- Speaker #0
Bienvenue Marie, on se retrouve aujourd'hui pour le nouvel épisode de À la bonne dose avec donc Marie, diététicienne et cofondatrice de Manger et Grandir. Si t'es d'accord, je vais un petit peu présenter ton entreprise et puis tu m'arrêtes si je me trompe. Donc Manger et Grandir c'est... Quoi ? C'est un accompagnement en nutrition pédiatrique pour aider les familles dans l'alimentation des tout-petits. Et plus ?
- Speaker #1
Oui, du zéro à 19 ans.
- Speaker #0
Voilà. Chez les moins petits, mais qui sont encore un peu petits. Et dans cette belle aventure, il y a toi, donc, Marie, diététicienne depuis quelques années, maman de deux enfants, et a priori un nouveau venu dans la famille, à ce que j'ai vu, et Justine, donc,
- Speaker #1
cofaudotte.
- Speaker #0
Voilà, exactement, les petits aléas. Donc diététicienne aussi et maman. Et vous portez toutes les deux un peu l'envie de transmettre les infos sur la diététique au-delà des rendez-vous. Donc vous pouvez les retrouver toutes les deux sur le site de Manger et Grandir ou sur leur page Instagram où vous avez des infos et des conseils toujours en bienveillance. Donc moi personnellement, je trouve que c'est un projet caduque. cœur, on voit que vous êtes toutes les deux engagées et on voit que ça a du sens pour toutes les deux, donc c'est chouette. Oui,
- Speaker #2
on essaye.
- Speaker #0
Est-ce que tu voulais rajouter quelque chose sur votre histoire ?
- Speaker #1
C'était un coup de foudre avec Justine quand on s'est spécialisé en pédiatrie, parce qu'on a fait une spécialité en plus, et c'est vrai qu'après on s'est plus quitté et notre cœur de pourquoi construire, manger et grandir, c'était vraiment diffuser la bonne information aux parents et qu'ils puissent regrouper toutes les bonnes informations dans un même endroit, parce que sur Internet, tu peux trouver tout et n'importe quoi. On se perd dans ce flot d'informations. Un coup, c'est oui, un coup, c'est non. Du coup, on veut tout regrouper dans un endroit que ce soit issu d'une source fiable et d'experts dans leur domaine.
- Speaker #0
On voit que vous êtes sur le... Non, les conseils sont vraiment super. Je suis allée voir plusieurs fois, même si les miens sont un petit peu plus grands et que j'ai une petite casquette dans ce métier-là. Mais non, c'est super conseil, c'est super chouette. Du coup, on va commencer un peu dans le vif du sujet parce que j'ai invité Marie par rapport à l'épisode sur les compléments alimentaires chez les tout-petits, sur les 0-18 ans. Et est-ce que tu dirais que pour la plupart des enfants, ils ont besoin de compléments alimentaires s'ils ont une alimentation équilibrée et saine ? Tu penses qu'ils ont besoin de compléments alimentaires ?
- Speaker #1
Alors, oui et non. Ça dépend des types de compléments alimentaires, mais en gros, les vitamines basiques pour leur donner un coup de... boost, c'est un peu comme nous, la vitamine C. Il suffit d'un bon kiwi le matin et un petit déj et on couvre nos apports. Après, il y en a qui ont besoin quand même d'une supplémentation comme la vitamine D en hiver ou certains compléments selon la pathologie. Mais en règle générale, ils n'ont pas besoin de supplémentations si ils ont une bonne alimentation.
- Speaker #0
Ok. On a un peu parlé de ce qui était finalement les vitamines principales à avoir, mais dans quelle situation tu... tu verrais vraiment ces supplémentations envisageables ?
- Speaker #1
C'est nécessaire pour certains enfants qui n'ont pas une alimentation variée et diversifiée parce qu'ils sont en pleine phase d'hyper sélectivité ou qu'ils ont des troubles alimentaires pédiatriques. Du coup, ils n'ont pas un panel alimentaire très large. Du coup, c'est tellement restreint au niveau alimentaire qu'on est obligé de supplémenter pour que l'enfant grandisse bien et qu'il manque de rien.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est ça la priorité.
- Speaker #0
Tu vois des familles au quotidien, toi, finalement. Et quelles sont les raisons les plus fréquentes pour lesquelles un enfant refuse certains aliments ? Est-ce que, bon, d'accord que moi j'en ai une, c'est une catane.
- Speaker #1
Le refus alimentaire, il commence à partir de 17-18 mois, à partir de la période du non. Ça va de pair, généralement, c'est non pour le brocoli, mais c'est non pour la chaussure, c'est non pour tout. Et du coup, c'est la période d'hyper sélectivité et de néophobie alimentaire. Et cette période-là, elle est plus ou moins courte selon les enfants. Et cette période de néophobie peut aller jusqu'à 6-8 ans.
- Speaker #0
Je vois, je vois.
- Speaker #1
Donc, ça va avec le développement normal des enfants. Mais du coup, il faut les accompagner en douceur. Rien, c'est soit l'année forcée ou faire de chantage. Parce que là, c'est vraiment dans un...
- Speaker #0
J'allais en venir pour tous les parents qui vivent ce stress des repas. Tu as des petits conseils ou pas ?
- Speaker #1
Nous, ils arrivent souvent quand c'est déjà la catastrophe. C'est-à-dire qu'il y a la menace, le chantage, le cri. Tu vas... se coucher sans manger, etc., qui a déjà été mis en place. Et c'est vrai qu'ils sont à bout de... Oui,
- Speaker #0
c'est un peu le dernier recours.
- Speaker #1
Moi-même, j'ai vécu avec mes trois enfants. Oui, à ce moment-là. Le but, c'est vraiment, il faut redescendre d'un étage et prendre du plaisir à manger, en fait. On se met tellement une grosse pression en tant que parents pour que les enfants mangent bien, parce qu'il faut qu'ils grandissent bien, qu'il faut qu'ils mangent de tout. Et c'est OK si des fois, il y a un repas juste avec des pâtes et qu'il n'y a pas de légumes. Il faut arriver à faire redescendre la pression parce que plus les parents sont tendus, plus l'ambiance du repas est tendue et au moins, les enfants vont manger, en fait. Et après, ça rentre dans un espace de jeu. Ce n'est pas mesquin de leur part, mais en fait, il voit que ça fait réagir le parent et donc du coup, s'il voit que... que papa ou maman réagissent quand je ne mange pas, du coup, ça fait un petit jeu à table et ils ne sont pas censés à rien.
- Speaker #0
Et donc, j'ai eu une question qui revient assez régulièrement et qui va avec ce que tu viens de dire, mais c'est est-ce que tu penses qu'en tant que parent, cacher les légumes dans l'alimentation, c'est une bonne astuce ou pas forcément ? Franchement, j'ai eu plein de fois la question.
- Speaker #1
Alors non, mais pas pour. Vraiment, il faut que l'enfant le voie parce que le cachet, c'est le bernet. Et s'il se rend compte, de ce que tu viens de faire, en fait, il va couper carrément court à l'alimentation, il ne va plus rien manger, de peur que tu lui aies encore caché ce que tu allais lui donner.
- Speaker #0
Toi, tu l'as déjà vu, ce genre de situation ?
- Speaker #1
Carrément. L'enfant refuse carrément de manger, parce qu'on ne sait jamais si tu lui as encore mis quelque chose à l'intérieur. Donc, il faut qu'il soit en pleine conscience de ce qu'il va manger. Le cacher, non. Mais du coup, on peut le présenter différemment. On peut le proposer en sauce pour les pâtes, on peut le proposer dans une préparation, mais pas en le cachant vraiment, qu'il soit invisible. le but c'est pas de le cacher, il faut vraiment qu'il voit l'animoire. mais le présenter sous toutes formes différentes.
- Speaker #0
Le fait qu'il soit en sauce, ça donne le goût déjà de l'aliment. Oui, et puis la couleur.
- Speaker #1
Si on fait une sauce, par exemple, avec de la courgette, ça traverse.
- Speaker #0
Oui, voilà. Pareil, une question qui revient ou alors une remarque que tu as, c'est oui, mais est-ce que ça apporte la même manière les minéraux, les vitamines, si c'est sous forme de sauce ? Est-ce que ce n'est pas trop dénaturé ?
- Speaker #1
Donc, ça apportera toujours des fibres, des vitamines. Après, c'est comme une soupe. C'est cuit, c'est mité, ça revient à la même chose. Le but, c'est de refamilier, réviser l'enfant avec surtout les légumes. C'est surtout ça qui ne passe pas. Donc, il faut mieux un petit peu que rien du tout. Et mettre des aliments cachés, c'est vraiment pas le choix. Oui, je suis d'accord.
- Speaker #0
J'évite de cacher. Après, c'est pareil. Sur le côté parent, je comprends qu'ils cherchent à faire tout ce qu'ils peuvent. pour leur faire manger des légumes. Après, comme tu dis.
- Speaker #1
C'est tout à fait légitime. Voilà, c'est ça. C'est une grosse pression pour qu'ils mangent des légumes. On nous met la pression partout. Oui. Mais après, des fois, on ne se rend pas compte. Mais nous-mêmes, on ne mange pas toujours des légumes. Des fois, en consultation, moi, je pose la question. Vous, vous mangez des légumes ou des fruits ? Moi, je n'aime pas ça. On ne peut pas exiger à des enfants qui mangent s'ils n'ont pas l'exemple.
- Speaker #0
Ça, c'est certain. Ça, c'est certain. et du coup pour les enfants qui ne mangent rien à la cantine on fait quoi ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est un gros sujet. On en a beaucoup qui ne mangent rien à la cantine.
- Speaker #0
Moi, je suis presque persuadée qu'elles mangent une tranche de pain. Une tranche de pain. Moi aussi,
- Speaker #1
c'est arrivé qu'elles ne mangent pas grand-chose. C'est pas vrai parce qu'ils n'aimaient pas, mais c'était le goût. Si vous êtes allé manger à la maison, mais par contre à la cantine, c'est pas bon.
- Speaker #0
Oui, oui. Déjà,
- Speaker #1
c'est pas la même manière. Il ne faut pas surcompenser non plus. parce que sinon, il ne fera quand même pas l'effort de goûter à la cantine. Mais on essaye d'avoir un petit déj peut-être plus nourrissant, d'avoir une bonne collation, mais pas une collation démesurée, mais plus nourrissante et pas que sucrée. Et après, si par exemple la protéine n'a pas été mangée le midi, on peut la basculer sur le soir sans aucun problème. On fait un petit état d'aigu de ce qui a été mangé ou pas le midi.
- Speaker #0
Pas toujours simple parfois.
- Speaker #1
Pour moi, je prends le menu déjà pour essayer d'appuyer. C'est un bon conseil. Si j'ai mangé poisson, je suis sûre que c'est bon. Je me sens pas que j'ai du poisson. c'est vrai que c'est un bon conseil de peut-être photographier le menu pour pouvoir un peu aiguiller le moi je leur lis le menu avant qu'ils aillent le matin pour les prévenir de ce qu'ils vont manger pour qu'ils sachent déjà à quoi ça compte parce que vu que c'est pas toujours présenté de la même manière qu'à la maison c'était comment ? c'était des chou-fleurs ils savent à quoi ça compte finalement j'ai écouté ça n'était pas si mauvais ils savent déjà à quoi ça compte dans l'assiette on part déjà avec une petite longueur d'avance que quand ils arrivent, c'est posé et qu'ils n'arrivent pas à identifier l'aliment, là, c'est un peu panique à bord. On est en période de biophonie. C'est clair.
- Speaker #2
Et donc,
- Speaker #0
comment on peut encourager finalement un enfant à découvrir des nouveaux aliments en dehors de la cantine ? Tout ça, parce que bon... Oui, à la maison, à la cantine, nous, le conseil et moi,
- Speaker #1
ce que je donne toujours en consultation, c'est il faut faire découvrir les fruits et les légumes en dehors des repas. En fait, au moment du repas, ce n'est pas là où on peut leur demander de goûter, de faire la découverte alimentaire, parce que ce sera un refus direct. Au prochain moment, ce sera non direct. Mais en fait, si on les fait participer à l'élaboration de la recette, de la cuisine, leur faire découper, leur faire sentir, aller au marché, chercher les légumes, les fruits, leur montrer, les récolter quand c'est en été, ça, du coup, ça participe à ce qu'ils se lancent à goûter et à tester, en fait. Souvent, on se retrouve avec des enfants, quand on cuisine avec, qui vont aller croquer l'oignon cru.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors qu'en temps normal, ils n'auraient jamais fait tout ça parce qu'à ce moment-là, on ne leur a pas demandé de manger. On leur a demandé de couper, de transvaser, etc. Et là, ils se sentent d'un élan à goûter alors qu'à peu près, ils ne me l'auront jamais fait. Et c'est comme ça qu'on arrive à introduire des nouveaux aliments.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, la dernière fois, elle a voulu manger de la pomme de terre crue. Alors bon, je me suis fait couper. Ce n'est pas l'idée.
- Speaker #1
Alors on va dire. Ce n'est pas le mieux. C'est la curiosité qui peut éveiller, en fait. Et après, la présentation. Donc, être un peu plus grand à partir de 3-4 ans, c'est vraiment… même 2 ans, ça marche. La présentation ludique, on oublie souvent, mais les enfants, tout passe par le jeu.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Par exemple, à l'école, ils apprennent à mettre leur veste en mode papillon, on met par terre, on met les bras, le papier, on s'envole. Le repas, c'est pareil. Il faut donner du jeu, du ludique. Alors, on ne ramène pas la pièce de jeu, les faits mobiles et tout à l'heure. On fait un bonhomme dans l'assiette, on raconte une histoire, on peut mettre des pics alimentaires. Et du coup, tout ça crée du jeu dans l'assiette et part dans l'imaginaire et généralement, c'est dans l'essai.
- Speaker #0
C'est vrai que finalement, on leur dit « arrête de manger avec tes doigts » . instinctivement parce qu'on se dit mais on n'en a pas tout mais finalement c'est le au moment où les jeunes mangent encore avec les doigts ouais non mais voilà il n'y a pas de c'est plus ça même si des fois ça nous tente un peu mais au final ils découvrent aussi encore même si ils découvrent et puis bon à 18 ans ils mangeront quand même avec une
- Speaker #1
fourchette je l'espère je l'espère aussi mais après il y a des alimentations des aliments qu'on mange sans fourchette et après il y a des cultures qui mangent Merci. Sans fourchette, sans cuillère, c'est juste avec les doigts. Mais c'est quand même le principe de se nourrir avec ses mains.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que ça vient du plus profond.
- Speaker #1
On est tellement routinés les adultes. On est à table, assis, couverts, pas bougés. C'est très frustrant pour les enfants. On ne se rend pas compte. Déjà, ils ont passé une journée à l'école ou à la crèche et on les remonte d'être pas bougés à table.
- Speaker #0
On a une autre vision parce que finalement, nous, on était éduqués comme ça. On commence à avoir un peu une vision qui s'élargit sur ça.
- Speaker #1
Ça change, oui.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas toujours encore évident. Oui, ce n'est pas encore évident, oui. Comment on peut installer finalement ? On en a parlé un peu, le jeu, machin, mais finalement, quand on voit comment ça se passe à table, souvent, nous, on a eu notre journée de boulot, on a eu tout ça, du stress toute la journée pour la plupart. Comment on installe une ambiance un peu détendue avec des enfants qui vont mettre les doigts dans l'assiette ? Alors,
- Speaker #1
il faut faire un peu du lâcher-prix, si j'ai envie de dire. Ce n'est pas évident. Il faut un peu anticiper aussi ses repas. Il faut s'organiser. De toute façon, en tant que parent, on est obligé d'être organisé. Sinon, on se fait rouler dessus. Et surtout, le journal du soir, on se fait tous rouler dessus.
- Speaker #0
Il est long parfois.
- Speaker #1
Des fois, il faut manger un peu plus tôt pour les enfants. Quitte à ne pas manger avec eux, ce n'est pas grave la semaine, mais manger un peu plus tôt pour éviter la fatigue. Parce que il suffit qu'un enfant soit fatigué, le repas prend une tournure en deux minutes top chrono, donc il n'y a rien de différent. manger plus tôt souvent et nous on voit les enfants qui mangent trop tard et donc la fatigue n'a plus de dessus, le repas prendre une autre tournure et du coup, c'est des cris, des peurs et au final, l'enfant ne va pas manger. Et si on avance le repas, oui, il mange sans nous, mais au moins, on est présent pour eux, on est à 100% avec eux, on dynamise l'assiette, on fait du jeu, etc. Et ils vont mieux manger et après, ils vont se toucher plus pour les autres.
- Speaker #0
Oui, parce que manger sans eux, ça ne veut pas dire
- Speaker #1
après le week-end on fait le petit-déj le midi et le repas du soir ensemble le samedi et le dimanche repas familial il n'y a aucun problème mais c'est vrai que la semaine le soir c'est difficile de pouvoir en tant que parent de manger carrément les jeunes enfants quand même mangent entre 6h30 et 7h même moi ils sont grands et à 7h45 ils sont à table moi j'avoue que c'est plus 7h30-8h nous on a pris le pli on mange avec eux parce qu'on s'est organisé au début c'était difficile nous on mangeait plutôt vers les 21h avec mon mari du coup et maintenant on mange à 18h45 et j'ai faim moi
- Speaker #0
Tu changes ton rythme de vie.
- Speaker #1
On a plus de temps après. C'est différent. Après, on n'est pas obligé de manger toujours avec eux. C'est vrai que c'est mieux de les faire manger plus tôt. Et de vraiment se dire on lâche un peu, on y va avec une bonne dynamisme, on souffle un coup. Si ça ne va pas, il faut surtout sortir de la pièce et faire prendre le relais. Et ne pas montrer son énervement. Parce que sinon, ça prend de suite des proportions.
- Speaker #0
Finalement, c'est pareil que quand tu étais petite, quand on te dit tu pleures, tu le mets dans son lit et tu vas souffler un coup. coup et tu n'as rien fait. C'est ça.
- Speaker #1
Il faut mieux ça que de s'énerver. Parce que menacer, crier, ce n'est pas productif.
- Speaker #0
Non, jamais. Mais bon, des fois, c'est plus fort que ça.
- Speaker #1
Après, on a tous fait des loupés. C'est humain.
- Speaker #0
C'est ça, complètement. Et du coup, pour un peu clore le sujet, à quel moment tu conseillerais à un parent de consulter une diététicienne ?
- Speaker #1
Justement, à partir du moment où il n'arrive plus à trouver euh... autre chose pour faire manger son enfant qu'il a tout tenté et que ça devient anxiogène de passer à l'ADAM. Le mot anxiogène, c'est ce qui revient souvent et en fait, là, il faut faire prendre l'arrêt par un professionnel parce que le repas, c'est censé, surtout en France, c'est quand même une culture de manger. C'est censé être un moment de partage et un moment convivial et pas un moment de stress et d'angoisse. Si on en arrive là, c'est pas bon.
- Speaker #0
Le principal signal d'alerte, c'est vraiment...
- Speaker #1
En priorité, mais après, si l'enfant a une courbe qui se casse la binette, qu'il mange de moins en moins et que c'est de pire en pire, Oui, il ne faut pas traîner. Des fois, il était dans la consultation, je n'ai pas envie de dire trop tard, c'est jamais trop tard mais C'est déjà très avancé et du coup, on va mettre du temps à revenir progressivement parce que c'est vraiment bien installé.
- Speaker #0
Ok. Bon, donc, courbe qui... Anxiété, déjà, premièrement. Courbe qui chute ou enfant qui ne mange plus rien.
- Speaker #1
Les rassurances, oui. Son panel alimentaire, d'autant plus.
- Speaker #0
Ok. Et pour finir, j'ai deux petites questions-jeux. Premièrement, c'est le mythe à la poubelle, entre guillemets. Ça m'en rêvait aussi. Alors, si tu pouvais mettre le principal mythe sur l'alimentation à la poubelle pour toujours, ce serait lequel ?
- Speaker #1
Franchement, pour les tout-petits, j'en ai deux, je suis obligée. Pour les tout-petits, c'est vraiment jusqu'à un an, c'est-à-dire que les céréales font dormir dans le biberon.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
c'est un mythe qu'il faut arrêter. Ils en merdent les tentes, les... ça c'est un truc que je ne veux plus entendre et après pour les plus grands c'est qu'un enfant ne se laissera jamais mourir de faim c'est pas vrai c'est choquant comme on l'entend toujours, t'inquiète il ne se laissera pas mourir de faim si,
- Speaker #0
un enfant peut se laisser mourir de faim on l'a vu et c'est vrai et il ne faut pas ce mythe là il faut vraiment prendre en alerte chaque dégringolade on va dire c'est qu'un jour qu'il n'a pas mangé
- Speaker #1
Si c'est souvent et que ça revient, et c'est fréquent et c'est régulier sur les semaines...
- Speaker #0
Il faut creuser.
- Speaker #1
Oui. Un enfant peut se laisser mourir de faim, il peut développer des troubles derrière. Donc, c'est vraiment quelque chose qui part.
- Speaker #0
Ok, ok. Dung. Oui, après, c'est vrai que ça fait assez phrase bateau, mais on se dit qu'on a tous un peu l'instinct. Mais finalement, nous, on serait capables de se laisser mourir de faim pour X raisons. qu'on repart un enfant.
- Speaker #1
Oui, oui. Non, il faut faire attention.
- Speaker #0
Et la minute vrais parents. La phrase que tu dis tout le temps au repas.
- Speaker #1
Chez moi ?
- Speaker #0
Ce serait
- Speaker #1
« reste assis » .
- Speaker #0
Ah bon, toi aussi ?
- Speaker #1
Ah oui, ils ont la gigote. « Rester assis » ,
- Speaker #0
c'est… C'est le mot du moment, je crois, parce que les miens, c'est pareil. J'ai l'impression d'avoir des petits chimpanzés. Tu sais, ils grimpent.
- Speaker #1
debout à côté de la chaise debout il tourne autour de la table il revient il va chercher un truc il se rassoie c'est trop drôle il reste assis assis toi et donc toi aujourd'hui tu aurais besoin d'une bonne dose de quoi finalement ? question de prière une bonne dose que les parents viennent consulter pas au dernier moment ok et que l'alimentation ça doit rester du plaisir ok c'est vraiment le principal ouais je pense que c'est l'essentiel il faut que les enfants prennent plaisir à manger On transmet le plaisir, en fait. Si nous-mêmes, on est stressés, on ne peut pas transmettre le plaisir, en fait. C'est important, le plaisir de manger.
- Speaker #0
OK. Bon, j'espère que vous prendrez ce petit conseil bien comme il faut. Et puis, je te remercie d'être venue. Je pense qu'on va clôturer là. Et puis, voilà, je serais super contente de te recevoir pour un autre sujet éventuellement. Et puis, un bisou à Justine aussi, qui n'était pas là, mais qui fait du gros taf aussi avec toi. Et puis, à bientôt.
- Speaker #2
À bientôt !
- Speaker #1
autant les potes de caisse ils trouvent ça cool nous avec Justine on voudrait se lancer mais c'est un truc ça fait un an qu'on voudrait se le faire mais en fait vous êtes déjà full oui ça serait ça serait l'idéal c'est trop chouette déjà on voudrait se le faire entre nous deux tu vois et après inviter des pros de santé ouais ouais ça serait trop chouette mais c'est dans nos objectifs déjà depuis septembre on en aurait 6 mètres ouais ouais