- Speaker #0
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- Speaker #1
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- Speaker #0
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- Speaker #1
Ad Vitam, le podcast de médecine préventive.
- Speaker #0
Environ 70% des maladies sont évitables. La médecine préventive, c'est une approche globale de la santé. Elle permet de cibler les facteurs de risque et ainsi de pouvoir limiter ou retarder l'apparition de pathologies. Dans ce podcast, avec l'expertise d'intervenants de qualité, nous décryptons sans tabou les données de la science auxquelles nous confrontons différents points de vue. Nous expliquons, avec bienveillance et empathie, quels sont les éléments pour devenir acteur de votre santé, de manière positive, quel que soit votre âge. Je suis le docteur Sarah Longé. médecin généraliste et gériatre depuis plus de 15 ans. Bienvenue dans Ad Vitam, le podcast de médecine préventive. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir le docteur Laura Serrano. Bonjour Laura. Bonjour Sarah. J'ai la chance de la recevoir parce qu'elle est cardiologue, cardio-oncologue et surtout qu'elle travaille beaucoup dans la réadaptation avec le sport. Et aujourd'hui, c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce que j'adore le sport et parce que j'en parle depuis des années toujours à mes patients et toi aussi. Donc on se retrouve là-dessus. L'activité physique est maintenant, on peut le dire, le meilleur de tous les médicaments. S'il y en a un qu'on doit placer à la tête, en haut de l'ordonnance, c'est celui-là. Et toi aussi, il me semble. Donc j'aimerais bien qu'on regarde ensemble pourquoi, sur le plan scientifique finalement, c'est intéressant de parler d'activité physique, de sport, de mobilité. Alors, quels sont les bénéfices attendus de cette activité physique quand elle est faite régulièrement ? Je parle de régularité parce que bien souvent, le coureur du dimanche, en faisant deux heures ou quatre heures, il pense qu'il a fait le job de la semaine. Alors que si on disait à nos enfants, non, c'est bon, ne te brosse pas les dents, tu ne te brosseras les dents qu'une fois par semaine, c'est tout ce que ça ne marche pas. Et en fait, sur le plan de la motivation, je pense que c'est le sujet le plus complexe de tout. C'est-à-dire que ce n'est pas seulement de dire aux gens, oui, allez, il faut marcher ou il faut aller courir une heure, ce n'est pas ça le sujet. C'est comment on fait pour embrayer quelque chose dont on n'a pas l'habitude, comment on met les choses en place, ça tu vas nous aider là-dessus. Et finalement, est-ce que ça suffit de marcher ? Les 10 000 pas par jour, qu'est-ce que tu en penses ? Que tu nous donnes quelques outils assez efficaces, si tu veux bien. Tout à fait. Pour démarrer, pourquoi ? L'activité physique, moi je le mets en tête de liste de mon ordonnance. Et toi ?
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Moi aussi, c'est ce que je prescris en premier, évidemment. D'ailleurs, c'est ce qu'on prescrit en réadaptation. C'est ce qu'on préconise après un accident cardiovasculaire, pendant ou après un cancer, etc. Mais en prévention primordiale, on en parle souvent toutes les deux, l'objectif, c'est d'améliorer déjà, d'éviter ces maladies-là. C'est ça,
- Speaker #0
je resitue la prévention qu'on appelle primordiale. C'est vraiment qu'est-ce qu'on peut faire si on est en bonne santé et qu'on veut éviter le maximum de pathologies, c'est ça la prévention primordiale.
- Speaker #2
Exactement. La pratique de l'activité physique, à tous les âges de la vie, va améliorer déjà la santé mentale et la santé émotionnelle des patients, enfin des personnes, pardon, avant qu'ils soient des patients, et en améliorant les hormones du bien-être, déjà. puisqu'il y a une sécrétion des hormones libianes qui se fait lorsque la pratique d'activité physique est régulière. Et ça va limiter l'inflammation dans le corps. Ça va améliorer la fonction endothéliale. Donc ça, c'est un mot complexe, c'est-à-dire la fonction des vaisseaux, on va dire. Et puis, ça va avoir un impact également sur la sécrétion d'insuline, le précoestérol.
- Speaker #0
Et pour éviter le diabète.
- Speaker #2
Voilà. ça va augmenter le bon cholestérol, limiter le mauvais.
- Speaker #0
Mais oui, mais ça, c'est très bien que tu le dises. Parce que c'est un sujet en médecine générale avec les patients. C'est-à-dire que, bien souvent, quand on explique que les chiffres que vous voyez sur le mauvais cholestérol, le bon cholestérol, on peut les modifier juste en mettant en place une régularité dans l'activité physique, ça, les gens ne le savent pas. Alors qu'en fait, on peut leur faire faire ça pendant six mois. On refait un contrôle avec une prise de sang. Et on voit que le bon cholestérol augmente, celui qui est protecteur, et le mauvais cholestérol diminue. Donc juste ça, ça marche. Et même des gens qui ont ce qu'on appelle nous des stéatoses hépatiques, donc ça c'est un foie gras, c'est-à-dire qu'à l'échographie, on voit votre foie et on voit qu'il est gras, et donc ça, ça peut amener à des maladies pas très drôles. Ça c'est pareil. Quand on met en place une activité physique avec une bonne alimentation et pas mal de choses qu'on modifie, on refait l'échographie, un an après, Ça a disparu. Donc c'est pas le simple sujet de se dire que je peux éviter des maladies, c'est de se dire aussi que beaucoup de maladies sont réversibles. Tout à fait.
- Speaker #2
Notamment, on va permettre en pratique, en activité physique quotidienne, de limiter les chiffres tensionnels également. Très bon exemple aussi. Après, quand on vieillit, ça va limiter la fonte des os, on va dire, et l'ostéoporose, la fonte musculaire évidemment, donc le risque de chute et ensuite de fracture, et puis tout ce qui est dégénérescence cognitive, c'est-à-dire le risque de démence. Et à contrario, chez le petit enfant ou l'enfant qui est encore en période scolaire, il y a plein d'études qui montrent que le fait qu'il pratique une activité physique ou qu'il bouge aussi beaucoup dans la journée, ça leur permet un meilleur apprentissage à l'école. Donc l'activité physique, ce n'est pas qu'un médicament. À la base, on est des chasseurs-cueilleurs. On bougeait et on ne faisait que marcher. Et ensuite, notre mode de vie est devenu sédentaire. Et l'objectif est de reprendre un mode de vie actif. Donc des choses très simples. On n'est pas en train de parler de sport, de faire du handball ou du waterpolo. On est en train de parler de faire de la marche, du vélo, de la natation éventuellement. Voilà, des choses très simples.
- Speaker #0
Mais c'est bien que tu le redises, des choses simples, juste se bouger, aller marcher, ça suffit. Et bien souvent, on ne le fait pas parce qu'on pense que ça ne sera jamais assez.
- Speaker #2
Donc tu parlais des 10 000 pas, je crois, dans ton introduction. Oui, tout à fait. Qu'est-ce que tu penses de ça ?
- Speaker #0
Est-ce que c'est motivant ?
- Speaker #2
Alors, ça peut être motivant pour certains, ça peut être décourageant pour d'autres. Et en fait, la marche, on va dire, va être bénéfique déjà aux alentours de 7 000 pas par jour. Et il va peut-être y avoir même un meilleur gain chez quelqu'un qui ne pratiquait jamais d'activité physique auparavant. S'il se met à marcher 7000 pas par jour, déjà, il y a un gain sur le plan cardiovasculaire.
- Speaker #0
Ça représente à peu près, tu as une idée, combien de temps de marche ou combien de distance ?
- Speaker #2
Je dirais 20 minutes. 20 minutes de marche ? Oui. Ok.
- Speaker #0
Donc déjà, d'aller marcher un petit peu, et même, j'encourage même ceux qui veulent juste aller marcher 10 minutes, ça sera toujours ça de pris.
- Speaker #2
Tout à fait. En fait, il ne faut pas voir l'Everest, parce que quand on voit l'Everest, on n'est pas du tout actif. Et si on nous entend parler de 10 000 pas, on va se dire... 10 000, même le chiffre fait peur, c'est beaucoup 10 000. En fait, il ne faut pas franchir l'Everest. Quand vous voyez des personnes qui vont faire l'Everest, ils ne la franchissent pas en deux jours. Ils montent progressivement par palier. Là, c'est pareil. L'objectif, c'est d'y aller progressivement, 5 minutes tous les jours, puis 10 minutes. Donc, c'est bien d'essayer d'être un peu rapide dans la marche. pouvoir être un peu essoufflé, dire 4-5 mots si on est accompagné de quelqu'un, ou alors chantonner, mais on ne peut pas chanter complètement la chanson si vous voulez. Donc, si tu veux, pardon. Donc, l'objectif est de commencer petit à petit, de se fixer des objectifs atteignables, et pas décourageants, et puis de le planifier dans son dans son... Un agenda de la semaine, en fait. Comme tu l'as dit, on se brosse ses dents tous les jours pour que ce soit efficace. La pratique de l'activité physique, elle doit être régulée et régulière. Les recommandations, c'est cinq fois par semaine. Le placer dans son agenda. Tel jour, j'irai marcher. Tel autre jour, je ferai un peu de vélo. Tel autre jour, j'irai faire quelque chose en salle de sport. L'objectif est de le planifier.
- Speaker #0
Tu évoques un point très important. C'est que la plupart des gens, et ça, ça concerne tout le monde, c'est toujours, moi j'entends tout le temps la même chose, c'est « j'irai faire du sport quand je trouverai le temps » . Bon, ce temps n'arrivera jamais, concrètement. Donc l'enjeu, c'est de se dire qu'au lieu d'aller scroller pendant 10 minutes, je vais peut-être poser mon téléphone et que je pourrais éventuellement aller marcher, ça me fera peut-être plus de bien à ma santé mentale que la dopamine amenée par du scrolling sur le téléphone. Mais chacun se fait du bien comme il peut. comme il veut, mais c'est un sujet de motivation aussi de se dire, si je me le cale dans mon agenda, il est calé, donc je vais essayer de remplir ce contrat-là. Et parfois, nous, toi et moi, je pense, on fait la même chose, on contractualise, c'est-à-dire qu'on élabore avec notre patient en consultation le fait de se dire, OK, est-ce que vous êtes d'accord pour se dire, donc on s'est dit, par exemple, avec une dame, « Ok, vous allez aller marcher 15 minutes, 5 fois dans la semaine. » On a contractualisé ça. Le fait de l'avoir dit, c'est qu'ensuite, sur la prochaine consultation, je lui demanderai si elle a bien rempli les termes du contrat. Et on verra si elle s'est engagée, si elle a validé tout ça. Et si elle ne l'a pas fait, ce n'est pas grave, il n'y a pas de punition. Le but, c'est d'arriver justement à motiver et à mettre en place des changements. Comment tu contractualises les choses avec tes patients ?
- Speaker #2
En fait, il y a le patient qui va déjà avoir envie de le faire, mais il n'a pas trouvé l'interlocuteur qui lui a permis de mettre en œuvre. Celui-ci, ça va être un peu plus facile. C'est-à-dire qu'il a l'envie d'aller faire. Il voit à peu près ce qu'il pourrait faire comme activité. Il aime bien quand même aller marcher. Il aime bien observer les oiseaux, etc. en même temps enfin vous voyez il y a toujours il y a toujours Un côté pragmatique aussi à l'activité physique, ça, ça peut aider. Et puis il y a ceux qui n'aiment pas du tout. C'est-à-dire que quand tu leur proposes faire du vélo, vélo d'appartement, vélo elliptique, en salle de sport, en club, seul, accompagné, avec des associations, rien ne leur plaît. Là, l'objectif est de leur dire qu'est-ce que vous aimez faire alors. J'aime aller faire du balle-trappe, j'aime aller... marcher en nature. Ou alors, ils vont avoir des hobbies peut-être différents, faire de la photographie, etc. Il faut leur rappeler qu'ils pourront plus avoir leur hobby si cette activité physique n'est pas réalisée. C'est-à-dire que ça va être un marqueur de bonne santé, ça va être un marqueur pour limiter l'évolution de certains facteurs de risque. Parce que là, on parlait de prévention primordiale, mais parfois, on a déjà un ou deux facteurs de risque qui sont survenus. on est un peu... On est un peu en surpoids, on est hyper tendu. Et puis, parfois, il y a certains facteurs de risque qui nous empêchent de réaliser des hobbies. Eh bien, si on ajoute un peu d'activité physique dans notre vie quotidienne, on pourra vivre notre vie de grand voyageur, enfin, grand voyageur ou pas, mais de photographe, etc. C'est vraiment... Il y a ces deux facettes, c'est-à-dire la personne qui a envie mais qui ne sait pas comment faire et la personne pour laquelle l'activité physique est vraiment rébarbative. Mais là, il faut aller vers d'autres objectifs.
- Speaker #0
Mais tu soulèves le plaisir et c'est très bien. Posez-vous chacun et chacune cette question de qu'est-ce qui me fait plaisir ? Qu'est-ce que j'aime ? Est-ce que c'est être dehors, seul ? Est-ce que c'est de faire un sport collectif parce que je vais rencontrer des gens ? Est-ce que c'est d'aller à la piscine ? Il y a tellement de sports, il y a des sports individuels, collectifs. Il y en a qui sont plutôt ludiques, il y en a qui sont un peu plus compétiteurs. Il y a des sports même où c'est juste de la concentration, mais ça reste du sport, d'aller faire du golf, d'aller tirer à l'arc. Et tout ça, il faut l'avoir dans le panel à explorer.
- Speaker #2
Exactement. Il ne faut pas se limiter. Et souvent, l'un des freins, c'est aussi, je ne suis pas sportif, je n'ai jamais été bon dans telle ou telle activité quand j'étais au collège ou au lycée. Je suis une femme, je ne sais pas, je ne pourrai jamais faire de musculation. Il y a plein d'idées reçues. Donc franchissez les portes des professeurs d'activité physique adaptée, des kinés, des associations, des maisons sport santé, des clubs sport santé. Il y a des grands clubs de foot pour lesquels vous êtes supporter d'un grand club de foot. il y a probablement une équipe sport santé. C'est nouveau,
- Speaker #0
ça c'est bien que tu le rappelles. Le sport santé, ça a été développé il n'y a pas très longtemps maintenant. Et maintenant, dans plein de fédérations, on peut accrocher des sports qu'on pensait inatténiables avec un sport qui va être adapté à notre condition physique, à nos pathologies. Le sport santé, comme tu dis, on le voit dans le rugby, dans les scrims, dans le triathlon, dans plein d'avirons, dans plein de sports où on... pensé sur le triathlon qui était inatteignable. Alors qu'en fait, c'est abordable maintenant pour tous. Donc c'est bien que tu le soulèves et puis les coachs en activité physique adaptée ou vos kinés aussi pourront éventuellement vous aider. Et toujours, c'est pas de se dire que tout de suite on s'engage pour six mois, pour un an. Allez juste peut-être tester et ça, ça va essayer de développer une aptitude éventuellement.
- Speaker #2
Oui, parce qu'il peut y avoir aussi tout ce qu'on a vécu dans l'enfance qui nous bloque. On aimait la danse, mais, ça c'est mon cas personnel, à un moment donné, on a rencontré une prof un peu trop dure et du coup, on n'ose plus s'y remettre alors qu'on adore danser. La danse, la danse de salon, c'est un sport qui permet de rester en vie très longtemps et en bonne santé. C'est un sport extraordinaire. Et donc, on peut avoir 40 ans, avoir eu, ou même plus, 150 ans, avoir eu des enfants et se remettre à la danse. Il y a des cours de danse classique qui sont adaptés. Il y a des cours de modern jazz. Il y a des cours où on ne fera pas le spectacle à la fin de l'année ou alors où on le fera. Les offres existent. Mais l'objectif, c'est d'éteindre cette petite voix qui dit, tu n'es pas capable, tu ne peux pas, ou alors ce n'est pas pour moi. franchement Il faut être décomplexé par rapport à cela parce qu'on passe à côté déjà de belles découvertes et puis on passe à côté de sa santé. Donc santé émotionnelle, santé physique parce que l'activité physique va avoir un... de tels avantages dans la vie quotidienne qu'ensuite on ne peut plus s'en passer. Il y a aussi ceux qui ne voulaient pas en faire qui se sont mis à courir et qui ne peuvent plus s'arrêter de courir. C'est aussi des exemples.
- Speaker #0
Laura, est-ce que tu peux nous dire si finalement il y a des âges qui sont plus ou moins recommandés pour l'activité physique et l'activité physique adaptée ?
- Speaker #2
Les sociétés savantes et l'Organisation mondiale de la santé recommandent et préconisent l'activité physique tout au long de la vie. Enfance, adolescence... Jeune adulte, pendant la grossesse aussi, il y a des recommandations précises de pratiquer de l'activité physique. La transition ménopausique pour les femmes, vers 50 ans aussi pour les hommes, pour préparer le risque cardiovasculaire qui émerge un petit peu plus tard que pour les femmes. Et puis la personne âgée aussi, bien sûr, il n'y a pas de stop. Il n'y a aucun moment où on doit se dire je ne suis pas éligible à la pratique de l'activité physique.
- Speaker #0
J'ai pas mal ce genre de retour, effectivement, en cabinet. Soit tu vois des femmes qui peuvent être en surpoids, qui ont un peu laissé tomber parce qu'elles arrivent à la ménopause en surpoids et c'est un peu la cata. Donc elles ne savent plus trop quoi faire. Ou des personnes âgées qui vont aller vers les 70-80 et puis qui se laissent un petit peu aller. On peut avoir 80 ans et devenir altérophile alors qu'on n'a jamais fait d'activité physique avant. On voit de tout.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Le renforcement musculaire est préconisé en plus à cette période-là de la vie pour les téléchutes, la fonte osseuse, de même que vous avez autour de 45 ans pour la femme et puis un petit peu plus tard pour l'homme. Donc l'objectif est de proposer des activités de renforcement musculaire à partir de 45 jusqu'à 80 ou au-delà, bien sûr, parce qu'on peut être en très bonne santé à 90 ou 15 ans et puis se faire plaisir. Je te disais tout à l'heure qu'il y a des personnes qui aimaient danser à 40 ans et qui se remettent à faire de la danse de salon à 85 ou 90 ans. C'est parfait, c'est bien aussi sur le plan social. Tu disais qu'il y a des personnes âgées qui ne veulent pas, mais c'est qu'elles sont isolées. Et on vieillit mal quand on est isolé.
- Speaker #0
On le sait qu'on vit mieux. et qu'on vit plus longtemps. Je suis gériatre, donc je me permets de parler de ce que je connais, mais vraiment, l'isolement procure du mal-être social, du mal-être mental et physique. Alors qu'en fait, quand on maintient un lien, et ça, on le voit dans les zones où il y a des centenaires qui vivent, ce sont des gens qui vivent en communauté, les uns avec les autres, qui maintiennent des liens amicaux. Et ça, dans notre civilisation occidentale, on est tellement devenus individualistes que ça, c'est perdu. Donc c'est bien que tu soulèves ça. Et quand on fait un sport, on rencontre des gens. Et ça, ça vaut à tous les âges.
- Speaker #2
Tout à fait. Et ça permet aussi de sortir de son microcosme habituel. Et ce qui est aussi important sur le plan émotionnel, sur le plan mental, on va dire, pour la santé mentale. Sortir de l'entre-soi.
- Speaker #0
Oui. Le mot de la fin, docteur Laura Serrano, sur l'activité physique. Si tu avais quelque chose... A dire, ça serait à tout âge.
- Speaker #2
À tout âge, tout le temps et quel que soit son état physique.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'être venue sur le podcast Ad Vitam pour parler d'activité physique, sujet qui m'est très cher et j'aime qu'on puisse en parler ensemble et qu'un maximum de gens puissent nous écouter sur ce sujet. Merci à toi Sarah de ta confiance.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté Ad Vitam, le podcast de médecine préventive. Retrouvez le Dr Sarah Longé sur les réseaux sociaux pour échanger et abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute préférée.