Speaker #0Hello à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Amdebar. J'en profite pour vous rappeler que mon carnet d'entraînement et de journaling sportif, donc Amdebar, est de nouveau disponible. Donc maintenant que je suis rentrée de Bali, j'ai réouvert les commandes. N'hésitez pas à passer sur le site, le lien est dans ma bio Instagram et je peux vous le remettre aussi. en description de cette vidéo. Donc aujourd'hui, je vais vous faire un épisode un petit peu spécial puisque, en fait, hier, j'ai publié un réel sur les réseaux sociaux où je parlais du sujet qu'on va aborder aujourd'hui dans ce podcast et j'avais volontairement envie d'en faire un épisode un petit peu plus léger mais un petit peu plus détaillé par rapport à ce réel-là puisque j'ai parlé du coup dans ce réel d'une croyance que j'avais depuis longtemps et d'une croyance qu'ont la plupart des sportifs d'ailleurs, je pense, et qu'on développe et qu'on met beaucoup en avance sur les réseaux sociaux et que j'avais envie un petit peu de controverser avec vous. Et coucou, moi c'est Shirley, je suis coach et athlète d'haltérophilie et à chaque épisode je touche les coulisses de ma vie sportive et de mon métier. Mon but est de t'aider à simplifier ta pratique, renforcer ta confiance et t'aider à progresser avec authenticité afin que toi aussi tu brilles sous la barre et dans la vie. Donc cette croyance, cette idée, c'est laquelle ? C'est l'idée que pour être forte, il faut souffrir. Donc que pour être forte il faut souffrir, que pour être forte il faut en faire toujours plus, que pour être forte il faut se forcer, que pour être forte il faut se dépasser, toujours faire plus, toujours faire plus intense, toujours faire plus loin etc Et moi-même j'ai pensé ça pendant très longtemps et c'est ce qui m'a poussé à être celle que je suis aussi aujourd'hui mais je pense qu'aujourd'hui cette croyance est incomplète et j'aimerais la nuancer avec vous. Donc pour vous faire un petit rappel et pour les personnes du coup qui m'ont rejoint récemment, je suis athlète ou en tout cas je m'entraîne depuis au moins... 2016 donc plus de dix ans j'ai commencé par la musculation ensuite j'ai fait un petit virage vers l'haltérophilie même si c'est une simile qui m'avait toujours un petit peu intéressé c'est vrai que j'ai fait réellement de l'haltérophilie à 100% en 2020 il me semble donc ça fait plus de six ans je suis devenu coach en 2023 donc il y a plus de trois ans donc voilà pour vous expliquer un petit peu mon parcours et tout au long de ma pratique et comme toute personne tout au long aussi de ma vingtaine j'ai évolué j'ai compris différentes choses et c'est pour ça que je me permets d'aborder ça aujourd'hui avec vous puisque dans ces milieux là Merci. que ce soit l'haltérophilie ou la musculation, la douleur, au final, c'est presque comme une médaille. On admire ceux qui ratent jamais une séance, ceux qui s'entraînent même quand ils sont fatigués, les filles qui s'entraînent même quand elles ont leurs règles, ceux qui en font toujours plus, etc. Et moi-même, j'ai longtemps cru que du coup, c'était ça être finalement disciplinée, c'était ça être forte. Sauf qu'au final, je me suis rendue compte qu'à croire ça, et moi-même, du coup, c'est ce que j'ai cru, on finit par penser du coup que souffrir, c'est une preuve qu'on est sur le bon chemin, c'est une preuve qu'on est une bonne personne, etc. Et puis j'ai compris. Au final, Final, si je fais le ratio sur ces, du coup, dix dernières années, vous l'avez compris, ce qui m'a fait réellement progresser, ce n'est pas la souffrance, mais c'est la régularité. Vous l'avez donc compris, ça fait plusieurs années que je m'entraîne. Et il y a certainement un moment donné dans ces dix dernières années où j'ai sauté des entraînements. Et pour autant, j'ai progressé et je pense qu'aujourd'hui, je peux vous le dire, je suis une femme forte, mais pas seulement forte physiquement, mais je suis une femme forte aussi mentalement. Et ça, pas parce que j'ai souffert, mais parce que j'ai été régulière et parce que je suis encore là dix ans après. Et ça, c'est un concept que j'applique aussi dans mes coachings et je vous l'ai déjà dit dans plusieurs de mes épisodes. C'est pour ça que quand il y a une personne qui me contacte et qui me dit « Coucou Shirley, je veux commencer une prog avec toi, ça fait 5 ans que je ne suis pas entraînée ou alors je n'ai jamais pratiqué de sport mais j'aimerais m'entraîner comme toi 4 à 5 fois par semaine. » je calme directement la personne et je lui explique que non. Pourquoi ? Parce qu'il vaut mieux y aller pas à pas et je préfère deux séances par semaine pendant des mois plutôt que cinq séances intensives pendant un mois. Pourquoi ? Parce que le changement ou l'intensité, trop de souffrance ou trop d'inconfort d'un coup va faire que la personne, elle va abandonner. Et ce qui compte, c'est, et ça j'y reviendrai plus tard dans l'épisode, c'est finalement d'arriver à être régulier dans ton entraînement, peu importe le nombre de séances que tu vas faire dans la semaine. Ce qui compte, c'est de le faire entre guillemets chaque semaine. Il y a une phrase que j'aime bien et que j'avais dit à une assistante, athlète récemment, il vaut mieux une séance moyenne 2 ou 3 fois dans la semaine plutôt qu'une séance où tu te démontes la semaine d'après et après tu t'entraînes plus pendant 5 jours quoi. Bon au final c'est pas du tout une phrase mais je me rappelle que j'avais dit ça par message et finalement voilà, je préfère qu'elle adapte sa séance, qu'elle y mette peut-être un petit peu moins d'intensité mais qu'elle bouge une à deux fois dans la semaine malgré la chaleur parce que du coup c'était ça le sujet à cause de la canicule etc plutôt que du coup de prendre une, deux semaines de récup parce qu'il y a une séance où elle s'est démontée, elle s'est dégoûtée et du coup elle y est pas retournée pendant plus d'une semaine. Ce qui va vraiment te faire progresser et te rendre forte, c'est le repos, l'écoute de toi et de ton corps, tes habitudes et pas d'énormes changements d'un coup. Ça, c'est une petite dédicace en rapport avec l'avant-dernière épisode du podcast. La récupération, bref. Aujourd'hui, je ne cherche plus à savoir à quel degré je suis capable de souffrir, ni savoir combien je suis capable de surmonter, mais je cherche surtout à construire une routine que je suis capable de supporter sur le long terme et de continuer du coup pendant 10 ans. Donc du coup, la nuance est un petit peu importante que je voulais apporter dans cet épisode et c'est ce dont j'ai parlé du coup de manière un petit peu Merci. plus résumé dans mon podcast, c'est que je ne dis pas que je suis tout le temps à l'aise avec le fait d'aller à l'entraînement, que je suis tout le temps motivée, que j'ai tout le temps envie d'y aller et que je ne me force jamais. Ce que je dis, c'est que j'ai réussi à me créer une routine que je suis capable de supporter 80% du temps. J'aime m'entraîner, j'aime les disciplines que je pratique. C'est aussi pour ça que des fois, J'ai changé de discipline, que passé un moment je faisais plus altéro, qu'il y a des moments où je suis même revenue un petit peu plus sur du renfort, que comme tous les athlètes même de haut niveau en altérophilie, il y a une période où on fait un petit peu autre chose, du foncier, où on va surfer, où on va faire du wakeboard, enfin bref ça c'est pour ma partie à moi mais voilà, ou une petite période où on va couper et faire d'autres choses pour pouvoir revenir à notre discipline parce qu'on l'aime et pour pouvoir la faire aussi avec envie. Moi j'ai créé une routine que 80% du temps je suis heureuse d'appliquer et où je suis heureuse d'aller m'entraîner. Je dis pas que je me force jamais mais 20% du temps peut-être j'ai pas envie d'aller. d'aller à l'entraînement. Si, à contrario, toi, dans ta vie, il y a 80% du temps où t'as pas envie d'y aller et 20% du temps où tu te régales, c'est potentiellement, et c'est ce que j'ai dit dans mon réel, que tu dois changer ta routine ou que tu dois changer de discipline. Le but, c'est pas de passer ta vie à faire des trucs que t'aimes pas faire. Et moi, ça, j'en ai parlé avec mes copines. Si vous aimez pas la musculation, parce qu'à chaque fois, le sujet, c'était ça, c'était ouais, mais Shirley, toi, tu fais du sport, mais moi, franchement, à la muscu, j'aime pas, je me force, etc. Mais oh, la vie, elle a pas été faite pour que tu passes ton temps à te forcer. Alors, il y en a peut-être aussi qui se trouvent des excuses, parce que je ne dis pas qu'on a tous aimé souffrir dès le départ. Et quand je dis souffrir, bref, vous l'avez compris, aller à l'entraînement plutôt que de se reposer. Mais quand même, la plupart des gens qui s'entraînent, je pense qu'ils aiment foncièrement ça. Moi, j'aime l'effort, j'aime me dépenser. J'en ai toujours fait aussi. Mais si tu n'aimes pas la musculation, et c'est ce que j'ai répondu à mes copines, si ce n'est pas ce que tu aimes faire, ne te force pas. À un moment donné, tu peux commencer par la danse. Essaye de trouver une discipline ou une activité physique dans laquelle tu t'épanouis. Et où tu auras la plupart du temps pas besoin de te forcer. Tout simplement. Donc voilà, pour conclure, Pour conclure cet épisode, à ce jour j'ai complètement changé ma vision de la force en général. Pour moi être forte ce n'est plus souffrir plus que les autres, mais c'est prendre parfois des décisions inconfortables, c'est parfois changer d'avis, c'est parfois changer de direction pour trouver une discipline dans laquelle tu t'épanouis réellement, c'est t'écouter et construire une vie finalement et un entraînement ou trouver une discipline dans laquelle tu as envie d'avancer. C'est trouver aussi un sport qui te donne envie d'y retourner et c'est accepter aussi les entraînements un petit peu plus difficiles, les entraînements ratés sans forcément culpabiliser et arrêter de faire de la souffrance un objectif. Oui la souffrance à juste dosage elle fait partie du chemin mais ça ne devrait pas être ta direction. Voilà c'était un épisode un petit peu plus court que d'habitude j'espère qu'en tout cas il vous a aidé voilà j'avais besoin de revenir un petit peu plus en détail sur ce que j'ai dit dans ce réel parce que ça a fait réagir mais aussi parce que je Je me suis dit que ça mérite qu'on aille un petit peu plus loin. J'avais envie de vous partager ça dans un épisode à part entière. N'hésitez pas à me dire en commentaire si cet épisode vous a aidé. A le partager à vos proches quand vous en entendez ça aujourd'hui. On se dit rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Amdebar.