Description
Avocate, basketteuse enfance à Strasbourg et ses références culturelles ... Kadiatou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.


102


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Description
Avocate, basketteuse enfance à Strasbourg et ses références culturelles ... Kadiatou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Y'a rien à ajouter après ça, magnifique. Peut-être que tu vas danser,
qui sait Qui sait Faut faire des choses et faut pas avoir peur de les faire. Et euh... Dites que je souhaite être mon propre modèle.
Parce que à le coup c'est aussi ça, c'est des moments de change.
Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré Mais non, attends, attends. Est-ce qu'il y a une chose qui s'embrouille de ton enfance Peut-être qu'à temps tu dirais que t'es un peu... On parle souvent de ce qui nous sépare sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lit Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes car nous avons tous des rêves communs. Une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Nouvel épisode d'Haloukou, les amis. Je suis trop content, déjà, d'avoir vu les retours du premier épisode posté. D'avoir eu tous les messages de tout le monde, c'était incroyable. Vraiment, merci. Je le redis de vive voix, là, face à vous, face aux nouvelles personnes qui écoutent Haloukou aujourd'hui. Et aujourd'hui, l'histoire qu'on veut, les références culturelles qu'on veut, ce sont les références culturelles de... Kajatu. Oui, c'est moi. Ça va Kajatu Très bien et toi Ça va, merci. Merci d'être dans le coup aujourd'hui.
Avec grand plaisir, ça va être trop bien.
C'est incroyable. Merci d'être présente et de partager cette heure inspirante.
On va essayer. Ça va être très cool.
Avec les gens qui nous écoutent. Juste pour refaire vite fait le point, ça c'est la minute où je parle de ouf. Après promis, je me tais et je laisse. et je laisse Kajatu parler mais pour expliquer un peu l'objectif c'est les rêves culturels de Kajatu on les retrace à travers tout plein de choses, toutes les choses qui lui ont permis de se déterminer aujourd'hui et la porte d'entrée comme on a dit c'est la culture, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment ton objet inspirant il est là ouais et tu auras ta minute, minute trente de carte blanche où tu vas pouvoir balancer face cam aux gens ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites peut-être tu vas danser, qui sait
Qui sait, on va voir.
Peut-être que tu vas jungler. Ouais,
on sait pas.
Peut-être qu'elle va chanter. Rester jusqu'à la fin. Rester jusqu'à la fin. En tout cas, tu vas nous balancer ton message inspirant et on a hâte. Et du coup, pour commencer ce podcast, je te propose de te présenter, de présenter qui tu es aujourd'hui, rapidement, en quelques mots, comme ça on situe qui tu es aujourd'hui et après on retracera.
Yes. Allez, donc du coup, c'est à moi. Je m'appelle Kadiatou, j'ai 36 ans. Je suis née et grandie à Strasbourg, donc vraiment à côté de l'Allemagne, dans un environnement féminin. J'ai quatre sœurs, ma mère qui nous a élevées toutes seules, mais dans un quartier essentiellement masculin. J'étais, j'en parle tout de suite, seule noire, maternelle, école primaire jusqu'à la troisième, puis après on était deux. Puis après au lycée, on était deux et à la fac, on était cinq. Et encore deux petits mots. Je suis avocate aujourd'hui, j'ai mon propre cabinet et je représente les entrepreneurs dans leurs problèmes au quotidien. Ça, c'est la première chose. La première chose qui sous-tend, c'est que ma mère m'a dit tu seras ou avocate ou médecin parce que je ne suis pas venue en France pour souffrir. Donc, j'ai fait un bac scientifique et je suis allée directement en droit parce que très chaud pour moi d'être médecin. Et puis, je fais du basket depuis l'âge de 11 ans. Et donc, aujourd'hui, je suis toujours joueuse. Je suis secrétaire générale du basket Paris 14 et je suis engagée de manière générale dans le basket.
Ok, donc avocate, strasbourgeoise, basketteuse.
Oui, plein d'autres choses.
Plein d'autres choses.
Oui, fatigante. Pas fatiguée, mais fatigante, mais engagée. Engagée pour que ça change en tout cas.
Trop bien, trop bien. Je sens que déjà, il y a possiblement un lien un peu avec toutes ces choses ou peut-être qu'il y a des engagements ou autres autour de tout ça. On aura l'occasion, j'imagine, d'en parler durant ce podcast, mais au moins, on situe déjà qui tu es, etc. Donc déjà, moi, ça me fait plaisir d'entendre tout ça, que tu fais plein de choses. On aime les gens qui font des choses.
Oui, il faut, c'est important. Il faut faire des choses. Il faut faire des choses et il ne faut pas avoir peur de les faire. Pas peur du jugement, pas peur d'avoir des regrets, se lancer. Parce que de toute façon, nos parents nous ont appris à être un peu dans la galère. Donc on sait qu'on a plein de ressources et c'est une vraie force.
Vraiment, vraiment. Et d'ailleurs, pour rejoindre ce que tu dis, avant de passer à la toute première partie, moi, j'aime bien expliquer que justement... Les gens qui ont dû s'adapter toute leur vie, et bien justement, ce qu'il faut se dire, c'est qu'il ne faut pas se dire on a dû s'adapter, c'est chiant tout ça. Ok, c'est chiant, certes, mais ça fait qu'on a une palette immense.
Tellement.
Et cette palette, il faut s'en servir et que ça devienne une force plutôt qu'un élément de... Bref, on aura l'occasion d'en reparler dans les épisodes de L'Écoute et aujourd'hui avec toi, Kajetou. Mais du coup, ce que je te propose, c'est qu'on passe à la première partie, l'interview à l'époque. J'ai appelé comme ça Tard l'époque. Tard l'époque. Je vais le renommer Tard l'époque. Vous savez quoi Je le renomme Tard l'époque. J'ai dit à l'époque, c'est un peu chiant.
Ou à l'époque.
À l'époque. Ok, mille tares à l'époque, je te jure je vais le redonner comme ça.
Je te donne le copyright, je ne vais pas se faire l'avocate là, vas-y.
Tu es trop généreuse. Et du coup l'objectif, l'idée de cette interview, de ce temps, c'est que tu représentes un peu plus dans les détails peut-être, avec peut-être des exemples concrets, la Kajatu de l'époque. du coup de Strasbourg etc. Et la particularité, ce que j'aime bien, et ça c'est le petit jeu un peu stylistique, c'est que tu dois le faire à la troisième personne. Oui. Donc qui est Kajatu de Strasbourg de ta jeunesse de manière globale Il n'y a pas une tranche d'âge mais de manière globale. Oui. Donc voilà.
Eh bien la Kajetu de l'époque elle grandit tout début des années 90, responsabilisée très jeune parce que mes parents divorcent quand elle a 2 ans. Elle se rend compte aussi qu'elle a une grande sœur qui est autiste et qui ne parle pas. Et sa mère et son modèle, elle se dit qu'elle doit grandir en étant le bras droit de sa mère dès toute petite. Et ça passe aussi par s'occuper de sa grande sœur qui ne parle pas et qui a un autisme, donc qui est dans sa bulle. Et elle grandit aussi avec... Une petite sœur qui a 4 ans de moins qu'elle, une autre qui a 6 ans de moins qu'elle, et une dernière qui a 12 ans de moins qu'elle. Et donc, elle devient vraiment le co-CEO de sa mère. Donc, elle est responsabilisée très jeune. Ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est qu'elle a quand même grandi dans un environnement musical fort. Et un environnement télé fort. Sa mère, elle est fan de Bob Marley. Mais du coup, Kadia Tou déteste. Bob Marley. Parce qu'elle entend tout le temps dans la voiture, elle a trop la flemme. Mais elle adore Michael Jackson. Donc dès la maternelle, genre, elle voulait perfecto. Elle voulait un peu des chaussures comme lui, faire un moonwalk, mais moonwalk compliqué. Elle grandit beaucoup dans l'univers des dessins animés. Et elle a tout de suite des icônes comme Sailor Moon, par exemple. Mais aussi tout ce qui est magie, donc Sabrina l'apprentie sorcière. Ma sorcière bien-aimée, Charme, la Trilogie du samedi. Ah oui. Très rapidement aussi les Spice Girls, les Girls Band. Et ouais, gros environnement musical et puis environnement sportif dans lequel elle s'épanouit beaucoup pour pallier toutes les peurs qu'elle a au quotidien parce qu'elle voit que c'est la seule noire et dès toute petite, on lui dit qu'elle est différente parce qu'elle n'a pas la couleur de peau qu'il faut. Et donc, elle se dit que ça doit être une bosse. pour sa mère, pour ses sœurs, pour les personnes qui l'entourent. Et donc, elle devient déléguée de classe très jeune pour défendre les opprimés, un peu comme Sabrina Spellman et son meilleur ami Salem Saberhagen. Voilà. Et c'est comme ça qu'elle grandit dans cette jeunesse, mais jeunesse très responsabilisée.
OK. Et dans quel type de quartier à Strasbourg
Quartier sensible, HLM, du Haut-de-Sont-Bloc, 4e étage. Elle a l'impression de dominer tout le monde parce qu'elle est en haut. Et en fait, c'est la seule fille de son bloc. Du coup, les garçons qui sont autour d'elle ne font que l'embêter. Et elle, qui parlait déjà beaucoup à l'époque, qu'on appelait Miss Tinguette Mitraillette, tellement qu'elle parlait d'ailleurs. Où son entourage se rend compte qu'elle a quand même des facilités en classe. C'est un peu la petite chouchou.
Ok. Et au niveau de l'adolescence et peut-être le départ de Strasbourg
Oui. L'adolescence, ça a été quelque chose de très fort pour elle parce qu'elle rentre dans un collège privé, collège où elle perd ses repères. Elle a quelques personnes de son quartier, mais de moins en moins. Sa mère la met dans un collège privé parce qu'elle a des bonnes notes et qu'elle ne veut pas qu'elle décroche. Pareil, seule noire. Et là, il y a le corps qui change. Elle se rend compte qu'elle ne se sent pas bien dans sa peau. Elle se sent moche déjà parce qu'elle est noire. Elle rejette un peu ses origines, tant raciales que géographiques. Elle veut tout faire pour être européanisée. En plus, elle grandit. L'adolescence coïncide avec l'époque un peu de Beyoncé, de Destiny's Child, etc. Et elle veut être plutôt afro-américaine, enfin européenne, voire afro-américaine. Surtout qu'elle a grandi avec le Club Barbie jusqu'à 14 ans. Ok, ah oui. C'est tard. Ouais, ouais, c'est tard. Elle a grandi depuis quand même, je le rassure. Là, je prends la première personne exceptionnellement. Et oui, pas bien dans sa peau. C'est la fille qui va rester avec les filles belles juste pour se faire un nom, mais en étant un peu la grande gueule pour cacher toutes ses peurs. Et ça a été pareil au lycée, où beaucoup de mensonges sur le fait qu'elle ne vient pas d'un quartier, mais d'un quartier plutôt résidentiel. Que sa mère est chef d'entreprise, alors oui, elle est chef d'entreprise, mais ses clients ne sont pas des clients d'un cabinet d'avocats, ce sont les personnes chez qui elle fait le ménage. Sa sœur autiste disparaît un peu de la photo, alors qu'en fait, c'est très important pour elle. Son père est rentier, mais elle ne sait pas ce que ça veut dire. Elle a juste utilisé le terme qu'une autre personne bourgeoise de l'école, du lycée, avait évoqué. Et puis, à la fac, ça a été pareil. Il y a moins de mensonges parce que... plus démocratique. Alors, il faut savoir qu'elle a quand même son bac à 10.00. Et donc, elle a eu très peur, elle a eu très chaud.
Je crois que moi aussi, j'ai eu un peu pareil.
On dit il, du coup.
Il a eu pareil, c'est vrai.
Et donc, elle a eu très, très, très chaud. Surtout que c'est la première d'une série où il faut montrer l'exemple. Et en droit, ça a été très compliqué aussi, dans le sens où elle voulait être la meilleure partout. Et elle avait trop peur de l'échec. Et du coup... grosse perte de poids, travaille de 10h à 23h à la bibliothèque, travaille à côté des cours, etc. Et puis, c'est quand elle est arrivée à Paris, donc à 24 ans quand même, que ça a commencé à changer, où elle ne sentait plus dans son environnement, malgré d'autres échecs, raté le barreau la première fois, etc.
Ok. On sent qu'il y a déjà un parcours hyper... plein de typologies, avec une recherche identitaire. Et ce qui est bien, c'est que tu nous as en plus, t'as agrémenté un peu ton discours avec plein de rêves culturels, musicals, surtout, beaucoup. Et c'est vrai qu'en plus, il y a beaucoup de gens, t'as parlé des Destiny's Child, de Beyoncé, etc. Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui, ou même de l'époque, on peut repasser d'ailleurs à la première personne, beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui de l'époque qui justement, ont eu Beyoncé, toutes ces... Toi, dans quelle mesure ce côté américain ou autre a...
C'est un rêve. En fait, en France, je ne me sentais pas du tout à ma place et je me suis dit, les Etats-Unis, c'est l'endroit où je vais me sentir bien. J'ai eu la chance au lycée de pouvoir partir à Chicago dans un échange et c'était trop cool parce que j'ai vu des noirs qui m'appelaient 6, par exemple, donc je me sentais bien. Je me sentais dans mon élément. Je voyais... plein de Noirs différentes, là où à Strasbourg, déjà, s'il y avait d'autres Noirs en face de moi, on se mettait trop bêtes, comme si on était des chiens de faïence, alors qu'en fait on devait être ensemble. Et du coup, j'ai serré le point quand j'ai dit ensemble. Et puis, au bac, moi, c'était en 2008, j'ai redoublé ma seconde. Et en fait, c'est l'année où Barack Obama a été élu. Et donc, c'était une des premières vraies rêves que j'avais. dans laquelle je me sentais bien. En plus, c'était un jeune, noir, beau. Et je sais que j'avais même du mal à trouver les noirs beaux, en fait. Tellement que dans mon époque, dans mon adolescence, j'avais le rejet de mon identité.
Parce que tu ne trouvais pas d'exemple de réussite en France
Non, très peu. Franchement, même quand j'y réfléchis, très, très peu. À mon époque, il y avait peut-être Ramayadé, mais en fait, elle... C'était une des seules et limite, on avait l'impression que c'était la caution noire. C'était la cote noire.
Il y avait Harry Rosenbach.
Oui, il y avait Harry Rosenbach. Et donc, avec la même histoire issue d'une famille de postiers, en fait, il fallait avoir gravi plein d'échelons. Alors, tu pouvais juste être un boss, en fait. Et non, tu avais toujours le côté unicef, comme j'appelle ça, pour y arriver. Et donc, il n'y arrivait pas parce que c'est juste un très bon journaliste, mais juste parce qu'il a gravi plein d'échelons. Il y a eu plein d'obstacles. Oui, c'est sûr, mais ce n'est pas parce qu'il y a eu plein d'obstacles qu'il est là. C'est grâce à ça. Mais maintenant, on peut juste laisser les obstacles de côté et juste l'aider. Et aux États-Unis, j'avais l'impression que c'était juste le fait que la personne, elle chante bien, la personne, elle est dans la politique, etc. On part de zéro et pas du moins quelque chose qu'il y avait au départ. Et donc, moi, j'ai eu ces références-là américaines. Et puis après, les actrices du style Kerry Washington, Viola Davis, etc. Des grosses rêves.
C'est vrai que, je rejoins ce que tu dis, avec cet exemple d'American Dream, l'idée c'est ça, c'est que tu pars de zéro et que du jour au lendemain, qui que tu sois, tu as un business, bam, tu perces. Alors que peut-être qu'ici en France, et moi je tiens à dire que c'est pas... C'est pas un discours victimaire qu'on tient. C'est un constat. Et comment on fait pour pallier, pour changer les choses. Mais peut-être que du coup, en France, quand tu multiplies les inégalités, c'est pas demain, tu as un business qui perce. Non, c'est que tu pars de dix étages en dessous et il suffit que tu sois une femme, en plus noire. Et en plus, il suffirait que tu sois porteuse de handicap. Alors là,
c'est le drame.
Et c'est ouf de voir que tu as eu un parcours scolaire. qui est le tien, tu as grandi dans ta ville qui est la tienne, et tu ne te sentais pas toujours légitime, et tu cherchais l'approbation peut-être à Ausha droite Complètement,
jusqu'à mes 30 ans, j'ai grandi via le prisme de ma mère parce que j'avais tellement peur de la décevoir qu'il fallait que je réussisse pour elle, et pourtant j'ai eu un parcours scolaire très correct. Toute l'école primaire, j'étais première de la classe. Jusqu'en quatrième, après, j'ai commencé un peu à péricliter, mais ça allait. J'ai un bac scientifique. J'étais déléguée de classe. J'ai commencé le basket à l'âge de 11 ans. J'ai fait du sport avant. Donc, oui, j'ai été une fille complète. Et puis, oui, je pense qu'avec du recul, j'ai été jolie. Sauf que je ne m'en suis jamais rendue compte parce que j'avais peur du regard des autres. Et je me mettais dans un prisme qui n'était pas le bon.
Et tu faisais aussi. peut-être pas partie des standards.
Et pourtant, avec du recul, j'avais déjà fait énormément de choses. Sauf qu'on ne le met pas en avant parce qu'il y a un système dans lequel on ne te permet pas de te mettre en avant quand tu es noir. Je trouve, quand tu étais... Maintenant, je pense que ça a changé. Mais moi, à mon époque, c'était ça. Mais c'est aussi nous, nous-mêmes, qui se mettons dans ce prisme-là. Si tu arrives en disant que tu es un boss, c'est assez rare qu'on te dise non, en fait, tu n'es pas un boss.
Ouais c'est ce système un peu d'autocensure où on se voit pas légitime, on te met en recul, on te dit c'est pas pour moi. Complètement. Et c'est ouf que tu le dises parce que tu me dis que t'as 36 ans et que c'est la réalité de ton époque. Et peut-être qu'aujourd'hui il y a des gens plus jeunes qui écouteront et qui se diront mais qu'est-ce qu'elle nous raconte Et s'il y en a qui se disent aujourd'hui qu'est-ce qu'elle nous raconte parce que vous ne vivez pas la même chose, tant mieux.
Ouais tant mieux, vraiment je le souhaite à personne.
Tant mieux et c'est... C'est trop bien d'avoir ce discours et de voir aujourd'hui qui tu es. Avocate, basketeuse, qui s'assume, qui dit les choses, qui, j'imagine, a trouvé aussi des exemples, des modèles de réussite qui lui ont permis de se déterminer.
Complètement. Et puis aussi, je me dis que je souhaite être mon propre modèle. Non pas que j'ai envie d'être le modèle pour les autres, mais avant tout pour moi, pour transmettre aux autres. Et aujourd'hui, toutes les actions que je fais à côté de mon métier, c'est aussi pour dire... aux jeunes, aux moins jeunes, à nos parents, que c'est possible à partir du moment où on est en phase avec qui on est et qu'on a, avant d'avoir confiance en soi, d'avoir conscience de qui nous sommes. Et ça change tout.
Ça change tout. Ok, trop bien. Trop bien. Et d'ailleurs, ça fera du coup écho à la deuxième partie du podcast qui est le C'était mieux avant. On l'a entendu dans l'intro. Est-ce que possiblement, effectivement dans cet avant, est-ce qu'il y a des personnalités, une œuvre ou un truc justement qui... très concret qui t'a permis de déterminer, de dire, ok, je vais aller dans cette direction-là, je veux ressembler à cette personne ou je ne veux pas ressembler à ça. Une œuvre, une personne.
Alors, moi, c'est plus un événement où j'ai senti que je pouvais impacter, c'était en sixième dans l'opération pièce jaune. C'était d'ailleurs la première année de la circularisation de l'euro. Comment je suis vieille Non, mais en plus, ça ne se voit pas. Je m'en fous complètement. Et donc, j'avais écrit à mon directeur d'école en disant que je voulais être porteuse du projet. J'étais en sixième et j'avais du coup un peu, à la Harry Potter, brûlé un cierge, j'ai fait le tampon, etc. Et donc, tout le collège avait fait les pieds jaunes et on était allés au concert qui était à côté de la gare de Strasbourg où il y avait David Douillet, Bernadette Chirac, mais aussi des artistes du style Larousseau, Laurie et tout. Et moi, j'étais tellement heureuse d'être à ce concert que je faisais que... Je ne sais pas, je faisais plein de gestes pour qu'ils me voient. Ils ont fini par me voir et donc ils m'ont parlé à la fin et j'étais tellement fière. En plus, à l'époque, je faisais encore du judo. Et donc, c'était vraiment la première fois où je me suis sentie une star, en fait. Vraiment. Et ouais, de discuter avec ces personnes-là, qui étaient tellement... impacté par la cause, je me suis dit que j'ai apporté ma pierre à l'édifice et j'étais très fière de moi à ce moment-là. Incroyable. Ouais.
Et donc en plus, c'était pour une bonne cause. Oui, c'est ça. Les pièces jaunes, trop cool. Et du coup, est-ce que possiblement, dans la continuité de cet événement, il y a peut-être un discours, une personne Ou peut-être un autre événement qui a été structurant
Il y en a eu plein. C'est encore avec des stars. Parce que moi, quand j'étais petite, je pense que mon rêve, c'était d'être une star. Mais là, je suis ma propre star et c'est le plus important. Ouais, là, je l'ai punchline. Et pareil, dans notre collège, on a eu la chance d'avoir Billy Crawford.
Ah oui Ouais. C'est quoi Billy Crawford
Waouh, je ne vais pas chanter. Après, les paroles, ça va être du yaourt, donc c'est chaud.
Parce qu'à le coup, c'est aussi ça, c'est aussi des moments de chant.
Et donc, il était venu dans notre collège et il avait sélectionné trois personnes pour danser en public. Et donc, j'avais fait un slow avec Billy Crawford. C'est incroyable.
Mais je pense qu'il y a plein de gens qui t'envient, qui se disent Quoi
Ouais, quoi Avec mes buffalo et tout, parce qu'il y avait tout l'outfit qu'il y avait avec. Ça, par contre, l'outfit de A à Z, ça a été… Très important, donc c'était trop cool. Ça, c'est un événement et un événement beaucoup plus fort pour moi. C'était les premières élections. Moi, j'ai eu la chance de voter en 2007, dès mes 18 ans. Et donc, Tarco Royal. Et je ne vais pas, même si vous avez bien une grande idée pour qui j'ai voté en 2007, mais je me suis sentie très, très, très, très impliquée. Je me suis dit, je ne veux pas qu'une certaine personne devenue présidente soit présidente. Et j'avais ce côté militant que j'ai toujours. Mais je me suis dit que je ne voulais pas faire du militantisme comme faire des manifestations, mais de le faire de manière engagée et à travers des causes qui m'importent et qui m'impactent, qui sont le sport et la transmission. Et c'est comme ça que politiquement, aujourd'hui, je suis engagée. Et pour moi, ça a été game changer.
Ok. Et il y a eu un lien aussi peut-être avec ton métier d'avocate ou pas
Pas spécialement. Pas spécialement. Alors moi, comme je disais, j'ai grandi avec le fait que je devais devenir ou avocate ou médecin, sinon ma mère me tue. Ça, c'est beaucoup de daronnes, je pense, de l'Afrique de l'Ouest ou toutes daronnes qui se respectent. Et avec moi, ça marchait. Avec mes petites sœurs, pas vraiment. Et en fait, le côté avocat, moi, c'était surtout pour aider au quotidien. Et ce qui m'avait bien aussi amusée quand j'étais plus jeune, c'était d'aider les personnes dans leur entreprise au quotidien. Et tout ça, moi, a commencé quand j'ai été en quatrième. Ce qu'on appelle chez nous des doner kebab. Ici, on appelle ça un grec. Où j'avais vu... Les doner kebab Les doner kebab, oui.
Et on appelle ça comme ça à Strasbourg Oui,
à Stras même. Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Il y a un débat là. Oui,
il y a un débat. Mais pourquoi on appelle ça un grec alors que ce n'est pas fait par des grecs
Mais pourquoi doner
Parce que c'est le terme en turc. Ok. Oui, doner. Oui, voilà. C'est un des seuls termes. Après, je connais les gros mots, bien sûr, comme toute langue qu'on apprend en quartier. Mais Donner, on appelle ça comme ça en Alsace et en Allemagne, du coup.
Ah oui, c'est bien, c'est bien. Au moins, on apprend des choses.
C'est une culture. Ah oui.
Bref.
Et donc, il y avait dans les barres d'immeubles, de temps en temps, quand même, juste au rez-de-chaussée, soit des épiceries, un tabac, une boulangerie, etc. Et moi, j'avais vu les personnes de mon donneur kebab qui lisaient des choses qu'ils n'arrivaient pas à comprendre. Et donc, moi, j'ai essayé de les aider du haut de mes 14 ans. Et en fait, c'était... Alors, je ne me souviens plus exactement du document, mais ça doit être soit un contrat, soit des statuts. Et en fait, ça m'a beaucoup fait penser à mon père, pour le coup, qui n'a pas fait de longues études. Ma mère aussi, d'ailleurs. Mais comment les aider au quotidien Et c'est ce que je fais aujourd'hui. Pas dans le conseil. Moi, j'arrive quand il y a des problèmes parce que ce côté pimenté où le conseil, c'est cool d'arriver avant, mais après, c'est encore plus cool parce que c'est le côté un peu justicier et tu as envie que les choses changent. Donc, c'est comme ça que le métier d'avocat, je l'ai recentré vers le droit des affaires.
OK. Et du coup, tu parlais aussi de tes engagements associatifs. Est-ce qu'on peut en parler un peu plus Oui,
bien sûr. Alors, comme j'ai dit, j'ai commencé en tant que joueuse au basket. je suis toujours joueuse aujourd'hui après très rapidement j'ai fait tout ce qui est table de marque arbitrage, coaching et en fait quand je suis arrivée à Paris j'ai eu un beau burn out quand j'avais 28 ans j'ai fait tout ce que je pouvais pour devenir avocate pour mes parents pour qu'ils soient fiers de moi donc j'ai fait des grosses entreprises je suis passée par Air France KLM, par Hermès j'ai commencé un cabinet américain et j'ai explosé en plein vol pendant 6 mois j'ai été arrêtée Et j'ai un bénévole, un ancien président, qui est venu me voir en me disant Tu ne peux pas rester un légume au quotidien, viens nous aider. Et donc, je suis devenue assez rapidement secrétaire générale de club et présidente de club. J'avais 28 ans. en 29, et c'était au ministère des Finances, à la section basket, donc tout de suite très prestigieux. Et j'étais encore en recherche identitaire de vouloir montrer aux gens que je pouvais être au plus haut avec des grands titres, mais au fond, je sais que j'étais détruite, clairement. Et les personnes qui m'ont mis à ce poste de dirigeante présidente, c'était en fait, comme tu disais avant, de cocher toutes les cases de la minorité, donc femmes, noires, jeunes, engagées et tout. Et moi, ça, je ne m'en étais pas rendu compte. Et je me suis rendu compte que j'ai été un peu utilisée comme une marionnette. Et donc, c'est là où je me suis dit que j'allais m'engager vraiment pour ce que je voulais faire. Et donc, aujourd'hui, je ne suis plus présidente, mais dirigeante. Mais après, c'est qu'un statut, en fait. C'est quand tu veux aider tes dirigeants aujourd'hui. Il y en a, ils ont besoin de ça pour exister. Moi, je m'en fiche fort. Et donc, maintenant, je suis secrétaire générale au Basket Paris 14. J'ai été élue au comité de basket parisien. Mais en fait, tu te rends compte que plus tu montes dans les échelons, moins tu es sur le terrain. Moi, j'ai besoin d'être sur le terrain dans tous les sens du terme. Et je suis aussi dans Ladies and Basketball, qui est une association culturelle, pour le coup, où on utilise le basket comme un levier socio-éducatif pour les filles et les femmes de quartiers prioritaires de la ville. Voilà, j'ai bien pitché le truc. Mais en gros, oui, c'est à mon tour et à notre tour, avec ces filles qui ont à peu près mon âge, de transmettre là où nous, quand on était plus jeunes, on n'avait pas de modèle. On n'avait pas d'avocates noirs qui venaient nous voir. On n'avait pas des personnes qui travaillaient dans des institutions qui venaient nous voir. On n'avait pas de rencontres avec des personnes inspirantes qui venaient nous voir et tout. Et aujourd'hui, on fait ça à notre échelle. On va dans des musées, on va voir des matchs de basket, on va à des concerts et tout. En fait, c'est un peu le centre aéré qu'on voulait quand on était plus jeunes. Et enfin, d'un point de vue engagement associatif, alors moins associatif, mais je donne des cours. J'ai commencé… Quand j'étais en recherche identitaire à l'université Panthéon-Assas, donc il y a 12 ans, une fac où, bien évidemment, il y a beaucoup moins de personnes issues de la diaspora. Mais j'y suis aussi allée pour montrer que les choses changent. Et j'en ai tellement ri. J'ai des anecdotes à balle sur mes réseaux. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante qui avait redoublé, qui était en AES pour certains, c'est Association des étudiants sénégalais. Alors qu'en fait, c'est Administration économique et sociale. Ah si, mais tellement. C'est caricatural,
c'est un sketch.
Mais c'est un vrai sketch. Et moi, j'en ai tellement ri parce que j'en ai tellement souffert quand j'étais plus jeune. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante et j'arrive de l'autre côté. Je ne l'ai pas raconté plein de fois cette anecdote, j'arrête. Mais oui, pour moi, c'est vraiment leur apprendre au quotidien que ne nous prend pas pour des débiles parce que nous, on a tellement emmagasiné quand on était plus jeune que tu n'es pas prêt. On va te rendre fou.
Tu n'es pas prêt.
Tu n'es pas prêt. D'hier. Oui, vraiment. Et c'est là où c'est très drôle parce que tu joues avec ces personnes et elles deviennent folles. C'est encore plus jouissif que de s'énerver un bon coup parce que tu sens que tu as le contrôle. Et l'adaptabilité, c'est vraiment une des meilleures valeurs qu'on a apprises nous dans nos quartiers. Et donc maintenant, je donne des cours en école pour des filières entrepreneuriales, mais justement aussi pour leur donner les billes. Les billes, pardon, je parle trop vite. Là où d'autres intervenants n'osent pas venir parce qu'ils se disent que c'est une peine perdue. ces entrepreneurs issus de quartier, ou parce qu'ils ne se sentent pas à la hauteur, les intervenants. Et donc, moi, je suis là pour ça.
OK, trop bien. Du coup, tu as vraiment une action 360.
Ben ouais, il y a 360, 36 ans, tu vois. Non,
mais c'est pas tout.
Maintenant, je prends de l'âge et que je commence à...
Tu retransmets, tu rends l'appareil.
Ouais, et puis j'ai l'impression vraiment de vivre une crise d'ado, un rêve éveillé d'être jeune et de pouvoir avoir de l'expérience. Et en fait, je pense que d'être heureux, ça rend jeune aussi, tout simplement.
Incroyable. Trop beau. Trop, trop cool. Franchement, c'est hyper inspirant ce que tu nous dis là. Et franchement, je pense qu'il y a plein de femmes et même de jeunes hommes, de femmes, de ceux qui souhaitent en vrai s'y reconnaître. Et il y a un truc qui, moi, je trouve hyper marquant, c'est qu'avec tout le discours que tu nous as transmis, les références musicales, etc., que tu nous as données, je pense que tout le monde peut se reconnaître dedans. Que ce soit que tu sois issu de l'immigration noire, blanche, ce que tu veux. Et surtout que tu habites en centre-ville, en QPV ou en ruralité. Je pense qu'en fait, et ça on oublie souvent de le dire, mais quand on parle d'inégalités et que parfois on les multiplie, et bien souvent, et ça c'est un parallèle qui je pense qui est hyper important de se le dire, c'est que quand tu viens de QPV et que tu viens de ruralité, souvent c'est les mêmes types, les mêmes typologies d'inégalités. Que ce soit la mobilité, la distance. la barrière sociale, la barrière de se dire on n'a pas les mêmes codes et parfois on est en recherche identitaire et franchement je trouve ça incroyable tout ce que tu nous as dit, tout ce dont tu souffrais et où tu es aujourd'hui et tout ce que tu as mis en place Pour y arriver, je trouve ça incroyable.
Merci beaucoup. Et ça prend du temps. C'est aussi de l'accompagnement. Et je voulais sensibiliser les jeunes et les moins jeunes, mais issus aussi de plein de cultures différentes. Moi, si je ne m'étais pas faite accompagner par un psychologue et un psychiatre, je ne serais pas en face de toi aujourd'hui. Et jusqu'à présent, même si ça va bien, je continue à voir un psychologue et un psychiatre. C'est un budget, certes, mais je pense qu'il est très important de parler de ses craintes, de ses problèmes. peurs, des vertiges qu'on peut avoir, de faire aussi le bilan. Alors, c'est plus qui chantait ça, fais le bilan, pas maintenant. Enfin bref. C'est beaucoup de choses.
Ah si, j'ai plus le titre.
Ouais, moi non plus. J'ai un truc, mais moi.
Fais le bilan. C'est pas les histoires d'avant. C'est pas une neige marron, non.
Ah, je sais plus.
J'ai plus.
Mais j'aime trop cette chanson. Et en fait, tout ça pour dire que certes, c'est un budget, mais il vaut mieux en parler à une personne qui est extérieure et pas forcément à sa famille, pas forcément à ses proches, parce que les personnes qui ont des frustrations vont les mettre en avant. C'est toujours mieux de parler des autres que de se recensrer sur soi. Donc, se faire accompagner par une personne qui est neutre, c'est bien.
Et bien, voilà, c'est hyper important. Donc, les psy, ce n'est pas pour les fous.
Ouais,
de ouf. Donc, prenez cette info et c'est hyper important. en tout cas d'avoir ce témoignage à ce niveau-là. Merci, merci déjà pour tout ce que tu nous as... Je vais dire merci 50 fois parce que moi, je trouve ça incroyable. Et franchement, pour moi, c'est vraiment le sens de la société de demain. C'est ces temps-là où on se pose, on se donne, on discute, on voit tout ce que tu fais sur les réseaux et dans des médias, etc. Et pour moi, en fait, c'est ça, c'est le don, c'est rendre l'appareil. Bien sûr,
c'est gratuit, ça fait plaisir.
C'est gratuit. Oui,
oui.
Et c'est ça, ce conseil pour moi, c'est très concret. Allez voir des psys. Même quand tu penses qu'il n'y a rien. Et je pense que je vais y songer moi aussi. C'est très important. Très bientôt. Mais effectivement, avoir peut-être cette safe place où tu peux lâcher les choses, c'est important, c'est bien. Et du coup, on va pouvoir passer à la prochaine étape. J'adore ça, c'est le moment où j'attends à chaque fois. C'est le moment où tu vas pouvoir nous présenter et nous expliquer l'objet.
Ouais.
Ou la chose, je ne sais pas ce que tu veux dire. Il y a un big sac, je ne sais pas ce qu'il y a dedans.
Oui, alors il y a un ordinateur sourd, mes lingots d'or que j'ai voulu. Non, je ne rigole pas du tout. Alors, en plus, c'est très, très, c'est très auto-centré. Non,
non, ok.
Une meuf comme ça. Je comprends.
La fame, ça.
Je ne sais pas si ça te parle, si tu me connais un petit peu.
Alors, je dirais Marianne.
Alors, c'est la Vénus de Milo.
Vénus de Milo.
Avec un ballon de basket. Et en fait, c'est un peu la vie que je vis aujourd'hui. Donc l'année dernière, il y avait les Jeux Olympiques. Et il y a eu six statues à l'Assemblée nationale qui représentaient la Vénus de Milo avec plusieurs couleurs et plusieurs sports, dont le javelot, dont le tir à l'arc, dont le basket, boxe et tennis. Et je ne sais plus le dernier, évidemment. Et en tout cas... le sculpteur m'a contactée par l'intermédiaire d'une coach de boxe qui est elle championne du monde de K1 une discipline de boxe d'une discipline de boxe pour combler la Vénus de Milo et d'être exposée à l'Assemblée Nationale tout ça pour dire que le ballon de basket, les bras les deux mains pour le coup et un bout de mon buste enfin c'est moi en fait C'est moi qui suis dessus. C'est moi qui ai été moulée. C'est bien de dire cette phrase. Ça peut être bizarre.
C'est dingue.
Ouais, et donc... Putain. Ouais, avec tous les trucs juridiques. Tu vois, t'avais Harvey Specter et Jessica Persson dans Suits, pardon. Dans Suits, ouais. Qui est la générale partenaire, femme noire, puissante, avec son beau tailleur. Et moi, dans mon bureau, là, je travaille un peu en freestyle de chez moi. Et j'ai des locaux. Mais le jour où je vais avoir un vrai bureau, etc., je pense que je me mettrai juste en face de moi en pleine narcissisme. Mais en fait, c'est une vraie fierté pour moi d'avoir été exposée à l'Assemblée nationale pendant six mois. Du coup, d'exercer la profession comme j'ai envie de l'exercer au quotidien, d'avoir ma statue, d'avoir mes TN aujourd'hui. Je ne vais pas citer de marque, mais je suis beaucoup plus en sneakers qu'en tailleur. Et d'avoir été... Fierté. Ouais, grosse fierté. et de m'avoir et de m'être en miniature. Alors, deux écueils à tout ça. Ce n'est pas moi le six-pack parce que je n'ai pas... J'ai un abdal, mais sport actuel, malgré le sport que je fais. Et puis, ma poitrine ne tombe pas encore. Donc, je tiens aussi à préciser. Mais oui, c'est vraiment mes bras, c'est mes épaules. C'est moi qui tiens le ballon de basket. Et puis, la Vénus de Milo, ça représente une personne forte. C'est la Marianne. Ça va aussi faire écho. à Aya Nakamura qui était à la cérémonie d'ouverture, qui a dansé avec toutes les personnes de la garde républicaine. Donc, ouais, ça peut aussi montrer la fille, la femme de demain, peu importe de quelle origine sociale et raciale où elle se trouve et qu'elle soit fière d'elle. En fait.
Et ça, ça a été dit, ça a été expliqué.
Oui, oui. Et là, actuellement, en taille réelle, je crois que je suis à Dubaï. Ouais, mais là, je suis en face de toi.
C'est dingue.
et je suis passée par Shanghai incroyable,
c'est dingue je ne savais pas que les personnes qui avaient fait ces sculptures qui étaient représentées à l'Assemblée Nationale c'était des vraies personnes et toi tu fais partie des gens c'est une dinguerie je ne vais pas dire que je ne suis rien parce que je suis quelque chose mais les filles qui étaient avec moi et
les filles qui étaient avec moi sont championnes de quelque chose moi je suis championne du retard, c'est tout mais les autres sont championnes du monde de quelque chose ou sélectionnées au JO Et donc, Laurent Perbos, le sculpteur, et notamment le monteur du projet, voulait aussi des femmes engagées. Et c'est en ça que moi, je suis trop, trop, trop fière d'avoir eu ma statue. Et lors de l'inauguration, il y a Yael Braun-Pivet, qui était la présidente, qui est encore présidente de l'Assemblée nationale, qui m'a dit bonjour, Yael, enchantée. J'ai été oui, madame, je sais très bien qui vous êtes. Moi, en revanche, elle m'a dit si, si, vous êtes Kadiatou. J'ai vu, j'ai été oh, oh, wow. Oh, wow. Donc, ouais, c'est fou.
C'est une folie.
Et pourtant, je n'ai que 36 ans, donc a priori, si Dieu veut, j'ai encore deux tiers de ma vie qui vont être devant moi et je vais pouvoir continuer à avoir cette fierté et de transmettre au quotidien.
C'est dingue. Il y avait eu combien de statues Six. C'est-à-dire qu'il y a six meufs et que tu fais partie de ces six meufs-là.
Oui, six meufs gotesques.
C'est une folie.
Oui, vraiment. Banger.
C'est une folie. Banger. Incroyable. Putain, cet objet, il est ouf.
Oui, et du coup, je trouve que je vais bien là.
Oui, et je l'ai touché.
Ouais. Ne touchez pas vous.
C'est une dinguerie.
Ouais.
C'est une folie. Incroyable. Et puis, tu vois, c'est hyper symbolique. Tu vois, cette femme hyper inspirante avec la balle de... C'est une dinguerie.
Ouais, c'est une belle femme, en fait. Et c'est une femme qui est... Incroyable. ...mercieuse et tout quoi. Wow. Ouais.
Dingue. N'hésitez pas à regarder en vidéo. En vidéo, vous allez voir. Ouais. Cette œuvre, c'est ouf. Franchement, merci d'avoir apporté. Et puis tout le récit qui va derrière, c'est incroyable. C'est hyper inspirant.
Oui, j'en suis très,
très fière. Écoute, j'en suis fier aussi. Je ne sais pas si j'ai le droit d'être filmé. C'est incroyable. Magnifique. Merci. Franchement, merci beaucoup. Avec plaisir. C'est dingue. Waouh. Waouh. OK. Du coup, on va pouvoir enchaîner. Et puis bientôt terminer. Il nous reste un peu plus de quatre minutes pour que tu, après ce moment hyper... ouf qu'on vienne vivre, que tu puisses nous balancer ton message inspirant face cam, donc tu as ta caméra en face de toi, tu parles directement aux gens qui nous regardent et qui nous écoutent donc c'est quand tu veux, Kajatu pour ton message inspirant.
Yes, alors du coup ça va être je m'assois correctement, d'habitude je plaide debout, c'est assez rare que je fasse ce petit plaidoyer, mais je, comme je disais je suis très, je suis un enfant de la musique et il y a beaucoup de femmes qui m'ont inspirée au quotidien et donc Je voulais commencer par ces paroles avec lesquelles j'ai grandi. Toutes les femmes de ta vie, en moi réunies, ton absurde, ton égérie, parfois ta meilleure ennemie. Et après, on peut chanter peut-être.
Toutes les femmes de ta vie,
glabourées, sexies, l'héroïne de tes envies. Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie. Et en plus, j'ai vu que Julien Doré a fait une reprise magnifique. Donc voilà, je commencerai par là et après les quelques mots que j'ai rédigés. Le refrain de Toutes les femmes de ta vie des L5 met en avant la diversité et la richesse des facettes féminines. Il exprime l'idée qu'une femme peut être à la fois plusieurs personnes en une. Une confidente, une amoureuse, une battante, une rêveuse, une protectrice, une star, une audacieuse et plein d'autres termes. dans lequel la femme se révèle, et la fille aussi d'ailleurs, au quotidien. Il casse l'image d'une femme figée dans un seul rôle et célèbre sa complexité. Ces paroles peuvent être interprétées comme une affirmation de la polyvalence et de la force des femmes dans une relation avec elle-même ou avec quelqu'un d'autre ou avec plusieurs d'autres personnes. Cela signifie que l'amour ne se limite pas qu'à un seul aspect. Il englobe la passion, le soutien, la complicité et parfois même et surtout la confrontation. C'est aussi une manière De dire qu'une femme ne doit pas être enfermée dans une seule case, mais qu'elle évolue selon ses envies, ses besoins, ses expériences, ses doutes, ses peurs, et surtout pour moi quelque chose de très important, sa satisfaction au quotidien. En somme, ce refrain qui est mon poème, mon mantra, rappelle que chaque femme porte en elle une infinité de possibilités et qu'elle est bien qu'une seule simple étiquette. ou un rôle défini par la société.
Waouh, incroyable, j'ai envie de t'applaudir. Incroyable, waouh.
Waouh, j'ai fini.
Je pense qu'il n'y a rien à ajouter après ça. Magnifique, il est L5, ce joli récit que tu as écrit, c'est ta plaidoirie.
Oui, c'est ma plaidoirie du jour, je plaide beaucoup.
Incroyable, c'est un joli message pour les femmes. Oui. Et je pense qu'il y a besoin d'avoir des messages porteurs comme ça.
Pas que pour les femmes, pour les hommes aussi. Parce que, comme je dis, et c'est d'une vérité vraie, sans les femmes, vous ne serez pas là, les hommes, vu que, sauf preuve du contraire, à part Junior, dont Arnold Schwarzenegger, qui a eu un bébé. Tous les bébés viennent des femmes. Donc, c'est aussi important pour les hommes. Et je pense qu'ils en ont de plus en plus conscience. Il y a encore un peu de travail, mais ça change. Heureusement.
Et c'est vrai. Incroyable. Merci. Merci, waouh, c'est fort Il y a trop de waouh Je pourrais dire waouh encore tellement de fois parce que c'est fort le message que tu viens de délivrer cet objet et puis tout le récit qui a été dit pendant tout ce podcast Merci Kajatu Avec plaisir,
merci à toi Merci pour ce que tu fais parce qu'on a besoin de podcasts comme les tiens Il faut irriguer comme tu me disais avant le début de ce podcast Il faut transmettre les belles choses qu'on a au quotidien, donc bravo à toi Clairement
Incroyable. Et il faut faire ce qui nous anime aussi. C'est un peu mon slogan, le sens de la vie, c'est de faire ce qui nous anime, pensez-le, et irriguons-nous de bonnes vibes. De ouf. Et on est à 3, 2, 1, 0 de la fin du podcast sur le Gong. Incroyable. C'est la deuxième fois qu'on termine sur le Gong, c'est magnifique. Du coup, il ne me reste plus qu'à conclure, à clôturer, et puis je vais encore te remercier parce que c'est important. Et incroyable tout ce que tu nous as transmis pendant cette heure, pendant ces 45 minutes. Et puis voilà, les amis vous connaissez, vous savez ce qu'il faut faire. Alors moi on m'a dit, je ne sais pas comment clôturer la dernière fois, on m'a attrapé ma veste, on m'a dit frérot tu dis à tout le monde de s'abonner, de partager, de mettre des commentaires, de mettre des étoiles sur les... Ouais,
sur les chaînes de diffusion, un truc comme ça.
Tu mets des étoiles apparemment, donc si tu vois des étoiles, tu mets 5, 6, 10 étoiles, je ne sais pas il y a combien d'étoiles, mais voilà, l'objectif c'est... c'est de partager des good vibes et comme Youssoupha le dit si bien et que je l'ai remasterisé un peu à ma sauce c'est envoie ce podcast à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage on peut continuer comme ça dix fois et ainsi de suite l'objectif c'est une chaîne on continue cette chaîne ensemble et puis on se dit à la prochaine pour un nouvel épisode de Haloukou et on remercie Kajato pour sa présence aujourd'hui Merci beaucoup
23sec
5min
18min
32min
37min
Description
Avocate, basketteuse enfance à Strasbourg et ses références culturelles ... Kadiatou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Y'a rien à ajouter après ça, magnifique. Peut-être que tu vas danser,
qui sait Qui sait Faut faire des choses et faut pas avoir peur de les faire. Et euh... Dites que je souhaite être mon propre modèle.
Parce que à le coup c'est aussi ça, c'est des moments de change.
Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré Mais non, attends, attends. Est-ce qu'il y a une chose qui s'embrouille de ton enfance Peut-être qu'à temps tu dirais que t'es un peu... On parle souvent de ce qui nous sépare sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lit Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes car nous avons tous des rêves communs. Une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Nouvel épisode d'Haloukou, les amis. Je suis trop content, déjà, d'avoir vu les retours du premier épisode posté. D'avoir eu tous les messages de tout le monde, c'était incroyable. Vraiment, merci. Je le redis de vive voix, là, face à vous, face aux nouvelles personnes qui écoutent Haloukou aujourd'hui. Et aujourd'hui, l'histoire qu'on veut, les références culturelles qu'on veut, ce sont les références culturelles de... Kajatu. Oui, c'est moi. Ça va Kajatu Très bien et toi Ça va, merci. Merci d'être dans le coup aujourd'hui.
Avec grand plaisir, ça va être trop bien.
C'est incroyable. Merci d'être présente et de partager cette heure inspirante.
On va essayer. Ça va être très cool.
Avec les gens qui nous écoutent. Juste pour refaire vite fait le point, ça c'est la minute où je parle de ouf. Après promis, je me tais et je laisse. et je laisse Kajatu parler mais pour expliquer un peu l'objectif c'est les rêves culturels de Kajatu on les retrace à travers tout plein de choses, toutes les choses qui lui ont permis de se déterminer aujourd'hui et la porte d'entrée comme on a dit c'est la culture, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment ton objet inspirant il est là ouais et tu auras ta minute, minute trente de carte blanche où tu vas pouvoir balancer face cam aux gens ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites peut-être tu vas danser, qui sait
Qui sait, on va voir.
Peut-être que tu vas jungler. Ouais,
on sait pas.
Peut-être qu'elle va chanter. Rester jusqu'à la fin. Rester jusqu'à la fin. En tout cas, tu vas nous balancer ton message inspirant et on a hâte. Et du coup, pour commencer ce podcast, je te propose de te présenter, de présenter qui tu es aujourd'hui, rapidement, en quelques mots, comme ça on situe qui tu es aujourd'hui et après on retracera.
Yes. Allez, donc du coup, c'est à moi. Je m'appelle Kadiatou, j'ai 36 ans. Je suis née et grandie à Strasbourg, donc vraiment à côté de l'Allemagne, dans un environnement féminin. J'ai quatre sœurs, ma mère qui nous a élevées toutes seules, mais dans un quartier essentiellement masculin. J'étais, j'en parle tout de suite, seule noire, maternelle, école primaire jusqu'à la troisième, puis après on était deux. Puis après au lycée, on était deux et à la fac, on était cinq. Et encore deux petits mots. Je suis avocate aujourd'hui, j'ai mon propre cabinet et je représente les entrepreneurs dans leurs problèmes au quotidien. Ça, c'est la première chose. La première chose qui sous-tend, c'est que ma mère m'a dit tu seras ou avocate ou médecin parce que je ne suis pas venue en France pour souffrir. Donc, j'ai fait un bac scientifique et je suis allée directement en droit parce que très chaud pour moi d'être médecin. Et puis, je fais du basket depuis l'âge de 11 ans. Et donc, aujourd'hui, je suis toujours joueuse. Je suis secrétaire générale du basket Paris 14 et je suis engagée de manière générale dans le basket.
Ok, donc avocate, strasbourgeoise, basketteuse.
Oui, plein d'autres choses.
Plein d'autres choses.
Oui, fatigante. Pas fatiguée, mais fatigante, mais engagée. Engagée pour que ça change en tout cas.
Trop bien, trop bien. Je sens que déjà, il y a possiblement un lien un peu avec toutes ces choses ou peut-être qu'il y a des engagements ou autres autour de tout ça. On aura l'occasion, j'imagine, d'en parler durant ce podcast, mais au moins, on situe déjà qui tu es, etc. Donc déjà, moi, ça me fait plaisir d'entendre tout ça, que tu fais plein de choses. On aime les gens qui font des choses.
Oui, il faut, c'est important. Il faut faire des choses. Il faut faire des choses et il ne faut pas avoir peur de les faire. Pas peur du jugement, pas peur d'avoir des regrets, se lancer. Parce que de toute façon, nos parents nous ont appris à être un peu dans la galère. Donc on sait qu'on a plein de ressources et c'est une vraie force.
Vraiment, vraiment. Et d'ailleurs, pour rejoindre ce que tu dis, avant de passer à la toute première partie, moi, j'aime bien expliquer que justement... Les gens qui ont dû s'adapter toute leur vie, et bien justement, ce qu'il faut se dire, c'est qu'il ne faut pas se dire on a dû s'adapter, c'est chiant tout ça. Ok, c'est chiant, certes, mais ça fait qu'on a une palette immense.
Tellement.
Et cette palette, il faut s'en servir et que ça devienne une force plutôt qu'un élément de... Bref, on aura l'occasion d'en reparler dans les épisodes de L'Écoute et aujourd'hui avec toi, Kajetou. Mais du coup, ce que je te propose, c'est qu'on passe à la première partie, l'interview à l'époque. J'ai appelé comme ça Tard l'époque. Tard l'époque. Je vais le renommer Tard l'époque. Vous savez quoi Je le renomme Tard l'époque. J'ai dit à l'époque, c'est un peu chiant.
Ou à l'époque.
À l'époque. Ok, mille tares à l'époque, je te jure je vais le redonner comme ça.
Je te donne le copyright, je ne vais pas se faire l'avocate là, vas-y.
Tu es trop généreuse. Et du coup l'objectif, l'idée de cette interview, de ce temps, c'est que tu représentes un peu plus dans les détails peut-être, avec peut-être des exemples concrets, la Kajatu de l'époque. du coup de Strasbourg etc. Et la particularité, ce que j'aime bien, et ça c'est le petit jeu un peu stylistique, c'est que tu dois le faire à la troisième personne. Oui. Donc qui est Kajatu de Strasbourg de ta jeunesse de manière globale Il n'y a pas une tranche d'âge mais de manière globale. Oui. Donc voilà.
Eh bien la Kajetu de l'époque elle grandit tout début des années 90, responsabilisée très jeune parce que mes parents divorcent quand elle a 2 ans. Elle se rend compte aussi qu'elle a une grande sœur qui est autiste et qui ne parle pas. Et sa mère et son modèle, elle se dit qu'elle doit grandir en étant le bras droit de sa mère dès toute petite. Et ça passe aussi par s'occuper de sa grande sœur qui ne parle pas et qui a un autisme, donc qui est dans sa bulle. Et elle grandit aussi avec... Une petite sœur qui a 4 ans de moins qu'elle, une autre qui a 6 ans de moins qu'elle, et une dernière qui a 12 ans de moins qu'elle. Et donc, elle devient vraiment le co-CEO de sa mère. Donc, elle est responsabilisée très jeune. Ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est qu'elle a quand même grandi dans un environnement musical fort. Et un environnement télé fort. Sa mère, elle est fan de Bob Marley. Mais du coup, Kadia Tou déteste. Bob Marley. Parce qu'elle entend tout le temps dans la voiture, elle a trop la flemme. Mais elle adore Michael Jackson. Donc dès la maternelle, genre, elle voulait perfecto. Elle voulait un peu des chaussures comme lui, faire un moonwalk, mais moonwalk compliqué. Elle grandit beaucoup dans l'univers des dessins animés. Et elle a tout de suite des icônes comme Sailor Moon, par exemple. Mais aussi tout ce qui est magie, donc Sabrina l'apprentie sorcière. Ma sorcière bien-aimée, Charme, la Trilogie du samedi. Ah oui. Très rapidement aussi les Spice Girls, les Girls Band. Et ouais, gros environnement musical et puis environnement sportif dans lequel elle s'épanouit beaucoup pour pallier toutes les peurs qu'elle a au quotidien parce qu'elle voit que c'est la seule noire et dès toute petite, on lui dit qu'elle est différente parce qu'elle n'a pas la couleur de peau qu'il faut. Et donc, elle se dit que ça doit être une bosse. pour sa mère, pour ses sœurs, pour les personnes qui l'entourent. Et donc, elle devient déléguée de classe très jeune pour défendre les opprimés, un peu comme Sabrina Spellman et son meilleur ami Salem Saberhagen. Voilà. Et c'est comme ça qu'elle grandit dans cette jeunesse, mais jeunesse très responsabilisée.
OK. Et dans quel type de quartier à Strasbourg
Quartier sensible, HLM, du Haut-de-Sont-Bloc, 4e étage. Elle a l'impression de dominer tout le monde parce qu'elle est en haut. Et en fait, c'est la seule fille de son bloc. Du coup, les garçons qui sont autour d'elle ne font que l'embêter. Et elle, qui parlait déjà beaucoup à l'époque, qu'on appelait Miss Tinguette Mitraillette, tellement qu'elle parlait d'ailleurs. Où son entourage se rend compte qu'elle a quand même des facilités en classe. C'est un peu la petite chouchou.
Ok. Et au niveau de l'adolescence et peut-être le départ de Strasbourg
Oui. L'adolescence, ça a été quelque chose de très fort pour elle parce qu'elle rentre dans un collège privé, collège où elle perd ses repères. Elle a quelques personnes de son quartier, mais de moins en moins. Sa mère la met dans un collège privé parce qu'elle a des bonnes notes et qu'elle ne veut pas qu'elle décroche. Pareil, seule noire. Et là, il y a le corps qui change. Elle se rend compte qu'elle ne se sent pas bien dans sa peau. Elle se sent moche déjà parce qu'elle est noire. Elle rejette un peu ses origines, tant raciales que géographiques. Elle veut tout faire pour être européanisée. En plus, elle grandit. L'adolescence coïncide avec l'époque un peu de Beyoncé, de Destiny's Child, etc. Et elle veut être plutôt afro-américaine, enfin européenne, voire afro-américaine. Surtout qu'elle a grandi avec le Club Barbie jusqu'à 14 ans. Ok, ah oui. C'est tard. Ouais, ouais, c'est tard. Elle a grandi depuis quand même, je le rassure. Là, je prends la première personne exceptionnellement. Et oui, pas bien dans sa peau. C'est la fille qui va rester avec les filles belles juste pour se faire un nom, mais en étant un peu la grande gueule pour cacher toutes ses peurs. Et ça a été pareil au lycée, où beaucoup de mensonges sur le fait qu'elle ne vient pas d'un quartier, mais d'un quartier plutôt résidentiel. Que sa mère est chef d'entreprise, alors oui, elle est chef d'entreprise, mais ses clients ne sont pas des clients d'un cabinet d'avocats, ce sont les personnes chez qui elle fait le ménage. Sa sœur autiste disparaît un peu de la photo, alors qu'en fait, c'est très important pour elle. Son père est rentier, mais elle ne sait pas ce que ça veut dire. Elle a juste utilisé le terme qu'une autre personne bourgeoise de l'école, du lycée, avait évoqué. Et puis, à la fac, ça a été pareil. Il y a moins de mensonges parce que... plus démocratique. Alors, il faut savoir qu'elle a quand même son bac à 10.00. Et donc, elle a eu très peur, elle a eu très chaud.
Je crois que moi aussi, j'ai eu un peu pareil.
On dit il, du coup.
Il a eu pareil, c'est vrai.
Et donc, elle a eu très, très, très chaud. Surtout que c'est la première d'une série où il faut montrer l'exemple. Et en droit, ça a été très compliqué aussi, dans le sens où elle voulait être la meilleure partout. Et elle avait trop peur de l'échec. Et du coup... grosse perte de poids, travaille de 10h à 23h à la bibliothèque, travaille à côté des cours, etc. Et puis, c'est quand elle est arrivée à Paris, donc à 24 ans quand même, que ça a commencé à changer, où elle ne sentait plus dans son environnement, malgré d'autres échecs, raté le barreau la première fois, etc.
Ok. On sent qu'il y a déjà un parcours hyper... plein de typologies, avec une recherche identitaire. Et ce qui est bien, c'est que tu nous as en plus, t'as agrémenté un peu ton discours avec plein de rêves culturels, musicals, surtout, beaucoup. Et c'est vrai qu'en plus, il y a beaucoup de gens, t'as parlé des Destiny's Child, de Beyoncé, etc. Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui, ou même de l'époque, on peut repasser d'ailleurs à la première personne, beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui de l'époque qui justement, ont eu Beyoncé, toutes ces... Toi, dans quelle mesure ce côté américain ou autre a...
C'est un rêve. En fait, en France, je ne me sentais pas du tout à ma place et je me suis dit, les Etats-Unis, c'est l'endroit où je vais me sentir bien. J'ai eu la chance au lycée de pouvoir partir à Chicago dans un échange et c'était trop cool parce que j'ai vu des noirs qui m'appelaient 6, par exemple, donc je me sentais bien. Je me sentais dans mon élément. Je voyais... plein de Noirs différentes, là où à Strasbourg, déjà, s'il y avait d'autres Noirs en face de moi, on se mettait trop bêtes, comme si on était des chiens de faïence, alors qu'en fait on devait être ensemble. Et du coup, j'ai serré le point quand j'ai dit ensemble. Et puis, au bac, moi, c'était en 2008, j'ai redoublé ma seconde. Et en fait, c'est l'année où Barack Obama a été élu. Et donc, c'était une des premières vraies rêves que j'avais. dans laquelle je me sentais bien. En plus, c'était un jeune, noir, beau. Et je sais que j'avais même du mal à trouver les noirs beaux, en fait. Tellement que dans mon époque, dans mon adolescence, j'avais le rejet de mon identité.
Parce que tu ne trouvais pas d'exemple de réussite en France
Non, très peu. Franchement, même quand j'y réfléchis, très, très peu. À mon époque, il y avait peut-être Ramayadé, mais en fait, elle... C'était une des seules et limite, on avait l'impression que c'était la caution noire. C'était la cote noire.
Il y avait Harry Rosenbach.
Oui, il y avait Harry Rosenbach. Et donc, avec la même histoire issue d'une famille de postiers, en fait, il fallait avoir gravi plein d'échelons. Alors, tu pouvais juste être un boss, en fait. Et non, tu avais toujours le côté unicef, comme j'appelle ça, pour y arriver. Et donc, il n'y arrivait pas parce que c'est juste un très bon journaliste, mais juste parce qu'il a gravi plein d'échelons. Il y a eu plein d'obstacles. Oui, c'est sûr, mais ce n'est pas parce qu'il y a eu plein d'obstacles qu'il est là. C'est grâce à ça. Mais maintenant, on peut juste laisser les obstacles de côté et juste l'aider. Et aux États-Unis, j'avais l'impression que c'était juste le fait que la personne, elle chante bien, la personne, elle est dans la politique, etc. On part de zéro et pas du moins quelque chose qu'il y avait au départ. Et donc, moi, j'ai eu ces références-là américaines. Et puis après, les actrices du style Kerry Washington, Viola Davis, etc. Des grosses rêves.
C'est vrai que, je rejoins ce que tu dis, avec cet exemple d'American Dream, l'idée c'est ça, c'est que tu pars de zéro et que du jour au lendemain, qui que tu sois, tu as un business, bam, tu perces. Alors que peut-être qu'ici en France, et moi je tiens à dire que c'est pas... C'est pas un discours victimaire qu'on tient. C'est un constat. Et comment on fait pour pallier, pour changer les choses. Mais peut-être que du coup, en France, quand tu multiplies les inégalités, c'est pas demain, tu as un business qui perce. Non, c'est que tu pars de dix étages en dessous et il suffit que tu sois une femme, en plus noire. Et en plus, il suffirait que tu sois porteuse de handicap. Alors là,
c'est le drame.
Et c'est ouf de voir que tu as eu un parcours scolaire. qui est le tien, tu as grandi dans ta ville qui est la tienne, et tu ne te sentais pas toujours légitime, et tu cherchais l'approbation peut-être à Ausha droite Complètement,
jusqu'à mes 30 ans, j'ai grandi via le prisme de ma mère parce que j'avais tellement peur de la décevoir qu'il fallait que je réussisse pour elle, et pourtant j'ai eu un parcours scolaire très correct. Toute l'école primaire, j'étais première de la classe. Jusqu'en quatrième, après, j'ai commencé un peu à péricliter, mais ça allait. J'ai un bac scientifique. J'étais déléguée de classe. J'ai commencé le basket à l'âge de 11 ans. J'ai fait du sport avant. Donc, oui, j'ai été une fille complète. Et puis, oui, je pense qu'avec du recul, j'ai été jolie. Sauf que je ne m'en suis jamais rendue compte parce que j'avais peur du regard des autres. Et je me mettais dans un prisme qui n'était pas le bon.
Et tu faisais aussi. peut-être pas partie des standards.
Et pourtant, avec du recul, j'avais déjà fait énormément de choses. Sauf qu'on ne le met pas en avant parce qu'il y a un système dans lequel on ne te permet pas de te mettre en avant quand tu es noir. Je trouve, quand tu étais... Maintenant, je pense que ça a changé. Mais moi, à mon époque, c'était ça. Mais c'est aussi nous, nous-mêmes, qui se mettons dans ce prisme-là. Si tu arrives en disant que tu es un boss, c'est assez rare qu'on te dise non, en fait, tu n'es pas un boss.
Ouais c'est ce système un peu d'autocensure où on se voit pas légitime, on te met en recul, on te dit c'est pas pour moi. Complètement. Et c'est ouf que tu le dises parce que tu me dis que t'as 36 ans et que c'est la réalité de ton époque. Et peut-être qu'aujourd'hui il y a des gens plus jeunes qui écouteront et qui se diront mais qu'est-ce qu'elle nous raconte Et s'il y en a qui se disent aujourd'hui qu'est-ce qu'elle nous raconte parce que vous ne vivez pas la même chose, tant mieux.
Ouais tant mieux, vraiment je le souhaite à personne.
Tant mieux et c'est... C'est trop bien d'avoir ce discours et de voir aujourd'hui qui tu es. Avocate, basketeuse, qui s'assume, qui dit les choses, qui, j'imagine, a trouvé aussi des exemples, des modèles de réussite qui lui ont permis de se déterminer.
Complètement. Et puis aussi, je me dis que je souhaite être mon propre modèle. Non pas que j'ai envie d'être le modèle pour les autres, mais avant tout pour moi, pour transmettre aux autres. Et aujourd'hui, toutes les actions que je fais à côté de mon métier, c'est aussi pour dire... aux jeunes, aux moins jeunes, à nos parents, que c'est possible à partir du moment où on est en phase avec qui on est et qu'on a, avant d'avoir confiance en soi, d'avoir conscience de qui nous sommes. Et ça change tout.
Ça change tout. Ok, trop bien. Trop bien. Et d'ailleurs, ça fera du coup écho à la deuxième partie du podcast qui est le C'était mieux avant. On l'a entendu dans l'intro. Est-ce que possiblement, effectivement dans cet avant, est-ce qu'il y a des personnalités, une œuvre ou un truc justement qui... très concret qui t'a permis de déterminer, de dire, ok, je vais aller dans cette direction-là, je veux ressembler à cette personne ou je ne veux pas ressembler à ça. Une œuvre, une personne.
Alors, moi, c'est plus un événement où j'ai senti que je pouvais impacter, c'était en sixième dans l'opération pièce jaune. C'était d'ailleurs la première année de la circularisation de l'euro. Comment je suis vieille Non, mais en plus, ça ne se voit pas. Je m'en fous complètement. Et donc, j'avais écrit à mon directeur d'école en disant que je voulais être porteuse du projet. J'étais en sixième et j'avais du coup un peu, à la Harry Potter, brûlé un cierge, j'ai fait le tampon, etc. Et donc, tout le collège avait fait les pieds jaunes et on était allés au concert qui était à côté de la gare de Strasbourg où il y avait David Douillet, Bernadette Chirac, mais aussi des artistes du style Larousseau, Laurie et tout. Et moi, j'étais tellement heureuse d'être à ce concert que je faisais que... Je ne sais pas, je faisais plein de gestes pour qu'ils me voient. Ils ont fini par me voir et donc ils m'ont parlé à la fin et j'étais tellement fière. En plus, à l'époque, je faisais encore du judo. Et donc, c'était vraiment la première fois où je me suis sentie une star, en fait. Vraiment. Et ouais, de discuter avec ces personnes-là, qui étaient tellement... impacté par la cause, je me suis dit que j'ai apporté ma pierre à l'édifice et j'étais très fière de moi à ce moment-là. Incroyable. Ouais.
Et donc en plus, c'était pour une bonne cause. Oui, c'est ça. Les pièces jaunes, trop cool. Et du coup, est-ce que possiblement, dans la continuité de cet événement, il y a peut-être un discours, une personne Ou peut-être un autre événement qui a été structurant
Il y en a eu plein. C'est encore avec des stars. Parce que moi, quand j'étais petite, je pense que mon rêve, c'était d'être une star. Mais là, je suis ma propre star et c'est le plus important. Ouais, là, je l'ai punchline. Et pareil, dans notre collège, on a eu la chance d'avoir Billy Crawford.
Ah oui Ouais. C'est quoi Billy Crawford
Waouh, je ne vais pas chanter. Après, les paroles, ça va être du yaourt, donc c'est chaud.
Parce qu'à le coup, c'est aussi ça, c'est aussi des moments de chant.
Et donc, il était venu dans notre collège et il avait sélectionné trois personnes pour danser en public. Et donc, j'avais fait un slow avec Billy Crawford. C'est incroyable.
Mais je pense qu'il y a plein de gens qui t'envient, qui se disent Quoi
Ouais, quoi Avec mes buffalo et tout, parce qu'il y avait tout l'outfit qu'il y avait avec. Ça, par contre, l'outfit de A à Z, ça a été… Très important, donc c'était trop cool. Ça, c'est un événement et un événement beaucoup plus fort pour moi. C'était les premières élections. Moi, j'ai eu la chance de voter en 2007, dès mes 18 ans. Et donc, Tarco Royal. Et je ne vais pas, même si vous avez bien une grande idée pour qui j'ai voté en 2007, mais je me suis sentie très, très, très, très impliquée. Je me suis dit, je ne veux pas qu'une certaine personne devenue présidente soit présidente. Et j'avais ce côté militant que j'ai toujours. Mais je me suis dit que je ne voulais pas faire du militantisme comme faire des manifestations, mais de le faire de manière engagée et à travers des causes qui m'importent et qui m'impactent, qui sont le sport et la transmission. Et c'est comme ça que politiquement, aujourd'hui, je suis engagée. Et pour moi, ça a été game changer.
Ok. Et il y a eu un lien aussi peut-être avec ton métier d'avocate ou pas
Pas spécialement. Pas spécialement. Alors moi, comme je disais, j'ai grandi avec le fait que je devais devenir ou avocate ou médecin, sinon ma mère me tue. Ça, c'est beaucoup de daronnes, je pense, de l'Afrique de l'Ouest ou toutes daronnes qui se respectent. Et avec moi, ça marchait. Avec mes petites sœurs, pas vraiment. Et en fait, le côté avocat, moi, c'était surtout pour aider au quotidien. Et ce qui m'avait bien aussi amusée quand j'étais plus jeune, c'était d'aider les personnes dans leur entreprise au quotidien. Et tout ça, moi, a commencé quand j'ai été en quatrième. Ce qu'on appelle chez nous des doner kebab. Ici, on appelle ça un grec. Où j'avais vu... Les doner kebab Les doner kebab, oui.
Et on appelle ça comme ça à Strasbourg Oui,
à Stras même. Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Il y a un débat là. Oui,
il y a un débat. Mais pourquoi on appelle ça un grec alors que ce n'est pas fait par des grecs
Mais pourquoi doner
Parce que c'est le terme en turc. Ok. Oui, doner. Oui, voilà. C'est un des seuls termes. Après, je connais les gros mots, bien sûr, comme toute langue qu'on apprend en quartier. Mais Donner, on appelle ça comme ça en Alsace et en Allemagne, du coup.
Ah oui, c'est bien, c'est bien. Au moins, on apprend des choses.
C'est une culture. Ah oui.
Bref.
Et donc, il y avait dans les barres d'immeubles, de temps en temps, quand même, juste au rez-de-chaussée, soit des épiceries, un tabac, une boulangerie, etc. Et moi, j'avais vu les personnes de mon donneur kebab qui lisaient des choses qu'ils n'arrivaient pas à comprendre. Et donc, moi, j'ai essayé de les aider du haut de mes 14 ans. Et en fait, c'était... Alors, je ne me souviens plus exactement du document, mais ça doit être soit un contrat, soit des statuts. Et en fait, ça m'a beaucoup fait penser à mon père, pour le coup, qui n'a pas fait de longues études. Ma mère aussi, d'ailleurs. Mais comment les aider au quotidien Et c'est ce que je fais aujourd'hui. Pas dans le conseil. Moi, j'arrive quand il y a des problèmes parce que ce côté pimenté où le conseil, c'est cool d'arriver avant, mais après, c'est encore plus cool parce que c'est le côté un peu justicier et tu as envie que les choses changent. Donc, c'est comme ça que le métier d'avocat, je l'ai recentré vers le droit des affaires.
OK. Et du coup, tu parlais aussi de tes engagements associatifs. Est-ce qu'on peut en parler un peu plus Oui,
bien sûr. Alors, comme j'ai dit, j'ai commencé en tant que joueuse au basket. je suis toujours joueuse aujourd'hui après très rapidement j'ai fait tout ce qui est table de marque arbitrage, coaching et en fait quand je suis arrivée à Paris j'ai eu un beau burn out quand j'avais 28 ans j'ai fait tout ce que je pouvais pour devenir avocate pour mes parents pour qu'ils soient fiers de moi donc j'ai fait des grosses entreprises je suis passée par Air France KLM, par Hermès j'ai commencé un cabinet américain et j'ai explosé en plein vol pendant 6 mois j'ai été arrêtée Et j'ai un bénévole, un ancien président, qui est venu me voir en me disant Tu ne peux pas rester un légume au quotidien, viens nous aider. Et donc, je suis devenue assez rapidement secrétaire générale de club et présidente de club. J'avais 28 ans. en 29, et c'était au ministère des Finances, à la section basket, donc tout de suite très prestigieux. Et j'étais encore en recherche identitaire de vouloir montrer aux gens que je pouvais être au plus haut avec des grands titres, mais au fond, je sais que j'étais détruite, clairement. Et les personnes qui m'ont mis à ce poste de dirigeante présidente, c'était en fait, comme tu disais avant, de cocher toutes les cases de la minorité, donc femmes, noires, jeunes, engagées et tout. Et moi, ça, je ne m'en étais pas rendu compte. Et je me suis rendu compte que j'ai été un peu utilisée comme une marionnette. Et donc, c'est là où je me suis dit que j'allais m'engager vraiment pour ce que je voulais faire. Et donc, aujourd'hui, je ne suis plus présidente, mais dirigeante. Mais après, c'est qu'un statut, en fait. C'est quand tu veux aider tes dirigeants aujourd'hui. Il y en a, ils ont besoin de ça pour exister. Moi, je m'en fiche fort. Et donc, maintenant, je suis secrétaire générale au Basket Paris 14. J'ai été élue au comité de basket parisien. Mais en fait, tu te rends compte que plus tu montes dans les échelons, moins tu es sur le terrain. Moi, j'ai besoin d'être sur le terrain dans tous les sens du terme. Et je suis aussi dans Ladies and Basketball, qui est une association culturelle, pour le coup, où on utilise le basket comme un levier socio-éducatif pour les filles et les femmes de quartiers prioritaires de la ville. Voilà, j'ai bien pitché le truc. Mais en gros, oui, c'est à mon tour et à notre tour, avec ces filles qui ont à peu près mon âge, de transmettre là où nous, quand on était plus jeunes, on n'avait pas de modèle. On n'avait pas d'avocates noirs qui venaient nous voir. On n'avait pas des personnes qui travaillaient dans des institutions qui venaient nous voir. On n'avait pas de rencontres avec des personnes inspirantes qui venaient nous voir et tout. Et aujourd'hui, on fait ça à notre échelle. On va dans des musées, on va voir des matchs de basket, on va à des concerts et tout. En fait, c'est un peu le centre aéré qu'on voulait quand on était plus jeunes. Et enfin, d'un point de vue engagement associatif, alors moins associatif, mais je donne des cours. J'ai commencé… Quand j'étais en recherche identitaire à l'université Panthéon-Assas, donc il y a 12 ans, une fac où, bien évidemment, il y a beaucoup moins de personnes issues de la diaspora. Mais j'y suis aussi allée pour montrer que les choses changent. Et j'en ai tellement ri. J'ai des anecdotes à balle sur mes réseaux. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante qui avait redoublé, qui était en AES pour certains, c'est Association des étudiants sénégalais. Alors qu'en fait, c'est Administration économique et sociale. Ah si, mais tellement. C'est caricatural,
c'est un sketch.
Mais c'est un vrai sketch. Et moi, j'en ai tellement ri parce que j'en ai tellement souffert quand j'étais plus jeune. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante et j'arrive de l'autre côté. Je ne l'ai pas raconté plein de fois cette anecdote, j'arrête. Mais oui, pour moi, c'est vraiment leur apprendre au quotidien que ne nous prend pas pour des débiles parce que nous, on a tellement emmagasiné quand on était plus jeune que tu n'es pas prêt. On va te rendre fou.
Tu n'es pas prêt.
Tu n'es pas prêt. D'hier. Oui, vraiment. Et c'est là où c'est très drôle parce que tu joues avec ces personnes et elles deviennent folles. C'est encore plus jouissif que de s'énerver un bon coup parce que tu sens que tu as le contrôle. Et l'adaptabilité, c'est vraiment une des meilleures valeurs qu'on a apprises nous dans nos quartiers. Et donc maintenant, je donne des cours en école pour des filières entrepreneuriales, mais justement aussi pour leur donner les billes. Les billes, pardon, je parle trop vite. Là où d'autres intervenants n'osent pas venir parce qu'ils se disent que c'est une peine perdue. ces entrepreneurs issus de quartier, ou parce qu'ils ne se sentent pas à la hauteur, les intervenants. Et donc, moi, je suis là pour ça.
OK, trop bien. Du coup, tu as vraiment une action 360.
Ben ouais, il y a 360, 36 ans, tu vois. Non,
mais c'est pas tout.
Maintenant, je prends de l'âge et que je commence à...
Tu retransmets, tu rends l'appareil.
Ouais, et puis j'ai l'impression vraiment de vivre une crise d'ado, un rêve éveillé d'être jeune et de pouvoir avoir de l'expérience. Et en fait, je pense que d'être heureux, ça rend jeune aussi, tout simplement.
Incroyable. Trop beau. Trop, trop cool. Franchement, c'est hyper inspirant ce que tu nous dis là. Et franchement, je pense qu'il y a plein de femmes et même de jeunes hommes, de femmes, de ceux qui souhaitent en vrai s'y reconnaître. Et il y a un truc qui, moi, je trouve hyper marquant, c'est qu'avec tout le discours que tu nous as transmis, les références musicales, etc., que tu nous as données, je pense que tout le monde peut se reconnaître dedans. Que ce soit que tu sois issu de l'immigration noire, blanche, ce que tu veux. Et surtout que tu habites en centre-ville, en QPV ou en ruralité. Je pense qu'en fait, et ça on oublie souvent de le dire, mais quand on parle d'inégalités et que parfois on les multiplie, et bien souvent, et ça c'est un parallèle qui je pense qui est hyper important de se le dire, c'est que quand tu viens de QPV et que tu viens de ruralité, souvent c'est les mêmes types, les mêmes typologies d'inégalités. Que ce soit la mobilité, la distance. la barrière sociale, la barrière de se dire on n'a pas les mêmes codes et parfois on est en recherche identitaire et franchement je trouve ça incroyable tout ce que tu nous as dit, tout ce dont tu souffrais et où tu es aujourd'hui et tout ce que tu as mis en place Pour y arriver, je trouve ça incroyable.
Merci beaucoup. Et ça prend du temps. C'est aussi de l'accompagnement. Et je voulais sensibiliser les jeunes et les moins jeunes, mais issus aussi de plein de cultures différentes. Moi, si je ne m'étais pas faite accompagner par un psychologue et un psychiatre, je ne serais pas en face de toi aujourd'hui. Et jusqu'à présent, même si ça va bien, je continue à voir un psychologue et un psychiatre. C'est un budget, certes, mais je pense qu'il est très important de parler de ses craintes, de ses problèmes. peurs, des vertiges qu'on peut avoir, de faire aussi le bilan. Alors, c'est plus qui chantait ça, fais le bilan, pas maintenant. Enfin bref. C'est beaucoup de choses.
Ah si, j'ai plus le titre.
Ouais, moi non plus. J'ai un truc, mais moi.
Fais le bilan. C'est pas les histoires d'avant. C'est pas une neige marron, non.
Ah, je sais plus.
J'ai plus.
Mais j'aime trop cette chanson. Et en fait, tout ça pour dire que certes, c'est un budget, mais il vaut mieux en parler à une personne qui est extérieure et pas forcément à sa famille, pas forcément à ses proches, parce que les personnes qui ont des frustrations vont les mettre en avant. C'est toujours mieux de parler des autres que de se recensrer sur soi. Donc, se faire accompagner par une personne qui est neutre, c'est bien.
Et bien, voilà, c'est hyper important. Donc, les psy, ce n'est pas pour les fous.
Ouais,
de ouf. Donc, prenez cette info et c'est hyper important. en tout cas d'avoir ce témoignage à ce niveau-là. Merci, merci déjà pour tout ce que tu nous as... Je vais dire merci 50 fois parce que moi, je trouve ça incroyable. Et franchement, pour moi, c'est vraiment le sens de la société de demain. C'est ces temps-là où on se pose, on se donne, on discute, on voit tout ce que tu fais sur les réseaux et dans des médias, etc. Et pour moi, en fait, c'est ça, c'est le don, c'est rendre l'appareil. Bien sûr,
c'est gratuit, ça fait plaisir.
C'est gratuit. Oui,
oui.
Et c'est ça, ce conseil pour moi, c'est très concret. Allez voir des psys. Même quand tu penses qu'il n'y a rien. Et je pense que je vais y songer moi aussi. C'est très important. Très bientôt. Mais effectivement, avoir peut-être cette safe place où tu peux lâcher les choses, c'est important, c'est bien. Et du coup, on va pouvoir passer à la prochaine étape. J'adore ça, c'est le moment où j'attends à chaque fois. C'est le moment où tu vas pouvoir nous présenter et nous expliquer l'objet.
Ouais.
Ou la chose, je ne sais pas ce que tu veux dire. Il y a un big sac, je ne sais pas ce qu'il y a dedans.
Oui, alors il y a un ordinateur sourd, mes lingots d'or que j'ai voulu. Non, je ne rigole pas du tout. Alors, en plus, c'est très, très, c'est très auto-centré. Non,
non, ok.
Une meuf comme ça. Je comprends.
La fame, ça.
Je ne sais pas si ça te parle, si tu me connais un petit peu.
Alors, je dirais Marianne.
Alors, c'est la Vénus de Milo.
Vénus de Milo.
Avec un ballon de basket. Et en fait, c'est un peu la vie que je vis aujourd'hui. Donc l'année dernière, il y avait les Jeux Olympiques. Et il y a eu six statues à l'Assemblée nationale qui représentaient la Vénus de Milo avec plusieurs couleurs et plusieurs sports, dont le javelot, dont le tir à l'arc, dont le basket, boxe et tennis. Et je ne sais plus le dernier, évidemment. Et en tout cas... le sculpteur m'a contactée par l'intermédiaire d'une coach de boxe qui est elle championne du monde de K1 une discipline de boxe d'une discipline de boxe pour combler la Vénus de Milo et d'être exposée à l'Assemblée Nationale tout ça pour dire que le ballon de basket, les bras les deux mains pour le coup et un bout de mon buste enfin c'est moi en fait C'est moi qui suis dessus. C'est moi qui ai été moulée. C'est bien de dire cette phrase. Ça peut être bizarre.
C'est dingue.
Ouais, et donc... Putain. Ouais, avec tous les trucs juridiques. Tu vois, t'avais Harvey Specter et Jessica Persson dans Suits, pardon. Dans Suits, ouais. Qui est la générale partenaire, femme noire, puissante, avec son beau tailleur. Et moi, dans mon bureau, là, je travaille un peu en freestyle de chez moi. Et j'ai des locaux. Mais le jour où je vais avoir un vrai bureau, etc., je pense que je me mettrai juste en face de moi en pleine narcissisme. Mais en fait, c'est une vraie fierté pour moi d'avoir été exposée à l'Assemblée nationale pendant six mois. Du coup, d'exercer la profession comme j'ai envie de l'exercer au quotidien, d'avoir ma statue, d'avoir mes TN aujourd'hui. Je ne vais pas citer de marque, mais je suis beaucoup plus en sneakers qu'en tailleur. Et d'avoir été... Fierté. Ouais, grosse fierté. et de m'avoir et de m'être en miniature. Alors, deux écueils à tout ça. Ce n'est pas moi le six-pack parce que je n'ai pas... J'ai un abdal, mais sport actuel, malgré le sport que je fais. Et puis, ma poitrine ne tombe pas encore. Donc, je tiens aussi à préciser. Mais oui, c'est vraiment mes bras, c'est mes épaules. C'est moi qui tiens le ballon de basket. Et puis, la Vénus de Milo, ça représente une personne forte. C'est la Marianne. Ça va aussi faire écho. à Aya Nakamura qui était à la cérémonie d'ouverture, qui a dansé avec toutes les personnes de la garde républicaine. Donc, ouais, ça peut aussi montrer la fille, la femme de demain, peu importe de quelle origine sociale et raciale où elle se trouve et qu'elle soit fière d'elle. En fait.
Et ça, ça a été dit, ça a été expliqué.
Oui, oui. Et là, actuellement, en taille réelle, je crois que je suis à Dubaï. Ouais, mais là, je suis en face de toi.
C'est dingue.
et je suis passée par Shanghai incroyable,
c'est dingue je ne savais pas que les personnes qui avaient fait ces sculptures qui étaient représentées à l'Assemblée Nationale c'était des vraies personnes et toi tu fais partie des gens c'est une dinguerie je ne vais pas dire que je ne suis rien parce que je suis quelque chose mais les filles qui étaient avec moi et
les filles qui étaient avec moi sont championnes de quelque chose moi je suis championne du retard, c'est tout mais les autres sont championnes du monde de quelque chose ou sélectionnées au JO Et donc, Laurent Perbos, le sculpteur, et notamment le monteur du projet, voulait aussi des femmes engagées. Et c'est en ça que moi, je suis trop, trop, trop fière d'avoir eu ma statue. Et lors de l'inauguration, il y a Yael Braun-Pivet, qui était la présidente, qui est encore présidente de l'Assemblée nationale, qui m'a dit bonjour, Yael, enchantée. J'ai été oui, madame, je sais très bien qui vous êtes. Moi, en revanche, elle m'a dit si, si, vous êtes Kadiatou. J'ai vu, j'ai été oh, oh, wow. Oh, wow. Donc, ouais, c'est fou.
C'est une folie.
Et pourtant, je n'ai que 36 ans, donc a priori, si Dieu veut, j'ai encore deux tiers de ma vie qui vont être devant moi et je vais pouvoir continuer à avoir cette fierté et de transmettre au quotidien.
C'est dingue. Il y avait eu combien de statues Six. C'est-à-dire qu'il y a six meufs et que tu fais partie de ces six meufs-là.
Oui, six meufs gotesques.
C'est une folie.
Oui, vraiment. Banger.
C'est une folie. Banger. Incroyable. Putain, cet objet, il est ouf.
Oui, et du coup, je trouve que je vais bien là.
Oui, et je l'ai touché.
Ouais. Ne touchez pas vous.
C'est une dinguerie.
Ouais.
C'est une folie. Incroyable. Et puis, tu vois, c'est hyper symbolique. Tu vois, cette femme hyper inspirante avec la balle de... C'est une dinguerie.
Ouais, c'est une belle femme, en fait. Et c'est une femme qui est... Incroyable. ...mercieuse et tout quoi. Wow. Ouais.
Dingue. N'hésitez pas à regarder en vidéo. En vidéo, vous allez voir. Ouais. Cette œuvre, c'est ouf. Franchement, merci d'avoir apporté. Et puis tout le récit qui va derrière, c'est incroyable. C'est hyper inspirant.
Oui, j'en suis très,
très fière. Écoute, j'en suis fier aussi. Je ne sais pas si j'ai le droit d'être filmé. C'est incroyable. Magnifique. Merci. Franchement, merci beaucoup. Avec plaisir. C'est dingue. Waouh. Waouh. OK. Du coup, on va pouvoir enchaîner. Et puis bientôt terminer. Il nous reste un peu plus de quatre minutes pour que tu, après ce moment hyper... ouf qu'on vienne vivre, que tu puisses nous balancer ton message inspirant face cam, donc tu as ta caméra en face de toi, tu parles directement aux gens qui nous regardent et qui nous écoutent donc c'est quand tu veux, Kajatu pour ton message inspirant.
Yes, alors du coup ça va être je m'assois correctement, d'habitude je plaide debout, c'est assez rare que je fasse ce petit plaidoyer, mais je, comme je disais je suis très, je suis un enfant de la musique et il y a beaucoup de femmes qui m'ont inspirée au quotidien et donc Je voulais commencer par ces paroles avec lesquelles j'ai grandi. Toutes les femmes de ta vie, en moi réunies, ton absurde, ton égérie, parfois ta meilleure ennemie. Et après, on peut chanter peut-être.
Toutes les femmes de ta vie,
glabourées, sexies, l'héroïne de tes envies. Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie. Et en plus, j'ai vu que Julien Doré a fait une reprise magnifique. Donc voilà, je commencerai par là et après les quelques mots que j'ai rédigés. Le refrain de Toutes les femmes de ta vie des L5 met en avant la diversité et la richesse des facettes féminines. Il exprime l'idée qu'une femme peut être à la fois plusieurs personnes en une. Une confidente, une amoureuse, une battante, une rêveuse, une protectrice, une star, une audacieuse et plein d'autres termes. dans lequel la femme se révèle, et la fille aussi d'ailleurs, au quotidien. Il casse l'image d'une femme figée dans un seul rôle et célèbre sa complexité. Ces paroles peuvent être interprétées comme une affirmation de la polyvalence et de la force des femmes dans une relation avec elle-même ou avec quelqu'un d'autre ou avec plusieurs d'autres personnes. Cela signifie que l'amour ne se limite pas qu'à un seul aspect. Il englobe la passion, le soutien, la complicité et parfois même et surtout la confrontation. C'est aussi une manière De dire qu'une femme ne doit pas être enfermée dans une seule case, mais qu'elle évolue selon ses envies, ses besoins, ses expériences, ses doutes, ses peurs, et surtout pour moi quelque chose de très important, sa satisfaction au quotidien. En somme, ce refrain qui est mon poème, mon mantra, rappelle que chaque femme porte en elle une infinité de possibilités et qu'elle est bien qu'une seule simple étiquette. ou un rôle défini par la société.
Waouh, incroyable, j'ai envie de t'applaudir. Incroyable, waouh.
Waouh, j'ai fini.
Je pense qu'il n'y a rien à ajouter après ça. Magnifique, il est L5, ce joli récit que tu as écrit, c'est ta plaidoirie.
Oui, c'est ma plaidoirie du jour, je plaide beaucoup.
Incroyable, c'est un joli message pour les femmes. Oui. Et je pense qu'il y a besoin d'avoir des messages porteurs comme ça.
Pas que pour les femmes, pour les hommes aussi. Parce que, comme je dis, et c'est d'une vérité vraie, sans les femmes, vous ne serez pas là, les hommes, vu que, sauf preuve du contraire, à part Junior, dont Arnold Schwarzenegger, qui a eu un bébé. Tous les bébés viennent des femmes. Donc, c'est aussi important pour les hommes. Et je pense qu'ils en ont de plus en plus conscience. Il y a encore un peu de travail, mais ça change. Heureusement.
Et c'est vrai. Incroyable. Merci. Merci, waouh, c'est fort Il y a trop de waouh Je pourrais dire waouh encore tellement de fois parce que c'est fort le message que tu viens de délivrer cet objet et puis tout le récit qui a été dit pendant tout ce podcast Merci Kajatu Avec plaisir,
merci à toi Merci pour ce que tu fais parce qu'on a besoin de podcasts comme les tiens Il faut irriguer comme tu me disais avant le début de ce podcast Il faut transmettre les belles choses qu'on a au quotidien, donc bravo à toi Clairement
Incroyable. Et il faut faire ce qui nous anime aussi. C'est un peu mon slogan, le sens de la vie, c'est de faire ce qui nous anime, pensez-le, et irriguons-nous de bonnes vibes. De ouf. Et on est à 3, 2, 1, 0 de la fin du podcast sur le Gong. Incroyable. C'est la deuxième fois qu'on termine sur le Gong, c'est magnifique. Du coup, il ne me reste plus qu'à conclure, à clôturer, et puis je vais encore te remercier parce que c'est important. Et incroyable tout ce que tu nous as transmis pendant cette heure, pendant ces 45 minutes. Et puis voilà, les amis vous connaissez, vous savez ce qu'il faut faire. Alors moi on m'a dit, je ne sais pas comment clôturer la dernière fois, on m'a attrapé ma veste, on m'a dit frérot tu dis à tout le monde de s'abonner, de partager, de mettre des commentaires, de mettre des étoiles sur les... Ouais,
sur les chaînes de diffusion, un truc comme ça.
Tu mets des étoiles apparemment, donc si tu vois des étoiles, tu mets 5, 6, 10 étoiles, je ne sais pas il y a combien d'étoiles, mais voilà, l'objectif c'est... c'est de partager des good vibes et comme Youssoupha le dit si bien et que je l'ai remasterisé un peu à ma sauce c'est envoie ce podcast à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage on peut continuer comme ça dix fois et ainsi de suite l'objectif c'est une chaîne on continue cette chaîne ensemble et puis on se dit à la prochaine pour un nouvel épisode de Haloukou et on remercie Kajato pour sa présence aujourd'hui Merci beaucoup
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Description
Avocate, basketteuse enfance à Strasbourg et ses références culturelles ... Kadiatou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Y'a rien à ajouter après ça, magnifique. Peut-être que tu vas danser,
qui sait Qui sait Faut faire des choses et faut pas avoir peur de les faire. Et euh... Dites que je souhaite être mon propre modèle.
Parce que à le coup c'est aussi ça, c'est des moments de change.
Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré Mais non, attends, attends. Est-ce qu'il y a une chose qui s'embrouille de ton enfance Peut-être qu'à temps tu dirais que t'es un peu... On parle souvent de ce qui nous sépare sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lit Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes car nous avons tous des rêves communs. Une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Nouvel épisode d'Haloukou, les amis. Je suis trop content, déjà, d'avoir vu les retours du premier épisode posté. D'avoir eu tous les messages de tout le monde, c'était incroyable. Vraiment, merci. Je le redis de vive voix, là, face à vous, face aux nouvelles personnes qui écoutent Haloukou aujourd'hui. Et aujourd'hui, l'histoire qu'on veut, les références culturelles qu'on veut, ce sont les références culturelles de... Kajatu. Oui, c'est moi. Ça va Kajatu Très bien et toi Ça va, merci. Merci d'être dans le coup aujourd'hui.
Avec grand plaisir, ça va être trop bien.
C'est incroyable. Merci d'être présente et de partager cette heure inspirante.
On va essayer. Ça va être très cool.
Avec les gens qui nous écoutent. Juste pour refaire vite fait le point, ça c'est la minute où je parle de ouf. Après promis, je me tais et je laisse. et je laisse Kajatu parler mais pour expliquer un peu l'objectif c'est les rêves culturels de Kajatu on les retrace à travers tout plein de choses, toutes les choses qui lui ont permis de se déterminer aujourd'hui et la porte d'entrée comme on a dit c'est la culture, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment ton objet inspirant il est là ouais et tu auras ta minute, minute trente de carte blanche où tu vas pouvoir balancer face cam aux gens ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites peut-être tu vas danser, qui sait
Qui sait, on va voir.
Peut-être que tu vas jungler. Ouais,
on sait pas.
Peut-être qu'elle va chanter. Rester jusqu'à la fin. Rester jusqu'à la fin. En tout cas, tu vas nous balancer ton message inspirant et on a hâte. Et du coup, pour commencer ce podcast, je te propose de te présenter, de présenter qui tu es aujourd'hui, rapidement, en quelques mots, comme ça on situe qui tu es aujourd'hui et après on retracera.
Yes. Allez, donc du coup, c'est à moi. Je m'appelle Kadiatou, j'ai 36 ans. Je suis née et grandie à Strasbourg, donc vraiment à côté de l'Allemagne, dans un environnement féminin. J'ai quatre sœurs, ma mère qui nous a élevées toutes seules, mais dans un quartier essentiellement masculin. J'étais, j'en parle tout de suite, seule noire, maternelle, école primaire jusqu'à la troisième, puis après on était deux. Puis après au lycée, on était deux et à la fac, on était cinq. Et encore deux petits mots. Je suis avocate aujourd'hui, j'ai mon propre cabinet et je représente les entrepreneurs dans leurs problèmes au quotidien. Ça, c'est la première chose. La première chose qui sous-tend, c'est que ma mère m'a dit tu seras ou avocate ou médecin parce que je ne suis pas venue en France pour souffrir. Donc, j'ai fait un bac scientifique et je suis allée directement en droit parce que très chaud pour moi d'être médecin. Et puis, je fais du basket depuis l'âge de 11 ans. Et donc, aujourd'hui, je suis toujours joueuse. Je suis secrétaire générale du basket Paris 14 et je suis engagée de manière générale dans le basket.
Ok, donc avocate, strasbourgeoise, basketteuse.
Oui, plein d'autres choses.
Plein d'autres choses.
Oui, fatigante. Pas fatiguée, mais fatigante, mais engagée. Engagée pour que ça change en tout cas.
Trop bien, trop bien. Je sens que déjà, il y a possiblement un lien un peu avec toutes ces choses ou peut-être qu'il y a des engagements ou autres autour de tout ça. On aura l'occasion, j'imagine, d'en parler durant ce podcast, mais au moins, on situe déjà qui tu es, etc. Donc déjà, moi, ça me fait plaisir d'entendre tout ça, que tu fais plein de choses. On aime les gens qui font des choses.
Oui, il faut, c'est important. Il faut faire des choses. Il faut faire des choses et il ne faut pas avoir peur de les faire. Pas peur du jugement, pas peur d'avoir des regrets, se lancer. Parce que de toute façon, nos parents nous ont appris à être un peu dans la galère. Donc on sait qu'on a plein de ressources et c'est une vraie force.
Vraiment, vraiment. Et d'ailleurs, pour rejoindre ce que tu dis, avant de passer à la toute première partie, moi, j'aime bien expliquer que justement... Les gens qui ont dû s'adapter toute leur vie, et bien justement, ce qu'il faut se dire, c'est qu'il ne faut pas se dire on a dû s'adapter, c'est chiant tout ça. Ok, c'est chiant, certes, mais ça fait qu'on a une palette immense.
Tellement.
Et cette palette, il faut s'en servir et que ça devienne une force plutôt qu'un élément de... Bref, on aura l'occasion d'en reparler dans les épisodes de L'Écoute et aujourd'hui avec toi, Kajetou. Mais du coup, ce que je te propose, c'est qu'on passe à la première partie, l'interview à l'époque. J'ai appelé comme ça Tard l'époque. Tard l'époque. Je vais le renommer Tard l'époque. Vous savez quoi Je le renomme Tard l'époque. J'ai dit à l'époque, c'est un peu chiant.
Ou à l'époque.
À l'époque. Ok, mille tares à l'époque, je te jure je vais le redonner comme ça.
Je te donne le copyright, je ne vais pas se faire l'avocate là, vas-y.
Tu es trop généreuse. Et du coup l'objectif, l'idée de cette interview, de ce temps, c'est que tu représentes un peu plus dans les détails peut-être, avec peut-être des exemples concrets, la Kajatu de l'époque. du coup de Strasbourg etc. Et la particularité, ce que j'aime bien, et ça c'est le petit jeu un peu stylistique, c'est que tu dois le faire à la troisième personne. Oui. Donc qui est Kajatu de Strasbourg de ta jeunesse de manière globale Il n'y a pas une tranche d'âge mais de manière globale. Oui. Donc voilà.
Eh bien la Kajetu de l'époque elle grandit tout début des années 90, responsabilisée très jeune parce que mes parents divorcent quand elle a 2 ans. Elle se rend compte aussi qu'elle a une grande sœur qui est autiste et qui ne parle pas. Et sa mère et son modèle, elle se dit qu'elle doit grandir en étant le bras droit de sa mère dès toute petite. Et ça passe aussi par s'occuper de sa grande sœur qui ne parle pas et qui a un autisme, donc qui est dans sa bulle. Et elle grandit aussi avec... Une petite sœur qui a 4 ans de moins qu'elle, une autre qui a 6 ans de moins qu'elle, et une dernière qui a 12 ans de moins qu'elle. Et donc, elle devient vraiment le co-CEO de sa mère. Donc, elle est responsabilisée très jeune. Ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est qu'elle a quand même grandi dans un environnement musical fort. Et un environnement télé fort. Sa mère, elle est fan de Bob Marley. Mais du coup, Kadia Tou déteste. Bob Marley. Parce qu'elle entend tout le temps dans la voiture, elle a trop la flemme. Mais elle adore Michael Jackson. Donc dès la maternelle, genre, elle voulait perfecto. Elle voulait un peu des chaussures comme lui, faire un moonwalk, mais moonwalk compliqué. Elle grandit beaucoup dans l'univers des dessins animés. Et elle a tout de suite des icônes comme Sailor Moon, par exemple. Mais aussi tout ce qui est magie, donc Sabrina l'apprentie sorcière. Ma sorcière bien-aimée, Charme, la Trilogie du samedi. Ah oui. Très rapidement aussi les Spice Girls, les Girls Band. Et ouais, gros environnement musical et puis environnement sportif dans lequel elle s'épanouit beaucoup pour pallier toutes les peurs qu'elle a au quotidien parce qu'elle voit que c'est la seule noire et dès toute petite, on lui dit qu'elle est différente parce qu'elle n'a pas la couleur de peau qu'il faut. Et donc, elle se dit que ça doit être une bosse. pour sa mère, pour ses sœurs, pour les personnes qui l'entourent. Et donc, elle devient déléguée de classe très jeune pour défendre les opprimés, un peu comme Sabrina Spellman et son meilleur ami Salem Saberhagen. Voilà. Et c'est comme ça qu'elle grandit dans cette jeunesse, mais jeunesse très responsabilisée.
OK. Et dans quel type de quartier à Strasbourg
Quartier sensible, HLM, du Haut-de-Sont-Bloc, 4e étage. Elle a l'impression de dominer tout le monde parce qu'elle est en haut. Et en fait, c'est la seule fille de son bloc. Du coup, les garçons qui sont autour d'elle ne font que l'embêter. Et elle, qui parlait déjà beaucoup à l'époque, qu'on appelait Miss Tinguette Mitraillette, tellement qu'elle parlait d'ailleurs. Où son entourage se rend compte qu'elle a quand même des facilités en classe. C'est un peu la petite chouchou.
Ok. Et au niveau de l'adolescence et peut-être le départ de Strasbourg
Oui. L'adolescence, ça a été quelque chose de très fort pour elle parce qu'elle rentre dans un collège privé, collège où elle perd ses repères. Elle a quelques personnes de son quartier, mais de moins en moins. Sa mère la met dans un collège privé parce qu'elle a des bonnes notes et qu'elle ne veut pas qu'elle décroche. Pareil, seule noire. Et là, il y a le corps qui change. Elle se rend compte qu'elle ne se sent pas bien dans sa peau. Elle se sent moche déjà parce qu'elle est noire. Elle rejette un peu ses origines, tant raciales que géographiques. Elle veut tout faire pour être européanisée. En plus, elle grandit. L'adolescence coïncide avec l'époque un peu de Beyoncé, de Destiny's Child, etc. Et elle veut être plutôt afro-américaine, enfin européenne, voire afro-américaine. Surtout qu'elle a grandi avec le Club Barbie jusqu'à 14 ans. Ok, ah oui. C'est tard. Ouais, ouais, c'est tard. Elle a grandi depuis quand même, je le rassure. Là, je prends la première personne exceptionnellement. Et oui, pas bien dans sa peau. C'est la fille qui va rester avec les filles belles juste pour se faire un nom, mais en étant un peu la grande gueule pour cacher toutes ses peurs. Et ça a été pareil au lycée, où beaucoup de mensonges sur le fait qu'elle ne vient pas d'un quartier, mais d'un quartier plutôt résidentiel. Que sa mère est chef d'entreprise, alors oui, elle est chef d'entreprise, mais ses clients ne sont pas des clients d'un cabinet d'avocats, ce sont les personnes chez qui elle fait le ménage. Sa sœur autiste disparaît un peu de la photo, alors qu'en fait, c'est très important pour elle. Son père est rentier, mais elle ne sait pas ce que ça veut dire. Elle a juste utilisé le terme qu'une autre personne bourgeoise de l'école, du lycée, avait évoqué. Et puis, à la fac, ça a été pareil. Il y a moins de mensonges parce que... plus démocratique. Alors, il faut savoir qu'elle a quand même son bac à 10.00. Et donc, elle a eu très peur, elle a eu très chaud.
Je crois que moi aussi, j'ai eu un peu pareil.
On dit il, du coup.
Il a eu pareil, c'est vrai.
Et donc, elle a eu très, très, très chaud. Surtout que c'est la première d'une série où il faut montrer l'exemple. Et en droit, ça a été très compliqué aussi, dans le sens où elle voulait être la meilleure partout. Et elle avait trop peur de l'échec. Et du coup... grosse perte de poids, travaille de 10h à 23h à la bibliothèque, travaille à côté des cours, etc. Et puis, c'est quand elle est arrivée à Paris, donc à 24 ans quand même, que ça a commencé à changer, où elle ne sentait plus dans son environnement, malgré d'autres échecs, raté le barreau la première fois, etc.
Ok. On sent qu'il y a déjà un parcours hyper... plein de typologies, avec une recherche identitaire. Et ce qui est bien, c'est que tu nous as en plus, t'as agrémenté un peu ton discours avec plein de rêves culturels, musicals, surtout, beaucoup. Et c'est vrai qu'en plus, il y a beaucoup de gens, t'as parlé des Destiny's Child, de Beyoncé, etc. Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui, ou même de l'époque, on peut repasser d'ailleurs à la première personne, beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui de l'époque qui justement, ont eu Beyoncé, toutes ces... Toi, dans quelle mesure ce côté américain ou autre a...
C'est un rêve. En fait, en France, je ne me sentais pas du tout à ma place et je me suis dit, les Etats-Unis, c'est l'endroit où je vais me sentir bien. J'ai eu la chance au lycée de pouvoir partir à Chicago dans un échange et c'était trop cool parce que j'ai vu des noirs qui m'appelaient 6, par exemple, donc je me sentais bien. Je me sentais dans mon élément. Je voyais... plein de Noirs différentes, là où à Strasbourg, déjà, s'il y avait d'autres Noirs en face de moi, on se mettait trop bêtes, comme si on était des chiens de faïence, alors qu'en fait on devait être ensemble. Et du coup, j'ai serré le point quand j'ai dit ensemble. Et puis, au bac, moi, c'était en 2008, j'ai redoublé ma seconde. Et en fait, c'est l'année où Barack Obama a été élu. Et donc, c'était une des premières vraies rêves que j'avais. dans laquelle je me sentais bien. En plus, c'était un jeune, noir, beau. Et je sais que j'avais même du mal à trouver les noirs beaux, en fait. Tellement que dans mon époque, dans mon adolescence, j'avais le rejet de mon identité.
Parce que tu ne trouvais pas d'exemple de réussite en France
Non, très peu. Franchement, même quand j'y réfléchis, très, très peu. À mon époque, il y avait peut-être Ramayadé, mais en fait, elle... C'était une des seules et limite, on avait l'impression que c'était la caution noire. C'était la cote noire.
Il y avait Harry Rosenbach.
Oui, il y avait Harry Rosenbach. Et donc, avec la même histoire issue d'une famille de postiers, en fait, il fallait avoir gravi plein d'échelons. Alors, tu pouvais juste être un boss, en fait. Et non, tu avais toujours le côté unicef, comme j'appelle ça, pour y arriver. Et donc, il n'y arrivait pas parce que c'est juste un très bon journaliste, mais juste parce qu'il a gravi plein d'échelons. Il y a eu plein d'obstacles. Oui, c'est sûr, mais ce n'est pas parce qu'il y a eu plein d'obstacles qu'il est là. C'est grâce à ça. Mais maintenant, on peut juste laisser les obstacles de côté et juste l'aider. Et aux États-Unis, j'avais l'impression que c'était juste le fait que la personne, elle chante bien, la personne, elle est dans la politique, etc. On part de zéro et pas du moins quelque chose qu'il y avait au départ. Et donc, moi, j'ai eu ces références-là américaines. Et puis après, les actrices du style Kerry Washington, Viola Davis, etc. Des grosses rêves.
C'est vrai que, je rejoins ce que tu dis, avec cet exemple d'American Dream, l'idée c'est ça, c'est que tu pars de zéro et que du jour au lendemain, qui que tu sois, tu as un business, bam, tu perces. Alors que peut-être qu'ici en France, et moi je tiens à dire que c'est pas... C'est pas un discours victimaire qu'on tient. C'est un constat. Et comment on fait pour pallier, pour changer les choses. Mais peut-être que du coup, en France, quand tu multiplies les inégalités, c'est pas demain, tu as un business qui perce. Non, c'est que tu pars de dix étages en dessous et il suffit que tu sois une femme, en plus noire. Et en plus, il suffirait que tu sois porteuse de handicap. Alors là,
c'est le drame.
Et c'est ouf de voir que tu as eu un parcours scolaire. qui est le tien, tu as grandi dans ta ville qui est la tienne, et tu ne te sentais pas toujours légitime, et tu cherchais l'approbation peut-être à Ausha droite Complètement,
jusqu'à mes 30 ans, j'ai grandi via le prisme de ma mère parce que j'avais tellement peur de la décevoir qu'il fallait que je réussisse pour elle, et pourtant j'ai eu un parcours scolaire très correct. Toute l'école primaire, j'étais première de la classe. Jusqu'en quatrième, après, j'ai commencé un peu à péricliter, mais ça allait. J'ai un bac scientifique. J'étais déléguée de classe. J'ai commencé le basket à l'âge de 11 ans. J'ai fait du sport avant. Donc, oui, j'ai été une fille complète. Et puis, oui, je pense qu'avec du recul, j'ai été jolie. Sauf que je ne m'en suis jamais rendue compte parce que j'avais peur du regard des autres. Et je me mettais dans un prisme qui n'était pas le bon.
Et tu faisais aussi. peut-être pas partie des standards.
Et pourtant, avec du recul, j'avais déjà fait énormément de choses. Sauf qu'on ne le met pas en avant parce qu'il y a un système dans lequel on ne te permet pas de te mettre en avant quand tu es noir. Je trouve, quand tu étais... Maintenant, je pense que ça a changé. Mais moi, à mon époque, c'était ça. Mais c'est aussi nous, nous-mêmes, qui se mettons dans ce prisme-là. Si tu arrives en disant que tu es un boss, c'est assez rare qu'on te dise non, en fait, tu n'es pas un boss.
Ouais c'est ce système un peu d'autocensure où on se voit pas légitime, on te met en recul, on te dit c'est pas pour moi. Complètement. Et c'est ouf que tu le dises parce que tu me dis que t'as 36 ans et que c'est la réalité de ton époque. Et peut-être qu'aujourd'hui il y a des gens plus jeunes qui écouteront et qui se diront mais qu'est-ce qu'elle nous raconte Et s'il y en a qui se disent aujourd'hui qu'est-ce qu'elle nous raconte parce que vous ne vivez pas la même chose, tant mieux.
Ouais tant mieux, vraiment je le souhaite à personne.
Tant mieux et c'est... C'est trop bien d'avoir ce discours et de voir aujourd'hui qui tu es. Avocate, basketeuse, qui s'assume, qui dit les choses, qui, j'imagine, a trouvé aussi des exemples, des modèles de réussite qui lui ont permis de se déterminer.
Complètement. Et puis aussi, je me dis que je souhaite être mon propre modèle. Non pas que j'ai envie d'être le modèle pour les autres, mais avant tout pour moi, pour transmettre aux autres. Et aujourd'hui, toutes les actions que je fais à côté de mon métier, c'est aussi pour dire... aux jeunes, aux moins jeunes, à nos parents, que c'est possible à partir du moment où on est en phase avec qui on est et qu'on a, avant d'avoir confiance en soi, d'avoir conscience de qui nous sommes. Et ça change tout.
Ça change tout. Ok, trop bien. Trop bien. Et d'ailleurs, ça fera du coup écho à la deuxième partie du podcast qui est le C'était mieux avant. On l'a entendu dans l'intro. Est-ce que possiblement, effectivement dans cet avant, est-ce qu'il y a des personnalités, une œuvre ou un truc justement qui... très concret qui t'a permis de déterminer, de dire, ok, je vais aller dans cette direction-là, je veux ressembler à cette personne ou je ne veux pas ressembler à ça. Une œuvre, une personne.
Alors, moi, c'est plus un événement où j'ai senti que je pouvais impacter, c'était en sixième dans l'opération pièce jaune. C'était d'ailleurs la première année de la circularisation de l'euro. Comment je suis vieille Non, mais en plus, ça ne se voit pas. Je m'en fous complètement. Et donc, j'avais écrit à mon directeur d'école en disant que je voulais être porteuse du projet. J'étais en sixième et j'avais du coup un peu, à la Harry Potter, brûlé un cierge, j'ai fait le tampon, etc. Et donc, tout le collège avait fait les pieds jaunes et on était allés au concert qui était à côté de la gare de Strasbourg où il y avait David Douillet, Bernadette Chirac, mais aussi des artistes du style Larousseau, Laurie et tout. Et moi, j'étais tellement heureuse d'être à ce concert que je faisais que... Je ne sais pas, je faisais plein de gestes pour qu'ils me voient. Ils ont fini par me voir et donc ils m'ont parlé à la fin et j'étais tellement fière. En plus, à l'époque, je faisais encore du judo. Et donc, c'était vraiment la première fois où je me suis sentie une star, en fait. Vraiment. Et ouais, de discuter avec ces personnes-là, qui étaient tellement... impacté par la cause, je me suis dit que j'ai apporté ma pierre à l'édifice et j'étais très fière de moi à ce moment-là. Incroyable. Ouais.
Et donc en plus, c'était pour une bonne cause. Oui, c'est ça. Les pièces jaunes, trop cool. Et du coup, est-ce que possiblement, dans la continuité de cet événement, il y a peut-être un discours, une personne Ou peut-être un autre événement qui a été structurant
Il y en a eu plein. C'est encore avec des stars. Parce que moi, quand j'étais petite, je pense que mon rêve, c'était d'être une star. Mais là, je suis ma propre star et c'est le plus important. Ouais, là, je l'ai punchline. Et pareil, dans notre collège, on a eu la chance d'avoir Billy Crawford.
Ah oui Ouais. C'est quoi Billy Crawford
Waouh, je ne vais pas chanter. Après, les paroles, ça va être du yaourt, donc c'est chaud.
Parce qu'à le coup, c'est aussi ça, c'est aussi des moments de chant.
Et donc, il était venu dans notre collège et il avait sélectionné trois personnes pour danser en public. Et donc, j'avais fait un slow avec Billy Crawford. C'est incroyable.
Mais je pense qu'il y a plein de gens qui t'envient, qui se disent Quoi
Ouais, quoi Avec mes buffalo et tout, parce qu'il y avait tout l'outfit qu'il y avait avec. Ça, par contre, l'outfit de A à Z, ça a été… Très important, donc c'était trop cool. Ça, c'est un événement et un événement beaucoup plus fort pour moi. C'était les premières élections. Moi, j'ai eu la chance de voter en 2007, dès mes 18 ans. Et donc, Tarco Royal. Et je ne vais pas, même si vous avez bien une grande idée pour qui j'ai voté en 2007, mais je me suis sentie très, très, très, très impliquée. Je me suis dit, je ne veux pas qu'une certaine personne devenue présidente soit présidente. Et j'avais ce côté militant que j'ai toujours. Mais je me suis dit que je ne voulais pas faire du militantisme comme faire des manifestations, mais de le faire de manière engagée et à travers des causes qui m'importent et qui m'impactent, qui sont le sport et la transmission. Et c'est comme ça que politiquement, aujourd'hui, je suis engagée. Et pour moi, ça a été game changer.
Ok. Et il y a eu un lien aussi peut-être avec ton métier d'avocate ou pas
Pas spécialement. Pas spécialement. Alors moi, comme je disais, j'ai grandi avec le fait que je devais devenir ou avocate ou médecin, sinon ma mère me tue. Ça, c'est beaucoup de daronnes, je pense, de l'Afrique de l'Ouest ou toutes daronnes qui se respectent. Et avec moi, ça marchait. Avec mes petites sœurs, pas vraiment. Et en fait, le côté avocat, moi, c'était surtout pour aider au quotidien. Et ce qui m'avait bien aussi amusée quand j'étais plus jeune, c'était d'aider les personnes dans leur entreprise au quotidien. Et tout ça, moi, a commencé quand j'ai été en quatrième. Ce qu'on appelle chez nous des doner kebab. Ici, on appelle ça un grec. Où j'avais vu... Les doner kebab Les doner kebab, oui.
Et on appelle ça comme ça à Strasbourg Oui,
à Stras même. Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Il y a un débat là. Oui,
il y a un débat. Mais pourquoi on appelle ça un grec alors que ce n'est pas fait par des grecs
Mais pourquoi doner
Parce que c'est le terme en turc. Ok. Oui, doner. Oui, voilà. C'est un des seuls termes. Après, je connais les gros mots, bien sûr, comme toute langue qu'on apprend en quartier. Mais Donner, on appelle ça comme ça en Alsace et en Allemagne, du coup.
Ah oui, c'est bien, c'est bien. Au moins, on apprend des choses.
C'est une culture. Ah oui.
Bref.
Et donc, il y avait dans les barres d'immeubles, de temps en temps, quand même, juste au rez-de-chaussée, soit des épiceries, un tabac, une boulangerie, etc. Et moi, j'avais vu les personnes de mon donneur kebab qui lisaient des choses qu'ils n'arrivaient pas à comprendre. Et donc, moi, j'ai essayé de les aider du haut de mes 14 ans. Et en fait, c'était... Alors, je ne me souviens plus exactement du document, mais ça doit être soit un contrat, soit des statuts. Et en fait, ça m'a beaucoup fait penser à mon père, pour le coup, qui n'a pas fait de longues études. Ma mère aussi, d'ailleurs. Mais comment les aider au quotidien Et c'est ce que je fais aujourd'hui. Pas dans le conseil. Moi, j'arrive quand il y a des problèmes parce que ce côté pimenté où le conseil, c'est cool d'arriver avant, mais après, c'est encore plus cool parce que c'est le côté un peu justicier et tu as envie que les choses changent. Donc, c'est comme ça que le métier d'avocat, je l'ai recentré vers le droit des affaires.
OK. Et du coup, tu parlais aussi de tes engagements associatifs. Est-ce qu'on peut en parler un peu plus Oui,
bien sûr. Alors, comme j'ai dit, j'ai commencé en tant que joueuse au basket. je suis toujours joueuse aujourd'hui après très rapidement j'ai fait tout ce qui est table de marque arbitrage, coaching et en fait quand je suis arrivée à Paris j'ai eu un beau burn out quand j'avais 28 ans j'ai fait tout ce que je pouvais pour devenir avocate pour mes parents pour qu'ils soient fiers de moi donc j'ai fait des grosses entreprises je suis passée par Air France KLM, par Hermès j'ai commencé un cabinet américain et j'ai explosé en plein vol pendant 6 mois j'ai été arrêtée Et j'ai un bénévole, un ancien président, qui est venu me voir en me disant Tu ne peux pas rester un légume au quotidien, viens nous aider. Et donc, je suis devenue assez rapidement secrétaire générale de club et présidente de club. J'avais 28 ans. en 29, et c'était au ministère des Finances, à la section basket, donc tout de suite très prestigieux. Et j'étais encore en recherche identitaire de vouloir montrer aux gens que je pouvais être au plus haut avec des grands titres, mais au fond, je sais que j'étais détruite, clairement. Et les personnes qui m'ont mis à ce poste de dirigeante présidente, c'était en fait, comme tu disais avant, de cocher toutes les cases de la minorité, donc femmes, noires, jeunes, engagées et tout. Et moi, ça, je ne m'en étais pas rendu compte. Et je me suis rendu compte que j'ai été un peu utilisée comme une marionnette. Et donc, c'est là où je me suis dit que j'allais m'engager vraiment pour ce que je voulais faire. Et donc, aujourd'hui, je ne suis plus présidente, mais dirigeante. Mais après, c'est qu'un statut, en fait. C'est quand tu veux aider tes dirigeants aujourd'hui. Il y en a, ils ont besoin de ça pour exister. Moi, je m'en fiche fort. Et donc, maintenant, je suis secrétaire générale au Basket Paris 14. J'ai été élue au comité de basket parisien. Mais en fait, tu te rends compte que plus tu montes dans les échelons, moins tu es sur le terrain. Moi, j'ai besoin d'être sur le terrain dans tous les sens du terme. Et je suis aussi dans Ladies and Basketball, qui est une association culturelle, pour le coup, où on utilise le basket comme un levier socio-éducatif pour les filles et les femmes de quartiers prioritaires de la ville. Voilà, j'ai bien pitché le truc. Mais en gros, oui, c'est à mon tour et à notre tour, avec ces filles qui ont à peu près mon âge, de transmettre là où nous, quand on était plus jeunes, on n'avait pas de modèle. On n'avait pas d'avocates noirs qui venaient nous voir. On n'avait pas des personnes qui travaillaient dans des institutions qui venaient nous voir. On n'avait pas de rencontres avec des personnes inspirantes qui venaient nous voir et tout. Et aujourd'hui, on fait ça à notre échelle. On va dans des musées, on va voir des matchs de basket, on va à des concerts et tout. En fait, c'est un peu le centre aéré qu'on voulait quand on était plus jeunes. Et enfin, d'un point de vue engagement associatif, alors moins associatif, mais je donne des cours. J'ai commencé… Quand j'étais en recherche identitaire à l'université Panthéon-Assas, donc il y a 12 ans, une fac où, bien évidemment, il y a beaucoup moins de personnes issues de la diaspora. Mais j'y suis aussi allée pour montrer que les choses changent. Et j'en ai tellement ri. J'ai des anecdotes à balle sur mes réseaux. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante qui avait redoublé, qui était en AES pour certains, c'est Association des étudiants sénégalais. Alors qu'en fait, c'est Administration économique et sociale. Ah si, mais tellement. C'est caricatural,
c'est un sketch.
Mais c'est un vrai sketch. Et moi, j'en ai tellement ri parce que j'en ai tellement souffert quand j'étais plus jeune. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante et j'arrive de l'autre côté. Je ne l'ai pas raconté plein de fois cette anecdote, j'arrête. Mais oui, pour moi, c'est vraiment leur apprendre au quotidien que ne nous prend pas pour des débiles parce que nous, on a tellement emmagasiné quand on était plus jeune que tu n'es pas prêt. On va te rendre fou.
Tu n'es pas prêt.
Tu n'es pas prêt. D'hier. Oui, vraiment. Et c'est là où c'est très drôle parce que tu joues avec ces personnes et elles deviennent folles. C'est encore plus jouissif que de s'énerver un bon coup parce que tu sens que tu as le contrôle. Et l'adaptabilité, c'est vraiment une des meilleures valeurs qu'on a apprises nous dans nos quartiers. Et donc maintenant, je donne des cours en école pour des filières entrepreneuriales, mais justement aussi pour leur donner les billes. Les billes, pardon, je parle trop vite. Là où d'autres intervenants n'osent pas venir parce qu'ils se disent que c'est une peine perdue. ces entrepreneurs issus de quartier, ou parce qu'ils ne se sentent pas à la hauteur, les intervenants. Et donc, moi, je suis là pour ça.
OK, trop bien. Du coup, tu as vraiment une action 360.
Ben ouais, il y a 360, 36 ans, tu vois. Non,
mais c'est pas tout.
Maintenant, je prends de l'âge et que je commence à...
Tu retransmets, tu rends l'appareil.
Ouais, et puis j'ai l'impression vraiment de vivre une crise d'ado, un rêve éveillé d'être jeune et de pouvoir avoir de l'expérience. Et en fait, je pense que d'être heureux, ça rend jeune aussi, tout simplement.
Incroyable. Trop beau. Trop, trop cool. Franchement, c'est hyper inspirant ce que tu nous dis là. Et franchement, je pense qu'il y a plein de femmes et même de jeunes hommes, de femmes, de ceux qui souhaitent en vrai s'y reconnaître. Et il y a un truc qui, moi, je trouve hyper marquant, c'est qu'avec tout le discours que tu nous as transmis, les références musicales, etc., que tu nous as données, je pense que tout le monde peut se reconnaître dedans. Que ce soit que tu sois issu de l'immigration noire, blanche, ce que tu veux. Et surtout que tu habites en centre-ville, en QPV ou en ruralité. Je pense qu'en fait, et ça on oublie souvent de le dire, mais quand on parle d'inégalités et que parfois on les multiplie, et bien souvent, et ça c'est un parallèle qui je pense qui est hyper important de se le dire, c'est que quand tu viens de QPV et que tu viens de ruralité, souvent c'est les mêmes types, les mêmes typologies d'inégalités. Que ce soit la mobilité, la distance. la barrière sociale, la barrière de se dire on n'a pas les mêmes codes et parfois on est en recherche identitaire et franchement je trouve ça incroyable tout ce que tu nous as dit, tout ce dont tu souffrais et où tu es aujourd'hui et tout ce que tu as mis en place Pour y arriver, je trouve ça incroyable.
Merci beaucoup. Et ça prend du temps. C'est aussi de l'accompagnement. Et je voulais sensibiliser les jeunes et les moins jeunes, mais issus aussi de plein de cultures différentes. Moi, si je ne m'étais pas faite accompagner par un psychologue et un psychiatre, je ne serais pas en face de toi aujourd'hui. Et jusqu'à présent, même si ça va bien, je continue à voir un psychologue et un psychiatre. C'est un budget, certes, mais je pense qu'il est très important de parler de ses craintes, de ses problèmes. peurs, des vertiges qu'on peut avoir, de faire aussi le bilan. Alors, c'est plus qui chantait ça, fais le bilan, pas maintenant. Enfin bref. C'est beaucoup de choses.
Ah si, j'ai plus le titre.
Ouais, moi non plus. J'ai un truc, mais moi.
Fais le bilan. C'est pas les histoires d'avant. C'est pas une neige marron, non.
Ah, je sais plus.
J'ai plus.
Mais j'aime trop cette chanson. Et en fait, tout ça pour dire que certes, c'est un budget, mais il vaut mieux en parler à une personne qui est extérieure et pas forcément à sa famille, pas forcément à ses proches, parce que les personnes qui ont des frustrations vont les mettre en avant. C'est toujours mieux de parler des autres que de se recensrer sur soi. Donc, se faire accompagner par une personne qui est neutre, c'est bien.
Et bien, voilà, c'est hyper important. Donc, les psy, ce n'est pas pour les fous.
Ouais,
de ouf. Donc, prenez cette info et c'est hyper important. en tout cas d'avoir ce témoignage à ce niveau-là. Merci, merci déjà pour tout ce que tu nous as... Je vais dire merci 50 fois parce que moi, je trouve ça incroyable. Et franchement, pour moi, c'est vraiment le sens de la société de demain. C'est ces temps-là où on se pose, on se donne, on discute, on voit tout ce que tu fais sur les réseaux et dans des médias, etc. Et pour moi, en fait, c'est ça, c'est le don, c'est rendre l'appareil. Bien sûr,
c'est gratuit, ça fait plaisir.
C'est gratuit. Oui,
oui.
Et c'est ça, ce conseil pour moi, c'est très concret. Allez voir des psys. Même quand tu penses qu'il n'y a rien. Et je pense que je vais y songer moi aussi. C'est très important. Très bientôt. Mais effectivement, avoir peut-être cette safe place où tu peux lâcher les choses, c'est important, c'est bien. Et du coup, on va pouvoir passer à la prochaine étape. J'adore ça, c'est le moment où j'attends à chaque fois. C'est le moment où tu vas pouvoir nous présenter et nous expliquer l'objet.
Ouais.
Ou la chose, je ne sais pas ce que tu veux dire. Il y a un big sac, je ne sais pas ce qu'il y a dedans.
Oui, alors il y a un ordinateur sourd, mes lingots d'or que j'ai voulu. Non, je ne rigole pas du tout. Alors, en plus, c'est très, très, c'est très auto-centré. Non,
non, ok.
Une meuf comme ça. Je comprends.
La fame, ça.
Je ne sais pas si ça te parle, si tu me connais un petit peu.
Alors, je dirais Marianne.
Alors, c'est la Vénus de Milo.
Vénus de Milo.
Avec un ballon de basket. Et en fait, c'est un peu la vie que je vis aujourd'hui. Donc l'année dernière, il y avait les Jeux Olympiques. Et il y a eu six statues à l'Assemblée nationale qui représentaient la Vénus de Milo avec plusieurs couleurs et plusieurs sports, dont le javelot, dont le tir à l'arc, dont le basket, boxe et tennis. Et je ne sais plus le dernier, évidemment. Et en tout cas... le sculpteur m'a contactée par l'intermédiaire d'une coach de boxe qui est elle championne du monde de K1 une discipline de boxe d'une discipline de boxe pour combler la Vénus de Milo et d'être exposée à l'Assemblée Nationale tout ça pour dire que le ballon de basket, les bras les deux mains pour le coup et un bout de mon buste enfin c'est moi en fait C'est moi qui suis dessus. C'est moi qui ai été moulée. C'est bien de dire cette phrase. Ça peut être bizarre.
C'est dingue.
Ouais, et donc... Putain. Ouais, avec tous les trucs juridiques. Tu vois, t'avais Harvey Specter et Jessica Persson dans Suits, pardon. Dans Suits, ouais. Qui est la générale partenaire, femme noire, puissante, avec son beau tailleur. Et moi, dans mon bureau, là, je travaille un peu en freestyle de chez moi. Et j'ai des locaux. Mais le jour où je vais avoir un vrai bureau, etc., je pense que je me mettrai juste en face de moi en pleine narcissisme. Mais en fait, c'est une vraie fierté pour moi d'avoir été exposée à l'Assemblée nationale pendant six mois. Du coup, d'exercer la profession comme j'ai envie de l'exercer au quotidien, d'avoir ma statue, d'avoir mes TN aujourd'hui. Je ne vais pas citer de marque, mais je suis beaucoup plus en sneakers qu'en tailleur. Et d'avoir été... Fierté. Ouais, grosse fierté. et de m'avoir et de m'être en miniature. Alors, deux écueils à tout ça. Ce n'est pas moi le six-pack parce que je n'ai pas... J'ai un abdal, mais sport actuel, malgré le sport que je fais. Et puis, ma poitrine ne tombe pas encore. Donc, je tiens aussi à préciser. Mais oui, c'est vraiment mes bras, c'est mes épaules. C'est moi qui tiens le ballon de basket. Et puis, la Vénus de Milo, ça représente une personne forte. C'est la Marianne. Ça va aussi faire écho. à Aya Nakamura qui était à la cérémonie d'ouverture, qui a dansé avec toutes les personnes de la garde républicaine. Donc, ouais, ça peut aussi montrer la fille, la femme de demain, peu importe de quelle origine sociale et raciale où elle se trouve et qu'elle soit fière d'elle. En fait.
Et ça, ça a été dit, ça a été expliqué.
Oui, oui. Et là, actuellement, en taille réelle, je crois que je suis à Dubaï. Ouais, mais là, je suis en face de toi.
C'est dingue.
et je suis passée par Shanghai incroyable,
c'est dingue je ne savais pas que les personnes qui avaient fait ces sculptures qui étaient représentées à l'Assemblée Nationale c'était des vraies personnes et toi tu fais partie des gens c'est une dinguerie je ne vais pas dire que je ne suis rien parce que je suis quelque chose mais les filles qui étaient avec moi et
les filles qui étaient avec moi sont championnes de quelque chose moi je suis championne du retard, c'est tout mais les autres sont championnes du monde de quelque chose ou sélectionnées au JO Et donc, Laurent Perbos, le sculpteur, et notamment le monteur du projet, voulait aussi des femmes engagées. Et c'est en ça que moi, je suis trop, trop, trop fière d'avoir eu ma statue. Et lors de l'inauguration, il y a Yael Braun-Pivet, qui était la présidente, qui est encore présidente de l'Assemblée nationale, qui m'a dit bonjour, Yael, enchantée. J'ai été oui, madame, je sais très bien qui vous êtes. Moi, en revanche, elle m'a dit si, si, vous êtes Kadiatou. J'ai vu, j'ai été oh, oh, wow. Oh, wow. Donc, ouais, c'est fou.
C'est une folie.
Et pourtant, je n'ai que 36 ans, donc a priori, si Dieu veut, j'ai encore deux tiers de ma vie qui vont être devant moi et je vais pouvoir continuer à avoir cette fierté et de transmettre au quotidien.
C'est dingue. Il y avait eu combien de statues Six. C'est-à-dire qu'il y a six meufs et que tu fais partie de ces six meufs-là.
Oui, six meufs gotesques.
C'est une folie.
Oui, vraiment. Banger.
C'est une folie. Banger. Incroyable. Putain, cet objet, il est ouf.
Oui, et du coup, je trouve que je vais bien là.
Oui, et je l'ai touché.
Ouais. Ne touchez pas vous.
C'est une dinguerie.
Ouais.
C'est une folie. Incroyable. Et puis, tu vois, c'est hyper symbolique. Tu vois, cette femme hyper inspirante avec la balle de... C'est une dinguerie.
Ouais, c'est une belle femme, en fait. Et c'est une femme qui est... Incroyable. ...mercieuse et tout quoi. Wow. Ouais.
Dingue. N'hésitez pas à regarder en vidéo. En vidéo, vous allez voir. Ouais. Cette œuvre, c'est ouf. Franchement, merci d'avoir apporté. Et puis tout le récit qui va derrière, c'est incroyable. C'est hyper inspirant.
Oui, j'en suis très,
très fière. Écoute, j'en suis fier aussi. Je ne sais pas si j'ai le droit d'être filmé. C'est incroyable. Magnifique. Merci. Franchement, merci beaucoup. Avec plaisir. C'est dingue. Waouh. Waouh. OK. Du coup, on va pouvoir enchaîner. Et puis bientôt terminer. Il nous reste un peu plus de quatre minutes pour que tu, après ce moment hyper... ouf qu'on vienne vivre, que tu puisses nous balancer ton message inspirant face cam, donc tu as ta caméra en face de toi, tu parles directement aux gens qui nous regardent et qui nous écoutent donc c'est quand tu veux, Kajatu pour ton message inspirant.
Yes, alors du coup ça va être je m'assois correctement, d'habitude je plaide debout, c'est assez rare que je fasse ce petit plaidoyer, mais je, comme je disais je suis très, je suis un enfant de la musique et il y a beaucoup de femmes qui m'ont inspirée au quotidien et donc Je voulais commencer par ces paroles avec lesquelles j'ai grandi. Toutes les femmes de ta vie, en moi réunies, ton absurde, ton égérie, parfois ta meilleure ennemie. Et après, on peut chanter peut-être.
Toutes les femmes de ta vie,
glabourées, sexies, l'héroïne de tes envies. Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie. Et en plus, j'ai vu que Julien Doré a fait une reprise magnifique. Donc voilà, je commencerai par là et après les quelques mots que j'ai rédigés. Le refrain de Toutes les femmes de ta vie des L5 met en avant la diversité et la richesse des facettes féminines. Il exprime l'idée qu'une femme peut être à la fois plusieurs personnes en une. Une confidente, une amoureuse, une battante, une rêveuse, une protectrice, une star, une audacieuse et plein d'autres termes. dans lequel la femme se révèle, et la fille aussi d'ailleurs, au quotidien. Il casse l'image d'une femme figée dans un seul rôle et célèbre sa complexité. Ces paroles peuvent être interprétées comme une affirmation de la polyvalence et de la force des femmes dans une relation avec elle-même ou avec quelqu'un d'autre ou avec plusieurs d'autres personnes. Cela signifie que l'amour ne se limite pas qu'à un seul aspect. Il englobe la passion, le soutien, la complicité et parfois même et surtout la confrontation. C'est aussi une manière De dire qu'une femme ne doit pas être enfermée dans une seule case, mais qu'elle évolue selon ses envies, ses besoins, ses expériences, ses doutes, ses peurs, et surtout pour moi quelque chose de très important, sa satisfaction au quotidien. En somme, ce refrain qui est mon poème, mon mantra, rappelle que chaque femme porte en elle une infinité de possibilités et qu'elle est bien qu'une seule simple étiquette. ou un rôle défini par la société.
Waouh, incroyable, j'ai envie de t'applaudir. Incroyable, waouh.
Waouh, j'ai fini.
Je pense qu'il n'y a rien à ajouter après ça. Magnifique, il est L5, ce joli récit que tu as écrit, c'est ta plaidoirie.
Oui, c'est ma plaidoirie du jour, je plaide beaucoup.
Incroyable, c'est un joli message pour les femmes. Oui. Et je pense qu'il y a besoin d'avoir des messages porteurs comme ça.
Pas que pour les femmes, pour les hommes aussi. Parce que, comme je dis, et c'est d'une vérité vraie, sans les femmes, vous ne serez pas là, les hommes, vu que, sauf preuve du contraire, à part Junior, dont Arnold Schwarzenegger, qui a eu un bébé. Tous les bébés viennent des femmes. Donc, c'est aussi important pour les hommes. Et je pense qu'ils en ont de plus en plus conscience. Il y a encore un peu de travail, mais ça change. Heureusement.
Et c'est vrai. Incroyable. Merci. Merci, waouh, c'est fort Il y a trop de waouh Je pourrais dire waouh encore tellement de fois parce que c'est fort le message que tu viens de délivrer cet objet et puis tout le récit qui a été dit pendant tout ce podcast Merci Kajatu Avec plaisir,
merci à toi Merci pour ce que tu fais parce qu'on a besoin de podcasts comme les tiens Il faut irriguer comme tu me disais avant le début de ce podcast Il faut transmettre les belles choses qu'on a au quotidien, donc bravo à toi Clairement
Incroyable. Et il faut faire ce qui nous anime aussi. C'est un peu mon slogan, le sens de la vie, c'est de faire ce qui nous anime, pensez-le, et irriguons-nous de bonnes vibes. De ouf. Et on est à 3, 2, 1, 0 de la fin du podcast sur le Gong. Incroyable. C'est la deuxième fois qu'on termine sur le Gong, c'est magnifique. Du coup, il ne me reste plus qu'à conclure, à clôturer, et puis je vais encore te remercier parce que c'est important. Et incroyable tout ce que tu nous as transmis pendant cette heure, pendant ces 45 minutes. Et puis voilà, les amis vous connaissez, vous savez ce qu'il faut faire. Alors moi on m'a dit, je ne sais pas comment clôturer la dernière fois, on m'a attrapé ma veste, on m'a dit frérot tu dis à tout le monde de s'abonner, de partager, de mettre des commentaires, de mettre des étoiles sur les... Ouais,
sur les chaînes de diffusion, un truc comme ça.
Tu mets des étoiles apparemment, donc si tu vois des étoiles, tu mets 5, 6, 10 étoiles, je ne sais pas il y a combien d'étoiles, mais voilà, l'objectif c'est... c'est de partager des good vibes et comme Youssoupha le dit si bien et que je l'ai remasterisé un peu à ma sauce c'est envoie ce podcast à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage on peut continuer comme ça dix fois et ainsi de suite l'objectif c'est une chaîne on continue cette chaîne ensemble et puis on se dit à la prochaine pour un nouvel épisode de Haloukou et on remercie Kajato pour sa présence aujourd'hui Merci beaucoup
23sec
5min
18min
32min
37min
Description
Avocate, basketteuse enfance à Strasbourg et ses références culturelles ... Kadiatou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Y'a rien à ajouter après ça, magnifique. Peut-être que tu vas danser,
qui sait Qui sait Faut faire des choses et faut pas avoir peur de les faire. Et euh... Dites que je souhaite être mon propre modèle.
Parce que à le coup c'est aussi ça, c'est des moments de change.
Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré Mais non, attends, attends. Est-ce qu'il y a une chose qui s'embrouille de ton enfance Peut-être qu'à temps tu dirais que t'es un peu... On parle souvent de ce qui nous sépare sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lit Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes car nous avons tous des rêves communs. Une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Nouvel épisode d'Haloukou, les amis. Je suis trop content, déjà, d'avoir vu les retours du premier épisode posté. D'avoir eu tous les messages de tout le monde, c'était incroyable. Vraiment, merci. Je le redis de vive voix, là, face à vous, face aux nouvelles personnes qui écoutent Haloukou aujourd'hui. Et aujourd'hui, l'histoire qu'on veut, les références culturelles qu'on veut, ce sont les références culturelles de... Kajatu. Oui, c'est moi. Ça va Kajatu Très bien et toi Ça va, merci. Merci d'être dans le coup aujourd'hui.
Avec grand plaisir, ça va être trop bien.
C'est incroyable. Merci d'être présente et de partager cette heure inspirante.
On va essayer. Ça va être très cool.
Avec les gens qui nous écoutent. Juste pour refaire vite fait le point, ça c'est la minute où je parle de ouf. Après promis, je me tais et je laisse. et je laisse Kajatu parler mais pour expliquer un peu l'objectif c'est les rêves culturels de Kajatu on les retrace à travers tout plein de choses, toutes les choses qui lui ont permis de se déterminer aujourd'hui et la porte d'entrée comme on a dit c'est la culture, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment ton objet inspirant il est là ouais et tu auras ta minute, minute trente de carte blanche où tu vas pouvoir balancer face cam aux gens ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites peut-être tu vas danser, qui sait
Qui sait, on va voir.
Peut-être que tu vas jungler. Ouais,
on sait pas.
Peut-être qu'elle va chanter. Rester jusqu'à la fin. Rester jusqu'à la fin. En tout cas, tu vas nous balancer ton message inspirant et on a hâte. Et du coup, pour commencer ce podcast, je te propose de te présenter, de présenter qui tu es aujourd'hui, rapidement, en quelques mots, comme ça on situe qui tu es aujourd'hui et après on retracera.
Yes. Allez, donc du coup, c'est à moi. Je m'appelle Kadiatou, j'ai 36 ans. Je suis née et grandie à Strasbourg, donc vraiment à côté de l'Allemagne, dans un environnement féminin. J'ai quatre sœurs, ma mère qui nous a élevées toutes seules, mais dans un quartier essentiellement masculin. J'étais, j'en parle tout de suite, seule noire, maternelle, école primaire jusqu'à la troisième, puis après on était deux. Puis après au lycée, on était deux et à la fac, on était cinq. Et encore deux petits mots. Je suis avocate aujourd'hui, j'ai mon propre cabinet et je représente les entrepreneurs dans leurs problèmes au quotidien. Ça, c'est la première chose. La première chose qui sous-tend, c'est que ma mère m'a dit tu seras ou avocate ou médecin parce que je ne suis pas venue en France pour souffrir. Donc, j'ai fait un bac scientifique et je suis allée directement en droit parce que très chaud pour moi d'être médecin. Et puis, je fais du basket depuis l'âge de 11 ans. Et donc, aujourd'hui, je suis toujours joueuse. Je suis secrétaire générale du basket Paris 14 et je suis engagée de manière générale dans le basket.
Ok, donc avocate, strasbourgeoise, basketteuse.
Oui, plein d'autres choses.
Plein d'autres choses.
Oui, fatigante. Pas fatiguée, mais fatigante, mais engagée. Engagée pour que ça change en tout cas.
Trop bien, trop bien. Je sens que déjà, il y a possiblement un lien un peu avec toutes ces choses ou peut-être qu'il y a des engagements ou autres autour de tout ça. On aura l'occasion, j'imagine, d'en parler durant ce podcast, mais au moins, on situe déjà qui tu es, etc. Donc déjà, moi, ça me fait plaisir d'entendre tout ça, que tu fais plein de choses. On aime les gens qui font des choses.
Oui, il faut, c'est important. Il faut faire des choses. Il faut faire des choses et il ne faut pas avoir peur de les faire. Pas peur du jugement, pas peur d'avoir des regrets, se lancer. Parce que de toute façon, nos parents nous ont appris à être un peu dans la galère. Donc on sait qu'on a plein de ressources et c'est une vraie force.
Vraiment, vraiment. Et d'ailleurs, pour rejoindre ce que tu dis, avant de passer à la toute première partie, moi, j'aime bien expliquer que justement... Les gens qui ont dû s'adapter toute leur vie, et bien justement, ce qu'il faut se dire, c'est qu'il ne faut pas se dire on a dû s'adapter, c'est chiant tout ça. Ok, c'est chiant, certes, mais ça fait qu'on a une palette immense.
Tellement.
Et cette palette, il faut s'en servir et que ça devienne une force plutôt qu'un élément de... Bref, on aura l'occasion d'en reparler dans les épisodes de L'Écoute et aujourd'hui avec toi, Kajetou. Mais du coup, ce que je te propose, c'est qu'on passe à la première partie, l'interview à l'époque. J'ai appelé comme ça Tard l'époque. Tard l'époque. Je vais le renommer Tard l'époque. Vous savez quoi Je le renomme Tard l'époque. J'ai dit à l'époque, c'est un peu chiant.
Ou à l'époque.
À l'époque. Ok, mille tares à l'époque, je te jure je vais le redonner comme ça.
Je te donne le copyright, je ne vais pas se faire l'avocate là, vas-y.
Tu es trop généreuse. Et du coup l'objectif, l'idée de cette interview, de ce temps, c'est que tu représentes un peu plus dans les détails peut-être, avec peut-être des exemples concrets, la Kajatu de l'époque. du coup de Strasbourg etc. Et la particularité, ce que j'aime bien, et ça c'est le petit jeu un peu stylistique, c'est que tu dois le faire à la troisième personne. Oui. Donc qui est Kajatu de Strasbourg de ta jeunesse de manière globale Il n'y a pas une tranche d'âge mais de manière globale. Oui. Donc voilà.
Eh bien la Kajetu de l'époque elle grandit tout début des années 90, responsabilisée très jeune parce que mes parents divorcent quand elle a 2 ans. Elle se rend compte aussi qu'elle a une grande sœur qui est autiste et qui ne parle pas. Et sa mère et son modèle, elle se dit qu'elle doit grandir en étant le bras droit de sa mère dès toute petite. Et ça passe aussi par s'occuper de sa grande sœur qui ne parle pas et qui a un autisme, donc qui est dans sa bulle. Et elle grandit aussi avec... Une petite sœur qui a 4 ans de moins qu'elle, une autre qui a 6 ans de moins qu'elle, et une dernière qui a 12 ans de moins qu'elle. Et donc, elle devient vraiment le co-CEO de sa mère. Donc, elle est responsabilisée très jeune. Ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est qu'elle a quand même grandi dans un environnement musical fort. Et un environnement télé fort. Sa mère, elle est fan de Bob Marley. Mais du coup, Kadia Tou déteste. Bob Marley. Parce qu'elle entend tout le temps dans la voiture, elle a trop la flemme. Mais elle adore Michael Jackson. Donc dès la maternelle, genre, elle voulait perfecto. Elle voulait un peu des chaussures comme lui, faire un moonwalk, mais moonwalk compliqué. Elle grandit beaucoup dans l'univers des dessins animés. Et elle a tout de suite des icônes comme Sailor Moon, par exemple. Mais aussi tout ce qui est magie, donc Sabrina l'apprentie sorcière. Ma sorcière bien-aimée, Charme, la Trilogie du samedi. Ah oui. Très rapidement aussi les Spice Girls, les Girls Band. Et ouais, gros environnement musical et puis environnement sportif dans lequel elle s'épanouit beaucoup pour pallier toutes les peurs qu'elle a au quotidien parce qu'elle voit que c'est la seule noire et dès toute petite, on lui dit qu'elle est différente parce qu'elle n'a pas la couleur de peau qu'il faut. Et donc, elle se dit que ça doit être une bosse. pour sa mère, pour ses sœurs, pour les personnes qui l'entourent. Et donc, elle devient déléguée de classe très jeune pour défendre les opprimés, un peu comme Sabrina Spellman et son meilleur ami Salem Saberhagen. Voilà. Et c'est comme ça qu'elle grandit dans cette jeunesse, mais jeunesse très responsabilisée.
OK. Et dans quel type de quartier à Strasbourg
Quartier sensible, HLM, du Haut-de-Sont-Bloc, 4e étage. Elle a l'impression de dominer tout le monde parce qu'elle est en haut. Et en fait, c'est la seule fille de son bloc. Du coup, les garçons qui sont autour d'elle ne font que l'embêter. Et elle, qui parlait déjà beaucoup à l'époque, qu'on appelait Miss Tinguette Mitraillette, tellement qu'elle parlait d'ailleurs. Où son entourage se rend compte qu'elle a quand même des facilités en classe. C'est un peu la petite chouchou.
Ok. Et au niveau de l'adolescence et peut-être le départ de Strasbourg
Oui. L'adolescence, ça a été quelque chose de très fort pour elle parce qu'elle rentre dans un collège privé, collège où elle perd ses repères. Elle a quelques personnes de son quartier, mais de moins en moins. Sa mère la met dans un collège privé parce qu'elle a des bonnes notes et qu'elle ne veut pas qu'elle décroche. Pareil, seule noire. Et là, il y a le corps qui change. Elle se rend compte qu'elle ne se sent pas bien dans sa peau. Elle se sent moche déjà parce qu'elle est noire. Elle rejette un peu ses origines, tant raciales que géographiques. Elle veut tout faire pour être européanisée. En plus, elle grandit. L'adolescence coïncide avec l'époque un peu de Beyoncé, de Destiny's Child, etc. Et elle veut être plutôt afro-américaine, enfin européenne, voire afro-américaine. Surtout qu'elle a grandi avec le Club Barbie jusqu'à 14 ans. Ok, ah oui. C'est tard. Ouais, ouais, c'est tard. Elle a grandi depuis quand même, je le rassure. Là, je prends la première personne exceptionnellement. Et oui, pas bien dans sa peau. C'est la fille qui va rester avec les filles belles juste pour se faire un nom, mais en étant un peu la grande gueule pour cacher toutes ses peurs. Et ça a été pareil au lycée, où beaucoup de mensonges sur le fait qu'elle ne vient pas d'un quartier, mais d'un quartier plutôt résidentiel. Que sa mère est chef d'entreprise, alors oui, elle est chef d'entreprise, mais ses clients ne sont pas des clients d'un cabinet d'avocats, ce sont les personnes chez qui elle fait le ménage. Sa sœur autiste disparaît un peu de la photo, alors qu'en fait, c'est très important pour elle. Son père est rentier, mais elle ne sait pas ce que ça veut dire. Elle a juste utilisé le terme qu'une autre personne bourgeoise de l'école, du lycée, avait évoqué. Et puis, à la fac, ça a été pareil. Il y a moins de mensonges parce que... plus démocratique. Alors, il faut savoir qu'elle a quand même son bac à 10.00. Et donc, elle a eu très peur, elle a eu très chaud.
Je crois que moi aussi, j'ai eu un peu pareil.
On dit il, du coup.
Il a eu pareil, c'est vrai.
Et donc, elle a eu très, très, très chaud. Surtout que c'est la première d'une série où il faut montrer l'exemple. Et en droit, ça a été très compliqué aussi, dans le sens où elle voulait être la meilleure partout. Et elle avait trop peur de l'échec. Et du coup... grosse perte de poids, travaille de 10h à 23h à la bibliothèque, travaille à côté des cours, etc. Et puis, c'est quand elle est arrivée à Paris, donc à 24 ans quand même, que ça a commencé à changer, où elle ne sentait plus dans son environnement, malgré d'autres échecs, raté le barreau la première fois, etc.
Ok. On sent qu'il y a déjà un parcours hyper... plein de typologies, avec une recherche identitaire. Et ce qui est bien, c'est que tu nous as en plus, t'as agrémenté un peu ton discours avec plein de rêves culturels, musicals, surtout, beaucoup. Et c'est vrai qu'en plus, il y a beaucoup de gens, t'as parlé des Destiny's Child, de Beyoncé, etc. Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui, ou même de l'époque, on peut repasser d'ailleurs à la première personne, beaucoup de jeunes femmes aujourd'hui de l'époque qui justement, ont eu Beyoncé, toutes ces... Toi, dans quelle mesure ce côté américain ou autre a...
C'est un rêve. En fait, en France, je ne me sentais pas du tout à ma place et je me suis dit, les Etats-Unis, c'est l'endroit où je vais me sentir bien. J'ai eu la chance au lycée de pouvoir partir à Chicago dans un échange et c'était trop cool parce que j'ai vu des noirs qui m'appelaient 6, par exemple, donc je me sentais bien. Je me sentais dans mon élément. Je voyais... plein de Noirs différentes, là où à Strasbourg, déjà, s'il y avait d'autres Noirs en face de moi, on se mettait trop bêtes, comme si on était des chiens de faïence, alors qu'en fait on devait être ensemble. Et du coup, j'ai serré le point quand j'ai dit ensemble. Et puis, au bac, moi, c'était en 2008, j'ai redoublé ma seconde. Et en fait, c'est l'année où Barack Obama a été élu. Et donc, c'était une des premières vraies rêves que j'avais. dans laquelle je me sentais bien. En plus, c'était un jeune, noir, beau. Et je sais que j'avais même du mal à trouver les noirs beaux, en fait. Tellement que dans mon époque, dans mon adolescence, j'avais le rejet de mon identité.
Parce que tu ne trouvais pas d'exemple de réussite en France
Non, très peu. Franchement, même quand j'y réfléchis, très, très peu. À mon époque, il y avait peut-être Ramayadé, mais en fait, elle... C'était une des seules et limite, on avait l'impression que c'était la caution noire. C'était la cote noire.
Il y avait Harry Rosenbach.
Oui, il y avait Harry Rosenbach. Et donc, avec la même histoire issue d'une famille de postiers, en fait, il fallait avoir gravi plein d'échelons. Alors, tu pouvais juste être un boss, en fait. Et non, tu avais toujours le côté unicef, comme j'appelle ça, pour y arriver. Et donc, il n'y arrivait pas parce que c'est juste un très bon journaliste, mais juste parce qu'il a gravi plein d'échelons. Il y a eu plein d'obstacles. Oui, c'est sûr, mais ce n'est pas parce qu'il y a eu plein d'obstacles qu'il est là. C'est grâce à ça. Mais maintenant, on peut juste laisser les obstacles de côté et juste l'aider. Et aux États-Unis, j'avais l'impression que c'était juste le fait que la personne, elle chante bien, la personne, elle est dans la politique, etc. On part de zéro et pas du moins quelque chose qu'il y avait au départ. Et donc, moi, j'ai eu ces références-là américaines. Et puis après, les actrices du style Kerry Washington, Viola Davis, etc. Des grosses rêves.
C'est vrai que, je rejoins ce que tu dis, avec cet exemple d'American Dream, l'idée c'est ça, c'est que tu pars de zéro et que du jour au lendemain, qui que tu sois, tu as un business, bam, tu perces. Alors que peut-être qu'ici en France, et moi je tiens à dire que c'est pas... C'est pas un discours victimaire qu'on tient. C'est un constat. Et comment on fait pour pallier, pour changer les choses. Mais peut-être que du coup, en France, quand tu multiplies les inégalités, c'est pas demain, tu as un business qui perce. Non, c'est que tu pars de dix étages en dessous et il suffit que tu sois une femme, en plus noire. Et en plus, il suffirait que tu sois porteuse de handicap. Alors là,
c'est le drame.
Et c'est ouf de voir que tu as eu un parcours scolaire. qui est le tien, tu as grandi dans ta ville qui est la tienne, et tu ne te sentais pas toujours légitime, et tu cherchais l'approbation peut-être à Ausha droite Complètement,
jusqu'à mes 30 ans, j'ai grandi via le prisme de ma mère parce que j'avais tellement peur de la décevoir qu'il fallait que je réussisse pour elle, et pourtant j'ai eu un parcours scolaire très correct. Toute l'école primaire, j'étais première de la classe. Jusqu'en quatrième, après, j'ai commencé un peu à péricliter, mais ça allait. J'ai un bac scientifique. J'étais déléguée de classe. J'ai commencé le basket à l'âge de 11 ans. J'ai fait du sport avant. Donc, oui, j'ai été une fille complète. Et puis, oui, je pense qu'avec du recul, j'ai été jolie. Sauf que je ne m'en suis jamais rendue compte parce que j'avais peur du regard des autres. Et je me mettais dans un prisme qui n'était pas le bon.
Et tu faisais aussi. peut-être pas partie des standards.
Et pourtant, avec du recul, j'avais déjà fait énormément de choses. Sauf qu'on ne le met pas en avant parce qu'il y a un système dans lequel on ne te permet pas de te mettre en avant quand tu es noir. Je trouve, quand tu étais... Maintenant, je pense que ça a changé. Mais moi, à mon époque, c'était ça. Mais c'est aussi nous, nous-mêmes, qui se mettons dans ce prisme-là. Si tu arrives en disant que tu es un boss, c'est assez rare qu'on te dise non, en fait, tu n'es pas un boss.
Ouais c'est ce système un peu d'autocensure où on se voit pas légitime, on te met en recul, on te dit c'est pas pour moi. Complètement. Et c'est ouf que tu le dises parce que tu me dis que t'as 36 ans et que c'est la réalité de ton époque. Et peut-être qu'aujourd'hui il y a des gens plus jeunes qui écouteront et qui se diront mais qu'est-ce qu'elle nous raconte Et s'il y en a qui se disent aujourd'hui qu'est-ce qu'elle nous raconte parce que vous ne vivez pas la même chose, tant mieux.
Ouais tant mieux, vraiment je le souhaite à personne.
Tant mieux et c'est... C'est trop bien d'avoir ce discours et de voir aujourd'hui qui tu es. Avocate, basketeuse, qui s'assume, qui dit les choses, qui, j'imagine, a trouvé aussi des exemples, des modèles de réussite qui lui ont permis de se déterminer.
Complètement. Et puis aussi, je me dis que je souhaite être mon propre modèle. Non pas que j'ai envie d'être le modèle pour les autres, mais avant tout pour moi, pour transmettre aux autres. Et aujourd'hui, toutes les actions que je fais à côté de mon métier, c'est aussi pour dire... aux jeunes, aux moins jeunes, à nos parents, que c'est possible à partir du moment où on est en phase avec qui on est et qu'on a, avant d'avoir confiance en soi, d'avoir conscience de qui nous sommes. Et ça change tout.
Ça change tout. Ok, trop bien. Trop bien. Et d'ailleurs, ça fera du coup écho à la deuxième partie du podcast qui est le C'était mieux avant. On l'a entendu dans l'intro. Est-ce que possiblement, effectivement dans cet avant, est-ce qu'il y a des personnalités, une œuvre ou un truc justement qui... très concret qui t'a permis de déterminer, de dire, ok, je vais aller dans cette direction-là, je veux ressembler à cette personne ou je ne veux pas ressembler à ça. Une œuvre, une personne.
Alors, moi, c'est plus un événement où j'ai senti que je pouvais impacter, c'était en sixième dans l'opération pièce jaune. C'était d'ailleurs la première année de la circularisation de l'euro. Comment je suis vieille Non, mais en plus, ça ne se voit pas. Je m'en fous complètement. Et donc, j'avais écrit à mon directeur d'école en disant que je voulais être porteuse du projet. J'étais en sixième et j'avais du coup un peu, à la Harry Potter, brûlé un cierge, j'ai fait le tampon, etc. Et donc, tout le collège avait fait les pieds jaunes et on était allés au concert qui était à côté de la gare de Strasbourg où il y avait David Douillet, Bernadette Chirac, mais aussi des artistes du style Larousseau, Laurie et tout. Et moi, j'étais tellement heureuse d'être à ce concert que je faisais que... Je ne sais pas, je faisais plein de gestes pour qu'ils me voient. Ils ont fini par me voir et donc ils m'ont parlé à la fin et j'étais tellement fière. En plus, à l'époque, je faisais encore du judo. Et donc, c'était vraiment la première fois où je me suis sentie une star, en fait. Vraiment. Et ouais, de discuter avec ces personnes-là, qui étaient tellement... impacté par la cause, je me suis dit que j'ai apporté ma pierre à l'édifice et j'étais très fière de moi à ce moment-là. Incroyable. Ouais.
Et donc en plus, c'était pour une bonne cause. Oui, c'est ça. Les pièces jaunes, trop cool. Et du coup, est-ce que possiblement, dans la continuité de cet événement, il y a peut-être un discours, une personne Ou peut-être un autre événement qui a été structurant
Il y en a eu plein. C'est encore avec des stars. Parce que moi, quand j'étais petite, je pense que mon rêve, c'était d'être une star. Mais là, je suis ma propre star et c'est le plus important. Ouais, là, je l'ai punchline. Et pareil, dans notre collège, on a eu la chance d'avoir Billy Crawford.
Ah oui Ouais. C'est quoi Billy Crawford
Waouh, je ne vais pas chanter. Après, les paroles, ça va être du yaourt, donc c'est chaud.
Parce qu'à le coup, c'est aussi ça, c'est aussi des moments de chant.
Et donc, il était venu dans notre collège et il avait sélectionné trois personnes pour danser en public. Et donc, j'avais fait un slow avec Billy Crawford. C'est incroyable.
Mais je pense qu'il y a plein de gens qui t'envient, qui se disent Quoi
Ouais, quoi Avec mes buffalo et tout, parce qu'il y avait tout l'outfit qu'il y avait avec. Ça, par contre, l'outfit de A à Z, ça a été… Très important, donc c'était trop cool. Ça, c'est un événement et un événement beaucoup plus fort pour moi. C'était les premières élections. Moi, j'ai eu la chance de voter en 2007, dès mes 18 ans. Et donc, Tarco Royal. Et je ne vais pas, même si vous avez bien une grande idée pour qui j'ai voté en 2007, mais je me suis sentie très, très, très, très impliquée. Je me suis dit, je ne veux pas qu'une certaine personne devenue présidente soit présidente. Et j'avais ce côté militant que j'ai toujours. Mais je me suis dit que je ne voulais pas faire du militantisme comme faire des manifestations, mais de le faire de manière engagée et à travers des causes qui m'importent et qui m'impactent, qui sont le sport et la transmission. Et c'est comme ça que politiquement, aujourd'hui, je suis engagée. Et pour moi, ça a été game changer.
Ok. Et il y a eu un lien aussi peut-être avec ton métier d'avocate ou pas
Pas spécialement. Pas spécialement. Alors moi, comme je disais, j'ai grandi avec le fait que je devais devenir ou avocate ou médecin, sinon ma mère me tue. Ça, c'est beaucoup de daronnes, je pense, de l'Afrique de l'Ouest ou toutes daronnes qui se respectent. Et avec moi, ça marchait. Avec mes petites sœurs, pas vraiment. Et en fait, le côté avocat, moi, c'était surtout pour aider au quotidien. Et ce qui m'avait bien aussi amusée quand j'étais plus jeune, c'était d'aider les personnes dans leur entreprise au quotidien. Et tout ça, moi, a commencé quand j'ai été en quatrième. Ce qu'on appelle chez nous des doner kebab. Ici, on appelle ça un grec. Où j'avais vu... Les doner kebab Les doner kebab, oui.
Et on appelle ça comme ça à Strasbourg Oui,
à Stras même. Wow. Est-ce que ça te pose un problème
Il y a un débat là. Oui,
il y a un débat. Mais pourquoi on appelle ça un grec alors que ce n'est pas fait par des grecs
Mais pourquoi doner
Parce que c'est le terme en turc. Ok. Oui, doner. Oui, voilà. C'est un des seuls termes. Après, je connais les gros mots, bien sûr, comme toute langue qu'on apprend en quartier. Mais Donner, on appelle ça comme ça en Alsace et en Allemagne, du coup.
Ah oui, c'est bien, c'est bien. Au moins, on apprend des choses.
C'est une culture. Ah oui.
Bref.
Et donc, il y avait dans les barres d'immeubles, de temps en temps, quand même, juste au rez-de-chaussée, soit des épiceries, un tabac, une boulangerie, etc. Et moi, j'avais vu les personnes de mon donneur kebab qui lisaient des choses qu'ils n'arrivaient pas à comprendre. Et donc, moi, j'ai essayé de les aider du haut de mes 14 ans. Et en fait, c'était... Alors, je ne me souviens plus exactement du document, mais ça doit être soit un contrat, soit des statuts. Et en fait, ça m'a beaucoup fait penser à mon père, pour le coup, qui n'a pas fait de longues études. Ma mère aussi, d'ailleurs. Mais comment les aider au quotidien Et c'est ce que je fais aujourd'hui. Pas dans le conseil. Moi, j'arrive quand il y a des problèmes parce que ce côté pimenté où le conseil, c'est cool d'arriver avant, mais après, c'est encore plus cool parce que c'est le côté un peu justicier et tu as envie que les choses changent. Donc, c'est comme ça que le métier d'avocat, je l'ai recentré vers le droit des affaires.
OK. Et du coup, tu parlais aussi de tes engagements associatifs. Est-ce qu'on peut en parler un peu plus Oui,
bien sûr. Alors, comme j'ai dit, j'ai commencé en tant que joueuse au basket. je suis toujours joueuse aujourd'hui après très rapidement j'ai fait tout ce qui est table de marque arbitrage, coaching et en fait quand je suis arrivée à Paris j'ai eu un beau burn out quand j'avais 28 ans j'ai fait tout ce que je pouvais pour devenir avocate pour mes parents pour qu'ils soient fiers de moi donc j'ai fait des grosses entreprises je suis passée par Air France KLM, par Hermès j'ai commencé un cabinet américain et j'ai explosé en plein vol pendant 6 mois j'ai été arrêtée Et j'ai un bénévole, un ancien président, qui est venu me voir en me disant Tu ne peux pas rester un légume au quotidien, viens nous aider. Et donc, je suis devenue assez rapidement secrétaire générale de club et présidente de club. J'avais 28 ans. en 29, et c'était au ministère des Finances, à la section basket, donc tout de suite très prestigieux. Et j'étais encore en recherche identitaire de vouloir montrer aux gens que je pouvais être au plus haut avec des grands titres, mais au fond, je sais que j'étais détruite, clairement. Et les personnes qui m'ont mis à ce poste de dirigeante présidente, c'était en fait, comme tu disais avant, de cocher toutes les cases de la minorité, donc femmes, noires, jeunes, engagées et tout. Et moi, ça, je ne m'en étais pas rendu compte. Et je me suis rendu compte que j'ai été un peu utilisée comme une marionnette. Et donc, c'est là où je me suis dit que j'allais m'engager vraiment pour ce que je voulais faire. Et donc, aujourd'hui, je ne suis plus présidente, mais dirigeante. Mais après, c'est qu'un statut, en fait. C'est quand tu veux aider tes dirigeants aujourd'hui. Il y en a, ils ont besoin de ça pour exister. Moi, je m'en fiche fort. Et donc, maintenant, je suis secrétaire générale au Basket Paris 14. J'ai été élue au comité de basket parisien. Mais en fait, tu te rends compte que plus tu montes dans les échelons, moins tu es sur le terrain. Moi, j'ai besoin d'être sur le terrain dans tous les sens du terme. Et je suis aussi dans Ladies and Basketball, qui est une association culturelle, pour le coup, où on utilise le basket comme un levier socio-éducatif pour les filles et les femmes de quartiers prioritaires de la ville. Voilà, j'ai bien pitché le truc. Mais en gros, oui, c'est à mon tour et à notre tour, avec ces filles qui ont à peu près mon âge, de transmettre là où nous, quand on était plus jeunes, on n'avait pas de modèle. On n'avait pas d'avocates noirs qui venaient nous voir. On n'avait pas des personnes qui travaillaient dans des institutions qui venaient nous voir. On n'avait pas de rencontres avec des personnes inspirantes qui venaient nous voir et tout. Et aujourd'hui, on fait ça à notre échelle. On va dans des musées, on va voir des matchs de basket, on va à des concerts et tout. En fait, c'est un peu le centre aéré qu'on voulait quand on était plus jeunes. Et enfin, d'un point de vue engagement associatif, alors moins associatif, mais je donne des cours. J'ai commencé… Quand j'étais en recherche identitaire à l'université Panthéon-Assas, donc il y a 12 ans, une fac où, bien évidemment, il y a beaucoup moins de personnes issues de la diaspora. Mais j'y suis aussi allée pour montrer que les choses changent. Et j'en ai tellement ri. J'ai des anecdotes à balle sur mes réseaux. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante qui avait redoublé, qui était en AES pour certains, c'est Association des étudiants sénégalais. Alors qu'en fait, c'est Administration économique et sociale. Ah si, mais tellement. C'est caricatural,
c'est un sketch.
Mais c'est un vrai sketch. Et moi, j'en ai tellement ri parce que j'en ai tellement souffert quand j'étais plus jeune. Mais des étudiants qui me prenaient pour une étudiante et j'arrive de l'autre côté. Je ne l'ai pas raconté plein de fois cette anecdote, j'arrête. Mais oui, pour moi, c'est vraiment leur apprendre au quotidien que ne nous prend pas pour des débiles parce que nous, on a tellement emmagasiné quand on était plus jeune que tu n'es pas prêt. On va te rendre fou.
Tu n'es pas prêt.
Tu n'es pas prêt. D'hier. Oui, vraiment. Et c'est là où c'est très drôle parce que tu joues avec ces personnes et elles deviennent folles. C'est encore plus jouissif que de s'énerver un bon coup parce que tu sens que tu as le contrôle. Et l'adaptabilité, c'est vraiment une des meilleures valeurs qu'on a apprises nous dans nos quartiers. Et donc maintenant, je donne des cours en école pour des filières entrepreneuriales, mais justement aussi pour leur donner les billes. Les billes, pardon, je parle trop vite. Là où d'autres intervenants n'osent pas venir parce qu'ils se disent que c'est une peine perdue. ces entrepreneurs issus de quartier, ou parce qu'ils ne se sentent pas à la hauteur, les intervenants. Et donc, moi, je suis là pour ça.
OK, trop bien. Du coup, tu as vraiment une action 360.
Ben ouais, il y a 360, 36 ans, tu vois. Non,
mais c'est pas tout.
Maintenant, je prends de l'âge et que je commence à...
Tu retransmets, tu rends l'appareil.
Ouais, et puis j'ai l'impression vraiment de vivre une crise d'ado, un rêve éveillé d'être jeune et de pouvoir avoir de l'expérience. Et en fait, je pense que d'être heureux, ça rend jeune aussi, tout simplement.
Incroyable. Trop beau. Trop, trop cool. Franchement, c'est hyper inspirant ce que tu nous dis là. Et franchement, je pense qu'il y a plein de femmes et même de jeunes hommes, de femmes, de ceux qui souhaitent en vrai s'y reconnaître. Et il y a un truc qui, moi, je trouve hyper marquant, c'est qu'avec tout le discours que tu nous as transmis, les références musicales, etc., que tu nous as données, je pense que tout le monde peut se reconnaître dedans. Que ce soit que tu sois issu de l'immigration noire, blanche, ce que tu veux. Et surtout que tu habites en centre-ville, en QPV ou en ruralité. Je pense qu'en fait, et ça on oublie souvent de le dire, mais quand on parle d'inégalités et que parfois on les multiplie, et bien souvent, et ça c'est un parallèle qui je pense qui est hyper important de se le dire, c'est que quand tu viens de QPV et que tu viens de ruralité, souvent c'est les mêmes types, les mêmes typologies d'inégalités. Que ce soit la mobilité, la distance. la barrière sociale, la barrière de se dire on n'a pas les mêmes codes et parfois on est en recherche identitaire et franchement je trouve ça incroyable tout ce que tu nous as dit, tout ce dont tu souffrais et où tu es aujourd'hui et tout ce que tu as mis en place Pour y arriver, je trouve ça incroyable.
Merci beaucoup. Et ça prend du temps. C'est aussi de l'accompagnement. Et je voulais sensibiliser les jeunes et les moins jeunes, mais issus aussi de plein de cultures différentes. Moi, si je ne m'étais pas faite accompagner par un psychologue et un psychiatre, je ne serais pas en face de toi aujourd'hui. Et jusqu'à présent, même si ça va bien, je continue à voir un psychologue et un psychiatre. C'est un budget, certes, mais je pense qu'il est très important de parler de ses craintes, de ses problèmes. peurs, des vertiges qu'on peut avoir, de faire aussi le bilan. Alors, c'est plus qui chantait ça, fais le bilan, pas maintenant. Enfin bref. C'est beaucoup de choses.
Ah si, j'ai plus le titre.
Ouais, moi non plus. J'ai un truc, mais moi.
Fais le bilan. C'est pas les histoires d'avant. C'est pas une neige marron, non.
Ah, je sais plus.
J'ai plus.
Mais j'aime trop cette chanson. Et en fait, tout ça pour dire que certes, c'est un budget, mais il vaut mieux en parler à une personne qui est extérieure et pas forcément à sa famille, pas forcément à ses proches, parce que les personnes qui ont des frustrations vont les mettre en avant. C'est toujours mieux de parler des autres que de se recensrer sur soi. Donc, se faire accompagner par une personne qui est neutre, c'est bien.
Et bien, voilà, c'est hyper important. Donc, les psy, ce n'est pas pour les fous.
Ouais,
de ouf. Donc, prenez cette info et c'est hyper important. en tout cas d'avoir ce témoignage à ce niveau-là. Merci, merci déjà pour tout ce que tu nous as... Je vais dire merci 50 fois parce que moi, je trouve ça incroyable. Et franchement, pour moi, c'est vraiment le sens de la société de demain. C'est ces temps-là où on se pose, on se donne, on discute, on voit tout ce que tu fais sur les réseaux et dans des médias, etc. Et pour moi, en fait, c'est ça, c'est le don, c'est rendre l'appareil. Bien sûr,
c'est gratuit, ça fait plaisir.
C'est gratuit. Oui,
oui.
Et c'est ça, ce conseil pour moi, c'est très concret. Allez voir des psys. Même quand tu penses qu'il n'y a rien. Et je pense que je vais y songer moi aussi. C'est très important. Très bientôt. Mais effectivement, avoir peut-être cette safe place où tu peux lâcher les choses, c'est important, c'est bien. Et du coup, on va pouvoir passer à la prochaine étape. J'adore ça, c'est le moment où j'attends à chaque fois. C'est le moment où tu vas pouvoir nous présenter et nous expliquer l'objet.
Ouais.
Ou la chose, je ne sais pas ce que tu veux dire. Il y a un big sac, je ne sais pas ce qu'il y a dedans.
Oui, alors il y a un ordinateur sourd, mes lingots d'or que j'ai voulu. Non, je ne rigole pas du tout. Alors, en plus, c'est très, très, c'est très auto-centré. Non,
non, ok.
Une meuf comme ça. Je comprends.
La fame, ça.
Je ne sais pas si ça te parle, si tu me connais un petit peu.
Alors, je dirais Marianne.
Alors, c'est la Vénus de Milo.
Vénus de Milo.
Avec un ballon de basket. Et en fait, c'est un peu la vie que je vis aujourd'hui. Donc l'année dernière, il y avait les Jeux Olympiques. Et il y a eu six statues à l'Assemblée nationale qui représentaient la Vénus de Milo avec plusieurs couleurs et plusieurs sports, dont le javelot, dont le tir à l'arc, dont le basket, boxe et tennis. Et je ne sais plus le dernier, évidemment. Et en tout cas... le sculpteur m'a contactée par l'intermédiaire d'une coach de boxe qui est elle championne du monde de K1 une discipline de boxe d'une discipline de boxe pour combler la Vénus de Milo et d'être exposée à l'Assemblée Nationale tout ça pour dire que le ballon de basket, les bras les deux mains pour le coup et un bout de mon buste enfin c'est moi en fait C'est moi qui suis dessus. C'est moi qui ai été moulée. C'est bien de dire cette phrase. Ça peut être bizarre.
C'est dingue.
Ouais, et donc... Putain. Ouais, avec tous les trucs juridiques. Tu vois, t'avais Harvey Specter et Jessica Persson dans Suits, pardon. Dans Suits, ouais. Qui est la générale partenaire, femme noire, puissante, avec son beau tailleur. Et moi, dans mon bureau, là, je travaille un peu en freestyle de chez moi. Et j'ai des locaux. Mais le jour où je vais avoir un vrai bureau, etc., je pense que je me mettrai juste en face de moi en pleine narcissisme. Mais en fait, c'est une vraie fierté pour moi d'avoir été exposée à l'Assemblée nationale pendant six mois. Du coup, d'exercer la profession comme j'ai envie de l'exercer au quotidien, d'avoir ma statue, d'avoir mes TN aujourd'hui. Je ne vais pas citer de marque, mais je suis beaucoup plus en sneakers qu'en tailleur. Et d'avoir été... Fierté. Ouais, grosse fierté. et de m'avoir et de m'être en miniature. Alors, deux écueils à tout ça. Ce n'est pas moi le six-pack parce que je n'ai pas... J'ai un abdal, mais sport actuel, malgré le sport que je fais. Et puis, ma poitrine ne tombe pas encore. Donc, je tiens aussi à préciser. Mais oui, c'est vraiment mes bras, c'est mes épaules. C'est moi qui tiens le ballon de basket. Et puis, la Vénus de Milo, ça représente une personne forte. C'est la Marianne. Ça va aussi faire écho. à Aya Nakamura qui était à la cérémonie d'ouverture, qui a dansé avec toutes les personnes de la garde républicaine. Donc, ouais, ça peut aussi montrer la fille, la femme de demain, peu importe de quelle origine sociale et raciale où elle se trouve et qu'elle soit fière d'elle. En fait.
Et ça, ça a été dit, ça a été expliqué.
Oui, oui. Et là, actuellement, en taille réelle, je crois que je suis à Dubaï. Ouais, mais là, je suis en face de toi.
C'est dingue.
et je suis passée par Shanghai incroyable,
c'est dingue je ne savais pas que les personnes qui avaient fait ces sculptures qui étaient représentées à l'Assemblée Nationale c'était des vraies personnes et toi tu fais partie des gens c'est une dinguerie je ne vais pas dire que je ne suis rien parce que je suis quelque chose mais les filles qui étaient avec moi et
les filles qui étaient avec moi sont championnes de quelque chose moi je suis championne du retard, c'est tout mais les autres sont championnes du monde de quelque chose ou sélectionnées au JO Et donc, Laurent Perbos, le sculpteur, et notamment le monteur du projet, voulait aussi des femmes engagées. Et c'est en ça que moi, je suis trop, trop, trop fière d'avoir eu ma statue. Et lors de l'inauguration, il y a Yael Braun-Pivet, qui était la présidente, qui est encore présidente de l'Assemblée nationale, qui m'a dit bonjour, Yael, enchantée. J'ai été oui, madame, je sais très bien qui vous êtes. Moi, en revanche, elle m'a dit si, si, vous êtes Kadiatou. J'ai vu, j'ai été oh, oh, wow. Oh, wow. Donc, ouais, c'est fou.
C'est une folie.
Et pourtant, je n'ai que 36 ans, donc a priori, si Dieu veut, j'ai encore deux tiers de ma vie qui vont être devant moi et je vais pouvoir continuer à avoir cette fierté et de transmettre au quotidien.
C'est dingue. Il y avait eu combien de statues Six. C'est-à-dire qu'il y a six meufs et que tu fais partie de ces six meufs-là.
Oui, six meufs gotesques.
C'est une folie.
Oui, vraiment. Banger.
C'est une folie. Banger. Incroyable. Putain, cet objet, il est ouf.
Oui, et du coup, je trouve que je vais bien là.
Oui, et je l'ai touché.
Ouais. Ne touchez pas vous.
C'est une dinguerie.
Ouais.
C'est une folie. Incroyable. Et puis, tu vois, c'est hyper symbolique. Tu vois, cette femme hyper inspirante avec la balle de... C'est une dinguerie.
Ouais, c'est une belle femme, en fait. Et c'est une femme qui est... Incroyable. ...mercieuse et tout quoi. Wow. Ouais.
Dingue. N'hésitez pas à regarder en vidéo. En vidéo, vous allez voir. Ouais. Cette œuvre, c'est ouf. Franchement, merci d'avoir apporté. Et puis tout le récit qui va derrière, c'est incroyable. C'est hyper inspirant.
Oui, j'en suis très,
très fière. Écoute, j'en suis fier aussi. Je ne sais pas si j'ai le droit d'être filmé. C'est incroyable. Magnifique. Merci. Franchement, merci beaucoup. Avec plaisir. C'est dingue. Waouh. Waouh. OK. Du coup, on va pouvoir enchaîner. Et puis bientôt terminer. Il nous reste un peu plus de quatre minutes pour que tu, après ce moment hyper... ouf qu'on vienne vivre, que tu puisses nous balancer ton message inspirant face cam, donc tu as ta caméra en face de toi, tu parles directement aux gens qui nous regardent et qui nous écoutent donc c'est quand tu veux, Kajatu pour ton message inspirant.
Yes, alors du coup ça va être je m'assois correctement, d'habitude je plaide debout, c'est assez rare que je fasse ce petit plaidoyer, mais je, comme je disais je suis très, je suis un enfant de la musique et il y a beaucoup de femmes qui m'ont inspirée au quotidien et donc Je voulais commencer par ces paroles avec lesquelles j'ai grandi. Toutes les femmes de ta vie, en moi réunies, ton absurde, ton égérie, parfois ta meilleure ennemie. Et après, on peut chanter peut-être.
Toutes les femmes de ta vie,
glabourées, sexies, l'héroïne de tes envies. Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie. Et en plus, j'ai vu que Julien Doré a fait une reprise magnifique. Donc voilà, je commencerai par là et après les quelques mots que j'ai rédigés. Le refrain de Toutes les femmes de ta vie des L5 met en avant la diversité et la richesse des facettes féminines. Il exprime l'idée qu'une femme peut être à la fois plusieurs personnes en une. Une confidente, une amoureuse, une battante, une rêveuse, une protectrice, une star, une audacieuse et plein d'autres termes. dans lequel la femme se révèle, et la fille aussi d'ailleurs, au quotidien. Il casse l'image d'une femme figée dans un seul rôle et célèbre sa complexité. Ces paroles peuvent être interprétées comme une affirmation de la polyvalence et de la force des femmes dans une relation avec elle-même ou avec quelqu'un d'autre ou avec plusieurs d'autres personnes. Cela signifie que l'amour ne se limite pas qu'à un seul aspect. Il englobe la passion, le soutien, la complicité et parfois même et surtout la confrontation. C'est aussi une manière De dire qu'une femme ne doit pas être enfermée dans une seule case, mais qu'elle évolue selon ses envies, ses besoins, ses expériences, ses doutes, ses peurs, et surtout pour moi quelque chose de très important, sa satisfaction au quotidien. En somme, ce refrain qui est mon poème, mon mantra, rappelle que chaque femme porte en elle une infinité de possibilités et qu'elle est bien qu'une seule simple étiquette. ou un rôle défini par la société.
Waouh, incroyable, j'ai envie de t'applaudir. Incroyable, waouh.
Waouh, j'ai fini.
Je pense qu'il n'y a rien à ajouter après ça. Magnifique, il est L5, ce joli récit que tu as écrit, c'est ta plaidoirie.
Oui, c'est ma plaidoirie du jour, je plaide beaucoup.
Incroyable, c'est un joli message pour les femmes. Oui. Et je pense qu'il y a besoin d'avoir des messages porteurs comme ça.
Pas que pour les femmes, pour les hommes aussi. Parce que, comme je dis, et c'est d'une vérité vraie, sans les femmes, vous ne serez pas là, les hommes, vu que, sauf preuve du contraire, à part Junior, dont Arnold Schwarzenegger, qui a eu un bébé. Tous les bébés viennent des femmes. Donc, c'est aussi important pour les hommes. Et je pense qu'ils en ont de plus en plus conscience. Il y a encore un peu de travail, mais ça change. Heureusement.
Et c'est vrai. Incroyable. Merci. Merci, waouh, c'est fort Il y a trop de waouh Je pourrais dire waouh encore tellement de fois parce que c'est fort le message que tu viens de délivrer cet objet et puis tout le récit qui a été dit pendant tout ce podcast Merci Kajatu Avec plaisir,
merci à toi Merci pour ce que tu fais parce qu'on a besoin de podcasts comme les tiens Il faut irriguer comme tu me disais avant le début de ce podcast Il faut transmettre les belles choses qu'on a au quotidien, donc bravo à toi Clairement
Incroyable. Et il faut faire ce qui nous anime aussi. C'est un peu mon slogan, le sens de la vie, c'est de faire ce qui nous anime, pensez-le, et irriguons-nous de bonnes vibes. De ouf. Et on est à 3, 2, 1, 0 de la fin du podcast sur le Gong. Incroyable. C'est la deuxième fois qu'on termine sur le Gong, c'est magnifique. Du coup, il ne me reste plus qu'à conclure, à clôturer, et puis je vais encore te remercier parce que c'est important. Et incroyable tout ce que tu nous as transmis pendant cette heure, pendant ces 45 minutes. Et puis voilà, les amis vous connaissez, vous savez ce qu'il faut faire. Alors moi on m'a dit, je ne sais pas comment clôturer la dernière fois, on m'a attrapé ma veste, on m'a dit frérot tu dis à tout le monde de s'abonner, de partager, de mettre des commentaires, de mettre des étoiles sur les... Ouais,
sur les chaînes de diffusion, un truc comme ça.
Tu mets des étoiles apparemment, donc si tu vois des étoiles, tu mets 5, 6, 10 étoiles, je ne sais pas il y a combien d'étoiles, mais voilà, l'objectif c'est... c'est de partager des good vibes et comme Youssoupha le dit si bien et que je l'ai remasterisé un peu à ma sauce c'est envoie ce podcast à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage qui l'enverra à une personne de son entourage on peut continuer comme ça dix fois et ainsi de suite l'objectif c'est une chaîne on continue cette chaîne ensemble et puis on se dit à la prochaine pour un nouvel épisode de Haloukou et on remercie Kajato pour sa présence aujourd'hui Merci beaucoup
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