Speaker #0En gym, on passe des semaines à répéter nos mouvements et zéro minute à entraîner la tête qui nous permet de les réussir. Ici, on va changer ça. Bienvenue dans Aligné, de la tête aux pointes. Ce podcast s'adresse aux gymnastes et aux coachs qui ont compris que répéter plus ne règle pas toujours ce qui se joue à l'intérieur. Je m'appelle Arthur Planck. Préparateur mental spécialisé en gymnastique. J'accompagne les gyms et leurs entraîneurs à comprendre ce qui ne se voit pas, mais décide de tout. Ce podcast ne t'apportera pas d'astuces toutes faites pour piloter réception, mais plutôt une autre façon de voir tes entraînements, et c'est certainement ça qui t'aidera le plus à progresser. Ici, on remet les choses dans l'ordre. La tête d'abord, les pointes ensuite. Dans cet épisode, j'avais envie de te partager 5 choses que la gym t'a apprises et que la préparation mentale va te désapprendre. Parce que oui, en préparation mentale, on ne fait pas que d'apprendre de nouvelles choses, on passe aussi beaucoup de temps à désapprendre des choses qui ne nous aident plus aujourd'hui. Pour que tu comprennes bien cette idée, je vais te donner un exemple tout de suite, très concret. Rappelle-toi de la roule à derrière. Comment t'as appris la roule à derrière ? Très certainement que tu l'as appris avec les bras pliés. Les mains près des oreilles, je me rappelle même que dans mon club on disait aux petits qu'on doit faire les grandes oreilles de Mickey avec ses mains. Et c'est comme ça qu'on apprend la roule à derrière en tout premier. Et c'est même normal de l'apprendre comme ça parce que quand on est tout petit, on n'a ni les bras assez longs, ni les bras assez forts pour faire la roule à derrière avec les bras tendus. Donc pendant des années, t'apprends la roule à derrière avec les bras pliés, c'est ce qui fonctionne, c'est ce qui te permet de réussir la roule à derrière. Et très certainement qu'un jour, comme moi, tu as un entraîneur qui t'a dit maintenant on va faire la roule à derrière bras tendus et sur le moment ça peut paraître bizarre parce qu'on t'a toujours dit de faire la roule à derrière bras pliés mais en fait il va falloir désapprendre cette roule à derrière si tu veux progresser parce que la roule à derrière bras pliés ne t'aide pas à faire la roule à derrière piquée à l'équilibre celle qui va t'aider à apprendre notamment le pass fil par exemple à la barre fixe ou le soleil au bar, bref ce genre d'éléments et donc j'espère que tu comprends bien avec cet exemple que par moment il faudra désapprendre des choses que tu as appris dans le passé pour progresser. Alors dans cet épisode, je fais le choix de te partager 5 choses qu'on t'a appris dans les gyms, mais qu'il va peut-être falloir désapprendre si tu veux progresser. La première chose que j'ai envie de te désapprendre, c'est cette idée que le stress est un problème. En fait, tout le monde, les entraîneurs, les parents, les coéquipières, Tout le monde dans le milieu de la gym tend à nous faire penser que le stress est un problème, notamment via des phrases comme « Détends-toi, y'a pas de raison, il faut pas que tu stresses, il faut pas que tu stresses sinon tu vas rater, si t'es stressé, c'est sûr que tu vas rater, arrête de stresser. » Bref, toutes ces phrases qui tendent à nous faire penser que stresser, c'est mal, stresser, c'est un problème. En plus, d'ailleurs, dans ces phrases-là, on nous dit jamais quoi faire de ce stress, on nous apprend juste qu'il ne devrait pas être là. Et donc, au fur et à mesure, d'entendre ces phrases-là, on apprend que stresser, ce n'est pas normal. Stresser, c'est une anomalie et c'est un problème. Et honnêtement, passer par cet apprentissage-là, ça peut t'aider à un moment donné parce que ça va te pousser à te préparer, ça va te mettre dans l'énergie de « Ah bah je vais me préparer à fond, comme ça je ne vais pas stresser et du coup, je serai prête et je vais réussir. » Ça te permet aussi de comprendre qu'il y a un enjeu. Quand tout le monde parle du stress, on comprend que là, il y a un truc qui compte pour nous. Donc ça peut être utile pour ces raisons-là. mais en même temps ça peut être très bloquant pour toi aujourd'hui parce que si tu continues de prendre ça comme une vérité et bien tu vas mettre beaucoup d'énergie à combattre ce stress voire à l'éliminer, tu vas chercher à le supprimer tu ne seras satisfaite que quand il n'y aura pas de stress or je ne suis pas sûr que ce soit quelque chose de réaliste de viser de ne pas stresser en compétition et en plus ça te fait voir le stress comme une épreuve à surmonter alors qu'on a déjà plein d'épreuves à surmonter dans une compétition Genre faire le saut sur le dur ou faire un complet de barre avec tous les éléments les plus difficiles de notre mouvement. Bref, on a déjà tellement de choses à faire que ça peut être vraiment limitant si tu penses que stresser est un problème et que tu cherches à le combattre en permanence. Et c'est justement le but de la préparation mentale. Avec la préparation mentale, on va t'aider à désapprendre ça, désapprendre que le stress est un problème. On va t'aider à le voir autrement. On va t'apprendre à le considérer autrement. Et surtout, on va t'apprendre à le gérer. Parce que stresser et avoir des symptômes, genre les mains moites ou le cœur qui bat vite, ça c'est une chose. Mais faire de tout ça un problème, ça c'est autre chose, tu vois, dans la tête. On peut se dire soit j'ai les symptômes et c'est ok parce que je suis en train de stresser, soit on peut se dire j'ai les symptômes et c'est un problème et je dois me battre et c'est un ennemi à abattre. Et dans ce cas-là, tu as de l'énergie à dépenser contre ça. Et cette énergie que tu dépenses contre ces symptômes, c'est de l'énergie que tu ne mets pas pour ta réussite. Donc ça vaut le coup de désapprendre que le stress est un problème. Comme ça, tu vivras certainement beaucoup mieux. D'ailleurs, si t'es encore dans l'idée que stresser, c'est un problème, file écouter l'épisode 4 de mon podcast où je t'apprends exactement comment avoir une bonne relation avec ton stress et ne plus en faire un problème. La deuxième chose que je veux que tu désapprennes dans ce podcast, c'est que si ta note ne compte pas, tu ne sers à rien. Alors on te l'a peut-être jamais dit directement comme ça, mais pourtant, tout le système dans le milieu de la gym, sans le vouloir, te l'apprend, tu vois. Parce qu'on regarde que le classement, on regarde les notes, on regarde... les notes de départ, on regarde les points qu'on fait, et donc à chaque fois, ça tend à nous faire penser que ma place dans l'équipe, elle est déterminée par les points que je rapporte. Et donc, on tombe dans le piège de penser que si ma note ne compte pas, alors je n'aurai servi à rien dans l'équipe, et donc on finit par regarder que ce que l'on produit, et pas qui on est ou qu'est-ce qu'on a aidé à produire. Et je sais que... il y aura des entraîneurs qui vont m'écouter et qui vont me dire que c'est exactement leur rôle de sélectionner les gymnastes qui peuvent apporter le plus de points dans l'équipe. Et donc, en fait, oui, il faut apporter des notes et apporter des points dans une équipe pour servir à l'équipe. Mais honnêtement, ça peut se questionner. Qu'est-ce qu'on entend par une bonne équipe ? C'est ça qui peut être questionné. Est-ce qu'une bonne équipe, c'est une équipe remplie de gymnastes qui ont des notes de départ élevées ? Ou est-ce qu'une bonne équipe, ça peut aussi être une équipe avec des gymnastes qui n'ont pas forcément que des notes de départ élevées, mais où on s'assure qu'il y a une cohésion qui permette aux notes de départ d'être atteintes et aux notes finales d'être atteintes aussi. Ça peut vraiment se questionner dans ce sens-là. Et en même temps, la sélection, elle permet aussi à certains gymnastes par moments, les aider à être exigeants, rigoureux, à être disciplinés, à faire des choses qui sans ça n'auraient jamais fait. Et donc cette idée que si ma note ne compte pas, je ne sers à rien, n'est pas toujours... Une négative en soi, elle peut aider des gymnastes à se mettre en mouvement. Par contre, ça peut être très limitant pour d'autres ou ça peut être très limitant à certains moments, surtout au moment où notre estime devient conditionnelle à un résultat qu'on ne contrôle pas, c'est-à-dire la note. Parce que la note, on ne la contrôle pas tant. Elle est mise par les juges, c'est les juges qui nous regardent, qui nous évaluent, mais ce n'est pas nous qui la contrôlons pour autant. Et donc, si ta valeur, en tant que personne de l'équipe, se joue sur la note qui t'est remise par un jury, et bien ça peut te faire monter en pression, tu vois, parce que c'est quelque chose que, un, tu ne contrôles pas tout le temps, et c'est un regard qui est en plus biaisé, parce que ta place dans l'équipe ne se joue pas que sur les points que tu rapportes. Et d'ailleurs, si t'es dans la situation d'une gymnaste qui est dans une équipe, et tu fais les passages mais tes notes ne rentrent pas dans le total de l'équipe, demande-toi si tu ne rapportes pas de points, qu'est-ce que tu rapportes d'autre et qui est de l'équipe. Il y a très certainement des choses qui permettent à l'équipe de bien fonctionner, de réussir, d'atteindre les objectifs, et qui va au-delà d'apporter juste des points à ton échelle individuelle. D'ailleurs, c'est exactement ce qu'on apprend en préparation mentale. On apprend à décoller l'identité de la performance. On apprend que tu n'es pas ta note. Tu es bien plus qu'un nombre de points. Et c'est ce bien plus qui peut permettre d'ailleurs à l'équipe de réussir. Et donc, tu sers à l'équipe même si ta note ne compte pas. Bref, on t'apprend à désapprendre que si ta note ne compte pas, tu ne sers à rien. La troisième chose que tu dois désapprendre, c'est une chose que j'ai eu du mal personnellement à désapprendre. C'est cette idée que j'ai besoin de réussir pour avoir confiance. Ça semble logique, parce qu'en vrai, à l'entraînement, on se dit que quand on l'aura réussi 10 fois sur 10, alors on sera tranquille et on aura confiance. Et c'est une règle qu'on nous apprend très vite dans la gym, c'est plus tu répètes, plus tu es en confiance et donc plus tu réussis. Et donc on finit par apprendre qu'on a besoin de réussir pour avoir confiance. Et ça nous aide parce que ça nous aide à faire un nombre de passages assez important et on a besoin de ça dans la gym quand même. Ça nous aide à nous dépasser à certains moments où on pourrait juste arrêter parce qu'on est fatigué. Bref, encore une fois, ça nous aide à nous mettre en mouvement cette idée-là qu'on a besoin de réussir pour avoir confiance. Mais ça peut se trouver être limitant par moment, notamment quand tu deviens... dépendant de ton passage, tu vois. Dépendant surtout du dernier passage parce que si ça marche, t'es au top, tu te sens en confiance et c'est ok. Mais si tu rates ton dernier passage de l'entraînement, tout s'écroule. En fait, t'as l'impression que... t'es plus capable de le faire, que t'y arriveras pas, et donc t'as l'impression de ne plus être capable, et donc que t'as plus la confiance sur cet élément, et c'est là où ça devient problématique. Parce que tu tombes dans le piège de la répétition, alors que probablement t'es encore fatigué, et donc tu vas encore et encore répéter et être encore plus fatigué, et c'est là où on augmente le risque de blessure, et je parle de blessure physique, mais aussi de blessure mentale, où tu affaiblis de plus en plus ton estime, ta confiance, ta motivation. Et ça, ça peut être vraiment préjudiciable. En préparation mentale, on va désapprendre ça et on va remettre les choses dans l'ordre. En fait, on va inverser l'ordre. C'est pas j'ai besoin de réussir pour avoir confiance, mais peut-être j'ai besoin de confiance pour réussir. En fait, la confiance, elle ne vient pas que du résultat. Elle ne vient pas que du fait que t'as mis ton salto sur la poutre sans chute. Ça vient pas que de là. Elle se construit aussi sur plein d'autres choses beaucoup plus contrôlables, comme ton engagement, ta façon de te préparer. ta façon de te parler quand t'es en difficulté, tout ça, ça construit de la confiance. Et c'est cette confiance qui va te permettre de réussir. La quatrième chose qu'on nous apprend, elle est assez sournoise. C'est cette idée qu'il faut progresser tout le temps. Et en fait, je dis qu'elle est sournoise parce que j'ai remarqué que les entraîneurs en 2026 n'ont même plus cette prétention d'avoir des gymnastes qui progressent tout le temps. Donc c'est un peu tordu parce que personne ne le dit. Par contre... Tout le monde le montre qu'il faudrait progresser tout le temps. Je t'explique. Il y a un peu un discours de la bouche des entraîneurs qui est « C'est ok, c'est normal d'avoir des hauts, c'est normal d'avoir des bas, tu dois être patiente, c'est comme ça que ça fonctionne dans la gym, on ne peut pas tout réussir tout le temps. » Il y a vraiment ce discours-là de la part des entraîneurs aujourd'hui. Mais en même temps, de ce que je vois en salle, on peut voir aussi par le moment des entraîneurs qui soufflent quand leurs gyms sont en train de rater, des silences. des coachs qui se referment sur eux quand leur gym a un down pendant l'entraînement. Ils peuvent aussi s'énerver ou même engueuler les gymnastes quand elles n'arrivent pas à faire quelque chose qu'elles arrivaient à faire auparavant. Et donc même s'il y a ce discours de c'est normal d'avoir des hauts et des bas, finalement dans le corps et dans ce que ça transmet, ça transmet vraiment que c'est un problème d'avoir des downs et de ne pas progresser tout le temps. Alors même si on ne l'a jamais interdit de stagner, si on ne l'a jamais dit que ce n'était pas bien d'avoir des downs, c'est un peu comme si on nous le reprochait, mais d'une autre façon qu'avec des mots. Et en fait, on ne retient pas que les mots, on retient aussi les états d'âme de l'entraîneur, sa posture, la façon dont il va s'exprimer. Donc tout ça nous fait comprendre qu'il faudrait progresser tout le temps, et que si on ne progresse pas, ce n'est pas bien. Et ça devient problématique dans le cas où on finit vraiment par apprendre qu'il faut progresser tout le temps et que si on ne progresse pas tout le temps, c'est un problème, parce qu'en réalité, on le sait, la progression n'est jamais une ligne droite. Que ce soit dans la progression du corps, dans la préparation physique, dans la progression technique ou même dans le cerveau, il y a toujours des plateaux, des creux, des pics de progression, mais c'est jamais, jamais une ligne droite. Et donc si on apprend qu'il faut progresser tout le temps, dès qu'on va se situer sur un plateau ou dans un moment de down, ça va être très difficile à vivre. parce qu'on aura l'impression de ne plus être dans le rythme dans lequel il faudrait être, c'est-à-dire progresser tout le temps. C'est justement ce qu'on apprend en préparation mentale. On apprend que la progression, c'est plutôt une courbe plutôt qu'une ligne, que les creux et les moments plats, c'est tout à fait normal. C'est le moment où le système, quand je dis le système, c'est le corps, le système nerveux, la tête, tout le système se réorganise, intègre les choses avant de pouvoir aller plus haut. Et d'ailleurs, C'est assez marrant parce qu'en tant que gym, on est quand même confronté tous les jours à cette situation d'aller dans des dindes pour ensuite aller plus haut. Typiquement, quand tu t'entraînes au saut, que tu cours sur la piste et que tu tapes sur le tremplin, quand tu tapes sur le tremplin, tu dois bien accepter de l'enfoncer. Tu dois t'enfoncer dedans, aller plus bas pour ensuite aller plus haut. C'est tout à fait normal. Au trampo, c'est la même chose. Sur le praticable, c'est la même chose. Si on veut sauter haut, on doit accepter de se baisser avant de remonter. Et pourtant... A l'échelle de la saison, on n'accepte pas ça. On n'accepte pas d'avoir des jours où on s'enfonce avant de pouvoir remonter. Eh bien, en préparation mentale, on va désapprendre cette idée qu'il faut progresser absolument tout le temps, être tout le temps là-haut, et on va apprendre autre chose. Quelque chose de beaucoup plus sain et qui va nous aider beaucoup plus sur le long terme, dans la gym, mais aussi dans la vie, parce que vous le savez, dans la vie, on n'est pas toujours tout en haut, on n'est pas toujours en train de progresser tout le temps. La dernière chose que je veux te désapprendre, C'est cette phrase-là. Si tu bloques, c'est que t'as pas envie. C'est très souvent une phrase que j'ai entendue de la part d'entraîneurs, par exemple, qui disent, si tu voulais vraiment, tu le ferais. C'est dans la tête. Je l'ai entendu aussi dans la bouche des parents, qui disent « là on paye l'année, est-ce que t'as vraiment envie de le faire ? » « Dis-le-nous si t'as pas envie de le faire, parce que nous on fait des sacrifices. » Et donc il y a ce sous-entendu que si on bloque, c'est qu'on n'a pas envie de le faire. Alors que honnêtement, si on va interroger les gymnastes qui sont bloqués, personne ne veut bloquer. Tout le monde voudrait faire son élément bien entendu. Et en même temps, cette phrase-là, elle est, je vais presque dire, amusante, parce que quand on dit que si on bloque, c'est qu'on n'a pas envie, Ça nous aide quelque part à regarder, quand on entend ça, en tout cas, moi, ça me fait regarder, ok, est-ce que j'en ai vraiment envie, en fait ? Puisqu'on me dit que j'en ai pas envie, je vais me poser la question, est-ce que j'en ai vraiment envie ? Et ça nous aide à reprendre la part de responsabilité qu'on a dans cette histoire-là, c'est-à-dire notre motivation. Mais en même temps, la plupart des blocages ne se jouent absolument pas sur un niveau d'envie ou de motivation, ça se joue plutôt sur un niveau de système nerveux qui ne se sent pas en sécurité pour y aller. Donc, c'est très peu le cas, c'est très rarement une question d'envie. Et le fait qu'on nous apprenne que si on bloque, c'est parce qu'on n'a pas envie, ensuite, ça peut entraîner de la culpabilité ou de la honte. Parce que je vous assure, quand on a un blocage, c'est terrible pour nous. On est vraiment passionné, on adore ce qu'on fait, on aimerait juste progresser. Mais notre système nerveux ne nous permet pas de nous lancer à ce moment-là, parce qu'il ne trouve pas de la sécurité. Et donc, ça peut créer de la culpabilité de se dire, mais moi, j'ai envie, peut-être que je ne le veux pas assez. Peut-être que c'est moi juste qui me fais des films dans ma tête et juste, je n'en ai pas assez envie. Alors qu'on est des gymnastes extrêmement passionnés, d'ailleurs la plupart des gyms que j'ai rencontrés qui avaient des blocages, c'était des gyms qui en voulaient plus que tout le monde, qui avaient vraiment envie d'avancer, qui avaient envie de progresser. Donc il serait peut-être temps de désapprendre que quand on bloque, c'est juste une question d'envie. C'est pas juste une question d'envie, c'est une question aussi de système nerveux et de plein d'autres choses aussi qui peuvent impacter un blocage. C'est exactement ce qu'on fait en préparation mentale où on apprend que le blocage n'est pas une sentence ou... Un symptôme de « je ne suis pas une gymnaste assez motivée » , pas du tout. On apprend à séparer le « je ne peux pas » à cause du système nerveux, du « je ne veux pas » parce que j'ai pas envie et je suis pas motivé. Bref, on apprend à faire tout ce travail-là, à distinguer ces choses-là, pour être beaucoup plus serein ensuite pendant l'entraînement vis-à-vis de ce qui nous arrive, parce que, pour rappel, le blocage, on ne l'a pas décidé, ça nous tombe dessus. Et quand on fait de la préparation mentale, on décide de reprendre les choses en main. par rapport à ce qui nous est arrivé. Bon, pour terminer, je voudrais quand même te rappeler ceci. Rappelle-toi que la roule à derrière bras pliée, elle a été utile pour toi à un moment. Elle t'a permis de réaliser la roule à derrière quand tu n'avais pas encore la force dans les bras ou la longueur de bras qui te permettait de la faire bras tendu. Donc ça n'a pas été inutile, tu vois. Par contre, à un moment donné, ça a été limitant pour toi. Le jour où tu as voulu apprendre la roule à derrière piqué, tu ne peux pas la prendre les bras pliés ou en tout cas, ce n'est pas le plus optimal pour toi. Donc chacune de ces choses-là, finalement, n'est pas mauvaise en soi, c'est juste qu'elle t'a été utile pendant un temps, mais qu'aujourd'hui, elle est limitante certainement pour toi, et qu'il va falloir le désapprendre pour passer à autre chose, passer un cap et progresser. Si tu veux continuer à désapprendre les choses qui ont pu t'aider à un moment donné, mais qui aujourd'hui peuvent te limiter, je te conseille d'écouter le reste de mes podcasts, j'aide les gymnastes et les entraîneurs à désapprendre. des choses qui aujourd'hui peuvent les limiter. Si ce que tu viens d'entendre t'a parlé, ce n'est probablement pas par hasard. C'est souvent le signe que tu as déjà compris que le problème n'est pas de travailler plus, mais de comprendre autrement. Si tu veux aller plus loin que ce podcast, tu trouveras tout ce qu'il te faut pour continuer de t'entraîner mentalement dans la description de cet épisode. Ce podcast est là pour ouvrir des prises de conscience. L'accompagnement, lui, permet de les transformer en changements concrets, à l'entraînement comme sur le plateau de compète. On se retrouve très vite pour le prochain épisode et d'ici là, souviens-toi, dans la gym comme dans la vie, ce qui compte n'est pas ce qui t'arrive, mais ce que tu en fais.