Speaker #1Hommes, sois-tu bienvenus dans un nouvel épisode d'Amanaska Bali, le podcast. Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet tout à fait particulier, une question qui revient très régulièrement, ou même une affirmation qui revient régulièrement. Oui, vous savez, pour aller de Sanur à Munduk, nous avons vu sur Google Maps, il faut environ une heure, on a regardé sur les guides papiers, on a vu le petit routard, le petit futé, et je sais quoi d'autre, et on a vu que les distances, c'était très court, donc on pouvait traverser facilement. Bali s'est retrouvé de l'autre côté en moins de deux heures, comme on dit, à vol d'oiseau. Et donc ça devrait aller. Et donc quand on propose des programmes, les personnes reviennent souvent en disant « Mais ça devrait aller beaucoup plus loin, ce que vous dites là. Vous dites trois heures pour faire 25 km. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » Donc nous allons en parler pour vous donner une autre façon de voir le kilométrage et les distances à Bali. Un sujet tout à fait particulier, mais je pense que c'est intéressant. Il y a d'abord... Eh bien le piège de Google Maps, eh oui, Google Maps c'est un outil très utile. Ça permet de visualiser les régions, d'estimer les directions, de comprendre les grands axes et de se faire une première idée, si on vous réallait un petit peu l'organisation d'un séjour à Bali. Nous on ne s'en sert pas, c'est pas compliqué, on ne s'en sert pas parce que ça ne remplace pas tout simplement la connaissance du terrain, nous connaissons bien. Donc il ne sait pas toujours, Google Maps, comment vous allez vivre votre journée, vous avez passé votre journée, comment... mettre la circulation, il ne sait pas si vos enfants supportent mal le long trajet, il ne sait pas si vous allez arriver après 16 heures de voyage, il ne sait pas que votre hôtel est magnifique, mais bien placé sur une petite route difficile, il ne sait pas que vous voulez profiter d'une piscine l'après-midi, il ne sait pas non plus, Google Maps, qu'il y a peut-être une cérémonie qui va vous ralentir sur la route, ou un gros trou sur la route qu'il va falloir boucher, donc réparer, donc changer de route, il ne sait pas que vous avez prévu trop de changements d'hôtel, c'est possible, Il ne s'agit pas non plus, il ne s'est pas non plus qu'il y a sur le trajet un magnifique coucher de soleil qu'il ne faut pas louper et arriver à une certaine heure. Donc Google Maps, il ne sait pas grand-chose en fait. Le danger c'est d'utiliser Google Maps, bien sûr, on ne vous le déconseille pas. Mais le danger c'est de croire qu'il suffit, qu'il suffit. de suivre Google Maps pour arriver à ses fins et pour arriver à destination. Un itinéraire sur Bali ne doit pas être construit, quand je dis sur Bali, c'est la même chose, sur la Sulawesi, sur Flores, sur Lombok, sur Java, c'est le même principe. Un itinéraire ne doit pas être construit uniquement avec des temps de trajet théoriques. Il doit tenir compte de l'heure de départ, du type de route, du niveau de circulation, des arrêts, du rythme, tout simplement de votre rythme à vous, de la saison, des pluies ou la saison sèche, des zones traversées, de l'état général du séjour. Et souvent, souvent, souvent, les voyageurs se trompent par rapport à ça en pensant que Oise ou Gold Maps va faire le travail. Et c'est particulièrement vrai pour un voyage à Bali, en famille par exemple. Sur une carte, une journée peut sembler raisonnable. Mais si elle commence par une route longue, continue par deux petites visites, se poursuit avec un déjeuner tardif, ajoute une cascade et puis on finit avec un nouvel hôtel, les enfants ne vivront rien ou très mal cette journée. Ils ne la vivront pas en tout cas comme une belle découverte, ils la vivront comme un déplacement interminable. Parce que Bali, ce n'est pas une île plate et linéaire. Et c'est la même chose encore une fois pour les autres îles. Une erreur fréquente consiste à imaginer que Bali, c'est simple à traverser. C'est très simple à traverser. En réalité, Bali possède une géographie très contrastée. Le sud concentre une grande partie du tourisme, des routes d'accès, des hôtels, des restaurants, de l'aéroport aussi, et des zones les plus fréquentées. Le centre de l'île, c'est marqué par au bout de là où... Nous vivons, nous avons notre agence avec les vallées, les rizières, les villages, les temples, et puis les routes, je suis bien obligé de le savoir, les routes plus étroites. Et le nord, le nord de Bali, ça demande souvent plus de temps, car les routes traversent des reliefs, des montagnes, des volcans, des villages, des paysages agricoles, des montagnes, j'ai déjà dit, et sur des côtes plus éloignées, donc c'est plus long. Le Moundouk Ahmed Permutéral Cédimen, dans certaines régions du Karagasen, ne se vit pas comme un trajet dans une grande ville européenne. Pourtant, le Google Maps, par exemple, ne le prend pas en compte. La route fait partie du voyage, dit-on. Elle peut être magnifique, mais elle peut aussi être fatiguée si elle est mal placée dans l'itinéraire. Une route de montagne peut offrir des vues superbes, mais demander plus attention. Et une route vers l'Est peut être très agréable si elle s'assert dans une progression cohérente. Mais peut devenir aussi rapidement pénible si elle est prévue en aller-retour dans une région trop éloignée. Je me souviens d'avoir eu des voyageurs qui partaient de Sanur pour aller à Permutérane, qui sont passés par Mundouk. Je les ai croisés, ils m'ont montré leur programme très fièrement. Je dis, vous savez, vous n'allez pas beaucoup profiter, puisque vous passez trois jours Mundouk-Permutérane et vous revenez. Vous n'allez pas beaucoup profiter. mais non, ça va très vite, regardez, Sanur jusqu'à Munduk, il faut une heure et demie. Et puis ensuite, on l'a regardé, et de Munduk à Permuterane, c'est pareil, une heure et demie. Donc du coup, en fait, au retour, je les ai retrouvés dans l'hôtel où j'étais, et ils m'ont dit, ben oui, mais non, c'était trois heures, trois heures et demie pour aller à Munduk, et puis ensuite, on pensait passer de Munduk à Permuterane et faire ça en une heure et demie, on l'a fait en deux heures et demie, trois heures, parce qu'il y avait une cérémonie. Vous voyez que la réalité se confronte à quelque part à un fantasme de route qui se déroule comme un ruban, et ce n'est pas le cas. Alors, le sud de Bali, tout simplement, c'est dense, dense sur les routes, enfin dense, D-E-N-S-E, parce qu'on ne danse pas forcément sur les routes, bien sûr, vous l'avez compris, et donc Tchangu, Seminyak, Kutal, Egan, Jimbaran, Usadoua, même Sadour, Denpasar et Luwatu, semblent former un ensemble assez compact, et sur le papier, les distances, ça paraît faible. Je parle de ça, non, je ne viendrai pas de ça, j'en ai pour un quart d'heure. Pas du tout. Dans la réalité, cette zone concentre une grande partie de la circulation, des déplacements touristiques, des trajets vers l'aéroport. Et du coup, c'est une circulation beaucoup plus dense. Et souvent, les voyageurs comprennent que pas loin, ça ne veut pas dire pas rapide. Ce n'est pas loin, c'est vrai. Mais par contre, il faudra quand même du temps pour l'atteindre. Encore une fois, le sud de Bali est vraiment très particulier parce que... Pour aller à Sanur, pour aller à Seminyak, pour aller à Djimbaran, il faut du temps, même s'il y a un bridge, un pont, ça prend toujours du temps. Et ça dépend aussi, bien évidemment, du timing. C'est-à-dire que souvent, si vous partez le matin très tôt, l'après-midi, le soir, ça changera également. Les cérémonies aussi peuvent ralentir la route, et c'est normal. La cérémonie, ça c'est Bali, c'est une île de cérémonie. Donc les processions d'Odalan, les mariages, les crémations, Galungan, Kulingan. Niépi, les rites familiaux, et j'en passe. Je ne vais pas faire la longue de la liste. Mais ça bloque les routes. Les personnes sont là pour faire des processions sur la route. Et vous qui aviez prévu de mettre une heure pour Alassano, vous mettrez trois heures. Et vous ne pourrez rien y faire. Alors bien sûr, nos propres chauffeurs, nous connaissons les raccourcis. Nous connaissons des routes parallèles. Mais encore une fois... Google Maps ne les maîtrise pas forcément comme nous ne pouvons les maîtriser. Et puis c'est pareil les ports aussi. Les ports, ça change aussi la perception des distances. Si les distances trompent encore plus, c'est lorsque l'on ajoute des îles. Les îles Guilly, nous, ça a Pénidat, nous, ça a Lomboga, nous, Lombok, semblent proches de Bali. Et on se dit, mais c'est un petit coup de bateau et ça va vite. Elles le sont en fait géographiquement, mais une traversée ne se résume pas à un temps passé sur le bateau. Il va falloir rejoindre le port, prendre le billet. Peut-être que vous l'aurez eu avant, mais peu importe. Et ensuite, il va falloir attendre. Et si par exemple vous allez sur les îles Guilly, votre bateau peut tout à fait s'arrêter à Lambogane, Nusa Penida, puis ensuite les îles Guilly. Donc au lieu de mettre une heure ou une heure et demie comme c'est marqué sur le ticket, vous mettrez trois heures. Parce que ce n'est pas simplement des lignes bleues sur une carte, il n'y a pas de contrat. Ça fonctionne comme ça et chacun y va à son rythme. Donc on vous a donné un petit ordre d'idées des distances un peu touffues, totalement fouillies pour vous, et ça remet en question peut-être l'élaboration de votre programme en vous disant « mince, j'ai prévu deux heures pour aller à un point A, un point B, mais en fait, en finalité, s'il a raison, et j'ai raison, je peux vous l'assurer, ça va prendre plus de temps, et parfois ça prend moins de temps d'ailleurs, donc la durée est subjective, ça va nous tromper, on ne va pas savoir comment faire, appelez-nous. » Tout simplement, et on en parle ensemble, on peut répondre à vos questions et bien sûr créer avec vous ce voyage inoubliable. Parce qu'en fait, nous, on ne construit pas nos voyages uniquement à partir de cartes. On vit sur place. Nous connaissons les régions, les routes, les ports, les guides, les hôtels, les saisons. Notre rôle n'est pas de compliquer le voyage. Notre boulot, c'est de le rendre plus fluide, de vous accompagner pour vous simplifier la vie. Donc nous regardons les trajets, les horaires, les changements, les temps de pause, les hôtels, les activités, les jours. plus léger, les arrivées, les départs, les éventuelles traversées en bateau, les routes de montagne, les journées à guise, les journées libres, bref. Les distances à Bali ne sont pas un problème si on les respecte. Il ne faut pas retenir... Tout cela que Bali est difficile, pas du tout. Bali reste une île absolument merveilleuse à parcourir, et encore une fois, comme Flores, comme la Sulawesi. La Sulawesi, c'est la même chose, vous partez de Makassar en passant par Bira, Tempe, pour aller sur le Péhitoraja, on pense qu'on va mettre 4 heures, on met 9 heures, parce qu'il faut traverser la jungle, parce que la route est parfois difficilement praticable, et nous le prenons en compte. Donc l'île demande une chose, c'est de ne pas être traité comme une carte miniature ou un simple... Simple itinéraire de Google Maps. Les distances à Bali ou dans les autres îles, ça trompe les voyageurs parce qu'elles semblent très simples. Et peut-être d'ailleurs que vous avez des amis qui vous ont dit « Mais non, tu vas voir, c'est facile. Moi, j'ai mis deux heures. » Oui, mais ils ne sont pas tombés sur une cérémonie, ils n'ont pas eu, peut-être pas parangé à midi. Enfin bref, leur voyage n'est pas le vôtre. Respecter les distances, c'est accepter que tout ne se fasse pas en une seule journée. C'est choisir les bonnes bases. C'est éviter les allers-retours. Ou les allers-retours absurdes d'ailleurs. c'est donner du temps au monde. aux régions éloignées. C'est ne pas transformer une île en un marathon. Par exemple, partir à Flores et décider que ça peut se faire en deux jours alors qu'il faut plus de temps. C'est comprendre que la fluidité vaut parfois plus qu'une visite de plus. C'est encore plus vrai en plus pour les voyages en famille. Voilà, petit épisode qui, je l'espère, ne vous a pas découragé de venir nous voir, mais bien au contraire de vous organiser en conséquence en vous disant que ça peut être... trop peur de penser que Google Maps ou autre peut vous donner les bonnes informations. Et même, encore une fois, les autres voyageurs, les amis, la famille qui ont pu venir avant vous à Bali ou dans les autres îles ont eu un voyage qui les concernait et qu'il est important de bien comprendre les distances pour les apprécier. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez surtout pas à nous contacter, bien sûr, sur le site Internet où il y a des formulaires. Et là, on peut vous aider. Nous sommes là pour simplifier votre voyage. N'hésitez pas à laisser des avis sur Apple Podcast, Spotify, ça nous fait... Chaud au cœur et ça nous fait du bien de savoir que vous appréciez ce podcast à la Manasca Bali. 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