Description
Famille, début dans la création de contenu et l'humour, enfance dans le 13eme, références culturelles ... Lalou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.


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Description
Famille, début dans la création de contenu et l'humour, enfance dans le 13eme, références culturelles ... Lalou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré ? Est-ce qu'il y a une chose qui symbolise ton enfance ? On parle souvent de ce qui nous sépare, sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lie ? Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît, et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes. Car nous avons tous des rêves communs, une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Et le toi aujourd'hui, c'est ma copine, mon amie, c'est la Lou. La Lou dans la Lou Cool, incroyable.
Super contente. Dès là, je viens d'écouter l'introduction, je suis très fière de toi. À chaque fois que je l'écoute, je suis... Très, très, très,
très fière. Est-ce que t'es fière ? À chaque fois, t'es un peu plus fière que la dernière fois ?
Ouais, à chaque fois. Vraiment, j'adore ton projet.
Putain, incroyable. En tout cas, merci. Merci, Lalou, de nous honorer. Parce qu'il n'y a pas que moi, il y a aussi les gens qui nous écoutent, de nous honorer de ta présence aujourd'hui dans un Loukou. Avec sérieux. Du coup, l'objectif, c'est comme d'hab, c'est que pendant une heure, on retrace un peu tes rêves culturels, ce qui t'a permis de te construire aujourd'hui. Mais vraiment, l'ouverture, c'est vraiment... La culture. La culture base.
On parlait de culture du vide, mais je ne suis plus connue à Rayon.
On verra du coup ce qui l'en sortira. Ce que je te propose, c'est de t'expliquer un peu comment ça va se passer, les différentes parties. Après, on y va, on déroule. C'est la famille, on kiffe.
J'adore. Arrête, je suis hyper émue.
Du coup, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment, dans le podcast, ton objet que tu as préparé. J'ai hâte de voir ton objet. Quand je lui ai fait le brief de l'objet, on a eu de longues discussions parce que on ne savait pas trop. Tu vas nous présenter ton objet et ensuite, à la fin, tu auras une minute trente pour nous présenter.
Tu m'as dit une minute.
Entre une minute et une minute trente, c'est vrai. Moi,
ça fera trente secondes.
En fait, si tu n'as que trente secondes et que c'est fort, moi je prends. Force à nous, force à toi. Ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites. Tu vas peut-être chanter, tu vas peut-être dire un texte, lire un texte.
Je garde la surprise.
Tu gardes la surprise, ok. Et du coup, on va pouvoir commencer avec la première partie. Et je veux bien, peut-être pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, ce qui m'étonnerait aujourd'hui, tout le monde connaît Lalou. Est-ce que tu peux te présenter en quelques secondes rapides, genre qui t'es, nom, prénom, classe, sanguin, etc. Lalou, 31 ans.
Waouh. Waouh, waouh, waouh. Ça va. Donc Lalou, 31 ans, parisienne.
C'est très bien. C'est très bien, parisienne, on peut situer un peu. 13e. 13e, frères et sœurs, tout ça.
Ah oui, j'ai des frères et sœurs. On est qui ?
Waouh. Genre, je le savais pas. Ouais, grave.
Couleur préférée, rose. Moitin de locomotion, moto.
Moto. Et tu te situes où dans la fratrie ?
La dernière.
Waouh.
Ex-éco, j'ai une jumelle.
La co-dernière, genre. la co-dernière même ça je ne l'ai même pas que pour moi ça se partage le dernier an on se partage de toute façon tout se partage ok trop bien donc on voit un peu on se situe un peu qui tu es et du coup on va commencer avec la première partie de ce temps de cet échange c'est de l'échange on est entre nous c'est la mif on est entre nous et la première partie c'est l'interview que j'ai appelée à l'époque ok à l'époque c'est l'interview où tu vas devoir un peu plus présenter la loulou d'aide de l'époque, du coup comme son nom l'indique à l'époque, mais La particularité, c'est que tu vas devoir de le faire à la troisième personne.
Elle et machin.
Elle, voilà.
C'est hyper égoïste.
T'es allée à l'école. T'es allée à l'école.
Ouais,
vite fait. Alors j'ai dit troisième personne, t'as dit genre c'est elle.
Non mais j'ai déjà regardé un autre épisode. Ok. C'est sinon je l'aurais pas sorti comme ça.
Du coup, voilà, je te laisse présenter un peu de manière globale la Lalou de l'époque.
Elle a hâte.
Elle a hâte. Mais qui est-elle ?
Elle était, c'était sacrément une bouffonne. C'est tout ? Non mais c'est tout là, c'est une question. C'est une question,
c'est parti.
Elle était nulle à l'école, mais quel âge ? Genre quel âge t'as à l'époque ?
De manière globale.
Elle était timide, elle avait plein d'amis, elle s'ennuyait beaucoup à l'école, elle était, je pense, HPI.
C'est vraiment la phrase, c'est des gens qui veulent justifier. De leur médiocrité. J'étais médiocre et j'étais HP, je pense.
Oui, je pense. Elle était très intéressée par les garçons. Vraiment, ça a été sa soupape de décompression.
Bichto.
Non, elle adorait draguer. Elle adorait pécho. Vraiment, c'était... Et elle allait à l'école pour ça. Elle était censée être inscrite à l'étude. Elle n'y a jamais mis les pieds. Elle était sympathique.
Et cette Lalou, elle a grandi dans quel type de quartier ? Dans quel environnement ?
Elle a grandi dans le 13e. Dans un logement social, comme il y en a beaucoup dans le 13e. Dans une famille de quatre. Et par contre, elle était dans une école privée. C'est tout le paradoxe de ma famille. C'est-à-dire qu'il y a une partie de ma famille qui est...
HLM et école privée.
Oui, il y a une partie de ma famille qui est blindée et une partie qui est classe moyenne. Et en fait, ça s'est grave mélangé. Donc Lalou a cherché sa place entre ces deux mondes, finalement. Et donc, tous les matins, je prenais le métro et j'allais dans mon école privée où c'était l'enfer. Et le soir, je rentrais chez moi dans le 13e normal. Ce qui n'était pas le cas des élèves avec qui j'étais. Les autres, ils avaient des chauffeurs.
Et dans le cadre familial, tu n'es pas obligée de rentrer dans les détails, tu n'es pas obligée de te livrer de ouf, mais elle se situait comment ?
C'était la dernière ex-éco. Et elle était... Elle était colérique. Ah ouais ? Ouais. Très, très colérique. Je pense que... Mais je parle toujours à la troisième personne.
Tu peux arrêter si tu le souhaites.
Bon, j'avais beaucoup. C'est bon. J'avais des petits problèmes de gestion de colère. Ok. Ouais. Et je supportais pas qu'on me dise ce que je devais faire. Le problème, c'est que j'avais 10 piges. Donc en fait, évidemment, qu'on me dise ce que je dois faire. Et ma mère, au bout d'un moment, a trouvé la solution. Parce qu'en fait, je voulais toujours partir. Je ne sais pas ce que je voulais faire, je voulais partir. Ma mère a trouvé la solution, elle volait mes chaussures. Comme ça, elle savait que je n'allais pas partir dans la rue en chaussettes.
C'était le seul truc.
Elle a trouvé ça hyper tard. Elle était hyper fière de cette...
Juste, on prend ta paire, tu ne peux pas sortir.
Mais je ne vais pas sortir en chaussettes.
Il y a 10 000 solutions pour sortir. On en reparlera plus tard, mais t'inquiète, il y a grave des solutions.
Sans chaussures ?
Sans chaussures, on en reparlera plus tard, t'inquiète. Ok, là c'est bien parce qu'on a un peu situé qui tu étais, où tu as grandi, dans quelle dualité entre le côté... C'était quoi l'école ?
L'école Alsace-Sienne.
L'école Alsace-Sienne. Je serais mort. Femme pas. Gabriel Attal, on t'embrasse pas. Enfoiré. On t'embrasse. Waouh. Je vais me faire cancel.
Non, bah non, t'as le droit.
T'as le droit de faire Gabriel Attal.
Bah je sais plus, il est plus ministre,
non ? C'est vrai. Bah fuck Gabriel Attal. Le fait, c'est pas grave. Du coup, entre la dualité entre l'école alsacienne et ta famille, tu disais classe moyenne, HLM, 13e, quartier, bâtiment. Et je pense, j'imagine qu'il y aura peut-être des échos plus tard dans l'épisode sur ce temps-là. Mais du coup, on va pouvoir passer à la deuxième partie. La deuxième partie, c'est le « C'était mieux avant » . On a toujours entendu ce truc « C'était mieux avant » . Tu sais, les boomers, là.
Mais j'ai une grande théorie là-dessus. C'est quoi ? Ça me saoule, les gens qui... J'ai une grande théorie. Casse les couilles. Ça met insupportable les gens qui disent ça. Oui, mais nous, dans notre génération, les jeunes d'aujourd'hui, c'est comme ça. Non, mais avant, c'était... Ta gueule. Vraiment, je supporte pas. D'ailleurs, toutes les personnes qui me sortent une phrase comme ça perdent toute crédibilité, à mes yeux.
Je prends. J'achète. Je signe de ouf parce que c'est pas toujours mieux avant, mais parfois, avec l'avant, l'avant nous permet de nous définir aujourd'hui.
Mais puis surtout que ça veut rien dire. À chaque génération suffit sa peine, tu vois. Non mais c'est vrai, nous, en tout cas ma génération, le grand méchant loup, c'était MSN. Tout le monde pensait que ça allait être la fin du game parce que MSN n'avait débarqué que les jeunes. Oh là là ! Internet, non mais c'est complètement n'importe quoi. Bon, bah maintenant, c'est TikTok. Oh là là, mais TikTok, ça va... Tout est une catastrophe.
T'avais un skyblock, toi ?
Ouais, bien sûr. Love 6311.
Et tu racontais quoi dedans ? Waouh.
Je me souviens très bien, j'avais fait un post. Il me fait beaucoup rire aujourd'hui. C'était une photo d'une pelouse avec une pourcarte. Ne pas marcher sur la pelouse. Et j'avais dit, si on ne peut pas marcher sur les pelouses... « Dites-moi qui a mis le panneau ? » J'ai cru que j'appréciais ça.
Ah ouais, donc t'avais déjà cette âme révolutionnaire de « Fait que la société ! »
Ah ouais, je croyais que c'était vraiment « Wow, Einstein sur nous ! »
Et à part ce truc, tu n'avais pas un truc où tu étais fan d'un skyblock de fan ? À part ce truc un peu révolutionnaire, c'était quoi le thème de ton skyblock ?
C'était vraiment moi, moi, moi, moi, moi.
Tu étais déjà éco-centrique. Moi, je suis très éco-centrique,
déjà à cet âge-là.
Donc c'était déjà... Déjà bien présent. Ok. Non mais c'est bien, trop bien.
Après, je peux dire un truc aussi. Vas-y. J'avais ouvert un skyblock. Non, je suis vraiment de connerie. où je parlais sur les gens du collège.
Genre un spoté de...
Ouais, un peu. Je me suis fait avoir. Je me suis fait prendre.
Donc ton côté harceleur, il a commencé à lancer... Non,
justicière, je dirais.
Justicière ?
Ouais, ça m'énervait, en fait. Il y avait des trucs...
Tu racontais quoi, dedans ?
Je disais... En fait, je fais... Putain. Mais genre, en gros, il y avait un site internet où tu pouvais faire des... Genre comme des cibles, tu vois. Donc mettre les vêtements que tu voulais et tout. Donc je faisais les gens que j'aimais pas. Et après, je disais... Elle, elle m'a saoulée parce que dans le car, elle a chanté comme de la merde. Ça commence à me faire chier et tout. Donc voilà, je déversais ma haine.
Et il y a eu des résultats ? Est-ce que ça a fait le tour, genre ?
Ah oui, ça a fait le tour. J'ai été très vite ciblée, de toute façon. Ouais forcément Tu sais à l'époque Il y avait les heures De publication Et en fait Nous l'après-midi Tout le monde avait sport En même temps Et moi j'étais la seule J'avais mon bras cassé Du coup j'étais chez moi
Et je me suis fait prendre En fait t'as été Gossip Girl avant l'heure Mais Gossip Girl C'est plus harceleur
Regardez Gossip Girl Ouais mais c'était pas très ouf Ce que je faisais là non plus Je dis c'était justicier Non c'était pas cool Ouais c'est juste t'avais le seum et du coup tu... Ouais
En plus, tu te faisais avoir parce qu'il y avait l'heure.
Ah ouais, j'étais pas très maligne.
D'ailleurs, tu regardais quoi à la télé, toi, plus jeune ?
KD2A.
C'est quoi ça ? Putain, là, ça y est, bam.
Bam, là, c'est...
26 piges, 30 piges,
ça y est.
C'est quoi ça ?
C'est genre Cœur Océan et tout.
Mais encore ?
Bah, je me souviens que de Cœur Océan. Tu connais pas KD2A ?
Non. C'est quoi ? C'est une chaîne de télé ?
C'était un programme, je crois. Sur quelle chaîne ? C'était un programme, je crois, le matin. Et t'avais... Genre c'était un peu le club ado.
Ok.
Ah, le club ado.
Qu'à 12 ans.
Ouais. Et c'était pas des dessins animés et tout. Je regardais beaucoup ça Après moi j'étais fan des télé-crochets Popstar Ma vida entière
Vraiment Donc t'as fait partie de la génération des premiers Mpokora C'était quoi Link Up ?
Ouais Je crois à mon étoile D'ailleurs la meuf des Link Up C'est la meuf de Carlito De Mcfly et Carlito Ah ouais ? Ouais
Merci pour l'info. N'hésitez pas à prendre ces cadeaux.
Je t'en prie.
Ah ouais ? Et donc, Popstar, KD2A, a priori, on ne sait pas trop ce que c'est. On va aller la chercher sur Internet. S'il y a encore une fiche Wikipédia mise à jour.
Tout le monde connaît, c'est hyper connu. Tu regardais quoi ?
Moi, je regardais quoi ? Moi, je n'avais pas la télécom. Ah. Voilà. Mais moi non plus.
Mais attends, moi, KD2A, je regardais parce que tout le monde dormait. Ah oui, c'était le matin.
Et genre, tout le monde dormait et toi, tu regardais la télé ? Bah oui. Ah ouais, t'es vraiment une famille de révolutionnaires. Parce que normalement, quand tout le monde dort, si tu fais partie des plus jeunes, t'es au lit.
Bah non, parce que moi, je me réveillais hyper tôt par rapport à tout le monde.
Ah, donc tu te réveillais plus tôt pour voir la télécommande ? Bah oui. Je suis mort.
Non, après, c'était mort. Après, c'était mon grand frère, le grand juste, qui faisait de la télécommande.
Mais par contre, tu vois, moi, tu me parlais de la Starac. moi j'ai des souvenirs de la Starhack alors que j'ai Pas l'impression d'avoir regardé, mais j'ai des souvenirs. C'est chelou.
Ça passait partout. Déjà, il y avait les magazines. Du coup, ils faisaient la une aussi de tous les magazines. Georges Alain.
C'est quelle saison, toi, qu'il t'a... Est-ce qu'il y a quelqu'un dans la star qui...
putain c'est très niche il y avait un candidat qui s'appelait Pierre à la Star Academy et il faisait un peu à l'époque du rap et tout et il s'est barré de la Star Academy en plein prime il a dit à Nico je sais pas quoi du coup ce soir je pars comme un prince et il est parti et Nico s'en panique Pierre revenez et le mec s'est barré Et ça...
C'est bon parce que je te demande la personne qui t'a marqué, et c'est encore le révolutionnaire. Excuse-moi, Che Guevara, ça va ?
Non mais attends, il faut le faire quand même.
Ah ouais ?
Il était habillé comme un prince. Il avait un tableau de Kamel Wali. Il a dit, je m'en vais comme un prince. Il est parti.
Il est parti.
C'était incroyable.
Merci, au revoir.
Incroyable.
Et en termes de musique, parce qu'on parle de la Starhack, tout ça. Toi, c'est quoi tes... Est-ce que tu étais plus Mylène Farmer ou 113 ? Ou un peu des deux ?
Alors Mylène Farmer, non. Moi j'étais très Lori. Vraiment très très fan de Lori, ce qui m'a valu beaucoup de moqueries de la part de mes sœurs. Ah ouais ? Ouais.
Mais pourtant c'était un phénomène à l'ancienne.
Ouais mais genre j'étais la seule des trois filles à kiffer de fou. Genre j'avais des posters et tout. Du coup j'étais un peu harcelée par moi. Et ouais très Lori. Parce qu'en fait elle faisait du patin. Ah ouais ? Et moi j'en faisais aussi. Du coup je croyais trop que c'était ma...
La BFF.
Voilà.
Ok. Tu en sors un son de Laurie, le son genre...
Ça y est, c'est le week-end, tous les super week-ends.
Évidemment, on parle de week-end parce que la semaine, il y a l'école. Mais toi, il y a toujours un lien comme ça entre les deux. Ok, Laurie, t'as un autre artiste comme ça ?
J'ai écouté... Attends, Noel Wendleroy. Ah oui,
ah merde, ça arrive, on peut pas tout faire bien.
Mais attends, j'avais gagné le single dédicacé.
Ok, comment ça ?
Canal
J. Oui, ça j'ai.
Et moi, dans ma classe, il y avait une meuf, mon père travaillait à
Canal J.
Et du coup, une fois, j'étais allée sur un tournage du Mondesco.
C'était une émission, j'imagine.
Oui, c'est une émission. Et j'avais gagné ça.
Et tu l'as rencontrée ?
Non, pas du tout.
Genre, on t'a juste donné le fédéric.
Tu ne l'as même pas, Nolwenn. De où ?
C'est un stagiaire qui a fait... C'est grave. Ok, tu l'as encore, ce truc ?
Je ne sais pas. Peut-être, oui, chez mes parents.
Oh, putain. Incroyable. Donc, Lalou a un CD dédicacé de Nolwenn Leroy. Oui. Je crois que personne d'autre a ça. Personne de posé.
J'aimerais bien la revoir.
Putain, je pense que dans quelques années, ça va valoir une fortune. elle chantait quoi Nolwenn Leroy Cassé
Cassé Voilà,
c'est pas grave T'écoutais quoi toi ? Moi c'est Fouine
Putain mais oui Mais en même temps moi Fouine c'est plus mon adolescence
Bah ouais Fouine ces textes ils ont résonné de ouf
Genre lequel ?
Beaucoup de textes Mais je pense que en fait Ce que je kiffais dans les textes de Lafouine quand j'étais petit, j'adore ce truc, je te passe mes notes.
Un hommage à ma mère.
Moi, Lafouine, c'était vraiment, justement, à mon sens, c'est ce qu'il n'y a plus aujourd'hui dans la musique, dans le rap en tout cas, qui racontait toujours des histoires. Il y avait la dualité entre le Lafouine qui racontait ces trucs de la cité, qui vivait, tu sais, le truc un peu, il y avait le Fouini et le Laouni. Tu vois, Fouini. C'était le rappeur Bling Bling, tout ça. Et moi, ce que je kiffais encore plus, c'était le Laoni, qui racontait son histoire et les différentes parties de sa jeunesse, qui résonnent parfois avec ma jeunesse. On en parlera plus tard, quand tu seras dans le divan. Et moi, je ne sais pas, quand j'écoute... Et du coup,
son retour, tu en as pensé ?
Son retour ? Moi son retour je l'ai vu comme un pied de nez à tous les haters qui l'ont démonté pendant des années parce qu'il fallait aimer Booba. J'adore Booba. Mais j'ai détesté le... Il faut le détester parce que c'est la mode de le détester. Alors que quand il est venu, ils sont tous revenus en mode « Ouais, trop bien, trop stylé » .
Quand il est revenu, putain, il a changé de fou.
Frère, il est revenu avec les sons de l'ancienne.
Ouais. Et un pfff, une armoire à glace.
Ouais, le poteau, on sent qu'il est parti, il est en prison. Il a poussé. je pense pas mais il a pris des cachetons je sais pas et d'ailleurs je vais à Sonversi je sais pas quand l'épisode sortira peut-être que ce sera avant ou après mais en tout cas je vais à Sonversi ou j'y suis allé mais en tout cas c'est en avril moi mon son préféré je pense que c'est Mes Repères je mettrais la musique au montage mais c'est Mes Repères parce que ce son c'est un petit peu en parle de lui-même Et c'est trop bien d'avoir toutes ces petites rêves un peu musique, télé, etc. On voit un peu qui tu étais. Et c'est ouf parce que je pense que le côté Starac que tu disais, je pense que c'est universel. Je pense que tu demandes à quelqu'un qui habite à la campagne, quelqu'un qui habite en cité, quelqu'un qui habite en ville, le Georges Alain, le truc, je pense que tous les gens de ta génération, ils peuvent te parler de la Starac.
Je pense, oui. Après, si ça se trouve, non.
Tu penses ?
Je ne sais pas. Mais j'ai l'impression que c'est assez universel sur cette génération-là. Il y a eu l'arrivée de tous ces télé-crochets qui n'existaient pas avant, à part Love Story. Et Love Story, c'était un peu hardcore. Toi,
tu allais beaucoup, que ce soit au théâtre ou voir des expos, en termes de culture très parisienne en plus, c'est vrai en réalité. Toi, tu consommais tout ça ou pas ?
Moi, mes parents n'avaient pas trop de sous. Du coup, on faisait pas mal de trucs gratuits. Mais en fait, à Paris, il y a plein de trucs hyper grat Et ils avaient une fâcheuse tendance aussi, mes parents, à nous faire passer pour des enfants de 3 ans jusqu'à nos 7 ans pour avoir des entrées gratuites. Et puis, Familles Nombreuses aussi, il y avait là les réductions. Donc, j'avoue que j'ai pu aller, par exemple, à la Villette, la cité des enfants. Et il y a un truc au monde. Ça, c'est incroyable.
Le plateau télé, il y avait le plateau télé ?
Oui. Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui. Est-ce qu'il y a toujours ça ? Mais moi, c'est mes meilleurs souvenirs. C'était incroyable d'aller là-bas. Après, je sais... Par exemple, mon père nous amenait beaucoup à la petite ceinture. Tu vois où ? C'est le truc qui fait le tour de Paris.
Ah, les rails, là ?
Oui, les rails. Et du coup, il nous faisait marcher sur la petite ceinture. En vrai, j'ai découvert plein de trucs. Parce que tous les trucs de graphie, d'artistes... Mon père est passionné de street art.
Vers l'encre, peut-être ?
Plus, en fait, il y avait une entrée vers Bercy. Et en fait,
on partait par là. Ok, trop bien.
Et du coup, tout ce côté street art et tout qui nous a beaucoup apporté. Après...
Tu penses que ça a eu une influence ?
Ouais. Ouais. C'est ça.
Parce qu'en plus, t'habites dans le 13e, et le 13e, c'est très street art.
Mais c'est devenu très street art. Ok. C'est assez... Enfin, pas grâce à nous. Mais c'est le hasard qui a fait ça.
Et plus jeune, c'était quoi ? Quand t'étais plus jeune, il n'y avait pas tous les tags, tous les trucs sur les murs et tout ? Ok.
mais à la petite ceinture oui. Donc beaucoup la vilette, beaucoup la petite ceinture.
La fête de l'Huma et puis...
Ouais la fête de l'Huma et ouais c'était ça la culture. Mais j'ai pas de souvenirs de nous au théâtre de Fou.
Trop bien. On va passer à une partie que j'attends.
J'ai peur.
Depuis le début. On y a parlé beaucoup. On a parlé beaucoup de cette partie que tu nous présentes. La chose que tu as apportée.
Tu vas être déçue.
Au peuple de France.
Tu vas être déçue.
L'objet, voilà. Tu peux récupérer ton objet. Tu peux, si tu y arrives, faire le bras assez long.
Attends, regarde pas, ferme les yeux. C'est bon. J'ai pris mon TikTok. On en peut huit. Alors, on a eu un grand débat avec Tim sur... est-ce que je ramène mon TikTok Awards ou pas fais attention et en fait tout le monde m'a dit oui mais vas-y c'est trop attendu tout le monde va savoir ce que tu ramènes et tout mais en fait la vérité c'est que c'est
quand même significatif de fou de mon année quoi de mes deux ans non mais c'est vrai et puis c'était quoi c'était le TikTok et un truc qui est dingue et ça je pense qu'il faut le dire c'est que au bout de deux ans de TikTok, tu as eu le TikTok de la créatrice. C'est pas un TikTok de boloss. De l'année. C'est pas un TikTok de boloss. C'est le prix. Elle a eu le prix.
C'est dingue. Ce qui est ouf, c'est que c'est la communauté qui vote. Et ça, c'est fou. Et que j'étais face à des gens qui avaient des gros 4 millions d'abonnés. Et du coup, moi, j'étais en mode, c'est cool, je suis hyper contente d'être nommée dans la catégorie. Je l'aurais jamais quoi.
Et comment ce... Parce que si on peut le raccrocher un peu, tu vois, ce TikTok... Ouais, waouh. Attends, viens au milieu.
Faut pas que je l'oublie, hein.
Bam. Un peu de blague, vous avez gagné un nouvel... Une nouvelle déco. Comment ce TikTok, et même tout ce qui t'est arrivé depuis ces dernières années, est-ce que, déjà, t'en as toujours rêvé ? Est-ce que c'est venu de quelque part d'une personne qui fait du spectacle dans ton entourage ? Est-ce qu'il y a une personnalité inspirante qui t'a...
Je crois que j'ai toujours rêvé, au fond, de moi, de faire des blagues. Genre de me dire, OK, mon métier, c'est faire des blagues. En fait, j'ai toujours rêvé de faire ce que j'avais envie de faire. J'imaginais pas ma vie autrement. Mais tout ça, non, je m'attendais pas à ça. Qui s'attend à ça ?
Qui s'attend à un tel succès, finalement ?
Non, mais c'est super difficile de s'attendre à ça. Je suis hyper contente, mais c'est du taf. En vrai, c'est du taf aussi. Donc, c'est le résultat d'un taf de deux ans.
Et quand tu dis, j'ai toujours voulu faire des blagues, tu sais, enfin...
Parce que je suis drôle, non ?
C'est vrai. D'ailleurs, je me fends la poire depuis le début de ce... Un peu huple, là. D'ailleurs, calme-toi, parce que j'ai des crampes. Non,
mais dans la vie de tous les jours...
Non, non, en vrai, dans la vie de tous les jours, franchement, je te l'ai déjà dit, tu sais quoi, on va faire la seconde... Seconde cirage de pompe. Pour moi, naturellement, que ce soit dans ton phrasé, l'intonation, tu es une personne très drôle, naturellement.
Merci.
Allez, on arrête la fin de l'épisode. Voilà, elle a entendu. Moi, tu le mérites, ce truc. Oui, mais moi,
je pensais que j'étais juste une meuf qui allait faire rire ses potes.
Mais moi, je trouve que c'est une archi belle revanche. Et d'ailleurs, est-ce que, parce que du coup, aujourd'hui, tu fais de la scène, toi, dans ton parcours, tu sois peut-être une personne de ta famille. un ami ou un prof ou n'importe qui, est-ce que tu situerais une personne qui t'a inspirée, que tu dirais d'inspirante ? Et pourquoi ?
Il y a des carrières qui sont très inspirantes. Par exemple, Laura Felpin, sa carrière, pour moi, elle est grandiose. Florence Foresti, avant qu'elle ne devienne boomer. Je vais trouver ça. En termes de carrière, je sais que son dernier spectacle est très problématique et tout, mais en termes de carrière, c'est des meufs qui m'inspirent. Alison Wheeler, inspirante aussi. Et après, tous ces trucs, pas Mike Horn, mais tous les marathoniens, les trucs comme ça, qui vont au bout d'un entraînement et au bout de leur course et tout, ça aussi, c'est un truc qui m'inspire grave. Genre, ça me donne... Grave envie. Et le seum aussi. Je marche au seum. Je suis une seumeuse.
Putain, il a fait 500 000.
Non, c'est plus genre... Putain, il pensait que j'allais jamais y arriver, mais regardez-moi bien. C'est plutôt ça, mon seum.
Et plus jeune, tu avais cette volonté... Tu disais que tu voulais faire ça ou pas ?
Non. Et plus jeune, moi, je pensais que j'allais vraiment rien faire. Parce que tout le monde me disait que j'allais rien faire. Ah ouais ? Mes profs et tout me disaient, mais... Ça va être chaud, quoi. En fait, au niveau social, ça n'allait pas le faire parce que j'étais la plus pauvre de la classe. Donc, mon Dieu, c'est comme si j'avais la peste et le choléra en même temps.
Mais à cette époque-là, désolé, je te coupe, mais à cette époque-là, t'as pas rencontré quelqu'un ou même ton grand frère ou n'importe qui qui t'a dit, putain, possiblement que je voudrais faire un peu la même chose ?
En vrai, mes parents... Ah, putain... Non, je crois.
Non ?
J'essaie de réfléchir, mais c'est venu un peu sur le tard. En fait, tout le monde m'a tellement dit que je n'allais pas y arriver, que ça ne servait à rien. Je cherchais des métiers. C'est ouf, mais quand j'étais petite, je cherchais des métiers que je pourrais faire, pas que je voulais faire. C'est fou, ça. Du coup, j'étais en mode, alors, est-ce que tu veux être médecin ? Ben non. Ok, est-ce que je peux faire ça ? Peut-être que je peux faire ça. Je n'avais pas de grands rêves. Mais après, mes parents m'ont toujours soutenue. J'ai eu la chance. Ils me disent que l'école, ce n'est pas... une finalité en soi. Juste, essaie de passer sous les radars, ne sois pas trop mauvaise, fais le minimum et vas-y. Le problème, c'est que je n'arrivais même pas à faire le minimum. Donc en fait, c'était très compliqué mais ils n'ont jamais été genre en mode « Ah, tu ramènes une mauvaise note, du coup tu… » tu sors pas,
du coup tu fais pas ça ils m'ont toujours poussé à me débarrasser de l'école parce qu'ils voyaient que c'était pas facile et du coup est-ce qu'il y a je sais pas si tu faisais un sport ou quelque chose ou même une activité plus artistique qui te permettait de ou t'aurais aimé ?
mais c'est un truc de fou parce que mes parents disaient oui elle a une âme d'artiste et tout donc ils m'ont inscrit partout je fais de la peinture j'ai fait de la p... poterie, j'ai fait du théâtre et en fait j'arrivais dans rien j'étais nulle même là-dedans avant de trouver mon truc parce que c'est particulier de se dire ok bah moi ce que je kiffe faire et là où je suis bien c'est de faire des blagues tu vois y'a pas en activité extrascolaire faire des blagues ça existe pas du coup j'étais nulle en poterie j'étais nulle en dessin, en théâtre on me donnait pas des rôles où j'avais beaucoup de textes parce que j'apprenais rien donc en fait je savais pas où j'étais j'avais pas où me placer avant de comprendre bien plus tard que l'art est tellement large qu'en fait, il faut vraiment trouver ton créneau.
Ouais, ce n'est pas vrai.
En fait, moi, le truc que je me dis, alors tu me dis si je me trompe, ça voudrait dire qu'en gros, sans rentrer dans le drama et tout...
J'adore le drama.
Ok, putain. Allez, on baisse les lumières, musique triste. En fait, ça voudrait dire qu'en fait, de ton enfance à jusque possiblement l'âge adulte, eh bien, tu as toujours été dans un flou. C'est ouf !
Ah ouais ?
C'est long de ouf !
Bah, pas toi.
Non, parce que t'as toujours... Je pense qu'on a toujours soit des petits rêves ou un idéal.
Ah ouais, non. En vrai, non. Quand j'ai commencé à mettre le pied dedans, dans les vidéos, je me suis dit, ok, peut-être que là, j'ai le droit de rêver un peu. Et les retours des gens m'ont grave aidé à prendre confiance en ce que je faisais. Même quand je me suis lancée, même quand j'ai vu que ça commençait à marcher, même encore parfois. Aujourd'hui, je me dis non. et est tombée, mais pas pour moi. Parfois, ça. De moins en moins, mais ça m'arrête.
Ce petit sentiment d'illégitimité, d'autocensure.
Elle m'a dit que j'étais vraiment fou, vraiment conne. En fait, que très souvent, déjà, ça a été très long avant que je me dise « Bon, c'est vrai que t'es un peu conne, mais peut-être qu'il y a des trucs à sauver. » Mais encore aujourd'hui, il y a... Parfois, je me réveille et je me dis non, mais vas-y, recouche-toi parce que tu ne vas pas sauver le monde. Si,
si, ma gueule, recouche-toi.
Tranquille.
Laisse les gens qui savent faire.
C'est ça, vraiment ça.
C'est ouf. Moi, franchement, je trouve ça dingue parce que comment tu peux... Parce qu'en fait, pour moi, la vie, elle est faite de rêves et de gens et de ce que tu as vu, ce que tu as entendu et se dire putain, moi aussi, je veux faire ça. Genre, t'as percé, t'avais quoi, 29-30 ans ?
Ouais.
Ça veut dire que possiblement, les 30 premières années de ta vie, t'étais là. T'avais ton talent, t'avais sûrement des gens hyper bienveillants autour de toi. Mais tu te raccrochais pas spécialement à un truc ou à un idéal ou à un objectif grandiose.
Non, et même pour te dire pire, vers mes 27... 27 ans, je me suis dit « Ouais, je suis condamnée. » Genre, c'est pas grave. En vrai, je ne m'épanouirai pas dans ma carrière professionnelle. Donc, je vais tout faire pour avoir un taf qui me laisse du temps libre. Et je me suis dit « C'est pas grave. En fait, il y a plein de gens qui font un taf dans lequel ils ne sont pas 100% épanouis. C'est le lot de plein de gens. Moi, je vais faire en sorte que ce ne soit pas si pire de trouver un taf dans un collège et possiblement après CPE. » j'aime bien ce travail-là, ça me laisse les week-ends et les vacances scolaires, ça me semble être un bon compromis. Et j'étais OK avec le fait d'avoir une carrière qui ne matchait pas 100% avec qui j'étais. Et tu vois, la carrière que j'ai aujourd'hui, je n'aurais jamais pu rêver ça. Je n'aurais jamais pu me dire, ouais, Lalou, tu vas gagner ta vie grâce à... En te marrant, tu vois. Pas que. Mais en faisant un truc qui te plaît à 100%. Je ne pensais pas que ça existait vraiment.
Eh ben, trop bien. Comme quoi, la vie, parfois, fait bien les choses.
Ouais, c'est un truc.
Comme ça en plus. Tu postes une vidéo, bam, ça perd. Au final,
tu postes... Et après, c'est du teuf.
C'est de la teuf. C'est de la teuf. Et après, tu charbonnes, tu charbonnes, tu lâches pas le bail. Aujourd'hui, la cousine, pas les déglaces. Sorry !
Oui, mais c'est plus facile de travailler. d'arrache-pied quand ce que tu fais, ça te plaît.
C'est vrai.
Tu peux faire des vidéos ou du podcast pendant des heures toute la journée. Mais par contre, je ne sais pas, qu'est-ce que tu détestes faire ?
Des factures.
Voilà, faire des factures. Relou. Tous les jours. jours, c'est l'enfer. Une heure, t'as l'impression que t'en as fait douze. Alors que quand tu fais le podcast, j'imagine que t'as 12 heures ressenties de...
T'as pas l'impression de taffer. Tu kiffes.
Attention parce que parfois, même quand tu... tu kiffes ton taf, tu peux en avoir marre.
Putain, on est en psychanalyse, les refs. Mais c'est vrai ou non ? Moi,
je découvre un truc, c'est d'être fatigué, même quand ton taf te plaît. Moi, je pensais que j'étais fatiguée par la vie parce que mon taf ne me plaisait pas. Et en fait, c'est tout nouveau. Je découvre que même quand tout te plaît, il faut aussi prendre du temps pour ça.
Dormez.
Dormez. Dormez les rires. Dormez.
Trop bien, trop bien, trop cool. Et franchement, c'est ouf. C'est ouf parce qu'en imaginant le podcast et en l'écrivant, je ne pensais pas qu'on allait me répondre ça un jour. Tu vois ? Moi, pour moi, on a tous un idéal. On a tous un... Tu vois ? Et moi, je trouve ça ouf. Et de voir d'où t'es aujourd'hui. Alors que... tu te donnais pas la volonté ou l'idéal d'être où t'es,
moi je trouve ça incroyable big up mon oeuf non franchement bravo merci je pense pas que ce soit un super exemple je suis pas sûre que c'est un super exemple j'aurais bien aimé te dire putain mais je vais toujours rêver d'être un tel
On m'a coupé l'herbe sur le pied. Surtout, en fait, quand on entend tout ce que tu as fait, que ce soit tous les... Après, bon, même si parfois ça a pu se solder par des échecs, mais toutes les activités extrasolaires que tu as pu faire, la famille que tu as... Je veux dire, tu as une famille éduquée, vous faites des choses, vous êtes dans le centre parisien, dans le 13e, où il y a de la culture, où il y a... Il se passe quand même pas mal de choses. Ça veut dire qu'en fait, tu as eu la chance, enfin, la chance, tu as eu ta vie, quoi. Tu as eu ta vie et tu as vécu ça. Et même en ayant ça, tu t'es peut-être auto-censurée. Une phrase archi dure à dire, viens, redis-le. Autant auto-censurée ?
Autant auto-censurée.
Bravo, ça c'est plus dans la bouche ça. Autant auto-censurée que quelqu'un qui ne se sent pas légitime pour d'autres raisons.
Ah oui, bien sûr. C'est une folie. Je viens d'un milieu plutôt privilégié du coup. Parce que c'est pas que l'argent, c'est aussi la culture. Moi, j'ai eu de la chance d'avoir des parents qui m'ont montré des choses, mine de rien. Mais j'étais entourée de gens dans cette école privée qui me disaient que j'étais bête. Et en fait, ça, ça compte aussi. Ça compte. Et en fait, tu restes longtemps à l'école. Moi, dans cette école, je suis restée de la maternelle jusqu'à la deuxième, troisième. C'est long. Et en fait, j'ai été forgée en me disant...
Deuxième, troisième.
Ouais, je suis en deuxième.
Ah, OK. Je pensais que c'était un truc de l'école alsacienne. Il y a un troisième une, un troisième deux.
Non, il y a d'autres trucs.
Elle a redoublé tout simplement.
Et en fait, c'est très long de te sentir bête au moment où tu te construis. Et heureusement, j'avais ma famille et ils m'ont dit, tu vas t'accrocher ma cocotte.
Incroyable.
Et je suis restée 15 ans à l'alsacienne. J'ai mis 15 ans à Normandie.
Ah oui. Putain. Vive les services publics.
Oui, vraiment.
Ok, écoute, là, on arrive bientôt à la fin du podcast Haruko. Il nous reste un peu plus de cinq minutes. C'est pas assez vite de ouf. Mais on arrive à un moment que j'attends. C'est un peu comme l'objet. Je ne sais pas ce qu'elle va m'emmener. Elle, du coup... Je ne suis pas déçu parce que le récit, il est beau.
J'ai hésité à ramener mes Legos. Mais c'est un chiant à transporter.
Après, c'est une histoire et c'est bien au final parce que quand on voit tout le récit et tout ce qui a été dit après, ça prend tout le sens. Tu te dis que ce n'est pas qu'un TikTok Awards que tu as gagné. Quand tu captes tout ce cas, tu te dis « Ah ouais, la cousine, elle a du background. Trop quelqu'un. » Mais du coup, là, on va passer à la dernière partie, avant de se dire au revoir, avant de se quitter. C'est ta carte blanche. Donc, tu vas avoir…
Tu me voles des concepts comme ça ?
C'est grave. C'est ta minute, minute trente, où tu balances ton message inspirant à ta cam qui est juste en face de toi. Ah mais c'est pas du tout ça moi que j'ai fait Bah tu fais ce que tu veux frère En tout cas tu me parles pas à moi tu parles aux gens Ah merde Ah merde J'ai pas compris Ou alors si c'est une lecture bah tu le lis
Bah oui c'est une lecture mais je veux
Ouais c'est une lecture Ouais bah c'est bien tu le lis Mais tout en sachant que c'est un message inspirant Que tu balances ceux qui veulent l'entendre Donc du coup voilà t'as 1 minute 1 minute 30 Mais alors je lis et après je parle Après, tu parles. Après, tu nous l'expliques.
Mais c'est un peu de l'impro. Donc, c'est un extrait du livre Chagrin d'école de Daniel Pénac. Mais après, j'explique. Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivie par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. Champagne. Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite. profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux, leçon non apprise, travail non fait, je rapportais à la maison des résultats pitoyables qui ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d'ailleurs aucune activité parascolaire. Voilà, c'est un petit extrait.
Un petit extrait.
Un petit extrait de ce livre qui... Alors moi, je ne sais pas... pas une grande lectrice, mais j'ai lu peu de livres, mais celui-là, il a changé le game, c'est ma mère qui me l'a offert quand il est sorti. Et j'ai compris, et en fait, Daniel Pénac, c'est un ancien cancre, comme il raconte dans son livre, et qui est devenu prof de français et auteur à succès. Et c'est à ce moment-là, quand ma mère m'a offert ce livre et que je me suis renseignée sur ce monsieur Pénac, que je me suis dit, ok, en fait, c'est possible, tu peux être inapte à l'école, mais faire des choses qui s'apparentent à l'intellectuel. Et ça a été un peu un game changer. Donc en fait, tu disais peut-être qu'il n'y a personne qui t'a inspiré, Daniel Pénac.
Comme quoi, on y arrive.
Non, mais je sais que ça a été un récit qui était important.
Ok.
Voilà. Parce que c'est quand même fou de se dire... Cancre, mais vraiment cancre, cancre, cancre. Prof de français à grand succès. Je trouve que c'est un beau pied de nez.
C'est vrai. Et derrière, sur la quatrième, il y a un petit bulletin. C'est trop stylé. En vrai, il y en a qui veulent... Tu veux se procurer ce livre et... Je sais que toutes tes stars, elles iront l'acheter pour qu'on en parle sur toi.
Mais en vrai, je sais que c'est plus le game changer.
Trop bien, tu vois, comme quoi on a réussi à avoir cette personnalité inspirante. C'est trop stylé. Zéro ! Sur le gong ! Parfait. Du coup, merci.
Merci à toi, Timothée.
Merci, ma go.
Merci, ça me fait trop plaisir. Sors ton projet, vraiment, c'est trop bien. Oui, on va le sortir. Hyper fière de toi.
Merci. Il est devenu dans un loukou.
Avec grand plaisir. Tu peux revenir quand tu veux.
Quand tu veux.
On se fera un update.
On se fera un update dans 10 ans et on verra si...
On sera comme ça.
On verra si t'as plusieurs TikTok Awards.
Non, c'est fini.
En tout cas, voilà. Je ne sais jamais comment conclure. Comment conclure ? Merci d'avoir écouté.
Merci d'avoir écouté. C'était trop bien. C'était un moment. On est un peu des boomers, là.
Bisous.
31sec
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Description
Famille, début dans la création de contenu et l'humour, enfance dans le 13eme, références culturelles ... Lalou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré ? Est-ce qu'il y a une chose qui symbolise ton enfance ? On parle souvent de ce qui nous sépare, sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lie ? Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît, et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes. Car nous avons tous des rêves communs, une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Et le toi aujourd'hui, c'est ma copine, mon amie, c'est la Lou. La Lou dans la Lou Cool, incroyable.
Super contente. Dès là, je viens d'écouter l'introduction, je suis très fière de toi. À chaque fois que je l'écoute, je suis... Très, très, très,
très fière. Est-ce que t'es fière ? À chaque fois, t'es un peu plus fière que la dernière fois ?
Ouais, à chaque fois. Vraiment, j'adore ton projet.
Putain, incroyable. En tout cas, merci. Merci, Lalou, de nous honorer. Parce qu'il n'y a pas que moi, il y a aussi les gens qui nous écoutent, de nous honorer de ta présence aujourd'hui dans un Loukou. Avec sérieux. Du coup, l'objectif, c'est comme d'hab, c'est que pendant une heure, on retrace un peu tes rêves culturels, ce qui t'a permis de te construire aujourd'hui. Mais vraiment, l'ouverture, c'est vraiment... La culture. La culture base.
On parlait de culture du vide, mais je ne suis plus connue à Rayon.
On verra du coup ce qui l'en sortira. Ce que je te propose, c'est de t'expliquer un peu comment ça va se passer, les différentes parties. Après, on y va, on déroule. C'est la famille, on kiffe.
J'adore. Arrête, je suis hyper émue.
Du coup, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment, dans le podcast, ton objet que tu as préparé. J'ai hâte de voir ton objet. Quand je lui ai fait le brief de l'objet, on a eu de longues discussions parce que on ne savait pas trop. Tu vas nous présenter ton objet et ensuite, à la fin, tu auras une minute trente pour nous présenter.
Tu m'as dit une minute.
Entre une minute et une minute trente, c'est vrai. Moi,
ça fera trente secondes.
En fait, si tu n'as que trente secondes et que c'est fort, moi je prends. Force à nous, force à toi. Ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites. Tu vas peut-être chanter, tu vas peut-être dire un texte, lire un texte.
Je garde la surprise.
Tu gardes la surprise, ok. Et du coup, on va pouvoir commencer avec la première partie. Et je veux bien, peut-être pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, ce qui m'étonnerait aujourd'hui, tout le monde connaît Lalou. Est-ce que tu peux te présenter en quelques secondes rapides, genre qui t'es, nom, prénom, classe, sanguin, etc. Lalou, 31 ans.
Waouh. Waouh, waouh, waouh. Ça va. Donc Lalou, 31 ans, parisienne.
C'est très bien. C'est très bien, parisienne, on peut situer un peu. 13e. 13e, frères et sœurs, tout ça.
Ah oui, j'ai des frères et sœurs. On est qui ?
Waouh. Genre, je le savais pas. Ouais, grave.
Couleur préférée, rose. Moitin de locomotion, moto.
Moto. Et tu te situes où dans la fratrie ?
La dernière.
Waouh.
Ex-éco, j'ai une jumelle.
La co-dernière, genre. la co-dernière même ça je ne l'ai même pas que pour moi ça se partage le dernier an on se partage de toute façon tout se partage ok trop bien donc on voit un peu on se situe un peu qui tu es et du coup on va commencer avec la première partie de ce temps de cet échange c'est de l'échange on est entre nous c'est la mif on est entre nous et la première partie c'est l'interview que j'ai appelée à l'époque ok à l'époque c'est l'interview où tu vas devoir un peu plus présenter la loulou d'aide de l'époque, du coup comme son nom l'indique à l'époque, mais La particularité, c'est que tu vas devoir de le faire à la troisième personne.
Elle et machin.
Elle, voilà.
C'est hyper égoïste.
T'es allée à l'école. T'es allée à l'école.
Ouais,
vite fait. Alors j'ai dit troisième personne, t'as dit genre c'est elle.
Non mais j'ai déjà regardé un autre épisode. Ok. C'est sinon je l'aurais pas sorti comme ça.
Du coup, voilà, je te laisse présenter un peu de manière globale la Lalou de l'époque.
Elle a hâte.
Elle a hâte. Mais qui est-elle ?
Elle était, c'était sacrément une bouffonne. C'est tout ? Non mais c'est tout là, c'est une question. C'est une question,
c'est parti.
Elle était nulle à l'école, mais quel âge ? Genre quel âge t'as à l'époque ?
De manière globale.
Elle était timide, elle avait plein d'amis, elle s'ennuyait beaucoup à l'école, elle était, je pense, HPI.
C'est vraiment la phrase, c'est des gens qui veulent justifier. De leur médiocrité. J'étais médiocre et j'étais HP, je pense.
Oui, je pense. Elle était très intéressée par les garçons. Vraiment, ça a été sa soupape de décompression.
Bichto.
Non, elle adorait draguer. Elle adorait pécho. Vraiment, c'était... Et elle allait à l'école pour ça. Elle était censée être inscrite à l'étude. Elle n'y a jamais mis les pieds. Elle était sympathique.
Et cette Lalou, elle a grandi dans quel type de quartier ? Dans quel environnement ?
Elle a grandi dans le 13e. Dans un logement social, comme il y en a beaucoup dans le 13e. Dans une famille de quatre. Et par contre, elle était dans une école privée. C'est tout le paradoxe de ma famille. C'est-à-dire qu'il y a une partie de ma famille qui est...
HLM et école privée.
Oui, il y a une partie de ma famille qui est blindée et une partie qui est classe moyenne. Et en fait, ça s'est grave mélangé. Donc Lalou a cherché sa place entre ces deux mondes, finalement. Et donc, tous les matins, je prenais le métro et j'allais dans mon école privée où c'était l'enfer. Et le soir, je rentrais chez moi dans le 13e normal. Ce qui n'était pas le cas des élèves avec qui j'étais. Les autres, ils avaient des chauffeurs.
Et dans le cadre familial, tu n'es pas obligée de rentrer dans les détails, tu n'es pas obligée de te livrer de ouf, mais elle se situait comment ?
C'était la dernière ex-éco. Et elle était... Elle était colérique. Ah ouais ? Ouais. Très, très colérique. Je pense que... Mais je parle toujours à la troisième personne.
Tu peux arrêter si tu le souhaites.
Bon, j'avais beaucoup. C'est bon. J'avais des petits problèmes de gestion de colère. Ok. Ouais. Et je supportais pas qu'on me dise ce que je devais faire. Le problème, c'est que j'avais 10 piges. Donc en fait, évidemment, qu'on me dise ce que je dois faire. Et ma mère, au bout d'un moment, a trouvé la solution. Parce qu'en fait, je voulais toujours partir. Je ne sais pas ce que je voulais faire, je voulais partir. Ma mère a trouvé la solution, elle volait mes chaussures. Comme ça, elle savait que je n'allais pas partir dans la rue en chaussettes.
C'était le seul truc.
Elle a trouvé ça hyper tard. Elle était hyper fière de cette...
Juste, on prend ta paire, tu ne peux pas sortir.
Mais je ne vais pas sortir en chaussettes.
Il y a 10 000 solutions pour sortir. On en reparlera plus tard, mais t'inquiète, il y a grave des solutions.
Sans chaussures ?
Sans chaussures, on en reparlera plus tard, t'inquiète. Ok, là c'est bien parce qu'on a un peu situé qui tu étais, où tu as grandi, dans quelle dualité entre le côté... C'était quoi l'école ?
L'école Alsace-Sienne.
L'école Alsace-Sienne. Je serais mort. Femme pas. Gabriel Attal, on t'embrasse pas. Enfoiré. On t'embrasse. Waouh. Je vais me faire cancel.
Non, bah non, t'as le droit.
T'as le droit de faire Gabriel Attal.
Bah je sais plus, il est plus ministre,
non ? C'est vrai. Bah fuck Gabriel Attal. Le fait, c'est pas grave. Du coup, entre la dualité entre l'école alsacienne et ta famille, tu disais classe moyenne, HLM, 13e, quartier, bâtiment. Et je pense, j'imagine qu'il y aura peut-être des échos plus tard dans l'épisode sur ce temps-là. Mais du coup, on va pouvoir passer à la deuxième partie. La deuxième partie, c'est le « C'était mieux avant » . On a toujours entendu ce truc « C'était mieux avant » . Tu sais, les boomers, là.
Mais j'ai une grande théorie là-dessus. C'est quoi ? Ça me saoule, les gens qui... J'ai une grande théorie. Casse les couilles. Ça met insupportable les gens qui disent ça. Oui, mais nous, dans notre génération, les jeunes d'aujourd'hui, c'est comme ça. Non, mais avant, c'était... Ta gueule. Vraiment, je supporte pas. D'ailleurs, toutes les personnes qui me sortent une phrase comme ça perdent toute crédibilité, à mes yeux.
Je prends. J'achète. Je signe de ouf parce que c'est pas toujours mieux avant, mais parfois, avec l'avant, l'avant nous permet de nous définir aujourd'hui.
Mais puis surtout que ça veut rien dire. À chaque génération suffit sa peine, tu vois. Non mais c'est vrai, nous, en tout cas ma génération, le grand méchant loup, c'était MSN. Tout le monde pensait que ça allait être la fin du game parce que MSN n'avait débarqué que les jeunes. Oh là là ! Internet, non mais c'est complètement n'importe quoi. Bon, bah maintenant, c'est TikTok. Oh là là, mais TikTok, ça va... Tout est une catastrophe.
T'avais un skyblock, toi ?
Ouais, bien sûr. Love 6311.
Et tu racontais quoi dedans ? Waouh.
Je me souviens très bien, j'avais fait un post. Il me fait beaucoup rire aujourd'hui. C'était une photo d'une pelouse avec une pourcarte. Ne pas marcher sur la pelouse. Et j'avais dit, si on ne peut pas marcher sur les pelouses... « Dites-moi qui a mis le panneau ? » J'ai cru que j'appréciais ça.
Ah ouais, donc t'avais déjà cette âme révolutionnaire de « Fait que la société ! »
Ah ouais, je croyais que c'était vraiment « Wow, Einstein sur nous ! »
Et à part ce truc, tu n'avais pas un truc où tu étais fan d'un skyblock de fan ? À part ce truc un peu révolutionnaire, c'était quoi le thème de ton skyblock ?
C'était vraiment moi, moi, moi, moi, moi.
Tu étais déjà éco-centrique. Moi, je suis très éco-centrique,
déjà à cet âge-là.
Donc c'était déjà... Déjà bien présent. Ok. Non mais c'est bien, trop bien.
Après, je peux dire un truc aussi. Vas-y. J'avais ouvert un skyblock. Non, je suis vraiment de connerie. où je parlais sur les gens du collège.
Genre un spoté de...
Ouais, un peu. Je me suis fait avoir. Je me suis fait prendre.
Donc ton côté harceleur, il a commencé à lancer... Non,
justicière, je dirais.
Justicière ?
Ouais, ça m'énervait, en fait. Il y avait des trucs...
Tu racontais quoi, dedans ?
Je disais... En fait, je fais... Putain. Mais genre, en gros, il y avait un site internet où tu pouvais faire des... Genre comme des cibles, tu vois. Donc mettre les vêtements que tu voulais et tout. Donc je faisais les gens que j'aimais pas. Et après, je disais... Elle, elle m'a saoulée parce que dans le car, elle a chanté comme de la merde. Ça commence à me faire chier et tout. Donc voilà, je déversais ma haine.
Et il y a eu des résultats ? Est-ce que ça a fait le tour, genre ?
Ah oui, ça a fait le tour. J'ai été très vite ciblée, de toute façon. Ouais forcément Tu sais à l'époque Il y avait les heures De publication Et en fait Nous l'après-midi Tout le monde avait sport En même temps Et moi j'étais la seule J'avais mon bras cassé Du coup j'étais chez moi
Et je me suis fait prendre En fait t'as été Gossip Girl avant l'heure Mais Gossip Girl C'est plus harceleur
Regardez Gossip Girl Ouais mais c'était pas très ouf Ce que je faisais là non plus Je dis c'était justicier Non c'était pas cool Ouais c'est juste t'avais le seum et du coup tu... Ouais
En plus, tu te faisais avoir parce qu'il y avait l'heure.
Ah ouais, j'étais pas très maligne.
D'ailleurs, tu regardais quoi à la télé, toi, plus jeune ?
KD2A.
C'est quoi ça ? Putain, là, ça y est, bam.
Bam, là, c'est...
26 piges, 30 piges,
ça y est.
C'est quoi ça ?
C'est genre Cœur Océan et tout.
Mais encore ?
Bah, je me souviens que de Cœur Océan. Tu connais pas KD2A ?
Non. C'est quoi ? C'est une chaîne de télé ?
C'était un programme, je crois. Sur quelle chaîne ? C'était un programme, je crois, le matin. Et t'avais... Genre c'était un peu le club ado.
Ok.
Ah, le club ado.
Qu'à 12 ans.
Ouais. Et c'était pas des dessins animés et tout. Je regardais beaucoup ça Après moi j'étais fan des télé-crochets Popstar Ma vida entière
Vraiment Donc t'as fait partie de la génération des premiers Mpokora C'était quoi Link Up ?
Ouais Je crois à mon étoile D'ailleurs la meuf des Link Up C'est la meuf de Carlito De Mcfly et Carlito Ah ouais ? Ouais
Merci pour l'info. N'hésitez pas à prendre ces cadeaux.
Je t'en prie.
Ah ouais ? Et donc, Popstar, KD2A, a priori, on ne sait pas trop ce que c'est. On va aller la chercher sur Internet. S'il y a encore une fiche Wikipédia mise à jour.
Tout le monde connaît, c'est hyper connu. Tu regardais quoi ?
Moi, je regardais quoi ? Moi, je n'avais pas la télécom. Ah. Voilà. Mais moi non plus.
Mais attends, moi, KD2A, je regardais parce que tout le monde dormait. Ah oui, c'était le matin.
Et genre, tout le monde dormait et toi, tu regardais la télé ? Bah oui. Ah ouais, t'es vraiment une famille de révolutionnaires. Parce que normalement, quand tout le monde dort, si tu fais partie des plus jeunes, t'es au lit.
Bah non, parce que moi, je me réveillais hyper tôt par rapport à tout le monde.
Ah, donc tu te réveillais plus tôt pour voir la télécommande ? Bah oui. Je suis mort.
Non, après, c'était mort. Après, c'était mon grand frère, le grand juste, qui faisait de la télécommande.
Mais par contre, tu vois, moi, tu me parlais de la Starac. moi j'ai des souvenirs de la Starhack alors que j'ai Pas l'impression d'avoir regardé, mais j'ai des souvenirs. C'est chelou.
Ça passait partout. Déjà, il y avait les magazines. Du coup, ils faisaient la une aussi de tous les magazines. Georges Alain.
C'est quelle saison, toi, qu'il t'a... Est-ce qu'il y a quelqu'un dans la star qui...
putain c'est très niche il y avait un candidat qui s'appelait Pierre à la Star Academy et il faisait un peu à l'époque du rap et tout et il s'est barré de la Star Academy en plein prime il a dit à Nico je sais pas quoi du coup ce soir je pars comme un prince et il est parti et Nico s'en panique Pierre revenez et le mec s'est barré Et ça...
C'est bon parce que je te demande la personne qui t'a marqué, et c'est encore le révolutionnaire. Excuse-moi, Che Guevara, ça va ?
Non mais attends, il faut le faire quand même.
Ah ouais ?
Il était habillé comme un prince. Il avait un tableau de Kamel Wali. Il a dit, je m'en vais comme un prince. Il est parti.
Il est parti.
C'était incroyable.
Merci, au revoir.
Incroyable.
Et en termes de musique, parce qu'on parle de la Starhack, tout ça. Toi, c'est quoi tes... Est-ce que tu étais plus Mylène Farmer ou 113 ? Ou un peu des deux ?
Alors Mylène Farmer, non. Moi j'étais très Lori. Vraiment très très fan de Lori, ce qui m'a valu beaucoup de moqueries de la part de mes sœurs. Ah ouais ? Ouais.
Mais pourtant c'était un phénomène à l'ancienne.
Ouais mais genre j'étais la seule des trois filles à kiffer de fou. Genre j'avais des posters et tout. Du coup j'étais un peu harcelée par moi. Et ouais très Lori. Parce qu'en fait elle faisait du patin. Ah ouais ? Et moi j'en faisais aussi. Du coup je croyais trop que c'était ma...
La BFF.
Voilà.
Ok. Tu en sors un son de Laurie, le son genre...
Ça y est, c'est le week-end, tous les super week-ends.
Évidemment, on parle de week-end parce que la semaine, il y a l'école. Mais toi, il y a toujours un lien comme ça entre les deux. Ok, Laurie, t'as un autre artiste comme ça ?
J'ai écouté... Attends, Noel Wendleroy. Ah oui,
ah merde, ça arrive, on peut pas tout faire bien.
Mais attends, j'avais gagné le single dédicacé.
Ok, comment ça ?
Canal
J. Oui, ça j'ai.
Et moi, dans ma classe, il y avait une meuf, mon père travaillait à
Canal J.
Et du coup, une fois, j'étais allée sur un tournage du Mondesco.
C'était une émission, j'imagine.
Oui, c'est une émission. Et j'avais gagné ça.
Et tu l'as rencontrée ?
Non, pas du tout.
Genre, on t'a juste donné le fédéric.
Tu ne l'as même pas, Nolwenn. De où ?
C'est un stagiaire qui a fait... C'est grave. Ok, tu l'as encore, ce truc ?
Je ne sais pas. Peut-être, oui, chez mes parents.
Oh, putain. Incroyable. Donc, Lalou a un CD dédicacé de Nolwenn Leroy. Oui. Je crois que personne d'autre a ça. Personne de posé.
J'aimerais bien la revoir.
Putain, je pense que dans quelques années, ça va valoir une fortune. elle chantait quoi Nolwenn Leroy Cassé
Cassé Voilà,
c'est pas grave T'écoutais quoi toi ? Moi c'est Fouine
Putain mais oui Mais en même temps moi Fouine c'est plus mon adolescence
Bah ouais Fouine ces textes ils ont résonné de ouf
Genre lequel ?
Beaucoup de textes Mais je pense que en fait Ce que je kiffais dans les textes de Lafouine quand j'étais petit, j'adore ce truc, je te passe mes notes.
Un hommage à ma mère.
Moi, Lafouine, c'était vraiment, justement, à mon sens, c'est ce qu'il n'y a plus aujourd'hui dans la musique, dans le rap en tout cas, qui racontait toujours des histoires. Il y avait la dualité entre le Lafouine qui racontait ces trucs de la cité, qui vivait, tu sais, le truc un peu, il y avait le Fouini et le Laouni. Tu vois, Fouini. C'était le rappeur Bling Bling, tout ça. Et moi, ce que je kiffais encore plus, c'était le Laoni, qui racontait son histoire et les différentes parties de sa jeunesse, qui résonnent parfois avec ma jeunesse. On en parlera plus tard, quand tu seras dans le divan. Et moi, je ne sais pas, quand j'écoute... Et du coup,
son retour, tu en as pensé ?
Son retour ? Moi son retour je l'ai vu comme un pied de nez à tous les haters qui l'ont démonté pendant des années parce qu'il fallait aimer Booba. J'adore Booba. Mais j'ai détesté le... Il faut le détester parce que c'est la mode de le détester. Alors que quand il est venu, ils sont tous revenus en mode « Ouais, trop bien, trop stylé » .
Quand il est revenu, putain, il a changé de fou.
Frère, il est revenu avec les sons de l'ancienne.
Ouais. Et un pfff, une armoire à glace.
Ouais, le poteau, on sent qu'il est parti, il est en prison. Il a poussé. je pense pas mais il a pris des cachetons je sais pas et d'ailleurs je vais à Sonversi je sais pas quand l'épisode sortira peut-être que ce sera avant ou après mais en tout cas je vais à Sonversi ou j'y suis allé mais en tout cas c'est en avril moi mon son préféré je pense que c'est Mes Repères je mettrais la musique au montage mais c'est Mes Repères parce que ce son c'est un petit peu en parle de lui-même Et c'est trop bien d'avoir toutes ces petites rêves un peu musique, télé, etc. On voit un peu qui tu étais. Et c'est ouf parce que je pense que le côté Starac que tu disais, je pense que c'est universel. Je pense que tu demandes à quelqu'un qui habite à la campagne, quelqu'un qui habite en cité, quelqu'un qui habite en ville, le Georges Alain, le truc, je pense que tous les gens de ta génération, ils peuvent te parler de la Starac.
Je pense, oui. Après, si ça se trouve, non.
Tu penses ?
Je ne sais pas. Mais j'ai l'impression que c'est assez universel sur cette génération-là. Il y a eu l'arrivée de tous ces télé-crochets qui n'existaient pas avant, à part Love Story. Et Love Story, c'était un peu hardcore. Toi,
tu allais beaucoup, que ce soit au théâtre ou voir des expos, en termes de culture très parisienne en plus, c'est vrai en réalité. Toi, tu consommais tout ça ou pas ?
Moi, mes parents n'avaient pas trop de sous. Du coup, on faisait pas mal de trucs gratuits. Mais en fait, à Paris, il y a plein de trucs hyper grat Et ils avaient une fâcheuse tendance aussi, mes parents, à nous faire passer pour des enfants de 3 ans jusqu'à nos 7 ans pour avoir des entrées gratuites. Et puis, Familles Nombreuses aussi, il y avait là les réductions. Donc, j'avoue que j'ai pu aller, par exemple, à la Villette, la cité des enfants. Et il y a un truc au monde. Ça, c'est incroyable.
Le plateau télé, il y avait le plateau télé ?
Oui. Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui. Est-ce qu'il y a toujours ça ? Mais moi, c'est mes meilleurs souvenirs. C'était incroyable d'aller là-bas. Après, je sais... Par exemple, mon père nous amenait beaucoup à la petite ceinture. Tu vois où ? C'est le truc qui fait le tour de Paris.
Ah, les rails, là ?
Oui, les rails. Et du coup, il nous faisait marcher sur la petite ceinture. En vrai, j'ai découvert plein de trucs. Parce que tous les trucs de graphie, d'artistes... Mon père est passionné de street art.
Vers l'encre, peut-être ?
Plus, en fait, il y avait une entrée vers Bercy. Et en fait,
on partait par là. Ok, trop bien.
Et du coup, tout ce côté street art et tout qui nous a beaucoup apporté. Après...
Tu penses que ça a eu une influence ?
Ouais. Ouais. C'est ça.
Parce qu'en plus, t'habites dans le 13e, et le 13e, c'est très street art.
Mais c'est devenu très street art. Ok. C'est assez... Enfin, pas grâce à nous. Mais c'est le hasard qui a fait ça.
Et plus jeune, c'était quoi ? Quand t'étais plus jeune, il n'y avait pas tous les tags, tous les trucs sur les murs et tout ? Ok.
mais à la petite ceinture oui. Donc beaucoup la vilette, beaucoup la petite ceinture.
La fête de l'Huma et puis...
Ouais la fête de l'Huma et ouais c'était ça la culture. Mais j'ai pas de souvenirs de nous au théâtre de Fou.
Trop bien. On va passer à une partie que j'attends.
J'ai peur.
Depuis le début. On y a parlé beaucoup. On a parlé beaucoup de cette partie que tu nous présentes. La chose que tu as apportée.
Tu vas être déçue.
Au peuple de France.
Tu vas être déçue.
L'objet, voilà. Tu peux récupérer ton objet. Tu peux, si tu y arrives, faire le bras assez long.
Attends, regarde pas, ferme les yeux. C'est bon. J'ai pris mon TikTok. On en peut huit. Alors, on a eu un grand débat avec Tim sur... est-ce que je ramène mon TikTok Awards ou pas fais attention et en fait tout le monde m'a dit oui mais vas-y c'est trop attendu tout le monde va savoir ce que tu ramènes et tout mais en fait la vérité c'est que c'est
quand même significatif de fou de mon année quoi de mes deux ans non mais c'est vrai et puis c'était quoi c'était le TikTok et un truc qui est dingue et ça je pense qu'il faut le dire c'est que au bout de deux ans de TikTok, tu as eu le TikTok de la créatrice. C'est pas un TikTok de boloss. De l'année. C'est pas un TikTok de boloss. C'est le prix. Elle a eu le prix.
C'est dingue. Ce qui est ouf, c'est que c'est la communauté qui vote. Et ça, c'est fou. Et que j'étais face à des gens qui avaient des gros 4 millions d'abonnés. Et du coup, moi, j'étais en mode, c'est cool, je suis hyper contente d'être nommée dans la catégorie. Je l'aurais jamais quoi.
Et comment ce... Parce que si on peut le raccrocher un peu, tu vois, ce TikTok... Ouais, waouh. Attends, viens au milieu.
Faut pas que je l'oublie, hein.
Bam. Un peu de blague, vous avez gagné un nouvel... Une nouvelle déco. Comment ce TikTok, et même tout ce qui t'est arrivé depuis ces dernières années, est-ce que, déjà, t'en as toujours rêvé ? Est-ce que c'est venu de quelque part d'une personne qui fait du spectacle dans ton entourage ? Est-ce qu'il y a une personnalité inspirante qui t'a...
Je crois que j'ai toujours rêvé, au fond, de moi, de faire des blagues. Genre de me dire, OK, mon métier, c'est faire des blagues. En fait, j'ai toujours rêvé de faire ce que j'avais envie de faire. J'imaginais pas ma vie autrement. Mais tout ça, non, je m'attendais pas à ça. Qui s'attend à ça ?
Qui s'attend à un tel succès, finalement ?
Non, mais c'est super difficile de s'attendre à ça. Je suis hyper contente, mais c'est du taf. En vrai, c'est du taf aussi. Donc, c'est le résultat d'un taf de deux ans.
Et quand tu dis, j'ai toujours voulu faire des blagues, tu sais, enfin...
Parce que je suis drôle, non ?
C'est vrai. D'ailleurs, je me fends la poire depuis le début de ce... Un peu huple, là. D'ailleurs, calme-toi, parce que j'ai des crampes. Non,
mais dans la vie de tous les jours...
Non, non, en vrai, dans la vie de tous les jours, franchement, je te l'ai déjà dit, tu sais quoi, on va faire la seconde... Seconde cirage de pompe. Pour moi, naturellement, que ce soit dans ton phrasé, l'intonation, tu es une personne très drôle, naturellement.
Merci.
Allez, on arrête la fin de l'épisode. Voilà, elle a entendu. Moi, tu le mérites, ce truc. Oui, mais moi,
je pensais que j'étais juste une meuf qui allait faire rire ses potes.
Mais moi, je trouve que c'est une archi belle revanche. Et d'ailleurs, est-ce que, parce que du coup, aujourd'hui, tu fais de la scène, toi, dans ton parcours, tu sois peut-être une personne de ta famille. un ami ou un prof ou n'importe qui, est-ce que tu situerais une personne qui t'a inspirée, que tu dirais d'inspirante ? Et pourquoi ?
Il y a des carrières qui sont très inspirantes. Par exemple, Laura Felpin, sa carrière, pour moi, elle est grandiose. Florence Foresti, avant qu'elle ne devienne boomer. Je vais trouver ça. En termes de carrière, je sais que son dernier spectacle est très problématique et tout, mais en termes de carrière, c'est des meufs qui m'inspirent. Alison Wheeler, inspirante aussi. Et après, tous ces trucs, pas Mike Horn, mais tous les marathoniens, les trucs comme ça, qui vont au bout d'un entraînement et au bout de leur course et tout, ça aussi, c'est un truc qui m'inspire grave. Genre, ça me donne... Grave envie. Et le seum aussi. Je marche au seum. Je suis une seumeuse.
Putain, il a fait 500 000.
Non, c'est plus genre... Putain, il pensait que j'allais jamais y arriver, mais regardez-moi bien. C'est plutôt ça, mon seum.
Et plus jeune, tu avais cette volonté... Tu disais que tu voulais faire ça ou pas ?
Non. Et plus jeune, moi, je pensais que j'allais vraiment rien faire. Parce que tout le monde me disait que j'allais rien faire. Ah ouais ? Mes profs et tout me disaient, mais... Ça va être chaud, quoi. En fait, au niveau social, ça n'allait pas le faire parce que j'étais la plus pauvre de la classe. Donc, mon Dieu, c'est comme si j'avais la peste et le choléra en même temps.
Mais à cette époque-là, désolé, je te coupe, mais à cette époque-là, t'as pas rencontré quelqu'un ou même ton grand frère ou n'importe qui qui t'a dit, putain, possiblement que je voudrais faire un peu la même chose ?
En vrai, mes parents... Ah, putain... Non, je crois.
Non ?
J'essaie de réfléchir, mais c'est venu un peu sur le tard. En fait, tout le monde m'a tellement dit que je n'allais pas y arriver, que ça ne servait à rien. Je cherchais des métiers. C'est ouf, mais quand j'étais petite, je cherchais des métiers que je pourrais faire, pas que je voulais faire. C'est fou, ça. Du coup, j'étais en mode, alors, est-ce que tu veux être médecin ? Ben non. Ok, est-ce que je peux faire ça ? Peut-être que je peux faire ça. Je n'avais pas de grands rêves. Mais après, mes parents m'ont toujours soutenue. J'ai eu la chance. Ils me disent que l'école, ce n'est pas... une finalité en soi. Juste, essaie de passer sous les radars, ne sois pas trop mauvaise, fais le minimum et vas-y. Le problème, c'est que je n'arrivais même pas à faire le minimum. Donc en fait, c'était très compliqué mais ils n'ont jamais été genre en mode « Ah, tu ramènes une mauvaise note, du coup tu… » tu sors pas,
du coup tu fais pas ça ils m'ont toujours poussé à me débarrasser de l'école parce qu'ils voyaient que c'était pas facile et du coup est-ce qu'il y a je sais pas si tu faisais un sport ou quelque chose ou même une activité plus artistique qui te permettait de ou t'aurais aimé ?
mais c'est un truc de fou parce que mes parents disaient oui elle a une âme d'artiste et tout donc ils m'ont inscrit partout je fais de la peinture j'ai fait de la p... poterie, j'ai fait du théâtre et en fait j'arrivais dans rien j'étais nulle même là-dedans avant de trouver mon truc parce que c'est particulier de se dire ok bah moi ce que je kiffe faire et là où je suis bien c'est de faire des blagues tu vois y'a pas en activité extrascolaire faire des blagues ça existe pas du coup j'étais nulle en poterie j'étais nulle en dessin, en théâtre on me donnait pas des rôles où j'avais beaucoup de textes parce que j'apprenais rien donc en fait je savais pas où j'étais j'avais pas où me placer avant de comprendre bien plus tard que l'art est tellement large qu'en fait, il faut vraiment trouver ton créneau.
Ouais, ce n'est pas vrai.
En fait, moi, le truc que je me dis, alors tu me dis si je me trompe, ça voudrait dire qu'en gros, sans rentrer dans le drama et tout...
J'adore le drama.
Ok, putain. Allez, on baisse les lumières, musique triste. En fait, ça voudrait dire qu'en fait, de ton enfance à jusque possiblement l'âge adulte, eh bien, tu as toujours été dans un flou. C'est ouf !
Ah ouais ?
C'est long de ouf !
Bah, pas toi.
Non, parce que t'as toujours... Je pense qu'on a toujours soit des petits rêves ou un idéal.
Ah ouais, non. En vrai, non. Quand j'ai commencé à mettre le pied dedans, dans les vidéos, je me suis dit, ok, peut-être que là, j'ai le droit de rêver un peu. Et les retours des gens m'ont grave aidé à prendre confiance en ce que je faisais. Même quand je me suis lancée, même quand j'ai vu que ça commençait à marcher, même encore parfois. Aujourd'hui, je me dis non. et est tombée, mais pas pour moi. Parfois, ça. De moins en moins, mais ça m'arrête.
Ce petit sentiment d'illégitimité, d'autocensure.
Elle m'a dit que j'étais vraiment fou, vraiment conne. En fait, que très souvent, déjà, ça a été très long avant que je me dise « Bon, c'est vrai que t'es un peu conne, mais peut-être qu'il y a des trucs à sauver. » Mais encore aujourd'hui, il y a... Parfois, je me réveille et je me dis non, mais vas-y, recouche-toi parce que tu ne vas pas sauver le monde. Si,
si, ma gueule, recouche-toi.
Tranquille.
Laisse les gens qui savent faire.
C'est ça, vraiment ça.
C'est ouf. Moi, franchement, je trouve ça dingue parce que comment tu peux... Parce qu'en fait, pour moi, la vie, elle est faite de rêves et de gens et de ce que tu as vu, ce que tu as entendu et se dire putain, moi aussi, je veux faire ça. Genre, t'as percé, t'avais quoi, 29-30 ans ?
Ouais.
Ça veut dire que possiblement, les 30 premières années de ta vie, t'étais là. T'avais ton talent, t'avais sûrement des gens hyper bienveillants autour de toi. Mais tu te raccrochais pas spécialement à un truc ou à un idéal ou à un objectif grandiose.
Non, et même pour te dire pire, vers mes 27... 27 ans, je me suis dit « Ouais, je suis condamnée. » Genre, c'est pas grave. En vrai, je ne m'épanouirai pas dans ma carrière professionnelle. Donc, je vais tout faire pour avoir un taf qui me laisse du temps libre. Et je me suis dit « C'est pas grave. En fait, il y a plein de gens qui font un taf dans lequel ils ne sont pas 100% épanouis. C'est le lot de plein de gens. Moi, je vais faire en sorte que ce ne soit pas si pire de trouver un taf dans un collège et possiblement après CPE. » j'aime bien ce travail-là, ça me laisse les week-ends et les vacances scolaires, ça me semble être un bon compromis. Et j'étais OK avec le fait d'avoir une carrière qui ne matchait pas 100% avec qui j'étais. Et tu vois, la carrière que j'ai aujourd'hui, je n'aurais jamais pu rêver ça. Je n'aurais jamais pu me dire, ouais, Lalou, tu vas gagner ta vie grâce à... En te marrant, tu vois. Pas que. Mais en faisant un truc qui te plaît à 100%. Je ne pensais pas que ça existait vraiment.
Eh ben, trop bien. Comme quoi, la vie, parfois, fait bien les choses.
Ouais, c'est un truc.
Comme ça en plus. Tu postes une vidéo, bam, ça perd. Au final,
tu postes... Et après, c'est du teuf.
C'est de la teuf. C'est de la teuf. Et après, tu charbonnes, tu charbonnes, tu lâches pas le bail. Aujourd'hui, la cousine, pas les déglaces. Sorry !
Oui, mais c'est plus facile de travailler. d'arrache-pied quand ce que tu fais, ça te plaît.
C'est vrai.
Tu peux faire des vidéos ou du podcast pendant des heures toute la journée. Mais par contre, je ne sais pas, qu'est-ce que tu détestes faire ?
Des factures.
Voilà, faire des factures. Relou. Tous les jours. jours, c'est l'enfer. Une heure, t'as l'impression que t'en as fait douze. Alors que quand tu fais le podcast, j'imagine que t'as 12 heures ressenties de...
T'as pas l'impression de taffer. Tu kiffes.
Attention parce que parfois, même quand tu... tu kiffes ton taf, tu peux en avoir marre.
Putain, on est en psychanalyse, les refs. Mais c'est vrai ou non ? Moi,
je découvre un truc, c'est d'être fatigué, même quand ton taf te plaît. Moi, je pensais que j'étais fatiguée par la vie parce que mon taf ne me plaisait pas. Et en fait, c'est tout nouveau. Je découvre que même quand tout te plaît, il faut aussi prendre du temps pour ça.
Dormez.
Dormez. Dormez les rires. Dormez.
Trop bien, trop bien, trop cool. Et franchement, c'est ouf. C'est ouf parce qu'en imaginant le podcast et en l'écrivant, je ne pensais pas qu'on allait me répondre ça un jour. Tu vois ? Moi, pour moi, on a tous un idéal. On a tous un... Tu vois ? Et moi, je trouve ça ouf. Et de voir d'où t'es aujourd'hui. Alors que... tu te donnais pas la volonté ou l'idéal d'être où t'es,
moi je trouve ça incroyable big up mon oeuf non franchement bravo merci je pense pas que ce soit un super exemple je suis pas sûre que c'est un super exemple j'aurais bien aimé te dire putain mais je vais toujours rêver d'être un tel
On m'a coupé l'herbe sur le pied. Surtout, en fait, quand on entend tout ce que tu as fait, que ce soit tous les... Après, bon, même si parfois ça a pu se solder par des échecs, mais toutes les activités extrasolaires que tu as pu faire, la famille que tu as... Je veux dire, tu as une famille éduquée, vous faites des choses, vous êtes dans le centre parisien, dans le 13e, où il y a de la culture, où il y a... Il se passe quand même pas mal de choses. Ça veut dire qu'en fait, tu as eu la chance, enfin, la chance, tu as eu ta vie, quoi. Tu as eu ta vie et tu as vécu ça. Et même en ayant ça, tu t'es peut-être auto-censurée. Une phrase archi dure à dire, viens, redis-le. Autant auto-censurée ?
Autant auto-censurée.
Bravo, ça c'est plus dans la bouche ça. Autant auto-censurée que quelqu'un qui ne se sent pas légitime pour d'autres raisons.
Ah oui, bien sûr. C'est une folie. Je viens d'un milieu plutôt privilégié du coup. Parce que c'est pas que l'argent, c'est aussi la culture. Moi, j'ai eu de la chance d'avoir des parents qui m'ont montré des choses, mine de rien. Mais j'étais entourée de gens dans cette école privée qui me disaient que j'étais bête. Et en fait, ça, ça compte aussi. Ça compte. Et en fait, tu restes longtemps à l'école. Moi, dans cette école, je suis restée de la maternelle jusqu'à la deuxième, troisième. C'est long. Et en fait, j'ai été forgée en me disant...
Deuxième, troisième.
Ouais, je suis en deuxième.
Ah, OK. Je pensais que c'était un truc de l'école alsacienne. Il y a un troisième une, un troisième deux.
Non, il y a d'autres trucs.
Elle a redoublé tout simplement.
Et en fait, c'est très long de te sentir bête au moment où tu te construis. Et heureusement, j'avais ma famille et ils m'ont dit, tu vas t'accrocher ma cocotte.
Incroyable.
Et je suis restée 15 ans à l'alsacienne. J'ai mis 15 ans à Normandie.
Ah oui. Putain. Vive les services publics.
Oui, vraiment.
Ok, écoute, là, on arrive bientôt à la fin du podcast Haruko. Il nous reste un peu plus de cinq minutes. C'est pas assez vite de ouf. Mais on arrive à un moment que j'attends. C'est un peu comme l'objet. Je ne sais pas ce qu'elle va m'emmener. Elle, du coup... Je ne suis pas déçu parce que le récit, il est beau.
J'ai hésité à ramener mes Legos. Mais c'est un chiant à transporter.
Après, c'est une histoire et c'est bien au final parce que quand on voit tout le récit et tout ce qui a été dit après, ça prend tout le sens. Tu te dis que ce n'est pas qu'un TikTok Awards que tu as gagné. Quand tu captes tout ce cas, tu te dis « Ah ouais, la cousine, elle a du background. Trop quelqu'un. » Mais du coup, là, on va passer à la dernière partie, avant de se dire au revoir, avant de se quitter. C'est ta carte blanche. Donc, tu vas avoir…
Tu me voles des concepts comme ça ?
C'est grave. C'est ta minute, minute trente, où tu balances ton message inspirant à ta cam qui est juste en face de toi. Ah mais c'est pas du tout ça moi que j'ai fait Bah tu fais ce que tu veux frère En tout cas tu me parles pas à moi tu parles aux gens Ah merde Ah merde J'ai pas compris Ou alors si c'est une lecture bah tu le lis
Bah oui c'est une lecture mais je veux
Ouais c'est une lecture Ouais bah c'est bien tu le lis Mais tout en sachant que c'est un message inspirant Que tu balances ceux qui veulent l'entendre Donc du coup voilà t'as 1 minute 1 minute 30 Mais alors je lis et après je parle Après, tu parles. Après, tu nous l'expliques.
Mais c'est un peu de l'impro. Donc, c'est un extrait du livre Chagrin d'école de Daniel Pénac. Mais après, j'explique. Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivie par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. Champagne. Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite. profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux, leçon non apprise, travail non fait, je rapportais à la maison des résultats pitoyables qui ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d'ailleurs aucune activité parascolaire. Voilà, c'est un petit extrait.
Un petit extrait.
Un petit extrait de ce livre qui... Alors moi, je ne sais pas... pas une grande lectrice, mais j'ai lu peu de livres, mais celui-là, il a changé le game, c'est ma mère qui me l'a offert quand il est sorti. Et j'ai compris, et en fait, Daniel Pénac, c'est un ancien cancre, comme il raconte dans son livre, et qui est devenu prof de français et auteur à succès. Et c'est à ce moment-là, quand ma mère m'a offert ce livre et que je me suis renseignée sur ce monsieur Pénac, que je me suis dit, ok, en fait, c'est possible, tu peux être inapte à l'école, mais faire des choses qui s'apparentent à l'intellectuel. Et ça a été un peu un game changer. Donc en fait, tu disais peut-être qu'il n'y a personne qui t'a inspiré, Daniel Pénac.
Comme quoi, on y arrive.
Non, mais je sais que ça a été un récit qui était important.
Ok.
Voilà. Parce que c'est quand même fou de se dire... Cancre, mais vraiment cancre, cancre, cancre. Prof de français à grand succès. Je trouve que c'est un beau pied de nez.
C'est vrai. Et derrière, sur la quatrième, il y a un petit bulletin. C'est trop stylé. En vrai, il y en a qui veulent... Tu veux se procurer ce livre et... Je sais que toutes tes stars, elles iront l'acheter pour qu'on en parle sur toi.
Mais en vrai, je sais que c'est plus le game changer.
Trop bien, tu vois, comme quoi on a réussi à avoir cette personnalité inspirante. C'est trop stylé. Zéro ! Sur le gong ! Parfait. Du coup, merci.
Merci à toi, Timothée.
Merci, ma go.
Merci, ça me fait trop plaisir. Sors ton projet, vraiment, c'est trop bien. Oui, on va le sortir. Hyper fière de toi.
Merci. Il est devenu dans un loukou.
Avec grand plaisir. Tu peux revenir quand tu veux.
Quand tu veux.
On se fera un update.
On se fera un update dans 10 ans et on verra si...
On sera comme ça.
On verra si t'as plusieurs TikTok Awards.
Non, c'est fini.
En tout cas, voilà. Je ne sais jamais comment conclure. Comment conclure ? Merci d'avoir écouté.
Merci d'avoir écouté. C'était trop bien. C'était un moment. On est un peu des boomers, là.
Bisous.
31sec
2min
2min
8min
21min
37min
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Description
Famille, début dans la création de contenu et l'humour, enfance dans le 13eme, références culturelles ... Lalou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré ? Est-ce qu'il y a une chose qui symbolise ton enfance ? On parle souvent de ce qui nous sépare, sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lie ? Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît, et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes. Car nous avons tous des rêves communs, une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Et le toi aujourd'hui, c'est ma copine, mon amie, c'est la Lou. La Lou dans la Lou Cool, incroyable.
Super contente. Dès là, je viens d'écouter l'introduction, je suis très fière de toi. À chaque fois que je l'écoute, je suis... Très, très, très,
très fière. Est-ce que t'es fière ? À chaque fois, t'es un peu plus fière que la dernière fois ?
Ouais, à chaque fois. Vraiment, j'adore ton projet.
Putain, incroyable. En tout cas, merci. Merci, Lalou, de nous honorer. Parce qu'il n'y a pas que moi, il y a aussi les gens qui nous écoutent, de nous honorer de ta présence aujourd'hui dans un Loukou. Avec sérieux. Du coup, l'objectif, c'est comme d'hab, c'est que pendant une heure, on retrace un peu tes rêves culturels, ce qui t'a permis de te construire aujourd'hui. Mais vraiment, l'ouverture, c'est vraiment... La culture. La culture base.
On parlait de culture du vide, mais je ne suis plus connue à Rayon.
On verra du coup ce qui l'en sortira. Ce que je te propose, c'est de t'expliquer un peu comment ça va se passer, les différentes parties. Après, on y va, on déroule. C'est la famille, on kiffe.
J'adore. Arrête, je suis hyper émue.
Du coup, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment, dans le podcast, ton objet que tu as préparé. J'ai hâte de voir ton objet. Quand je lui ai fait le brief de l'objet, on a eu de longues discussions parce que on ne savait pas trop. Tu vas nous présenter ton objet et ensuite, à la fin, tu auras une minute trente pour nous présenter.
Tu m'as dit une minute.
Entre une minute et une minute trente, c'est vrai. Moi,
ça fera trente secondes.
En fait, si tu n'as que trente secondes et que c'est fort, moi je prends. Force à nous, force à toi. Ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites. Tu vas peut-être chanter, tu vas peut-être dire un texte, lire un texte.
Je garde la surprise.
Tu gardes la surprise, ok. Et du coup, on va pouvoir commencer avec la première partie. Et je veux bien, peut-être pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, ce qui m'étonnerait aujourd'hui, tout le monde connaît Lalou. Est-ce que tu peux te présenter en quelques secondes rapides, genre qui t'es, nom, prénom, classe, sanguin, etc. Lalou, 31 ans.
Waouh. Waouh, waouh, waouh. Ça va. Donc Lalou, 31 ans, parisienne.
C'est très bien. C'est très bien, parisienne, on peut situer un peu. 13e. 13e, frères et sœurs, tout ça.
Ah oui, j'ai des frères et sœurs. On est qui ?
Waouh. Genre, je le savais pas. Ouais, grave.
Couleur préférée, rose. Moitin de locomotion, moto.
Moto. Et tu te situes où dans la fratrie ?
La dernière.
Waouh.
Ex-éco, j'ai une jumelle.
La co-dernière, genre. la co-dernière même ça je ne l'ai même pas que pour moi ça se partage le dernier an on se partage de toute façon tout se partage ok trop bien donc on voit un peu on se situe un peu qui tu es et du coup on va commencer avec la première partie de ce temps de cet échange c'est de l'échange on est entre nous c'est la mif on est entre nous et la première partie c'est l'interview que j'ai appelée à l'époque ok à l'époque c'est l'interview où tu vas devoir un peu plus présenter la loulou d'aide de l'époque, du coup comme son nom l'indique à l'époque, mais La particularité, c'est que tu vas devoir de le faire à la troisième personne.
Elle et machin.
Elle, voilà.
C'est hyper égoïste.
T'es allée à l'école. T'es allée à l'école.
Ouais,
vite fait. Alors j'ai dit troisième personne, t'as dit genre c'est elle.
Non mais j'ai déjà regardé un autre épisode. Ok. C'est sinon je l'aurais pas sorti comme ça.
Du coup, voilà, je te laisse présenter un peu de manière globale la Lalou de l'époque.
Elle a hâte.
Elle a hâte. Mais qui est-elle ?
Elle était, c'était sacrément une bouffonne. C'est tout ? Non mais c'est tout là, c'est une question. C'est une question,
c'est parti.
Elle était nulle à l'école, mais quel âge ? Genre quel âge t'as à l'époque ?
De manière globale.
Elle était timide, elle avait plein d'amis, elle s'ennuyait beaucoup à l'école, elle était, je pense, HPI.
C'est vraiment la phrase, c'est des gens qui veulent justifier. De leur médiocrité. J'étais médiocre et j'étais HP, je pense.
Oui, je pense. Elle était très intéressée par les garçons. Vraiment, ça a été sa soupape de décompression.
Bichto.
Non, elle adorait draguer. Elle adorait pécho. Vraiment, c'était... Et elle allait à l'école pour ça. Elle était censée être inscrite à l'étude. Elle n'y a jamais mis les pieds. Elle était sympathique.
Et cette Lalou, elle a grandi dans quel type de quartier ? Dans quel environnement ?
Elle a grandi dans le 13e. Dans un logement social, comme il y en a beaucoup dans le 13e. Dans une famille de quatre. Et par contre, elle était dans une école privée. C'est tout le paradoxe de ma famille. C'est-à-dire qu'il y a une partie de ma famille qui est...
HLM et école privée.
Oui, il y a une partie de ma famille qui est blindée et une partie qui est classe moyenne. Et en fait, ça s'est grave mélangé. Donc Lalou a cherché sa place entre ces deux mondes, finalement. Et donc, tous les matins, je prenais le métro et j'allais dans mon école privée où c'était l'enfer. Et le soir, je rentrais chez moi dans le 13e normal. Ce qui n'était pas le cas des élèves avec qui j'étais. Les autres, ils avaient des chauffeurs.
Et dans le cadre familial, tu n'es pas obligée de rentrer dans les détails, tu n'es pas obligée de te livrer de ouf, mais elle se situait comment ?
C'était la dernière ex-éco. Et elle était... Elle était colérique. Ah ouais ? Ouais. Très, très colérique. Je pense que... Mais je parle toujours à la troisième personne.
Tu peux arrêter si tu le souhaites.
Bon, j'avais beaucoup. C'est bon. J'avais des petits problèmes de gestion de colère. Ok. Ouais. Et je supportais pas qu'on me dise ce que je devais faire. Le problème, c'est que j'avais 10 piges. Donc en fait, évidemment, qu'on me dise ce que je dois faire. Et ma mère, au bout d'un moment, a trouvé la solution. Parce qu'en fait, je voulais toujours partir. Je ne sais pas ce que je voulais faire, je voulais partir. Ma mère a trouvé la solution, elle volait mes chaussures. Comme ça, elle savait que je n'allais pas partir dans la rue en chaussettes.
C'était le seul truc.
Elle a trouvé ça hyper tard. Elle était hyper fière de cette...
Juste, on prend ta paire, tu ne peux pas sortir.
Mais je ne vais pas sortir en chaussettes.
Il y a 10 000 solutions pour sortir. On en reparlera plus tard, mais t'inquiète, il y a grave des solutions.
Sans chaussures ?
Sans chaussures, on en reparlera plus tard, t'inquiète. Ok, là c'est bien parce qu'on a un peu situé qui tu étais, où tu as grandi, dans quelle dualité entre le côté... C'était quoi l'école ?
L'école Alsace-Sienne.
L'école Alsace-Sienne. Je serais mort. Femme pas. Gabriel Attal, on t'embrasse pas. Enfoiré. On t'embrasse. Waouh. Je vais me faire cancel.
Non, bah non, t'as le droit.
T'as le droit de faire Gabriel Attal.
Bah je sais plus, il est plus ministre,
non ? C'est vrai. Bah fuck Gabriel Attal. Le fait, c'est pas grave. Du coup, entre la dualité entre l'école alsacienne et ta famille, tu disais classe moyenne, HLM, 13e, quartier, bâtiment. Et je pense, j'imagine qu'il y aura peut-être des échos plus tard dans l'épisode sur ce temps-là. Mais du coup, on va pouvoir passer à la deuxième partie. La deuxième partie, c'est le « C'était mieux avant » . On a toujours entendu ce truc « C'était mieux avant » . Tu sais, les boomers, là.
Mais j'ai une grande théorie là-dessus. C'est quoi ? Ça me saoule, les gens qui... J'ai une grande théorie. Casse les couilles. Ça met insupportable les gens qui disent ça. Oui, mais nous, dans notre génération, les jeunes d'aujourd'hui, c'est comme ça. Non, mais avant, c'était... Ta gueule. Vraiment, je supporte pas. D'ailleurs, toutes les personnes qui me sortent une phrase comme ça perdent toute crédibilité, à mes yeux.
Je prends. J'achète. Je signe de ouf parce que c'est pas toujours mieux avant, mais parfois, avec l'avant, l'avant nous permet de nous définir aujourd'hui.
Mais puis surtout que ça veut rien dire. À chaque génération suffit sa peine, tu vois. Non mais c'est vrai, nous, en tout cas ma génération, le grand méchant loup, c'était MSN. Tout le monde pensait que ça allait être la fin du game parce que MSN n'avait débarqué que les jeunes. Oh là là ! Internet, non mais c'est complètement n'importe quoi. Bon, bah maintenant, c'est TikTok. Oh là là, mais TikTok, ça va... Tout est une catastrophe.
T'avais un skyblock, toi ?
Ouais, bien sûr. Love 6311.
Et tu racontais quoi dedans ? Waouh.
Je me souviens très bien, j'avais fait un post. Il me fait beaucoup rire aujourd'hui. C'était une photo d'une pelouse avec une pourcarte. Ne pas marcher sur la pelouse. Et j'avais dit, si on ne peut pas marcher sur les pelouses... « Dites-moi qui a mis le panneau ? » J'ai cru que j'appréciais ça.
Ah ouais, donc t'avais déjà cette âme révolutionnaire de « Fait que la société ! »
Ah ouais, je croyais que c'était vraiment « Wow, Einstein sur nous ! »
Et à part ce truc, tu n'avais pas un truc où tu étais fan d'un skyblock de fan ? À part ce truc un peu révolutionnaire, c'était quoi le thème de ton skyblock ?
C'était vraiment moi, moi, moi, moi, moi.
Tu étais déjà éco-centrique. Moi, je suis très éco-centrique,
déjà à cet âge-là.
Donc c'était déjà... Déjà bien présent. Ok. Non mais c'est bien, trop bien.
Après, je peux dire un truc aussi. Vas-y. J'avais ouvert un skyblock. Non, je suis vraiment de connerie. où je parlais sur les gens du collège.
Genre un spoté de...
Ouais, un peu. Je me suis fait avoir. Je me suis fait prendre.
Donc ton côté harceleur, il a commencé à lancer... Non,
justicière, je dirais.
Justicière ?
Ouais, ça m'énervait, en fait. Il y avait des trucs...
Tu racontais quoi, dedans ?
Je disais... En fait, je fais... Putain. Mais genre, en gros, il y avait un site internet où tu pouvais faire des... Genre comme des cibles, tu vois. Donc mettre les vêtements que tu voulais et tout. Donc je faisais les gens que j'aimais pas. Et après, je disais... Elle, elle m'a saoulée parce que dans le car, elle a chanté comme de la merde. Ça commence à me faire chier et tout. Donc voilà, je déversais ma haine.
Et il y a eu des résultats ? Est-ce que ça a fait le tour, genre ?
Ah oui, ça a fait le tour. J'ai été très vite ciblée, de toute façon. Ouais forcément Tu sais à l'époque Il y avait les heures De publication Et en fait Nous l'après-midi Tout le monde avait sport En même temps Et moi j'étais la seule J'avais mon bras cassé Du coup j'étais chez moi
Et je me suis fait prendre En fait t'as été Gossip Girl avant l'heure Mais Gossip Girl C'est plus harceleur
Regardez Gossip Girl Ouais mais c'était pas très ouf Ce que je faisais là non plus Je dis c'était justicier Non c'était pas cool Ouais c'est juste t'avais le seum et du coup tu... Ouais
En plus, tu te faisais avoir parce qu'il y avait l'heure.
Ah ouais, j'étais pas très maligne.
D'ailleurs, tu regardais quoi à la télé, toi, plus jeune ?
KD2A.
C'est quoi ça ? Putain, là, ça y est, bam.
Bam, là, c'est...
26 piges, 30 piges,
ça y est.
C'est quoi ça ?
C'est genre Cœur Océan et tout.
Mais encore ?
Bah, je me souviens que de Cœur Océan. Tu connais pas KD2A ?
Non. C'est quoi ? C'est une chaîne de télé ?
C'était un programme, je crois. Sur quelle chaîne ? C'était un programme, je crois, le matin. Et t'avais... Genre c'était un peu le club ado.
Ok.
Ah, le club ado.
Qu'à 12 ans.
Ouais. Et c'était pas des dessins animés et tout. Je regardais beaucoup ça Après moi j'étais fan des télé-crochets Popstar Ma vida entière
Vraiment Donc t'as fait partie de la génération des premiers Mpokora C'était quoi Link Up ?
Ouais Je crois à mon étoile D'ailleurs la meuf des Link Up C'est la meuf de Carlito De Mcfly et Carlito Ah ouais ? Ouais
Merci pour l'info. N'hésitez pas à prendre ces cadeaux.
Je t'en prie.
Ah ouais ? Et donc, Popstar, KD2A, a priori, on ne sait pas trop ce que c'est. On va aller la chercher sur Internet. S'il y a encore une fiche Wikipédia mise à jour.
Tout le monde connaît, c'est hyper connu. Tu regardais quoi ?
Moi, je regardais quoi ? Moi, je n'avais pas la télécom. Ah. Voilà. Mais moi non plus.
Mais attends, moi, KD2A, je regardais parce que tout le monde dormait. Ah oui, c'était le matin.
Et genre, tout le monde dormait et toi, tu regardais la télé ? Bah oui. Ah ouais, t'es vraiment une famille de révolutionnaires. Parce que normalement, quand tout le monde dort, si tu fais partie des plus jeunes, t'es au lit.
Bah non, parce que moi, je me réveillais hyper tôt par rapport à tout le monde.
Ah, donc tu te réveillais plus tôt pour voir la télécommande ? Bah oui. Je suis mort.
Non, après, c'était mort. Après, c'était mon grand frère, le grand juste, qui faisait de la télécommande.
Mais par contre, tu vois, moi, tu me parlais de la Starac. moi j'ai des souvenirs de la Starhack alors que j'ai Pas l'impression d'avoir regardé, mais j'ai des souvenirs. C'est chelou.
Ça passait partout. Déjà, il y avait les magazines. Du coup, ils faisaient la une aussi de tous les magazines. Georges Alain.
C'est quelle saison, toi, qu'il t'a... Est-ce qu'il y a quelqu'un dans la star qui...
putain c'est très niche il y avait un candidat qui s'appelait Pierre à la Star Academy et il faisait un peu à l'époque du rap et tout et il s'est barré de la Star Academy en plein prime il a dit à Nico je sais pas quoi du coup ce soir je pars comme un prince et il est parti et Nico s'en panique Pierre revenez et le mec s'est barré Et ça...
C'est bon parce que je te demande la personne qui t'a marqué, et c'est encore le révolutionnaire. Excuse-moi, Che Guevara, ça va ?
Non mais attends, il faut le faire quand même.
Ah ouais ?
Il était habillé comme un prince. Il avait un tableau de Kamel Wali. Il a dit, je m'en vais comme un prince. Il est parti.
Il est parti.
C'était incroyable.
Merci, au revoir.
Incroyable.
Et en termes de musique, parce qu'on parle de la Starhack, tout ça. Toi, c'est quoi tes... Est-ce que tu étais plus Mylène Farmer ou 113 ? Ou un peu des deux ?
Alors Mylène Farmer, non. Moi j'étais très Lori. Vraiment très très fan de Lori, ce qui m'a valu beaucoup de moqueries de la part de mes sœurs. Ah ouais ? Ouais.
Mais pourtant c'était un phénomène à l'ancienne.
Ouais mais genre j'étais la seule des trois filles à kiffer de fou. Genre j'avais des posters et tout. Du coup j'étais un peu harcelée par moi. Et ouais très Lori. Parce qu'en fait elle faisait du patin. Ah ouais ? Et moi j'en faisais aussi. Du coup je croyais trop que c'était ma...
La BFF.
Voilà.
Ok. Tu en sors un son de Laurie, le son genre...
Ça y est, c'est le week-end, tous les super week-ends.
Évidemment, on parle de week-end parce que la semaine, il y a l'école. Mais toi, il y a toujours un lien comme ça entre les deux. Ok, Laurie, t'as un autre artiste comme ça ?
J'ai écouté... Attends, Noel Wendleroy. Ah oui,
ah merde, ça arrive, on peut pas tout faire bien.
Mais attends, j'avais gagné le single dédicacé.
Ok, comment ça ?
Canal
J. Oui, ça j'ai.
Et moi, dans ma classe, il y avait une meuf, mon père travaillait à
Canal J.
Et du coup, une fois, j'étais allée sur un tournage du Mondesco.
C'était une émission, j'imagine.
Oui, c'est une émission. Et j'avais gagné ça.
Et tu l'as rencontrée ?
Non, pas du tout.
Genre, on t'a juste donné le fédéric.
Tu ne l'as même pas, Nolwenn. De où ?
C'est un stagiaire qui a fait... C'est grave. Ok, tu l'as encore, ce truc ?
Je ne sais pas. Peut-être, oui, chez mes parents.
Oh, putain. Incroyable. Donc, Lalou a un CD dédicacé de Nolwenn Leroy. Oui. Je crois que personne d'autre a ça. Personne de posé.
J'aimerais bien la revoir.
Putain, je pense que dans quelques années, ça va valoir une fortune. elle chantait quoi Nolwenn Leroy Cassé
Cassé Voilà,
c'est pas grave T'écoutais quoi toi ? Moi c'est Fouine
Putain mais oui Mais en même temps moi Fouine c'est plus mon adolescence
Bah ouais Fouine ces textes ils ont résonné de ouf
Genre lequel ?
Beaucoup de textes Mais je pense que en fait Ce que je kiffais dans les textes de Lafouine quand j'étais petit, j'adore ce truc, je te passe mes notes.
Un hommage à ma mère.
Moi, Lafouine, c'était vraiment, justement, à mon sens, c'est ce qu'il n'y a plus aujourd'hui dans la musique, dans le rap en tout cas, qui racontait toujours des histoires. Il y avait la dualité entre le Lafouine qui racontait ces trucs de la cité, qui vivait, tu sais, le truc un peu, il y avait le Fouini et le Laouni. Tu vois, Fouini. C'était le rappeur Bling Bling, tout ça. Et moi, ce que je kiffais encore plus, c'était le Laoni, qui racontait son histoire et les différentes parties de sa jeunesse, qui résonnent parfois avec ma jeunesse. On en parlera plus tard, quand tu seras dans le divan. Et moi, je ne sais pas, quand j'écoute... Et du coup,
son retour, tu en as pensé ?
Son retour ? Moi son retour je l'ai vu comme un pied de nez à tous les haters qui l'ont démonté pendant des années parce qu'il fallait aimer Booba. J'adore Booba. Mais j'ai détesté le... Il faut le détester parce que c'est la mode de le détester. Alors que quand il est venu, ils sont tous revenus en mode « Ouais, trop bien, trop stylé » .
Quand il est revenu, putain, il a changé de fou.
Frère, il est revenu avec les sons de l'ancienne.
Ouais. Et un pfff, une armoire à glace.
Ouais, le poteau, on sent qu'il est parti, il est en prison. Il a poussé. je pense pas mais il a pris des cachetons je sais pas et d'ailleurs je vais à Sonversi je sais pas quand l'épisode sortira peut-être que ce sera avant ou après mais en tout cas je vais à Sonversi ou j'y suis allé mais en tout cas c'est en avril moi mon son préféré je pense que c'est Mes Repères je mettrais la musique au montage mais c'est Mes Repères parce que ce son c'est un petit peu en parle de lui-même Et c'est trop bien d'avoir toutes ces petites rêves un peu musique, télé, etc. On voit un peu qui tu étais. Et c'est ouf parce que je pense que le côté Starac que tu disais, je pense que c'est universel. Je pense que tu demandes à quelqu'un qui habite à la campagne, quelqu'un qui habite en cité, quelqu'un qui habite en ville, le Georges Alain, le truc, je pense que tous les gens de ta génération, ils peuvent te parler de la Starac.
Je pense, oui. Après, si ça se trouve, non.
Tu penses ?
Je ne sais pas. Mais j'ai l'impression que c'est assez universel sur cette génération-là. Il y a eu l'arrivée de tous ces télé-crochets qui n'existaient pas avant, à part Love Story. Et Love Story, c'était un peu hardcore. Toi,
tu allais beaucoup, que ce soit au théâtre ou voir des expos, en termes de culture très parisienne en plus, c'est vrai en réalité. Toi, tu consommais tout ça ou pas ?
Moi, mes parents n'avaient pas trop de sous. Du coup, on faisait pas mal de trucs gratuits. Mais en fait, à Paris, il y a plein de trucs hyper grat Et ils avaient une fâcheuse tendance aussi, mes parents, à nous faire passer pour des enfants de 3 ans jusqu'à nos 7 ans pour avoir des entrées gratuites. Et puis, Familles Nombreuses aussi, il y avait là les réductions. Donc, j'avoue que j'ai pu aller, par exemple, à la Villette, la cité des enfants. Et il y a un truc au monde. Ça, c'est incroyable.
Le plateau télé, il y avait le plateau télé ?
Oui. Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui. Est-ce qu'il y a toujours ça ? Mais moi, c'est mes meilleurs souvenirs. C'était incroyable d'aller là-bas. Après, je sais... Par exemple, mon père nous amenait beaucoup à la petite ceinture. Tu vois où ? C'est le truc qui fait le tour de Paris.
Ah, les rails, là ?
Oui, les rails. Et du coup, il nous faisait marcher sur la petite ceinture. En vrai, j'ai découvert plein de trucs. Parce que tous les trucs de graphie, d'artistes... Mon père est passionné de street art.
Vers l'encre, peut-être ?
Plus, en fait, il y avait une entrée vers Bercy. Et en fait,
on partait par là. Ok, trop bien.
Et du coup, tout ce côté street art et tout qui nous a beaucoup apporté. Après...
Tu penses que ça a eu une influence ?
Ouais. Ouais. C'est ça.
Parce qu'en plus, t'habites dans le 13e, et le 13e, c'est très street art.
Mais c'est devenu très street art. Ok. C'est assez... Enfin, pas grâce à nous. Mais c'est le hasard qui a fait ça.
Et plus jeune, c'était quoi ? Quand t'étais plus jeune, il n'y avait pas tous les tags, tous les trucs sur les murs et tout ? Ok.
mais à la petite ceinture oui. Donc beaucoup la vilette, beaucoup la petite ceinture.
La fête de l'Huma et puis...
Ouais la fête de l'Huma et ouais c'était ça la culture. Mais j'ai pas de souvenirs de nous au théâtre de Fou.
Trop bien. On va passer à une partie que j'attends.
J'ai peur.
Depuis le début. On y a parlé beaucoup. On a parlé beaucoup de cette partie que tu nous présentes. La chose que tu as apportée.
Tu vas être déçue.
Au peuple de France.
Tu vas être déçue.
L'objet, voilà. Tu peux récupérer ton objet. Tu peux, si tu y arrives, faire le bras assez long.
Attends, regarde pas, ferme les yeux. C'est bon. J'ai pris mon TikTok. On en peut huit. Alors, on a eu un grand débat avec Tim sur... est-ce que je ramène mon TikTok Awards ou pas fais attention et en fait tout le monde m'a dit oui mais vas-y c'est trop attendu tout le monde va savoir ce que tu ramènes et tout mais en fait la vérité c'est que c'est
quand même significatif de fou de mon année quoi de mes deux ans non mais c'est vrai et puis c'était quoi c'était le TikTok et un truc qui est dingue et ça je pense qu'il faut le dire c'est que au bout de deux ans de TikTok, tu as eu le TikTok de la créatrice. C'est pas un TikTok de boloss. De l'année. C'est pas un TikTok de boloss. C'est le prix. Elle a eu le prix.
C'est dingue. Ce qui est ouf, c'est que c'est la communauté qui vote. Et ça, c'est fou. Et que j'étais face à des gens qui avaient des gros 4 millions d'abonnés. Et du coup, moi, j'étais en mode, c'est cool, je suis hyper contente d'être nommée dans la catégorie. Je l'aurais jamais quoi.
Et comment ce... Parce que si on peut le raccrocher un peu, tu vois, ce TikTok... Ouais, waouh. Attends, viens au milieu.
Faut pas que je l'oublie, hein.
Bam. Un peu de blague, vous avez gagné un nouvel... Une nouvelle déco. Comment ce TikTok, et même tout ce qui t'est arrivé depuis ces dernières années, est-ce que, déjà, t'en as toujours rêvé ? Est-ce que c'est venu de quelque part d'une personne qui fait du spectacle dans ton entourage ? Est-ce qu'il y a une personnalité inspirante qui t'a...
Je crois que j'ai toujours rêvé, au fond, de moi, de faire des blagues. Genre de me dire, OK, mon métier, c'est faire des blagues. En fait, j'ai toujours rêvé de faire ce que j'avais envie de faire. J'imaginais pas ma vie autrement. Mais tout ça, non, je m'attendais pas à ça. Qui s'attend à ça ?
Qui s'attend à un tel succès, finalement ?
Non, mais c'est super difficile de s'attendre à ça. Je suis hyper contente, mais c'est du taf. En vrai, c'est du taf aussi. Donc, c'est le résultat d'un taf de deux ans.
Et quand tu dis, j'ai toujours voulu faire des blagues, tu sais, enfin...
Parce que je suis drôle, non ?
C'est vrai. D'ailleurs, je me fends la poire depuis le début de ce... Un peu huple, là. D'ailleurs, calme-toi, parce que j'ai des crampes. Non,
mais dans la vie de tous les jours...
Non, non, en vrai, dans la vie de tous les jours, franchement, je te l'ai déjà dit, tu sais quoi, on va faire la seconde... Seconde cirage de pompe. Pour moi, naturellement, que ce soit dans ton phrasé, l'intonation, tu es une personne très drôle, naturellement.
Merci.
Allez, on arrête la fin de l'épisode. Voilà, elle a entendu. Moi, tu le mérites, ce truc. Oui, mais moi,
je pensais que j'étais juste une meuf qui allait faire rire ses potes.
Mais moi, je trouve que c'est une archi belle revanche. Et d'ailleurs, est-ce que, parce que du coup, aujourd'hui, tu fais de la scène, toi, dans ton parcours, tu sois peut-être une personne de ta famille. un ami ou un prof ou n'importe qui, est-ce que tu situerais une personne qui t'a inspirée, que tu dirais d'inspirante ? Et pourquoi ?
Il y a des carrières qui sont très inspirantes. Par exemple, Laura Felpin, sa carrière, pour moi, elle est grandiose. Florence Foresti, avant qu'elle ne devienne boomer. Je vais trouver ça. En termes de carrière, je sais que son dernier spectacle est très problématique et tout, mais en termes de carrière, c'est des meufs qui m'inspirent. Alison Wheeler, inspirante aussi. Et après, tous ces trucs, pas Mike Horn, mais tous les marathoniens, les trucs comme ça, qui vont au bout d'un entraînement et au bout de leur course et tout, ça aussi, c'est un truc qui m'inspire grave. Genre, ça me donne... Grave envie. Et le seum aussi. Je marche au seum. Je suis une seumeuse.
Putain, il a fait 500 000.
Non, c'est plus genre... Putain, il pensait que j'allais jamais y arriver, mais regardez-moi bien. C'est plutôt ça, mon seum.
Et plus jeune, tu avais cette volonté... Tu disais que tu voulais faire ça ou pas ?
Non. Et plus jeune, moi, je pensais que j'allais vraiment rien faire. Parce que tout le monde me disait que j'allais rien faire. Ah ouais ? Mes profs et tout me disaient, mais... Ça va être chaud, quoi. En fait, au niveau social, ça n'allait pas le faire parce que j'étais la plus pauvre de la classe. Donc, mon Dieu, c'est comme si j'avais la peste et le choléra en même temps.
Mais à cette époque-là, désolé, je te coupe, mais à cette époque-là, t'as pas rencontré quelqu'un ou même ton grand frère ou n'importe qui qui t'a dit, putain, possiblement que je voudrais faire un peu la même chose ?
En vrai, mes parents... Ah, putain... Non, je crois.
Non ?
J'essaie de réfléchir, mais c'est venu un peu sur le tard. En fait, tout le monde m'a tellement dit que je n'allais pas y arriver, que ça ne servait à rien. Je cherchais des métiers. C'est ouf, mais quand j'étais petite, je cherchais des métiers que je pourrais faire, pas que je voulais faire. C'est fou, ça. Du coup, j'étais en mode, alors, est-ce que tu veux être médecin ? Ben non. Ok, est-ce que je peux faire ça ? Peut-être que je peux faire ça. Je n'avais pas de grands rêves. Mais après, mes parents m'ont toujours soutenue. J'ai eu la chance. Ils me disent que l'école, ce n'est pas... une finalité en soi. Juste, essaie de passer sous les radars, ne sois pas trop mauvaise, fais le minimum et vas-y. Le problème, c'est que je n'arrivais même pas à faire le minimum. Donc en fait, c'était très compliqué mais ils n'ont jamais été genre en mode « Ah, tu ramènes une mauvaise note, du coup tu… » tu sors pas,
du coup tu fais pas ça ils m'ont toujours poussé à me débarrasser de l'école parce qu'ils voyaient que c'était pas facile et du coup est-ce qu'il y a je sais pas si tu faisais un sport ou quelque chose ou même une activité plus artistique qui te permettait de ou t'aurais aimé ?
mais c'est un truc de fou parce que mes parents disaient oui elle a une âme d'artiste et tout donc ils m'ont inscrit partout je fais de la peinture j'ai fait de la p... poterie, j'ai fait du théâtre et en fait j'arrivais dans rien j'étais nulle même là-dedans avant de trouver mon truc parce que c'est particulier de se dire ok bah moi ce que je kiffe faire et là où je suis bien c'est de faire des blagues tu vois y'a pas en activité extrascolaire faire des blagues ça existe pas du coup j'étais nulle en poterie j'étais nulle en dessin, en théâtre on me donnait pas des rôles où j'avais beaucoup de textes parce que j'apprenais rien donc en fait je savais pas où j'étais j'avais pas où me placer avant de comprendre bien plus tard que l'art est tellement large qu'en fait, il faut vraiment trouver ton créneau.
Ouais, ce n'est pas vrai.
En fait, moi, le truc que je me dis, alors tu me dis si je me trompe, ça voudrait dire qu'en gros, sans rentrer dans le drama et tout...
J'adore le drama.
Ok, putain. Allez, on baisse les lumières, musique triste. En fait, ça voudrait dire qu'en fait, de ton enfance à jusque possiblement l'âge adulte, eh bien, tu as toujours été dans un flou. C'est ouf !
Ah ouais ?
C'est long de ouf !
Bah, pas toi.
Non, parce que t'as toujours... Je pense qu'on a toujours soit des petits rêves ou un idéal.
Ah ouais, non. En vrai, non. Quand j'ai commencé à mettre le pied dedans, dans les vidéos, je me suis dit, ok, peut-être que là, j'ai le droit de rêver un peu. Et les retours des gens m'ont grave aidé à prendre confiance en ce que je faisais. Même quand je me suis lancée, même quand j'ai vu que ça commençait à marcher, même encore parfois. Aujourd'hui, je me dis non. et est tombée, mais pas pour moi. Parfois, ça. De moins en moins, mais ça m'arrête.
Ce petit sentiment d'illégitimité, d'autocensure.
Elle m'a dit que j'étais vraiment fou, vraiment conne. En fait, que très souvent, déjà, ça a été très long avant que je me dise « Bon, c'est vrai que t'es un peu conne, mais peut-être qu'il y a des trucs à sauver. » Mais encore aujourd'hui, il y a... Parfois, je me réveille et je me dis non, mais vas-y, recouche-toi parce que tu ne vas pas sauver le monde. Si,
si, ma gueule, recouche-toi.
Tranquille.
Laisse les gens qui savent faire.
C'est ça, vraiment ça.
C'est ouf. Moi, franchement, je trouve ça dingue parce que comment tu peux... Parce qu'en fait, pour moi, la vie, elle est faite de rêves et de gens et de ce que tu as vu, ce que tu as entendu et se dire putain, moi aussi, je veux faire ça. Genre, t'as percé, t'avais quoi, 29-30 ans ?
Ouais.
Ça veut dire que possiblement, les 30 premières années de ta vie, t'étais là. T'avais ton talent, t'avais sûrement des gens hyper bienveillants autour de toi. Mais tu te raccrochais pas spécialement à un truc ou à un idéal ou à un objectif grandiose.
Non, et même pour te dire pire, vers mes 27... 27 ans, je me suis dit « Ouais, je suis condamnée. » Genre, c'est pas grave. En vrai, je ne m'épanouirai pas dans ma carrière professionnelle. Donc, je vais tout faire pour avoir un taf qui me laisse du temps libre. Et je me suis dit « C'est pas grave. En fait, il y a plein de gens qui font un taf dans lequel ils ne sont pas 100% épanouis. C'est le lot de plein de gens. Moi, je vais faire en sorte que ce ne soit pas si pire de trouver un taf dans un collège et possiblement après CPE. » j'aime bien ce travail-là, ça me laisse les week-ends et les vacances scolaires, ça me semble être un bon compromis. Et j'étais OK avec le fait d'avoir une carrière qui ne matchait pas 100% avec qui j'étais. Et tu vois, la carrière que j'ai aujourd'hui, je n'aurais jamais pu rêver ça. Je n'aurais jamais pu me dire, ouais, Lalou, tu vas gagner ta vie grâce à... En te marrant, tu vois. Pas que. Mais en faisant un truc qui te plaît à 100%. Je ne pensais pas que ça existait vraiment.
Eh ben, trop bien. Comme quoi, la vie, parfois, fait bien les choses.
Ouais, c'est un truc.
Comme ça en plus. Tu postes une vidéo, bam, ça perd. Au final,
tu postes... Et après, c'est du teuf.
C'est de la teuf. C'est de la teuf. Et après, tu charbonnes, tu charbonnes, tu lâches pas le bail. Aujourd'hui, la cousine, pas les déglaces. Sorry !
Oui, mais c'est plus facile de travailler. d'arrache-pied quand ce que tu fais, ça te plaît.
C'est vrai.
Tu peux faire des vidéos ou du podcast pendant des heures toute la journée. Mais par contre, je ne sais pas, qu'est-ce que tu détestes faire ?
Des factures.
Voilà, faire des factures. Relou. Tous les jours. jours, c'est l'enfer. Une heure, t'as l'impression que t'en as fait douze. Alors que quand tu fais le podcast, j'imagine que t'as 12 heures ressenties de...
T'as pas l'impression de taffer. Tu kiffes.
Attention parce que parfois, même quand tu... tu kiffes ton taf, tu peux en avoir marre.
Putain, on est en psychanalyse, les refs. Mais c'est vrai ou non ? Moi,
je découvre un truc, c'est d'être fatigué, même quand ton taf te plaît. Moi, je pensais que j'étais fatiguée par la vie parce que mon taf ne me plaisait pas. Et en fait, c'est tout nouveau. Je découvre que même quand tout te plaît, il faut aussi prendre du temps pour ça.
Dormez.
Dormez. Dormez les rires. Dormez.
Trop bien, trop bien, trop cool. Et franchement, c'est ouf. C'est ouf parce qu'en imaginant le podcast et en l'écrivant, je ne pensais pas qu'on allait me répondre ça un jour. Tu vois ? Moi, pour moi, on a tous un idéal. On a tous un... Tu vois ? Et moi, je trouve ça ouf. Et de voir d'où t'es aujourd'hui. Alors que... tu te donnais pas la volonté ou l'idéal d'être où t'es,
moi je trouve ça incroyable big up mon oeuf non franchement bravo merci je pense pas que ce soit un super exemple je suis pas sûre que c'est un super exemple j'aurais bien aimé te dire putain mais je vais toujours rêver d'être un tel
On m'a coupé l'herbe sur le pied. Surtout, en fait, quand on entend tout ce que tu as fait, que ce soit tous les... Après, bon, même si parfois ça a pu se solder par des échecs, mais toutes les activités extrasolaires que tu as pu faire, la famille que tu as... Je veux dire, tu as une famille éduquée, vous faites des choses, vous êtes dans le centre parisien, dans le 13e, où il y a de la culture, où il y a... Il se passe quand même pas mal de choses. Ça veut dire qu'en fait, tu as eu la chance, enfin, la chance, tu as eu ta vie, quoi. Tu as eu ta vie et tu as vécu ça. Et même en ayant ça, tu t'es peut-être auto-censurée. Une phrase archi dure à dire, viens, redis-le. Autant auto-censurée ?
Autant auto-censurée.
Bravo, ça c'est plus dans la bouche ça. Autant auto-censurée que quelqu'un qui ne se sent pas légitime pour d'autres raisons.
Ah oui, bien sûr. C'est une folie. Je viens d'un milieu plutôt privilégié du coup. Parce que c'est pas que l'argent, c'est aussi la culture. Moi, j'ai eu de la chance d'avoir des parents qui m'ont montré des choses, mine de rien. Mais j'étais entourée de gens dans cette école privée qui me disaient que j'étais bête. Et en fait, ça, ça compte aussi. Ça compte. Et en fait, tu restes longtemps à l'école. Moi, dans cette école, je suis restée de la maternelle jusqu'à la deuxième, troisième. C'est long. Et en fait, j'ai été forgée en me disant...
Deuxième, troisième.
Ouais, je suis en deuxième.
Ah, OK. Je pensais que c'était un truc de l'école alsacienne. Il y a un troisième une, un troisième deux.
Non, il y a d'autres trucs.
Elle a redoublé tout simplement.
Et en fait, c'est très long de te sentir bête au moment où tu te construis. Et heureusement, j'avais ma famille et ils m'ont dit, tu vas t'accrocher ma cocotte.
Incroyable.
Et je suis restée 15 ans à l'alsacienne. J'ai mis 15 ans à Normandie.
Ah oui. Putain. Vive les services publics.
Oui, vraiment.
Ok, écoute, là, on arrive bientôt à la fin du podcast Haruko. Il nous reste un peu plus de cinq minutes. C'est pas assez vite de ouf. Mais on arrive à un moment que j'attends. C'est un peu comme l'objet. Je ne sais pas ce qu'elle va m'emmener. Elle, du coup... Je ne suis pas déçu parce que le récit, il est beau.
J'ai hésité à ramener mes Legos. Mais c'est un chiant à transporter.
Après, c'est une histoire et c'est bien au final parce que quand on voit tout le récit et tout ce qui a été dit après, ça prend tout le sens. Tu te dis que ce n'est pas qu'un TikTok Awards que tu as gagné. Quand tu captes tout ce cas, tu te dis « Ah ouais, la cousine, elle a du background. Trop quelqu'un. » Mais du coup, là, on va passer à la dernière partie, avant de se dire au revoir, avant de se quitter. C'est ta carte blanche. Donc, tu vas avoir…
Tu me voles des concepts comme ça ?
C'est grave. C'est ta minute, minute trente, où tu balances ton message inspirant à ta cam qui est juste en face de toi. Ah mais c'est pas du tout ça moi que j'ai fait Bah tu fais ce que tu veux frère En tout cas tu me parles pas à moi tu parles aux gens Ah merde Ah merde J'ai pas compris Ou alors si c'est une lecture bah tu le lis
Bah oui c'est une lecture mais je veux
Ouais c'est une lecture Ouais bah c'est bien tu le lis Mais tout en sachant que c'est un message inspirant Que tu balances ceux qui veulent l'entendre Donc du coup voilà t'as 1 minute 1 minute 30 Mais alors je lis et après je parle Après, tu parles. Après, tu nous l'expliques.
Mais c'est un peu de l'impro. Donc, c'est un extrait du livre Chagrin d'école de Daniel Pénac. Mais après, j'explique. Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivie par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. Champagne. Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite. profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux, leçon non apprise, travail non fait, je rapportais à la maison des résultats pitoyables qui ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d'ailleurs aucune activité parascolaire. Voilà, c'est un petit extrait.
Un petit extrait.
Un petit extrait de ce livre qui... Alors moi, je ne sais pas... pas une grande lectrice, mais j'ai lu peu de livres, mais celui-là, il a changé le game, c'est ma mère qui me l'a offert quand il est sorti. Et j'ai compris, et en fait, Daniel Pénac, c'est un ancien cancre, comme il raconte dans son livre, et qui est devenu prof de français et auteur à succès. Et c'est à ce moment-là, quand ma mère m'a offert ce livre et que je me suis renseignée sur ce monsieur Pénac, que je me suis dit, ok, en fait, c'est possible, tu peux être inapte à l'école, mais faire des choses qui s'apparentent à l'intellectuel. Et ça a été un peu un game changer. Donc en fait, tu disais peut-être qu'il n'y a personne qui t'a inspiré, Daniel Pénac.
Comme quoi, on y arrive.
Non, mais je sais que ça a été un récit qui était important.
Ok.
Voilà. Parce que c'est quand même fou de se dire... Cancre, mais vraiment cancre, cancre, cancre. Prof de français à grand succès. Je trouve que c'est un beau pied de nez.
C'est vrai. Et derrière, sur la quatrième, il y a un petit bulletin. C'est trop stylé. En vrai, il y en a qui veulent... Tu veux se procurer ce livre et... Je sais que toutes tes stars, elles iront l'acheter pour qu'on en parle sur toi.
Mais en vrai, je sais que c'est plus le game changer.
Trop bien, tu vois, comme quoi on a réussi à avoir cette personnalité inspirante. C'est trop stylé. Zéro ! Sur le gong ! Parfait. Du coup, merci.
Merci à toi, Timothée.
Merci, ma go.
Merci, ça me fait trop plaisir. Sors ton projet, vraiment, c'est trop bien. Oui, on va le sortir. Hyper fière de toi.
Merci. Il est devenu dans un loukou.
Avec grand plaisir. Tu peux revenir quand tu veux.
Quand tu veux.
On se fera un update.
On se fera un update dans 10 ans et on verra si...
On sera comme ça.
On verra si t'as plusieurs TikTok Awards.
Non, c'est fini.
En tout cas, voilà. Je ne sais jamais comment conclure. Comment conclure ? Merci d'avoir écouté.
Merci d'avoir écouté. C'était trop bien. C'était un moment. On est un peu des boomers, là.
Bisous.
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Description
Famille, début dans la création de contenu et l'humour, enfance dans le 13eme, références culturelles ... Lalou nous inspire dans ALUKU !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré ? Est-ce qu'il y a une chose qui symbolise ton enfance ? On parle souvent de ce qui nous sépare, sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lie ? Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît, et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes. Car nous avons tous des rêves communs, une histoire inspirante à raconter. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Et le toi aujourd'hui, c'est ma copine, mon amie, c'est la Lou. La Lou dans la Lou Cool, incroyable.
Super contente. Dès là, je viens d'écouter l'introduction, je suis très fière de toi. À chaque fois que je l'écoute, je suis... Très, très, très,
très fière. Est-ce que t'es fière ? À chaque fois, t'es un peu plus fière que la dernière fois ?
Ouais, à chaque fois. Vraiment, j'adore ton projet.
Putain, incroyable. En tout cas, merci. Merci, Lalou, de nous honorer. Parce qu'il n'y a pas que moi, il y a aussi les gens qui nous écoutent, de nous honorer de ta présence aujourd'hui dans un Loukou. Avec sérieux. Du coup, l'objectif, c'est comme d'hab, c'est que pendant une heure, on retrace un peu tes rêves culturels, ce qui t'a permis de te construire aujourd'hui. Mais vraiment, l'ouverture, c'est vraiment... La culture. La culture base.
On parlait de culture du vide, mais je ne suis plus connue à Rayon.
On verra du coup ce qui l'en sortira. Ce que je te propose, c'est de t'expliquer un peu comment ça va se passer, les différentes parties. Après, on y va, on déroule. C'est la famille, on kiffe.
J'adore. Arrête, je suis hyper émue.
Du coup, tu vas devoir nous présenter au bout d'un moment, dans le podcast, ton objet que tu as préparé. J'ai hâte de voir ton objet. Quand je lui ai fait le brief de l'objet, on a eu de longues discussions parce que on ne savait pas trop. Tu vas nous présenter ton objet et ensuite, à la fin, tu auras une minute trente pour nous présenter.
Tu m'as dit une minute.
Entre une minute et une minute trente, c'est vrai. Moi,
ça fera trente secondes.
En fait, si tu n'as que trente secondes et que c'est fort, moi je prends. Force à nous, force à toi. Ton message inspirant de la manière dont tu le souhaites. Tu vas peut-être chanter, tu vas peut-être dire un texte, lire un texte.
Je garde la surprise.
Tu gardes la surprise, ok. Et du coup, on va pouvoir commencer avec la première partie. Et je veux bien, peut-être pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, ce qui m'étonnerait aujourd'hui, tout le monde connaît Lalou. Est-ce que tu peux te présenter en quelques secondes rapides, genre qui t'es, nom, prénom, classe, sanguin, etc. Lalou, 31 ans.
Waouh. Waouh, waouh, waouh. Ça va. Donc Lalou, 31 ans, parisienne.
C'est très bien. C'est très bien, parisienne, on peut situer un peu. 13e. 13e, frères et sœurs, tout ça.
Ah oui, j'ai des frères et sœurs. On est qui ?
Waouh. Genre, je le savais pas. Ouais, grave.
Couleur préférée, rose. Moitin de locomotion, moto.
Moto. Et tu te situes où dans la fratrie ?
La dernière.
Waouh.
Ex-éco, j'ai une jumelle.
La co-dernière, genre. la co-dernière même ça je ne l'ai même pas que pour moi ça se partage le dernier an on se partage de toute façon tout se partage ok trop bien donc on voit un peu on se situe un peu qui tu es et du coup on va commencer avec la première partie de ce temps de cet échange c'est de l'échange on est entre nous c'est la mif on est entre nous et la première partie c'est l'interview que j'ai appelée à l'époque ok à l'époque c'est l'interview où tu vas devoir un peu plus présenter la loulou d'aide de l'époque, du coup comme son nom l'indique à l'époque, mais La particularité, c'est que tu vas devoir de le faire à la troisième personne.
Elle et machin.
Elle, voilà.
C'est hyper égoïste.
T'es allée à l'école. T'es allée à l'école.
Ouais,
vite fait. Alors j'ai dit troisième personne, t'as dit genre c'est elle.
Non mais j'ai déjà regardé un autre épisode. Ok. C'est sinon je l'aurais pas sorti comme ça.
Du coup, voilà, je te laisse présenter un peu de manière globale la Lalou de l'époque.
Elle a hâte.
Elle a hâte. Mais qui est-elle ?
Elle était, c'était sacrément une bouffonne. C'est tout ? Non mais c'est tout là, c'est une question. C'est une question,
c'est parti.
Elle était nulle à l'école, mais quel âge ? Genre quel âge t'as à l'époque ?
De manière globale.
Elle était timide, elle avait plein d'amis, elle s'ennuyait beaucoup à l'école, elle était, je pense, HPI.
C'est vraiment la phrase, c'est des gens qui veulent justifier. De leur médiocrité. J'étais médiocre et j'étais HP, je pense.
Oui, je pense. Elle était très intéressée par les garçons. Vraiment, ça a été sa soupape de décompression.
Bichto.
Non, elle adorait draguer. Elle adorait pécho. Vraiment, c'était... Et elle allait à l'école pour ça. Elle était censée être inscrite à l'étude. Elle n'y a jamais mis les pieds. Elle était sympathique.
Et cette Lalou, elle a grandi dans quel type de quartier ? Dans quel environnement ?
Elle a grandi dans le 13e. Dans un logement social, comme il y en a beaucoup dans le 13e. Dans une famille de quatre. Et par contre, elle était dans une école privée. C'est tout le paradoxe de ma famille. C'est-à-dire qu'il y a une partie de ma famille qui est...
HLM et école privée.
Oui, il y a une partie de ma famille qui est blindée et une partie qui est classe moyenne. Et en fait, ça s'est grave mélangé. Donc Lalou a cherché sa place entre ces deux mondes, finalement. Et donc, tous les matins, je prenais le métro et j'allais dans mon école privée où c'était l'enfer. Et le soir, je rentrais chez moi dans le 13e normal. Ce qui n'était pas le cas des élèves avec qui j'étais. Les autres, ils avaient des chauffeurs.
Et dans le cadre familial, tu n'es pas obligée de rentrer dans les détails, tu n'es pas obligée de te livrer de ouf, mais elle se situait comment ?
C'était la dernière ex-éco. Et elle était... Elle était colérique. Ah ouais ? Ouais. Très, très colérique. Je pense que... Mais je parle toujours à la troisième personne.
Tu peux arrêter si tu le souhaites.
Bon, j'avais beaucoup. C'est bon. J'avais des petits problèmes de gestion de colère. Ok. Ouais. Et je supportais pas qu'on me dise ce que je devais faire. Le problème, c'est que j'avais 10 piges. Donc en fait, évidemment, qu'on me dise ce que je dois faire. Et ma mère, au bout d'un moment, a trouvé la solution. Parce qu'en fait, je voulais toujours partir. Je ne sais pas ce que je voulais faire, je voulais partir. Ma mère a trouvé la solution, elle volait mes chaussures. Comme ça, elle savait que je n'allais pas partir dans la rue en chaussettes.
C'était le seul truc.
Elle a trouvé ça hyper tard. Elle était hyper fière de cette...
Juste, on prend ta paire, tu ne peux pas sortir.
Mais je ne vais pas sortir en chaussettes.
Il y a 10 000 solutions pour sortir. On en reparlera plus tard, mais t'inquiète, il y a grave des solutions.
Sans chaussures ?
Sans chaussures, on en reparlera plus tard, t'inquiète. Ok, là c'est bien parce qu'on a un peu situé qui tu étais, où tu as grandi, dans quelle dualité entre le côté... C'était quoi l'école ?
L'école Alsace-Sienne.
L'école Alsace-Sienne. Je serais mort. Femme pas. Gabriel Attal, on t'embrasse pas. Enfoiré. On t'embrasse. Waouh. Je vais me faire cancel.
Non, bah non, t'as le droit.
T'as le droit de faire Gabriel Attal.
Bah je sais plus, il est plus ministre,
non ? C'est vrai. Bah fuck Gabriel Attal. Le fait, c'est pas grave. Du coup, entre la dualité entre l'école alsacienne et ta famille, tu disais classe moyenne, HLM, 13e, quartier, bâtiment. Et je pense, j'imagine qu'il y aura peut-être des échos plus tard dans l'épisode sur ce temps-là. Mais du coup, on va pouvoir passer à la deuxième partie. La deuxième partie, c'est le « C'était mieux avant » . On a toujours entendu ce truc « C'était mieux avant » . Tu sais, les boomers, là.
Mais j'ai une grande théorie là-dessus. C'est quoi ? Ça me saoule, les gens qui... J'ai une grande théorie. Casse les couilles. Ça met insupportable les gens qui disent ça. Oui, mais nous, dans notre génération, les jeunes d'aujourd'hui, c'est comme ça. Non, mais avant, c'était... Ta gueule. Vraiment, je supporte pas. D'ailleurs, toutes les personnes qui me sortent une phrase comme ça perdent toute crédibilité, à mes yeux.
Je prends. J'achète. Je signe de ouf parce que c'est pas toujours mieux avant, mais parfois, avec l'avant, l'avant nous permet de nous définir aujourd'hui.
Mais puis surtout que ça veut rien dire. À chaque génération suffit sa peine, tu vois. Non mais c'est vrai, nous, en tout cas ma génération, le grand méchant loup, c'était MSN. Tout le monde pensait que ça allait être la fin du game parce que MSN n'avait débarqué que les jeunes. Oh là là ! Internet, non mais c'est complètement n'importe quoi. Bon, bah maintenant, c'est TikTok. Oh là là, mais TikTok, ça va... Tout est une catastrophe.
T'avais un skyblock, toi ?
Ouais, bien sûr. Love 6311.
Et tu racontais quoi dedans ? Waouh.
Je me souviens très bien, j'avais fait un post. Il me fait beaucoup rire aujourd'hui. C'était une photo d'une pelouse avec une pourcarte. Ne pas marcher sur la pelouse. Et j'avais dit, si on ne peut pas marcher sur les pelouses... « Dites-moi qui a mis le panneau ? » J'ai cru que j'appréciais ça.
Ah ouais, donc t'avais déjà cette âme révolutionnaire de « Fait que la société ! »
Ah ouais, je croyais que c'était vraiment « Wow, Einstein sur nous ! »
Et à part ce truc, tu n'avais pas un truc où tu étais fan d'un skyblock de fan ? À part ce truc un peu révolutionnaire, c'était quoi le thème de ton skyblock ?
C'était vraiment moi, moi, moi, moi, moi.
Tu étais déjà éco-centrique. Moi, je suis très éco-centrique,
déjà à cet âge-là.
Donc c'était déjà... Déjà bien présent. Ok. Non mais c'est bien, trop bien.
Après, je peux dire un truc aussi. Vas-y. J'avais ouvert un skyblock. Non, je suis vraiment de connerie. où je parlais sur les gens du collège.
Genre un spoté de...
Ouais, un peu. Je me suis fait avoir. Je me suis fait prendre.
Donc ton côté harceleur, il a commencé à lancer... Non,
justicière, je dirais.
Justicière ?
Ouais, ça m'énervait, en fait. Il y avait des trucs...
Tu racontais quoi, dedans ?
Je disais... En fait, je fais... Putain. Mais genre, en gros, il y avait un site internet où tu pouvais faire des... Genre comme des cibles, tu vois. Donc mettre les vêtements que tu voulais et tout. Donc je faisais les gens que j'aimais pas. Et après, je disais... Elle, elle m'a saoulée parce que dans le car, elle a chanté comme de la merde. Ça commence à me faire chier et tout. Donc voilà, je déversais ma haine.
Et il y a eu des résultats ? Est-ce que ça a fait le tour, genre ?
Ah oui, ça a fait le tour. J'ai été très vite ciblée, de toute façon. Ouais forcément Tu sais à l'époque Il y avait les heures De publication Et en fait Nous l'après-midi Tout le monde avait sport En même temps Et moi j'étais la seule J'avais mon bras cassé Du coup j'étais chez moi
Et je me suis fait prendre En fait t'as été Gossip Girl avant l'heure Mais Gossip Girl C'est plus harceleur
Regardez Gossip Girl Ouais mais c'était pas très ouf Ce que je faisais là non plus Je dis c'était justicier Non c'était pas cool Ouais c'est juste t'avais le seum et du coup tu... Ouais
En plus, tu te faisais avoir parce qu'il y avait l'heure.
Ah ouais, j'étais pas très maligne.
D'ailleurs, tu regardais quoi à la télé, toi, plus jeune ?
KD2A.
C'est quoi ça ? Putain, là, ça y est, bam.
Bam, là, c'est...
26 piges, 30 piges,
ça y est.
C'est quoi ça ?
C'est genre Cœur Océan et tout.
Mais encore ?
Bah, je me souviens que de Cœur Océan. Tu connais pas KD2A ?
Non. C'est quoi ? C'est une chaîne de télé ?
C'était un programme, je crois. Sur quelle chaîne ? C'était un programme, je crois, le matin. Et t'avais... Genre c'était un peu le club ado.
Ok.
Ah, le club ado.
Qu'à 12 ans.
Ouais. Et c'était pas des dessins animés et tout. Je regardais beaucoup ça Après moi j'étais fan des télé-crochets Popstar Ma vida entière
Vraiment Donc t'as fait partie de la génération des premiers Mpokora C'était quoi Link Up ?
Ouais Je crois à mon étoile D'ailleurs la meuf des Link Up C'est la meuf de Carlito De Mcfly et Carlito Ah ouais ? Ouais
Merci pour l'info. N'hésitez pas à prendre ces cadeaux.
Je t'en prie.
Ah ouais ? Et donc, Popstar, KD2A, a priori, on ne sait pas trop ce que c'est. On va aller la chercher sur Internet. S'il y a encore une fiche Wikipédia mise à jour.
Tout le monde connaît, c'est hyper connu. Tu regardais quoi ?
Moi, je regardais quoi ? Moi, je n'avais pas la télécom. Ah. Voilà. Mais moi non plus.
Mais attends, moi, KD2A, je regardais parce que tout le monde dormait. Ah oui, c'était le matin.
Et genre, tout le monde dormait et toi, tu regardais la télé ? Bah oui. Ah ouais, t'es vraiment une famille de révolutionnaires. Parce que normalement, quand tout le monde dort, si tu fais partie des plus jeunes, t'es au lit.
Bah non, parce que moi, je me réveillais hyper tôt par rapport à tout le monde.
Ah, donc tu te réveillais plus tôt pour voir la télécommande ? Bah oui. Je suis mort.
Non, après, c'était mort. Après, c'était mon grand frère, le grand juste, qui faisait de la télécommande.
Mais par contre, tu vois, moi, tu me parlais de la Starac. moi j'ai des souvenirs de la Starhack alors que j'ai Pas l'impression d'avoir regardé, mais j'ai des souvenirs. C'est chelou.
Ça passait partout. Déjà, il y avait les magazines. Du coup, ils faisaient la une aussi de tous les magazines. Georges Alain.
C'est quelle saison, toi, qu'il t'a... Est-ce qu'il y a quelqu'un dans la star qui...
putain c'est très niche il y avait un candidat qui s'appelait Pierre à la Star Academy et il faisait un peu à l'époque du rap et tout et il s'est barré de la Star Academy en plein prime il a dit à Nico je sais pas quoi du coup ce soir je pars comme un prince et il est parti et Nico s'en panique Pierre revenez et le mec s'est barré Et ça...
C'est bon parce que je te demande la personne qui t'a marqué, et c'est encore le révolutionnaire. Excuse-moi, Che Guevara, ça va ?
Non mais attends, il faut le faire quand même.
Ah ouais ?
Il était habillé comme un prince. Il avait un tableau de Kamel Wali. Il a dit, je m'en vais comme un prince. Il est parti.
Il est parti.
C'était incroyable.
Merci, au revoir.
Incroyable.
Et en termes de musique, parce qu'on parle de la Starhack, tout ça. Toi, c'est quoi tes... Est-ce que tu étais plus Mylène Farmer ou 113 ? Ou un peu des deux ?
Alors Mylène Farmer, non. Moi j'étais très Lori. Vraiment très très fan de Lori, ce qui m'a valu beaucoup de moqueries de la part de mes sœurs. Ah ouais ? Ouais.
Mais pourtant c'était un phénomène à l'ancienne.
Ouais mais genre j'étais la seule des trois filles à kiffer de fou. Genre j'avais des posters et tout. Du coup j'étais un peu harcelée par moi. Et ouais très Lori. Parce qu'en fait elle faisait du patin. Ah ouais ? Et moi j'en faisais aussi. Du coup je croyais trop que c'était ma...
La BFF.
Voilà.
Ok. Tu en sors un son de Laurie, le son genre...
Ça y est, c'est le week-end, tous les super week-ends.
Évidemment, on parle de week-end parce que la semaine, il y a l'école. Mais toi, il y a toujours un lien comme ça entre les deux. Ok, Laurie, t'as un autre artiste comme ça ?
J'ai écouté... Attends, Noel Wendleroy. Ah oui,
ah merde, ça arrive, on peut pas tout faire bien.
Mais attends, j'avais gagné le single dédicacé.
Ok, comment ça ?
Canal
J. Oui, ça j'ai.
Et moi, dans ma classe, il y avait une meuf, mon père travaillait à
Canal J.
Et du coup, une fois, j'étais allée sur un tournage du Mondesco.
C'était une émission, j'imagine.
Oui, c'est une émission. Et j'avais gagné ça.
Et tu l'as rencontrée ?
Non, pas du tout.
Genre, on t'a juste donné le fédéric.
Tu ne l'as même pas, Nolwenn. De où ?
C'est un stagiaire qui a fait... C'est grave. Ok, tu l'as encore, ce truc ?
Je ne sais pas. Peut-être, oui, chez mes parents.
Oh, putain. Incroyable. Donc, Lalou a un CD dédicacé de Nolwenn Leroy. Oui. Je crois que personne d'autre a ça. Personne de posé.
J'aimerais bien la revoir.
Putain, je pense que dans quelques années, ça va valoir une fortune. elle chantait quoi Nolwenn Leroy Cassé
Cassé Voilà,
c'est pas grave T'écoutais quoi toi ? Moi c'est Fouine
Putain mais oui Mais en même temps moi Fouine c'est plus mon adolescence
Bah ouais Fouine ces textes ils ont résonné de ouf
Genre lequel ?
Beaucoup de textes Mais je pense que en fait Ce que je kiffais dans les textes de Lafouine quand j'étais petit, j'adore ce truc, je te passe mes notes.
Un hommage à ma mère.
Moi, Lafouine, c'était vraiment, justement, à mon sens, c'est ce qu'il n'y a plus aujourd'hui dans la musique, dans le rap en tout cas, qui racontait toujours des histoires. Il y avait la dualité entre le Lafouine qui racontait ces trucs de la cité, qui vivait, tu sais, le truc un peu, il y avait le Fouini et le Laouni. Tu vois, Fouini. C'était le rappeur Bling Bling, tout ça. Et moi, ce que je kiffais encore plus, c'était le Laoni, qui racontait son histoire et les différentes parties de sa jeunesse, qui résonnent parfois avec ma jeunesse. On en parlera plus tard, quand tu seras dans le divan. Et moi, je ne sais pas, quand j'écoute... Et du coup,
son retour, tu en as pensé ?
Son retour ? Moi son retour je l'ai vu comme un pied de nez à tous les haters qui l'ont démonté pendant des années parce qu'il fallait aimer Booba. J'adore Booba. Mais j'ai détesté le... Il faut le détester parce que c'est la mode de le détester. Alors que quand il est venu, ils sont tous revenus en mode « Ouais, trop bien, trop stylé » .
Quand il est revenu, putain, il a changé de fou.
Frère, il est revenu avec les sons de l'ancienne.
Ouais. Et un pfff, une armoire à glace.
Ouais, le poteau, on sent qu'il est parti, il est en prison. Il a poussé. je pense pas mais il a pris des cachetons je sais pas et d'ailleurs je vais à Sonversi je sais pas quand l'épisode sortira peut-être que ce sera avant ou après mais en tout cas je vais à Sonversi ou j'y suis allé mais en tout cas c'est en avril moi mon son préféré je pense que c'est Mes Repères je mettrais la musique au montage mais c'est Mes Repères parce que ce son c'est un petit peu en parle de lui-même Et c'est trop bien d'avoir toutes ces petites rêves un peu musique, télé, etc. On voit un peu qui tu étais. Et c'est ouf parce que je pense que le côté Starac que tu disais, je pense que c'est universel. Je pense que tu demandes à quelqu'un qui habite à la campagne, quelqu'un qui habite en cité, quelqu'un qui habite en ville, le Georges Alain, le truc, je pense que tous les gens de ta génération, ils peuvent te parler de la Starac.
Je pense, oui. Après, si ça se trouve, non.
Tu penses ?
Je ne sais pas. Mais j'ai l'impression que c'est assez universel sur cette génération-là. Il y a eu l'arrivée de tous ces télé-crochets qui n'existaient pas avant, à part Love Story. Et Love Story, c'était un peu hardcore. Toi,
tu allais beaucoup, que ce soit au théâtre ou voir des expos, en termes de culture très parisienne en plus, c'est vrai en réalité. Toi, tu consommais tout ça ou pas ?
Moi, mes parents n'avaient pas trop de sous. Du coup, on faisait pas mal de trucs gratuits. Mais en fait, à Paris, il y a plein de trucs hyper grat Et ils avaient une fâcheuse tendance aussi, mes parents, à nous faire passer pour des enfants de 3 ans jusqu'à nos 7 ans pour avoir des entrées gratuites. Et puis, Familles Nombreuses aussi, il y avait là les réductions. Donc, j'avoue que j'ai pu aller, par exemple, à la Villette, la cité des enfants. Et il y a un truc au monde. Ça, c'est incroyable.
Le plateau télé, il y avait le plateau télé ?
Oui. Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui. Est-ce qu'il y a toujours ça ? Mais moi, c'est mes meilleurs souvenirs. C'était incroyable d'aller là-bas. Après, je sais... Par exemple, mon père nous amenait beaucoup à la petite ceinture. Tu vois où ? C'est le truc qui fait le tour de Paris.
Ah, les rails, là ?
Oui, les rails. Et du coup, il nous faisait marcher sur la petite ceinture. En vrai, j'ai découvert plein de trucs. Parce que tous les trucs de graphie, d'artistes... Mon père est passionné de street art.
Vers l'encre, peut-être ?
Plus, en fait, il y avait une entrée vers Bercy. Et en fait,
on partait par là. Ok, trop bien.
Et du coup, tout ce côté street art et tout qui nous a beaucoup apporté. Après...
Tu penses que ça a eu une influence ?
Ouais. Ouais. C'est ça.
Parce qu'en plus, t'habites dans le 13e, et le 13e, c'est très street art.
Mais c'est devenu très street art. Ok. C'est assez... Enfin, pas grâce à nous. Mais c'est le hasard qui a fait ça.
Et plus jeune, c'était quoi ? Quand t'étais plus jeune, il n'y avait pas tous les tags, tous les trucs sur les murs et tout ? Ok.
mais à la petite ceinture oui. Donc beaucoup la vilette, beaucoup la petite ceinture.
La fête de l'Huma et puis...
Ouais la fête de l'Huma et ouais c'était ça la culture. Mais j'ai pas de souvenirs de nous au théâtre de Fou.
Trop bien. On va passer à une partie que j'attends.
J'ai peur.
Depuis le début. On y a parlé beaucoup. On a parlé beaucoup de cette partie que tu nous présentes. La chose que tu as apportée.
Tu vas être déçue.
Au peuple de France.
Tu vas être déçue.
L'objet, voilà. Tu peux récupérer ton objet. Tu peux, si tu y arrives, faire le bras assez long.
Attends, regarde pas, ferme les yeux. C'est bon. J'ai pris mon TikTok. On en peut huit. Alors, on a eu un grand débat avec Tim sur... est-ce que je ramène mon TikTok Awards ou pas fais attention et en fait tout le monde m'a dit oui mais vas-y c'est trop attendu tout le monde va savoir ce que tu ramènes et tout mais en fait la vérité c'est que c'est
quand même significatif de fou de mon année quoi de mes deux ans non mais c'est vrai et puis c'était quoi c'était le TikTok et un truc qui est dingue et ça je pense qu'il faut le dire c'est que au bout de deux ans de TikTok, tu as eu le TikTok de la créatrice. C'est pas un TikTok de boloss. De l'année. C'est pas un TikTok de boloss. C'est le prix. Elle a eu le prix.
C'est dingue. Ce qui est ouf, c'est que c'est la communauté qui vote. Et ça, c'est fou. Et que j'étais face à des gens qui avaient des gros 4 millions d'abonnés. Et du coup, moi, j'étais en mode, c'est cool, je suis hyper contente d'être nommée dans la catégorie. Je l'aurais jamais quoi.
Et comment ce... Parce que si on peut le raccrocher un peu, tu vois, ce TikTok... Ouais, waouh. Attends, viens au milieu.
Faut pas que je l'oublie, hein.
Bam. Un peu de blague, vous avez gagné un nouvel... Une nouvelle déco. Comment ce TikTok, et même tout ce qui t'est arrivé depuis ces dernières années, est-ce que, déjà, t'en as toujours rêvé ? Est-ce que c'est venu de quelque part d'une personne qui fait du spectacle dans ton entourage ? Est-ce qu'il y a une personnalité inspirante qui t'a...
Je crois que j'ai toujours rêvé, au fond, de moi, de faire des blagues. Genre de me dire, OK, mon métier, c'est faire des blagues. En fait, j'ai toujours rêvé de faire ce que j'avais envie de faire. J'imaginais pas ma vie autrement. Mais tout ça, non, je m'attendais pas à ça. Qui s'attend à ça ?
Qui s'attend à un tel succès, finalement ?
Non, mais c'est super difficile de s'attendre à ça. Je suis hyper contente, mais c'est du taf. En vrai, c'est du taf aussi. Donc, c'est le résultat d'un taf de deux ans.
Et quand tu dis, j'ai toujours voulu faire des blagues, tu sais, enfin...
Parce que je suis drôle, non ?
C'est vrai. D'ailleurs, je me fends la poire depuis le début de ce... Un peu huple, là. D'ailleurs, calme-toi, parce que j'ai des crampes. Non,
mais dans la vie de tous les jours...
Non, non, en vrai, dans la vie de tous les jours, franchement, je te l'ai déjà dit, tu sais quoi, on va faire la seconde... Seconde cirage de pompe. Pour moi, naturellement, que ce soit dans ton phrasé, l'intonation, tu es une personne très drôle, naturellement.
Merci.
Allez, on arrête la fin de l'épisode. Voilà, elle a entendu. Moi, tu le mérites, ce truc. Oui, mais moi,
je pensais que j'étais juste une meuf qui allait faire rire ses potes.
Mais moi, je trouve que c'est une archi belle revanche. Et d'ailleurs, est-ce que, parce que du coup, aujourd'hui, tu fais de la scène, toi, dans ton parcours, tu sois peut-être une personne de ta famille. un ami ou un prof ou n'importe qui, est-ce que tu situerais une personne qui t'a inspirée, que tu dirais d'inspirante ? Et pourquoi ?
Il y a des carrières qui sont très inspirantes. Par exemple, Laura Felpin, sa carrière, pour moi, elle est grandiose. Florence Foresti, avant qu'elle ne devienne boomer. Je vais trouver ça. En termes de carrière, je sais que son dernier spectacle est très problématique et tout, mais en termes de carrière, c'est des meufs qui m'inspirent. Alison Wheeler, inspirante aussi. Et après, tous ces trucs, pas Mike Horn, mais tous les marathoniens, les trucs comme ça, qui vont au bout d'un entraînement et au bout de leur course et tout, ça aussi, c'est un truc qui m'inspire grave. Genre, ça me donne... Grave envie. Et le seum aussi. Je marche au seum. Je suis une seumeuse.
Putain, il a fait 500 000.
Non, c'est plus genre... Putain, il pensait que j'allais jamais y arriver, mais regardez-moi bien. C'est plutôt ça, mon seum.
Et plus jeune, tu avais cette volonté... Tu disais que tu voulais faire ça ou pas ?
Non. Et plus jeune, moi, je pensais que j'allais vraiment rien faire. Parce que tout le monde me disait que j'allais rien faire. Ah ouais ? Mes profs et tout me disaient, mais... Ça va être chaud, quoi. En fait, au niveau social, ça n'allait pas le faire parce que j'étais la plus pauvre de la classe. Donc, mon Dieu, c'est comme si j'avais la peste et le choléra en même temps.
Mais à cette époque-là, désolé, je te coupe, mais à cette époque-là, t'as pas rencontré quelqu'un ou même ton grand frère ou n'importe qui qui t'a dit, putain, possiblement que je voudrais faire un peu la même chose ?
En vrai, mes parents... Ah, putain... Non, je crois.
Non ?
J'essaie de réfléchir, mais c'est venu un peu sur le tard. En fait, tout le monde m'a tellement dit que je n'allais pas y arriver, que ça ne servait à rien. Je cherchais des métiers. C'est ouf, mais quand j'étais petite, je cherchais des métiers que je pourrais faire, pas que je voulais faire. C'est fou, ça. Du coup, j'étais en mode, alors, est-ce que tu veux être médecin ? Ben non. Ok, est-ce que je peux faire ça ? Peut-être que je peux faire ça. Je n'avais pas de grands rêves. Mais après, mes parents m'ont toujours soutenue. J'ai eu la chance. Ils me disent que l'école, ce n'est pas... une finalité en soi. Juste, essaie de passer sous les radars, ne sois pas trop mauvaise, fais le minimum et vas-y. Le problème, c'est que je n'arrivais même pas à faire le minimum. Donc en fait, c'était très compliqué mais ils n'ont jamais été genre en mode « Ah, tu ramènes une mauvaise note, du coup tu… » tu sors pas,
du coup tu fais pas ça ils m'ont toujours poussé à me débarrasser de l'école parce qu'ils voyaient que c'était pas facile et du coup est-ce qu'il y a je sais pas si tu faisais un sport ou quelque chose ou même une activité plus artistique qui te permettait de ou t'aurais aimé ?
mais c'est un truc de fou parce que mes parents disaient oui elle a une âme d'artiste et tout donc ils m'ont inscrit partout je fais de la peinture j'ai fait de la p... poterie, j'ai fait du théâtre et en fait j'arrivais dans rien j'étais nulle même là-dedans avant de trouver mon truc parce que c'est particulier de se dire ok bah moi ce que je kiffe faire et là où je suis bien c'est de faire des blagues tu vois y'a pas en activité extrascolaire faire des blagues ça existe pas du coup j'étais nulle en poterie j'étais nulle en dessin, en théâtre on me donnait pas des rôles où j'avais beaucoup de textes parce que j'apprenais rien donc en fait je savais pas où j'étais j'avais pas où me placer avant de comprendre bien plus tard que l'art est tellement large qu'en fait, il faut vraiment trouver ton créneau.
Ouais, ce n'est pas vrai.
En fait, moi, le truc que je me dis, alors tu me dis si je me trompe, ça voudrait dire qu'en gros, sans rentrer dans le drama et tout...
J'adore le drama.
Ok, putain. Allez, on baisse les lumières, musique triste. En fait, ça voudrait dire qu'en fait, de ton enfance à jusque possiblement l'âge adulte, eh bien, tu as toujours été dans un flou. C'est ouf !
Ah ouais ?
C'est long de ouf !
Bah, pas toi.
Non, parce que t'as toujours... Je pense qu'on a toujours soit des petits rêves ou un idéal.
Ah ouais, non. En vrai, non. Quand j'ai commencé à mettre le pied dedans, dans les vidéos, je me suis dit, ok, peut-être que là, j'ai le droit de rêver un peu. Et les retours des gens m'ont grave aidé à prendre confiance en ce que je faisais. Même quand je me suis lancée, même quand j'ai vu que ça commençait à marcher, même encore parfois. Aujourd'hui, je me dis non. et est tombée, mais pas pour moi. Parfois, ça. De moins en moins, mais ça m'arrête.
Ce petit sentiment d'illégitimité, d'autocensure.
Elle m'a dit que j'étais vraiment fou, vraiment conne. En fait, que très souvent, déjà, ça a été très long avant que je me dise « Bon, c'est vrai que t'es un peu conne, mais peut-être qu'il y a des trucs à sauver. » Mais encore aujourd'hui, il y a... Parfois, je me réveille et je me dis non, mais vas-y, recouche-toi parce que tu ne vas pas sauver le monde. Si,
si, ma gueule, recouche-toi.
Tranquille.
Laisse les gens qui savent faire.
C'est ça, vraiment ça.
C'est ouf. Moi, franchement, je trouve ça dingue parce que comment tu peux... Parce qu'en fait, pour moi, la vie, elle est faite de rêves et de gens et de ce que tu as vu, ce que tu as entendu et se dire putain, moi aussi, je veux faire ça. Genre, t'as percé, t'avais quoi, 29-30 ans ?
Ouais.
Ça veut dire que possiblement, les 30 premières années de ta vie, t'étais là. T'avais ton talent, t'avais sûrement des gens hyper bienveillants autour de toi. Mais tu te raccrochais pas spécialement à un truc ou à un idéal ou à un objectif grandiose.
Non, et même pour te dire pire, vers mes 27... 27 ans, je me suis dit « Ouais, je suis condamnée. » Genre, c'est pas grave. En vrai, je ne m'épanouirai pas dans ma carrière professionnelle. Donc, je vais tout faire pour avoir un taf qui me laisse du temps libre. Et je me suis dit « C'est pas grave. En fait, il y a plein de gens qui font un taf dans lequel ils ne sont pas 100% épanouis. C'est le lot de plein de gens. Moi, je vais faire en sorte que ce ne soit pas si pire de trouver un taf dans un collège et possiblement après CPE. » j'aime bien ce travail-là, ça me laisse les week-ends et les vacances scolaires, ça me semble être un bon compromis. Et j'étais OK avec le fait d'avoir une carrière qui ne matchait pas 100% avec qui j'étais. Et tu vois, la carrière que j'ai aujourd'hui, je n'aurais jamais pu rêver ça. Je n'aurais jamais pu me dire, ouais, Lalou, tu vas gagner ta vie grâce à... En te marrant, tu vois. Pas que. Mais en faisant un truc qui te plaît à 100%. Je ne pensais pas que ça existait vraiment.
Eh ben, trop bien. Comme quoi, la vie, parfois, fait bien les choses.
Ouais, c'est un truc.
Comme ça en plus. Tu postes une vidéo, bam, ça perd. Au final,
tu postes... Et après, c'est du teuf.
C'est de la teuf. C'est de la teuf. Et après, tu charbonnes, tu charbonnes, tu lâches pas le bail. Aujourd'hui, la cousine, pas les déglaces. Sorry !
Oui, mais c'est plus facile de travailler. d'arrache-pied quand ce que tu fais, ça te plaît.
C'est vrai.
Tu peux faire des vidéos ou du podcast pendant des heures toute la journée. Mais par contre, je ne sais pas, qu'est-ce que tu détestes faire ?
Des factures.
Voilà, faire des factures. Relou. Tous les jours. jours, c'est l'enfer. Une heure, t'as l'impression que t'en as fait douze. Alors que quand tu fais le podcast, j'imagine que t'as 12 heures ressenties de...
T'as pas l'impression de taffer. Tu kiffes.
Attention parce que parfois, même quand tu... tu kiffes ton taf, tu peux en avoir marre.
Putain, on est en psychanalyse, les refs. Mais c'est vrai ou non ? Moi,
je découvre un truc, c'est d'être fatigué, même quand ton taf te plaît. Moi, je pensais que j'étais fatiguée par la vie parce que mon taf ne me plaisait pas. Et en fait, c'est tout nouveau. Je découvre que même quand tout te plaît, il faut aussi prendre du temps pour ça.
Dormez.
Dormez. Dormez les rires. Dormez.
Trop bien, trop bien, trop cool. Et franchement, c'est ouf. C'est ouf parce qu'en imaginant le podcast et en l'écrivant, je ne pensais pas qu'on allait me répondre ça un jour. Tu vois ? Moi, pour moi, on a tous un idéal. On a tous un... Tu vois ? Et moi, je trouve ça ouf. Et de voir d'où t'es aujourd'hui. Alors que... tu te donnais pas la volonté ou l'idéal d'être où t'es,
moi je trouve ça incroyable big up mon oeuf non franchement bravo merci je pense pas que ce soit un super exemple je suis pas sûre que c'est un super exemple j'aurais bien aimé te dire putain mais je vais toujours rêver d'être un tel
On m'a coupé l'herbe sur le pied. Surtout, en fait, quand on entend tout ce que tu as fait, que ce soit tous les... Après, bon, même si parfois ça a pu se solder par des échecs, mais toutes les activités extrasolaires que tu as pu faire, la famille que tu as... Je veux dire, tu as une famille éduquée, vous faites des choses, vous êtes dans le centre parisien, dans le 13e, où il y a de la culture, où il y a... Il se passe quand même pas mal de choses. Ça veut dire qu'en fait, tu as eu la chance, enfin, la chance, tu as eu ta vie, quoi. Tu as eu ta vie et tu as vécu ça. Et même en ayant ça, tu t'es peut-être auto-censurée. Une phrase archi dure à dire, viens, redis-le. Autant auto-censurée ?
Autant auto-censurée.
Bravo, ça c'est plus dans la bouche ça. Autant auto-censurée que quelqu'un qui ne se sent pas légitime pour d'autres raisons.
Ah oui, bien sûr. C'est une folie. Je viens d'un milieu plutôt privilégié du coup. Parce que c'est pas que l'argent, c'est aussi la culture. Moi, j'ai eu de la chance d'avoir des parents qui m'ont montré des choses, mine de rien. Mais j'étais entourée de gens dans cette école privée qui me disaient que j'étais bête. Et en fait, ça, ça compte aussi. Ça compte. Et en fait, tu restes longtemps à l'école. Moi, dans cette école, je suis restée de la maternelle jusqu'à la deuxième, troisième. C'est long. Et en fait, j'ai été forgée en me disant...
Deuxième, troisième.
Ouais, je suis en deuxième.
Ah, OK. Je pensais que c'était un truc de l'école alsacienne. Il y a un troisième une, un troisième deux.
Non, il y a d'autres trucs.
Elle a redoublé tout simplement.
Et en fait, c'est très long de te sentir bête au moment où tu te construis. Et heureusement, j'avais ma famille et ils m'ont dit, tu vas t'accrocher ma cocotte.
Incroyable.
Et je suis restée 15 ans à l'alsacienne. J'ai mis 15 ans à Normandie.
Ah oui. Putain. Vive les services publics.
Oui, vraiment.
Ok, écoute, là, on arrive bientôt à la fin du podcast Haruko. Il nous reste un peu plus de cinq minutes. C'est pas assez vite de ouf. Mais on arrive à un moment que j'attends. C'est un peu comme l'objet. Je ne sais pas ce qu'elle va m'emmener. Elle, du coup... Je ne suis pas déçu parce que le récit, il est beau.
J'ai hésité à ramener mes Legos. Mais c'est un chiant à transporter.
Après, c'est une histoire et c'est bien au final parce que quand on voit tout le récit et tout ce qui a été dit après, ça prend tout le sens. Tu te dis que ce n'est pas qu'un TikTok Awards que tu as gagné. Quand tu captes tout ce cas, tu te dis « Ah ouais, la cousine, elle a du background. Trop quelqu'un. » Mais du coup, là, on va passer à la dernière partie, avant de se dire au revoir, avant de se quitter. C'est ta carte blanche. Donc, tu vas avoir…
Tu me voles des concepts comme ça ?
C'est grave. C'est ta minute, minute trente, où tu balances ton message inspirant à ta cam qui est juste en face de toi. Ah mais c'est pas du tout ça moi que j'ai fait Bah tu fais ce que tu veux frère En tout cas tu me parles pas à moi tu parles aux gens Ah merde Ah merde J'ai pas compris Ou alors si c'est une lecture bah tu le lis
Bah oui c'est une lecture mais je veux
Ouais c'est une lecture Ouais bah c'est bien tu le lis Mais tout en sachant que c'est un message inspirant Que tu balances ceux qui veulent l'entendre Donc du coup voilà t'as 1 minute 1 minute 30 Mais alors je lis et après je parle Après, tu parles. Après, tu nous l'expliques.
Mais c'est un peu de l'impro. Donc, c'est un extrait du livre Chagrin d'école de Daniel Pénac. Mais après, j'explique. Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivie par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. Champagne. Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite. profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux, leçon non apprise, travail non fait, je rapportais à la maison des résultats pitoyables qui ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d'ailleurs aucune activité parascolaire. Voilà, c'est un petit extrait.
Un petit extrait.
Un petit extrait de ce livre qui... Alors moi, je ne sais pas... pas une grande lectrice, mais j'ai lu peu de livres, mais celui-là, il a changé le game, c'est ma mère qui me l'a offert quand il est sorti. Et j'ai compris, et en fait, Daniel Pénac, c'est un ancien cancre, comme il raconte dans son livre, et qui est devenu prof de français et auteur à succès. Et c'est à ce moment-là, quand ma mère m'a offert ce livre et que je me suis renseignée sur ce monsieur Pénac, que je me suis dit, ok, en fait, c'est possible, tu peux être inapte à l'école, mais faire des choses qui s'apparentent à l'intellectuel. Et ça a été un peu un game changer. Donc en fait, tu disais peut-être qu'il n'y a personne qui t'a inspiré, Daniel Pénac.
Comme quoi, on y arrive.
Non, mais je sais que ça a été un récit qui était important.
Ok.
Voilà. Parce que c'est quand même fou de se dire... Cancre, mais vraiment cancre, cancre, cancre. Prof de français à grand succès. Je trouve que c'est un beau pied de nez.
C'est vrai. Et derrière, sur la quatrième, il y a un petit bulletin. C'est trop stylé. En vrai, il y en a qui veulent... Tu veux se procurer ce livre et... Je sais que toutes tes stars, elles iront l'acheter pour qu'on en parle sur toi.
Mais en vrai, je sais que c'est plus le game changer.
Trop bien, tu vois, comme quoi on a réussi à avoir cette personnalité inspirante. C'est trop stylé. Zéro ! Sur le gong ! Parfait. Du coup, merci.
Merci à toi, Timothée.
Merci, ma go.
Merci, ça me fait trop plaisir. Sors ton projet, vraiment, c'est trop bien. Oui, on va le sortir. Hyper fière de toi.
Merci. Il est devenu dans un loukou.
Avec grand plaisir. Tu peux revenir quand tu veux.
Quand tu veux.
On se fera un update.
On se fera un update dans 10 ans et on verra si...
On sera comme ça.
On verra si t'as plusieurs TikTok Awards.
Non, c'est fini.
En tout cas, voilà. Je ne sais jamais comment conclure. Comment conclure ? Merci d'avoir écouté.
Merci d'avoir écouté. C'était trop bien. C'était un moment. On est un peu des boomers, là.
Bisous.
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2min
8min
21min
37min
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