- Speaker #0
Bienvenue sur Action Réservation, le podcast des hébergeurs qui veulent attirer les bons voyageurs sans s'épuiser à communiquer. Aujourd'hui, je t'emmène à la rencontre d'Aurélie Duclos de Lafuy, qui va nous raconter son incroyable expérience en tant qu'ambassadrice de son territoire, le Perche. Je suis Yen Bui, formatrice et coach marketing dans le tourisme. Ici, on ne cherche pas à être parfait, on cherche à être vrai. On parle de communication, de stratégie, de posture entrepreneuriale, mais surtout de ce qui compte vraiment, ton ADN, ton message. et ton impact. Ma mission avec ce podcast, tordre le cou aux idées reçues du marketing touristique. Parce que oui, tu peux générer plus de réservations sans y passer tes journées ni sacrifier ta liberté. Attends-toi à des épisodes courts, concrets et parfois un peu cash, mais toujours bienveillants. Chaque épisode est une invitation pour une mise au point, une respiration, un moment pour remettre du sens et de la stratégie dans ton activité d'hébergement. Si tu veux transformer ton hébergement en adresse choisie et pas juste visible, abonne-toi dès maintenant et passe à l'action. Bonjour Aurélie, je suis vraiment ravie de t'accueillir sur le podcast. Ça commence à faire un petit moment, je crois que ça fait un an et demi qu'on est en contact toutes les deux. Et merci d'avoir accepté l'invitation pour cet épisode très particulier, parce que tu es vraiment la seule, je pense, parmi les hébergeuses que je connais, qui est vraiment passée du statut d'hôte passionnée par son territoire, vraiment ambassadrice passionnée de son territoire, jusqu'à le statut qu'on peut dire référente locale, que même les journalistes aujourd'hui viennent contacter naturellement. Bonjour Aurélie, bienvenue sur le podcast.
- Speaker #1
Bonjour Yann, merci pour cette introduction. Et ça fait deux ans en fait que je te suis, où j'ai consulté tous tes podcasts qui étaient disponibles sur ton site, parce que je ne connaissais rien en marketing digital, touristique, etc. Et j'ai beaucoup appris avec toi et je te remercie.
- Speaker #0
Je t'en prie. Effectivement, on peut aussi peut-être planter un peu le décor en disant que... ton activité d'hébergement, tu vas présenter le clos de la fuie, mais ce qu'il faut aussi préciser, c'est que vraiment, ce n'est pas ton activité principale, tu as quand même encore ton métier d'assistante maternelle à côté, que tu vis à Paris, que tu n'es pas sur place. Donc, j'aime bien montrer un peu cette diversité des profils d'hébergeurs qui viennent sur le podcast, parce que certains se sont 100% consacrés à cette activité, d'autres... sont à mi-temps, enfin, même pas à mi-temps, mais c'est une activité secondaire, mais sont sur place. Toi, c'est une activité secondaire et tu n'es pas sur place. Voilà, il existe vraiment différents statuts. Donc ça, ça permet un peu de savoir dans quel contexte tout ça, tout ce qu'on va raconter se situe. Et donc, pour montrer que ce n'est pas du tout impossible. C'est ça aussi que j'aime bien dans ton profil, c'est qu'on n'a pas besoin d'être forcément sur place. Ça, c'est encore chouette de montrer que c'est possible aussi. Voilà.
- Speaker #1
C'est possible, mais c'est vrai que ce n'est pas non plus la même activité intense que les autres hébergeurs qui sont à plein temps, qui mettent beaucoup plus de temps et qui sont beaucoup plus à proximité géographique. Mais effectivement, c'est important de le rappeler.
- Speaker #0
Alors justement, on parle du Clos de la Fuie, c'est une maison familiale. Tu aimes bien dire, pas « j'lite » , tu aimes bien dire « maison familiale » , ça, ça te tient vraiment à cœur.
- Speaker #1
C'est super important. C'est notre maison de famille, effectivement, dans le Perche. Voilà, juste... pour situer le Perche, parce que je ne suis pas sûre que tout le monde sache ce que c'est. D'autant plus que le Perche, ce n'est pas un territoire administratif, un département, une région, etc. On est un petit peu dans le même schéma que l'Uberon. L'Uberon, je ne sais jamais comment on dit, corrigez-moi. L'Uberon. Le Morvan, en fait, il n'y a pas d'identité administrative vraiment formelle. C'est en fait un territoire, Grosse Maille, qui est situé entre Chartres et Le Mans, dans l'Ouest. C'est un paysage où on trouve du bocage, des jolies collines. Les images qu'on a en tête du Perche, ce sont les manoirs et naturellement le cheval percheron. Et ce qui est important également de préciser, c'est que c'est à proximité de Paris. On parle de 21e arrondissement de Paris. Pareil pour Deauville, pareil pour Antouquet, mais quand même, on est à 1h30 de la capitale. Et c'est vraiment une campagne idéale. Et il y a énormément de Parisiens. J'en fais partie, des accourus. Donc, les accourus, ce sont des personnes qui ne sont pas originaires du Perche, mais qui sont venues une fois, qui ont aimé, qui sont venues une deuxième fois en courant parce qu'ils ont trouvé ça super. Et finalement, ils ont acheté une maison, ils ont accouru pour justement avoir leur chez-soi dans le Perche. Alors, il y a d'autres mots dans les régions, justement. Ça me fait penser à la Réunion,
- Speaker #0
ils appellent ça les oreilles. Les oreilles,
- Speaker #1
exactement. Je suis très, très fière d'être une accourue. Effectivement, quand tu... Si j'en ai un... en introduction, entre guillemets, c'est un gîte pour six personnes, mais c'est avant tout notre maison de famille. Dans laquelle vous venez régulièrement. Exactement. On a mis dix ans à la transformer pour nous. Et puis, en fait, comme on n'y va régulièrement, mais quand on n'y va pas, on s'était dit, on va l'ouvrir au public, on va l'allouer, on va partager notre maison et non pas un gîte. Est-ce qu'il y a vraiment vos affaires personnelles ? C'est vraiment la maison de famille. Quand on loue, les gens n'ont pas l'impression d'être entre un gîte standard. Ils entrent chez des amis, limite. On leur prête une maison, c'est un petit peu l'idée. Il y a aussi une chose importante, et ça, on va certainement parler, parce que ça joue énormément dans ma communication et dans la passeuse d'histoire que je suis. Notre maison est située déjà dans le Perche, qui est quand même un coin assez médiatisé. On voit beaucoup d'articles dessus parce que c'est un bel endroit, il y a beaucoup de belles propriétés, des gens connus qui y habitent. Et cette idée que c'est vraiment très très proche de Paris. Les journalistes m'expliquent à chaque fois qu'ils font une petite référence sur une couverture de magazine plutôt touristique, histoire ou décoration, parce que ça c'est à fond, ils mettent le perche, ils voient les ventes augmenter.
- Speaker #0
C'est vraiment une destination qui est attractive.
- Speaker #1
C'est vraiment quelque chose qui interpelle les gens. Et la maison est située, le Creux de la Chie, dans le plus beau village du Perche. Je ne dois pas dire ça comme ça. Je dois dire considéré comme le plus beau village du Perche. Sinon, ça fait trop partie prix. Mais c'est vrai. Et la Perrière est déjà un village classé.
- Speaker #0
de
- Speaker #1
220 habitants classés petit c'est le caractère donc c'est par la baie le plus beau village de France et d'ailleurs je crois qu'on ne serait pas d'accord pour l'avoir parce que c'est trop engageant touristiquement, les visiteurs des aménagements, je pense que les gens qui habitent, c'est mon idée qui sont dans des villages comme ça aussi touristiques, perdent un petit peu leur âme l'âme de la ville se perd un peu en fait,
- Speaker #0
au bout de suite on a des touristes ce côté quantique qu'on aime bien quand on est dans ce petit village Je... vraiment avec peu d'habitants.
- Speaker #1
C'est ça, en fait, il n'y a plus de vocation de villageoise, c'est plus une vocation d'attraction touristique, et ça, c'est un petit peu dommage. Donc, on a un label, Petit Cité de Caractère, et aussi, il y a quelques années, il y a 12 ans, lors de la deuxième édition du Village préféré des Français, le village représentait la Normandie. Donc, c'est dire à quel point c'est un village qui est médiatisé, et aussi et surtout, ce qui joue à cette... en faveur de cette médiabilité, c'est qu'il y a un restaurant qui s'appelle la Maison d'Orbé, qui est une véritable institution. Il y a beaucoup de reportages sur les journaux de France 2, TF1. Il est même passé encore récemment sur France 2, à 13h15 le samedi, 40 minutes dessus. C'est un établissement familial très singulier.
- Speaker #0
Ça contribue à la notoriété du territoire. D'accord.
- Speaker #1
C'est un peu grâce à eux, d'ailleurs, que le village est aussi connu.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Ça, tu vois, je ne le savais pas. Donc, on ne manquera pas, effectivement, de les mentionner. Alors, toi, particulièrement, c'est vraiment ta passion pour le patrimoine. Le patrimoine percheron, mais le patrimoine même de façon générale.
- Speaker #1
Oui, en général, l'histoire. Voilà. Je suis toute petite. C'est vraiment le point de départ. Je le dois aussi à mes parents et aussi au métier de mon papa, puisqu'il était spécialisé dans la restauration de moulins.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
Donc, j'ai toujours été trimballée dans différents chantiers, des moulins, des très belles propriétés. Donc, plutôt en Auréloire. Donc, juste à côté se trouve une partie d'Auréloire et du Perche, mais je ne suis pas sur le Perche même où j'ai grandi. Et voilà, j'ai toujours aimé les vieilles pierres, les choses qui parlent en fait et puis qui résonnent. Ça, c'est ton mot. C'est vrai. C'est vrai.
- Speaker #0
Et ça t'a amenée ? Et ça t'a amenée justement à la création de ton blog dédié carrément au patrimoine Percheron.
- Speaker #1
Alors avant ça, j'ai effectivement, je suis à l'origine, on va appeler ça des vitrines digitales du village. La première a été le site internet de la Perrière. parce que c'est un village qui est magnifique, mais qui n'avait pas du tout de... de visibilité sur Internet. Il n'y avait absolument rien quand on est arrivé il y a 13 ans. Donc, j'ai créé avec mon époux qui est informaticien, donc ça va être parce que moi je lui connaissais. Oui,
- Speaker #0
j'allais te dire comment toi tu as pu te lancer comme ça. D'accord, ok, je comprends mieux.
- Speaker #1
Donc, j'ai créé avec mon époux l'apérière.net. Alors, c'est important de dire .net et pas .fr parce que ce n'est pas quelque chose de la mairie en fait. Il n'y a rien du tout d'officiel. C'est vraiment les habitants amoureux du village qui leur ont dédié un site internet. Et à la base, c'est un site qui est purement informatif. Limite, que voir, que faire Le portail d'information de la commune de la Perrière La valorisation du village Et je dois dire Que c'est un petit peu grâce à toi Même beaucoup grâce à toi Avec les différents écoutes Que je me suis aperçue qu'il fallait Que je transforme Ce portail d'entrée Parce qu'au début Je n'étais pas du tout présente Sur le site, on ne savait pas qui C'était juste une amoureuse du village et... Et voilà. Et en fait, il y a un an de ça, j'ai complètement remodifié, remodelé le site où je dis, ben voilà, je suis Aurélie, j'habite le village depuis tant d'années, je l'aime et je viens vous le partager. Et en même temps, j'ai aussi un gîte, si vous voulez, séjourner au cœur du village. L'idée,
- Speaker #0
c'était de le faire d'une paire de coups, c'est-à-dire que tiens, on donne envie de venir découvrir le territoire. Et bien, quitte à vouloir venir découvrir le territoire, tu proposes un lieu qui pourrait accueillir des voyageurs. Donc, effectivement, ça peut être une manière de coup. C'est le principe, d'ailleurs, de ce que je dis quand je propose aux personnes, alors pas forcément de créer le site de la commune, mais au moins de créer un site, un blog dédié. Et c'est ce qu'on a fait. C'est que finalement, on a aussi transformé un peu cette partie blog, du coup.
- Speaker #1
Exactement. Alors, si je continue dans l'historique, donc le site Internet La Perrière, que j'ai associé une page Facebook, voilà, classique, voilà. Et après ? En fait, le shit est venu vraiment beaucoup plus tard. Il est venu dix ans après. D'accord. Juste, si tu voulais des chiffres, évidemment, ça paraît un peu, pas beaucoup, mais pour moi, c'est beaucoup. Notre village, c'est seulement 220 habitants. Chaque année, il y a 50 000 vues sur le site Internet du village. Et la page Facebook, il y a 2 000 abonnés.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Moi, je suis très contente.
- Speaker #0
En sachant que ce n'est pas ton métier, ce n'est pas ton rôle à la base. Oui, non, pas du tout. Finalement, pour le temps que tu peux y consacrer, je trouve que c'est vraiment déjà pas mal.
- Speaker #1
Je trouve aussi. Donc, une fois que ce site-là a été créé, la page Facebook, une fois qu'on a ouvert la maison, on a créé le clou de la fille.fr. Et là aussi, pareil, avec... Toutes tes recommandations, je les ai pas mal modifiées, notamment le manifeste, mais ça, on en reparlera un petit peu plus tard. Le site de Claude Afi fait 18 000 vues par an, donc c'est pas si mal. Et je l'associe à un compte LinkedIn, comme tu me l'avais recommandé, une page Facebook, et depuis peu, Instagram. Ah ouais, je l'ai, je l'ai lancé. J'ai eu mon premier smartphone hier au novembre, donc il était temps. Voilà, et je prends beaucoup de temps. plaisir d'ailleurs, parce que c'est vraiment une communication différente. Ce qui est bien aussi, c'est que j'ai aussi une facilité. Pendant le Covid, j'étais enfermée avec les enfants, Marie qui était en télétravail, donc un peu compliquée. Il fallait absolument que je trouve quelque chose. Et j'ai créé, en parallèle à ça, une page Facebook qui s'appelle Perche Patrimoine.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Oui, en plus. Où là, en fait... Une communauté. C'est vraiment une communauté de gens qui sont passionnés par l'histoire, les vieilles pierres, toujours un peu la morangaine. Mais c'était plutôt pointu et j'ai écrit des tas et des tas d'articles. Et ce qui m'a permis de faire facilement le lien avec le Clos d'Afri, où j'ai intégré un blog qui s'appelle Perche Patrimoine. Et là, pour moi, c'est hyper facile. parce que je reprends les articles que j'avais sortis depuis la Covid. En fait, moi, je n'ai pas de problème d'inspiration.
- Speaker #0
Tout est là. Ça, c'est vrai que tu as la plume plutôt facile. Et le groupe Facebook existe toujours aujourd'hui ?
- Speaker #1
Il existe toujours, mais je ne l'alimente plus du tout puisqu'en fait, l'idée, c'est que les gens... Ils ne passent plus sur ton blog maintenant. Exactement. D'accord. Tout ça, ça n'a pas été prémédité. C'est venu vraiment progressivement. Et en fait, c'est le phénomène un petit peu d'entonnoir. Les gens découvrent le village par le site Internet et ils basculent un petit peu. Sans s'en rendre compte. Sans se rendre compte, parce qu'en plus, c'est à peu près les mêmes couleurs, je mets des liens partout, etc. Et ils découvrent la maison, mais dans une continuité, on va dire logique, comme une immersion. Et en fait, ça arrive. sur le site du gîte, ils sont déjà sensibles au paysage, à l'histoire, à l'esprit du lieu. Et en fait, ce ne sont pas des visiteurs à froid qui arrivent un peu par hasard sur mon gîte. Ils sont déjà en infinité. Donc ça, c'est vraiment génial.
- Speaker #0
C'est le principe du tunnel de vente que j'évoque depuis longtemps.
- Speaker #1
Que je faisais un petit peu naturellement. Et maintenant, effectivement, c'est devenu une stratégie clairement volontaire. J'utilise la visibilité du village pour vraiment capter un public.
- Speaker #0
Tu as ce pouvoir-là que tout le monde n'a pas. Beaucoup de personnes peuvent se vanter d'avoir réussi à créer le portail d'information de la commune et de pouvoir ramener le trafic vers son propre gîte. Ça, clairement, tu es partie d'un pouvoir. qui aujourd'hui, peut-être, serait beaucoup plus compliqué à mettre en place aujourd'hui. Toi, tu as bénéficié d'un désert total, d'un désert numérique du village.
- Speaker #1
Il y avait le problème des petits villages comme ça, c'est que il y a des nouvelles communes, des communautés de communes, une sorte de millefeuille administratif, et on se perd un peu. Et il y avait juste un encart, c'était bien fait sur le site internet de l'office de tourisme qui gère tous les petits villages, mais il n'y avait que ça à la base. Donc je trouvais ça un petit peu... Un petit peu d'hommage, en fait, c'était pour aller plus loin que l'image carte postale véhiculée par les médias, télé ou les articles de journaux.
- Speaker #0
En gros, vraiment, tu voulais rendre hommage à ton territoire en lui donnant plus de visibilité que ce qu'il mérite, en tout cas.
- Speaker #1
Exactement. Et puis, s'appuyer sur une notoriété déjà existante. Je voulais juste aussi préciser autre chose. c'est qu'avec la création de sites, etc., j'ai comme une certaine je suis assez timide on va dire ça comme ça j'aime pas trop prendre la parole devant des groupes etc mais ça m'a permis un petit peu d'évoluer de passer ce cap en fait et assez rapidement j'ai pris contact avec ils appellent ça Tourisme 61 donc c'est l'antenne qui gère tout ce qui est attractivité touristique de l'Orne pour devenir Greeter Greeter et en fait pour ceux qui ne connaissent pas les greeters ce sont des personnes passionnées qui ont une spécificité une connaissance particulière dans un domaine et qui peuvent prendre des groupes de 2 à 5 personnes pour expliquer pendant à peu près 2 heures leur alors ça peut être des gens qui sont passionnés d'aviation et qui font visiter les aérodromes du coin ça peut être quelqu'un qui est spécialiste de la nature et qui fait visiter les chemins creux Pour mon cas, je faisais visiter le village. Du coup, ma connaissance du village et du territoire m'a permis aussi de rencontrer les institutions. C'est chouette aussi pour se faire connaître et faire des rencontres. Bien sûr,
- Speaker #0
et qui vont nous amener au sujet qui va arriver parce qu'il faut quand même qu'on rentre dans le vif du sujet petit à petit. Parce que tout ce qu'on est en train de dire, c'est que ça t'a permis de construire petit à petit cette posture d'ambassadrice locale, justement. À partir de ce profil de greeter que tu as endossé, ça t'a permis d'amener petit à petit une vraie posture d'ambassadrice locale. C'est sur ça, justement, que je t'avais accompagnée à l'époque. Et donc, il y a eu un moment où tu as compris que ce rôle dépassait effectivement uniquement celui d'hôte, en fait, avec la maison familiale. Et donc... Aujourd'hui, tes différents projets, le site internet de la Perrière que tu avais construit, ton groupe Facebook dont tu as parlé, Perche Patrimoine, ton ancien blog, qui aujourd'hui est rattaché directement à ton site du Clos de la Fuie. Aujourd'hui, ces projets se répondent. C'est ce que tu nous as expliqué. Aujourd'hui, ils se répondent, c'est-à-dire que tu te renvoies, tu bénéficies comme sous la forme de vastes communicants finalement. C'est ça. du site de la commune, si vous voulez visiter, tu envoies vers le clos de la fuite, etc. Tu as quand même cet avantage, c'est que du coup, il y a zéro concurrence pour toi, parce que c'est toi qui l'administres, on est bien d'accord ?
- Speaker #1
Oui, oui. Bon, ça prend un peu de temps, mais c'est quand même génial. Je veux juste revenir sur le mot ambassadrice que tu as utilisé.
- Speaker #0
Tu avais du mal avec ce mot, au départ.
- Speaker #1
Exactement. En fait, moi, mon rôle, c'est pas seulement d'accueillir des voyageurs et de remettre des clés, ça clairement. Je suis avant tout une passeuse d'histoire. Je ne suis pas du tout influenceuse, ce qui n'arrive pas. Mais on va dire une médiatrice de territoire. Mais surtout, par exemple, ce que viennent chercher les journalistes, c'est une voix locale qui parle d'un lieu… Ah, il faut que je précise aussi, c'est que si je connais aussi bien le Perche, c'est parce qu'en long et en large, on a parcouru avec mon époux à vélo.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce qu'on a mis quatre ans à trouver notre maison. On est un peu loin. D'accord. Mais du coup, non seulement j'ai une connaissance du Perche, enfin de la Perrière. mais aussi vraiment du perche. Je suis capable de faire tout un parcours. Je me dis, j'ai trois jours, où est-ce que ça, tout ça, je suis capable. Et en plus à vélo. Et en plus à vélo. Et donc, c'est même faire des contournements pour éviter les collines. Bon, bref. Donc, l'idée, c'est d'être un hôte incarné. Une référence, en fait, parce que je l'ai vraiment parcourue et je raconte vraiment un lieu de l'intérieur et de ce que j'ai vécu. Donc, ça va vraiment au-delà de l'hôte classique, mais de là à être embrassadrice officielle avec les petits ferriers au rocher, je ne suis pas sûre.
- Speaker #0
Non, mais j'aime bien l'idée d'être médiatrice culturelle, médiatrice patrimoine. Effectivement, ce terme qui est un métier existant, le terme de médiatrice culturelle existe bien. et donc pour depuis tout à l'heure, on parle de contact d'un journaliste parce qu'effectivement, il s'est avéré que, petit à petit, c'était véritablement devenu cette référence locale, passeuse d'histoire, comme tu dis, du Perche. Donc, pas que de la Perrière, mais du Perche en général. Et comme tu l'as dit en amont, c'est que le Perche étant une destination, un territoire très attractif, pour de multiples raisons, pour son patrimoine, mais aussi pour sa gastronomie, comme tu l'as dit, pour ses paysages, etc. Petit à petit, tu as commencé à être contactés directement ou indirectement par les contacts institutionnels dont tu as évoqué tout à l'heure, pour accueillir des journalistes. Est-ce que là, tu peux nous en dire un peu plus sur ces premiers contacts que tu as eus, comment ça s'est passé et par quelle voie est-ce qu'ils sont arrivés ?
- Speaker #1
Oui, alors ils sont arrivés via l'association des Gritteurs de l'Orne puisqu'en fait quand je suis arrivée dans le Perche il y a 13 ans avec ma famille, Il venait juste de créer l'association. C'était vraiment le tout début de la mise en place par le département de l'ORN. Et on était, je crois, trois ou quatre, pas plus. Et c'était plutôt des gens à la retraite. Et donc, moi, trentenaire, un petit peu plus âgée que trente. Mais bon, j'étais la plus jeune. Donc, tout de suite, ils m'ont mis en avant. J'ai eu un petit passage, une vidéo. Et puis, je suis passée dans le... Le journal du Perche, parce qu'il y a un journal qui est diffusé une fois par semaine, vraiment très local, de Perche. Ensuite, c'était l'Ouest France. Dans le Perche aussi, on a Pays du Perche, qui est un magazine vraiment très sympa à lire, qui valorise vraiment la destination. Et voilà, petit à petit, grâce au Gritter. Et puis, j'ai été repérée par la réalisatrice d'une émission sur France 5, qui est également diffusée sur France 3, qui s'appelle les 100 lieux qu'il faut voir. Voilà, j'y suis arrivée. Les 100 lieux qu'il faut voir. Non, ce n'était pas la réalisatrice qui m'a appelée, c'était le journaliste qui s'occupait. Je n'étais pas disponible pour... Le principe, c'est qu'ils mettent en avant une destination. Il n'y a pas de journaliste présentateur, si tu veux.
- Speaker #0
Il donne la parole à quelqu'un du territoire.
- Speaker #1
Exactement, à quelqu'un du territoire qui va rencontrer d'autres personnes du territoire. et j'étais prévue pour présenter l'apérière mais je n'étais pas disponible mais par contre je leur ai donné un peu enfin qu'est-ce qu'il faut voir précisément les contacts etc c'est que toi tu aurais fait et j'ai vraiment fixeur, je ne sais pas quand on est dans un pays étranger, quand on est journaliste on va chercher des fixeurs, c'était un petit peu ça l'idée les contacts etc et j'ai vraiment adoré l'expérience ça c'était vraiment super il n'y a pas très longtemps encore grâce à mon blog Merci. Perche Patrimoine. J'ai été repérée par un autre journaliste de West France. Et là, c'était drôle parce que je pensais que c'était vraiment centré sur la région Basse-Normandie, enfin anciennement Basse-Normandie. Et donc, il a fait un article sur moi, comment je transmettais, etc., l'histoire. Et en fait, j'ai une copine qui est en Bretagne qui fait « Mais t'es passée sur West France-Bretagne ! » Alors, je ne savais pas que c'était aussi large diffusion. Donc, en fait, West France, parfois, ça voit plus grand que ce West France, c'est très court. compartimentés par secteur et en fait, parfois, ça ouvre un peu plus. Donc, j'ai trouvé ça super. Et donc, tout récemment, en octobre dernier, via le site lapérière.net où vraiment, je me présente comme étant la référente du village, je suis là pour, si vous avez besoin d'informations complémentaires, etc., j'ai reçu un email d'un journaliste de détour en France. Alors moi, c'est eux. C'est la consécration. Oui,
- Speaker #0
Là, c'est ton magazine de prédilection.
- Speaker #1
Mais complètement. Je l'achète vraiment régulièrement. Et eux aussi, ils ont changé un petit peu leur édito. C'est-à-dire qu'avant, il y avait une destination phare et puis des sous-dossiers. Alors que maintenant, c'est la destination phare. Et après, on ne va pas à Annecy ou à La Rochelle. Ça reste vraiment régional. Et ils sortaient. Je reçois un email comme quoi il va y avoir un numéro spécial Normandie et qu'il y aura des pages consacrées aux Perches. Et que si j'étais disponible pour quelques instants, des échanges telle date et ça tombait bien parce que j'étais au village c'était prévu que j'y sois donc je l'ai rencontré et en fait ces quelques instants ça s'est terminé en 3 heures et ce qui est rigolo aussi c'est qu'on a échangé avant par mail et je lui ai dit un petit peu comme pour les 100 lieux qu'il faut voir, je lui avais dit il faudrait faire plutôt ça ça ça, mais après tout dépend de votre angle etc, si c'est plutôt comme ça vous avez bien préparé sa venue et en fait ce qui devait être un encart sur le village, c'est devenu quatre pages.
- Speaker #0
J'en ai des frissons pour toi, tu vois.
- Speaker #1
Je suis trop contente. Trop ravie de ça. Génial. Le village a été bien mis en avant, avec Vincent Lépicier, Julien Sandre. Oui,
- Speaker #0
tu as mis en avant tous tes partenaires, mais vraiment des personnes qui font la vie du territoire. Donc en fait, j'imagine qu'ils... te sont reconnaissants aussi parce que du coup c'est un peu grâce à toi parce que tu as fait cette sélection-là aussi.
- Speaker #1
Alors pour Joëlien je ne suis pas sûre parce que c'est vraiment l'incontournable il a un réseau vraiment incroyable, c'est un journaliste donc voilà mais sinon pour les autres comptes et puis en plus ce qui est rigolo c'est que je ne sais pas si tu veux voir après comment s'est passée la visite mais j'ai vraiment revint Comme si le journaliste ne connaissait rien au Perche. Je suis vraiment tout fait de l'histoire du Perche. Et il y a certaines phrases que je retrouve dans la présentation du Perche qu'il a écrite. Donc, je suis super contente, puisqu'au-delà de la perrière, il y a un petit peu de moi aussi dans le fond de l'article. Donc, je suis vraiment ravie.
- Speaker #0
Justement, effectivement, est-ce qu'il y a des choses qui t'ont surprise pendant ce reportage ? Des choses que tu as découvertes ou qui t'ont apprise, qui t'ont permis d'apprendre comment mieux, encore mieux, justement, raconter ? Parce que du coup, quand tu le vois dans l'article de 4 pages, tu vois comment ça peut être retranscrit. Donc, par rapport à ton blog, j'imagine que ça t'a donné plein de clés. Mais au-delà de ça, avant ça, est-ce que pendant même le reportage, la façon dont il a interviewé aussi toutes ces personnes, parce que tu l'as accompagné pour ça, est-ce qu'il y a des choses qui t'ont surprise ?
- Speaker #1
Alors, moi, c'est l'écoute qui m'a vraiment surprise. Déjà, il m'a demandé si je pouvais être enregistrée. Donc, à chaque fois... à chaque fois que je parlais, il y avait son assistant qui était juste à côté de moi avec le téléphone pour prendre toutes les informations. Mais vraiment, c'est cette capacité d'écoute, reformulation. C'était vraiment un échange. Et ça, c'était génial. Et ce qu'il recherchait en moi, ce n'est pas un décor, ce n'est pas une liste de dates, ce n'est pas une carte postale figée. c'était de parler des lieux qui étaient habités, des histoires vécues et qui sont encore actives. Ce qui était super, je le fais aussi dans mes visites un peu naturellement aussi, mais j'ai bien compris que c'était ça qu'il recherchait, c'est de raconter le patrimoine comme une histoire vivante, mais pas comme un produit touristique. On a fait tout le tour du village et en fait, il était sensible à mon approche qui était un petit peu incarnée. J'étais vraiment sur le terrain. Et ce qui était super, c'est qu'il y avait des gens du village, comme d'habitude, quand je fais des visites, qui viennent à bonjour. Et là même, ce qui était super, c'est qu'il interviewait des gens du village en même temps qu'il venait me voir. Donc, il y a mon voisin Jean-Claude, il lui a demandé si je suis là depuis combien de temps, etc. Et puis après, on a rencontré une autre personne. C'était vraiment super. C'était limite... Il était très curieux, en fait.
- Speaker #0
Il y avait souvent cette curiosité.
- Speaker #1
Et c'était plus un parcours. pour comprendre le village, plutôt qu'une visite assez standard.
- Speaker #0
Là, tu mets le doigt sur le fait que, ça c'est quelque chose auquel je crois, ce qu'on appelle le storytelling, c'est vraiment de raconter des histoires, plus qu'effectivement, il y a cette notion de récit qui est très importante, et c'est ce qui donne envie, de toute façon, ça se lit après dans les articles, cette façon de raconter, effectivement, une expérience, de raconter, une découverte d'un territoire, etc. C'est ce récit qui donne envie aux personnes de venir vivre la même expérience. C'est effectivement ça. Là, on voit bien comment ça s'est passé dans les coulisses.
- Speaker #1
Le patrimoine devient un lieu vivant, un lien vivant aussi. Parce qu'il y a le village même, mais il y a aussi les villageois. C'est ça qu'ils veulent raconter.
- Speaker #0
C'était vraiment une super expérience.
- Speaker #1
Et du coup, ça s'est retraduit comment, justement, dans cet article de 4 pages ? Parce que dans l'article de 4 pages, on a vraiment une photo de toi et tu es présentée comme Aurélie, ambassadrice passionnée. Ça, c'est vraiment... Je ne l'ai pas lu, l'article de 4 pages. Il faudrait que j'aille l'acheter, tiens, d'ailleurs, le numéro. Parce que justement, au moment d'enregistre, c'est le numéro qui vient de sortir. Donc on est en bas, au moment d'enregistre. Le reportage a eu lieu en octobre, c'est ça ? En octobre dernier. En octobre, oui. Et donc voilà, déjà, ça nous permet de nous rendre compte qu'il se passe six mois, déjà, avant que ça sorte. Et parfois, c'est même un an, il faut le savoir. Et donc, ça m'amène à la question, est-ce qu'on peut parler déjà de retomber ? Alors, c'est peut-être un peu tôt, parce que le dossier vient seulement de sortir là, il y a quelques semaines. Mais est-ce que, ne serait-ce que sur toi-même, ce reportage, il a eu un impact concret pour ton activité par rapport à ton blog, comme je le disais, par rapport à ta manière de... de te raconter ou de vouloir expliquer à tes futurs voyageurs, etc. Qu'est-ce que déjà ça a pu avoir comme impact concret ?
- Speaker #0
Alors au niveau des impacts, en fait, pour moi, ça m'a donné une sorte de légitimité. Parce que ça y est, je suis reconnue comme… Alors évidemment, il y a beaucoup plus érudits que moi. Il y a pas mal de gens qui en connaissent plus, qui sont beaucoup plus pointus. c'est la manière aussi de raconter qui est différente et en fait j'ai été contactée par un groupe et en fait l'une des premières choses que j'ai dit ah bah écoutez ça tombe bien je peux vraiment vous aider à monter votre projet d'itinéraire dans le Perche et d'ailleurs j'ai été contactée par Détour Magazine, je leur ai fait leur parcours et du coup ils se sont sentis tout de suite en confiance ça j'imagine que
- Speaker #1
Tu vas le mettre sur ton site internet, tu vas vraiment l'utiliser comme étant justement la référente locale pour construire un parcours, des itinéraires, comme tu dis, pour découvrir tout le territoire. Au-delà, effectivement, de ton village, d'ailleurs, comme tu le disais.
- Speaker #0
Mais après les autres retombées, pour le moment, effectivement, c'est trop tôt pour le dire. C'est un petit peu trop tôt. Mais en tout cas, j'espère que ces retombées seront alignées par rapport à mon… mon manifeste. Donc l'idée, en fait, ce qui est super avec cet article, c'est qu'en fait, ça va légitimiser, entre guillemets, mon manifeste. Parce qu'en fait, mon manifeste, en t'écoutant, en reprécisant pour qui, pourquoi est fait le clos de la fille, j'ai déterminé que ce n'était vraiment pas pour des gens opportunistes de passage pour passer une ou deux nuits. mais bien pour des amoureux, je trouve la même chose, des vieilles pierres, la curiosité, une volonté de découvrir le Perche. Et ça, ça ne peut se faire qu'en prenant son temps. Et c'est pour ça que maintenant, c'est parti pris, c'est fort ce que je vais faire, ce que je fais, c'est que j'impose minimum 4 nuits. D'accord. Et c'est vraiment à rebours par rapport à tout ce qui peut se faire dans le futur.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Puisqu'en fait, c'est vraiment un peu une destination, on va dire, express. Et en fait, ce n'est pas du tout ce que je veux pour la maison. Il y a énormément de gîtes dans le Perche qui sont très bien pour ça. Mais vraiment, je souhaite sélectionner les hôtes pour des personnes qui sont prêtes à prendre le temps de découvrir le territoire. Exactement. Je souhaite vraiment le découvrir plutôt que de le traverser. qui sont qui préfèrent vraiment s'imprégner d'un lieu plutôt que de le consommer. Et cet article vient légitimiser ma position. Donc ça, c'est vraiment génial.
- Speaker #1
Oui, effectivement, comme tu le dis, c'est ce qu'on appelle des preuves sociales. Là, tu peux vraiment, au-delà de juste dire j'ai un blog, ce qui est déjà énorme, je tiens à le dire, mais c'est aussi de dire, même des journalistes comme des Tours en France, des magazines comme des Tours en France, viennent chercher conseil, parce que c'est clairement ce qui s'est passé, viennent même chercher conseil auprès de toi pour pouvoir créer un reportage. Donc finalement, c'est hyper fort en termes de légitimité. Et bravo, comme je disais, d'avoir osé franchir le cap, d'imposer une durée de minimum de séjour de quatre nuits. Effectivement, on pourrait dire, waouh, c'est contre-courant de ce qui se fait quand on va aller contre les courts séjours. Mais néanmoins, ça s'entend, ça se défend clairement et je pense que tu n'auras pas de mal à effectivement défendre ça. De toute façon, peut-être que je me trompe, mais j'imagine que ce type de voyageurs dont tu parles sont proches de la retraite, savent prendre plus de temps, ont la capacité à prendre plus de temps. Ou est-ce que je me trompe et on est vraiment sur des familles avec enfants, etc.
- Speaker #0
Eh bien, tu te trompes.
- Speaker #1
Ah ok, j'adore. Mais tant mieux, j'adore.
- Speaker #0
Moi aussi, j'avais parié sur des jeunes retraitées actives, etc. Alors, on en a. Aussi, j'ai fait le pari de quatre nuits. Mais en fait, par rapport à mon temps, ma durée de location, ça reste cohérent. Parce qu'effectivement, je vais certainement louper les longs week-ends de mai, etc. Mais on a pas mal d'étrangers, des Belges, des... des habitants des Pays-Bas qui adorent la France, qui viennent chercher ça, en fait. Et contrairement à ce que je pensais, parfois, il peut y avoir des couples d'amis, mais pas tant ça, mais c'est surtout des familles.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Voilà. Parce qu'ils viennent chercher de notre carrière. Et ils viennent chercher une maison de famille. Et je crois que j'avais compté la durée moyenne de location, c'est autour de cinq nuitées.
- Speaker #1
Oui, mais de toute façon, quand j'accompagne les émergeurs, je leur dis toujours, quand tu fixes ta durée minimum de séjour, ce n'est pas fait aux doigts mouillés. C'est fait quand tu fais un peu le calcul sur la moyenne et constater. Quand tu crées un séjour clé en main, tu le fais à partir d'une moyenne constatée sur l'ensemble de tes réservations. Ça ne tombe pas au hasard, effectivement. Donc là-dessus, je comprends totalement.
- Speaker #0
Le seul truc qui est un petit peu gênant, c'est que... J'ai beaucoup de réservations en direct via le site Internet. Ma fiche Google aussi, on a oublié d'en évoquer. Et je suis sur Airbnb, Booking. Booking, ça ne marche pas du tout. Et depuis peu, sur Abritel, puisqu'en fait, avec mon époux, on a vu que c'était vraiment cette plateforme qui était plus alignée sur des plus longs séjours.
- Speaker #1
D'accord, oui, effectivement.
- Speaker #0
Sur les trois... grand mastodonte de réservation. Mais le truc, c'est qu'en faisant quatre nuits minimum, je sors complètement de Airbnb, par exemple, pour les recherches.
- Speaker #1
D'accord. Oui, ça ne correspond pas aux recherches habituelles. Ok, ça, c'est intéressant.
- Speaker #0
Je ne suis même plus visible, parce que les gens y mettent deux ou trois nuits. Oui, donc en fait,
- Speaker #1
tu n'es même pas dans la liste de résultats.
- Speaker #0
Par contre, ce que je voulais préciser comme tuyau auprès des autres hébergeurs, c'est qu'à Britel, c'est génial. parce que vous mettez un minimum de nuit pour faire une recherche et en fait il vous dit il y a aussi le clos de la fuie mais il faut revoir le minimum stay oui d'accord il suggère quand même aussi exactement sauf qu'il dit il faut réserver une nuit en plus ou deux nuits en plus alors que sur les autres parts on est complètement invisibilisé
- Speaker #1
oui en fait par pertinence tu ne sors pas parce que ça ne correspond pas exactement à la demande pour revenir sur la fiche google vu que tu l'as évoqué on est d'accord que à chaque fois que tu sors un article de blog justement tu en fais la promotion sur ta fiche google aussi Merci. Exactement. Et en termes de réservation directe, parce qu'on ne va pas te plaindre, parce que tu dis que tu as beaucoup de réservation directe, en tout cas les auditeurs n'ont absolument pas de plaindre, tu arrives à générer quel taux de pourcentage de réservation directe ?
- Speaker #0
À peu près 70%.
- Speaker #1
Super, génial. Tu dirais que ça a un gros impact grâce au blog, justement ?
- Speaker #0
Plutôt la fiche Google, en fait. Ça marche super bien. Et aussi, parce que pour chaque présentation sur Airbnb, je partais bien le côté de la fille. D'accord. Donc, si les gens sont un peu malins, ils trouvent facilement. Donc, je pense que j'ai la visibilité sur les plateformes.
- Speaker #1
Mais en fait, les personnes viennent te chercher derrière directement.
- Speaker #0
Les frais, ce n'est pas rien.
- Speaker #1
Ah oui, clairement. Aujourd'hui, on le sait, Booking, Airbnb, même Abritel, sont des moteurs de recherche. aussi maintenant pour les gîtes et chambres d'hôtes. Ça sert vraiment beaucoup de moteur de recherche, même côté voyageurs qui savent très bien qu'ils peuvent récupérer dans leur budget en passant en direct. Pour ceux qui ne sont pas friands, il faut passer en direct.
- Speaker #0
Ça, c'est un point qui va faire que je travaille avec mon époux. C'est que nos sites, les sites internet que j'ai, que ce soit La Perrière ou Clodagy, ça reste des sites qui ne sont pas très beaux. C'est beaucoup plus beau maintenant, mais je ne sais pas. faire, si ce n'est pas pour mon métier. Et c'est surtout, c'est que je suis encore à l'ancienne, si je veux le réserver en direct, il faut que je renvoie le contrat, il faut qu'ils me le renvoient signé. Ah, tu n'as pas mis d'outil de paiement en ligne. Exactement. Et je peux souligner que les plateformes, c'est quand même super facile et confortable aussi pour moi, parce que je n'ai rien à faire et c'est quand même pas mal.
- Speaker #1
D'accord. Oui, donc tu es en réservation directe, mais avec encore un ancien système. tu n'as pas passé le cap de mettre un moteur de réservation et de paiement.
- Speaker #0
Non, je ne sais pas encore comment il faut faire.
- Speaker #1
Tout simplement en intégrant un outil de channel manager comme Ausha, comme Aminitis, comme Superhote, comme Otizi, directement sur ton site Internet. En tout cas, ça, ce n'est pas le sujet, mais effectivement, tu arrives quand même à faire 70% de réservation en direct avec ton ancien système. Ça, c'est quand même pas mal. Donc, ça veut dire qu'on pourrait même encore l'augmenter quelque part, à mon avis.
- Speaker #0
Oui, je pense que je pourrais, si c'était plus facile pour les visiteurs, je pense que ce serait mieux d'avoir directement accès en plus au calendrier, etc. Ce serait quand même mieux. Ce que je tiens aussi à préciser, c'est que vraiment nos hôtes ont compris que c'était vraiment une maison de famille qu'ils peuvent s'approprier, puisque effectivement j'ai 70% direct, parce que c'est des personnes qui se relouent d'une année sur l'autre.
- Speaker #1
Ok,
- Speaker #0
super. C'est leur maison de vacances. ils la considèrent comme leur maison de vacances c'est très satisfaisant pour nous et plus tranquillisant parce qu'on sait qu'ils savent comment ça marche etc on est un peu plus serein un gain de temps et de gestion et d'énergie clairement.
- Speaker #1
On arrive à la fin de l'épisode si on devait conclure, s'il fallait vraiment dire un mot de la fin si une personne, un hébergeur qui nous écoute voudrait lui aussi devenir ambassadeur de son territoire Si tu devais raconter par où commencer, si vraiment aujourd'hui tu repartais de zéro, par où toi, est-ce que tu commencerais si toi aussi tu voulais mettre en avant ce rôle vraiment de passeuse d'histoire, comme tu dis, de ton territoire ? Quelle serait la première étape que tu mettrais en place ?
- Speaker #0
Alors, moi, ce n'était pas du tout réfléchi, aucune stratégie, mais ça s'est plutôt bien copié. Donc, je vais te présenter comment ça s'est passé parce que je crois que je ne changerais pas grand-chose.
- Speaker #1
Ok, super.
- Speaker #0
Alors déjà, c'est avoir un réel intérêt pour l'histoire et le patrimoine, avec vraiment un attachement fort pour le territoire. On ne peut pas faire semblant.
- Speaker #1
Ça veut dire d'explorer, c'est-à-dire explorer vraiment de fond en comble, comme tu l'as fait à une époque.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est aussi prendre du plaisir pour ça, sinon ça n'a vraiment aucun intérêt. Aussi, il faut avoir un hébergement qui soit en adéquation, c'est-à-dire qui raconte une histoire, qui soit ancrée aussi dans le territoire. Ça peut être un moulin, une ferme, une maison dans un beau village comme le nôtre. à quelque chose qui soit déjà sensible à ça et pour lequel on a envie de donner la parole. Typiquement, notre maison, qui est un petit peu à rebours par rapport à ce qu'il y a, généralement, on ne trouve que des longères à la location ou des petites maisons de ville. Et clairement, notre maison, ce n'est pas la plus instagrammable. La décoration n'est pas parfaite, etc. Mais elle a ce petit plus que les autres n'ont pas forcément. Donc déjà, être en adéquation soi-même et puis ce qu'on propose à l'allocation. Le troisième tip, je dirais, c'est de ne pas hésiter à être curieux, comme tu disais. Dès que je suis arrivée, j'ai acheté tous les livres qui existaient sur le père. J'ai une bibliothèque de dingue. Et que tu mets à disposition, j'imagine aussi maintenant dans tes revues. Les autres s'hallucinent un peu parce que... D'ailleurs, tu as lu un commentaire comme ça. Qu'est-ce qu'il m'avait dit ? C'était genre un rayonnage de bibliothèque. Et d'ailleurs, aller à la bibliothèque, rencontrer les gens, s'inscrire à la bibliothèque de votre coin. Aller voir aussi les associations locales pour vous faire connaître. Ça, c'était un vrai tremplin pour moi. Dès qu'on est arrivé, j'ai intégré trois associations même. Et grâce à ça, je suis rencontrée des adhérents. Et généralement, c'était des gens qui sont forcément passionnés, attirés par... par la valorisation. Et c'était des gens qui sont propriétaires de manoirs, des passionnés de chevaux percheurs. Qui t'ont ouvert des portes. Exactement. Je crois que j'ai gagné des rencontres et des portes qui s'ouvrent. Alors que j'aurais mis peut-être certainement beaucoup plus de temps à... Super conseil. Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Super conseil.
- Speaker #0
Alors, bien évidemment, dans le même registre, aller à la rencontre des professionnels du tourisme, de votre ville, de votre communauté de communes, du parc naturel, si votre territoire en est un. le grand tremplin pour nous a clairement c'était les gritteurs parce que ça donne vraiment une référence en tout cas les brocanteurs, les antiquaires aussi sont des vraies mines d'or de contact et ce que je dirais j'ai encore deux recommandations c'est que quand je pars en vadrouille maintenant dans le village pour prendre des photos avec mon smartphone que j'ai depuis l'automne n'hésitez pas à parler aux gens qui viennent visiter le village ou le site sur lequel vous êtes, parce que tu ne vas jamais me croire, mais samedi, je suis allée faire des photos du village. Je rencontre un couple qui parle. Je lui dis que c'était l'ancienne prison. Je lui dis que j'habite ici. Je fais des photos, vous me suivez et je vous explique en même temps. C'était deux journalistes de France 2.
- Speaker #1
Incroyable !
- Speaker #0
Je leur ai donné la carte, évidemment. Toujours avoir des cartes de visite sur soi.
- Speaker #1
Parce que tu as tes cartes de visite, bravo !
- Speaker #0
Oui, j'ai toujours sur moi. Du coup, je suis étonnée.
- Speaker #1
Tu es vraiment devenue pro, ça y est.
- Speaker #0
Qui nous contacteront.
- Speaker #1
Incroyable. Cette anecdote, je la trouve merci de me l'avoir regardée jusqu'à la fin.
- Speaker #0
C'est assez fort. Et ce que je dirais aussi, c'est qu'en fait, avant même le séjour, vous devenez une rencontre pour vos hôtes, directement. En fait, les échanges vont commencer en amont.
- Speaker #1
Et oui, en fait, le voyageur se rend compte que tu es la bonne personne. Exactement.
- Speaker #0
En fait, il ne manque plus où dormir, où manger, mais c'est comment découvrir le Perche.
- Speaker #1
Ah, mais clairement. C'est ce que je dis souvent. C'est que l'hébergement, c'est vraiment le principe quand je parle des lignes magnètes ou autre. C'est qu'effectivement, à la base, ils ne viennent pas forcément chercher un hébergement. Ils veulent d'abord découvrir une destination. Et ça, il faut vraiment toujours garder en tête. Ils viennent découvrir un territoire pour la plupart, pour ton type de profil de voyageur. Attention. Parce que certains viennent juste pour se reconnecter, se reposer, ils ne vont rien découvrir du tout. Pour les personnes qui veulent vraiment venir explorer un territoire, en fait, vraiment, le but, c'est de nourrir ce besoin-là, à travers un blog, justement, qui permet d'explorer le territoire. Je sais que tu es fan de Pascal, du pêche de vignes. C'est exactement ce qu'il a fait aussi. Et l'idée, c'est vraiment de se dire, Ben si ! Maintenant, tu es convaincu, ça te donne envie. Sache que j'ai un hébergement, mais effectivement, ce n'est pas la porte d'entrée, cet hébergement. Et c'est vraiment important de garder ça. C'est de respecter le parcours de décision du futur voyageur. Ça, c'est vraiment intéressant. Et je trouve que toi, tu t'es vraiment différencié comme Pascal dans ce parcours-là. Justement, c'est de dire je suis à vos côtés pour vous faire découvrir le territoire avant tout. Vous donnez envie d'en savoir plus. Et si vous cherchez un hébergement, j'ai ce qu'il vous faut. Toujours, et comme tu dis, alignée avec cet esprit curieux, cette envie de découvrir, d'en savoir plus, ce côté chaleureux, ce côté historique presque, on pourrait dire. C'était quoi donc du coup ton anecdote ?
- Speaker #0
Alors attends, je ne sais même plus. Oui, alors, comme tu sais, je suis vraiment une passionnée et quand je vais en week-end ou en plus ou moins long séjour sur un territoire, il faut que je lise tout ce qu'il y a. à visiter, je lise tout ce qui se rapporte et tous les ans avec ma famille on va en Corrèze parce que mon mari est originaire de là-bas et on loue un Airbnb dans le centre du village, vraiment super mais en fait c'est toujours hyper froid il n'y a pas de contact et ça je trouve ça vraiment triste on a un joli cadeau d'accueil c'est gentil Mais en fait, je fais ma réservation et j'ai à peine un mail comme quoi, merci de votre réservation, par exemple.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et je n'ai aucun suivi jusqu'à la date d'arrivée. Alors que moi, dans ma démarche, c'est que dès qu'ils réservent, ça aussi, ça fait partie des promesses que je fais, c'est dès que vous réservez, je vous envoie mon carnet, mon livret d'accueil, où je vous propose mes suggestions, mes coups de cœur, etc. Et pour commencer à préparer votre séjour. et puis prochain rendez-vous ça c'est ta stratégie je vous donne rendez-vous à telle date je reprends contact avec vous et puis telle date comme ça le voyageur il est pas perdu parce que moi à chaque fois que je réserve en Corrèze je me dis est-ce
- Speaker #1
que la réservation est bien confirmée c'est sûr c'est un peu stress mais toi en fait tu as créé quelque chose qui correspond à toi parce que tu te positionnes comme voyageur et comme je dis souvent ton client ton voyageur idéal c'est toi à la base tu fais comme toi, tu aurais aimé qu'on t'accompagne pour préparer un séjour pour préparer une visite, préparer une exploration de territoire donc effectivement on peut bien facilement s'imaginer comme tu l'as fait en plus en filtrant en mettant 4 nuits minimum c'est que les personnes qui vont venir sont exactement comme toi et donc vont accueillir avec un immense plaisir tous tes conseils que tu vas leur faire notamment avec ton livret d'accueil tes suggestions, tes coups de coeur parce que c'est exactement ce que toi tu aimerais qu'on te... Quand on te fait gagner du temps, quand on t'aide à ce 4 jours, ça peut être beaucoup comme ce n'est pas beaucoup pour découvrir un territoire. Le fait que tu les accompagnes pour dire quelles sont vos envies, en fonction de ce que vous avez envie de faire, le temps que vous avez à disposition, etc., tu leur crées des itinéraires presque personnalisés. Et ça, c'est vraiment un gain de temps que j'imagine que toi, tu aimerais qu'on te fasse aussi.
- Speaker #0
Et ça permet aussi d'être toujours à jour dans la destination, parce que ça peut aussi bouger. Et le dernier conseil que je donnerais aux personnes qui souhaitent valoriser leur territoire, c'est de ne pas hésiter à faire différents carnets. Donc, un livret d'accueil, évidemment. Mais par exemple, moi, j'ai un carnet, c'est les incarnats d'Aurélie. En fait, c'est plus pour des gens qui ne veulent pas trop bouger de la maison. C'est où faire les courses, mais vraiment avec les meilleures adresses, rapidement, à 10 minutes de la maison, à 10 minutes, les incontournables pour vraiment s'imprégner des images postales du Perche et les meilleures activités juste à côté, mais vraiment les incontournables. Et après, j'ai la découverte du Perche en 7 jours. C'est vraiment le jour.
- Speaker #1
C'est le vrai carnet de voyage, oui.
- Speaker #0
Et là, j'ai... C'est plus destiné... En fait, il y en a pour tous les goûts. C'est des visites culturelles, des visites un peu plus dynamiques, sportives, voire même pour les enfants, ou manger.
- Speaker #1
D'accord. Tu les as mis en téléchargement sur ton site ?
- Speaker #0
Alors, non. Et ça, c'est un... C'est la prochaine étape, ça. Alors. C'est le lien de baguette, ça. Je ne sais pas, parce que c'est beaucoup de travail et c'est une manière pour moi de récompenser les personnes qui ont réservé au Clos de la Fuite.
- Speaker #1
Tout comme ça peut être. justement un aimant, c'est le principe du Lean Magnet, un aimant, personne qui justement aimerait bénéficier de ça. Et donc, en te laissant un email derrière, là tu te loupes, tu perds une grosse partie de prospection naturelle de personnes qui pourraient justement se dire, tiens, c'est chouette, ça me donne envie. En fait, il y a vraiment l'étape où ça te permettrait de donner envie de venir parce que c'est déjà préparé. Et juste derrière, justement... parce que dans le lit de maniette, dans ton carnet de voyage, tu mettrais justement pour venir séjourner, il y a le clou de la fuie. En fait, tu peux faire ces deux portes d'entrée en forme de récompense pour ceux qui ne l'auraient pas encore eu, tout comme ça peut être une porte d'entrée de personnes qui se diraient « Ah super, j'ai ce carnet de voyage » . Elles n'avaient pas forcément encore l'intention de réserver chez toi, mais parce que grâce à toi, en fait, c'est toi qui proposes ça, c'est toi qui es à l'origine de ce carnet de voyage. Encore une fois, c'est des personnes qui ont envie de conseils et du coup, qui vont à in fine chercher un lieu de toute façon. Donc, moi, là-dessus, pour moi, c'est vraiment dommage. Tu fais comme tu veux, mais c'est dommage pour moi de perdre cette porte d'entrée.
- Speaker #0
Je fais créer un quatrième carnet.
- Speaker #1
Tu n'as même pas envie d'en créer un autre. C'est clairement le même. Tu n'as pas besoin d'en créer un autre. C'est le même.
- Speaker #0
Le truc, c'est que je travaille beaucoup à la valorisation de ce territoire. Ça me prend quand même du temps. Et ce qui m'embelle, c'est que ce carnet soit à la portée de tous, et notamment des hébergeurs concurrents, entre guillemets. Ils vont s'approprier le truc, leur copier. Ça, ça m'embêterait beaucoup. Parce que ce que je donne comme adresse, il y en a qui sont vraiment confidentiels, qui aiment de nous, de notre expérience, de ce qu'on aime. Et c'est très, très, très personnel. Et je n'aimerais pas que mon marqueur de différenciation soit approprié à ce que quelqu'un, que les autres se réapproprient. J'ai y arrivé. ce qui m'a pris en temps, en énergie. Après,
- Speaker #1
effectivement, tu peux te créer un lead magnet qui compilerait des articles de blog déjà en ligne et donc, dans ce cas-là, qui sont déjà visibles du grand point et qui permettraient juste un gain de temps. Effectivement, dans ce cas-là,
- Speaker #0
tu peux aussi faire ça. Parce qu'il faut faire attention... Tu peux garder un privilège pour ceux qui ont déjà réservé. Oui, pour qu'ils se sentent vraiment plus... Comment dire ? Plus valorisés, eux aussi. J'ai ce privilège-là par rapport aux autres qui n'ont pas.
- Speaker #1
Super, merci Aurélie. En tout cas, merci beaucoup pour ta participation au podcast. Merci beaucoup d'avoir partagé en toute transparence tout le déroulé. Parce qu'il n'y a pas grand monde qui peut dire qu'il a accueilli des journalistes, en tout cas pour être en plus le guide du journaliste. Donc bravo à toi. Merci d'avoir raconté tout ça.
- Speaker #0
Excuse-moi. Juste parce que je vois qu'il y a vraiment des bogies qui font la… généralement des, je ne dirais pas des hulles, mais qui sont très valorisées sur des magazines de décoration, on les voit partout, etc. Il y a une vraie campagne parfois avec des professionnels de la communication qui les prennent sous leurs ailes pour contacter des journalistes et les mettre en avant. Moi, ce n'était pas du tout ça. C'est vraiment, on est venu me chercher, et ce n'est pas forcément pour la maison, mais c'est par rapport... à la destination, au village, etc. Et voilà, ça correspond plus que...
- Speaker #1
À ta vision, oui, mais à ton ADN, tout à fait. Effectivement, mais de toute façon, du moment qu'on respecte son ADN et ce qu'on a envie de faire, naturellement, ça vient attirer les personnes qui ont compris ce qu'elles pouvaient attendre de toi aussi. Il n'y a pas de hasard là-dedans. C'est-à-dire qu'on sait que quand on va contacter une ambassadrice passionnée, qu'il faut prendre du temps. Le journaliste, comme tu dis, ça a fini par prendre trois heures. Une interview avec moi, ça a fini par prendre une heure. J'ai presque envie de te dire que c'est le risque quand on passe par là où un photographe qui voudrait faire un shooting pour un magazine déco, ce n'est pas du tout la même chose. Et on sait, en fait, je pense que les personnes savent très bien à qui elles s'adressent et en fait, comme tu dis, elles sont sélectionnées, elles sont castées. Il y a un casting derrière pour se dire, tiens, je ne veux pas, je veux aller chez des personnes qui Merci. ont aussi la manière de raconter l'architecture, comment ils ont aménagé, etc. Donc, ce n'est pas du tout les mêmes choses. Et je pense qu'il y a vraiment cette sélection, au départ, très fine de savoir, est-ce que c'est le bon endroit ? Ce n'est pas que le lieu, mais c'est aussi, qui est-ce qui l'incarne ? Clairement, à chaque fois, effectivement, c'est qui est-ce qui l'incarne pour que le reportage, derrière, soit le plus attractif, le plus vivant possible. Oui, tout à fait. Merci d'avoir précisé ça. En tout cas, donc, encore merci à toi. et je te souhaite une belle continuation je mettrai évidemment tous les liens qu'on a évoqués dans la description de cet épisode et dans l'article de blog qui va avec et je te souhaite aussi une très belle saison parce qu'on est en mars et j'imagine que la saison reprend très prochainement avec les ponts notamment Pâques et les ponts et merci encore à toi et merci à toi de me suivre depuis si longtemps et je te dis à très vite
- Speaker #0
Merci Yann,
- Speaker #1
à bientôt Et voilà cet échange avec Aurélie est désormais terminé j'espère qu'il vous a plu Son sujet est vraiment très intéressant parce que ça n'arrive pas très souvent et j'étais vraiment ravie qu'elle accepte de témoigner de cette expérience incroyable d'accueil de journalistes et surtout d'être devenue elle-même une référente locale que les journalistes viennent contacter directement. J'espère que cet épisode t'a plu, que ça t'a ouvert des nouvelles perspectives, notamment pour te montrer à nouveau comment un blog peut aussi t'amener de nombreuses opportunités. Merci encore à toi d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Et n'hésite pas à le partager autour de toi. N'hésite pas à venir nous suivre, Aurélie et moi, sur Instagram si ce n'est pas encore le cas. Et pourquoi pas lui poser des questions si c'est quelque chose que tu aimerais toi aussi développer à ton tour. En tout cas, merci d'écouter ce podcast. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode. Ciao, ciao ! Si cet épisode t'a plu, merci de lui laisser un commentaire ou une jolie note 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Moi, ça m'aide vraiment beaucoup à garder la motivation pour continuer. ce podcast. Et puis tu peux aussi tout simplement le partager autour de toi sur tes réseaux sociaux en me mentionnant pour que je puisse venir te faire un petit coucou. En tout cas, merci de contribuer à faire connaître ce podcast.