Speaker #0En gym, on passe des semaines à répéter nos mouvements et zéro minute à entraîner la tête qui nous permet de les réussir. Ici, on va changer ça. Bienvenue dans Aligné, de la tête aux pointes. Ce podcast s'adresse aux gymnastes et aux coachs qui ont compris que répéter plus ne règle pas toujours ce qui se joue à l'intérieur. Je m'appelle Arthur Planck, préparateur mental spécialisé en gymnastique. J'accompagne les gyms et leurs entraîneurs à comprendre ce qui ne se voit pas, mais décide de tout. Ce podcast ne t'apportera pas d'astuces toutes faites pour piloter tes réceptions, mais plutôt une autre façon de voir tes entraînements, et c'est certainement ça qui t'aidera le plus à progresser. Ici, on remet les choses dans l'ordre. La tête d'abord, les pointes ensuite. Quand j'entraînais encore en club, je me rappelle que certains parents venaient me poser des questions après l'entraînement. Y'avait rien d'agressif, rien de déplacé avec du recul, juste des questions de leur part. Et pourtant, je me rappelle que plus d'une fois, je me suis fermé, je me suis tendu quand je recevais leurs questions, presque comme si on remettait en cause tout mon travail. Cette scène, je pense qu'elle est banale aujourd'hui, et elle est de plus en plus fréquente. On voit de plus en plus de parents venir poser des questions aux entraîneurs à la fin d'un entraînement, entre les entraînements. en envoyant des messages, parfois même tard le soir. Et souvent, ça finit toujours pareil. Le coach pense que le parent dépasse les limites, le parent pense qu'on ne l'écoute pas. Et au milieu, la gymnaste cherche à s'adapter comme elle peut, à la fois à ses parents et son entraîneur. Alors on entend partout cette phrase-là, les parents ne sont plus comme avant, les parents ont changé, les parents se permettent tout maintenant. Mais le vrai sujet, selon moi, c'est pas vraiment les parents. C'est le décalage un décalage entre un monde qui a changé et des repères qui, eux, n'ont pas vraiment suivi. Je vais t'expliquer tout ça dans la suite de cet épisode. Mais selon moi, tant qu'on reste bloqué dans les entraîneurs contre les parents, où il y aurait des bons parents et des mauvais parents, on opposerait des bons entraîneurs à des mauvais entraîneurs, on passe complètement à côté de ce qui est en train de se jouer. Et je ne suis pas là pour prendre parti. Le sujet ici, ce n'est même pas de déterminer qui a raison. Je ne suis pas là pour faire le procès des coachs, ni des parents. Je ne suis pas là pour dire qui fait mal, qui fait bien, ni distribuer des bons ou des mauvais points. Je n'ai pas du tout cette posture-là aujourd'hui dans cet épisode de podcast. J'ai même rarement cette posture-là, honnêtement. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de comprendre ce qui se joue derrière tout ça, de comprendre aussi la globalité, de comprendre le système et d'aller le décrypter. Parce qu'aujourd'hui, il y a tout un système qui est en train d'évoluer, qui est en train de bouger sous nos pieds, et on peut perdre un peu de stabilité dans tout ça. La première question que je me suis demandé en créant cet épisode de podcast, en l'écrivant, je me suis dit mais en fait d'où vient ce modèle là qu'on avait avant, ce modèle que tous les entraîneurs regrettent, ce modèle où tout le monde exprime de la nostalgie apparemment à propos de ce modèle là, en tout cas du côté des entraîneurs. En fait pendant longtemps, le fonctionnement a été assez clair. Le coach était celui qui savait, celui qui donne des consignes sans forcément les expliquer et des consignes qui étaient appliquées. Les parents eux faisaient totalement confiance. Ils déposaient leurs enfants, ils repartaient avec leurs enfants sans poser de questions. Et on avait des enfants qui s'adaptaient en permanence. Je me rappelle très bien qu'on avait des enfants qui pleuraient, mais qui continuaient parce que c'était comme ça. Et il y avait donc une sorte de hiérarchie implicite, une hiérarchie qui était très stable, qui était peu questionnée à l'époque. Et ce modèle-là, il n'est pas arrivé par hasard. Il s'est construit dans un contexte, une époque, où l'autorité était rarement remise en question, où le savoir... était concentré chez l'expert, chez l'entraîneur. Point. On était aussi dans une époque où l'éducation valorisait l'obéissance et la discipline. Le coach était un peu vu comme un médecin. C'était celui qui sait, celui qui décide, celui qui applique. Et autour, on avait des parents qui n'avaient pas les outils pour comprendre en détail ce qui se passait à l'entraînement et un enfant qui apprenait à s'adapter à cette structure verticale de l'entraîneur sait tout et j'applique ce qu'il me demande. En fait, le rôle de l'entraîneur suffisait Merci. à légitimer ses décisions. Sauf qu'aujourd'hui, ce système, il est complètement percuté, il est complètement chamboulé, pas par une seule chose, mais par plusieurs transformations simultanées, et j'ai envie de t'en parler ici dans ce podcast. Selon moi, il y a trois bascules majeures qui ont chamboulé le système dans lequel on était depuis plusieurs années. Premièrement, c'est l'accès à l'information. Les parents d'aujourd'hui n'arrivent plus vierges. Quand ils déposent leurs enfants à l'entraînement, Ils ont certainement déjà lu des choses sur la pression qui existe dans le milieu de la gym, ou dans le milieu du sport en général, sur la confiance en soi. peut-être même sur les blocages en gymnastique. Bref, ils ont accès à beaucoup plus de ressources qu'avant et donc ils ont beaucoup plus de connaissances qu'avant. Ils n'arrivent donc plus vierges en dépensant leur enfant à l'entraînement. Ils ont certainement aussi vu des documentaires, des témoignages passés. On a aussi connu dernièrement dans le milieu de la gym beaucoup de scandales, beaucoup d'affaires, plus de préparation mentale ou de psychologie à côté. Bref, les parents ne sont plus dans de la découverte. Ils ont déjà quelques connaissances. ils ont déjà quelques savoirs. Et donc, ça invite forcément, quand on a des connaissances et un savoir, ça invite forcément à une certaine comparaison entre ce que je vois faire l'entraîneur avec mon enfant et les connaissances que moi j'ai en tant que parent. Il y a une sorte de comparaison qui s'installe. Et la comparaison, quand elle s'installe, elle amène souvent des questions. Et ça pourrait rester anecdotique si ça ne venait pas toucher à quelque chose de plus profond. Parce qu'à partir du moment où quelqu'un a de l'information, en l'occurrence les parents, Ils ne vont plus se contenter juste d'écouter ou de regarder, ils vont vraiment commencer à se questionner. Et si ces questions arrivent, c'est plus seulement une question d'information. Ça devient aussi une question d'autorité. En fait, ils vont accéder à des informations qui vont leur permettre de potentiellement remettre en question ce qu'ils voient chez l'entraîneur, ou même chez leurs enfants parfois. Et qui dit remise en question de ce qu'ils voient chez l'entraîneur ou chez leurs enfants, dit... rapport à l'autorité qui évolue. Et c'est mon deuxième point. Le premier, c'était l'accès à l'information. Et le deuxième point, c'est le rapport à l'autorité. Avant, l'autorité était clairement donnée. On allait à l'entraînement, on suivait ce que disait l'entraîneur, et puis c'est tout. Point. Aujourd'hui, l'autorité, elle est différente. Parce qu'on est dans un système différent, comme je le disais juste avant, où on a accès à l'information, etc. Où on ne valorise pas les mêmes choses non plus. Donc aujourd'hui, l'autorité, elle doit se construire. Avant, le coach qui disait de faire quelque chose, ça suffisait. Aujourd'hui, oui, il doit dire ce qu'il a à faire, mais il doit aussi être capable d'expliquer pourquoi est-ce qu'on fait ça, pourquoi est-ce qu'il a pris cette décision, pourquoi est-ce qu'il a choisi de proposer ça à tel moment, dans tel contexte. Et en fait, se questionner sur pourquoi est-ce que l'entraîneur propose ça, c'est pas forcément un manque de respect, c'est juste un changement de modèle. Avant, on faisait autorité simplement en donnant des consignes. Aujourd'hui, l'autorité, elle passe par savoir expliquer pourquoi est-ce qu'on fait certaines choses en tant qu'entraîneur. En fait, on est passé d'une autorité de rôle. En gros, j'ai de l'autorité juste parce que je suis entraîneur. À une autorité un peu différente aujourd'hui, une autorité plus profonde ou une autorité presque, je dirais, relationnelle, on doit être capable d'expliquer aux gens autour de nous pourquoi est-ce qu'on a pris cette décision. Et c'est comme ça qu'on obtient une sorte d'autorité auprès des gens autour de nous. Donc si on est un entraîneur, c'est comme ça qu'on obtient de l'autorité auprès des parents ou des gymnastes autour de nous. Bref, se dire entraîneur et donner des consignes, ça ne suffit plus pour obtenir de l'autorité auprès des parents et des gyms. Et je peux déjà te teaser une question que j'ai envie de te poser dans l'épisode de podcast, c'est à partir de ce constat-là, parce que c'est un constat, en fait, tu as deux choix, tu vois. Soit tu te dis, ah bah c'était mieux avant et tu continues de râler et d'essayer de créer de l'autorité juste par ton rôle, ou alors tu évolues avec ton milieu, tu vois, et tu cherches une façon de créer de l'autorité autrement qu'avant parce que le système a changé. Et j'avoue qu'en tant que préparateur mental qui travaille du coup tous les jours sur l'être humain et les relations, moi je me dis c'est chouette en fait ce nouveau rapport à l'autorité. où le coach est amené à expliquer pourquoi est-ce qu'il fait les choses, pourquoi il prend telle décision, etc. Je me dis que c'est chouette, ça peut créer de super dialogues. Mais ce n'est pas vraiment ce qui se passe en ce moment. Si vous m'écoutez, je pense que vous pouvez même sourire quand je vous dis ça, parce que ce n'est pas vraiment du dialogue que ça apporte aujourd'hui. Parce qu'on est dans un contexte qui n'est pas propice à ce dialogue, enfin, en tout cas, pas naturellement, tel qu'on peut le penser directement. En fait, on est dans un environnement où... Peut-être par les scandales qui ont vu le jour récemment, peut-être par les histoires qui ont éclaté au grand jour. Peut-être qu'on est dans un climat de méfiance. Et en fait, quand on crée un rapport à l'autorité où on doit expliquer pourquoi, par-dessus un contexte de méfiance, eh bien ça rajoute juste du doute en fait, ça ne rajoute pas du dialogue, ça rajoute juste du doute et de la méfiance envers les uns et les autres. Et je pense que c'est mon troisième point. Rappelez-vous, le premier point, c'était l'accès à l'information qui a chamboulé notre système. deuxième point c'était le rapport à l'autorité qui a chamboulé notre système et je pense que le troisième point c'est la vigilance en fait aujourd'hui le regard sur le sport a complètement changé on a entendu beaucoup de scandales, il y a eu des témoignages d'athlètes qui sont sortis il y a une sorte de prise de conscience collective qui est en train de se passer en ce moment et ce qui se passait avant tout à fait naturellement est aujourd'hui remis dans le doute on se méfie de beaucoup plus de choses aujourd'hui qu'avant il y a des choses qui étaient complètement banales, naturelles, actées, validées par l'ensemble du milieu de la gym avant qui aujourd'hui est un peu plus questionnable, questionné, remis en question. Et selon moi, c'est donc la troisième chose qui fait évoluer notre système, notre milieu de la gym aujourd'hui. C'est donc la vigilance qui s'est créée au sein de notre système. Et cette vigilance, elle ne s'est pas créée parce que les gens sont contre ce qui se passe. Enfin, peut-être en partie, mais pas que ça. Je pense qu'elle s'est créée aussi, simplement parce qu'on ne fonctionne pas avec les mêmes règles qu'avant. Au début de l'épisode, je parlais d'un décalage. Et ce décalage, il peut créer un conflit. Mais je pense que le conflit, il ne vient pas de la question du parent, de la question que le parent pose à l'entraîneur pour savoir pourquoi est-ce qu'il a fait ça avec tel enfant ou pourquoi est-ce qu'il a pris telle ou telle décision. C'est plutôt l'interprétation de cette question qui peut créer un conflit. Typiquement, les entraîneurs peuvent recevoir des questions des parents comme « Pourquoi est-ce que mon enfant pleure en ce moment à l'entraînement alors que c'est sa passion et qu'elle est là pour prendre plaisir avant tout ? » Et c'est entendu dans les oreilles de l'entraîneur comme un « tu fais mal ton travail » . Ou bien ils peuvent recevoir la question de « pourquoi cet élément vous le faites travailler maintenant à ma fille alors qu'elle pourrait faire ça ou ça comme élément ? » Qui est entendu comme un « tu ne sais pas ce que tu es en train de faire en tant qu'entraîneur » . Et finalement, c'est l'interprétation de ces questions, c'est comment sont vécues ces questions qui créent le conflit plus que les questions en elles-mêmes. Car en vérité, ces questions, elles partent d'une intention du parent de chercher à comprendre ce qui se passe pour son enfant. Là où l'entraîneur peut entendre une remise en cause. Et c'est là que ça devient sensible. Parce que quand une légitimité s'est construite dans un monde où elle n'était pas du tout questionnée, genre pendant une époque, t'avais juste à dire que t'étais l'entraîneur de gym, on remettait pas du tout en question ta légitimité, on te croyait directement. À une époque, tu n'avais pas à expliquer certaines choses et c'était tout à fait normal. Et même être contesté dans tes décisions, c'était pas du tout prévu dans ce système à l'époque. Alors forcément, le jour où ça arrive, c'est pas forcément vécu comme une évolution du métier en tant qu'entraîneur, c'est plutôt vécu comme une perte, quelque chose de presque inconfortable, douloureux et même de regrettable. Et je pense que c'est important de le comprendre parce qu'aujourd'hui, on peut avoir cette impression que les coachs ne veulent pas de cette relation plus horizontale avec les parents et les gyms. En fait, souvent, c'est même pas un refus de leur part, c'est plutôt que les coachs sont véritablement déstabilisés. Leur identité à eux, je parle aux entraîneurs qui ont suivi des formations, qui sont sur le terrain depuis plusieurs années, leur identité s'est construite dans un modèle vertical. Leur légitimité, elle n'avait pas besoin d'être explicitée. C'était normal de donner des consignes et de ne pas être questionné sur ces consignes et ces choix. Leur rôle, encore une fois, leur rôle, leur simple titre d'entraîneur suffisait à créer de la légitimité et de l'autorité. Et d'un coup, on évolue dans un système où on leur pose des questions, on attend des explications de leur part. On observe chacune de leurs décisions, chacun de leurs choix. Et donc, ce n'est pas juste une évolution du cadre, c'est aussi une transformation de leur manière à eux d'exister dans leur métier et dans le système tout entier. Et selon moi, là où il existe un paradoxe et à la fois là où la situation se tend encore plus, c'est que je pense véritablement que les entraîneurs ont besoin des parents. À la fois pour les choses organisationnelles comme pour les trajets, pour amener les gymnastes en compétition, mais aussi peut-être pour financer la structure. pour obtenir une régularité aux entraînements. Je crois véritablement que la pratique des enfants ne tient pas sans l'aide des parents. Et la pratique du métier d'entraîneur ne tient pas non plus sans l'aide des parents, finalement, qui apportent leurs enfants à la salle de gym. Et pourtant, aujourd'hui, dans le système, on est à un moment de l'histoire de la gym où la relation, elle est parfois évitée avec les parents, où les questions des parents sont mal vécues et le dialogue est limité, volontairement ou involontairement. Et en fait, il y a une attente de coopération, il y a un besoin en tout cas de coopération entre parents, entraîneurs, pour que la gymnaste puisse avancer, mais sans réelle relation. Parce qu'encore une fois, on a longtemps évolué dans un système où la relation n'était pas valorisée. Alors moi, en tant que préparateur mental, si je prends le temps de parler derrière ce micro dans ce podcast, c'est aussi parce que j'ai envie de faire évoluer, peut-être même pas les choses, mais évoluer notre perception sur les changements qui s'opèrent dans notre système actuellement. J'ai envie de proposer en fait une autre lecture de la situation. En fait, quand un parent pose une question, c'est peut-être pas forcément une attaque selon moi. C'est peut-être pas forcément un manque de respect non plus. C'est peut-être pas forcément une remise en cause totale de votre rôle d'entraîneur ou de votre métier. C'est plutôt souvent une tentative de comprendre ce qui se passe. Une manière pour eux de se rassurer. Et une volonté aussi de certains parents de s'impliquer. Alors le problème, c'est peut-être pas la question en elle-même, le fond de la question. parfois ça peut être comment c'est posé, quand est-ce que c'est posé, dans quel contexte ça se pose, mais surtout, c'est ce qu'on va projeter sur cette question. Si on projette notre insécurité d'entraîneur, les doutes qu'on a sur nous-mêmes dans cette question, évidemment, en fait, qu'elle est juste en train d'appuyer sur un endroit qui est déjà douloureux pour nous en réalité. Mais donc le problème, c'est encore une fois, peut-être pas la question, mais ce qu'elle vient toucher au fond de nous. Et donc si t'es entraîneur, j'ai envie de te poser des questions, parce qu'on est tous là pour s'améliorer aussi, je pense, dans ce podcast aligné de la tête aux pointes. Donc moi, je vais t'aider à t'aligner aussi en tant qu'entraîneur dans ce nouveau système, ce système qui évolue, qui bouge, qui change. Alors ma question est la suivante. Est-ce que ton autorité repose sur le fait qu'on ne te questionne jamais ? Et c'est ça, être un coach qui a de l'autorité, de la légitimité, et qui mène ses gymnastes vers le haut ? Est-ce que c'est le fait qu'on ne te pose jamais de questions ? Ou est-ce que ton autorité repose plutôt sur le fait que tu es capable de répondre à ces questions sans nécessairement te sentir touché profondément, personnellement par ces questions ? Parce que dans le premier cas, tes questions peuvent te fragiliser, et dans l'autre, elles peuvent clairement et te renforcer. et renforcer la relation avec les parents. En fait, en tant que préparateur mental, je reçois aussi des questions de la part des parents. Sachez-le, c'est un peu comme vous les coachs. J'ai des parents qui, à la fin de la séance, me posent des questions, entre les séances me posent des questions, parfois tard le soir me posent des questions, et je pourrais très bien me dire « Oh là là, mais ils sont en train de remettre en question tout mon travail, ils ne croient pas en ce que je fais, ils ne me font pas confiance. » Mais j'ai plutôt opté pour la solution numéro 2 de me dire « Chouette, génial, merci, posez-moi vos questions. » Au moins, je peux répondre à vos doutes, je peux vous rassurer, on peut avancer ensemble, se mettre d'accord. Et ça me donne une occasion, une opportunité pour moi de créer du lien avec eux, créer du lien avec ses parents, créer de la confiance, la construire véritablement, pas l'imposer, mais vraiment la construire avec eux. Et pendant que je suis en train de parler de ça, je suis même en train de penser à des messages de haters que j'ai pu recevoir sous certains posts Instagram, des messages qui remettent complètement en question ce que je fais. Et quand je reçois ces messages-là, je pourrais être vraiment atteint personnellement en me disant « Oh là là, mais Arthur, est-ce que t'es sûr finalement de ce que t'as dit dans ce post Instagram ou dans cette story ou dans ce podcast ? » Je pourrais totalement me remettre en question et ça m'arrive honnêtement. Mais à chaque fois, il y a un deuxième temps où je me dis « Vraiment merci à cette personne d'avoir laissé ce commentaire » parce que ça me laisse une occasion d'y répondre et d'apporter une nouvelle fois de la valeur, d'apporter mon point de vue avec d'autres mots, avec un autre angle. Et c'est une opportunité qu'il m'offre là. Alors merci, et je vous souhaite vraiment peut-être d'obtenir cette posture-là, de prendre cette posture-là avec les questions que vous recevez de la part des parents, parce que ça peut vraiment tout changer dans la façon dont vous le vivez, ils le vivent, et dans ce que vous construisez dans votre relation. J'ai presque envie de reformuler la question que je t'ai posée tout à l'heure. Quand on te pose des questions, est-ce que ça t'attaque, ou est-ce que ça te donne l'occasion d'exister pleinement dans ton rôle d'entraîneur ? Parce que oui, le monde a changé, et la manière de s'adapter à ce monde-là, à ce nouveau système, elle reste à construire. Et c'est un travail du quotidien. Si ce que tu viens d'entendre t'a parlé, ce n'est probablement pas par hasard. C'est souvent le signe que tu as déjà compris que le problème n'est pas de travailler plus, mais de comprendre autrement. Si tu veux aller plus loin que ce podcast, tu trouveras tout ce qu'il te faut pour continuer de t'entraîner mentalement dans la description de cet épisode. Ce podcast est là pour ouvrir des prises de conscience. L'accompagnement, lui, permet de les transformer en changements concrets, à l'entraînement comme sur le plateau de compète. On se retrouve très vite pour le prochain épisode et d'ici là, souviens-toi, dans la gym comme dans la vie, ce qui compte n'est pas ce qui t'arrive, mais ce que tu en fais.