- Speaker #0
C'est la fin ! Eh, il a les cheveux mouillés, alors pas dehors ! Pas dehors ! En effet de jouer au football ! Vous avez peur de quoi ?
- Speaker #1
Vous allez dans l'équipe !
- Speaker #0
Pas chacun son tour, c'est tout le monde ensemble.
- Speaker #1
C'est là où l'ADN Foot est très puissant.
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot, parole de supporter. Dans chaque épisode, mon invité parle de son amour pour le foot. de son enfance à aujourd'hui, en évoquant ses souvenirs les plus marquants. C'est Brams au micro, et c'est parti pour le premier volet de ce nouvel épisode d'ADN Foot, dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Jonathan Petit, fondateur de Football Shirt Vintage, boutique spécialisée dans la vente de maillots de football vintage. Bonjour Jonathan.
- Speaker #3
Salut Brams.
- Speaker #2
Bienvenue dans ADN Foot, merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #3
Merci à toi pour l'invitation, ça fait toujours plaisir.
- Speaker #2
On va parler de foot, donc moi ça me fait plaisir, comme avec tous les invités. Dès que je parle de foot hors ou dans le podcast, moi je suis heureux. Et je pense que toi, vu les boutiques et vu les conversations qu'on a déjà eues, je pense que c'est ton cas aussi.
- Speaker #3
Oui, ça nous fait un point commun, un de plus.
- Speaker #2
Exactement. Alors première question, Jonathan, rituel dans le podcast ADN Foot. Quel est ton premier souvenir de foot ?
- Speaker #3
Mon premier souvenir de foot, pour moi, ça a été la Coupe du Monde aux Etats-Unis en 1994. J'avais tout juste 10 ans. Et c'est vrai que c'est vraiment les premiers souvenirs. Juste avant, mais un peu plus flou, c'était la finale de 93 de Marseille. Mais vraiment très flou parce que j'ai dû aller me coucher tôt. Donc je n'ai pas vu la fin du match. Mais mon premier vrai souvenir, c'est la Coupe du Monde 1994.
- Speaker #2
Le sacre du Brésil au terme d'une finale interminable.
- Speaker #3
C'est ça, le bon vieux 0-0.
- Speaker #2
Avec une photo qui est devenue iconique de Roberto Baggio qui regarde le sol dépité après son pénalty raté. Et donc, je reste sur ton enfance là, en termes d'idole, en termes de joueur que tu suivais, que tu adorais.
- Speaker #3
Moi, c'est pareil. J'aimais bien Maradona à l'époque, parce que c'est vrai que, hormis l'éclosion de Zidane en 1994 et encore, c'est vraiment le moment où il commence à grimper. Mais c'était plutôt Maradona, en fait. J'aimais bien vraiment le côté gros dribbler, etc. Ça reste une légende du foot. Donc Maradona, c'était vraiment le joueur que j'appréciais le plus.
- Speaker #2
Alors, du coup, parce que Maradona, au moment de tes premiers souvenirs de foot, il en est presque à la fin. Donc, tu as quand même accès à des images, tu as quand même la réputation. Est-ce que au niveau famille, déjà, il y a la passion du foot qui permet, toi, de connaître tous ces anciens joueurs ou tu t'es construit tout seul avec cette passion du foot ?
- Speaker #3
Non, pas du tout. Mes parents, je suis le plus grand, je suis l'aîné de la famille, mais mes parents ne sont pas du tout foot. Donc, hormis les copains à l'école, c'est tout ce qui fait qu'on arrive à... parler de foot, c'est juste à l'école. Et c'est vrai que ces images, quelques années avant la Coupe du Monde en 1994, c'était ces années au Napoli. Et puis la Coupe du Monde en 1986, même si j'étais encore petit, mais c'est les images d'après que j'ai revues plus tard, parce que j'étais un adepte de téléfoot. Le dimanche matin, c'était téléfoot, qui n'est plus le même téléfoot aujourd'hui. Encore une fois, c'était mieux avant. Et ces images-là, malheureusement, après la Coupe du Monde 94, c'était moins funky pour lui.
- Speaker #2
La Coupe du Monde 94 pour Maradona, effectivement, il met un but magnifique contre la Grèce. Mais derrière, le coup pré-tombe et il est pris pour dopage. Mais ça, c'est la légende Maradona qui est adorée pour tout. pour ses excès, pour son talent, pour son génie, pour sa vie globale. C'est vrai que si tu compares Maradona et Messi, en termes de côté sulfureux, on n'est pas sur les mêmes personnages. Toi aujourd'hui, dont l'activité tourne autour du vintage, des maillots de foot, forcément je te pose la question, est-ce que tu te souviens de ton premier maillot de foot ?
- Speaker #3
Le premier maillot que j'ai eu, c'était un maillot qu'un pote m'avait donné. Il était trop petit pour lui, il me l'avait filé. C'était un maillot de l'Inter de 91-92 ou 92-93 avec le sponsor Fiorucci. Ça, c'était mon premier maillot, en tout cas celui dont je me rappelle. Après, j'ai eu d'autres maillots. À l'époque, je n'avais pas forcément les moyens de m'acheter les maillots quand j'avais 10-12 ans. Mes parents, comme ils n'étaient pas dans le foot, ils ne voyaient pas non plus d'intérêt. On n'avait pas aussi accès autant aux maillots qu'aujourd'hui, on va dire. Donc, c'est vrai que j'avais plutôt les maillots qu'on... qu'on me donnait, qu'on m'offrait. Je me souviens d'un maillot, ma tante était allée en voyage en Turquie, elle m'avait ramené un maillot blanc avec des bandes orangées-rouges de Galatasaray. C'est vrai que ce maillot-là, je l'ai usé quand même pas mal. J'ai gardé quelques années.
- Speaker #2
Oui, les premiers maillots, c'est comme ça. On est tellement content d'en avoir un qu'on serait prêt à le porter tous les jours à l'école. Après, il y a quelques règles d'hygiène qui passent par là. On a abordé rapidement tout à l'heure France 98. Toi, ce France 98, tu en as des souvenirs ? J'imagine que oui, mais est-ce que c'est vraiment dans ton inconscient, c'est quelque chose qui a vraiment été une grande étape dans ta vie de passionné, de supporter ?
- Speaker #3
Oui, parce que France 98, je sais que j'ai dû regarder tous les matchs. Je me souviens quasiment de tous les matchs. Et la finale, c'était un moment incroyable. Moi, j'étais en vacances avec le centre du coin. On était dans le sud de la France et on est allé voir la finale sur les plages du Prado à Marseille. C'était incroyable. C'était la folie sur le Vieux-Port. Il y avait du monde de partout, toute la journée. Des voitures peintes en bleu, blanc, rouge. C'était un moment vraiment incroyable. C'était en France, avec tout ce qu'il y a autour. C'est vrai qu'après, pour moi, il y a eu l'avant et l'après 98. Je pense que pour beaucoup de passionnés de foot, c'est ce qui s'est passé aussi.
- Speaker #2
En fait, quand on reparle de France 98... On en parle moins aujourd'hui, mais il y avait beaucoup de scepticisme avant la Coupe du Monde, côté équipe de France. On n'était pas annoncé dans les finalistes, dans les vainqueurs. On savait qu'on avait une génération qui était plutôt bonne, mais comme la campagne de match amico qui a précédé la Coupe du Monde n'a pas été des plus reluisantes, on va dire, le pronostic de voir un France-Brésil en finale, celui qu'il faisait en début de compétition, pouvait être taxé d'inconscient.
- Speaker #3
Surtout avec le résultat, oui.
- Speaker #2
Voilà, et je me souviens aussi de Thierry Henry, lui qui ne voulait absolument pas affronter les Pays-Bas en finale. Donc il était content de voir le Brésil passer devant. Mais après, ça reste le Brésil, il y avait Ronaldo, il y avait Roberto Carlos, etc. Donc le 3-0, ce n'était pas un pronostic, c'est ce qu'on disait en fait. Bon allez, France-Brésil 3-0 en finale, c'était un peu le... Le truc qu'on disait comme ça pour rire avant la compète, c'est ce qui s'est passé effectivement. Alors, on va basculer sur l'équipe que tu as supportée et que tu supportes toujours, j'imagine, depuis ton plus jeune âge. L'Amiens Sporting Club. Qu'est-ce que tu peux me dire sur ce club qui a contribué à ta passion du foot ? Est-ce que tu allais beaucoup au stade quand tu étais petit ? Est-ce que tu as beaucoup de souvenirs de cet ordre-là ?
- Speaker #3
Sur Amiens, il y a eu un passage à vide parce qu'une période où ils étaient un petit peu moins bien, je me suis peut-être un petit peu détaché du suivi de foot, mais j'allais assez souvent au stade, l'ancien stade, le stade Moulonguet. J'allais très souvent avec le club dans lequel je jouais, parce qu'on avait des places et les éducateurs nous emmenaient souvent voir des matchs. C'était le stade, on était debout derrière les buts. J'ai pas mal de souvenirs là-bas. j'ai même fait Un match de levée de rideau, c'était en Coupe de Picardie, on avait joué contre Amiens justement, et nous on était un petit club d'un des quartiers d'Amiens. Et on avait fait un match là-bas, on avait pris une taule. On avait pris 7-0, je crois un truc comme ça, mais ils étaient en Nationaux et nous on jouait genre en D1. À l'époque, c'était pas trop l'équivalent d'aujourd'hui. On avait pris une taule, c'était normal. Après, j'avais fait aussi deux fois les tirs au but à la mi-temps. Je ne sais pas si dans tous les stades ils font ça, mais Amiens le font encore. Il y a comme des pénaltys, des tirs au but, et des équipes de la région s'affrontent en tant que genre de compétition. Et j'avais fait deux fois ce truc-là.
- Speaker #2
Ils le font au Parc des Princes, ça, effectivement. J'imagine que dans de nombreux stades, ils doivent le faire. Et tu te souviens que tu avais marqué tes pénaltys ou pas ?
- Speaker #3
Alors, je me souviens surtout, en fait, que quand c'était à mon tour de tirer, il y avait plein de potes à nous du club qui étaient derrière le but, et ils ont hurlé, il n'y avait aucun bruit dans le stade. Allez, Jonathan ! Et du coup, ça a mis une pression de fou. J'avais marqué les deux quand même, mais c'était sympa. Mais il y a un truc, c'était trop marrant. En plus, c'est ça qui me... Je me rappelle les deux fois. La première fois, en fait, on arrive, on était dans le tunnel pour arriver sur le terrain, et il y a notre gardien qui dit, ça serait trop drôle qu'il y ait une panne d'électricité. On rentre sur le terrain, boum, tous les spots s'éteignent. Dans le noir total. Ça a duré 10 secondes, et après, c'est revenu, on a pu faire. Et la deuxième fois, je crois que le match, Moi je crois que ça devait être Toulouse. Et il y a Olivier Piqueux qui était notre avant-centre et Didier Sénac qui se sont foutus sur la tronche en rentrant dans le tunnel en fait. Eux rentrés, nous on allait sortir et ils se sont tabassés. Juste à la mi-temps dans le truc. Ils ont pris un rouge tous les deux. C'était impressionnant pour nous. On avait 10-12 ans. On voit les pros se tabasser.
- Speaker #2
Ça, aujourd'hui, ça ferait la une des réseaux sociaux.
- Speaker #3
C'est clair.
- Speaker #2
Mais quand même, ce genre de souvenir, c'est génial pour un gosse.
- Speaker #3
Franchement, c'est top. Même si c'était des petits trucs. Ils étaient en Ligue 2, c'est quand même bien. Déjà de fouler la pelouse du stade pour tous les enfants, c'est des trucs... C'est magique à vivre.
- Speaker #2
Tu m'étonnes. Et puis ça reste dans la tête longtemps, puisque quelques années après, tu m'en reparles. C'est ça. Mais ça, c'est des choses qui contribuent à rendre un gamin encore plus passionné par le foot. Et du coup, si on revient sur la mienne, les matchs les plus marquants pour toi ?
- Speaker #3
Il y a des marquants, mais que je n'ai pas forcément vus au stade. Par exemple... le... Alors, chronologiquement, je vais dire le match de la finale en 2001, où je n'avais pas pu avoir de place. Puis bon, c'était 2001, j'avais tout juste 17 ans, 18 ans, donc je n'avais pas pu aller au stade. Mais j'avais regardé et c'est vrai que c'était un gros match. J'ai d'ailleurs récupéré plus tard un maillot de la finale, même deux, mais un que j'ai maladroitement revendu entre temps, il y a quelques années. mais j'essaie de récupérer un match donc c'est la finale perdue contre Strasbourg en Coupe de France au tir au but après le deuxième pareil qui a plus marqué l'histoire du club et c'est le match à Reims la dernière journée qui permet à Amiens de monter en Ligue 1 avec le but d'Emmanuel Bourgo à la 96ème minute donc ça c'est vraiment historique et ça c'est pareil, alors j'ai pas pu y aller pour une autre raison, c'est tout simplement parce que mon fils venait de naître et il avait un mois Donc, je suis resté à la maison. Mais je me souviens, en fait, je suivais. Et puis, à un moment donné, je voyais Amiens perdre. Oui, ils se font égaliser. Ils gagnent. Après, ils se font égaliser. Tout à fait. Et à la fin, je dis, bon, allez, je lâche. Et quelques minutes après, en fait, je reçois plein de notifs. Je dis, oh, ils ont gagné. C'était incroyable. Tu n'as pas vu le but en direct ? Non, parce que pour moi, c'était, vas-y, c'est bon, c'est terminé. Tu vois, comme le gars qui part à la 92e pour éviter les… Les bouchons en sortant du stade, tu vois. Et du coup, je me suis dit, vas-y, c'est bon. J'étais tellement énervé, fatigué et tout. Et après, j'ai vu les notifications. Et du coup, je me suis reconnecté sur les chaînes et tout. Le truc, c'était incroyable.
- Speaker #2
Alors du coup, tu t'en souviens différemment des autres. Mais alors ça, vivre un truc comme ça en direct. Alors, juste un petit parallèle. À quoi ça me fait penser ? Moi, j'étais au stade pour la remontada. Comme je disais tout à l'heure, c'est les plus cruelles défaites qui nous font apprécier les victoires, évidemment. Et au but de Cavani, il y a franchement, je dirais, 2-3 000 personnes qui sont là. Tu les vois partir, vraiment, tu les vois au fur et à mesure. Il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup qui partent. Alors ceux-là, ils ont raté le match de leur vie. Enfin, je ne parle pas en dehors des victoires en finale, etc. Mais le scénario, alors bon, nous, on l'a un peu mal vécu. Mais alors ces gens-là qui sont partis. Bon, ils ont dû écouter ça dans la voiture. Alors ça, c'est fou parce qu'ils ne sont pas partis à la 92e. Ils sont partis après le but de Cavani. OK, donc tu m'as parlé de la Coupe de France 2001, de la montée en Ligue 1. Ça fait quoi de voir son club en Ligue 1 ? Ça y est, l'accession est là. Est-ce que tu as assisté à beaucoup de matchs ? Est-ce que tu voulais absolument être présent ? Ou est-ce que l'activité professionnelle fait que c'est compliqué en fait ?
- Speaker #3
Alors la première année, je n'ai pas pu être abonné, parce que je n'étais pas abonné les années d'avant. J'allais vraiment voir des matchs comme ça de temps en temps. La première année, je n'ai pas été abonné, mais je suis allé voir quelques matchs quand même. Et par contre, les deux autres années en Ligue 1, j'ai été abonné, dont la dernière, où en fait, là tu me disais les trois matchs préférés que j'ai vécu pour moi. La meilleure ambiance, alors je ne vais pas dire que j'ai connu dans un stade, parce que ça serait peut-être un peu trop abusé, mais en tout cas à la licorne, c'était vraiment fou et tu dois te rappeler du match parce que c'était contre Paris à la mi-temps on gagne 3-0 et le match se termine en fait sur 4-4 et le dernier but est marqué pareil à 92ème par Guirassi et c'était une ambiance mais j'ai franchement jamais vécu une ambiance comme ça à la licorne et je pense qu'on est pas prêt de la revivre encore cette ambiance et j'ai fait pas mal de stades et il y a des stades dans lesquels je suis allé récemment où l'ambiance avait rien à voir avec l'ambiance de ce match là, après c'était un match vraiment particulier Merci. Tu tapes le PSG 3-0 à la mi-temps, ils remontent 4-3 et t'égalises à... Je te dis qu'il faudrait regarder le détail du match, mais genre à la 92e, un truc comme ça, par Ghirassi qui maintenant joue à Dortmund. Enfin voilà, c'était incroyable. C'était une ambiance de folie. Et je crois que quelques journées... Avant ou après, on bat pareil Marseille 3-1, je crois, de mémoire. Ou 3-0. Mais c'était leur dernière saison. Ils ont tapé, enfin Amiens a fait de très bons résultats contre les grosses équipes à domicile. Et ils perdent des matchs contre le dernier. Ils ont perdu le match contre Metz, où ils font un match chez nous, ils ne perdent plus trop. Et c'est ce qui les fait passer relégable la première fois de la saison. Et la saison s'arrête là. avec le Covid.
- Speaker #2
Oui, c'est l'année du Covid.
- Speaker #3
Oui, et c'est la première fois de la saison où Amiens passe relégable à cause de cette défaite ou ce match nul, je ne sais plus trop.
- Speaker #2
Oui, donc c'est vraiment le mauvais timing.
- Speaker #3
Oui, après voilà, encore une fois, c'est l'histoire qui est comme ça, on ne va pas la refaire, mais c'est vrai que c'est un peu frustrant.
- Speaker #2
Oui, j'imagine, j'imagine. Oui, d'autant plus que dans cette équipe, il y avait Ndombele, il y avait Monconduit, moi j'aimais beaucoup Thomas Monconduit, je trouvais que c'était un très bon joueur. donc il y a quelques joueurs et puis tu as parlé de Guérassi, donc quelques joueurs quand même qui ont pu s'exprimer hors d'Amiens par la suite. Aujourd'hui, le club essaye de revenir en Ligue 1, mais...
- Speaker #3
Oui, ça c'est un sujet en ce moment, Amiens, qui est un peu compliqué. Je ne suis même pas sûr que leur ambition à court terme soit de remonter en Ligue 1. Le président, je ne pense pas que ce soit dans ses ambitions et dans ses envies. Là, il y a plus de ventes que d'achats de joueurs. C'est plutôt compliqué. Et là, l'effectif est très restreint. La saison s'annonce très compliquée.
- Speaker #2
Oui, et puis on est dans un contexte économique en ce moment avec les droits télé, avec tout ça qui est très compliqué, y compris pour les clubs de Ligue 1. Donc j'imagine que pour les clubs de Ligue 2, ça ne va pas être la fête non plus. Alors, on va basculer sur ton activité professionnelle, puisque en dehors des supporters qui n'ont pas d'activité professionnelle, proprement dit, dans le foot, j'essaye de faire venir des acteurs économiques qui exercent dans la sphère du foot. donc je voulais savoir ton activité de... autour des maillots vintage, ta boutique Football Shirt Vintage. Comment tout ça est né ? Comment tu as eu l'idée ? Est-ce qu'à la base, c'est simplement un petit collectionneur qui a grandi, qui s'est rendu compte qu'un marché s'ouvrait face à lui ? Comment ça s'est passé en fait ?
- Speaker #3
Moi, j'ai commencé à avoir des maillots assez tôt, vers l'âge de 10 ans. Et puis après, je gardais, j'ai changé souvent. Il y avait cette partie-là. Et j'ai commencé à travailler. Donc, j'ai commencé par de l'alternance. Et en fait, il y a une personne qui m'a pris sous son aile dans ce boulot et qui m'a dit, tiens, je ne gagnais vraiment pas grand-chose. Genre, mes premiers salaires, c'était 250 euros.
- Speaker #2
C'était dans quel domaine ?
- Speaker #3
Dans l'automobile, en fait, je vendais des pièces détachées de voiture.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #3
Et donc, ça, c'était mon premier job. Je travaillais là-bas pendant quatre ans. Et il y a une personne qui m'a pris sous son aile et qui, lui, faisait en fait… Tu sais, tout ce qui était antiquité. Il se levait le dimanche matin, il allait faire les brocantes et il me proposait, viens avec moi si tu veux, comme ça, pour te faire un petit peu d'argent en plus. Je lui dis, ok, pourquoi pas. Il me dit, mais moi, je n'ai pas tes connaissances quand même en antiquité, etc. Il me dit, tu aimes quoi dans la vie ? Je lui dis, moi, j'aime bien le foot. Il me dit, si tu veux faire un truc, essaie de trouver un truc avec le foot. Je lui dis, ouais, j'avais quelques maillots et tout. Je lui dis, pourquoi pas en fait, je peux récupérer pas mal de maillots parce que j'avais beaucoup de potes qui jouaient au foot, etc. Et des fois, les maillots, ils ne savaient plus quoi en faire, donc ils me les filaient. et puis c'est comme ça que ça a commencé en fait et les premiers maillots que j'ai acheté vraiment pour pour revendre donc à l'époque pardon il faut se remettre en dans le contexte on est en 2001 quand ils ont vendu les premiers maillots Vinted ça n'existe pas Leboncoin ça vient tout juste de sortir Instagram, Facebook ça n'existe pas donc c'est compliqué en fait pour trouver des maillots et pour les revendre donc en fait un mercredi je vais sur le marché d'Amiens et il y a un gars qui vendait des fripes et je vois il a un petit portant avec que... 10-15 maillots. Et je regarde, ils vendaient 3 euros les maillots. Donc je dis, tiens, je trie et je trouve 3 maillots de Manchester United, je me souviens encore. Un bleu, un blanc, un rouge, avec le sponsor Sharp View Cam. Je ne sais pas si ça te parle. C'est l'époque P-Cam, début de P-Cam. Et je lui achète 3 maillots. Il ne coûte pas 3 euros aujourd'hui. C'est ça, mais en fait, c'est là où il y a de l'évolution dans le temps, c'est que moi j'achète 3 euros donc 9 euros les 3 maillots Et je dis, OK, maintenant, j'ai ça. Je m'ouvre un compte sur eBay et je mets les maillots sur eBay. Donc, je prends avec un vieux téléphone numérique qui, aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est un 3310. Tu as un appareil qui fait des photos toutes pixelisées. Je mets ça sur eBay et je vends chaque maillot 90 euros. Tu imagines, je perds de 3 à 90. Donc, je fais x30 sur les 3 maillots. Ah oui,
- Speaker #2
90 euros à l'époque.
- Speaker #3
C'était très bien. Et encore, dis-toi que ça, c'est des maillots de mémoire. il faudrait que je vérifie mais je crois que c'est la saison 94-96 donc les maillots ils sont pas vieux ils ont 5-6 ans et je les vends à ce prix là Ça part en Angleterre. Sauf que je ne sais même pas comment envoyer un colis en Angleterre. Du coup, je demande à ce fameux Pierre, qui m'a pris sous son épaule et qui lui avait l'habitude. Je lui dis, Pierre, c'est bien, mais maintenant, je dois envoyer maillot en Angleterre. Comment je fais ? Et donc, voilà, c'est comme ça que ça a commencé. Et puis, après, tous les mercredis matins, j'allais voir ce gars-là qui avait son stand au marché. Il savait que je venais à 7h avant d'aller au boulot. Il me gardait un carton de maillot. Je faisais mon tri. je repartais avec 10, 20, 30, 40 maillots le mercredi. Et voilà, c'est comme ça que ça a commencé. Donc, dis-toi, je te dis, je gagnais les premiers mois 250. Après, c'était un petit peu plus parce que je gagnais un petit peu plus. Mais genre, je devais gagner 500 euros par mois de mon activité au garage. Et je dépensais 300, 400 euros tous les mercredis pour acheter des maillots que j'allais revendre.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #3
Donc, c'est comme ça que ça a commencé, en fait.
- Speaker #2
Et donc, ce compte eBay s'est développé au fur et à mesure et a grandi alors.
- Speaker #3
Voilà, c'est ça. Après, j'allais chercher ses maillots chez lui. Et puis après, j'ai commencé au foot, à mes potes de foot, leur dire « Tiens, les maillots, je te les rachète, etc. » Il n'y avait pas encore cette hype autour des maillots. Vraiment, il y a une grosse, grosse évolution du marché de la demande et de l'offre avec le Covid. C'est là où ça a explosé, en fait. Parce qu'à l'époque, je vendais, tu vois, c'était vraiment… En termes de prix, les prix n'avaient rien à voir aujourd'hui. Je raconte souvent, en fait. Je prends l'exemple du maillot de Marseille, Alain Flelou ou Maison Bouygues. J'en ai vendu des dizaines. Énormément, j'en récupérais très souvent. C'est des maillots que je vendais 70, 80, 90 euros à l'époque. Aujourd'hui, c'est 300, 400 euros. Donc voilà, c'est plus du tout le même marché. Il y a énormément de concurrence maintenant, et à l'achat, et à la vente. Donc, comme dans tout le monde. les domaines, je pense, où à un moment, tout le monde s'y intéresse. Il y a un moment où le marché va se renverser. Ça va forcément repartir dans l'autre sens. Ça va se réajuster.
- Speaker #2
Et dans cette période où tu développes ta chaîne eBay, j'imagine que toi-même, tu te constitues une petite collection de maillots que tu ne vends pas.
- Speaker #3
Exactement. Parce que moi, j'avais la chance de pouvoir récupérer pas mal de maillots. Et par mes achats dans les clubs de foot et par les frips que je faisais. Parce que je te dis encore une fois, dans les frips, ce n'était pas comme aujourd'hui. J'ai trouvé des trucs dans les friperies, sur les sites, etc. Personne ne s'en intéressait. Donc, j'étais quasiment le seul. Je ne vais pas dire le seul, mais on était peut-être 5 gros acheteurs-vendeurs en France à l'époque. Et aujourd'hui, il y en a 5 nouveaux tous les jours. Donc, oui, avec le temps, forcément, il y a des maillots. On en parlera certainement, mais il y a des maillots que j'ai entre les mains. Et je me dis, tiens, je sais que ça, c'est une belle pièce. Et peut-être que je n'ai pas besoin de le vendre tout de suite parce que j'en ai plein d'autres à vendre. Et du coup, je les garde parce qu'il me plaît, parce qu'il a une histoire, parce que plein de choses. Et effectivement, je commence à me constituer une belle collection comme ça. Et aujourd'hui, ça fait que j'ai quand même quelques centaines de maillots dans ma collection qui n'en bougent pas. Parce que je les garde juste pour les garder ou pour les avoir, pour avoir une histoire. Je ne sais pas ce que j'en ferai par la suite. Mais en tout cas, c'est des maillots aujourd'hui pour lesquels je ne suis pas pressé de me séparer et que j'aime bien garder.
- Speaker #2
Et tu fonctionnes pendant combien de temps comme ça avec ta chaîne eBay, avec ton compte eBay ?
- Speaker #3
eBay, ça a duré... Alors encore une fois, il y avait des années où je m'activais plus parce qu'il y a eu pas mal de choses, des changements. Une vie, en fait, qui s'est faite. Il y a eu ma vie aussi d'à côté. Donc, je changeais de boulot ou j'avais d'autres besoins. J'avais des travaux chez moi. En fonction des années, ça n'évolue pas de la même façon. Mais sur eBay, j'ai vendu une quinzaine d'années. Vraiment, beaucoup. Et depuis un petit peu moins de dix ans, j'ai le site Internet.
- Speaker #2
Donc, à un moment donné, tu te dis quand même... Je vais créer un site internet. Le site internet est arrivé avant la boutique physique ?
- Speaker #3
Oui, en fait le site je l'ai créé parce que quand j'avais sur Ebay et après sur Instagram, quand c'est sorti, les gens venaient me voir et me disaient est-ce que tu as ce maillot pour l'acheter parce qu'ils le cherchaient. Et je lui dis alors oui je l'ai, sauf que je ne sais pas où il est dans les cartons, sur les trucs parce que j'ai acheté des maillots. plus que ce que j'en vendais parce que j'accumulais parce que j'avais pas le temps de traiter de flux en fait et en fait le site l'idée du site elle est sortie comme ça parce que je me suis dit ok il faut que je puisse avoir un endroit où les gens s'ils veulent quelque chose il est là Sauf qu'encore aujourd'hui, je ne suis absolument pas à jour de mon stock. Ça veut dire que là, sur mon site aujourd'hui, j'ai 3 000 maillots, alors que j'en ai presque 20 000 dans le stock derrière. Et ça prend énormément de temps.
- Speaker #2
20 000 à la maison ou 20 000 dans la boutique ?
- Speaker #3
Dans les boutiques éphémères, généralement, on sort avec le basket de Xavier, l'NBA Xavier, on est à 4 000 maillots à peu près. Parce qu'on s'adapte en fonction des superficies. Tu vois, toi, t'es venu à Toulouse. C'était une des plus grandes boutiques qu'on ait fait en termes de surface. Donc là, on avait chargé pas mal. Mais c'était une des premières grosses qu'on faisait. On a fait Caen aussi, où c'était assez fourni. Là, tu vois, par exemple, quand on va à Lille, la boutique, elle fait 35 mètres carrés. Enfin voilà, même si on met 3000 maillots, le truc, c'est au chausse-pied. Donc on est obligé de faire des choix. Mais c'est 20 000 maillots dans mon hangar dans lequel je travaille et je stocke les maillots.
- Speaker #2
Donc, tu as le site Internet qui se développe au fur et à mesure. Et à un moment donné, tu décides de passer en boutique physique sur Amiens.
- Speaker #3
C'est ça. En fait, c'était plus parce qu'à l'époque, je n'avais pas encore mon hangar. Et il me fallait un lieu de stockage autre qu'à la maison. En fait, tout simplement pour pouvoir faire la part des choses. Parce que quand on stocke de maillot, il est à la maison. Le dimanche, tu reçois un message pour une photo, un truc, machin. Tu y vas. Et du coup, tu n'arrêtes jamais. Donc, en fait, j'ai voulu prendre un local. pour séparer en fait les deux choses. Et j'ai eu cette opportunité-là qui au départ était juste pour moi à stocker. Puis je me suis dit, c'est quand même dommage d'avoir un local commercial à Amiens, alors qu'il n'était pas hyper bien placé, il était à l'extérieur du centre-ville. Mais je me dis, tiens, je vais l'ouvrir en fait la boutique. Et c'est comme ça que j'ai ouvert. Donc je n'avais pas envie d'y passer beaucoup de temps. Donc on l'ouvrait que le mercredi après-midi et le samedi. J'avais mis un vendeur, enfin plusieurs, parce que j'en ai eu plusieurs dans la boutique, mais pour tenir la boutique. Et en fait, quand j'ai ouvert cette boutique-là, énormément de personnes venaient me voir et me disaient « Ah, c'est dommage qu'on n'ait pas ça dans notre ville, venez dans notre ville, venez dans notre ville » . À un moment, je me suis dit « Bah tiens, on va aller tester » . J'ai commencé à chercher un local et j'ai trouvé le local à Lille, ça a été la première qu'on ait faite. Et c'est comme ça que ça a commencé en fait. Et puis après, ça a fonctionné, on était content, les gens nous demandaient dans d'autres villes. On s'est dit « Bah vas-y, on va faire ça » . Et puis après, j'ai emmené Xavier avec moi dans le... Dans l'histoire, lui, il fait la même chose que moi, mais sur la partie basket NBA. Et c'est comme ça qu'on a fait, à aujourd'hui, une vingtaine de boutiques éphémères.
- Speaker #2
Mais par contre, ta boutique à Amiens, c'est une boutique fixe, pas une boutique éphémère.
- Speaker #3
Oui, elle était ouverte que le mercredi et le samedi. Là, on l'a fermée maintenant parce que c'était plus gérable d'avoir le local dans lequel on stockait tous nos maillots, la boutique avec le stock ici. le stock pour les boutiques éphémères et le site internet. En fait, ça faisait un bazar pas possible. Donc, on a préféré fermer à Amiens. Question de praticité et de gestion pour pouvoir faire les boutiques éphémères.
- Speaker #2
Et comment tu vis, comment tu t'anticipes, comment tu observes l'engouement qui grandit pour le vintage, pour les maillots de foot notamment ? Parce qu'au fur et à mesure du temps, tout ça prend de la valeur. Comment tu adaptes tes prix ? C'est difficile à estimer tout ça, à jauger le marché, à viser juste pour proposer une gamme de prix qui est dans les clous par rapport à l'époque où on est.
- Speaker #3
Au départ, ce que ça a changé avec l'arrivée de nombreux acteurs et des nouveaux qui arrivent tous les jours, parce que moi au départ, je fixais mes prix. et d'ailleurs ça m'a C'est ce qui m'a le plus surpris au départ quand j'ai commencé à lancer le site. C'est que les gens me posaient la question, mais c'est des vrais ? Bien sûr que c'est des vrais. Alors pourquoi c'est aussi peu cher ? Et les gens en fait, ils disaient, c'est pas cher alors c'est du faux. Et moi comment je fixais les prix ? Je fixais les prix auxquels moi je suis prêt à acheter le maillot. C'est-à-dire que pour moi c'était le prix juste. C'est vrai que c'est subjectif ça du coup. Mais oui. Mais après, avec 20 ans au départ, j'avais cette idée-là de prix, je savais. Quand je te dis tout à l'heure, entre 2005 et 2010, tu avais un afflelou ou un maison-brique de l'OM, tu savais combien ça partait, ça valait une centaine d'euros. Sauf que qu'est-ce qui s'est passé ? C'est qu'à partir du Covid, il y a des personnes qui ont commencé à acheter pour revendre uniquement. Et il fallait qu'ils fassent leur marge. Sauf qu'ils achetaient au prix où moi je les vendais, ça veut dire 100 euros pour les revendre. 120, 150, peut-être 200, 250. Il est vendé 150.
- Speaker #0
Du coup, ils continuaient. Sauf que moi, je ne pouvais plus les vendre sans, puisque les autres les vendaient 150. En fait, c'est ce qui s'est passé. J'ai dû m'adapter les prix. J'essaye quand même d'avoir les prix au mieux, mais je ne peux pas me permettre de vendre des maillots 50 euros que d'autres vont vendre 200. Sinon, je suis le dindon de la farce. Et après, encore une fois, là aujourd'hui, avec tout ce qui est à leur portée en termes de vente, etc., ils n'ont pas les mêmes charges. Ça veut dire que demain, tu as un maillot, tu le vends en particulier sur Vinted, tu le vends 150, tu as 150 dans ta poche. Alors que moi, quand je vends un maillot 150, prix d'achat, le loyer, la TVA, les impôts, etc., il ne me reste pas 150 dans ma poche. En enlevant encore le prix d'achat de côté, bien sûr. Mais ça, c'est des choses qui évoluaient. Comment en fait je me suis rendu compte de ça ? C'est qu'un des premiers événements que j'ai fait sur Paris, j'ai vu... je vais dire une bêtise, peut-être 35 maillots France 98. Parce que tu te rends compte, sur mon stand, il y avait 35 maillots France 98, qui à l'époque, donc ça c'était il y a 7-8 ans je pense, je les vendais 80 euros, ce qui n'était vraiment pas cher. Enfin, à l'époque c'était correct, c'était le prix pour moi. Sauf que sur les stands d'à côté, je voyais qu'ils les vendaient 100, 110 pour la même chose. Et moi à la fin de la journée, je n'en avais plus un seul. J'avais tous vendu. Forcément, quand toi tu les vends 80 et que les autres les vendent 120, tu vends en priorité les tiens. Du coup, je me pose la question, je me dis mais attends, je vais augmenter les prix. Donc ceux qui étaient à 80, je les ai passés à 100 sur ces modèles-là, ça partait toujours. Je les ai passés à 120, ça partait toujours. Je les ai passés à 150, ça partait toujours. En fait, il y a une demande telle, sauf que tous les autres vendeurs qui vont vendre ces mêmes produits doivent faire des marges là-dessus et ils achètent beaucoup plus cher que ce que moi j'achète avec mes connaissances. les fournisseurs que j'ai, etc., un peu partout dans le monde, je suis obligé de réajuster mes prix. Et moi, ça me fait presque mal, entre guillemets. Je ne vais pas dire mal, ça sera abusé. Je suis obligé d'augmenter mes prix pour me réajuster au marché, alors que ce ne sont pas les prix avec lesquels je suis en cohérence. Ce ne sont pas les prix auxquels je voulais vendre à la base. Après, bien évidemment, si tu as un truc qui vaut 300, tu ne vas pas le vendre sans pour faire plaisir. Tu es obligé de te réajuster au marché. C'est pour ça que mes prix, avec le temps, et plein d'autres raisons. Mais c'est pour ça que les prix ont augmenté.
- Speaker #1
Oui, tu t'adaptes au contexte.
- Speaker #0
Bien sûr. Et comme tu as plus de concurrence, je te disais tout à l'heure, et à la vente et à l'achat, à l'époque, peut-être qu'un maillot que j'allais racheter à un gars qui venait me voir, un pote, etc., que j'allais lui racheter 20, 30, 40 euros, aujourd'hui, le monsieur Vinted, il va le vendre sans. Il ne va plus me le vendre à 30, 40 euros. Donc, je vais être obligé d'acheter sur certains modèles plus cher pour pouvoir revendre derrière. forcément plus cher, et garder ma marge.
- Speaker #1
C'est une constante adaptation.
- Speaker #0
C'est ça. Encore une fois, sur ce marché-là, c'est comme tu as plein de domaines où tout le monde s'intéresse au truc, ça explose en termes de prix, sauf qu'à un moment donné, tous les gars qui veulent s'acheter, par exemple du France 98, tous les gars qui veulent s'acheter le France 98, à un moment, s'ils l'ont tous, il n'y a plus personne qui va les acheter. Donc tous ceux qui les ont achetés et qui veulent les vendre, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont baisser leur prix et le marché va se réadapter comme ça. Je ne sais pas quand, mais c'est certain que ça se passera.
- Speaker #1
Après, en tant que consommateur, moi de mon côté, qui observe un peu les différents acteurs, je sais qu'à l'époque où j'habitais en région parisienne, il y avait Line Up, il y avait un vendeur qui s'appelle Bertrand, je ne sais plus le nom de sa boutique. qui est souvent sur les brocantes sauf foot et tout ça par exemple je sais que si je vais voir la boutique hashtag Paris bon je vais probablement pas pouvoir acheter quelque chose donc voilà en fait chacun a pris son comment dire son segment on va dire de prix alors hashtag Paris effectivement eux ils sont sur les champs donc bien sûr ils ont d'autres charges mais ils sont Ils sont dans un segment bien plus élevé en termes de prix. Et c'est vrai qu'il y a quelques acteurs qui se dégagent des autres. Et nous, on s'adapte en tant que consommateur. Ça nous permet d'aller où on peut aller, effectivement. Tout à l'heure, justement, tu parlais de fournisseurs. C'est une de mes questions. c'est-à-dire que... Là, on n'est pas sur des produits standards que tu peux acheter par centaines ou par milliers avec les tailles que tu souhaites. Comment tu fais, sans trahir tous tes secrets, bien sûr, là on reste global, le réapprovisionnement de tes maillots, c'est un élément clé de ton activité. Comment tu arrives à gérer ça ? Déjà, quel type de fournisseur tu as ? En gros ?
- Speaker #0
Ça va être vraiment de tout, en fait, parce qu'on va avoir des fournisseurs professionnels un peu partout dans le monde. C'est-à-dire que moi, j'ai des arrivages toutes les semaines. En fait, j'ai des fournisseurs en Écosse, j'en ai en Allemagne, j'en ai en Angleterre, j'en ai en Thaïlande, j'en ai en Australie.
- Speaker #1
Alors ça, c'est un travail de fond qui a dû être énorme à la base pour se constituer tout ce réseau.
- Speaker #0
Bien sûr, tu ne les trouves pas en tapant sur les passes jaunes. C'est du bouche à oreille, c'est des personnes qui viennent te contacter. Donc ça, c'est une grosse partie des approvisionnements. Après, on a souvent, je vais dire tous les jours même, des joueurs, des anciens joueurs. On peut en reparler aussi avec certainement un truc que tu as vu passer. On en a parlé rapidement la dernière fois. Mais tous les jours, on est sollicité, je suis sollicité et forcément les autres aussi. Mais on est sollicité par des joueurs en activité, par d'anciens joueurs, par des employés de club, des anciens présidents de club, etc. qui nous sollicitent pour revendre leurs maillots, leurs collections.
- Speaker #1
Leurs anciens stocks ?
- Speaker #0
Leurs anciens stocks, des familles de joueurs qui nous contactent pour nous revendre des maillots de leurs frères, de leurs cousins, de leur mari, de leur ex-mari, etc. Donc ça, on a ces approvisionnements-là aussi. Et puis après, on a aussi les particuliers qui veulent se séparer de leur collection ou qui veulent recentrer leur collection et qui nous vendent quelques maillots, des dizaines, des centaines, des milliers. Ça dépend des stocks pour lesquels on me contacte. Mais voilà, tout ça fait qu'aujourd'hui, j'arrive à me repositionner. Je sais que d'autres utilisent beaucoup, beaucoup Vinted, mais moi, ce n'est pas... J'en ai acheté un petit peu parce que si tu as des trucs vraiment bien précis à trouver, il m'arrive des fois de scroller et puis je tombe sur des trucs qui peuvent m'intéresser. Je les achète. Mais encore une fois, quand je te disais tout à l'heure en termes de coût d'achat, tu peux peut-être faire des affaires, mais je ne peux pas faire fois deux, par exemple, sur un maillot. C'est impossible parce que ça ne couvre pas l'intégralité des charges. Et je n'ai pas… Je n'ai pas fait ça pour peut-être être violent, mais pour gagner 500 balles par mois. Donc l'idée, moi, s'il y a de la marge à faire, il faut que je puisse acheter. La base, en fait, si tu veux bien vendre, il faut d'abord bien acheter. Je ne dis pas, aura des pâquerettes. Il y a parfois des maillots. En fait, j'explique aux gens à qui je rachète. Il y a des personnes qui viennent nous voir des fois dans les boutiques et veulent vendre leurs maillots. Je leur dis, écoute, si tu vends toi-même, tu vas vendre plus cher que ce que moi je vais te racheter. Par contre, moi, je te rachète tout tout de suite et tu pars avec ton argent. Il y a des maillots que je peux avoir en 500 exemplaires. Je vendrai les 500, mais je sais que je vais toujours avoir de la demande sur ces modèles-là. Donc, je peux les acheter plus cher parce que je sais que le stock va tourner vite. Tout ça fait que tu es obligé de jongler entre les acquisitions, ton coût d'achat, ton prix de vente pour pouvoir t'y retrouver. Et puis après, malgré tout, tu as quand même ton stock à apporter, même si aujourd'hui, mon stock est payé en intégralité. Avec les années, enfin depuis les années que je fais ça, j'ai plus cette contrainte-là. Mais l'approvisionnement, il y a un moment donné, pour les nouveaux acteurs, ça peut être problématique.
- Speaker #1
Tu as toute ta collection que tu as accumulée depuis tant d'années, ce qui n'est pas le cas de ceux qui arrivent effectivement sur le marché aujourd'hui. Et on parlait des boutiques éphémères justement tout à l'heure, donc on y vient. Alors là, tu me parles d'approvisionnement, de vente. Pendant que tu me parles, je me dis, mais ça doit prendre un temps fou, tout ça. Mais alors, si on ajoute là-dessus les boutiques éphémères, alors très rapidement, les boutiques éphémères, c'est aller à la rencontre des supporters, supportrices dans plusieurs villes de France. Vous en avez fait combien de villes environ pour l'instant ? Une dizaine, une quinzaine ?
- Speaker #0
Oui, on a fait 20 boutiques. Et oui, il y a des villes dans lesquelles on est retourné. Plusieurs fois, donc on doit être aux alentours de 15 villes, je pense.
- Speaker #1
Alors là, en termes de logistique, on doit être les préparatifs. Déjà, il faut trouver la boutique. Ensuite, il y a tous les préparatifs. Il faut faire la route, il faut arriver. Il faut tout prévoir à l'avance. Ça, en termes de préparatifs, ça doit être quelque chose d'immense.
- Speaker #0
C'est clair qu'on apprend à chaque boutique. Aujourd'hui, ça va. On arrive à faire nos automatismes avec Xavier. On sait comment on fonctionne, de quoi on a besoin. Mais quand on va dans une ville, par exemple à Toulouse, on est arrivé à Toulouse, on ne savait pas à quoi ressemblait la boutique. On n'avait vu que sur les photos, on avait les plans cotés, mais on ne savait pas trop, on n'avait jamais vu le centre. Tu arrives là-bas, tu te dis bon allez, tu croises les doigts pour que ça fonctionne. Parce que tu as un camion, tu as fait 1300 kilomètres pour venir, le péage, l'essence. Moi quand je suis allé à Toulouse, on est parti le lundi matin pour vers le mercredi. C'est-à-dire qu'on arrive le lundi, on fait la journée du lundi, la route, toute la route. On arrive lundi soir, mardi matin on arrive dans la cellule où on doit décharger le camion. Donc, t'imagines 4 000 maillots à décharger, installer les portants, prendre possession, aller rapporter le camion parce que tu peux pas le laisser trop longtemps dans la zone de déchargement, installer ta boutique, faire ta com, etc. Et puis, mercredi, tu ouvres la boutique pendant 4 jours. Samedi soir, tu remballes tous tes maillots et dimanche, tu tapes la roue toute la journée. Donc, tu vois, je fais une semaine où je suis parti de chez moi le lundi matin à 8h et je suis rentré le dimanche à 23h30. Donc, ouais, des semaines comme ça, t'es rincé, quoi. Donc, c'est du boulot. Après, si on continue à le faire, c'est qu'on s'y retrouve et qu'on aime ça. Je ne te cache pas que je ne le ferai pas jusqu'à 50 ans.
- Speaker #1
Oui, j'imagine. Mais après, moi, de mon point de vue, quand je vous vois faire ça, alors effectivement, c'est votre activité. Effectivement, vous vous y retrouvez financièrement, bien sûr. Mais moi, perso, je le prends avant tout comme un geste envers les gens, en fait. Comme s'ouvrir aux autres. Quand je vous vois là, parce que je vous ai vu sur la boutique de La Bège proche de Toulouse, mais je vous ai aussi croisé en région parisienne, bien sûr, ce n'est quand même pas une boutique comme les autres. Enfin, pour moi, ce n'est quand même pas une boutique comme les autres. C'est-à-dire qu'on est là, tu as plein de boulot, mais tu peux t'arrêter 20 minutes à parler sur un maillot d'une anecdote, d'un match que tu as vu ou d'une action, et ça peut partir. ça peut partir dans tous les sens. Et il y a quand même ce côté passion. Enfin, moi, c'est comme ça que je le prends, en tout cas. Déjà, quand je fais la queue avant de rentrer, il y a quand même cette petite excitation de se dire sur quel maillot je vais tomber là ou sur quel vest. Parce que moi, j'adore. J'aime bien aussi les vestes vintage, les vestes d'équipe de France, etc. Mais j'aime bien, moi, cet aspect. On ne sait pas trop ce qui va se passer, mais on sait qu'on va passer un bon moment, en fait. C'est comme ça que je vois la chose de mon côté.
- Speaker #0
C'est pour ça aussi qu'on le fait. C'est ce qui nous donne envie aussi de le refaire de plus en plus, de continuer à le faire. Parce que, je l'ai dit plusieurs fois, quand on vient m'interviewer, etc., souvent il y a les journaux qui passent, nous c'est une boutique plaisir, ça veut dire une boutique passion. Les gens viennent, même s'ils repartent sans maillot, franchement... Après, bien sûr, il ne faut pas que 100% des clients repartent sans maillot, sinon on n'a pas gagné d'argent et on ne reviendra plus. Mais comme tu dis, on peut discuter avec des personnes. Tu vois, toi, tu es passé à Toulouse. Je crois qu'à Toulouse, c'est là où j'ai ressenti ce côté passion plus qu'ailleurs. À Lille aussi, énormément. Mais à Lille, la boutique est plus petite. Si tu prêtes moins, tu ne peux pas trop rester longtemps, etc. Mais à Toulouse, il y avait de la place, etc. Et on a vu des gens, mais... Faire des fois une heure, une heure et demie de route pour venir et passer deux, trois heures dans la boutique. Et c'est vrai qu'il y a ce côté passion. J'ai rencontré Didier, un des plus gros collectionneurs de maillots de Toulouse, et en foot et en rugby. Et le gars, c'est un passionné. Je suis sûr qu'il aurait pu rester la semaine avec nous et on aurait discuté foot et rugby et maillot avec lui. Parce qu'il est passionné et tu sens qu'il aime parler de ça. Il le vit en fait. Et ça, c'est des rencontres qui nous font super plaisir. On a des personnes qui viennent nous voir, des personnes connues, des joueurs, des chanteurs, des journalistes qui passent nous voir. Et ça, c'est un plaisir de voir ces gens-là dans nos boutiques. Et comme tu dis, c'était avant tout la première raison pour laquelle on a fait ces boutiques-là. C'est de se dire, tiens, on a fait un truc, on a fait Amiens. J'avais fait Amiens initialement. On a fait une autre ville. Et là, tous les gens veulent qu'on aille chez eux. Ok, alors on va venir, petit à petit on fait des villes. Pas forcément les grosses villes, on est allé dans des villes secondaires et on continuera à aller dans des villes secondaires parce que Paris par exemple, on ne fera pas de changement, mais on ne fera pas de boutique à Paris. Parce qu'à Paris, ils ont des trucs toutes les semaines, que ce soit spécifique foot. Le gars qui veut trouver un maillot de foot sur Paris, il sait où les trouver. Tu l'as dit, il y a hashtag, il y a line-up, il y a plein de friperies qui font ça, etc. Des magasins, des pubs, des trucs, peu importe. Donc Paris, à la rigueur, ce n'est pas forcément notre bataille parce qu'on ne va pas avoir le même public. Nous, on préfère aller dans des villes. on est allé à Calais Il y a 70 000 habitants. Ramia, 130 000 habitants. On est allé dans des grosses villes. On est allé à Nice, on est allé à Rennes, on est allé à Metz, on est allé à Caen. Mais à Bordeaux, à Toulouse, évidemment, on fait des grosses villes parce que c'est là où on va capter le plus de monde et qu'on a plus de chances de ne pas se gaufrer. Mais la difficulté aussi dans ces grosses villes-là, c'est qu'il est très compliqué de trouver des cellules, des locaux. Et puis, ça coûte cher. Donc, il y a un moment donné, nous, quand on commence une boutique, le mercredi matin, tu disais le côté faire la queue devant la boutique. Eh bien, nous, quand on lève le rideau, on regarde dehors. Si on voit cinq personnes, on se dit « wow, chaud ! » On voit combien on a investi dans le déplacement. On se dit « bon, comment va être la semaine ? »
- Speaker #1
Il y a aussi le fait que la passion du foot, Elle va s'exprimer pour un Marseillais qui a vu le but de Boli en 93, mais elle va aussi s'exprimer pour un Sedanais qui a vu la victoire 5-1 contre le PSG et 1-0 contre Marseille, je crois, la même année. Ça va être un Avray qui a kiffé Doraso quand il était là. Ça va être un Brestois qui a vu Ginola à l'époque. C'est vraiment universel. Et encore, là, on parle du marché français. Il y a eu les cantonats, il y a eu plein de joueurs. donc Là, effectivement, le fait d'aller dans des villes un peu moins grandes, ce n'est pas forcément un frein pour vous, économiquement parlant, j'entends, parce que la passion du foot, elle est partout.
- Speaker #0
Oui, après, on essaye quand même de cibler. On ne va pas aller dans un trou paumé où on va avoir 20 personnes et à l'autre bout de la France. Tu vois, là, par exemple, on a fait une boutique à Beauvais, qui est entre Amiens et Paris. pareil, ça doit être 50 000 habitants, je crois, 50-60 000, il faudrait que je vérifie, mais ce n'est pas une très grosse ville, mais c'était à côté de chez moi, ce n'était pas loin, et je me suis dit, on n'avait rien de prévu à cette date-là, et ils nous sollicitent pour une boutique, vas-y, on va y aller, et puis on ne prend pas un énorme risque, une semaine de travail, et puis c'est tout, et puis au final, voilà, ça s'est bien passé, alors on n'a pas fait les chiffres comme on pourrait faire dans d'autres villes, mais ça reste... Une réussite à partir du moment où on a rencontré des personnes qui étaient contents qu'on soit là et on a vendu quelques maillots, on a fait plaisir, on a racheté des maillots. C'est tout ça qui est important pour nous. Et tu vois, il y a un truc. J'ai été salarié pendant plus de 20 ans. J'ai commencé à travailler assez tôt. C'est ton propre patron. De choisir les clients que tu veux voir dans ta boutique. Et surtout, de ne pas avoir de... de compte à rendre à qui que ce soit, hormis à ton banquier, à ton comptable. C'est aussi ça qui est intéressant. Et moi, il y a vraiment un truc, on en parle souvent avec Xav et les personnes avec qui on est sur les boutiques, c'est que tu vois, tu as ta sérénité. Ça veut dire que jamais, allez peut-être une fois, deux fois en 20 boutiques, et encore une fois et demie, il y a des gens qui viennent nous casser les bonbons. Tous les gens qui rentrent dans la boutique, ils ont le smile, ils sont contents, ils voient des... des trucs, comme tu dis, des souvenirs, ils viennent avec leur fils, moi c'est pareil avec leurs enfants, je sais que mon fils il est encore plus passionné que moi, alors que j'ai vraiment rien fait pour qu'il le soit, mais il est féru de maillot, après c'est normal, il en voit tous les jours, et il en a des dizaines de milliers sous la main, mais des parents qui viennent avec leurs enfants et qui disent, ah bah tiens c'était mon premier maillot, ah bah ça ce maillot là, telle histoire, telle histoire, et qui discutent avec nous, qui nous racontent des anecdotes. Voilà, c'est des choses que nous, on garde en tête. Et tu vois, c'est drôle parce que c'est vrai que tu parles de ta veste. Et j'ai des souvenirs de toi avec ta veste. Alors, je ne sais plus, ça doit être France 82 avec les trois bandes, la bleu ciel avec les bandes. Je sais que tu étais venu à Toulouse avec cette veste-là. Donc, voilà, c'est des souvenirs et des choses des personnes qu'on rencontre et qui sont contents de nous revoir quand on revient dans leur ville.
- Speaker #1
Ah ben, ça joue sur la corde sensible. Clairement, c'est la boutique où j'étais venu. repartis avec un maillot du PSG 95-96 pour mon fils et un maillot du TFC alors je ne sais plus quelle année par contre pour mon deuxième fils, les mecs ils ne lâchent jamais ces maillots en plus parce qu'ils sont heureux ça fait partie de la transmission effectivement et en plus quand tu parlais des boutiques l'autre avantage aussi c'est que ça fidélise les gens pour le site internet ça
- Speaker #0
permet aussi de nous faire connaître
- Speaker #1
Donc, c'est un cercle vertueux. Mais en tant qu'adulte, c'est quand même rare d'aller... Je ne suis pas trop shopping, en plus. C'est quand même rare d'aller dans une boutique et d'avoir des yeux de gamin. C'est quelque chose... Voilà, tu regardes. Et il y a aussi un côté... C'est bizarre ce que je vais dire, mais il y a aussi un côté... C'est bien d'avoir des maillots que tu ne peux pas t'offrir. Parce que tu continues à les regarder, tu vois ce que je veux dire ? Parfois, ils sont un peu trop chers en fonction du budget de chacun. Et ça participe au... Ah ouais, ce maillot-là, quand même. Le fait... C'est un peu bizarre ce que je dis, mais le fait de ne pas pouvoir tout s'offrir, il y a un côté aussi qui stimule la passion, je trouve. Donc, voilà. C'est toujours un plaisir d'aller dans ce genre de boutique, effectivement. La première partie de cet épisode d'ADN Foot en compagnie de Jonathan Petit touche à sa fin. Si vous l'avez aimé ou apprécié, n'hésitez pas à liker, commenter, ajouter une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. N'oubliez pas également de vous abonner et activer les notifications pour être informé des nouveaux épisodes d'ADN Foot tous les premiers lundis du mois à 20h. Le compte Instagram ADN Foot-du8, le podcast tout attaché, et le profil Facebook Brams ADN Foot sont également à votre disposition pour suivre l'actualité de ce podcast. Il ne me reste plus qu'à vous remercier d'avoir écouté cette première partie et à vous donner d'ores et déjà rendez-vous pour la deuxième partie de cet épisode avec Jonathan Petit, déjà disponible sur votre plateforme d'écoute. A tout de suite !