Bonjour à tous, en ce vingt et un septembre deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. La sécheresse continue de frapper durement deux filières majeures : la betterave sucrière et l'élevage laitier, tandis qu'une précision juridique importante concerne les relations entre propriétaires et fermiers. Commençons par la filière betteravière, où la situation est qualifiée de dramatique et d'inédite. Franck Sander, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves, a annoncé le dix-sept septembre lors d'un déplacement en Seine-et-Marne que vingt mille hectares de betteraves ne seraient pas récoltables, contre trois mille estimés une semaine plus tôt. Les zones les plus touchées sont l'Île-de-France, la Champagne, l'Yonne, l'Aube, le Centre-Val-de-Loire, l'Alsace, l'Oise et l'Eure. La sécheresse a provoqué des attaques massives d'insectes et favorisé le développement d'un champignon, le rhizopus, qui génère une pourriture dans les betteraves. Du côté des industriels, William Huet, directeur agricole de Cristal Union, explique que la dégradation des sucres empêche l'extraction et bloque les usines. Emilien Rose, président du conseil coopérateur de Tereos, a demandé à ses coopérateurs de ne pas arracher seuls et d'attendre le passage d'un agent de plaine. Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture, projette une production betteravière de vingt-cinq virgule quatre millions de tonnes, en baisse de vingt-neuf pour cent en un an, un niveau historiquement bas depuis au moins mille neuf cent quatre-vingts. Franck Sander estime la perte de valeur pour la filière à un milliard d'euros. Le préfet de Seine-et-Marne, Pierre Ory, a annoncé son soutien à une demande d'indemnisation de solidarité nationale auprès du ministère. Sur le front laitier, la sécheresse alimente une bataille tendue autour du prix du lait. Pascal Clément, éleveur référent pour la section lait de la F N S E A dans l'Ouest, a alerté lors du Space à Rennes que les stocks de fourrage s'épuisent. La pousse des prairies était inférieure de trente-neuf pour cent à la moyenne de référence au dix septembre. Le prix du lait conventionnel est tombé à quatre cent trente virgule neuf euros pour mille litres en juillet. La F N P L réclame une aide de trois cents euros par vache et une revalorisation des prix. Pascal Lebrun, président des coopératives laitières, a prévenu la ministre Annie Genevard que la trésorerie des coopératives ne pourrait pas tenir indéfiniment. Enfin, sur le plan juridique, Annie Genevard a rappelé devant les députés le seize septembre que les propriétaires ont l'obligation légale, en vertu de l'article L quatre cent onze tiret vingt-quatre du code rural, de répercuter l'exonération de la taxe sur le foncier non bâti sur le montant du fermage. Cette exonération représente trois cent cinquante-cinq millions d'euros dans le cadre du plan C A S I. La ministre a annoncé qu'elle ferait passer l'information auprès des préfets. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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