- Speaker #0
Le podcast Advitam existe grâce à vos contributions. C'est une association, Advitam Prévention. Votre participation nous aide à promouvoir la médecine préventive et à produire des épisodes de qualité. N'hésitez pas à faire un don pour soutenir l'aventure. Rendez-vous sur la cagnotte des proches en tapant Advitam. Merci.
- Speaker #1
Advitam, le podcast de médecine préventive.
- Speaker #0
Environ 70% des maladies sont évitables. La médecine préventive, c'est une approche globale de la santé. Elle permet de cibler les facteurs de risque et ainsi de pouvoir limiter ou retarder l'apparition de pathologies. Dans ce podcast, avec l'expertise d'intervenants de qualité, nous décryptons sans tabou les données de la science auxquelles nous confrontons différents points de vue. Nous expliquons, avec bienveillance et empathie, quels sont les éléments pour devenir acteur de votre santé, de manière positive, quel que soit votre âge. Je suis le docteur Sarah Longer, médecin généraliste et gériatre depuis plus de 15 ans. Bienvenue dans Advitam, le podcast de médecine préventive. Bonjour Guillaume, docteur Guillaume Desmet, tu es médecin du sommeil.
- Speaker #2
Bonjour Sarah.
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir une nouvelle fois pour ce podcast de médecine préventive. On essaye de donner quelques éléments à tous les gens qui nous écoutent pour essayer d'améliorer leur santé. Donc merci d'être là parce que tu connais bien le sommeil, mais dans le sommeil, il y a une pathologie dont on parle très peu. C'est le syndrome des jambes sans repos. C'est un petit peu étrange comme appellation. En consultation, comment ça se présente pour moi ? En médecine générale, je vais avoir surtout des femmes qui vont se présenter sur une consultation en disant qu'elles sont embêtées parce que le soir, elles vont se coucher et elles sont toujours obligées de remuer leurs jambes. Leurs jambes les gênent, elles doivent se relever plusieurs fois. Elles ont mal dans les jambes ou elles ont une gêne. Et ça fait des années que ça dure. Et bien souvent... C'est même pas le motif de la consultation, c'est quelque chose qui arrive en plus à la fin de la consultation, ou quand on s'est déjà connu depuis une dizaine de consultations, ça arrive comme ça, bah oui mais il y a aussi ça le soir, de toute façon je suis gêné avec mes jambes, j'ai besoin de les remuer, et je fais rien, ou alors on a essayé un traitement mais ça n'a pas marché, et souvent ça stagne. Alors toi quand tu les reçois, c'est qu'on te les a adressés, donc on a déjà préposé un diagnostic, ou comment ça se passe dans ta consultation ?
- Speaker #2
Alors, Pas forcément. Souvent, ça peut être aussi sur un motif notamment d'insomnie avec des difficultés à s'endormir. Parce que le syndrome des jambes sans repos va donner aux personnes cette impression de ne pas trouver le repos avec leurs jambes, qui est une certaine forme d'agacement. Ils ne savent plus comment les positionner dans le lit. Et donc, ça va être cet agacement qui va faire que le temps d'endormissement, la latence d'endormissement va être prolongée.
- Speaker #0
Est-ce que c'est forcément lié au stress ?
- Speaker #2
Non. Dans le syndrome des jambes sans repos, il y a beaucoup d'éthiologies. La principale éthiologie, c'est souvent la carence martiale, la carence en réserve de fer. Donc c'est vrai que le syndrome des jambes sans repos, de base, touche principalement les femmes. On va dire deux à trois femmes pour un homme.
- Speaker #0
Parce qu'elles ont leurs règles tous les mois, souvent des règles abondantes. perdent du fer et souvent il y a peu d'apport avec de la viande rouge. Elles accumulent une carence en fer qu'on peut doser sur une prise de sang classique. Et là, parfois, juste en corrigeant cette carence en fer, toi tu vois que clairement on peut faire disparaître ce syndrome des jambes sans repos.
- Speaker #2
Oui, tout dépend de la fréquence et de l'intensité, mais c'est vrai que la carence martiale, les réserves de fer, donc on va doser, tu parlais des prises de sang, la féritine qui sont vraiment les réserves. Et souvent, En plus, les normes de laboratoire sont plutôt basses, c'est-à-dire que ça va de 5 à 200. Dans le syndrome des jambes sans repos, cette féritine doit être supérieure à 75 ng par millilitre, donc c'est vraiment beaucoup plus important. Et à cette dose-là, c'est vrai que le syndrome des jambes sans repos va souvent s'atténuer. S'il ne s'atténue pas, c'est qu'il y a alors une autre cause à ce syndrome des jambes sans repos.
- Speaker #0
On teste aussi des fois de mettre un petit peu de magnésium ou d'essayer de mettre des précurseurs de la dopamine. Est-ce que tu en as déjà entendu parler ?
- Speaker #2
Il y a des patients qui prennent du magnésium marin ou qui vont prendre de l'homéopathie avec des granules de cuivre qui peuvent en effet limiter le syndrome des jambes sans repos. Ça marche mais de manière moins efficace que le fer tout de même.
- Speaker #0
Mais parfois on n'a pas forcément de carence en fer mais on peut quand même avoir une efficacité avec du magnésium ou autre.
- Speaker #2
Pas forcément dans ce cas-là. En fait, ça va souvent être éventuellement une autre cause à ce syndrome des jambes sans repos. Et donc là, après, il faut étayer, il faut voir un petit peu toutes les autres causes. Donc il peut y avoir les causes héréditaires. Il y a 40% de génétique dans le syndrome des jambes sans repos. Donc on va voir souvent des fratries atteintes. Et dans ce cas-là, c'est des personnes qui sont atteintes très jeunes, dès l'âge de 15-20 ans. Elles ressentent cet agacement dans les jambes. Le syndrome des jambes sans repos, finalement, on le définit en soirée, à la mise au repos, au calme, typiquement sur le canapé ou dans le lit, par une sorte de gêne qui peut aller jusqu'à de la douleur, une sorte de bouillonnement, d'agacement, d'impatience dans les membres inférieurs, dans les jambes. Et c'est amélioré transitoirement par le mouvement. Donc le simple fait de tourner les chevilles, d'étirer, de fléchir, d'aller faire quelques pas, on supporte. Pas le contact du drap, on va mettre les jambes pendantes, aller chercher le froid. Et bien ça, c'est typiquement un syndrome des jambes sans repos.
- Speaker #0
Comment on peut l'expliquer, ce syndrome ? Comment, physiologiquement, est-ce que tu peux nous dire le mécanisme ?
- Speaker #2
Alors, non, parce que finalement, il n'est pas encore connu exactement. On a identifié que c'est une maladie neurologique, par un déficit de dopamine. Les gens pensent souvent d'ailleurs que ça peut être un peu vasculaire, avec un peu d'insuffisance veineuse. Ce n'est pas du tout un problème vasculaire, c'est ce manque de dopamine. Et en fait, le fer est un cofacteur de la transformation de la dopamine. Et si le fer est insuffisant, il va avoir du mal à passer la barrière hémato-encéphalique pour finalement permettre la fabrication de la dopamine. Donc le mécanisme physiopathologique, il n'est pas réellement encore connu avec exactitude, on va dire.
- Speaker #0
traitement du syndrome des jambes sans repos. On a un traitement médicamenteux qu'on utilise souvent, nous médecins généralistes ou vous médecins spécialisés dans les troubles du sommeil, qui s'appelle le Cifrol. Alors comment est-ce qu'il agit ce médicament ?
- Speaker #2
Le Cifrol, c'est un agoniste dopaminergique qui contient de la dopamine et ça va permettre de finalement combler ce déficit en dopamine. Alors c'est vrai que c'est un traitement qu'on utilise à très faible dose, qu'il faut vraiment manipuler avec. précaution parce que s'il est employé de manière trop importante, trop excessive, on peut avoir à l'inverse un syndrome d'augmentation avec une majoration du syndrome des jambes sans repos, une extension, c'est-à-dire que ça passe des jambes au bras et les symptômes peuvent survenir beaucoup plus précocement dès 13-14 heures.
- Speaker #0
Sur dosage ?
- Speaker #2
C'est un peu ça, c'est un effet paradoxal.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un lien avec la dopamine qu'on donne dans la maladie ? de Parkinson ?
- Speaker #2
Alors non, c'est vrai que les patients parfois lisent la notice du Cifrol, c'est un médicament qui en effet est utilisé dans le syndrome parkinsonien ou dans la maladie de Parkinson. Il n'y a rien à voir, c'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'ils font un syndrome des jambes sans repos qu'ils vont développer la maladie de Parkinson. Il n'y a vraiment aucun lien qui a été établi entre les deux.
- Speaker #0
Mais alors c'est étrange si juste on réfléchit sur tout ça parce qu'il y a une carence en dopamine dans les deux. Le syndrome parkinsonien, chez le patient en général, un homme qui a une maladie de Parkinson, on va avoir ce côté un peu rigide, avec ce qu'on appelle nous en médecine ce freezing, du mal à démarrer, à justement s'agiter, alors que sur le syndrome des jambes sans repos, c'est l'inverse. On va avoir une agitation des jambes.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. En fait, on va avoir cet agacement qui va nous faire bouger pour nous soulager. C'est vrai que ce n'est pas du tout finalement les mêmes zones atteintes, ça va être du coup dans le Parkinson, moi je ne suis pas un spécialiste, mais du coup c'est dans le locus nigère au niveau cérébral. Donc ça c'est vraiment cette zone qui va être détruite et qui va engendrer un déficit d'endopamine, ce qui n'est pas du tout le cas dans le syndrome des jambes sans repos.
- Speaker #0
Vous parlez des facteurs génétiques sur ce qui pouvait amener le syndrome des jambes sans repos, mais est-ce qu'il y a des maladies où on peut plus retrouver un syndrome des jambes sans repos associé ?
- Speaker #2
Alors oui, c'est vrai que dans le diagnostic, on va essayer d'étayer un peu toutes les éthiologies. Et donc, il peut y avoir le diabète, un taux plus important de syndrome des jambes sans repos. On va avoir aussi l'insuffisance rénale. On va avoir des facteurs annexes comme l'alcool, le tabac, la caféine, la sédentarité, qui peuvent aussi donner ce genre de choses. La femme enceinte aussi, typiquement, par la carence en fer. C'est à peu près 20 à 30% des femmes enceintes qui peuvent manifester un certain nombre des jambes sans repos.
- Speaker #0
Et qui passent après la grossesse ?
- Speaker #2
Oui, souvent. Déjà, les supplémentations par le tardiférent, les spéciafoldings, peuvent diminuer ce syndrome des jambes sans repos. Et souvent, en effet, ça passe après la grossesse.
- Speaker #0
D'accord. Et si on parle d'une population qui ne s'alimente pas toujours d'une très bonne manière, je pense aux végétariens. Pourquoi ? Ce n'est pas pour critiquer les végétariens, mais c'est que bien souvent, quand on reçoit des patients qui sont végétariens, L'alimentation n'est pas suffisamment équilibrée pour apporter tous les micronutriments et les nutriments dont on a besoin. On retrouve plus de syndrome des jambes sans repos chez les végétariens.
- Speaker #2
Oui, clairement. Tu le disais avec la femme et ses menstruations qui va engendrer une carence en fer. Il suffit que cette femme ait en plus une alimentation végétarienne et qui ne mange pas de viande rouge parce que du coup il y a quasiment pas de fer dans la viande blanche, l'absorption du fer se fait principalement par les viandes rouges. En deux, on va dire que c'est le tardiféron qui est le mieux absorbé. Et en trois, le fer végétal, où il y a une absorption qui est très faible finalement. Il faudrait manger des légumineuses, des épinards, des lentilles, tous les jours pour éventuellement arriver à un taux de fer à peu près satisfaisant.
- Speaker #0
C'est ça, tu fais bien de le rappeler. Je pense qu'effectivement, on pense qu'il y a un fer suffisamment présent dans les végétaux et qui permet d'être au bon niveau, mais pas du tout. Soyons clairs, si on veut un bon dosage en fer, il faut manger de la viande rouge ou du boudin noir, des abats essentiellement, on va avoir des bons dosages en fer qu'on recommande nous sur le plan nutritionnel à environ deux fois par semaine. Ça, c'est une bonne idée de base. Après, chez les végétaliens, végétariens... possiblement après des dosages au préalable bien sûr, se supplémenter. On peut prendre des compléments alimentaires qui sont faiblement dosés en fer, mais qui vont être de bonne qualité, donc qui vont être bien, on appelle ça biodisponible, bien assimilés, parce que parfois les gens ne supportent pas le fer qu'on donne en prescription médicale, qui vont être des fers qui vont être très dosés, et parfois qui peuvent donner des selles noires, des constipations, des douleurs abdominales, mais il y a toujours des solutions. Donc il ne faut pas s'arrêter sur quelque chose qui n'est pas confortable. Il faut aller chercher d'autres options pour remettre le fer à niveau, pour que ce fer soit disponible pour aider à des centaines de réactions enzymatiques dans la cellule, parce que notre corps a besoin de plein d'éléments, de vitamines, de minéraux pour bien fonctionner. Et donc il me semblait important de faire un petit point sur cette carence en fer qui est souvent très présente chez les femmes. Aussi, ce n'est pas toujours noté sur les prescriptions, mais il faut faire attention de ne pas prendre du thé en même temps, puisque ça... inhibe l'absorption du fer, donc on décale la prise de fer à un autre moment dans la journée et en général on se supplémente nous on donne une prescription qui vaut pour 3 mois puisqu'il faut du temps pour supplémenter en fer, donc vous imaginez bien que si on met un complément alimentaire qui va être moins dosé, il faudra d'autant plus de temps ou de doubler les doses et en tout cas il faut surveiller quand on diagnostique une carence en fer ici qui est très importante dans le syndrome des jambes sans repos ensuite on refait un dosage pour vérifier si on est dans le bon dosage et qu'on peut faire disparaître cette pathologie. Sinon, est-ce qu'il y a des contextes favorisants du syndrome des jambes sans repos, Guillaume ?
- Speaker #2
Oui, c'est vrai qu'il y a des facteurs favorisants. On les a un petit peu évoqués tout à l'heure, mais c'est vrai que l'alcool... Alors, on ne sait pas réellement pourquoi, est-ce que c'est une histoire de sulfite ou pas, mais principalement le vin blanc et le champagne.
- Speaker #0
À partir de combien de verres, Guillaume ?
- Speaker #2
des 1 ou 2 verres.
- Speaker #0
Par jour ou par semaine ?
- Speaker #2
Alors, souvent, c'est le soir. Donc, en fait, c'est des gens qui vont prendre un petit apéro le soir et qui, du coup, vont manifester ce syndrome des jambes sans repos. S'ils le consomment tous les soirs, toute la semaine, ça sera tous les soirs.
- Speaker #0
On n'oublie pas le sevrage de temps en temps. Au moins, laisser 2 jours sans alcool par semaine, petite notion de base pour essayer de laisser le foie tranquillement se régénérer.
- Speaker #2
Et après, ensuite, il peut y avoir le tabagisme, la nicotine, du coup. et un pourvoyeur de syndrome des jambes sans repos, la caféine. Souvent, par exemple, les patients ou les personnes qui vont consommer beaucoup de café, plus de 3 par jour, étardivement, vers 16, 17 heures, ou parfois même certains en prennent un au dîner, en disant « ça ne me gêne pas pour m'endormir » . Souvent c'est vrai, sauf si ça occasionne un syndrome des jambes sans repos, même si ça va alléger la qualité du sommeil. Les gens vont dormir, mais avec un sommeil plus léger finalement, c'est un excitant.
- Speaker #0
Est-ce qu'on est d'accord que justement, quand on prend un excitant, un café, du thé, à partir de 15 heures, on voit des conséquences au niveau du sommeil, même si le patient ne se rend pas compte ? Quand on fait l'enregistrement du sommeil sur la polysomnographie, on voit les répercussions.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. La demi-vie du café, c'est 4 à 6 heures. Donc s'il le consomme vers 16h, la moitié de la concentration sera consommée jusqu'à 22h et après finalement ça va décroître pendant le sommeil. Et vu que c'est un excitant, pendant les premiers cycles de sommeil, c'est principalement le sommeil profond, ça va être un sommeil profond qui va être légèrement allégé, donc un sommeil mine de rien un peu moins récupérateur.
- Speaker #0
Donc petit conseil pour essayer d'éviter les excitants après 15 heures en règle générale, si vous voulez favoriser un sommeil de qualité. Et donc l'enjeu d'améliorer notre sommeil, c'est aussi pour diminuer l'apparition du syndrome des jambes sans repos. On a des gens qui travaillent comme ça en alternance jour-nuit. Ça, ça favorise le syndrome des jambes sans repos ?
- Speaker #2
Oui, très clairement. Tout ce qui est travail posté, alternant, rythme alternant, les 3 à 8, les 2 à 8, les 5 à 8, tout ça, ça va majorer le syndrome des jambes sans repos. principalement par l'horloge biologique qui va être totalement déstabilisée. En fait, elle va être perdue dans les rythmes. Et cette perte de rythme va engendrer un certain nombre des jambes sans repos de manière beaucoup plus fréquente. On ne sait pas réellement le mécanisme. Souvent, c'est un peu associé finalement à du stress et à de l'anxiété. Souvent, c'est des gens qui vont dormir un peu moins que les autres. Typiquement, le travailleur de nuit, on dit qu'il dort entre une heure et quart et une heure et demie. de moins que son besoin de sommeil, que s'il travaillait finalement en période de jour. Et du coup, ce manque de sommeil va créer du stress, de l'anxiété de manière un peu plus importante et potentiellement développer un syndrome des jambes sans repos. Le stress et l'anxiété sont vraiment un gros pourvoyeur de syndrome des jambes sans repos.
- Speaker #0
Le syndrome des jambes sans repos, c'est un souci qui concerne majoritairement les femmes au moment de l'endormissement et avant l'endormissement. Mais est-ce que ça, ça continue au cours du sommeil ? Est-ce que ça peut altérer la qualité du sommeil ?
- Speaker #2
Alors oui et non. Du coup, le syndrome des jambes sans repos, ça se traduit vraiment sur l'éveil, sur cette période de soirée qui va retarder l'endormissement, qui va nous agacer. Et dans 60 à 80% des cas, le syndrome des jambes sans repos va se poursuivre durant la nuit par des mouvements périodiques de jambes nocturnes. En fait, ce sont des contractions musculaires... de la jambe, de la cuisse et parfois de la hanche qui vont amener un petit mouvement de flexion de la jambe, une sorte de spasme des jambes. Et ces spasmes sont répétés tout au long de la nuit. Si le spasme est un peu trop important, en fait, il va micro-éveiller votre cerveau. Votre cerveau va finalement être surpris par ce mouvement, va se réveiller 2, 3, 4 secondes, ce qu'on appelle un micro-éveil. Ça va venir fragmenter, du coup, notre nuit. Le cerveau se rendort et puis l'espace me continue. Donc le cerveau va être micro-éveillé de manière très régulière durant la nuit. La conséquence principale, ça va être finalement une inertie au réveil. Les gens ont du mal à se mettre en route. Et dans la journée, finalement, il y a une fatigue et surtout de la somnolence qui va se manifester.
- Speaker #0
On peut résumer pour dire qu'encore une fois, le sommeil est essentiel dans notre vie. qu'il est sous-évalué, qu'il n'est pas assez diagnostiqué dans ces pathologies et donc le syndrome des jambes sans repos en fait partie. Et que si on veut prendre les choses de manière globale, on voit bien que si on a une alimentation qui n'est pas adaptée, notamment avec des carences en fer, on peut avoir ce genre de problématiques qui vont créer une dysrégulation du sommeil et donc une prise de poids, des pathologies et qu'on va être dans un cercle vicieux un peu redondant. sur une santé qui va se dégrader. Donc une fois de plus, j'invite à faire de la prévention sur ces choses, ces pathologies qui sont parfois évitables, qu'on peut traiter, sur lesquelles on peut faire un retour en arrière et sur lesquelles il faut jouer de manière pluridisciplinaire. Merci Guillaume d'avoir partagé avec nous ta pratique au quotidien en tant que médecin formé sur les pathologies liées au sommeil. On te revoit tous les jours. Donc tu ne fais que ça, tu connais bien le sommeil, est-ce que tu dors bien ?
- Speaker #2
Moi je dors très bien personnellement, j'ai un sommeil de qualité, c'est vrai que de ce côté-là je n'ai pas à me plaindre.
- Speaker #0
Bon ben voilà, il faut que tu sois un exemple pour tous ceux qui nous écoutent. C'est ça. Merci beaucoup pour toutes ces informations.
- Speaker #2
C'est toujours un plaisir.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté Advitam, le podcast de médecine préventive. Retrouvez le docteur Sarah Longer sur les réseaux sociaux pour échanger. Et abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute préférée.