Speaker #0Om Swastiastu, bienvenue, bienvenue sur le podcast d'Amanaska, Manaska Bali, l'agence de voyage qui est située à Bali. Nous vivons là, vous partez en voyage et nous avons pour vocation, pour envie de vous proposer des épisodes différents qui vous permettent vous parle de Bali, bien évidemment, puisque nous vivons là. Nous vivons là où partez en voyage. Nous sommes situés à Ubud. Et puis 17 ans, d'ailleurs. Je regardais la dernière fois depuis combien de temps nous sommes... Nous avons créé à Madasca et nous sommes sur Bali. Nous sommes là depuis plus de 17 ans, puisque personnellement, je suis là depuis 2003. Enfin en tout cas, je connais Bali depuis 2003. Et nous avons créé Bali. Ça fait 17 ans. On fêtera les 20 ans ensemble, j'en suis certain. Et donc nous sommes là dans ce podcast, très naturellement, sans montage, sans rien. Vous entendez des chiens aboyer, vous entendez les oiseaux piailler derrière moi. Nous sommes là pour vous parler de Bali, de l'Indonésie, et puis de choses particulières, de géographie, de région, d'administratif parfois, d'actualité, comme je viens de vous le dire. Et aujourd'hui, j'avais envie d'aborder un sujet tout à fait particulier qui nous parle un petit peu de quelque chose que nous ne connaissons pas forcément. Et oui, sur l'Indonésie. Alors... on va imaginer quelque chose, on va imaginer que... Mais j'imagine ensemble que vous êtes à Bali, autour de vous, il y a des rizières, des temples, il y a des offrandes sur le sol, des singes dans les forêts, si vous êtes sur Monkey Forest, vous allez voir des singes, ou ailleurs, vous en trouvez aussi, des oiseaux familiers de l'Asie tropicale. Tiens, il n'y a pas longtemps d'ailleurs, juste une petite anecdote, j'ai trouvé un pangolin, vous voyez le pangolin qui a été rendu coupable, à tort bien sûr, de... du Covid, qui était, encore une fois, on s'est rendu compte que ce n'était pas du tout lui, un pangolin qui est un animal extrêmement rare. Eh bien, j'avais un pangolin, je ne vous dirai pas où, parce que si jamais, ça doit rester secret, l'endroit doit rester secret. Mais à Auboud, on a découvert avec ma compagne un pangolin. On a pu le toucher, le regarder et puis surtout le protéger pour qu'il rentre dans son endroit privé. Parce qu'il sort souvent la nuit et c'est un animal absolument magnifique. C'est un petit aparté. Donc, j'étais en train de vous dire d'où est imaginé Bali. Donc, tous ces animaux tropicaux qu'on peut trouver, tous ces singes, ces temples, ces offrandes, c'est l'atmosphère particulière de Bali. Et puis, on prend la mer. On prend la mer. On peut prendre la mer, par exemple, en partant de Sanur. Et puis, à quelques dizaines de kilomètres seulement, on prend la direction de Longbok. Voilà. Puis, on va vers les Guilis ou plus loin encore, vers Flores, Komoto, Sulawesi. Voilà. Et on continue. Et puis le paysage, il semble continuer aussi. Le ciel est le même. La mer, c'est la même. Les volcans sont toujours là. Et pourtant, sans vous en rendre compte, vous venez de franchir l'une des frontières naturelles les plus fascinantes du monde. Le saviez-vous ? Le titre vous a dit déjà pas mal de choses, mais ce n'est pas une frontière politique, ce n'est pas une frontière culturelle, ce n'est pas non plus une frontière visible, c'est une frontière du vivant qui est absolument exceptionnelle et qui s'appelle la ligne de Wallace. Cette ligne de Wallace raconte une histoire extraordinaire, celle d'un homme déjà qui s'appelle Alfred Russel Wallace et d'un voyage dans l'archipel indonésien. Ça nous parle aussi d'une intuition scientifique majeure et d'un mystère que l'on peut encore ressentir aujourd'hui lorsqu'on passe de Bali à Lombok. Je vous rappelle d'ailleurs qu'il y a un épisode sur Lombok qui est sorti il y a quelques semaines de ça. Alors Alfred Russel Wallace est né en 1823 au Royaume-Uni. Il n'est pas simplement un explorateur romantique parti courir le monde avec un carnet et un filet à papillons. C'est un naturaliste, un collecteur, un géographe, un anthropologue, un observateur. acharné du vivant. Et en 1823, Dieu sait s'il y avait des choses à voir, ne serait-ce qu'en Indonésie. Et le Natural History Museum de Londres rappelle qu'il a formulé l'idée de l'évolution par sélection naturelle indépendamment de Charles Darwin. Donc ce n'était pas la peine quatre semaines, comme on dit, ce qui fait de lui l'un des grands noms de l'histoire des sciences, même si son nom... est resté beaucoup moins connu que celui de Darwin. Et ce qui rend Wallace passionnant, parce qu'on est là pour parler de lui, c'est qu'il observe avant de théoriser. Il ne parle pas d'une grande idée abstraite, il regarde d'abord, il compare, il collecte, il collecte des plantes, des végétaux, des minéraux, puis aussi des insectes, des animaux, il collecte, il note. Et il passe ainsi d'une île à l'autre et il commence à avoir quelque chose que peu de voyageurs remarqueraient. En fait, les animaux ne sont pas répartis au hasard. Eh oui. Avant l'Indonésie, Wallace partait en Amazonie avec Henry Walker Bates. Il y collecte des milliers de spécimens. Mais au retour, catastrophe. Son navire prend feu dans l'Atlantique et presque toutes ses collections et ses notes disparaissent. Wallace survit, mais il perd des années de travail. Et là, vous et moi, on aura arrêté. On se sera dit, ça y est, c'est foutu. Surtout, il n'y avait pas de cloud ou d'internet. ou de sauvegarde pour garder tout ça, mais non, lui, il repart. Un an plus tard, cette fois-ci, il met le cap vers l'Asie du Sud-Est. Et en 1854, Wallace commence son grand voyage dans ce qu'on appelait alors l'archipel Malais, c'est-à-dire en fait une grande partie de l'actuelle Indonésie et de la Malaisie. Et pendant 8 ans, il parcourt des milliers de kilomètres. Il observe les îles, les peuples, les langues, les reliefs, les climats, les oiseaux, les mammifères, bref, tout, les insectes aussi. Et le Natural History Museum indique qu'il a accumulé plus de 125 660, c'est précis, spécimens. Donc plus de 5000 espèces nouvelles pour la science occidentale de l'époque. C'était à l'époque, encore une fois, des grands explorateurs et des grands aventuriers. Mais derrière ces chiffres, il y a une scène beaucoup plus simple. Wallace arrive à Bali, puis il passe à Longbok. Et là, quelque chose ne colle pas. Bali et Longbok sont proches, en finalité très proches, entre les deux, il y a un détroit, juste un détroit. Et à la UNU, on pourrait penser que la nature devrait être presque la même. C'est normal, même région, même altitude, même ambiance tropicale, même proximité. Et pourtant, Wallace remarque que certains oiseaux connus, plutôt communs à Bali, Java, Sumatra ou Borneo, disparaissent brutalement lorsqu'ils arrivent à Longbok. Voilà un grand mystère digne de Sherlock Holmes. Et dans son texte sur la géographie zoologique de l'archipel Malé, Wallace explique qu'à Bali, il observe des oiseaux typiques de la région indienne, présents aussi à Malacca, Java et Borneo. Mais après avoir traversé vers l'Hombok, où il collecte pendant plusieurs mois, il ne les retrouve plus. Il ne voit plus où sont ces espèces qu'il avait rencontrées ailleurs. Il note aussi que certains groupes, comme les Kakatowais ou les Mégapodes, atteignent leur limite occidentale à l'Hombok. Pour lui, le détroit de Langue-Bocque marque donc une séparation brutale entre deux grandes régions zoologiques du globe. Intéressant, non ? J'ai même envie de dire passionnant. C'est ça la grande intuition. A l'ouest de cette île, Bali, Java, Sumatra, Borneo, le vivant ressemble davantage à l'Asie. Et à l'est, Longue-Bocque, Sumbawa, Flores, Sulawesi, les Molucs, jusqu'à la Nouvelle-Guinée, on entre dans un monde beaucoup plus mélangé avec des affinités australiennes, des espèces étranges, parfois uniques, souvent endémiques. La ligne de Wallace part de l'océan Indien, passe par le détroit de Longue-Bocque, entre Bali et Longue-Bocque, remonte par le détroit de Makassar, entre Bordeaux et Sulawesi, puis se prolonge vers la mer des Philippines. Britannica la décrit comme une limite entre les régions phoniques orientales et australiennes, proposée par Alfred Russel Wallace au XIXe siècle. Il faut bien comprendre que cette ligne signifie... Ce n'est pas un mur, on ne voit pas... Ce n'est pas quelque chose de concret, ce n'est pas une barrière magique, ce n'est pas une frontière parfaitement étanche. Non, certains animaux ont pu passer. Certains oiseaux volent en passant cette ligne imaginaire. Certaines espèces se dispersent. La nature n'obéit jamais à nos tracés comme une carte administrative. Ce qui peut nous faire d'ailleurs réfléchir sur notre propre sentiment et positionnement, par exemple, par rapport aux frontières. Et par rapport à l'immigration, et par rapport à des gens qui viennent s'installer dans des pays qui ne sont pas les leurs, c'est la nature, déjà, de nous proposer ça. Donc, je reviens sur le sujet principal, le Britannica précise d'ailleurs que beaucoup de géographes ne considèrent plus la ligne de Wallace comme une frontière régionale absolue, mais qu'elle reste une limite très nette. pour de nombreux groupes d'animaux, notamment des poissons, des oiseaux et des mammifères. Mais ce qui est fascinant dans cette ligne de Wallace, que vous allez peut-être même pouvoir passer vous-même, lors d'un voyage que vous allez, pourquoi pas, réaliser avec nous, bien sûr, c'est l'intensité du contraste. A l'ouest, on est dans le monde asiatique, donc on a les primates, les grands mammifères, les forêts de Java, Sumatra, Borneo, et la continuité avec le continent. le continent asiatique. Et à l'est, on entre dans Walesa, cette zone de transition, de mélange, d'isolement et d'invention biologique. Alors, Walesa, ce n'est pas juste un nom scientifique, c'est un monde entre deux mondes. Cette ligne comprend notamment la Sulawesi, les Molucs et les petites îles de la Sonde à partir de Lombok. Géologiquement, Bali appartient au plateau continental de la Sonde. C'est rattaché à l'ensemble asiatique. Tandis que Longuebocq entre dans la zone de Wallessa. On aurait peut-être dit Wallessa en détail Wallessie. Je pense que c'est mieux Wallessie d'ailleurs. D'ailleurs, vous remarquerez que parfois je prononce très mal les noms qui ne sont pas forcément francophones, mais je vous laisse faire la différence. Et puis tout simplement, regardez par vous-même, vous renseignez, vous informez. N'hésitez pas à aller voir sur une carte de quoi je vous parle. Donc le détroit de Longuebocq profond forme donc une vraie... Coupure géologique entre les deux. Vous avez compris ? C'est là que l'histoire devient encore plus intéressante. Parce que pendant les périodes glaciaires, le niveau de la mer était plus bas. Certaines îles, aujourd'hui séparées, étaient alors reliées entre elles. Sumatra, Java, Borneo et Bali pouvaient former un ensemble beaucoup plus continu avec l'Asie du Sud-Est. Les animaux terrestres pouvaient donc circuler plus facilement. Mais entre Bali et Langbok, le détroit reste très profond. Donc cette profondeur a maintenu une séparation durable. C'est intéressant, l'article géologique d'Aung H. Satayana, pardon si je l'ai vraiment complètement haché son nom, mais lui, il indique que le détroit de Langbok mesure environ 20 à 40 km de large et 60 km de long et environ, c'est ça qui est important aussi, 250 m de profondeur. Et cette profondeur aurait contribué à isoler les faunes de part et d'autre, séparation. Autrement dit, ce n'est pas la largeur de la mer qui compte seulement, c'est sa profondeur, et son histoire, et son ancienneté, bien sûr, sa capacité à empêcher les animaux terrestres de passer, même lorsque le niveau... marins descendait et ça change complètement notre manière de regarder une carte et une carte de l'indonésie en voyageurs ben regarde bali et langbok et voit deux îles voisines voilà se regarde bali et langbok et voit deux histoires évolutives différentes A Bali, vous êtes encore sur le bord oriental du monde asiatique. Et à Lombok, vous entrez dans une autre logique du vivant. Et ce que Wallace a compris, c'est qu'une île n'est jamais seulement une île, c'est une mémoire. Une île porte en elle son origine géologique, ses anciens liens avec les continents, ses isolements, ses migrations impossibles, ses espèces qui sont arrivées comme ça au hasard, ses espèces disparues aussi et ses espèces... transformée, qui évolue. Et c'est pour ça que Sulawesi est si fascinante. L'île semble presque sortie d'un laboratoire naturel. Elle n'est ni vraiment asiatique, ni vraiment australienne. On y retrouve des animaux étonnants, comme le bari rusa, ou la Ausha, qui ont longtemps intrigué les naturalistes. Et Wallace lui-même, vous voyez, célèbre, donc c'est l'ancien nom de Sulawesi, comme un territoire extrêmement particulier. Presque un monde à part dans l'archipel. Rappelez-vous, on a fait là aussi un épisode sur la Sulawesi, il y a quelques temps, et on parle de la Sulawesi en parlant beaucoup, beaucoup des locaux, de leurs traditions, de leur culture, de l'originalité de cette île, mais on ne parle pas encore assez de l'originalité, mais simplement de la biodiversité de cette île, tout à fait particulière. Et c'est aussi pour ça que Flores, Komodo, les Molucs ou la Papouasie fascinent autant les voyageurs naturalistes. Parce que plus on va vers l'Est, plus on ressent cette impression de bascule. Les paysages changent, les climats deviennent parfois plus secs, les espèces ne racontent plus seulement l'Asie tropicale, elles racontent aussi l'Australie, la Nouvelle-Guinée, les migrations anciennes et les isolements prolongés. La ligne de Wallace a donc une conséquence majeure. Elle a aidé à fonder la bio-géographie moderne, c'est-à-dire l'étude de la répartition des êtres vivants dans l'espace. Pourquoi tel animal vit ici et pas là ? Pourquoi deux îles proches peuvent-elles avoir des faunes si différentes ? Pourquoi certaines espèces se ressemblent à des milliers de kilomètres tandis que d'autres changent brutalement après un simple détroit ? Avant Wallace, on classait souvent les animaux comme s'ils existaient dans des catalogues séparés. Avec Wallace, on commence à comprendre que la vie a une géographie, une histoire et une mémoire. Et cette mémoire est encore visible par celui qui voyage lentement, à la façon de Malaska, j'ai envie de dire. Quand vous passez de Bali à Langbok, vous ne changez pas seulement d'île, vous changez de chapitre naturel. Quand vous continuez vers Sumbawa, Flores ou Komodo, vous entrez dans un monde où l'isolement a produit des formes uniques. Quand vous arrivez à Sulawesi, vous découvrez une île dont la forme même semble annoncer l'étrangeté. Quatre péninsules, des montagnes, des golfs, des mondes séparés à l'intérieur d'un même territoire. Alors aujourd'hui... Walla Sea, on le prononce comme ça, est considéré comme une région majeure pour la biodiversité. Le Critical Ecosystem Partnership Fund rappelle que cette zone possède une très forte taux d'endémisme. Donc plus de la moitié des mammifères du hotspot, 40% des oiseaux et 65% des amphibiens n'existent pas en dehors de cette région. Rien que ça devrait vous donner envie de venir nous voir. Et le COPF souligne que Wallace se trouve au cœur de la crise. Wallessa, pardon, Wallessa, ou Wallessie, se trouve au cœur du triangle de corail, l'une des zones plus marines, les plus riches du monde. Intéressant. J'arrête pas de le dire intéressant, parce que quand on a fait cette recherche, quand on a travaillé sur cette ligne de Wallace, nous avons bien sûr, bien évidemment, découvert de nouvelles choses qu'on ne connaissait pas. Mais bien sûr, cette richesse, c'est fragile, comme tout le reste de la planète, mais à plus forte raison, parce qu'il y a des spécificités, il y a des choses qui sont très fragiles. dans cette région du monde. C'est une des grandes conséquences modernes de la ligne de Wallace. Elle nous oblige à voyager avec plus d'attention, parce que dans ces îles, beaucoup d'espèces ont évolué dans des espaces limités. Donc elles ne sont pas remplaçables, en fait. Une forêt détruite en Sulawesi ou à Borneo, une zone humide abîmée à Flores, un récif dégradé dans les Molucs, ce n'est pas seulement un morceau de nature qui disparaît. C'est parfois une histoire évolutive entière qui se fragilise et parfois même qui disparaît. et pour un voyageur Comprendre la ligne de Wallace, ce n'est donc pas apprendre une curiosité scientifique pour briller au dîner, en disant « Oh, vous connaissez la ligne de Wallace, je vais vous expliquer » , c'est juste, ou c'est aussi changer de regard. Vous ne voyez plus la Nolésie comme une simple succession d'îles dites paradisiaques, vous commencez à la voir comme un immense livre vivant. Bali, c'est pas Longue Bocque. Donc Boc, ce n'est pas Flores. Flores, ce n'est pas la Sulawesi. Et la Sulawesi, ce n'est pas les Molucs. Et chaque traversée devient plus qu'un déplacement, vous voyez, un truc touristique, pas du tout. C'est un passage entre des mondes. Et il y a aussi une leçon plus subtile. La ligne de Wallace nous rappelle que les frontières les plus importantes ne sont pas toujours visibles. Entre Bali et Lombok, rien ne vous prévient. La mer est belle, le bateau avance, le vent souffle, et pourtant, sous la surface, une ancienne coupure géologique a orienté la vie pendant des millions d'années. C'est encore une fois une frontière silencieuse. Une frontière sans panneaux, qui n'a pas besoin de garde-frontière. Une frontière que seuls les oiseaux, les mammifères, les courants et les profondeurs racontent. Et ça, Ben Wallace a eu le génie de le comprendre. Il faut aussi dire une chose importante, c'est que cette ligne ne doit pas être utilisée pour expliquer les peuples, les cultures ou les identités humaines de manière simpliste. Wallace lui-même s'intéressait aux populations, aux langues et aux sociétés. Mais la ligne de Wallace est d'abord une limite bio-géographique. Elle parle de faune, de géologie, d'évolution. Elle ne dit pas que les humains seraient séparés en deux mondes fixes. L'Indonésie culturellement est un immense carrefour d'échanges, de migration, de religion, de langue, de royaume, de commerce et de métissage. C'est tout de même, c'est même tout le paradoxe d'ailleurs passionnant de cet archipel. C'est la nature qui a parfois été séparée, tandis que les humains sont souvent reliés. Les mers qui ont arrêté certains mammifères et qui ont porté des bateaux. Les détroits qui ont bloqué des espèces et ont fait circuler des marchands, des pêcheurs, des récits, des croyances, des musiques, que sais-je, des épices, des rituels. La ligne de Wallace ne ferme donc pas l'Indonésie. Elle l'ouvre et elle nous montre que cet archipel n'est pas uniforme. Il est composé de seuils, de passages, de ruptures, de continuités. C'est précisément ça qui le rend si passionnant à découvrir et à voyager. A la prochaine fois ! Que vous regardez une carte de Bali, de Longbok, de Flores, de Sulawesi, vous ne voyez pas seulement des îles, mais vous voyez des mondes. Vous voyez Bali comme l'ultime avancée du grand monde asiatique. Vous pouvez regarder Longbok comme le début d'une zone de transition, Flores comme une terre d'isolement et d'espèces rares. Vous voyez Sula Wazi comme une énigme géologique et animale, et puis les Molucs comme un pont vers la Papouasie et l'Océanie. Et surtout, on n'a pas fait cet épisode pour rien, alors souvenez-vous de Wallace, un homme qui, après avoir perdu presque tout son travail dans un... un naufrage, et reparti, c'est déjà en soi un exemple, un homme qui a traversé l'Indonésie pendant 8 ans, un homme qui a observé les oiseaux, les insectes, les mammifères, mais aussi les paysages et les peuples. Un homme qui a compris qu'entre deux îles proches, on pouvait passer une des plus grandes frontières invisibles de la planète. La ligne de Wallace n'est donc pas seulement une ligne sur une carte, qu'on voit d'ailleurs à peine, qu'on ne distingue pas, c'est une invitation à voyager autrement. On ne peut pas seulement regarder les plages, les volcans et les temples, mais on peut aussi écouter C'est ce que les îles racontent, à comprendre que chaque traversée porte une histoire ancienne, à sentir que l'insomnie, ce n'est pas un décor, une destination à faire en plus, tiens, ça c'est fait, non, c'est un monde vivant, complexe et profond. Et peut-être qu'au fond, c'est ça le vrai luxe du voyage, ne pas seulement aller quelque part, mais comprendre un peu mieux le monde dans lequel on arrive. Alors, la ligne de Wallace nous rappelle qu'entre Bali et Lombok, il ne se passe pas seulement un changement d'île, il se passe un changement de monde. Invisible à nos yeux, cette frontière naturelle raconte l'histoire de la Terre, des espèces, des profondeurs marines et des îles indonésiennes. Et pour tout voyageur curieux, voyageur à Madagascar, c'est une clé précieuse. Elle transforme une simple traversée en expérience de compréhension. Voilà, c'était un épisode qu'on tenait à faire parce que ça nous a vraiment passionnés de travailler sur cette ligne de Wallace, aussi intéressés tout simplement par curiosité, et peu à peu, nous avons construit et emboîté le puzzle pour vous en parler plus simplement aujourd'hui. Alors bien sûr, pour cette fin d'épisode, je vous rappelle que vous avez beaucoup de supports où vous pouvez découvrir Amalas Kabbali de façon différente. Ici, nous partageons sur ce podcast des astuces, nous partageons encore une fois des rencontres que nous pouvons faire, et puis ils vont... Mais ça, ça reste bien sûr au son de la voix, qui, vous l'avez certainement remarqué, est complètement imparfait. Parfois, mes prononciations ne sont pas terribles, mais c'est l'intention qui, je crois, est importante. Vous avez donc ce podcast. Vous avez aussi, bien sûr, le site amalaska-bali.com, qui est le site qui va vous présenter un peu ce que nous faisons, ce que nous présentons, qui sommes nous, tout simplement. Nous vivons là où on partait en voyage. Et puis, vous avez, bien sûr, la chaîne YouTube. Alors, la chaîne YouTube, il y a plein, plein, plein de vidéos différentes de nos voyageurs, mais aussi... de cérémonies que nous avons pu faire. On vous présente un peu Bali sous forme de vidéos. Et puis, vous retrouvez aussi les podcasts. Et puis, vous avez également Instagram, notre façon encore de présenter plus précisément Bali. Et puis, vous avez Facebook. Nous sommes plus de 8000 à nous suivre. Et je vous en remercie, bien évidemment. Et là aussi, on vous propose des choses différentes, des astuces, comment parler indonésien, en tout cas, des grands principes par l'indonésien. des façons de voir le Bali, mais aussi, encore une fois, toutes les îles indonésiennes de façon différente. Voilà, j'espère ne rien avoir oublié. Je vous remercie, nous vous remercions tous, toute l'équipe d'être présents avec nous et d'écouter ce podcast. Et puis on se retrouve très prochainement pour un nouvel épisode d'Amanaska Bali. Musique Générique