- Speaker #0
C'est l'instant ! Eh, il a les cheveux mouillés, alors pas dehors ! Pas dehors ! On essaie de jouer au football !
- Speaker #1
Vous avez peur de quoi ? Vous êtes dans des quilles ? Pas chacun son tour,
- Speaker #0
c'est tout le monde ensemble.
- Speaker #2
C'est là où l'ADN Foot est à puissance.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot. Durant chaque épisode, mon invité parle de son amour pour le foot, de son enfance à aujourd'hui, mais aussi de son activité professionnelle, si cette dernière s'articule autour du football. C'est Brams au micro et je vous invite à découvrir la seconde partie de ce nouvel épisode d'ADN Foot dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Arthur Léonard,
- Speaker #2
fondateur du média Foot Multiple.
- Speaker #1
Alors je vais reprendre tes mots que j'ai sous les yeux pour un peu résumer le concept de Foot Multiple. Donner la parole aux différents acteurs du football par le biais des interviews que je réalise en parlant aussi bien du très haut niveau que du football amateur en allant sur tous les terrains. Alors moi... Personnellement, je trouve ça très noble, moi, d'aller voir justement, et c'est un peu aussi la raison d'ADN Foot, je trouve ça très bien d'aller aux sources, en fait, aux sources des passionnés du football. Parce que le passionné du football, comme tu parles de Sedan, moi, quand j'étais gamin, il y avait Lou Ancuizo en division 2, je me rappelle, le Muc 72, alors aujourd'hui, il ne s'appelle plus comme ça, mais partout, partout, partout, les gens ont leur club local. alors ils supportent après, il y a eu les épopées marseillaises les épopées lyonnaises aussi qui ont fait naître des générations de supporters mais comme tu disais tout à l'heure le foot c'est pas uniquement Paris c'est pas uniquement Marseille, c'est pas uniquement on le voit avec Bordeaux qui est descendu assez bas et qui garde sa base de supporters on le voit avec Strasbourg qui est descendu très bas, qui est remonté et aujourd'hui ça génère des conflits parce que ils ont été entre guillemets rachetés et la base de supporters ne comprend pas tout ce qui se passe se passe entre les transferts de coachs en cours de saison, les joueurs qui sont là mais qui ont déjà signé chez la maison mère à Chelsea. Si je te pose la question comme ça, au fur et à mesure, déjà ça a dû te conforter dans ton projet de parler à tous ces gens-là, à toutes ces supportrices, à tous ces supporters. Et qu'est-ce qu'ils t'ont apporté ces gens au-delà du partage de la passion ? Je pense que ça doit être très enrichissant, mais je n'arrive pas à mettre les mots dessus.
- Speaker #0
Ouais, en fait, déjà, au début, certes, c'est assez noble, la présentation, comme tu dis, et c'est gentil de dire ça. Mais tu vois, après, c'est juste, en fait, moi, j'avais envie d'essayer de retranscrire un truc que j'aurais aimé trouver, tu vois. Et donc, en fait, après, moi, je suis super étonné du fait que les gens, aujourd'hui, préfèrent de ouf suivre le fait que j'aille faire un reportage. à Saint-Martin-de-Beaucherville, dans la campagne normande, plutôt qu'au Parc des Princes, tu vois. Si on m'avait dit ça au début, moi-même, je ne pensais pas ça, tu vois. Mais du coup, je trouve ça génial. Et en fait, comme tu dis, c'est là où c'est intéressant. C'est le fait qu'il y ait des passionnés partout, à toutes les divisions, et dans les clubs historiques que tu as cités, plus globalement dans le foot amateur. Et en fait, les gens aujourd'hui ont... ont ce besoin de se retrouver, d'avoir une espèce d'identification par rapport à leur passion du football. Et en fait, la trouvent plus chez, aujourd'hui, les joueurs du PSG, parce qu'en fait, c'est un autre monde. C'est déconnecté, tu vois, même le monde professionnel, c'est déconnecté par rapport à nous, notre vie. Et en fait, du coup, aujourd'hui, tu t'identifies beaucoup plus à un joueur de N1 ou de N2 qu'à un joueur de Ligue 1, finalement. Tu vois, genre, même, on parlait au Serre, le côté familial et tout, mais tu vois, au Serre, Merci. Les joueurs d'Auxerre, c'est un autre monde par rapport à nous. On n'a pas du tout la même vie, que ce soit en termes de monétisation financièrement. Et comment reprocher à ces gens-là d'être à ce point déconnectés ? Mais quand tu passes du jour au lendemain à gagner 100 000 euros par mois, on serait comment, nous ? J'en sais rien. Donc voilà. Et en fait, ce qu'ils m'ont apporté, les gens, par leur retour de passionnés, et tout, c'est... Le fait de croire vraiment, et que ça me confirme le fait qu'il y a de la passion partout dans le foot, et qu'aujourd'hui, c'est ces gens-là qui font vivre le foot plus que les joueurs. Les joueurs professionnels, dans 15 ans, ils auront arrêté leur carrière, et peut-être qu'ils seront dans d'autres domaines, ou peut-être qu'ils vont continuer dans le foot. Mais en tout cas, quoi qu'il arrive, le supporter de 25 ans qui va au stade Louis-Dugo Guest de Sedan tous les week-ends, lui, il sera encore là dans 45 ans. Donc, c'est ça. C'est ça qui est beau et qui me passionne, moi, aujourd'hui. Et en fait, comment tu as fait, même à l'époque, et quand je te disais, je me sentais investi d'une espèce de mission, c'est qu'en fait, à partir du moment où j'ai découvert un peu ces trucs-là, j'étais en mode... Je veux absolument mettre ça en avant. Et vu que les gens kiffent un peu le fait que je parle de ça et se disent « c'est le média qui met ça en avant » , en fait, j'étais en mode « je ne peux pas lâcher, c'est trop beau ce truc-là d'avoir des gens aussi passionnés pour arrêter de le mettre en avant. Donc, je le mettrai en avant tant que je peux et tant que j'en ai la motivation. »
- Speaker #1
C'est vrai qu'on est tous supporters. Moi, je suis supporter du PSG depuis que je suis petit, mais ça ne m'empêche pas non plus de... de constater que dans la communication des joueurs, des clubs, aujourd'hui, il y a quand même un certain manque d'authenticité. Tout est calculé. On parlait des entraînements tout à l'heure qui sont fermés au public, pour la plupart. Voilà, donc c'est ça aussi qui fait qu'il y a un décalage qui se crée au fur et à mesure. C'est vrai que c'est un peu le symbole Mbappé qui calcule tout, qui, dans la com, tout est... Avant de partir au Real, il va voir... les supporters du cup, mais bon, on sent quand même que c'est plus de la com, que voilà, quand il a besoin de s'arrêter, il y a les supporters qui attendent à la sortie du stade, quand il s'arrête, c'est généralement que dans les médias, il y a un truc, il a besoin de redorer son image, enfin, il y a beaucoup de choses comme ça, et à côté, c'est vrai que quand je vois tes reportages, par exemple, alors là, on est sur un club professionnel, mais qui est un peu à l'image d'Auxerre ou de Lorient, comme on parlait tout à l'heure, moi, quand je vois tes reportages chez Muriel, là, à Lens, le bar des supporters, je trouve ça magnifique parce que tu sens que les gens c'est leur vie les gens ne comprennent pas, des fois on entend c'est que du foot, non c'est pas que du foot alors là c'est pour le foot les gens se réunissent dans d'autres loisirs bien sûr, dans d'autres sports, dans d'autres loisirs dans le théâtre, enfin bref, chacun sa passion mais les gens ils sont là, c'est leur vie ils partagent ça entre supporters, entre supportrices C'est ça en fait, moi ce que... Et puis bon, ça casse aussi l'image malheureusement qui est réelle, mais tous les débordements qui peuvent arriver à la sortie d'un stade, les tensions entre supporters, etc. Bon, en vrai, dans la vie de tous les jours, quand t'es entouré de supporters comme ça, passionnés, 95% des cas, ça se passe très bien en fait. C'est des gens qui parlent avec leur cœur. Et donc, on aurait peut-être passé pour des béni-oui-oui ou je sais pas quoi, mais c'est aussi ça qui fait la beauté du foot en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis, c'est ça qu'il faut souligner plus, en fait. Et puis, en fait, tu vois, c'est pour ça que des fois, je suis presque énervé contre les médias aujourd'hui et je suis en mode, vous ne servez pas des fois à notre société. C'est que, tu vois, par exemple, les médias vont préférer aller... Enfin, je parle des médias, quand je dis les médias, c'est les gros médias nationaux, vont préférer aller parler du fait sur la rencontre lance-aux-serres, du fait qu'il y a des... des interdictions pour les Auxerrois d'être en ville, etc. Et que ça va partir en baston de supporters. Et en fait, tu vois les supporters de l'Anse et Auxerre qui partagent un repas à 50 là-bas. Et en fait, tu vois, il n'y a aucun média qui va. C'est facile d'avoir les infos quand tu es un média et surtout quand tu es un gros média. En vrai, et pourquoi aujourd'hui aussi, FootMulti reçoit peut-être un accueil aussi favorable ? Je ne fais rien de plus, je n'invente rien, je n'ai aucun talent particulier. C'est juste, tu vois, je vais à ce truc-là. Oui, les images marquent de fou, mais c'est parce que les gens sont en recherche de ça, de ce côté. Il y a les supporters de Lens et d'Auxerre, 25 Lensois, 25 Auxerrois, qui vont manger avant que leurs deux équipes s'affrontent et qui vont chanter « Allez Auxerre et allez Lens » à tour de rôle. Et c'est les Lensois qui vont dire « Allez Auxerre » et les Auxerrois qui vont dire « Allez Lens » et ça va faire des va-et-vient comme ça de chant. Et ça, pourquoi les gros médias ne le soulignent pas ? C'est ça, des fois, où je suis énervé. à l'actualité Alors oui, c'est trop bien. Foot multiple extraordinaire parce que tu montres les belles images. Alors c'est génial que je sois extraordinaire et que je sois le seul à montrer ces belles images. Mais genre, moi je suis, pourquoi j'étais, pourquoi par exemple les médias qui ont couvert la rencontre n'étaient pas dans ce restaurant-là pour montrer aussi ces... Ça, je ne comprends pas. Et surtout quand tu vois, alors il y a moi, il y a d'autres créateurs un petit peu de ce genre qui essayent de véhiculer un peu ces images de supporters et tout. Et je me dis... Ils voient que ça marche. Tu vois un mec qui est suivi par 300 000 personnes aujourd'hui parce qu'il partage ses images et il ne fait rien de fou de plus. Il partage juste ses images. Tu vois que ça marche et que ça va te faire tout autant de lecture ou de visibilité vu que les gros médias, malheureusement, pensent trop comme ça. Et pourquoi tu n'y vas pas ? Et tu préfères aller parler de peut-être un Lançois et un Noceroy qui seront bastonnés à la fin, tu vois.
- Speaker #1
J'ai une tentative de réponse C'est que tu vois déjà moi je me suis censuré Dans ce que j'ai dit auparavant Quand je t'ai dit oui les gens c'est beau de voir ça Et je t'ai dit quoi ? Je t'ai dit Je vais passer pour un béni oui oui Parce que quand tu commences à dire des choses Positives tu passes pour Le naïf ou le candide Et puis c'est vrai que Combien il y a d'histoires comme ça de supporters à l'extérieur qui ont eu un problème pour rentrer ? Ils ont été hébergés par un supporter de l'équipe qui recevait, des histoires d'entraide, des choses comme ça. Évidemment, les supporters restent pour leur équipe et veulent que leur équipe gagne, bien sûr. Mais ça n'empêche pas d'avoir un peu de fraternité, de passer des bons moments et de construire des bons souvenirs. Mais après, effectivement, on est aussi avec des médias qui savent que ce qui divise va... Beaucoup plus de réactions, on va provoquer plus d'audience, quoique d'audience, je ne suis pas sûr, mais on va beaucoup plus se faire réagir. On est dans les médias de réaction. C'est ça.
- Speaker #0
Je parlais de cette question-là avec un journaliste de Paris-Normandie récemment et il me dit, tu sais qu'on fait dix fois plus de clics et de commentaires quand on parle des soucis financiers du FC Rouen plutôt que quand on parle d'un bénévole autour du FC Rouen. Mais alors ? tu vois, à relativiser parce qu'on en a parlé tous les deux, tu vois. Et il me dit, après, tout dépend de la manière aussi dont tu vas le faire. Un simple titre, si tu vas parler des soucis financiers du FC Rouen, va faire cliquer. Mais après, il faut donner aussi envie de... Tu vois, moi, c'est pareil. Je pourrais dire, du coup, je serais mieux de parler des soucis du... Mais moi, aujourd'hui, si je parle des soucis financiers du FC Rouen, je sais que je fais moins de clics, mais après, ça dépend la manière de le présenter. C'est-à-dire, si tu parles du bénévole, mais que tu le mets en avant de belle manière et que tu vas mettre en avant toute l'humanité que ça génère autour, en fait, oui, ça va faire cliquer, tu vois, mais c'est aussi comment tu vas construire ton article par rapport à ça. Après, les médias locaux n'ont pas nécessairement le temps, autant de temps que moi peut-être, pour traiter, parce qu'ils sont tenus aussi par des sujets d'actualité. Mais oui, c'est ce qui est un peu regrettable, malheureusement.
- Speaker #1
Pour rester dans ce domaine des médias, puisque au fur et à mesure, tu as ramé pour avoir tes entrées là où tu les as aujourd'hui, ça a été un travail de longue haleine. J'ai vu que tu participes aux épopées des équipes de Coupe de France, comme Bayeux, par exemple, ou comme Dieppe. Depuis plusieurs années, au-delà des clubs professionnels, ça a été aussi l'objet de certains de tes reportages. Justement, ces journalistes-là, comment ils te voient, toi ? Est-ce que parce que tu as tes accréditations maintenant, ils te voient comme un confrère, comme un concurrent, comme quelqu'un qui, selon eux, ils ne comprennent pas ce que tu fais là ? Est-ce que tu communiques avec eux déjà ? Et comment ça se passe ? Quel est ton ressenti en fait ?
- Speaker #0
En fait, c'est pareil. Le chemin a été long à ce sujet. Au début, je pense que ce n'était pas forcément bien vu parce qu'en fait, tu sors un peu des standards. Et aujourd'hui, oui, je communique avec eux. Ça se passe super bien et globalement, c'est bien vu par 90% des journalistes que je rencontre. Et tout passe pour le mieux à ce niveau-là. Ils ont une vision plutôt positive de ça. Après, tu auras toujours des personnes qui n'auront pas un bon avis là-dessus parce que dès que tu changes un peu les codes et que ça tord des standards habituels, nécessairement, on n'a pas toujours un avis positif sur le changement. Il y a tous les avis pour ça, mais globalement, ça se passe plutôt bien pour moi. Après, c'est souvent ce que je dis par rapport à ce truc-là. Tout dépend de comment tu arrives et à quel point aussi tu respectes. Et moi j'arrive en mode... les anciens médias c'est de la merde c'est des vieux mais moi j'ai un profond respect pour leur travail aussi et notamment les médias locaux et tout et même par rapport à ce que je te disais tout à l'heure où c'est dommage que des fois ils fassent pas toujours ce qu'il faut selon moi Mais par contre, j'ai un profond respect pour leur travail, leur suivi des clubs locaux et tout. Et donc, en fait, à partir du moment où tu les respectes et que tu arrives entre guillemets sur la pointe des pieds et que quand ils viennent te parler, tu te dis, ben voilà, moi aussi, je suis ce que tu fais par rapport au club de Bordeaux et bravo ce que tu fais pour le club de Bordeaux parce que je suis déjà tombé sur tes articles. En fait, voilà, ils accueillent un avis plutôt favorable en disant, mon mec, il ne se prend pas pour une petite starlette parce qu'il est suivi par 300 000. Enfin, il faut savoir rester à sa place, tu vois. donc euh Donc non, globalement, ça se passe plutôt bien. Après, oui, j'ai eu des... Alors, on ne m'a jamais dit, je déteste ce que tu fais et tout, mais tu le vois au niveau des regards, où des fois, il y a des tribunes où tu arrives et où certains journalistes doivent se dire c'est qui ce margoulin, en premier.
- Speaker #1
C'est ce qu'on disait tout à l'heure, en fait. On parlait des médias et tout ça. On va mettre l'accent sur la très grande majorité des journalistes avec qui ça se passe très bien, plutôt que... pointer uniquement du doigt ceux qui expriment un certain mépris. Le but n'est pas de tirer à boulet rouge sur les journalistes, bien sûr, mais je voulais avoir ton ressenti quand même par rapport à tout ça. Alors là, on a parlé des journalistes, maintenant on va parler des joueurs quand même, parce que... ton idole, Djibril Sissé, grâce à Foot Multiple, t'as pu le rencontrer. Est-ce que t'as des rencontres marquantes comme ça qui t'ont vraiment resté en tête ?
- Speaker #0
Sissé, forcément, c'est la numéro un, on va dire. Après, oui, en vrai, il y en a plein. Par exemple, Steve Savidan, aujourd'hui, c'est devenu quasiment un pote. C'est la première personne qui avait accepté une interview à l'époque que... de foot multiple alors que je devais avoir peut-être genre 300 ou 400 abonnés et aujourd'hui genre il habite à Bordeaux et quand je viens à Bordeaux il me dit viens moi Arthur on va se boire une bière donc c'est fou mais du coup il y a des rencontres comme ça qui restent vraiment mais ouais tu vois par exemple quelqu'un comme Savidan c'est vraiment une de mes plus belles rencontres parce que le mec est profondément humain et que Malgré le fait que tu sois un international français, aujourd'hui, le mec a presque plus de respect pour toi, ton parcours avec FootMulti, parce qu'il suit le truc depuis cinq ans, que moi pour sa carrière, ce qui est totalement fou.
- Speaker #1
Tu vois, sa carrière est un peu, je vais faire un parallèle assez rapide, mais quelque part, c'est un peu similaire à... à la progression de foot multiple. Lui, j'ai l'impression qu'il n'était pas forcément destiné au foot professionnel dans son parcours, en fait. Il n'a pas suivi le parcours linéaire habituel. Donc, c'est peut-être pour ça aussi qu'il se retrouve un peu dans ce que tu exprimes dans tes médias.
- Speaker #0
Oui, je pense. Et puis, il est profondément humain, ça se voit. Et tu vois, par exemple, il va... Il va suivre les matchs de Valenciennes avec les ultras de Valenciennes, à boire des bières avec eux. Donc, en fait, je pense que même ce que j'essaye de partager et de véhiculer autour de foot multiple, en mettant en avant les bénévoles, lui se retrouve vraiment dans ça. Et il y a des joueurs qui... J'ai des contacts avec pas mal de joueurs pros. Même aujourd'hui, il y a des joueurs qui aiment bien ça et qui se retrouvent bien dans ce que je partage. Il y a des joueurs qui vont être moins intéressés aussi. Mais c'est vrai que oui, par exemple, un gars comme Steve Savidan, et même par rapport à son parcours, comme tu disais, a plus de chances de se retrouver dans le foot multiple que d'autres joueurs.
- Speaker #1
Puisqu'on parle de ton parcours, parmi les... tes reportages dans les clubs pros, dans les clubs amateurs. Si je te demande comme ça, à la volée, de me donner deux, trois souvenirs marquants, deux, trois anecdotes, parce que tu as parcouru la France, de la Corse à la Bretagne, au Sud-Ouest, à la Lorraine, j'imagine. Vraiment, deux, trois personnes, deux, trois moments, deux, trois situations vraiment qui t'ont marqué et qui t'ont encore plus convaincu du bienfait de ton projet.
- Speaker #0
Ouais, c'est compliqué parce qu'effectivement, il y a eu plusieurs centaines de reportages, donc c'est compliqué. Et puis finalement, aujourd'hui, quasiment chaque expérience, il faut citer une belle histoire ou une belle rencontre, tu vois. Mais alors, un truc que je cite souvent, et c'est vrai que c'est la première fois où vraiment je me suis dit, ouais, c'est assez fou et c'est un truc assez touchant. C'est la première fois que je suis allé faire un reportage en Corse, c'était pour un match Ajaccio-Serre. Et du coup, moi, les supporters d'Ajaccio... savent que je suis supporter d'Auxerre et c'était la première fois que j'allais faire un reportage en Corse et du coup on m'avait dit c'était même un supporter d'Ajaccio qui m'avait dit ça par message avant en disant fais attention même si toi tout ce que tu fais c'est bienveillant et tout mais voilà tout le monde sait que t'es supporter d'Auxerre donc fais attention quand même pendant ton week-end à Ajaccio et en fait j'arrive à Ajaccio et mon avion avait eu du retard et tout et je me dis ça va être la galère pour arriver au Airbnb et là je sors de l'aéroport Et il y a un supporter d'Ajaccio qui vient me chercher, qui dit « Monte dans la voiture, je t'amène visiter Ajaccio » . Et là, le mec, il avait pris contact avec le club pour me faire visiter le stade. Donc là, il me fait visiter le stade. Et après, pendant trois jours, le mec m'a fait visiter tout Ajaccio, m'a ramené à mon Airbnb à chaque fois. Bref, j'ai passé le week-end avec lui, en gros. Et du coup, c'était fou. Et tu vois, ce mec-là, c'était il y a 3-4 ans. Et ce mec-là, je suis encore en contact avec, tu vois. genre ils m'envoient un message de temps en temps en disant ça va mon ami, on attend ton retour à Ajaccio et tout donc ouais à chaque fois que je suis allé en Corse pour le coup tu vois j'ai été accueilli la dernière fois que je suis allé à Bastia il y a deux mois, les mecs ils viennent te chercher à l'aéroport, encore une fois il y a un mec qui est venu me chercher à l'aéroport alors que j'avais rien demandé il m'avait même pas prévenu je sors de l'aéroport, il y a un mec qui me dit allez je t'amène à ton hôtel alors que mon hôtel était juste en face de l'aéroport et les gens sont trop gentils là-bas et après ouais que... Ouais, il y en a plein. Tu vois, j'ai en tête là, j'en ai jamais trop parlé, mais j'ai en tête une de mes premières. Je pense qu'il devait y avoir 40 abonnés à l'époque. Et puis, il y a une dame françoise qui a 60 ans et qui commence à me suivre. Et tu sais, c'est mes premiers messages persos que je reçois pour dire bravo, c'est pour ce que tu fais et tout. Et en fait, cette femme-là, il n'y a pas une semaine où elle ne m'envoie pas un message pour me dire. C'est génial ce que tu fais, tu vois, tu es toujours la première à avoir acheté le livre, à te dire bravo pour tout et rien, tu vois, dès que t'arrives un truc. Et tu vois, ouais, donc il y a eu des rencontres comme ça, même avec des abonnés. Et puis après, oui, il y a des rencontres marquantes, même dans le domaine du foot en tant que tel. On parlait de Cissé tout à l'heure. Et tu vois, il y a des joueurs même avec qui je suis devenu... Tu vois, l'histoire de Savidan. Qui aurait cru que je serais devenu pote aujourd'hui avec Steve Savidan ? Et que le mec, des fois, il dit « Ah oui, Arthur, c'est génial ce qu'il fait sur FootMulti, tu vois. » Et puis il y a d'autres. Lamin Sy, par exemple, qui est un joueur titulaire à Auxerre aujourd'hui et qui va certainement se tourner vers un plus grand club encore cet été. C'était un joueur qui jouait à Rouen avec qui je suis devenu un peu pote. quand il était à l'époque à Rouen, et aujourd'hui, il me dit, je t'attends à Auxerre pour te donner mon maillot, là, viens vite, tu vois, donc plein de belles rencontres.
- Speaker #1
C'est vraiment, comment dire, tu parles du supporter en Corse qui t'a conduit partout pendant trois jours, de cette supportrice qui t'écrit toutes les semaines, de ce joueur d'Auxerre, ça fait partie des belles histoires du foot. Et en même temps, c'est parce que si les gens sont sympas et disponibles avec toi, c'est aussi ce que tu reflètes de ton côté. Donc, il y a une certaine sincérité là-dedans qui fait que tu multiplies les belles rencontres. Alors, je vais encore dire, les béni-oui-oui vont dire, oui, d'accord, mais c'est la vérité, c'est comme ça. C'est ce que tu as gagné avec toutes tes années de travail, toutes tes années de passion. Et c'est aussi pour ça que tu as un média qui a réussi à grandir. La transparence, en fait. On ne t'imagine pas différent dans la vie de ce que tu exprimes à travers ton média, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Après, c'est le fait aussi. Oui, c'est sûr que quand tu partages même un peu tes histoires chaque semaine et chaque week-end, je pense que si tu étais faux, les gens le verraient aussi. Et puis, je m'attache à rester, même si demain, il y a 3 millions de personnes qui venaient suivre ce que je fais, je m'attache à rester aussi simple et aussi humain, puisque c'est ce que j'essaye de défendre autour du football. Donc le jour où je vais me prendre pour un hôte, je pense qu'on va très rapidement dire « N'oublie pas d'où tu viens mon grand » , et puis ils auront bien raison ces personnes-là. Donc je m'attache à rester aussi simple et aussi disponible. Et puis à la fois, encore une fois, c'est ce que je te disais tout à l'heure, je n'ai rien inventé non plus. Donc pourquoi je me prendrais pour un hôte aujourd'hui, il n'y a pas vraiment de raison.
- Speaker #1
Alors petite parenthèse au milieu de cet entretien, juste pour vous dire que vous êtes plus de 2000 à écouter ADN Foot à chaque nouvel épisode, ce qui me touche énormément. Comme j'aimerais gagner en interactivité avec vous et mettre un visage ou un pseudo sur chaque écoute, je vais vous demander un petit geste simple, c'est de prendre une capture d'écran avec le logo du podcast et de me l'envoyer sur Instagram, sur adnfoot-8lepodcast-8 ou underscore, et je me ferai un plaisir de repartager vos screens en story pour qu'on puisse créer ce lien entre nous. Alors vous pouvez me dire d'où vous écoutez le podcast, ça m'intéresse beaucoup, si vous avez des questions sur le podcast en lui-même, sur l'invité, si vous avez une anecdote à raconter. Bref, si vous avez quelque chose à ajouter sur ADN Foot. Alors, j'ai hâte de vous lire et je repartagerai, bien sûr, en story,
- Speaker #2
chaque message reçu. Je vous laisse retourner à cet entretien avec Arthur Léonard de Foot Multiple.
- Speaker #1
Et justement, en parlant d'interaction avec tous ces gens qui suivent ton compte, question que je me suis posée aussi en préparant ce podcast, c'est maintenant, tu as une communauté. Alors, j'ai noté, j'ai regardé les chiffres hier. Globalement, tu en es à peu près à 385, 386 000, surtout sur Facebook, 317 000. Après, tu as de l'Insta, tu as du Twitter, du X. Comment tu fais pour gérer tout ça ? Parce que je vois quand même que tes comptes sont alimentés. Parce que tu parles, il y a tes reportages dans les clubs, mais quand même, tu publies des anciennes photos de joueurs, des anciens faits de matchs. C'est alimenté régulièrement. Tu arrives à gérer ça seul ?
- Speaker #0
Oui. Oui, j'arrive à gérer ça seul. Après, forcément, c'est beaucoup de travail. Oui, il y a Facebook, il y a TikTok aussi. TikTok, ah oui, c'est bon. Instagram, YouTube, effectivement, Twitter même. En fait, oui, après, j'ai une certaine discipline, entre guillemets, par rapport à ça, où je me dis, voilà, Facebook, je m'en suis détaché un peu. un peu dernièrement des fois de ces stress-là, mais tu vois, par exemple, Facebook, les trois dernières années, c'était « je n'ai pas le droit de dormir tant que je n'ai pas posté dix fois dans la journée » . que ce soit des images, des trucs que je raconte et tout. Et donc, du coup, c'est cette discipline aussi qui a fait que ça s'est développé et tout. Et même de mes reportages, quand j'arrive à un endroit, je ne sais pas vraiment ce que je vais publier, même si j'ai deux ou trois idées de ce que je veux souligner, mais je vais faire un reportage à Strasbourg, je suis obligé de faire dix à douze publications pour souligner des choses que j'ai envie de souligner. Donc, en fait, c'est une espèce de discipline, même de nombre, que... que je me mets. Et puis bon, après, forcément, plus t'es habitué, plus aussi un truc pour lequel je prenais trois heures avant, aujourd'hui, me prend qu'une heure parce que ça va plus vite et je suis plus efficace dans ce truc-là. Mais en gros, voilà.
- Speaker #1
Oui, tu as des outils aujourd'hui qui te permettent de publier à l'avance, de paramétrer tout ça. Mais quand même, ça reste un énorme travail parce qu'il faut trouver les idées. Les reportages que tu fais, il y a des moments où tu filmes, c'est brut. Donc, j'imagine qu'il faut faire quelques montages.
- Speaker #0
la retranscription du travail est un vrai travail ah oui clairement et après tu vois tu disais il y a des outils alors sache que moi je n'utilise aucun outil que tout est brut c'est à dire quand tu vois une publication genre footmultip a posté un truc c'est que j'ai cliqué sur le bouton deux secondes avant Je n'utilise rien du tout, je fais tout et je ne me mets pas de stress par rapport aux... Parce que ça, c'est aussi une question qu'on me pose souvent, c'est mieux de poster à quelle heure et tout. Je me dis, écoute, moi, je ne me suis jamais posé la question. Si je poste à 4h du matin en rentrant de soirée, si ça doit marcher, ça marchera. Et en fait, je poste quand j'ai envie. Je ne me mets pas de pression par rapport à ça. La seule pression que je me mets, c'est le nombre de publications et le truc que je veux mettre en avant. Mais voilà.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que ça participe grandement aussi à...
- Speaker #0
à la médiatisation de tout ce que tu fais. C'est normal d'être assidu à tout ça, mais ça ne doit pas être facile quand même. Je te dis ça parce que juste au petit niveau d'ADN foot, des fois je me dis, mince, j'ai pas fait ça, ce soir-là j'aurais dû poster ça. Mais bon, bref, c'est une mécanique à prendre. Alors on va parler, juste avant de parler de ton livre, tu l'as un peu évoqué il y a quelques minutes, juste faire un petit focus sur le FC Rouen. Puisque tu es originaire de cette ville, cette saison est quand même, pour l'instant, prometteuse. Comment tu vois les choses ? Quel enthousiasme ? Bon, tu es supporter de la JOCR, bien sûr, mais tu as quand même de l'affect pour ta ville, c'est Rouen. Donc, comment tu vois cette saison ? Comment tu imagines le futur de ce club ? Enfin, comment tu l'espères, en tout cas ?
- Speaker #1
Bah, écoute, plutôt bien. Ils ont quand même pris une grosse marge pour la monter en Ligue 2. là donc euh Donc maintenant, ils n'ont plus le choix, entre guillemets. Là, si tu ne montes pas avec l'attente du public, ça fait 20 ans que tu attends un retour en Ligue 2 et que tu as une telle avance et que tu ne montes pas, bon ben là, c'est très compliqué. Donc écoute, moi je le vois plutôt positivement. Je me dis que le club est bien parti, que l'équipe est plutôt solide. Demain, il y a un gros match face à Dijon, puisqu'ils reçoivent le premier et le deuxième. En gros, si tu gagnes ce match-là, on ne va pas dire que tu es en Ligue 2, loin de là. Mais genre, tu fais encore un pas de plus et tu te décroches encore plus. Donc voilà, mais moi, j'y crois vraiment. J'y crois vraiment. Je me dis que là, tout va un peu dans ce sens-là. Donc, ça serait une énorme déception si Rouen n'était pas en Ligue 2 en juin prochain.
- Speaker #0
Tu sais à quoi ça me fait penser ? Alors, je ne le souhaite pas au FC Rouen. Attention à ce que je vais dire. Mais comme toi, tu es supporter de la JOCR et moi du PSG. Ça me fait penser à cette saison 95-96 où à la trêve, on avait 10 points d'avance sur la JOCR, nous le PSG. Oui, c'est vrai. Deuxième partie de saison, on s'est écrasé, mais comme voilà, avec des contre-performances, contre Montpellier à domicile, contre Lille, contre Martigues, je m'en souviens. Voilà, c'est juste la petite parenthèse parce qu'on supporte tous les deux ces deux clubs. Maintenant, comme tu dis, ils n'ont presque plus le choix, mais c'est largement dans leurs cordes maintenant. Et on espère les voir l'an prochain en Ligue 2. Oui, donc je voulais évoquer ton livre qui est sorti récemment, Foot Multiple dans les coulisses de 30 clubs populaires français. Qu'est-ce qui a été la genèse de ce livre ? Pourquoi tu as voulu mettre sur écrit ce que j'imagine est ton parcours depuis quelques années ? En fait,
- Speaker #1
je n'ai pas forcément voulu en tant que tel. C'est qu'en fait, il y a une maison d'édition qui m'a contacté en mars dernier. et qui m'a dit « Hello, on te suit depuis un moment, est-ce que tu serais intéressé pour retranscrire un petit peu ton parcours à travers un livre pour nous ? » Et donc au début, je ne savais pas, enfin en fait je me disais même en termes de temps, est-ce que j'aurais le temps et l'énergie pour faire ça ? Donc ça a été une longue réflexion et tout, et puis les gens ont été vraiment dans le côté « Allez, fonce ! » parce que j'en avais parlé sur mes réseaux sociaux, donc les gens m'ont vraiment dit de foncer par rapport à ça. Et puis, du coup, finalement, c'est devenu un projet. Donc cet été, j'ai écrit ce livre-là pour parler un petit peu de la passion qu'il y avait autour des clubs populaires français pour lesquels les gens ont voté. C'est les gens qui ont choisi les 30 clubs. Donc, par exemple, il n'y a pas Paris et Lyon, mais il y a Sedan et Tours. C'est un peu le truc aussi de Footmotive. C'est que c'est les gens qui ont voté pour 30 clubs. Et donc, parmi les 30 clubs qui ont reçu le plus de votes, il n'y a pas des... Des immenses noms comme Paris et Lyon, mais il y a des petits noms entre guillemets comme Tour Eignor.
- Speaker #0
Ça anime nos foot amateurs.
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est plus les clubs un peu historiques français. Ça reste quand même des... Je veux dire, il n'y a pas de club amateur en tant que tel. Club amateur, en tout cas, c'est que des anciens clubs professionnels dans tous les cas. Mais l'idée, ça a été de parler de 30 clubs qui généraient vraiment de la passion. Et donc, à chaque chapitre, il y a un peu le retour sur moi, mon passage dans ces clubs-là. Et après, une interview d'un acteur du club pour parler de la passion. Par exemple, pour Valentienne, c'est Steve Savidan. Pour Auxerre, c'est Cissé. Pour Bordeaux, c'est Jires. Et pour Nantes, c'est une supportrice de 80 ans. Pour Lens, c'est Muriel qui tient un bar de supporters. En fait, il y a un peu de tout, tu vois. Strasbourg, c'est le speaker de Strasbourg, qui est speaker depuis 30 ans là-bas. Donc, en fait, il y a un peu de... Tu vois, Monaco, c'est Jean-Luc Ettori. Donc, tu as un mélange de certains chapitres, c'est des légendes du club. Certains chapitres, c'est de simples supporters, entre guillemets, mais qui ont un vrai intérêt et un vrai impact pour le club. Et donc, voilà, il y a un peu de tout. En vrai, tu vois, c'est pas... C'est l'image de ce que je veux défendre un peu avec Foot Multiple et l'ADN que je porte, entre guillemets.
- Speaker #0
Ne serait-ce que le fait qu'une maison d'édition te contacte pour te parler de ce projet, c'est aussi la preuve que ton média, Foot Multiple, a avancé dans la bonne direction depuis toutes ces années. Donc c'est un projet qui a dû te faire particulièrement plaisir. Mais en même temps, ça ne m'étonne pas que tu aies foncé, parce que ça ressemble aussi... à ton début de projet où tu as foncé avec toute la persévérance nécessaire. Donc, quelque part, je ne suis pas surpris. Alors, si on parle de foot multiple, parce qu'on est bientôt à la fin de l'interview. Est-ce que tu as des projets, sans les dévoiler bien sûr, est-ce que tu as des projets de nouveautés pour l'avenir ? Est-ce que tu continues, parce que le commun des mortels fait qu'il y a beaucoup de clubs à aller voir, il y a beaucoup de situations, il y a encore beaucoup de choses inexplorées, ou est-ce que tu as quand même des idées, sans les dévoiler forcément, mais de choses que tu pourrais apporter pour, je ne veux pas dire renouveler, mais pour apporter de nouvelles choses dans Foot Multiple ?
- Speaker #1
Là, tu vois, il y a l'idée, ça va être le projet qui va m'occuper au mois de février. Je vais en Afrique, entre le Sénégal et le Maroc, pour faire vivre vraiment dix jours au cœur du foot africain avec des reportages là-bas. Donc oui, j'essaie de me renouveler aussi par des projets dont je rêve, entre guillemets, et le foot africain. C'est vraiment un continent pour lequel j'ai de l'apprêt, même hors foot. Et donc, du coup, ça faisait très longtemps que je me suis dit le jour où je pourrais me le permettre, je fonce là-bas parce que parce que voilà, j'ai vraiment envie. Et donc, ça, ça sera un peu la nouveauté de ce début d'année. Et après, oui, il y a d'autres projets, tu vois. Je ne sais pas si j'irai à la Coupe du Monde, peut-être, peut-être pas. Tu vois, mais en tout cas, l'idée, c'est en fait, je ne vais pas. Mon idée, ce n'est pas de réinventer non plus des trucs. Moi, ce que je fais, j'apprécie le faire. Les gens y trouvent leur intérêt, s'y retrouvent et tout. En fait, je vais continuer. Après, forcément, la forme, des fois, va changer un peu plus. Déjà, au mois de janvier, d'habitude, je fais peut-être 10 reportages par mois. Au mois de janvier, justement, je ne fais que cinq matchs, tu vois. Mais justement, c'est parce que je prépare l'Afrique et puis un autre projet en mars que je vais annoncer prochainement. Donc peut-être travailler des fois un peu plus que ces projets et en faire moins en termes de quantité. Mais voilà, globalement, je vais continuer à aller dans les vestiaires de foot amateur et aller parler des clubs, tu vois.
- Speaker #0
Oui, et puis rien ne t'empêche. Ce n'est pas parce que tu es déjà allé à un endroit que tu ne peux pas y retourner, évidemment. Non,
- Speaker #1
c'est ce que je fais. Je suis allé quasiment... Il y a des endroits où je suis allé même beaucoup plus que ça, mais j'essaye d'aller une fois par an partout. Strasbourg, ça fait quatre ans que j'y vais, donc j'y suis allé quatre fois. Lens, en général, j'y vais deux fois par an. Ça doit faire dix fois que je vais à Bollard. En fait, il y a toujours des histoires à raconter parce que Il y a toujours des passionnés, des passionnés, surtout dans des endroits comme l'Anse et Strasbourg, mais tu en as des dizaines, donc tu as des dizaines d'histoires à raconter. Tu peux aller faire des reportages de suite à l'Anse et que les reportages, même si l'ADN et ce que tu vas raconter restent à peu près semblables, en fait, ça sera toujours des histoires quand même différentes parce que racontées par des personnes différentes.
- Speaker #0
On a tous une histoire différente, donc à partir de là, tu as un champ des possibles très, très large.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait.
- Speaker #0
J'ai vu aussi que tu avais fait un reportage à Saint-Marin
- Speaker #1
Ouais, l'année dernière je suis parti à... En fait ce truc là c'était vraiment original En gros je ne sais même pas pourquoi j'ai fait cette publication là Parce qu'en plus c'est pas forcément dans le genre de ce que je fais Mais je sais pas, bon bref J'ai vu que Saint-Marin jouait au Liechtenstein Et que ça faisait... plus de 20 ans qu'ils n'avaient pas gagné un match je sais pas quoi et en gros s'ils ne gagnaient pas le match ça allait faire 20 ans et donc je dis je publie ça je vois passer ça à 2h du match et je publie sur mes réseaux sociaux si jamais Saint-Marin ne gagne pas un match ce soir je vais faire un reportage là-bas et ils ont gagné comme par hasard, ils ont gagné. Et là, du coup, forcément, la publication, elle a explosé, tu vois. Et donc, tout le monde disait Arthur à Saint-Marin, Arthur à Saint-Marin. Et donc, le surlendemain, j'ai dit, bon, allez, go, je prends mes billets pour Saint-Marin. Et donc, deux mois après, je suis parti à Saint-Marin avec mon père, parce que j'avais raconté ça. J'étais chez mon père ce soir-là où j'avais fait cette connerie-là, entre guillemets. Et du coup, je raconte ça à mon père. Il me dit, oh là là, c'est quoi cette folie ? Il dit, bon, je vais venir avec toi. C'est un peu sur le ton de la rigolade. Et en fait, du coup, il est vraiment venu. Il est vraiment venu. Donc, je suis allé faire un reportage à Saint-Marin avec mon père. Et tu vois, du coup, la fédération de Saint-Marin m'avait même accrédité pour l'événement. Parce que, du coup, j'avais envoyé le lien du truc qui avait buzzé et tout. Ils avaient trouvé ça super drôle qu'un Français vienne à Saint-Marin pour faire un reportage. Et donc, du coup, ils ont fait une accréditation pour que je puisse couvrir. Alors que je n'étais pas dans les vestiaires et tout, mais que je puisse couvrir même en bord pelouse.
- Speaker #0
Ça te fait un souvenir de foot, un souvenir de voyage, un souvenir de rencontre de supporters sur place, un souvenir familial. C'est génial, en fait. C'est vraiment, c'est parti d'une petite, j'allais dire, boutade. Et finalement, ça termine par un très beau souvenir.
- Speaker #1
Ouais, ouais, tu vois, c'est ça qui est drôle, c'est qu'on en parle souvent avec mon père. Tu vois, il avait acheté une écharpe de Saint-Marin et des fois, il la met en disant « Ah ben voilà mon écharpe de Saint-Marin » . On avait pris des photos avec… c'était Saint-Marin contre Gibraltar, le match qu'on était allé voir. Et donc, on avait pris des photos avec les supporters de Gibraltar en leur expliquant qu'on venait de France pour le match. Enfin bref, c'était trop drôle. Et puis en plus, tu vois, comme rien n'arrive au hasard comme par hasard. Il y avait des Français qui étaient allés voir le match à Saint-Marin ce soir-là et qui m'avaient reconnu. Et donc, en fait, du coup, on avait passé un moment avec des Français qui venaient de Nantes pour aller voir le match à Saint-Marin parce qu'ils avaient prévu un week-end entre potes à Bologne. Et du coup, vu que Saint-Marin n'était pas très loin, ils s'étaient rajouté ce truc-là. Et donc, à un moment, on dit, mais il y a un mec qui vient me voir avec un maillot de Saint-Marin. Il me dit, t'es Arthur de Foot Multiple. Mais alors, je suis reconnu à Saint-Marin maintenant, c'est quoi cette folie ? En fait, c'était un Français qui venait... qui venaient pour voir le match, donc c'était trop drôle.
- Speaker #0
T'as commencé seul et tu finis comme les Beatles, en fait, partout où tu vas. Ouais, bref, je me coiffe d'oreilles quand même. On te reconnaît partout, en fait. Ouais, ouais. Tu n'es plus parti, il t'a perçu. Bah écoute, Arthur, on arrive à la fin de cette interview. J'ai passé un très bon moment. Je te remercie encore une fois d'avoir accepté mon invitation. Alors, pour finir, juste là, si je te donne 30 secondes, une minute. Pour que tu puisses t'adresser à tous ces gens que tu as croisés, à toutes ces supportrices, à tous ces supporters, à tous ces clubs qui t'ont ouvert leurs portes, qu'est-ce que tu pourrais leur dire, comme ça, si tu as ton auditoire face à toi ? Alors bon, il n'y a pas toute la France qui écoute ADN Food, bien sûr, mais si tu pouvais leur parler et exprimer ton ressenti, qu'est-ce que tu leur dirais ?
- Speaker #1
Je dirais merci, déjà. Merci d'avoir été bien accueilli partout. Et merci aussi de véhiculer autant de passion parce que... Encore une fois, je m'attache à le dire aussi souvent que je peux sur les réseaux sociaux, mais c'est ces gens-là, encore une fois, qui font vivre le foot. Et donc voilà, tous ces passionnés qu'il y a au sein de chaque club, que ce soit amateurs ou professionnels, c'est ces gens-là qui permettent aussi au foot d'être si beau et si populaire. Donc voilà, il faut absolument s'attacher à garder ça et que c'est ça le plus important. Tu parlais tout à l'heure de l'importance du foot. Des fois, on dit que ce n'est que du foot. Mais en fait, oui, c'est souvent plus que du foot. Parce que, comme tu dis, par exemple, j'ai interviewé une supportrice de Nantes qui a 82 ans. Elle me dit que j'ai eu trois cancers. Si j'ai tenu, je pense que c'est vraiment par ma passion du FC Nantes. Rien ne se retourne. Ça prouve que c'est plus que du foot. Des histoires comme ça, il y en a un peu partout. C'est ça le plus beau.
- Speaker #0
C'est avant tout une histoire humaine. C'est ce qui fait aussi que les gens sont passionnés par tout ça, parce que le foot, on aime beaucoup le partager. On aime beaucoup le partager, nos victoires, nos défaites. C'est ce qui fait aussi que ça entretient cette passion et que pour le moment, cette passion n'est pas prête de se terminer. Merci beaucoup Arthur. Je te souhaite une très bonne continuation dans le cadre de Foot Multiple. que ça continue de te procurer tout le plaisir que tu partages avec les gens. Je n'en doute pas. Je remercie toutes les auditrices et les auditeurs d'ADN Foot pour leur écoute. Je vous dis à bientôt pour le prochain épisode.
- Speaker #1
Merci, au revoir.
- Speaker #0
Au revoir. La deuxième partie de cet entretien avec Arthur Léonard de Foot Multiple est maintenant terminée. Si vous l'avez appréciée, n'hésitez pas à liker, commenter, ajouter une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. N'oubliez pas également de vous abonner et activer les notifications pour être informé des nouveaux épisodes d'ADN Foot tous les premiers lundis du mois à 20h. Il ne me reste plus qu'à vous remercier pour votre écoute et à vous donner rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode d'ADN Foot. D'ici là, portez-vous bien !