- Speaker #0
C'est la fin ! Eh, il a les cheveux mouillés, alors pas dehors ! Pas dehors ! On essaie de jouer au football !
- Speaker #1
Vous avez peur de quoi ? Vous êtes en équipe ! Pas chacun son tour,
- Speaker #2
c'est tout le monde ensemble. C'est là où l'ADN Foot est puissant.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot. Durant chaque épisode, mon invité parle de son amour pour le foot, de son enfance à aujourd'hui, mais aussi de son activité professionnelle, si cette dernière s'articule autour du football. Les brames sont au micro et je vous invite à découvrir la première partie de ce nouvel épisode d'ADN Foot dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Arthur Léonard, fondateur du média Foot Multiple. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode d'ADN Foot dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Arthur Léonard, fondateur du média Foot Multiple. Alors bonjour Arthur.
- Speaker #0
Bonjour, merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #1
Je t'en prie, merci d'avoir accepté. J'ai voulu t'inviter parce que je pense qu'on a beaucoup de choses à se dire à travers Foot Multiple. Donc, on y reviendra dans la suite de l'épisode, bien sûr. Alors, pour commencer, je vais te demander, Arthur, est-ce que tu peux te présenter pour les auditrices et les auditeurs qui ne te connaîtraient pas encore ?
- Speaker #0
Oui, donc Arthur Léonard, je suis le gérant des réseaux sociaux de Foot Multiple. et en fait je partage un petit peu mes aventures autour du foot et mes reportages que ce soit sur le site de la chaîne dans le football professionnel ou amateur. Donc, je peux, un week-end, par exemple, faire un reportage à Rennes pour la rencontre de Ligue 1 le samedi et puis me retrouver dans un vestiaire de régionale féminine le dimanche dans la campagne normande. Donc, voilà, je fais ça sur mes réseaux sociaux depuis un peu plus de cinq ans maintenant. Et donc, voilà, c'est devenu accessoirement mon métier, mon travail à temps plein. Aujourd'hui, c'était par passion au début. Donc voilà pour faire une présentation rapide.
- Speaker #1
Alors on va y revenir dans la suite de l'épisode bien sûr, mais tes réseaux sociaux respirent la passion du foot, c'est la raison pour laquelle j'ai pensé à t'inviter d'ailleurs. Alors pour commencer, petit rituel dans ADN Foot, je voudrais savoir quel est ton tout premier souvenir de foot, est-ce que tu t'en souviens ?
- Speaker #0
Ouais, de toute façon, je pense que c'est du côté d'Auxerre. Moi, c'est vraiment là que ma passion du foot a commencé. Donc, les vacances finalement chez mes grands-parents, j'allais passer toutes mes vacances à Auxerre quand j'étais petit. Et donc, mon premier souvenir foot, finalement, c'est mon grand-père qui m'amène à un entraînement d'Auxerre au tout début des années 2000, alors que j'ai cinq ans pour... parce que finalement à Auxerre il n'y avait pas 3000 activités donc si t'es un petit garçon souvent tu l'amènes voir un entraînement de foot et puis j'ai adoré l'entraînement donc trois jours plus tard il m'a pris des places pour le match au Cercedon et puis à partir de là cette passion ne m'a jamais quitté t'es tombé dans la marmite C'est ça, exactement.
- Speaker #1
C'est bien parce que c'est l'époque où les entraînements étaient encore ouverts. Dans certains clubs, ça doit être encore le cas aujourd'hui, peut-être moins, mais il y a des clubs aujourd'hui où les entraînements sont systématiquement à huis clos. Donc c'est aussi une partie du foot qu'on aimait qui a totalement disparu. Et c'est dommage. Et tu te souviens des joueurs un peu de ce premier entraînement ou pas du tout ?
- Speaker #0
Cissé, Capo, Mexès, c'est cette génération-là. C'est cette génération-là. Et... Donc le Hausser des années 2000 et justement par rapport à ce que tu dis, Hausser c'est un peu un ovni à ce niveau-là, parce que même si c'est un club de Ligue 1 et qui a un passé énorme, il y a toujours cette accessibilité, alors qu'à diminuer quand même, on ne va pas se mentir, même si Hausser ça reste certainement le club, le culte familial qu'il y a en Ligue 1, c'est plus ce que c'était non plus par rapport aux années 2000 parce que c'est plus fermé quand même. Mais il y a toujours eu une grosse proximité. Par exemple, Sissé, il sortait de l'entraînement à Auxerre. Malgré le fait qu'Auxerre finissait dans le top 4 tous les ans, tu n'avais pas les journalistes, tu avais les supporters. Et Sissé, il restait au lieu de parler 20 minutes aux journalistes à la sortie d'entraînement, il parlait 20 minutes avec les supporters. Et c'était comme ça. En fait, c'était obligatoire à Auxerre. Giroud échangeait avec tout le monde à la fin de l'entraînement. Lui, ce n'était pas 20 minutes, c'était une heure. Et puis... Et puis voilà, en fait, ça a toujours été comme ça au Serre. Alors, je ne vais pas dire que ça s'est perdu, justement, c'est resté. Mais effectivement, il n'y a plus eu de cette proximité par rapport aux années 2000, même dans un club comme au Serre, effectivement.
- Speaker #1
Oui, mais malgré tout ça, je pense que la JO Serre, peut-être un peu avec un club comme Lorient, garde quand même, pour un club professionnel, garde quand même l'image d'un club accessible. On ne va pas dire d'un club amateur, mais dans le concept. c'est C'est un club qui a l'image quand même de rester très proche de ses supporters.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Après, il y en a quelques-uns quand même encore dans le football professionnel, même s'ils sont forcément de plus en plus rares. Mais oui, c'est sûr que c'est incomparable avec ce qui se faisait il y a 20 ans. Mais en fait, oui, ça fait partie. Le truc de simplicité du côté familial, c'est l'ADN d'Auxerre. En fait, c'est ce qui a toujours fait sa force aussi. Et donc, si on enlève ça, finalement, on enlève l'identité du club. Et demain, les supporters... Je pense se détacher de ce club-là s'il perd à ce niveau-là. D'ailleurs, pourquoi Auxerre est tombé aussi un moment, disons en Ligue 2, alors que ce n'était jamais arrivé, c'est aussi parce que peut-être à un moment, le club a perdu un peu ce côté charme, le côté la formation avant d'aller chercher Pégeloir et tout. Et en fait, quand tu as voulu, avant la descente en... En Ligue 2, vouloir recruter des joueurs plus chers et ne plus taxer sur ta formation, Auxerre n'a plus marché. Donc là, ça revient un peu comme ça. C'est-à-dire que Auxerre fonctionne. Pourquoi Auxerre est en Ligue 1 aujourd'hui ? Parce qu'il y a eu un bon centre de formation et il y a des joueurs qui sont titulaires aujourd'hui dans l'équipe qui sont du centre de formation. Et puis des prêts intelligents, parce que de toute façon, Auxerre ne peut pas acheter des joueurs à 8 millions d'euros.
- Speaker #1
Peut-être que si le FC Nantes écoutait tes propos, S'il pouvait changer un peu de politique, peut-être qu'il reviendrait aux fondamentaux. Mais bon, ça c'est plus facile à dire qu'à faire derrière mon micro. Mais bon, ça m'a fait penser un peu au FC Nantes, ce que tu viens de dire. Alors, pour revenir sur ses premiers souvenirs, donc ce premier match, 19 août 2001, au Cercedan, là tout de suite comme ça, en 30 secondes, si je te demande de fermer les yeux, enfin, de fermer les yeux c'est une expression, mais qu'est-ce que tu retiens de ce jour-là en fait ?
- Speaker #0
Déjà, ce que je retiens, c'est le contexte du match. C'est-à-dire que tu as Auxerre qui est premier, Sedan qui est deuxième. C'est le choc du dimanche soir sur Canal+. Donc, c'est pour te dire déjà l'époque. Aujourd'hui, tu as Auxerre qui peine à se maintenir en Ligue 1 et tu as Sedan qui est en R1. Donc, tu te dis que ce n'est pas la même époque. Mais avant, Auxerre-Sedan, en tout cas en termes de football pur, c'était mieux. 100 fois plus intéressant qu'un PSG-OM, parce que le PSG-OM était plus rangé des fois au milieu du classement, alors qu'au Céline-Denis, ça jouait le top 5 régulièrement à l'époque, donc c'est ça qui est assez fou.
- Speaker #1
C'est l'année où Sedan, je crois que c'est peut-être cette saison-là, ou la saison suivante, je ne sais plus trop, mais il y a une saison où Sedan bat l'OM 1-0, et le PSG... Voilà, j'ai du mal à dire le score, tu vois. Mais oui, Donc oui, oui, le Sedan de ces années-là, Olivier Quint, il me semble, il y avait Cédric Mionnet, Nicolas Sarkis, c'était une sacrée équipe. Ce match est remporté par Auxerre, deux buts à un. But d'Olivier Capot, égalisation d'Henri Camara et deuxième but de Djibril Sissé. Il me semble un joueur que tu aimes bien.
- Speaker #0
En fait aussi pourquoi je l'aime bien peut-être grâce à ce premier souvenir aussi de foot c'est-à-dire que Sissé il fait gagner Auxerre à la dernière seconde ce soir-là et oui en fait Sissé de toute façon c'est celui qui a résumé vraiment cette belle génération d'Auxerre dans les années 2000 où il y avait toute une hype autour alors des supporters d'Auxerre mais même de la France du football plus globalement et moi de toute façon c'est ce que je répète toujours mais de toute façon Sissé c'est vraiment celui qui m'a fait aimer le football quoi alors certes il y avait des joueurs qui étaient plus forts que lui certainement à l'époque des Zidane etc restent nécessairement plus dans les esprits parce que toute autre carrière encore mais voilà moi c'est toujours ce que j'ai dit mais tu me proposes tu préfères interview Véqui entre Zidane et Cissé je te répondrai toujours Cissé parce que Cissé c'est celui qui m'a fait aimer le foot c'est celui qui m'a le plus impressionné quand j'étais petit c'est le coeur qui parle c'est ça parce que ça c'est ça
- Speaker #1
Mais quand même, t'es quand même tombé, bon c'est le hasard, t'es pas tombé sur la pire des générations à la JOCR quand t'as découvert le foot, parce qu'entre Sissé, Mexès, Boumsong, Capot, il y avait Fadiga aussi il me semble, il y avait, alors moi un joueur que j'aimais beaucoup, qui malheureusement a eu un passage au PSG qui n'a pas été très réussi, moi j'aimais beaucoup Yann Lachuer. Yann Lachuer, un milieu de terrain concursif, une qualité de passe, une technique que... Ce joueur-là, c'est plus une affection pour les milieux de terrain offensifs. Mais c'est vrai qu'en tant que distributeur du jeu, c'était quelque chose, Lachuer.
- Speaker #0
À ce sujet-là, j'ai eu la chance et l'honneur d'interviewer ce qu'il sait il y a deux mois. Il me dit que je n'aurais jamais eu le même début de carrière sans Yann Lachuer. Quand un mec comme ça dit ça,
- Speaker #1
c'est assez révélateur. On va basculer sur un autre souvenir qui, encore une fois, n'est pas forcément un bon souvenir pour moi, mais ça fait partie du jeu, c'est comme ça. Les souvenirs, on en a des bons et des mauvais, c'est ce qui construit notre passion du foot. Une certaine finale de Coupe de France au CRPSG en 2003. Alors, qu'est-ce que tu peux me dire de ce match, de tes souvenirs sur cette victoire en Coupe de France ?
- Speaker #0
Moi, en fait, à ce moment-là, ça fait 2-3 ans que... que du coup je suis avec Passion Auxerre, tu vois la finale de 2003 j'ai 7 ans à l'époque donc je suis petit mais ça fait 2 ans on va dire que je suis les résultats d'Auxerre et que je suis passionné par d'hybridiser toute la génération qu'il y a autour et tout et en fait là ce match là, ce soir là c'est match à la télé, à l'époque les matchs à la télé c'était un peu le truc de fou et tout, en plus ça tombe un week-end donc cette fois c'est la première fois de ma vie que je peux regarder un match en entier, et pas seulement les 10 premières minutes avant d'aller se coucher, ou la première mi-temps au mieux. Et en fait, t'as Auxerre qui gagne, avec un scénario en plus assez compliqué. Bon, à l'époque, Paris-Auxerre, Paris n'était pas nécessairement favori dans le match. Auxerre n'était pas comme le match qu'il y a ce week-end, où tu te dis qu'il n'y a aucune chance que Auxerre gagne, mais à l'époque, c'était kiff-kiff, largement. plutôt Auxerre favori et en fait t'as le scénario où Paris mène donc tu te dis putain on va pas gagner la coupe de France et puis finalement Auxerre s'en sort de 1 avec but de Boomsong à la dernière seconde et bah forcément quand t'as un scénario comme ça, ça accentue encore plus le kiff et puis à ce moment là c'est la première fois que je vois mon club de coeur gagner une coupe et moi ça me parait fou à l'époque et enfin c'était fou cela dit et donc ouais ce souvenir qui reste dans ma mémoire forcément
- Speaker #1
Auxerre a une belle histoire avec la Coupe de France. Et ce match-là, très rapidement, c'est vrai que pour moi, exceptionnellement, ce match-là, je ne le regarde pas à la télé. Je ne sais plus pourquoi exactement. On est entre copains. C'est vraiment les souvenirs de la radio. On est dehors, il y a le match à la radio. Et on est là en train d'écouter. On mène 1-0, c'est génial. 1 partout. Alors là, le deuxième but de Boomsong. Bon là, moi, je m'énerve, je hurle, mais mes amis ne comprennent pas pourquoi je m'énerve pour du foot. Voilà, bon, alors là, on ne va pas rentrer dans ce débat-là. Si, j'ai un ami quand même, Harold, si tu m'écoutes, lui, il comprenait parfaitement ma douleur. Et effectivement, c'est une des fêtes que j'ai suivie à la radio et elle a bien fait mal, celle-là, quand même. Elle a bien fait mal, mais après, il faut aussi admettre que la J.O. Serre de cette saison-là, c'était quand même une sacrée génération. Et je comprends qu'un petit garçon de 5 ans qui va la première fois à l'entraînement et tombe sur cette équipe puisse devenir fan de cette équipe, tout simplement. Et bon, c'est vrai que depuis, ça a été un peu plus compliqué, depuis la fin de cette génération, on va dire. Mais bon, comme tu dis, les souvenirs restent et ça, ça reste un magnifique souvenir pour tous les supporters au Serrois, bien sûr.
- Speaker #0
C'est ça. En fait, souvent, le choix de supporter un club, il ne tient à pas grand-chose, comme tu disais. Quand tu vas à l'entraînement, si j'avais eu 10 ans de moins, je serais allé à l'entraînement à l'époque où Auxerre était en Ligue 2. Est-ce que je serais tombé amoureux à ce point de ce club-là ? Ce n'est pas dit. Moi, j'habitais Rouen en plus. Ça a été accentué aussi par le fait que Rouen, finalement, depuis 20 ans, c'est très compliqué. Le club n'arrive pas. Là, le club premier de Hénin devrait retrouver sa place en Ligue 2 prochainement, j'espère. Mais si Rouen avait été en Ligue 1 ou Ligue 2 à l'époque, Peut-être que je serais plus tombé, ça aurait été plus logique finalement de tomber vraiment supporter numéro un de ce club-là. Mais là, en fait, moi, j'allais à Auxerre en vacances à chaque fois. Et avec une équipe comme ça, tu en tombes vraiment amoureux. Et puis après, finalement, on dit qu'on peut changer beaucoup de choses dans sa vie. Mais il y a un truc qui reste souvent, c'est le club de foot. Et bah en fait moi même avec les années de Ligue 2 Je suivais à fond le club Et là le club est revenu en Ligue 1 Bon voilà est-ce qu'il y restera on verra Mais en tout cas je serais toujours amoureux de ce club là
- Speaker #1
Jusqu'à mon dernier jour quoi On souligne pas assez l'importance des matchs du mois d'août Des vacances chez la famille Qui ont fait naître beaucoup de vocations Ces matchs là entre le début du championnat Premier 10 août jusqu'à fin août Ça a été beaucoup d'occasion pour de jeunes futurs supporters de tomber amoureux de leur club, qui n'est pas forcément le club de leur région d'origine, parce que parfois les choses sont ainsi faites. Et ces matchs d'été ont fait naître beaucoup de vocations, effectivement. On va continuer sur un autre de tes souvenirs marquants, la Coupe du Monde 2006. Alors, qu'est-ce que tu... Qu'est-ce qui te retient ? Qu'est-ce que tu as à me dire sur l'épopée de l'équipe de France, j'imagine ?
- Speaker #0
Ouais, en fait, c'est la première compétition. Alors, il y avait eu la Coupe du Monde 2002, mais on avait été sortis très rapidement. Et puis moi, j'étais vraiment tout petit aussi.
- Speaker #1
Avec Sissé dans l'effectif.
- Speaker #0
Avec Sissé dans l'effectif. Et en plus, c'était en horaire un peu décalé à l'époque parce que c'était en Asie et tout. Alors que la Coupe du Monde 2006, elle est en Allemagne. Et donc, si tu veux, tu peux vraiment suivre quasiment tous les matchs. Et en fait, avec le parcours de l'équipe de France, forcément, tu vis le truc à fond. tu vis le truc à fond et puis la dramaturgie de cette finale fait que ça reste ça reste ça reste marqué le parcours était fou en plus parce qu'à l'époque en fait il y a le truc de 2002 où tout le monde nous voit un peu gagnant etc mais 2006 tu vois tu sais pas trop où tu vas et en fait tu tapes l'Espagne, le Brésil en huitième et en quart qui sont normalement censés t'éliminer à ce moment là.
- Speaker #1
Après un premier tour difficile.
- Speaker #0
difficile en plus ouais tu te qualifies contre le Togo un peu à l'arrache et tout et donc du coup forcément quand tout le monde te dit de toute façon tu vas te faire défoncer entre guillemets contre l'Espagne en huitième et que tu crées l'exploit et qu'après t'as le Brésil tu te dis bon on aura fait notre petit exploit mais on va sortir en quart et que tu passes à nouveau et bah forcément ça reste et
- Speaker #1
c'est vrai que moi j'ai le souvenir de ce match contre l'Espagne c'est vrai qu'il y a un scénario à la fin en plus Zidane marque contre les Espagnols qui voulait l'envoyer en retraite. C'était dans la presse nationale en Espagne. Tu as ce match contre le Brésil en quart, magnifique, avec Roberto Carlos qui fait ses lacets à un moment donné. On ne comprend pas pourquoi, mais tant mieux pour nous. Un match très crispant contre le Portugal en demi, moi je m'en souviens, c'était vraiment un match tendu, Ce n'est pas le plus beau souvenir de cette Coupe du Monde. Après la finale, on ne va pas revenir sur le scénario, tout le monde le connaît. Ne met pas une Panenka en finale qui veut, puisqu'on sort d'une coupe d'Afrique assez sulfureuse. Comme quoi, le destin fait que Zidane met le premier but, Materazzi égalise. À la fin du match, ils avaient envie de se parler, les deux. C'est aussi une déception, c'est une grande déception. Pour la passion du foot, on sort de là encore plus amoureux du foot.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est ce qui forge vraiment les souvenirs et la passion aussi. Et c'est ce qui est beau. De toute manière, si tu gagnes à chaque fois et que tu n'as que des émotions positives, ce n'est pas forcément drôle. Alors que là, c'est sûr que... Ça t'accroche un peu à l'équipe de France à ce moment-là, le fait d'avoir vécu ça, parce que tu t'es passionné pour cette équipe où tu te dis que c'était incroyable. Et puis, il y a ce dernier match qui est terrible au niveau du scénario. Et puis, voilà. Mais c'est comme ça, c'est le foot. Et puis, finalement, ça serait moins beau si... Enfin, je veux dire, tu vois, là, c'est pareil. On a la chance d'avoir une équipe de France qui, à chaque fois, va loin dans les compétitions, qui est revenue un peu au premier plan.
- Speaker #1
Ça n'a pas toujours été le cas.
- Speaker #0
Ouais, voilà, et en fait, on en devient presque habitué maintenant à dire que, « Bon, putain, on a loupé notre compétition, on s'est fait sortir en demi-finale » , tu vois. Mais en vrai, tu vois, à l'époque aussi, ce qui a rendu 2006 assez fou, c'est que même si tu avais gagné 98, 2002, tu passes complètement à côté. 2004, tu perds contre la Grèce en quart, machin et tout. Et en fait, ce qui rend le truc beau, c'est que pourquoi 2018 est autant resté dans les esprits ? Parce que tu sors aussi de 10 années terriblement compliquées, quoi. donc donc euh euh Donc voilà, c'est ce qui fait la beauté du truc.
- Speaker #1
Après la pluie, vient le beau temps. C'est ça.
- Speaker #0
Et puis tu sais, là, on traverse une très bonne période pour le foot français. On espère forcément que ça restera le plus longtemps possible. Tu sais, peut-être que cet été, malgré la belle équipe qu'on a, on sera peut-être sortis en huitième de finale, ça sera une catastrophe, etc. Et puis, quatre ans après, tu la gagneras peut-être à nouveau. De toute façon, tu ne peux pas la gagner tous les ans.
- Speaker #1
C'est ce que j'ai expliqué à mes enfants. Je leur ai dit, vous ne vous rendez pas compte, vous avez connu la victoire. Mon fils aîné a connu la victoire en 2018, il a connu la victoire en Ligue des Champions l'année dernière. Je lui ai dit, tu ne te rends pas compte. c'est pas forcément tout le temps comme ça le foot mais bon au moins ce qui est fait est fait et il s'en rappellera toute sa vie ça c'est sûr alors avant de basculer sur les origines de foot multiple et qu'est-ce qui t'a mené à construire ce projet juste en terme de foot, est-ce que toi t'en as fait du foot ?
- Speaker #0
Oui, en effet, du coup, de mes 5 à mes 18 ans, en gros. Donc, j'ai joué à côté de Rouen. Et en fait, quand je suis revenu, le premier match dont je te parlais tout à l'heure au Cercle d'An, en fait, je suis revenu, donc c'était l'été. Et en fait, je suis revenu, je ne sais pas, peut-être le 25 août de ces vacances-là. Et le premier... Ma mère allait m'inscrire dans un club à Rouen pour commencer le foot. Donc, j'ai joué de mes 5 à mes 18 ans.
- Speaker #1
Donc, tu as une bonne expérience de gravir les catégories jeunes. Ensuite, tu n'as pas continué en senior. Tu t'es arrêté.
- Speaker #0
Non. Alors, à chaque fois que je dis que j'ai arrêté à 18 ans, on me dit que c'était pour tes études. Alors, pas forcément. C'est juste que... Pour le coup, j'avais fait le tour du foot et j'avais envie de démarrer un autre sport, le tennis de table. Et j'en fais encore actuellement en compétition. Donc, en gros, c'était pas pour les études en tant que tel. C'était vraiment pour changer de sport.
- Speaker #1
D'accord. OK. Bon, c'est pas parce qu'on arrête le foot qu'on n'est plus passionné de foot, bien sûr.
- Speaker #0
Ah non, pas du tout. Non, honnêtement, moi, en fait, j'avais plus envie de jouer au foot. j'avais plus envie de jouer au foot d'aller à l'entraînement 3 fois par semaine sous la pluie machin j'ai été lassé de ça donc j'ai arrêté ça et puis je me suis passionné pour un nouveau sport le tennis de table dans lequel je me suis investi pleinement et tout et donc voilà depuis que j'ai arrêté j'ai jamais eu sauf une fois de temps en temps avec des potes mais j'ai jamais eu cette envie de Euh... de jouer au foot finalement. Mais par contre, je suis resté toujours passionné. J'ai suivi d'ailleurs le moment où, là ça fait cinq ans que ma vie est driveée par le foot et par mon projet, alors que je n'ai jamais tendé à un seul moment à apprendre le foot.
- Speaker #1
Alors petite parenthèse au milieu de cet entretien, juste pour vous dire que vous êtes plus de 2000 à écouter ADN Foot à chaque nouvel épisode, ce qui me touche énormément. Comme j'aimerais gagner en interactivité avec vous et mettre un visage ou un pseudo sur chaque écoute, Je vais vous demander un petit geste simple, c'est de prendre une capture d'écran avec le logo du podcast et de me l'envoyer sur Instagram, sur adnfoot-8lepodcast-8wonderscore et je me ferai un plaisir de repartager vos screens en story pour qu'on puisse créer ce lien entre nous. Alors vous pouvez me dire d'où vous écoutez le podcast, ça m'intéresse beaucoup, si vous avez des questions sur le podcast en lui-même, sur l'invité, si vous avez une anecdote à raconter, bref, si vous avez quelque chose à ajouter sur ADNFoot. Alors j'ai hâte de vous lire et je repartagerai bien sûr en story chaque message reçu. Je vous laisse retourner à cet entretien avec Arthur Léonard de Foot Multiple. Alors tu as fait des études en criminologie, je ne me trompe pas.
- Speaker #0
Ouais, j'ai fait des études de droit et du coup en master je me suis spécialisé en droit pénal criminologie.
- Speaker #1
Donc tu es dans tes études et arrive le Covid.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc, c'est à ce moment-là que ce projet commence à naître. Il a peut-être commencé à naître précédemment, mais c'est là que tu commences vraiment à entrer dans le vif du sujet. Qu'est-ce que tu peux nous dire sur la genèse de Foot Multiple ? En fait,
- Speaker #0
je finis mes études de droit au moment où le Covid arrive et je passe le concours d'avocat à ce moment-là. J'ai passé déjà une première fois le concours d'avocat que j'ai raté de... de peu et en fait du coup c'est parti pour que je le repasse et que je devienne donc avocat par la suite. Et en fait c'est un moment où je me questionne un peu sur la suite, est-ce que même si j'ai réussi mes études de droit, est-ce que j'ai vraiment envie de faire avocat ? Je sors d'un stage à ce moment-là, je faisais un avocat justement qui ne s'est pas forcément bien passé, en tout cas qui a éteint un peu ma passion, mon rêve autour du métier. je me suis dit ah ouais j'ai pas envie d'avoir cette vie là Je ne sais pas, je me pose des questions à ce moment-là. Et en fait, le hasard fait assez bien les choses parce que je pense qu'il n'y aurait pas eu de confinement. Je ne sais pas ce qu'il n'y aurait jamais eu, mais en tout cas, il n'y aurait pas eu FootMultiPostiVide, ça c'est sûr.
- Speaker #1
C'était le moment.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'était le moment et c'était la première fois que j'avais du temps. Et du coup, non, ce n'est pas forcément pensé avant. C'est juste que je suis en confinement et du coup, je suis un peu en mode j'ai envie d'écrire des articles foot. Donc, je commence à écrire pour des blogs. Des blogs de foot bénévoles. J'ai écrit un article sur Tissé, si jamais tu veux le publier. Et puis, je suis avec mon ex-copine à l'époque, en confinement. Et elle me dit, mais plutôt que d'écrire pour des mecs qui mettent trois semaines à publier les articles, et comme ça, que tu ne connais pas trop, pourquoi tu ne crées pas un petit truc ? Je dis, ouais, j'avoue. Donc, en fait, je lance FootMultiple à ce moment-là. et en fait c'est là où c'est assez fou c'est qu'en gros je lance des trucs multiples et je suis à fond vraiment dans le truc il y a le confinement, je suis vraiment à temps plein axé là-dessus et là je me dis vas-y je repasse pas le concours d'avocat Genre, j'ai envie de développer le truc. Je prends six mois ou une année blanche pour essayer de développer le truc. Alors qu'à l'époque, quand je décide ça, il y a 120 abonnés sur Facebook. C'est ouf. Et donc, du coup, j'appelle ma mère et je lui dis...
- Speaker #1
J'allais te demander comment le prennent tes parents.
- Speaker #0
Très mal, très mal. J'appelle ma mère et je lui dis Je ne vais pas repasser le concours d'avocat Alors que ma mère est persuadée que son fils va être avocat 6 mois après Et j'appelle ma mère et je lui dis Je ne vais pas repasser le concours d'avocat J'ai créé une page sur le foot Je vais te dire que ma mère tombe de 28 étages Mon père forcément pareil Ma soeur, mes potes En fait tout le monde dit Mais il a complètement craqué Et moi à l'époque Les gens de ma famille ou mes potes Réagissent comme ça Et je suis vraiment en mode de... Mais ils sont sérieux de réagir comme ça et de ne pas se soutenir. Alors qu'aujourd'hui, je me dis, mais ça aurait été des grands fous de me dire que c'était normal, tu vois. Et donc, au début, c'est très compliqué. En fait, il n'y a que mon ex-copine qui est vraiment dans le truc. Vas-y, fais ton truc. Passionne-toi par ton truc. Donc, c'est vrai qu'elle a beaucoup aidé à ce moment-là par rapport à ce projet. Et en fait, du coup, pendant une petite année, j'ai vraiment développé le truc. Et puis, bon, après, il fallait travailler quand même, forcément. Donc... Donc du coup j'ai été criminologue pendant trois ans et en fait au moment où je prends ce travail de criminologue, à ce moment-là je me dis c'est horrible mais du coup je ne vais plus avoir le temps de développer Footmultip mais bon à la fois je ne vis pas de Footmultip, il faut aussi vivre. Et en fait, je crois que j'étais tellement motivé que j'étais en mode, c'est pas grave, on continue en parallèle à fond. Et donc, du coup, je pars pour trois ans. Pendant trois ans, j'ai deux métiers en vrai. J'ai deux métiers parce que j'ai mon métier la semaine et puis les week-ends, je pars un petit peu partout faire des reportages, etc. Et donc, l'argent de mon salaire, j'en utilise une partie pour aller couvrir mes premiers reportages. J'ai les premiers sponsors aussi qui arrivent un petit peu à ce moment-là avec la visibilité qui s'accentue. Et donc, ça me permet de développer un peu les projets jusqu'au moment où je me dis, je ne suis vraiment pas loin d'en vivre. Si je ne prends pas le risque, je ne serai toujours pas loin d'en vivre. Et donc, je dis, allez, je démissionne. Je demande à mon taf une rupture co, il refuse. Et du coup, je dis, bon, ben, mince, je suis bloqué. Et je dis, non, mais là, il faut tenter le coup, quoi. Donc, je démissionne. Et puis, du coup, c'est devenu mon métier. Ça s'est plutôt bien goupillé. Donc, aujourd'hui, j'en vis sans forcément stresser et tout. Donc, je suis content, ouais.
- Speaker #1
Et tu te souviens de... de tes premières aventures, justement, dans le foot multiple. Parce que tu décides de mettre en lumière les acteurs du foot amateur. Est-ce que tu te souviens de tes premiers voyages, de tes premiers contacts ? Parce que tout ça, ça s'organise, en fait. Parce que quelqu'un, je me mets à la place d'un club qui, à l'époque, tu n'as pas encore la notoriété que tu as aujourd'hui. Quelqu'un qui... C'est plein de bonne volonté. Quelqu'un qui te contacte pour te dire, voilà, je voudrais mettre votre club en lumière. Est-ce que tu as essuyé des refus ? Est-ce qu'il y a eu des moments où vraiment, tu n'étais pas loin de te décourager, mais tu t'es quand même accroché ? Parce que, comme tu le disais il y a cinq minutes, autour de toi, peu y croyaient. Donc, à part ton ex-petite amie, tu étais un peu seul au monde. Donc, il fallait vraiment avoir un mental de fer pour s'accrocher, en fait.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et puis, tu vois, c'est là où je me souviens. En fait, je me souviens plus des reportages que j'ai faits il y a 5 ans que des reportages que j'ai faits il y a 3 mois. Par exemple, tu me demandes même les scores des premiers matchs que j'ai couverts, je te les donne au cordeau. Tu me demandes le score d'un match que j'ai couvert il y a 2 mois, je m'en souviens déjà quasiment plus. Mais ouais, en fait, au début, ça a été bon. Tu crées une page Facebook, machin. Déjà, tu veux faire quoi ? L'idée, moi, en gros, ce que j'aimerais faire, c'est sortir un peu des médias classiques qui parlent du PSG, etc., de l'OM, de l'OL. Je veux parler d'un autre football et de la passion qu'il y a un petit peu partout. Donc, bon, allez, on va contacter. À l'époque, je trouve, je ne sais pas, peut-être 150 joueurs sur Messenger, des anciens joueurs pros, un peu de tous les clubs. Et je me dis, tiens, je vais faire une série où je vais écrire... Un article sur chaque club de Ligue 1, Ligue 2, en gros. Et j'essayais de trouver des anciens joueurs. Et donc, j'en contacte, je te dis 150. Mais au final, j'en ai peut-être trouvé 500. Et puis, j'en ai contacté 500, quoi. Et puis, t'en as un premier qui répond, un deuxième, etc. Et après, on est pendant le confinement. Donc, au début, j'écris juste des articles et tout. Et en fait, les articles reçoivent un accueil plutôt favorable, aidé par le fait qu'on est en confinement. Donc, les gens sont beaucoup sur les réseaux. et deux par le fait que peut-être c'est un truc qui sort un petit peu de l'ordinaire en mode tu vois un mec qui est supporter de je sais pas moi de Rouen se retrouver avec un article immense avec deux interviews d'anciens joueurs et on se dit mais c'est la première fois qu'il y a quelqu'un qui fait ça pas la première fois mais en tout cas c'est très rare de trouver un article sur Rouen à l'époque et du coup tiens il fait ça et puis après donc... Il y a la fin du confinement, les matchs qui réouvrent un peu. Je suis en mode, maintenant, ce que j'aime, c'est cool d'écrire, mais ce que j'aime, c'est aller vraiment à la rencontre des gens. Je vais aller faire des reportages. Au début, le contact des clubs. Ligue 1, pas de réponse. Ligue 2, pas de réponse. N1, N2, N3, soit pas de réponse, soit non, on n'est pas intéressé. Je me dis, si je vais aller couvrir des matchs, je vais faire comment ? en tribune, ouais, bon, et du coup, je vais en fait, je vais en district, quoi, et pendant six mois, je fais des reportages autour du foot de district, et puis finalement, il y a des clubs de régional qui commencent à dire oui, un premier 2N3 qui dit tu peux venir si tu veux, un premier 2N2, et puis en fait, ça a été comme ça tout le temps, mais en fait, même aujourd'hui, des fois, il m'arrive, alors beaucoup moins, mais de bouffer des refus, tu vois, mais en gros, euh euh Pendant 5 ans, j'ai fait que de manger des refus. La première fois que je fais le tour des stades de Ligue 1, il y a 4 clubs sur 20 qui m'accordent une accréditation. Et pour moi, c'était incroyable que 4 clubs m'aient permis de faire ça en tribune de presse, d'aller en bord de pelouse. Pour moi, c'était incroyable. Après, j'allais en tribune et je faisais mes reportages en tribune. Je trouvais des places. Et puis, l'année d'après, il y en a eu 9 qu'on dit oui. L'année d'après, 14. et puis tu vois maintenant
- Speaker #1
C'est l'école de la patience et de la persévérance.
- Speaker #0
C'est ça. Oui, ça a été vraiment ça. En vrai, j'ai raconté beaucoup de trucs sur les réseaux. Mais tu vois, c'est ce que j'ai dit dernièrement, d'ailleurs, dans un post Facebook. J'ai dit, mais le jour... Il y a même des trucs que je ne peux pas raconter aujourd'hui, tu vois. Mais le jour où vraiment, je dirais, bon, allez, cet extraordinaire foot multiple, fin du chapitre, je ne sais pas si ça arrivera, mais peut-être certainement. j'aurais des millions de choses à raconter sur des trucs incroyables que j'ai vécu ou très durs parce que j'ai pu se raconter des trucs incroyables forcément mais des fois les gens ne se rendent pas compte de... tu sais même les gens quand ils disent ah c'est incroyable maintenant tu as tes accès partout je dis ouais mais les gars vous savez pas tout ce que par quoi je suis passé voilà et après je me plains pas en fait c'est le truc normal je me dis d'ailleurs c'était presque je trouve ça fou au bout d'un an d'avoir eu le culot d'avoir contacté les clubs de Ligue 1 en mode j'aimerais venir et ils me répondaient non et j'étais en mode mais vas-y ils sont pas ouverts mais en fait heureusement que ça marche pas comme ça sauf qu'à l'époque j'avais 5 ans de moins aussi j'avais 25 ans donc j'étais plus fougueux j'avais pas le recul que je peux avoir aujourd'hui et Et donc, voilà, après, il faut y aller. Et puis, il ne faut pas hésiter, mais il faut avoir la conscience que les portes s'ouvrent petit à petit. Et même, tu vois, des fois, quand je parle à des photographes ou des créateurs et tout, qui ont, moi, j'apprends beaucoup de plein de gens et même qui ont plus d'expérience que moi dans le milieu. Et des fois, tu vois, quand il y a des plus jeunes qui viennent me voir en disant « Ah, j'ai ce projet-là, mais je n'arrive pas à avoir l'accès » . Mais c'est normal que tu n'aies pas l'accès. Ça fait un an que tu as créé ton truc. Je crois que moi, j'ai eu l'accès comme ça.
- Speaker #1
Quand tu débutes comme ça, ta démarche, quand tu vas couvrir un match de district ou tes premiers matchs de régionaux, c'est de couvrir le match, c'est d'avoir accès à la vie de vestiaire, au discours de vestiaire, c'est de pouvoir donner la parole aux supporters. Comment tu construis ça, en fait ?
- Speaker #0
Pour le coup, l'idée, ça a vraiment toujours été de... Tous les à côté du match. En gros, pour deux raisons. La première, c'est faire vivre un peu les coulisses et ce qui se passe à côté du match. En gros, pour un club pro, la passion que ça génère autour de la rencontre football en tant que telle et pour le truc amateur, c'est pareil. C'est genre un petit peu les bénévoles qu'il y a autour et les discours de l'entraîneur, un petit peu les coulisses vraiment du truc. et alors Il y a plusieurs raisons à ça. Il y a ce côté, moi, finalement, c'est ce qui m'intéresse le plus. Et après, il y a le côté, de toute manière, je vais dans un stade de foot professionnel pour des droits à l'image et tout. Je n'ai pas le droit de filmer ce qui se passe sur la pelouse. Au niveau amateur, filmer un match amateur, ce n'est pas forcément non plus ce qui intéresse le plus les gens. Ça va être plus les coulisses et ce qu'il y a autour. Et puis, en fait, parce que vraiment, moi, je considérais que... Tu sais, je sais ce que je fais bien et ce sur lequel je suis un peu moins calé. Je connais le football, mais moi, par exemple, par les tactiques, je ne suis pas bon pour ça. Je ne suis pas bon, ce n'est pas mon fort de parler de ça. Par contre, retranscrire un petit peu les émotions qu'il y a autour, aller un peu à la rencontre des gens de l'ombre, je considère que c'est quelque chose que je peux bien faire et maintenant je sais bien faire. Et donc, j'étais en mode, moi, je suis bon pour ça. Je sais que je suis bon pour ça. mais je sais que je ne suis pas bon pour autre chose donc je vais aller sur ce sur quoi je suis bon et en fait il s'est trouvé qu'aujourd'hui les gens finalement sont plus intéressés aussi souvent par un petit peu les petites coulisses et le côté humain plutôt que des fois la tactique et en fait ce qui est cool c'est que moi je fais ça et c'est devenu un petit peu ma spécialité ce qui résume foot multiple et les gens qui veulent aujourd'hui, tuives des choses qui sont plus tactiques, vont le trouver dans d'autres médias. Et de toute manière, les autres médias, je te le dis honnêtement, je sais pourquoi je suis bon et pourquoi je suis moins bon. Et les autres médias le feront mieux que moi de parler de tactique. Donc voilà.
- Speaker #1
Alors, au bout d'un certain temps, tu prends la décision, effectivement, d'arrêter ton travail en parallèle et de te consacrer uniquement à foot multiple. Mais cette période-là, où tu fais les deux, mais tu dois avoir des semaines. Mais complètement entre ton travail de tous les jours et ton organisation des week-ends et le coût aussi que ça engendre et la fatigue. C'est de la passion, on est d'accord, mais tu dois quand même attendre les congés avec impatience.
- Speaker #0
Ouais, ouais, bah en fait, j'en parle parce qu'en fait, je suis mes anciens collègues. Tu vois, par exemple, ce week-end, il y a mes anciens collègues, je bossais à Paris. Il y a mes anciens collègues qui viennent passer le week-end à Rouen. Donc, je suis encore en contact avec eux et on en parle souvent. Et tu vois, dès qu'ils m'en parlent, ça me fout un peu des frissons, même d'émotions et tout. parce que moi, à l'époque, j'étais vraiment en mode... un peu tout chousse, tu vois. En fait, je n'avais même pas trop le temps de réfléchir. Je faisais ma semaine, boum, le week-end, j'enchaînais, foot multiple, on veut développer le truc à fond et tout. Et en fait, j'étais en... Et puis, j'avais aussi un peu ma vie perso à côté. Donc, j'ai fait beaucoup de sacrifices aussi de ce point de vue-là. Mais tu vois, genre, j'ai des amis et tout. Et donc, du coup, j'essayais de garder quand même une vie aussi. Et en fait, je n'avais aucun temps calme, tu vois, à l'époque. Mais parce que je le voulais, que j'étais comme ça et tout. Mais tu vois, c'est vrai que quand tu repenses à cette époque-là et même tes collègues qui te disent encore aujourd'hui, mais comment t'as fait ? Mes amis, des fois, et mes amis me disaient souvent à l'époque et ma famille, arrête, c'est trop, tu vas avoir même des problèmes de santé et tout. Mais moi, j'étais en fait, j'étais driveé par ça. J'étais, tu vois, c'est ce que j'ai dit l'autre fois, mais tu vois, j'avais la sensation. Je ne sais pas pourquoi, je me suis inventé ça moi-même, mais j'avais la sensation d'être en mission. par rapport à l'image et à ce que je voulais montrer du football. J'étais en mode, je suis en mission par rapport à ça. Il n'y a rien qui doit exister autour. Je sais où je vais et je vais là et tant pis. Après, je ne te dis pas que c'était forcément simple. Mais j'avais la chance d'adorer mon métier à côté. Ça se passait très bien de ce point de vue-là. J'avais la chance d'être un passionné fou par rapport à ce que je faisais et développé à côté de Footmultip. Et en fait, du coup, il n'y a aucun moment où je me suis dit quel enfer. Alors qu'au niveau du rythme et de l'emploi du temps, c'était des fois, je rentrais à 3 heures du mat de mon reportage à Monaco le dimanche. Et à 7 heures, j'étais à la prison de Fleury-Mérogis pour une enquête. Enfin, tu te dis, c'est totalement fou, tu vois, mais voilà.
- Speaker #1
Après, c'est la jeunesse aussi. On est en forme, on a de l'énergie. Voilà, donc ça aide aussi. et donc Comme je disais, tu prends la décision de te consacrer uniquement à un foot multiple. À quel moment tu as senti vraiment que, ou tu t'es dit vraiment, là, ça a vraiment pris en fait ? Ça a mis un peu de temps, j'ai construit ma popularité, je commence à me faire connaître. Mais est-ce qu'il y a un reportage ou est-ce qu'il y a des retours des abonnés ? Est-ce qu'il y a un moment clé pour toi où ça s'est fait vraiment progressivement ?
- Speaker #0
Ouais, tu vois, on me pose souvent cette question-là. Je dis, moi, au contraire d'autres créateurs, par exemple, de contenu, en fait, la progression, elle a été super linéaire. Il n'y a jamais eu de... Ça n'a jamais stagné et il n'y a jamais un truc qui a fait... Après, oui, forcément, il y a des choses qui m'ont mis plus dans la lumière. Tu vois, à l'époque, le premier truc qui a fait un peu plus exploser, c'est que j'avais suivi la... la remontée en Ligue 1 d'Auxerre à l'époque, la première fois y remonter en Ligue 1, et je suis un peu au début du projet, ça fait à peine deux ans, et donc en fait à partir de ce moment-là où j'ai suivi tous les matchs d'Auxerre, genre au cœur des supporters pour un éventuel retour en Ligue 1 dix ans après, là déjà Auxerre, ça m'a fait vraiment exploser, en fait ce truc-là c'est là où ça a passé vraiment un premier cap, c'est en tout cas à Auxerre, dès que j'allais à Auxerre, je suis passé de, t'avais quelques personnes qui suivaient, tu vas à Auxerre, t'es arrêté dans la rue. Alors qu'à l'époque, il n'y a pas tant d'abonnés que ça, mais à Auxerre, c'était fou. Déjà, j'avais une base de personnes à Auxerre totalement folles. Et puis après, un projet à Rouen, où tu suis l'épopée en Gambardella des jeunes qui vont jusqu'en huitième de finale contre Monaco. Et du coup, ça te fait exploser aussi un peu à Rouen. C'était un peu par des trucs locaux. Et puis du coup, ça t'explose un peu à Auxerre, un peu à Rouen, un peu à Sedan, parce que j'allais souvent là-bas. et que au cœur du fait qu'ils descendaient en régional et qu'il n'y avait plus trop d'intérêt autour d'eux et que je voulais mettre ça en avant. Et puis après, finalement, ça a commencé à être un peu plus connu partout. Mais il n'y a pas un truc vraiment qui a fait exploser. Ça a été très linéaire.
- Speaker #1
La première partie de cet entretien avec Arthur Léonard de Foot Multiple est maintenant terminée. Si vous l'avez appréciée, n'hésitez pas à liker, commenter. ajoutez une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. N'oubliez pas également de vous abonner et activer les notifications pour être informé des nouveaux épisodes d'ADN Foot tous les premiers lundis du mois à 20h. Il ne me reste plus qu'à vous remercier pour votre écoute et à vous donner rendez-vous le mois prochain pour la deuxième partie de cet épisode d'ADN Foot avec Arthur Léonard de Foot Multi. D'ici là, portez-vous bien !