Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, que vous passez un bon début de mois de septembre. Merci d'ailleurs d'avoir été si nombreuses à écouter mon épisode de la rentrée. Ça fait vraiment plaisir de voir que vous êtes toujours là. Donc voilà, merci, merci pour votre présence. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet que j'adore. C'est un sujet qui revient extrêmement souvent quand j'échange avec mes clientes et les prospects quoi dire et quoi partager sur vos réseaux sociaux pour avoir des clients. C'est parti ! Je suis Nalouane Asri, agente de femmes designers freelance. Ici, je parle à ces femmes designers qui se sentent parfois seules face à leurs décisions, leurs positionnements, leurs visibilités ou leurs prospections. Ce qui est peut-être ton cas. Chaque épisode est une invitation à remettre de la clarté et du cadre dans ton activité. L'objectif est que tu repartes avec une idée plus claire, une décision assumée ou l'élan de faire un pas que tu repousses depuis trop longtemps. Bonne écoute ! Je sais déjà que ça va être un épisode assez dense, donc voilà, prenez le temps de vous poser tranquillement parce que je vais déconstruire pas mal de choses, je pense, sur cet épisode. Je vous ai dit en intro que c'était un sujet que j'adore. Pourtant, je le rappelle de base, je suis UX, je suis designer. J'ai pas une formation en lien avec les réseaux sociaux, j'ai une formation en école de créa. Mais j'adore parler de ce sujet des réseaux sociaux parce que derrière le « je ne sais pas quoi dire » sur les réseaux, je trouve qu'il y a en réalité énormément d'autres sujets qui touchent beaucoup plus à la confiance en soi, l'état d'esprit entrepreneurial. forcément, vous commencez à me connaître, mais tout ça, moi, j'adore vraiment. Et donc juste avant de démarrer, je tiens à le préciser déjà maintenant, c'est important que vous n'attendiez pas un épisode qui serait une sorte de recette magique, une liste de sujets que vous pourriez aborder. C'est vraiment pas ma façon de voir les choses, donc si vous vous attendez à ce que je vous livre une série de sujets, passez votre chemin parce que vous risqueriez d'être déçus. Mais pour toutes les autres qui ont envie d'aller un petit peu plus en profondeur, Eh bien, c'est parti, on y va. Pour commencer, je ne sais pas si vous allez me croire, mais ça me semble important de dire. Franchement, honnêtement, 95% des femmes avec qui j'échange, que ce soit mes clientes ou les prospects, me disent toutes la même chose au sujet des réseaux sociaux. Pour moi, finalement, ça a été assez simple. Parce que je vais vous lister les phrases que j'entends le plus. Et il est très très très fort probable que vous vous reconnaissiez au moins dans une de ces phrases. Si ce n'est pas dans toutes. Ce que je voulais là dans cet épisode, c'était déjà vous dire les phrases que j'entends le plus au sujet des réseaux sociaux et de tout ce que ça englobe derrière. La première chose que j'entends, c'est cette phrase « Tout a déjà été dit, je ne vois absolument pas quoi dire de plus sur les réseaux » . Vraiment cette idée de « Ouais, tout a été fait de toute façon, donc qu'est-ce que je vais dire de plus ? » La deuxième phrase, c'est « Je déteste me mettre en avant. Mon pire cauchemar, ce serait de devoir poster des selfies de moi sur LinkedIn ou sur Instagram et encore plus. plus direct sur LinkedIn. La troisième phrase que j'entends le plus, c'est je passe une demi-journée à rédiger un poste, c'est tellement chronophage tout ça, je ne peux pas tenir sur la durée. Et la dernière chose, et vous allez peut-être aussi vous reconnaître, je sais qu'il faut que je sois sur les réseaux, parce que paraît-il que ça peut apporter des clients, mais j'ai bien du mal à voir comment, étant donné l'énorme masse de gens qui publient. Donc je le répète, avant toute chose, j'aimerais vraiment vous dire que c'est totalement normal de penser tout ça. Vraiment, je ne vous mens pas quand je vous dis que 95% des femmes que je rencontre me disent ça. Déjà, ne pensez surtout pas que vous êtes seules à vous poser des questions de la sorte. C'est vraiment ultra légitime. Donc il n'y a aucun jugement dans tout ça. Moi, je ne suis pas du tout dans une énergie de me moquer de ça. C'est complètement légitime, je le comprends complètement et vous n'êtes pas seules. Dans cet épisode, j'aimerais qu'on décortique tous ces freins et toutes ces pensées que j'ai listées plus haut. Toutes ces phrases, elles veulent dire des choses plus profondes. mais si déjà je devais spoiler un petit peu la conclusion, ce serait de vous dire vraiment, clairement, l'ennemi numéro un de tout ça, c'est la peur du regard des autres. C'est vraiment le point commun de toutes ces pensées, mais je vais développer parce que ça mérite vraiment sincèrement que je développe tout ça. Je vais déjà reprendre cette première phrase pour y répondre, donc si vous pensez ça, restez bien avec moi. Au sujet des réseaux sociaux, on se dit souvent, et vous vous dites, tout a déjà été dit, je ne vois absolument pas quoi dire de plus. Et vous avez raison. Tout a déjà été dit. En fait, c'est vous avez raison. Enfin, factuellement, je serais une mauvaise conseillère si je vous disais non, non, il y a quand même des trucs à trouver, etc. Vous avez raison, tout a déjà été dit. Mais le problème en tant que créa, c'est souvent, je trouve, qu'on aime profondément avoir des idées un peu nouvelles. Donc c'est ça qui est déjà un petit peu difficile. Mais j'aimerais qu'on prenne un peu de recul. Si justement on fait le parallèle avec notre métier de créative, lorsque vos clients vous contactent, pour une identité visuelle ou un site web. Voilà, toute autre demande en lien avec tout ça. On est d'accord que tout a déjà été fait, aussi dans ce cas-là. Pourtant, dans l'immense majorité des cas, vous arrivez à faire fi de ça et à faire les choses à votre sauce et à délivrer cette identité visuelle ou ce site web pour votre client. Pourquoi ? Parce qu'il y a tout un process créatif que vous avez appris, qui consiste à écouter le client, s'inspirer de ce qui a déjà été fait, pour ensuite... le réinterpréter, tout en ayant conscience que vous n'êtes pas dans une innovation et que vous reprenez des choses qui ont déjà été faites par ailleurs. Donc ma question, c'est pourquoi la création de contenu, ce serait différent ? Pourquoi est-ce que là, vous êtes particulièrement persuadé que vous ne pouvez pas vous éloigner de ce que vous voyez et pourquoi vous ne pourrez pas et vous ne pouvez pas faire à votre sauce ? Moi, ce que je vois, c'est que la réponse, c'est souvent dans le fait qu'il s'agit de le faire pour vous-même et pas pour un client. Comme... quand il s'agit de faire votre propre identité visuelle versus celle d'un client, c'est plus dur. C'est très très dur de prendre du recul. Et aussi en particulier parce qu'on est très durs avec nous-mêmes, et en particulier en tant que femmes. Je ne vais pas développer ce sujet là, mais on est extrêmement durs envers nous-mêmes. Et donc en fait, on voudrait un peu avoir des idées de génie à chaque poste pour se dire que ça vaut vraiment le coup d'être publié. Mais là, je vais vous dire quelque chose d'important. C'est la première idée là qui est importante à retenir dans cet épisode. Personne n'attend de vous. Une originalité qui est digne d'un Oscar du meilleur poste de l'année. Aucun prospect n'attend de vous un poste qu'il n'aurait jamais vu ailleurs. En fait, un prospect, d'ailleurs, n'attend rien de vous, accessoirement. Donc, en fait, il veut simplement lire quelque chose qui l'intéresse un tant soit peu, et c'est tout, fin de l'histoire. Donc, quand vous vous dites, je ne vois absolument pas quoi dire de plus, derrière, il y a finalement cette énorme exigence envers vous-même de produire quelque chose d'absolument sensationnel et qui soit hors norme. C'est vraiment une pression horrible que vous vous mettez parce que vous êtes humaine. Et donc moi, mon conseil, et cette réponse que j'ai envie de vous donner à cette phrase-là, si vous la pensez, c'est de vous reconnecter à votre créativité en acceptant que tout a déjà été dit et tout a déjà été fait, mais que ça n'empêche pas de faire du bon boulot pour autant, comme vous le faites, dans vos prestations de service. L'autre phrase que j'entends souvent au sujet de publier sur les réseaux sociaux, c'est « Je déteste me mettre en avant. » Et mon pire cauchemar, ce serait de devoir poster des selfies de moi sur LinkedIn ou sur les autres réseaux. Donc celle-là, sincèrement, je crois que c'est cette phrase-là que j'entends le plus. Et ce que je trouve fascinant, c'est que je l'entends de la bouche de femme complètement différente. Celle qu'on pourrait qualifier d'introvertie, mais comme celles qui sont qualifiées, je dirais, d'extravertie. Je vois que pour certaines, elles disent qu'elles détestent, mais qu'elles aimeraient y arriver. Elles ne le disent pas forcément tout à fait comme ça. Mais en fait, je vois un peu cette lueur dans les yeux. Je ne sais pas si vous voyez un peu cette lueur de « Oh, je ne vais quand même pas faire ça. Non, il ne faut quand même pas que je fasse. Non, ce n'est pas bon de vouloir se mettre en avant. » Donc ça, j'y reviendrai plus tard. En tout cas, vous détestez vous mettre en avant. Et s'imaginer simplement devoir prendre des photos de vous et les poster sur LinkedIn, ça vous donne des nausées. Et donc la question que je pose systématiquement quand on me dit ça, et que je vous pose là aujourd'hui, c'est pourquoi vous détestez autant l'idée de vous mettre en avant ? Qu'est-ce que ça vient chercher chez vous ? Pourquoi l'idée de poster des selfies de vous, vous rebute à ce point ? Pourquoi c'est viscéral ? Pourquoi vraiment ça vous met dans tous vos états ? Parfois la réponse à cette question, elle est proche du point que j'ai évoqué plus haut. Donc à savoir quelque chose un peu comme, bah oui mais c'est pas intéressant, je vois pas ce que ça peut apporter. En ce cas, je vous suggère de réécouter ma réponse plus haut. Mais souvent, quand je pose cette question de pourquoi vous détestez autant cette idée de vous mettre en avant, on me répond, bah parce que ça me met mal à l'aise d'imaginer qu'on puisse me voir. Et quand je dis derrière me voir, il y a la partie physique, de voir votre visage, mais aussi et surtout le fait d'oser afficher vos pensées, vos choix, l'idée de s'affirmer. Et là, on va rentrer dans quelque chose qui me passionne, c'est le sentiment de légitimité et la peur d'être jugée. Là, je vais vous parler un peu de l'expérience du terrain en tant qu'agente. J'ai des clientes qui vont de 23 à 63 ans, donc large palette. Certaines sont designers depuis toujours, d'autres ce sont des reconversions, d'autres ont un parcours très multi-casquette qui est vraiment impressionnant. Et je vais vous dire quelque chose, aucune... n'est venue me voir en me disant qu'elle se sentait tout à fait suffisamment légitime dans son domaine ou son parcours de vie pour en parler en public. Autant elles peuvent se sentir légitimes dans l'ombre, c'est-à-dire face à leurs clients, quand quelqu'un va les voir sur un réseau présentiel, autant se sentir légitime de délivrer leur expertise et leur parcours au plus grand nombre, ça bloque, c'est carrément impossible. Je pense que ça va très certainement vous parler tout ce que je dis là, il est très probable que vous ressentiez aussi tout ça. Et sincèrement, j'aimerais tellement vous dire que les hommes ont aussi la même problématique. Mais ce n'est pas vrai. Voilà, ce n'est pas vrai. Je ne dis pas que personne et aucun homme n'a cette peur-là, mais ce n'est pas la majorité. Or, une très très très très large majorité de femmes a incroyablement peur de cette mise en lumière. Et pourquoi ? Parce qu'on est persuadé qu'on n'est pas suffisamment intéressante et légitime. Il y a vraiment cette phrase qui revient souvent quand j'échange avec toutes ces femmes, c'est « Oui, mais quand j'aurais fait ça, ça, ça, ça, alors oui, là, c'est bon. Là, je serais vraiment légitime, j'aurais moins peur du regard et je vais pouvoir y aller. » Ce qui n'arrive potentiellement jamais. Et il y a, enfin, comme je dis, j'échange avec des femmes qui ont 63 ans aujourd'hui. C'est jamais le bon moment et il y a toujours un truc en plus à cocher. Il est probable que cette boucle, elle soit à l'infini. Mais moi, je vais vous le dire. et je vous le dis parce que, encore une fois, j'ai échangé avec énormément de femmes et je me sens carrément légitime à vous le dire, vous êtes suffisamment intéressante pour parler de vos idées. Vous êtes suffisamment intéressante pour parler de vos cas clients, de votre parcours et de tout ce que vous voudrez parler. Et je le répète, mais quel que soit votre niveau d'expertise, pensez qu'à un moment, vous vous en foutrez du regard des autres, c'est faux. On ne s'en fout jamais. Et en tant que femme, on a particulièrement été éduquée pour en avoir justement affaire du regard des autres. Donc là, je ne vais pas déconstruire ça. mais on se dit que c'est comme ça. Mon conseil ici, c'est pas évident et à la fois ça paraît simple, c'est déjà de prendre conscience que de dire je n'aime pas me mettre en avant, c'est avant tout de dire je ne me sens pas légitime et j'ai peur du jugement des autres. Reformuler cette problématique, ça permet de la travailler. Parce que dire je n'aime pas c'est sûr que ça bloque tout le travail qui pourrait être intéressant pour vous alors que définir ce je ne me sens pas légitime et ce qui me fait peur c'est le jugement des autres, et bien ça, ça se travaille et ce n'est en rien une fatalité. La troisième phrase que j'entends souvent, et c'est celle dont j'ai parlé en intro, c'est en lien avec la question du temps passé. C'est ce truc de « je passe une demi-journée à rédiger un poste, ça me prend énormément de temps, c'est tellement chronophage et je n'ai pas ce temps à disposition. » Soit je n'ai pas ce temps, soit je me rends bien compte que ce n'est pas possible de passer autant de temps pour rédiger des postes. Il y a pas mal de femmes avec qui j'échange qui ont tenté de publier sur LinkedIn ou sur les autres réseaux. C'est sans doute votre cas aussi si vous m'écoutez, vous avez tenté de faire des choses. Et ce qui coince principalement dans ce cas-là, c'est de tenir le rythme. Ce qui vous fait perdre la main sur la publication, c'est ce côté chronophage qui vous empêche de tenir le rythme sur la longueur. Et c'est normal parce que vous passez trop de temps à rédiger vos postes. Derrière, on touche au fameux perfectionnisme, qui rejoint aussi la peur de mal faire en fait, d'être jugé. On se dit mais que va-t-on penser de moi ? Qu'est-ce que vont penser les pairs et les prospects si je ne livre pas un poste parfait sous toutes les coutures ? Là, restez bien avec moi parce que je pense que ça va vous aider, tout ce que je vais dire. Il y a plein de coachs en création de contenu qui vont vous garantir des templates à foison pour multiplier votre productivité. Et puis maintenant, grâce à l'IA, on va vous dire que voilà, boostez votre création de contenu grâce à l'IA. On se dit que ça va aller tellement plus vite, vous le faites certainement, je l'ai fait aussi, enfin voilà. Moi, je n'y crois pas à tout ça, voilà, tous ces templates et tout ça pour vous faire gagner du temps. Par contre, j'ai deux bonnes nouvelles pour vous et qui vont probablement changer votre façon de voir les choses. De 1, la fréquence de vos publications. n'a pas besoin d'être complètement faramineuse. J'ai testé beaucoup de choses sur cette année-là, et je reviendrai peut-être sur un autre épisode un jour, mais j'ai multiplié grosso modo par 3 ma production. J'ai vraiment énormément publié, que ce soit sur YouTube, Insta, LinkedIn. J'ai suffisamment de recul maintenant pour vous dire un truc, ça ne fonctionne pas. Alors quand je dis que ça ne fonctionne pas, c'est qu'en fait la croissance n'est pas proportionnelle au nombre de posts. Et je sais que certaines personnes vont vous suggérer de faire un coup de boost, surtout si vous démarrez sur les réseaux, En mode... allez on s'y met à fond, on y va, on est en mode sprint. Mais moi j'y crois absolument pas à ça. Oui c'est peut-être pas mal pour faire démarrer la machine, mais j'en ai vu tellement s'écraser la tronche après avoir tout donné sur un an de visibilité. Moi en fait je ne crois pas du tout à ce système-là qui vous invite à vous épuiser. Clairement je suis un dinosaure sur LinkedIn, j'ai six ans de présence accrue sur le réseau, j'ai jamais lâché. Quand je dis j'ai jamais lâché, ça veut pas dire que je n'ai jamais fait des pauses de publication. Mais je suis toujours là. Et pourquoi je suis toujours là ? Parce que j'y vais tranquille. Sauf sur cette année particulièrement où j'ai charbonné, mais justement aussi parce que c'était un labo pour moi et ça me permettait de tester. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'un poste, une fois par semaine, deux grands max. C'est très très bien. Et en plus de ça, je dis pas que c'est pendant toute l'année. Vous pouvez prendre des vacances. Personne ne vous demande que ce soit chaque semaine de l'année. La croissance de votre activité n'est pas proportionnelle au nombre de postes que vous publiez. Et donc ça, c'est déjà une super bonne nouvelle. Ça permet de relativiser. La deuxième bonne nouvelle, et vous allez aussi aimer ça, c'est que les prospects n'ont pas besoin que vous fassiez un exposé, ni que vous montriez que vous êtes la plus experte du monde. Les prospects veulent juste, et je pourrais souligner en gras le juste, lire un truc qui les intéresse. C'est tout. À ce stade, vous n'avez pas besoin de les convaincre. Et c'est souvent cette erreur-là que je vois, moi. C'est que vous êtes persuadés que ce poste-là doit convaincre votre prospect. Non, il doit seulement capter un peu leur attention. Les convaincre, ça, ça passe par... Autre chose, ça passe par votre profil LinkedIn. Et là, je vous invite à aller écouter l'épisode sur le sujet. Je vous mets le lien en description de cet épisode. Ça passe par un profil LinkedIn bien élaboré et votre portfolio. Mais ce poste-là, ce n'est pas son objectif. Évidemment, je sais que vous allez me dire « Oui, mais écrire un truc qui les intéresse, justement, ça prend du temps. » Et là, je vais vous répondre que c'est une croyance limitante. Vous vous limitez quand vous dites ça. Vous vous inventez, je mets des énormes guillemets à des excuses, mais dans le sens où j'ai l'énorme chance sur ce podcast de m'adresser à des femmes qui sont créatives. Vous êtes créatives si vous m'écoutez, vous êtes dans ce secteur-là. Donc, vous savez trouver des idées. Vous savez partir d'un rien pour dérouler un fil. Vous savez dérouler d'une poussière que vous avez eue sur le côté pour dérouler toute une idée de concept. Voilà, vous savez ça. Là où ça coince, c'est le reste. C'est qu'en fait, après, il y a votre côté perfectionniste qui va apparaître, qui va venir... complètement vous bloquer sur le « oui, mais je ne peux pas juste dire ça, je ne peux pas montrer juste ça comme ça » . Eh bien, la réponse que j'ai envie de vous donner, c'est « si » . En fait, si, vous pouvez. Vous le pouvez et vous le devez, d'ailleurs. Donc, c'est vraiment important de déconstruire ça et de prendre de la distance avec votre jugement. Vous êtes créative, donc vous savez trouver des idées pour intéresser. La dernière phrase que je voulais un peu aborder avec vous, celle aussi qu'on me dit souvent, c'est qu'on me dit « je sais qu'il faut que je sois sur les réseaux » parce qu'on me dit On me dit, je veux bien le croire, que ça peut permettre d'apporter des clients, mais moi j'ai du mal à voir comment, étant donné que je vois une multitude de contenus sur LinkedIn. Premier point à clarifier, si vous vous dites il faut que je sois sur les réseaux, eh bien j'ai envie de vous dire que non, vous ne devez pas, vous n'êtes pas obligé d'être sur les réseaux pour vivre de votre activité. À l'époque où j'étais designer freelance, 60% de ma clientèle venait d'autres canaux d'acquisition. Et je connais des femmes designers qui cartonnent sans présence accrue sur les réseaux. Elles publient une fois tous les trois mois, elles ont un profil LinkedIn qui est bien construit, mais elles n'en font pas plus et ça cartonne. Donc là, je vous invite à écouter l'épisode sur les deux portes de prospection. Pareil, je vous mettrai le lien dans la description de cet épisode. Mais si vous voulez alléger un peu votre tension intérieure qui vous dit « je dois aller sur les réseaux » , eh bien pour moi, non, vous ne devez pas. Si vraiment c'est horrible, eh bien ne le faites pas. je veux dire c'est bon, on relâche la pression par contre ce qui est obligatoire pour moi c'est d'avoir un bon profil public, un bon profil LinkedIn et Instagram qui soit bien positionné où on comprend ce qui vous êtes mais maintenant le reste c'est à vous de voir en revanche, évidemment que oui, les réseaux peuvent vous apporter des clients, c'est une évidence et quand je dis des clients, c'est des bons clients c'est des clients qui vous choisiront des clients qui verront qui vous êtes qui se diront que vous êtes la bonne personne pour les aider et qui vous paieront à la hauteur de votre expertise. Et ça franchement, c'est merveilleux. C'est vraiment le bon côté des réseaux sociaux. Parce que le feeling, il passe direct avec vos clients, vous filtrez naturellement. C'est tout bénef pour tout le monde. Mais, parce que oui évidemment il y a un mais, vous avez tout à fait raison quand vous vous interrogez sur le « Ouais mais comment le faire ? Comment attirer des clients ? » Parce que vous avez raison aussi qu'il y a de plus en plus de gens qui publient sur LinkedIn et Instagram. Donc ça, ça ne se fait pas en un jour, ni d'ailleurs en 30 jours. On est, enfin sincèrement, et là ça va peut-être être un petit peu difficile pour vous d'entendre ça, mais on est quand même plus proche d'une année que d'un mois, pour que ça porte vraiment ses fruits. Donc je sais que ça va à l'encontre de toutes les promesses qu'on peut vous vendre, en mode, bah trouvez vos clients en 30 jours, voilà. Oui, vous allez peut-être réussir à en choper un, mais pour que vos réseaux sociaux soient une source régulière de clients, il n'y a pas de mystère, il faut bosser, il faut être régulier. Mais, pas se cramer la tronche, et puis il faut le faire intelligemment. Donc ça, je ne peux pas vous le délivrer comme ça, en 20 minutes d'épisode. C'est des choses que je travaille avec mes clientes, c'est comment on pose les fondations de quelque chose qui va leur permettre de tenir sur la durée et de ne pas se cramer. Donc c'est un travail de longue haleine, et ça se saurait si on pouvait avoir des clients régulièrement en faisant un boost de 30 jours. En conclusion de cet épisode, le fameux quoi publier sur les réseaux pour vous apporter des clients, Là, je vous ai des éléments de réponse tout au long de l'épisode, mais j'aimerais quand même qu'on résume la chose en deux éléments pour moi qui sont essentiels et à retenir. C'est que la première, il faut intéresser votre prospect. C'est aussi simple que ça. Il faut l'intéresser et que l'intérêt que l'on porte à quelque chose, c'est rarement en lien avec le niveau de perfection de ce qu'on peut voir ou lire. En fait, il a plus à voir avec le fait de viser juste. Donc mon conseil, c'est de travailler davantage cette justesse de vos sujets. Plutôt que la forme. Voilà, ce côté perfectionnisme sur la forme, et sur les mots, et sur la peur, etc. Travaillez cette justesse, de manière à ce que simplement intéresse votre prospect. Et le deuxième point à retenir, c'est quelque chose qui est vraiment cher à mon cœur aussi, mais c'est que vous méritez d'être vu. Vous méritez d'être mis en avant. Aucune d'entre vous n'a tout à fait la même histoire, ni tout à fait les mêmes idées. J'ai plus de 25 clientes actuellement, elles sont toutes designers. Pourtant, chacune a sa petite ou même grande singularité. Donc vraiment, croyez au fait que personne n'attend de vous que vous soyez exceptionnel. Il y a juste vous qui pensez que vous devez l'être. Connectez-vous au process créatif. On est beaucoup sur cette terre, on l'a dit, tout a déjà été fait en créa. Pourtant, vous arrivez à créer chaque jour pour vos clients. Ce que j'ai envie de vous dire pour clôturer cet épisode, c'est que vous méritez aussi de prendre soin de votre activité autant que vous prenez soin de l'activité de vos clients. Et donc finalement, vouloir être vu, vouloir que votre personnalité et qui vous êtes soient vus, moi je trouve que c'est un super beau cadeau que vous pouvez vous faire, d'ailleurs aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Sur ce, j'espère que cet épisode aura résonné. Je vous ai dit beaucoup de choses, je pense que... C'est vraiment un épisode qui est dense et qui fait passer des valeurs fondamentales qui sont chères à mon cœur. L'estime de soi en tant que femme et ce côté redonné aussi du pouvoir aux femmes. Donc voilà, j'espère que cet épisode vous aura plu. Et surtout, n'hésitez pas à me faire vos retours. Continuez de m'envoyer des messages sur LinkedIn ou sur Insta. Continuez de le faire, je me délecte de ça et ça me donne de l'énergie, ça me donne vraiment envie de continuer. Ne soyez pas avare de petits commentaires ou autres. Vraiment, je prends et merci énormément à celles qui le font. Je vous souhaite une bonne journée et je vous dis à très vite. Ciao !