Bonjour à tous, en ce vingt-deux juillet deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au programme ce matin, un projet laitier hors norme en Algérie, des difficultés bien réelles pour les maraîchers algériens, et une avancée technologique française pour estimer les rendements du blé parcelle par parcelle. Commençons par une information qui ne manquera pas de faire réagir les éleveurs laitiers. Le gouvernement algérien lance, en plein Sahara, dans la région d'Adrar, un projet colossal de ferme laitière. L'objectif est d'installer deux cent soixante-dix mille vaches laitières sur une superficie d'environ cent dix-sept mille hectares, dont une grande partie dédiée à la production de fourrage. Le tout pour atteindre une production annuelle de cent mille tonnes de poudre de lait, soit la moitié de la demande algérienne. Le projet est évalué à plus de trois virgule cinq milliards de dollars et est financé conjointement par le Fonds national d'investissement algérien et le producteur laitier qatari Baladna, qui gère lui-même une structure de deux cent quarante mille vaches dans le désert au nord de Doha. Un premier lot de trente mille vaches de race holstein, en provenance des États-Unis, doit arriver prochainement. Pour faire face aux températures qui dépassent quarante-huit degrés dans la région, les stabulations reprendront le modèle qatari, avec des igloos climatisés pour les veaux et des ventilateurs géants couplés à des brumisateurs pour la salle de traite. L'irrigation, assurée vingt-quatre heures sur vingt-quatre, s'appuiera sur des systèmes sous pivot alimentés par les nappes phréatiques. Toujours en Algérie, mais côté maraîchage, la situation est bien plus difficile. Le ministre de l'Agriculture algérien a reconnu fin mai que les filières légumières dépendent à quatre-vingt-dix pour cent de semences et d'intrants importés. L'annonce de l'arrêt de l'importation des semences hybrides dès deux mille vingt-trois a semé l'inquiétude. Sur le terrain, les agriculteurs témoignent de hausses de charges très concrètes. Ouahab, maraîcher à Boufarik près d'Alger, évoque un sachet de semences de courgette passé de trois mille dinars à dix mille dinars en deux ans, soit environ soixante-six euros. À Biskra, principal bassin maraîcher algérien, le serriste Hicham indique avoir dépensé près d'un million de dinars de plus cette saison, soit environ six mille six cents euros supplémentaires. Ces hausses, combinées à l'absence de subventions pour la filière, expliquent une forte volatilité des prix à la consommation pour certains légumes. Enfin, en France, Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture, a publié le dix juillet deux mille vingt-six une méthode permettant d'estimer les rendements du blé tendre parcelle par parcelle grâce aux images du réseau satellitaire européen Sentinelle. Développé avec le Centre national des études spatiales, le C N E S, le modèle croise données satellitaires, météo, géographiques et enquêtes terrain. Il couvre la période deux mille dix-sept à deux mille vingt-cinq. La marge d'incertitude est de plus ou moins dix quintaux par hectare avec une probabilité de quatre-vingt-dix pour cent. Les cartes produites confirment des écarts structurels entre le Nord et le Sud, et permettent même de visualiser des différences au sein d'un même département. Agreste précise que ces travaux ont vocation à être élargis à d'autres cultures dans les prochaines années. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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