecins que je me suis rendue compte. Et j'ai rencontré ma médecin du sport à l'épargne et elle, elle m'a vraiment... faire un déclic. Et c'est là, ça s'est très, très, très vite. J'ai vraiment repris vite du poids. Je me suis remusclée très vite. Beaucoup plus vite qu'avant.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Qu'est-ce qui s'est passé avec cette médecin du sport ?
- Speaker #0
Donc, je prenais rendez-vous avec la médecin du sport. Au début, c'est un moment qui a été fait parce que ça faisait trop longtemps que je n'ai pas en amélioré. Et le médecin généraliste disait que c'était normal, il y avait beaucoup de sport. Et ma maman, elle dit que c'était normal, on voit une médecin du sport. Donc, on a vu cette médecin du sport et elle a écouté mon parcours et elle a dit vraiment... Elle m'a vraiment dit qu'il faut que je t'aide à ton sens de là. Je lui ai parlé de mes projets futurs, le futur de l'éducation que j'ai fait. Je n'ai pas les écoles. Elle me dit que je me sois totalement guérie pour ce que je vais faire dans l'école de l'éducation. Elle me dit que ça va être dur mentalement là-bas. Et si tu n'es pas soignée totalement sur ce point-là, ça n'a pas été possible. Tu ne vas pas réussir. à faire ce que tu veux de ton futur. Et elle m'a dit moi j'ai envie de t'aider à te sortir de là. Du coup, elle m'a fait faire énormément d'examens médicaux. Et donc au mois d'avril, elle m'a dit oui, je veux qu'on se revoie début juillet. Je veux que ça aille mieux parce que la fin du mois de juillet, je ne voulais pas te lâcher. Je veux vraiment, puisqu'elle voyait que j'étais motivée dans le sport, enfin si je ne veux pas te lâcher, il ne faut pas que je me lève. Tu t'en sors totalement. C'était vraiment un rendez-vous. Je suis sortie du rendez-vous en pleurs. C'était vraiment... Au début, j'étais à ma maman, mais je ne veux plus la mettre. Je ne veux plus la mettre. Je suis en train de retourner. Je suis médecin du sport. Je ne sais pas si j'aurais pu possiblement avoir la guérison aussi rapidement.
- Speaker #1
Tu parles de guérison et j'avais envie d'avoir ton avis justement par rapport à ça. Est-ce que c'est possible de guérir quand on a un TCA ? Selon toi ou pas ?
- Speaker #0
Il y a des personnes qui disent non mais je pense que ça prend du temps et il faut aussi le voir. C'est vraiment... c'est un lâcher prise, en fait c'est totalement l'inverse de cette maladie qui est voir le contrôle, c'est vraiment si on veut guérir, c'est vraiment faut accepter de lâcher prise surtout avec les, ce qui m'a beaucoup aidé c'est que je voyais mon poids il augmentait, il augmentait donc c'était vraiment, je mangeais, je mangeais beaucoup parce que Je m'en sers beaucoup, donc je mangeais beaucoup. Je voyais à côté, mais je faisais des performances passionnantes. Et pour moi, je me disais, je ne sais jamais faire de ma vie. Et pourtant, à côté, ça permet de performer.
- Speaker #1
Donc c'était pour te prouver le contraire, ce que tu pouvais penser en août. la partie de saison à partir de janvier, eh bien, ton chrono diminuait et ton poids augmentait.
- Speaker #0
C'est ça. Pour le fichier, c'est oui, plus on est léger, plus on compte. Pour moi, l'inverse, c'était quand avec des kilos en moins, je courrais beaucoup moins vite que quand je m'augmentais correctement, il y avait un poids normal.
- Speaker #1
Est-ce qu'avant juillet 2024, l'alimentation avait été un problème pour toi ou non, pas du tout ?
- Speaker #0
C'était vraiment aucun problème. C'est vraiment partie, directement partie à l'extrême.
- Speaker #1
Ok. Donc ça prouve que ça peut arriver à tout le monde.
- Speaker #0
Ah oui, vraiment. Je n'en sais jamais. J'ai entendu parler sur les réseaux sociaux des PCA, mais dans ma casquette. « Oh, les pauvres ! » Ça m'arrivera, je me souviens, c'était en 2019, j'avais une discussion avec la soeur de ma famille, et elle me disait « Ah oui, moi j'aime trop manger, jamais je pourrais être anorexique. » Je me suis dit « Ah oui, la même chose, moi j'aime trop manger, jamais ça ne serait possible. » Et j'ai repensé à quand j'étais rarement, si je me souviens. Et si, ça peut être qu'on a porté qui, on ne sait pas.
- Speaker #1
Tout à l'heure, tu disais, pour pouvoir guérir, c'est justement ce lâcher-prise-là. Dans le sport, c'est compliqué de lâcher-prise. On cherche justement un petit peu de contrôle en s'entraînant, en contrôlant son corps, le mouvement. Donc là, la maladie s'est faufilée dans ta quête de performance. Comment réajuster un petit peu tout ça et chercher un lâcher-prise là où on cherche un peu à... contrôler les choses.
- Speaker #0
En fait, moi, avec le sport, on a besoin de contrôler. C'est ça. En fait, on n'a pas tant besoin de ça, de contrôler. OK, il faut faire attention, un petit peu, mais moi, je n'ai même pas besoin de faire attention, en fait, parce que j'ai déjà une famille qui s'alimente comme des sportives au quotidien, donc je n'ai vraiment pas besoin de faire attention. Je faisais trop attention, je ne me rendais pas compte que... Oui, je fais déjà attention au quotidien. C'est un source en plaisir quand même.
- Speaker #1
C'est plus du lâcher prise au niveau de la vision que tu avais de l'alimentation et un peu plus de flexibilité. Quel est le message que tu pourrais dire aux personnes qui sont comme toi ou qui ont des pensées comme tu as pu avoir ?
- Speaker #0
Il faut bien se trouver. C'est vraiment... Moi, c'est l'entourage qui m'a vraiment... aider à en sortir, bien s'entourer, surtout en parler. C'est vraiment... Si on n'en parle pas, c'est pas possible parce qu'on reste avec soi-même, on reste avec la maladie. Et c'est vraiment, il faut en parler, il faut arrêter que ce soit un sujet tabou. C'est vraiment ça qui permet de s'en sortir et surtout de se rendre compte qu'il ne faut pas se cacher la vie pour... un poids ou même une performance parce qu'en fait, au final, c'est quand on laisse les choses se faire naturellement, comme notre corps le sait, qu'on réussit mieux. Ce n'est pas avec une prise de tête constante. Avec un hyper contrôle, qu'on réussisse. C'est cool par nature et du coup, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu te sens ? Par rapport à tout ce qui s'est passé, que ce soit au point de vue sportif, au point de vue santé, physique et mental, là aujourd'hui, comment tu te sens ?
- Speaker #0
Je me sens vraiment de cette épreuve. Je me sens vraiment rendue. Je sens mes points de vue, j'ai gagné en maturité. Et je vois plus. Il faut se rendre dans notre poids et surtout je me dis que j'ai un peu soigné ma relation avec le sport et avec l'alimentation. En plus, j'ai été championne de France et c'est quelque chose que mes autres familles ont imaginé faire en cette année et encore moins cette année. Quand j'étais au club, c'était possible et j'ai gagné. Maintenant, j'ai réussi à faire des belles choses dans mon sport et c'est vraiment, je pense, une des plus belles réussites. Même, par exemple, j'ai une fille en infamie, c'est une petite fille de championne de France, mais aussi avec ce titre, par moi, il y a le titre, mais aussi le fait que je l'ai eu en vie grande. Et elle est quasiment guérie, c'est vraiment ce qui m'a aidée. C'est un plus acteur. D'accord, il y a la médaille, mais aussi le passeport.
- Speaker #1
Tout ce que tu as dépassé pour en arriver là. Et est-ce que quand tu dis que tu as soigné ta relation avec le sport, est-ce que ça veut dire comment tu conçois et comment tu concevais le sport ?
- Speaker #0
C'est vraiment... Du coup, tu as dit que c'était vraiment un objectif de performance au maximum. Mais là, c'est vraiment... C'est du plaisir et sans y prendre la tête, sans hyper-contrôle à côté. C'est vraiment une histoire sans rien, qui est un parasite à côté.
- Speaker #1
Ça prouve, et est-ce que ça prouve, je vais le remonter plus en forme de question, qu'avec du plaisir, sans hyper-contrôle, avec une relation saine avec le sport, la performance arrive au final ?
- Speaker #0
C'est totalement ça. Si ça n'avait pas été, si je n'avais pas laissé arrêter les portes en fronde, je n'aurais pas été championne de France, ça n'aurait pas été possible. Ça n'aurait pas été possible, c'est vraiment ça qui m'a permis de me faire grand.
- Speaker #1
On a commencé à échanger toutes les deux. Tu disais que tu étais à la recherche quand ça n'allait pas de podcast, de personnes, d'athlètes qui racontaient leur histoire. Qu'est-ce que tu aurais aimé entendre ? à cette période où ça n'allait pas ?
- Speaker #0
J'entendais déjà ce que j'entendais sur les réseaux sociaux. J'entendais déjà ce qu'on me dit à l'heure actuelle. Dans ma tête, c'était non, ça ne me concerne pas. Je ne fais pas du sport tant que ça, pour que ça me concerne les sportifs. Ça, ça concerne les sportifs vraiment au niveau. Et moi je suis en pleuré, je me suis dit non mais ça va. Alors que non, il fallait que je me rende compte que moi aussi, je méritais de m'entendre comme ça, de m'en sortir, d'être écoutée.
- Speaker #1
Encore une fois, ça peut arriver malheureusement à tout le monde, et d'être vigilant à comment on se sent et à... mais aux dérives que le sport peut avoir, peut provoquer plutôt. On va terminer avec une question signature du podcast. Alors, première question, c'est si tu étais une citation, laquelle serais-tu ? Oui,
- Speaker #0
je dirais, après ce travail, j'ai la réussite. Moi, je sais que j'ai fait les résultats que j'ai faits. C'est un travail qui est très important pour nous. La deuxième question, c'est qu'est-ce que tu dirais à Alice, on va dire, quand elle avait 15 ans, en juillet 2024 ?
- Speaker #1
Je dirais que pour la performance, on a besoin de bien s'alimenter. Aussi, qu'il ne faut pas s'écarter de ses proches. Parce qu'à cette période-là, je suis vraiment super proche de mes amis. Je suis très content. Et au final, j'ai été tout après. Et je dirais qu'il ne faut jamais lâcher ce lien-là. Je ne veux pas que je me laisse enfoncer. Je veux réagir sans se contenter.
- Speaker #0
Et la dernière question, c'est qu'est-ce que je peux te souhaiter pour la suite, pour l'avenir ? Voilà, l'échange avec Alice est terminé. Je tiens encore une nouvelle fois à la remercier pour sa patience, parce qu'il en a fallu des mois avant que je travaille sur ce montage et que je diffuse le podcast de son témoignage, mais aussi pour le partage de son témoignage, parce qu'il est important de lever ce tabou sur les TCA. Et oui, parce que les athlètes, même si on les fait croire, ne sont pas des super héros. et sont des personnes lambda qui peuvent avoir, comme tout un chacun, des obstacles sur leur chemin. Ne restez surtout pas seuls, comme a pu le dire Alice. Vous pouvez retrouver Alice sur ses réseaux sociaux, sur Instagram, à son prénom alice.pnc. Et quant à moi, vous pouvez me retrouver sur Instagram ou LinkedIn au nom du podcast A vos voix prépartées. N'hésitez pas à nous soutenir en likant, commentant et partageant le podcast. Je vous dis à très vite, je vous promets. pour un nouveau podcast avec un nouvel athlète. Je vous souhaite une bonne continuation et je vous dis à très vite. Prenez soin de vous.