Speaker #1de mieux comprendre les traditions, les cultures indonésiennes, que ce soit sur Bali, mais bien sûr sur toutes les îles indonésiennes. Vous le savez, nous nous accompagnons dans l'organisation et dans la préparation de notre voyage à Bali. Sachez que nous avons créé dans l'accompagnement, dans le but d'être plus précis encore, de permettre d'être rassuré dans l'organisation de notre voyage, nous avons créé un nouvel espace qui s'appelle l'espace voyageur qui sera dédié et entièrement personnalisé. Vous serez les seuls à avoir accès. à cet espace voyageur et vous y retrouverez tous vos documents de voyage, votre programme, vos copies de passeport, vos copies, enfin bref tout. Et ce sera beaucoup plus facile. Ça y est, c'est fait, c'est mis en place. Donc on a le plaisir de vous l'annoncer. Mais là n'était pas le sujet. Aujourd'hui, vous avez envie qu'on réponde à une question tout à fait légitime et qui est « Est-ce que Bali, eh bien ça a changé ? Est-ce que ça a vraiment changé ? Est-ce que c'est encore authentique ? » Et voilà une question légitime que nous avions envie de répondre aujourd'hui. parce que C'est vrai que ceux qui ont connu Bali il y a 10 ans, 20 ans, comme nous, qui vivons là, où vous partez en voyage, eh bien, effectivement, on s'est aperçu que Bali avait évolué, j'ai envie de dire. Heureusement, parce que dans les années 70, il y avait pas mal de villages qui étaient sans eau courante ni électricité. Maintenant, ça a changé. Il y a beaucoup de villages, je ne vais pas donner un chiffre, mais il y a énormément de villages qui ont maintenant l'électricité, la Wi-Fi et l'eau. Ça, c'est pas un problème, même s'il reste encore des villages. Dans la région d'Amed, de Benjagan, je parle dans les montagnes, il y en a dans la jungle qui n'ont ni eau courante ni électricité, mais ça se fait beaucoup, beaucoup plus rare. Alors pour répondre à cette question, on va se demander qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on se pose maintenant cette question du Bali a-t-il vraiment changé ? Eh bien on va partir des années 1920 sur la domination coloniale narnandaise avec une image de l'île qui a été profondément, c'est le début, profondément façonnée de l'extérieur. A savoir que nous avons... écrit, proposé des épisodes au tout début d'Amanaskar, le podcast. Au tout début, je crois que c'est le quatrième ou cinquième, vous avez une série comme ça de l'histoire de Bali. Il nous raconte l'histoire de Bali et, entre autres, l'épisode qui a signé le changement de politique de la part des Néerlandais, de la domination coloniale néerlandaise, qui a décidé de créer une sorte de joyau en Indonésie. Et le joyau, c'était Bali. pour essayer de faire oublier un peu ce qui s'était passé dans le début du XXe siècle, avec notamment le tragique suicide collectif rituel de Poupoutane. Donc l'administration néerlandaise, épaulée par des artistes, des écrivains et des anthropologues occidentaux de passage, comme le peintre allemand Walter Speich, j'ai fait un épisode dessus, je ne suis pas sûr. où l'anthropologue américaine Margaret Mead a délibérément promu Bali comme une sorte de musée vivant. L'objectif est de figer la culture balinaise, de la présenter comme un Éden préservé de tout contact avec la modernité, un dernier paradis peuplé d'artistes et de sages. Et ce regard occidental a eu un impact immense. Il a non seulement créé les fondations du tourisme moderne, mais il a aussi influencé la manière de les baigner eux-mêmes. perceuvent encore et valorisent aujourd'hui leur identité. Plus tard, dans les années 70, le gouvernement indonésien a institualisé cette approche sur le concept de tourisme culturel et la culture est devenue le produit d'appel officiel de Lille avec pour double objectif de la commercialiser, c'est vrai tout en. ...essayant de protéger des dérives de la modélisation. Donc aujourd'hui, ce développement touristique, il a créé une frontière invisible mais bien réelle sur l'île. Dans le sud... de Bali, à savoir Tchangou, Seminyak, Kuta, c'est encore un autre registre, mais Kuta quand même, et de plus en plus de villes et de stations sur Oluwatu, eh bien, elles ont subi, c'est vrai, une urbanisation et une occidentalisation fulgurantes. Là où on s'étendait de magnifiques rizières il y a quelques années, on trouve désormais des enclaves touristiques. Je précise bien que c'est dans le sud. Mais il suffit de faire un pas de côté, de quitter ces zones de forte concentration pour mesurer la résilience de l'île. Si je ne rentre pas dans les détails du sud de Bali, c'est qu'on en parle beaucoup. En fait, on met un projecteur, une loupe sur le sud de Bali pour juger de l'entièreté de l'île en disant que ces 30 ou 40 km sont l'image de Bali. Non. C'est une évolution de Bali. Effectivement, il y a des routes saturées par les scooters, les voitures location. des voyageurs qui ne connaissent pas Bali ou qui ne connaissent Bali que dans les zones côtières. Et c'est vrai que le choc peut être rude et l'impression de paradis perdu peut être pour certains réelle, si on s'arrête uniquement au sud de Bali, qui encore une fois est d'une largeur de 10 km sur 30-40 km tout au plus. Donc, je viens de vous le dire, il suffit de faire un petit pas de côté, de quitter ces zones de forte concentration, et bien tout simplement pour... pour mesurer la résilience de l'île. Dès que vous montez vers les hauteurs du nord, vous allez vers Mundu, que vous dirigez vers l'est mystique du côté de Sénimène ou d'Ahmed, le paysage change radicalement. Et vous y découvrirez un Bali inchangé dans ses structures fondamentales. Et là, vous allez me dire peut-être « Oui, mais tu exagères. Tu essaies de nous faire venir. Donc tu dis que c'est inchangé » . Eh bien je suis allé il n'y a pas longtemps à Ahmed. Et j'ai retrouvé une nouvelle fois les mêmes paysages que j'avais connus en 2000. Voilà, c'est exactement les mêmes paysages. Ça m'a même choqué. Je me suis dit « Mais c'est fou, parce qu'on ne peut pas... Vous savez, on visite beaucoup d'îles, comme Sumatra, comme Sumba, comme Flores. Donc on n'a pas forcément le temps de visiter tout le temps Bali hors repérage, bien sûr. bien sûr, et là, ça faisait longtemps que je n'avais pas pris la route d'Ahmed, parce que je me suis déconcentré sur Mundouk et sur Menjagan. Mais quand j'ai repris la route, je me suis dit mais c'est fou, ça n'a pas changé. Et c'est là que subsiste, par exemple, le système des soubacs, près de Sédimen. C'est coopérative de de gestion, de l'eau, vieille depuis plus de 1000 ans, ça existe toujours, qui gère l'irrigation des riziats de manière strictement démocratique et égalitaire. Et malgré la pression immobilière et les sirènes de la vente de terrain, des milliers de paysans continuent de cultiver le riz selon des rituels immuables. Alors la force de la culture balinaise réside dans sa capacité unique à absorber les influences extérieures sans jamais perdre son ancrage. C'est ce que les sociologues appellent la modernité balinaise. C'est un modèle d'adaptation. Prenez les cérémonies religieuses. Vous savez, l'agence est à Aouboud, donc on est en plein dedans. Et nous vivons tous les jours les cérémonies balinaises. Donc prenons les cérémonies balinaises, religieuses. Les fameux sacrifices et offrandes de Panka, Yagna. Contrairement aux craintes de voir ces rituels se transformer en simples représentations folkloriques pour les caméras, la dévotion quotidienne reste totale. Les processions colorées qui bloquent les routes nationales ne sont pas des spectacles payés par les hôtels. Ce sont des moments de vie communautaire authentique gérés par des banjars. c'est le conseil du quartier, auquel chaque famille consacre une part. considérable de son temps et de ses revenus. Pas plus tard qu'il y a une semaine, à côté de la maison que nous louons, il y a eu une grande fête, une grande cérémonie qui a duré 5 ou 6 jours, qui était faite par les habitants du village, qui était dédiée aux habitants du village, même si nous avons été invités, nous avons pu assister à ça, où il y avait des enfants qui faisaient des danses balinaises, d'ailleurs allez voir sur Instagram, et allez voir sur Facebook, nous avons fait des vidéos pour ça, pour montrer ces cérémonies, ce sont des séries complètement authentiques, qui n'ont pas bougé. d'un cil, d'un poil, et qui sont des cérémonies qu'on faisait il y a bien longtemps. Maintenant, il y a la sonorisation en plus, mais ce sont des cérémonies qui n'ont pas bougé, qui ne tiennent pas compte du public occidental et du public touristique. Pas du tout. C'est important de comprendre que même si, effectivement, il y a une pression touristique, elle ne touche pas directement les balinés au point de leur faire oublier les traditions et la culture. Tradition et culture passent avant tout. Cependant, pour faire face aux réalités économiques modernes et aux coûts exorbitants des grands rituels, parce que ça coûte cher, la société bahinaise a fait preuve de pragmatisme. Et donc on assiste aujourd'hui à la généralisation des cérémonies collectives. Les familles d'un même village s'unissent pour organiser, par exemple, nous en avons parlé dans un épisode précédent, organiser les grands limages de dents ou des crémations. permettant ainsi de partager les coûts logistiques et de réduire la pression financière sur les ménages. Mais ça n'est pas en corrélation directe avec le tourisme, puisque même si les tourismes peuvent assister à des crémations, Le défunt et l'esprit sera honoré, puis il y a de monde, puis il sera honoré. Ça ne joue pas sur l'organisation de la cérémonie. La cérémonie reste authentique, mais on s'organise différemment parce que le prix des cérémonies, il a augmenté tout simplement. Alors, Bali a-t-il changé ? Oui, oui. Mais sa véritable âme, celle qui repose sur la recherche constante d'harmonie entre l'humain, la nature et le divin, le principe du tri-ita-karana, est d'une solidité à toute épreuve. C'est presque, et c'est même pas presque, c'est une exception culturelle balinaise. que de garder cette harmonie et cette tradition et cette culture. Le secret d'un voyage réussi à Bali aujourd'hui, c'est d'accepter cette complexité et de comprendre que d'un côté, il y a le tourisme, et de l'autre côté, il y a un Bali... Il suffit de faire 10 km sur Obud. Je suis à 5 km du centre d'Obud et pourtant je n'ai personne et je ne vois aucun touriste. L'idée, c'est de refuser le tourisme de consommation rapide pour adopter la posture du voyageur curieux. curieux et respectueux. C'est comprendre qu'une jeune balinaise peut parfaitement poster une photo sur Instagram tout en allant, quelques minutes après, déposer avec dévotion son offrande de fleurs et de riz sur le pas de sa porte pour maintenir l'équilibre de l'univers. L'un n'empêche pas l'autre. Et chez nous, chez Amalaska, notre rôle, c'est de vous guider à travers ce Bali en transition. Nous concevons nos itinéraires pour vous éloigner des enclaves standardisées et vous connecter directement avec ces communautés locales qui font battre le cœur de Bali. J'ai approché cette réponse rapidement, tout simplement en conclusion. Oui, Bali a changé, mais la culture et la tradition, elle existe toujours, elle est bien présente et passera systématiquement au-dessus du tourisme et de l'organisation touristique. C'est une évidence et nous sommes là pour en témoigner. N'hésitez pas, si vous le souhaitez, à nous contacter. Si vous avez envie de ressentir cette atmosphère unique qu'on imagine ensemble, on imagine ensemble notre voyage idéal on va se... Se retrouver, puis bien sûr, aller sur le site amalaskabali.com pour vous envoyer un petit message. Et puis si vous aimez ce podcast, s'il vous plaît, laissez-nous une note, un avis positif. Bien évidemment, sur le podcast Spotify, ça nous aide énormément à faire voyager notre voix. Retrouvez-nous aussi sur Instagram, Facebook et sur notre chaîne YouTube. Une dernière petite annonce. Dans pas longtemps, il y aura Sandrine. Sandrine qui s'occupe du département du bien-être et qui va vous parler dans ce podcast du bien-être, des massages. de l'esprit bien-être. Et vous allez voir que là aussi, Bali a beaucoup à raconter pour se sentir mieux, se reconnecter à soi-même. Merci d'avoir écouté ce podcast et on se retrouve très vite pour un prochain numéro.