- Speaker #0
La grande force pour réussir sur le réseau pour moi c'est de rester soi-même.
- Speaker #1
Ta communauté, elle est dirigée vers ce métier parce que tu les fais rêver, parce que tu leur montres le côté caché du métier qui peut-être aussi est fun.
- Speaker #0
J'étais avec la Panasonic encore, tu vois.
- Speaker #1
C'est pas mal.
- Speaker #0
C'était vraiment l'attendance, c'est l'époque où on l'avait tous.
- Speaker #1
C'était une tendance culturelle.
- Speaker #0
J'ai fait 6 ans à aller chez les gens. Et en fait avec du recul je me dis mais je suis quand même déterminé pour avoir fait 6 ans de domicile. Et il m'a emmené au 10K comme ça, petit à petit. D'un coup ? Non, non, pas d'un coup, non, non. Mais assez rapidement quand même. C'est ton histoire. Ça fait partie de mon parcours, ouais.
- Speaker #1
Mais c'est beau parce que c'est ce que tu es, et tu l'oublies pas. C'est ce qui fait que tu es ce que tu es aujourd'hui. Et tout au long de ce podcast, on va justement raconter un petit peu ton histoire, ton parcours. Bienvenue dans le podcast officiel d'American Crew. Le rendez-vous business des entrepreneurs de la coiffure masculine et du barbering. Ici, on parle vision, performance et croissance. On décrypte les stratégies qui font évoluer les salons, on partage les retours d'expériences de professionnels passionnés et on explore les tendances qui façonnent l'avenir de la coiffure masculine. Bonjour et bienvenue pour notre podcast business. Et là, c'est un podcast business où on te reçoit et je vais te laisser te présenter parce que je pense que tout le monde te connaît. Mais présente-toi quand même, s'il te plaît.
- Speaker #0
Écoute, je m'appelle Adrien. Peu de gens le savent finalement. Donc, alias artiste sur les réseaux. J'ai eu 35 ans récemment.
- Speaker #1
Bon anniversaire.
- Speaker #0
Merci. Mais ça me fait peur, je prends de l'âge. On commence à prendre de la bouteille.
- Speaker #1
Mais de la bouteille, l'expérience. Ah oui, de l'expérience. On dit l'expérience.
- Speaker #0
J'ai commencé la coiffure en 2008. Voilà, 2008. J'ai fait le processus classique. C'est à PPP.
- Speaker #1
Deux ans.
- Speaker #0
Voilà, deux ans, deux ans.
- Speaker #1
Ok, deux ans, deux ans. Ici à Paris ?
- Speaker #0
Ouais, à Paris. En région parisienne, dans le 77. En fait j'ai fait mon CAP à Meaux Tu connais la ville de Meaux ?
- Speaker #1
Oui je connais un petit peu
- Speaker #0
Et après sur Paris j'ai fait l'école Provelit De monsieur Franck Provo C'est une école privée qu'il avait créée A Croix de Ausha En deux ans le BP Donc CAP BP Pas très scolaire J'ai jamais kiffé vraiment l'école Tu es de famille de coiffeurs ?
- Speaker #1
Pas du tout Tu es à dégoulé là-dedans ? Par hasard ?
- Speaker #0
Par hasard, comme ça. J'étais un peu en phase de transition, un peu perdu, tu vois. Comme des fois, beaucoup de jeunes peuvent l'être aussi, tu sais, de ne pas savoir réellement. J'ai voulu faire de la cuisine depuis tout petit. Je voulais cuisiner. En fait, quand je me suis lancé dans ce métier-là, je me suis aperçu que j'étais pas suffisamment passionné. Ah oui, j'ai fait un an.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'ai fait un CAP en un an. Et au bout d'un an, j'ai dit non, stop, c'est pas fait pour moi.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a attiré dans la coiffure au final ? Parce que cuisine, coiffure, j'ai envie de te dire, à part la première lettre, il n'y a rien à voir. Il n'y a rien à voir. Voilà.
- Speaker #0
Je pense que c'est le côté créativité. En fait, j'étais justement dans cette période. Alors là, c'est une petite exclue que je vous donne. J'étais dans la période tectonique. Tu te souviens ou pas de la tectonique ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui.
- Speaker #0
Et je ne sais pas si tu te souviens des coupes, des coupes de cheveux.
- Speaker #1
Très bien. Puisque moi, je fais partie de la génération où moi, mon salon, je l'ai ouvert au moment de la tectonique.
- Speaker #0
Ah bah voilà, tu vois.
- Speaker #1
Donc je vois tout à fait de quoi tu parles.
- Speaker #0
Ça te parle un petit peu.
- Speaker #1
Oui, beaucoup.
- Speaker #0
Et donc, je kiffais les coupes de cheveux. Elles étaient beaucoup trop stylées. Et je me suis dit, mais j'ai envie de faire ça, en fait. j'ai envie de faire ces coupes donc j'ai commencé à couper les cheveux de mes potes avant de me lancer vraiment dans mon CAP pour voir déjà si ça me plaisait un peu moi-même je me coupais aussi un petit peu j'essayais,
- Speaker #1
je tentais des choses et t'as fait de la mixité et après oui,
- Speaker #0
c'est là où j'ai commencé mon CAP donc forcément j'ai fait de la femme, de l'homme tout ça mais tu vois c'est parti d'un truc bête au final bah bête non mais c'est ton histoire ça fait partie de mon parcours mais c'est beau parce que c'est ce que tu es et tu l'oublies pas
- Speaker #1
et c'est ce qui fait que tu es ce que tu es aujourd'hui et tout au long de ce podcast on va justement raconter un petit peu ton histoire ton parcours parce que les gens te connaissent aujourd'hui sur les réseaux mais ils savent pas peut-être ce qui a fait que ça t'a construit comme tu es aujourd'hui et moi je te connais quand même depuis un certain temps maintenant on a eu la chance de partager la jurification d'un concours et pas mal de trucs ensemble et j'apprécie beaucoup le personnage personnellement on se connait merci c'est gentil Et du coup, j'avais besoin que tu expliques cette histoire parce que là, aujourd'hui, tu as ce statut. C'est influenceur qu'on peut dire ?
- Speaker #0
Créateur de contenu, je dirais. Influenceur, ce n'est pas forcément trop un mot que... Je ne suis pas trop en raccord avec ça, mais on va dire créateur de contenu.
- Speaker #1
Tu crées du contenu et moi, je suis content parce que tu crées du contenu pour ton beau métier.
- Speaker #0
Après, indirectement, c'est vrai que j'influence les gens. Oui,
- Speaker #1
parce que j'imagine que ta communauté, elle est dirigée vers ce métier. Parce que tu les fais rêver.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Parce que tu leur montres le côté caché du métier qui peut-être aussi est fun.
- Speaker #0
C'est ça, c'est que moi je suis un passionné avant tout. Donc en fait, je transmets juste ma... ma passion, tout simplement.
- Speaker #1
Ton lifestyle. Parce que j'ai l'impression que tes réseaux, c'est plus du lifestyle de barbeur que du travail.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
C'est pas péjoratif ce que je te dis. Alors,
- Speaker #0
c'est quand même beaucoup de taf. Oui,
- Speaker #1
mais quand je te dis ça, c'est que... Mais c'est vrai qu'à travers les réseaux,
- Speaker #0
par rapport à ce que je renvoie,
- Speaker #1
c'est vrai qu'on dirait que c'est facile, quoi. T'as une vie cool. Elle est sympa.
- Speaker #0
Ah oui, ça, c'est sûr qu'on s'éclate.
- Speaker #1
Mais c'est pas un reproche que je te donne. Ah, bien sûr. C'est vraiment en mode... C'est normal que tu donnes envie aux gens d'y aller. Parce que... Tu as cette facilité, cette approche. Maintenant, aujourd'hui, je trouve que tu es très à l'espace cam. Tu es quelqu'un qui sait parler. Et les gens, je pense que tu dois répondre à 200 messages par jour au moins. 200 000 questions, voire tout le temps les mêmes. Et comment on fait pour commencer la coiffure ? Et comment on peut s'affairer ? Quel est ton parcours ? Tu dois le raconter souvent. Tu dois faire des copiés-collés sur moi.
- Speaker #0
C'est vrai qu'il y a pas mal de questions qui reviennent tout le temps. Et c'est pour ça que c'est super. qu'on fasse aujourd'hui ce podcast ensemble, parce que ça va répondre à pas mal de questions.
- Speaker #1
On va essayer de poser toutes ces questions, mais moi je vais rebondir sur tout ce qu'on va parler tout au long de ce podcast. Déjà, c'est important, tu commences le métier en 2008, CAP, BP, tu te formes, ok, et après, tu travailles dans une entreprise, ou tu arrêtes ?
- Speaker #0
Donc en fait, j'ai fini dans un petit salon, pas loin de chez moi, un indépendant. et j'étais à la fin de mon BP c'est là où je me suis posé des bonnes questions je me suis dit bon c'est quoi la suite pour moi en fait je me suis aperçu vraiment que j'avais une préférence pour tout ce qui est la coupe homme et c'est vraiment tombé le timing était parfait parce que j'ai un salon vraiment barbeur qui a ouvert pas très loin Après mes 4 ans, je dirais 2012. 2012 environ.
- Speaker #1
Donc le vrai sort du barbeau.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Mais il n'y avait pas encore... Non,
- Speaker #1
pas autant que maintenant.
- Speaker #0
Pas autant.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
J'étais avec la Panasonic encore.
- Speaker #1
C'est pas mal.
- Speaker #0
Ça te parle. C'était vraiment la tournage. C'est l'époque où on l'avait tous.
- Speaker #1
C'était une tournage culturelle. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
C'est ça. Et donc, ce salon en question, il n'ouvre pas très loin de celui où je travaillais. Et vraiment spécialisé, vraiment homme. et donc je vais le voir je lui dis écoute est-ce que tu recrutes là je viens de terminer mon BP il faut que je fasse quelque chose maintenant et j'ai vraiment envie de me perfectionner vraiment dans cet univers là et tu faisais déjà de la barbe ?
- Speaker #1
pas trop à l'époque ok donc c'est ce qu'on a eu dit sur un précédent podcast que la barbe avant c'était pas ce que c'était maintenant ou vraiment des choses vite fait raccourcir
- Speaker #0
Après, il y a le mode hipster qui est arrivé. Donc là, il fallait s'adapter, justement.
- Speaker #1
Oui, et vite.
- Speaker #0
Mais vite. Oui, parce que c'est là où... Il n'y a pas eu trop de transition entre les deux. On est passé du court aux barbes de bûcheron.
- Speaker #1
Il a fallu les mois de repousse, quand même. Effectivement, il a fallu s'adapter rapidement, apprendre à dégrader, à entretenir une barbe et un son. Toi, aujourd'hui, tu es resté combien de temps dans ce salon ?
- Speaker #0
Dans ce salon-là, j'ai dû rester deux ans. Deux ans ? Et après, j'ai voulu prendre mon envol.
- Speaker #1
Donc... Dès que tu as fait ça, après, tu t'es mis à ton compte.
- Speaker #0
À mon compte, à domicile. Auto-entrepreneur. Oui, auto-entrepreneur. Et là, si je te dis le nombre de temps que je suis resté à domicile, tu vas dire, ah oui.
- Speaker #1
Combien de temps ?
- Speaker #0
C'est costaud. Six ans.
- Speaker #1
Tu as tenu...
- Speaker #0
Six ans à aller chez les gens.
- Speaker #1
Wow.
- Speaker #0
Et en fait, avec du recul, je me dis, mais...
- Speaker #1
C'est énorme.
- Speaker #0
Je suis quand même déterminé pour avoir fait six ans de domicile. Après, comme on a dit, ça fait partie de mon parcours et j'ai adoré aller chez les gens, mais... Tu sais, pour être rentable sur une journée Je comprends Il faut quand même Enchaîner la journée C'est pas comme une femme qui se déplace Elle peut faire peut-être 3-4 prestations dans la journée Mais moi à l'époque
- Speaker #1
Fallait envoyer quoi Moi j'ai la coiffure à domicile en coiffure homme exclusive J'ai trouvé ça toujours un peu compliqué Ou alors il faut que la terrification soit à la hauteur A la hauteur, mais à l'époque non C'est pas possible
- Speaker #0
Mais Paris fêtait vraiment pas
- Speaker #1
T'es personne, t'es Adrien Ouais 13 euros la coupe 13 euros la coupe et couper barbe j'étais à 20 balles et tu utilises de l'essence c'est compliqué mais on va faire un parallèle en même temps qu'on parle de ton parcours professionnel on va parler aussi de ton parcours créateur
- Speaker #0
de contenu parce que je pense que mon année s'est liée t'as déjà un Instagram à ce moment là oui oui j'avais mon Instagram mais très léger tu sais je mettais un petit peu par contre j'ai toujours aimé un peu prendre en photo mes coupes, mes réalisations Oui. Donc, je postais ça des petits avant-après, de temps en temps. Mais ça existait déjà. Mais jamais je parlais face cam ou quoi. C'était vraiment très légère.
- Speaker #1
J'ai une autre question. Est-ce que cet Instagram-là, c'est l'Instagram que tu avais aujourd'hui ou est-ce que tu as créé un nouveau compte ? Oui,
- Speaker #0
toujours le même.
- Speaker #1
C'est énorme.
- Speaker #0
Artist.
- Speaker #1
OK. Artist Paris,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Donc, Artist, ce nom-là, tu l'as eu de suite ? C'est ma femme qui a trouvé. C'est un très beau prénom.
- Speaker #0
Un petit jeu de mots comme ça.
- Speaker #1
C'est bien, je trouve que ça te va bien. Merci. C'est marrant. Donc parallèle, donc 2012, tu crées... Non, donc 2016 au final, tu crées ton entreprise, micro-entreprise à domicile. Et en même temps, tes réseaux sont déjà existants, mais comme tous les gens d'aujourd'hui. Mais tu sais,
- Speaker #0
les réseaux avant, ce n'étaient pas les réseaux de maintenant, d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Je sais, je sais.
- Speaker #0
Donc je postais... Une petite publication par-ci, par-là.
- Speaker #1
Et c'est déjà très bien. Mais à aucun moment, tu vises ça.
- Speaker #0
Non, À aucun moment, je me dis que je vais en faire vraiment mon métier. C'est incroyable. Ça devient un métier aussi.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est pour ça que je te dis. Mais après, tu le fais bien parce qu'on n'a pas l'impression que tu travailles. Et c'est exactement ce qui se passe quand on est dans nos salons de coiffure. C'est que quand tu fais bien ton métier, on n'a pas l'impression que tu travailles.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'est-à-dire que tu prends ton pied. Ça, c'est important. Et effectivement, tu le fais déjà très bien. Mais parallèle, donc... ton business coiffure à domicile, tes réseaux qui... C'est pas ton intérêt encore, vraiment ? Ouais,
- Speaker #0
c'est pas ma priorité, on va dire. J'aime bien, comme je t'ai dit, je mets un peu mes coupes.
- Speaker #1
Tu coiffes personne de connu encore ?
- Speaker #0
Bah non, et c'est justement là où il y a eu le tournant.
- Speaker #1
Ah, et ça, ça commence comment ? Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Comment ça commence ? Alors, en gros, c'est ça qui est cool. C'est que, en gros, je vais voir un client à moi. Je vais lui couper les cheveux chez lui directement. Et il me dit, est-ce que tu serais intéressé pour couper les cheveux de Just Riad ? Just Riad, c'est un créateur de contenu, je ne sais pas si tu vois. Si, tout à fait,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Et qui habitait juste à côté de chez moi à l'époque. Maintenant, il a déménagé, mais à l'époque, il habitait juste à côté de chez moi. Il m'a dit, est-ce que ça t'intéresse de lui couper les cheveux ? Il a besoin d'un coiffeur ou d'une personne. Donc, écoute, moi, je vois ça comme une opportunité.
- Speaker #1
Bon endroit, bon moment.
- Speaker #0
Donc, je me dis, vas-y, let's go. Et donc, cette fameuse rencontre avec Riyad, qui m'a fait vachement grimper sur les réseaux, il m'a donné vraiment...
- Speaker #1
La force.
- Speaker #0
Beaucoup de force. Beaucoup de visibilité. Beaucoup de force. Et c'était un peu nouveau, ce monde-là, tu vois. Après, quand j'ai fini de lui couper les cheveux, donc la première coupe que je lui ai faite, il m'a dit, ça ne te dérange pas si je fais une story, tout ça ? Je lui ai dit, écoute, je ne connaissais pas trop. Je lui ai dit, ok, let's go. Donc là, il prend son téléphone, il fait les stories, il montre. Le résultat de la coupe, il me filme moi, il met mon arrobas, tu vois. Et là-bas, je vois les abonnés qui commencent à monter. Je dis, ah ouais, OK, c'est cool.
- Speaker #1
Là, tu comprends qu'il se passe quelque chose ou tu n'es pas conscient.
- Speaker #0
Bah, je me dis, OK, c'est bien, mais bon, on verra ce que ça va apporter. C'est vrai qu'à cette époque-là, je ne recherchais pas forcément de clients en plus parce que j'étais déjà complet sur deux, trois semaines, tu vois. Mais j'aimais bien le fait. de voir un petit peu les retombées et la visibilité que ça peut apporter. Donc, ça a commencé comme ça. Et après, on a entretenu une relation. Et en fait, il m'a fait grimper, grimper, grimper comme ça.
- Speaker #1
Tu commences avec combien d'abonnés quand tu vas voir Just Riad la première fois ? Pour nous donner une ordre d'idée. Je ne sais pas,
- Speaker #0
1000 abonnés peut-être. Tu t'es déjà mis à peu près ? C'est pas mal. Ouais,
- Speaker #1
j'avais 1000 abonnés. Pour quelqu'un qui travaille à domicile.
- Speaker #0
Et il m'a emmené au 10K comme ça, petit à petit. D'un coup ? Ouais. Non, non, pas d'un coup, non, non. En plus, ouais, mais assez rapidement quand même.
- Speaker #1
Ouais, tu gros très vite, quoi.
- Speaker #0
Et en fait, tu te prends vite au jeu.
- Speaker #1
Tu aimes ça.
- Speaker #0
Et voilà, c'est ça. Et en fait, plus tu le vois et plus t'es à l'aise et plus t'as envie de créer du contenu aussi parce que tu trouves ça intéressant et tu kiffes.
- Speaker #1
Si je dis pas de bêtises, t'as un moment donné où il y a une passation YouTube aussi.
- Speaker #0
Oui, ça, ça s'est fait beaucoup plus tard, ça. Parce que j'ai eu une période où j'ai pas fait... J'ai coiffé beaucoup les créateurs de contenu Insta, on va dire.
- Speaker #1
Ah, d'accord.
- Speaker #0
Là, qui étaient un peu sur cette dé, un peu humour, Insta, tout ça. Après, j'ai fait beaucoup de rap français. Je ne sais pas si tu te souviens. Beaucoup de rappeurs français. Et c'est après où il y a eu la phase YouTube d'aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est encore explosé. Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Pareil, j'ai mis un pied à un monde que je ne connaissais pas. Que je ne connaissais pas.
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #0
Et ça, c'est pareil. Encore grâce à un client. encore grâce à un client, je vais lui couper les cheveux, il me dit, tu connais Innoxtag ? Après, je lui dis, non, je ne vois pas du tout ce qu'il sait. Je ne connaissais pas ce monde-là des streams, des lives. En fait, c'était à l'époque où il jouait beaucoup à Fortnite.
- Speaker #1
Parce que vous n'avez pas du tout le même âge.
- Speaker #0
Ah non, Innoxtag, il a quel âge maintenant ? Il doit avoir 24, je pense, 23 ou 24 ans.
- Speaker #1
Vous êtes quand même deux générations. Et donc,
- Speaker #0
mon client me dit, il faut que tu ailles lui couper les cheveux à Innoxtag. Donc, écoute, je dis, ok, ça marche. Je regarde le compte d'Innoxtag. Je crois que c'est vrai, sa coupe, elle n'est pas... Elle n'est pas dingue. Il y a du potentiel, mais elle n'est pas exploitée, tu vois. Donc, je dis, vas-y, je le contacte. Et je vais chez lui, peut-être deux jours après. Et là, il me fait baigner dans le... Il m'intègre dans le monde de YouTube. Il me dit, frérot, il n'y a pas de barbeur sur YouTube. Il faut que tu ailles sur YouTube.
- Speaker #1
C'est incroyable. C'est fou. Franchement, c'est les belles opportunités et tu as su saisir. Aujourd'hui, tu restes un visage marquant justement du barbering. Parce que moi, je t'ai connu au Premier Mondial où tu étais avec Anthony Gallifaux. Ah,
- Speaker #0
Gallifaux, ouais. C'est là où je t'ai rencontré. Un petit big up à toi parce que c'est lui qui m'a fait monter sur ma première scène. Je me souviens très bien.
- Speaker #1
C'est lui qui m'a présenté. C'est lui qui nous a présenté. Et c'est vrai que moi, je ne te connaissais pas du tout à l'époque. Tu comprends bien que l'univers YouTube... Instagram, à la limite, oui. Mais YouTube, ça n'a jamais été mon univers, malheureusement. Moi, j'ai 10 ans encore de plus que toi. Donc, c'est une autre génération. Mais c'est marrant. Et j'ai trouvé qu'Anthony, justement, avait eu ce flair de dire lui, là, ce garçon, il a quelque chose.
- Speaker #0
Il m'a pris un peu comme son petit poulain, tu vois. Il a voulu me faire kiffer.
- Speaker #1
Il prend tout le monde comme son petit poulain. quand il sent quelqu'un il le sent bien il a une belle intuition et c'est ce que j'ai apprécié effectivement après nous on s'est connu comme ça je t'ai commencé à te suivre, j'ai regardé tes réseaux et puis j'ai vu tes réseaux exploser c'est ça il y a eu une ascension j'étais connu, tu avais peut-être 12-13k peut-être et là je sais pas à combien de suite tu pourrais nous dire à peu près ? Combien d'abonnés tu as sur Insta ?
- Speaker #0
Sur Insta, là, je vise les 500 000. Là, je suis à 472, précisément. T'imagines ? Abonnez-vous, les amis. Il faut qu'on aille aux 500 000.
- Speaker #1
Abonnez-vous à moi aussi, s'il vous plaît. Ouais,
- Speaker #0
donnez-moi aussi un petit peu de force quand même. A 15 000.
- Speaker #1
Moi, je suis à 13 000 depuis longtemps que je bouge. On s'intéresse plus à des... Ah,
- Speaker #0
mais il y a un moment, c'est ça qui est un peu frustrant dans les réseaux sociaux, c'est qu'il y a un moment où tu stagnes, mais tu gagnes des abonnés, t'en repères,
- Speaker #1
ça se stabilise. Ben, laissez-moi arriver à 20 000 et on en parle plus.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Et la rentrée, ta frère, c'est un rideau.
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai que... Ben, on va voir si t'es assez influenceur, voyons. Allez, c'est parti, abonnez-vous à Guilier, abonnez-vous. Et mes abonnés, allez vous abonner. Voilà, c'est ça. C'est un échange de vos procédés. Tu vas pas les sentir passer, je te dis.
- Speaker #0
Merci aux dix nouveaux abonnés de Guillaume.
- Speaker #1
En sachant que ma fille savait que je venais à parler, que j'allais t'interviewer. Elle dit, tu parles de moi, de mon artiste, et tu me dis qu'il s'abonne à moi. Coucou, comment ça s'appelle ? Malia.
- Speaker #0
Malia, coucou Malia.
- Speaker #1
Ça, c'est très gentil, merci beaucoup. Et elle dit, tu diras qu'il s'abonne à moi. Je dis, t'es plus un sreine du tout. C'était la petite blague à part. Mais voilà, tout ça pour dire que effectivement... Tu as un parcours qui a... Moi, je t'ai vu grandir là-dedans. Bam ! Explosion. Et tout suit avec ta simplicité. C'est-à-dire que tu ne changes pas dans la
- Speaker #0
DA. C'est ça la grande force pour réussir sur le réseau. Pour moi, c'est de rester soi-même.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Ça ne sert à rien de se donner une image qui n'est pas la tienne. Reste toi-même, c'est tout.
- Speaker #1
Là, tu es... Moi, je sais un peu de ta vie. Père de famille maintenant. Oui. et marié. C'est magnifique. Tout ça fait que ta vie est construite. Tu es en train de faire des trucs de fou.
- Speaker #0
C'est mon équilibre d'ailleurs.
- Speaker #1
Je comprends bien.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ce qui aussi te permet de tenir. Il faut savoir justement des fois décrocher et passer du temps avec ta famille.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ça fait partie de l'équilibre de la vie.
- Speaker #1
C'est tes valeurs et ton éducation qui fait que tu as besoin de ça.
- Speaker #0
C'est mon échappatoire. Quand tu as des semaines trop compliquées.
- Speaker #1
C'est ce qui te remet les pieds sur terre.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Clairement. Parce que le monde de l'influence, et je le dis souvent à des jeunes qui... Moi, j'ai eu des jeunes qui m'ont postulé chez moi, qui disent, moi, j'arrive d'être influenceur, sur les réseaux. Je dis, OK, très bien. Mais il ne faut pas que ce soit ton objectif premier. Moi, je pense d'abord, tu dois faire preuve de travail.
- Speaker #0
Si tu as cette vision-là d'absolument vouloir percer, malheureusement, ça ne percera pas.
- Speaker #1
Parce que ça se rend trop en fait, que tu le veux. Maintenant, si tu fais... ton travail parce que tu l'aimes vraiment et que t'es passionné, il y a de fortes chances que les planètes s'alignent, comme ça s'est fait pour toi, avec des clients. Après, t'as cet avantage aussi d'être en région parisienne où t'as un noyau de... Je suis bien entouré. Et puis tes clients qui t'ont permis de rencontrer un tel, un tel, un tel, qui a fait que après, t'aurais très bien pu les rencontrer une fois,
- Speaker #0
faire du one-shot,
- Speaker #1
et ça se passe plus rien. tu as été bon pour créer du lien avec eux, tu as été bon pour entretenir le lien avec eux, tu as été bon pour continuer à trouver des formats. Exactement. Parce que ça reste un travail incroyable. J'avais vu aussi que sur YouTube, tu avais fait un genre de système de podcast. Et ce podcast, tu as invité toi à quelqu'un sur ton fauteuil.
- Speaker #0
Sur le fauteuil, oui. Voilà,
- Speaker #1
comme Michou, comme Enoch Stagg. Voilà. Et tu lui parlais. Voilà,
- Speaker #0
le RT-Stalk. On va reprendre d'ailleurs bientôt.
- Speaker #1
C'est vrai ? Oui. Oui,
- Speaker #0
parce que c'est pas un... C'est un... Un format que j'adore et à mon goût que je n'ai pas assez exploité, développé. Moi,
- Speaker #1
je veux bien que tu me fasses une coupe.
- Speaker #0
qu'est-ce qu'il y a sous le chapeau là ?
- Speaker #1
rien mais il y a une barbe oui oui c'est un très beau format j'ai trouvé ça intéressant et encore une fois tu mets le métier en lumière exactement, c'est ce qu'on essaye de faire à chaque fois mais c'est pour ça que tu restes dans l'influence moi malheureusement même si tu dis que tu es créateur de contenu moi je pense que tu influences énormément la jeune génération oui je pense aussi et c'est ce que je te disais par message avant qu'on se voie pour ce podcast, tu dis moi Si tu arrives à faire rêver la jeune génération et à faire en sorte que notre métier perdure encore et encore sans mourir, merci. C'est tout ce que j'ai à dire. Je dis merci parce qu'on a besoin d'une jeune génération motivante, motivée.
- Speaker #0
Il y en a.
- Speaker #1
Oui, mais il y en a plein encore. Il y en a plein derrière. Mais c'est la passation. J'ai eu la chance d'arriver dans ce métier. Il n'y avait presque rien. Vraiment. Et j'ai eu la chance d'avoir quand même des marques comme American Crew qui m'ont... élevés, qui m'ont pris sur leurs ailes, qui m'ont fait confiance. Et aujourd'hui, moi, avec mon peu d'influence ou l'expérience que j'ai du monde, j'adore partager avec les jeunes, j'adore les prendre sous mon aile et essayer de faire en sorte que tout ce qu'on a vécu, nous, parce que moi, j'ai vécu un parcours extraordinaire. Extraordinaire, ça veut dire que je ne suis pas comme tout le monde. Et toi, je sais que ton parcours, il est extraordinaire aussi. C'est-à-dire que tu n'es pas ordinaire, tu n'es pas comme tout le monde.
- Speaker #0
C'est sûr qu'il est atypique.
- Speaker #1
T'es pas comme tout le monde. Et il faut être honnête. Et c'est pour ça que tu te retrouves aussi aujourd'hui. Ici aujourd'hui, pardon. C'est parce que ton parcours est extraordinaire. Mais le message derrière tout ça, moi...
- Speaker #0
Tu sais que je me sens gêné, là.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Je sais pas, j'aime pas être sous la lumière comme ça. Mais c'est très gentil.
- Speaker #1
Mais c'est la vérité, parce qu'il faut être conscient de ce que tu apportes à notre métier. Ah,
- Speaker #0
bien sûr. Je le fais tellement en vrai, naturellement, sans prise de tête. C'est vrai que quand on me flatte trop, ça me gêne un peu.
- Speaker #1
Ce n'est pas la flatterie, c'est la réalité. La flatterie, je t'aurais dit que tu étais le meilleur. Je ne te fais pas ça. Moi, tu es bon dans ce que tu fais. Tu sais, ce n'est pas parce que je suis plus âgé, que ce n'est pas mon domaine et tout ce que tu veux, que je ne sais pas reconnaître ce qui est bien.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Moi, j'ai toujours intéressé aux jeunes gens, aux plus jeunes, et à ce qui se passe dans le futur. C'est-à-dire que le passé, ce qu'on a fait, c'est très bien. On a réussi à donner des lettres de valeur au métier de barbier, de barbeur, de tout ce qu'on veut. Moi, je ne fais pas de distinction. C'est tous les coiffeurs, hommes, passionnés, barbiers. Basta. On est tous dans le même bateau, dans la même galère. C'est la passion qui nous joue. Le marché, il est compliqué pour tout le monde. Le marché, il est difficile. Tout le monde veut tirer sur les plingues du jeu. Je pense qu'à un moment donné...
- Speaker #0
Ça, c'est un vrai problème.
- Speaker #1
De quoi ?
- Speaker #0
Que ça se tire à bout. Dans ce milieu-là, ça se tire trop dans les pattes.
- Speaker #1
Parce qu'il y a du pognon à faire ?
- Speaker #0
Ouais. Il y a trop de concurrence au lieu. Mais ça, c'est un sujet que j'ai déjà abordé plein de fois. J'ai un peu lâché l'affaire maintenant.
- Speaker #1
Ce n'est même pas le sujet. Moi, je n'ai même pas envie d'aborder. C'est vraiment le sujet. Parce qu'au final, pour moi, ce qui importe, c'est l'amont du métier.
- Speaker #0
Soyons unis.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et faisons ce qu'on fait aujourd'hui.
- Speaker #1
Même si on est d'univers différents.
- Speaker #0
Bien sûr. C'est ça qui est beau, justement. On ne vient pas de la même culture. C'est de se mélanger.
- Speaker #1
Mais au final, on s'entend correctement. Parce qu'à la base, ce qui nous intéresse, c'est quoi ? C'est la satisfaction du client.
- Speaker #0
Ah oui. Qui repart avec le sourire.
- Speaker #1
Premièrement. Et deuxièmement, après, ce qui nous... Ce qui va être étonnant pour moi, quand je te vois, c'est ta réussite vis-à-vis des réseaux et je te dis bravo, chapeau. Chapeau l'artiste. Chapeau l'artiste, j'ai envie de te dire. Je fais de l'humour aussi. Je voulais me lancer dans le one-man show, mais je sais que ça ne marchera pas. J'ai qu'une seule blague et je viens de la faire.
- Speaker #0
T'as tout donné. Celle-là, tu l'avais préparée pour le coup.
- Speaker #1
Non, pas du tout. T'es fort en impro alors. J'essaye. Mais j'aime bien me présenter des podcasts, ça, ça me plaît. Et j'aime bien parce que j'aime les gens et quand on a pensé à t'inviter. Je me suis dit, il faut absolument qu'on connaisse son parcours. Il faut absolument que les gens... Parce que tu n'as jamais fait ce genre de format.
- Speaker #0
Non, c'est vrai. De parler de toi. C'est pour ça que ça gêne. C'est pour ça que je te dis que moi, je vais plus aller à la découverte des autres. Mais pas trop. C'est vrai que c'est la première fois que je fais ça.
- Speaker #1
Et ça te fait quoi au final ? C'est compliqué. C'est cool. Parce que tu es quelqu'un de réservé.
- Speaker #0
Oui, c'est ça en fait. Au final... Mais c'est important.
- Speaker #1
Parce que pour moi, ce qui est important, c'est que tu viennes donner ce message aux personnes qui t'écoutent là aujourd'hui. à dire,
- Speaker #0
je ne suis pas arrivé à faire ça en claquant les doigts ah non ça jamais,
- Speaker #1
le travail c'est la clé et donc du coup ça fait combien de temps que tu fais tout ça et que tu travailles tous les jours au final c'est 7 sur 7 alors comme je t'ai dit,
- Speaker #0
il y a l'équilibre de la famille et tout, donc il y a un moment où c'était limite du 7 sur 7 et ça empiétait trop sur ma vie perso et je me suis dit non à un moment donné c'est plus possible ça commence à créer des problèmes dans le... dans le perso et ça va pas donc maintenant mes jours off c'est mes jours off ils sont vraiment consacrés à mes amis, ma famille, les proches quoi mais c'est vrai que forcément il y a eu des semaines où j'avais pas de jours off parce que En fait, ce qui se passait, c'est que j'avais mes journées sur clientèle, donc cinq jours. J'avais, à l'époque, c'est moi qui faisais mes montages moi-même. Donc, il y avait les montages le soir à faire, quand je rentrais après le taf. Il y avait, maintenant, j'ai aussi ma gamme de produits. Donc, il y a ça aussi à gérer. Les demandes de formation.
- Speaker #1
Et l'RT Studio aussi.
- Speaker #0
Le RT Studio, tout ça.
- Speaker #1
Donc, ton salon de coiffure que tu as ouvert, il y a combien de temps maintenant ?
- Speaker #0
Le RT Studio, ça fait quatre ans.
- Speaker #1
Ah, c'est frais encore.
- Speaker #0
Oui, c'est tout frais, mais il y a peut-être une... On va passer peut-être à la suite. C'est pas sûr encore. Petit exclu ? Petit exclu, ouais, mais... Semi-exclu.
- Speaker #1
Ouais, semi.
- Speaker #0
Parce que c'est pas encore du sûr, donc tant que c'est pas sûr...
- Speaker #1
Tu veux nous dire qu'il y a quelque chose qui arrive.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Un nouveau projet. Je te poserai pas plus de questions, mais ça veut dire que RT, ce n'est pas mort.
- Speaker #0
Ah non, loin de là.
- Speaker #1
Mais tu peux pas.
- Speaker #0
Là,
- Speaker #1
il faut que tu restes à l'influence que tu as.
- Speaker #0
C'est ça, mais... Le plus dur après, c'est de rester.
- Speaker #1
parce qu'ils montaient t'as gravi les marches t'as été on va dire tiré vers le haut par Just Riad comme tu nous l'expliquais Innerstag Michou tout ça et toute la team Crouton la team Crouton et tout ça mais t'es encore en lien avec eux et c'est ça en fait qu'est
- Speaker #0
fantastique c'est à dire que t'aurais très bien pu te servir d'eux et dire c'est bon basta maintenant je suis solo c'est une relation d'humain d'humain et d'amitié maintenant c'est ça c'est ça
- Speaker #1
Donc, tu es en train de dire que la loyauté est importante dans ce métier ?
- Speaker #0
Ah, ben... De ouf ? Carrément, de ouf.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
C'est même la base de tout, je dois dire.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord sur ça, parce qu'une personne qui a de la loyauté, c'est une personne qui transpire la sincérité. Bien sûr. Et quand tu es sincère, au final, tout ce qui t'arrive aujourd'hui...
- Speaker #0
Si tu n'es pas sincère, tu vas te griller les ailes à un moment donné.
- Speaker #1
Je pense.
- Speaker #0
Ah oui, ça peut marcher un temps, mais à un moment donné...
- Speaker #1
Donc, tu pourrais dire à cette jeune génération qui aimerait faire ça... Sincérité, travail, beaucoup.
- Speaker #0
Beaucoup de travail.
- Speaker #1
Parce que tu disais, je te rejoins vraiment là-dessus, sur le fait qu'à un moment donné, tu as l'impression de ne pas avoir de vie. J'ai vécu ça à un moment donné. Tu l'as vécu aussi ? Oui.
- Speaker #0
Mais je pense que tout entrepreneur l'a vécu à un moment donné.
- Speaker #1
Tu es obligé à un moment donné de sacrifier quelque chose pour arriver à évoluer. Exactement. Le mot, c'est sacrifice. Le mot, c'est lever le pied un petit peu des fois.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
D'accord ?
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais le sacrifice est important. Le sacrifice, tu ne le fais pas exprès en fait. Tu le fais parce que tu... te dis que tu vas mettre à l'abri les gens que t'aimes.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et en plus, tu fais quelque chose que t'aimes, premièrement, tu mets à l'abri les gens que t'aimes, plus ou moins, parce que c'est pas non plus... Tu gagnes pas au loto. Et tu fais en sorte de rendre fiers les gens qui sont autour de toi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Notamment tes parents, notamment tes frères et sœurs, ta femme, tes enfants. Bref, tous ces gens-là qui gravitent autour de toi, ils sont heureux de te connaître parce que tu es un vaillant et parce que tout ce que t'as, tu le mérites.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et moi, ça, je l'ai vécu. Et c'est vrai que l'équilibre, c'est ce qui m'a fait garder les pieds sur terre.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est ce qui me fait que, des fois,
- Speaker #1
tu relèves la tête et tu te dis, je commençais à faire trop de travail. Mais effectivement…
- Speaker #0
C'est marrant, je pense que… Beaucoup de parcours sont similaires au final à ce niveau-là, sur ce sujet-là. C'est une question de dosage, en fait. Il faut savoir doser.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses qui rentrent en compte dans les vies que nous avons, notamment la tienne, c'est… la bonne rencontre au bon moment et tes opportunités. Ah oui,
- Speaker #0
les opportunités à saisir. Ou des fois, à les créer aussi. C'est à toi aussi de te créer tes opportunités.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Parce que si tu attends que ça vienne à toi, le nom, tu l'as déjà.
- Speaker #1
Le nom, tu l'as déjà, donc tente-le, oui. Et je suis d'accord avec toi. Alors, je viens d'une région, tu le sais, du sud de l'Afrique, où il n'y a rien à faire à la base pour essayer de briller. Et j'ai eu la chance d'avoir cette influence sur les réseaux légers ou les magazines Proc, qui vont s'intéresser à moi et les marques aussi. Et merci à eux d'avoir posé la question de est-ce que j'avais la possibilité de faire ci ? Oui, je n'ai pas réfléchi. J'ai dit oui, oui, je vais le faire. Oui, oui, je vais le faire. Donc la confiance est née comme ça, en fait. C'est-à-dire que je suis quelqu'un de valeur. Quand je m'engage, je te le dis à l'oral. En fait, mon oui oral vaut dix fois une signature.
- Speaker #0
Ça, c'est beau. Parce que ce n'est pas tout le monde.
- Speaker #1
C'est comme ça que ça va fonctionner aujourd'hui. Et je pense que t'es un garçon comme ça. Je pense que tu es quelqu'un d'engagé.
- Speaker #0
Quand je m'engage dans quelque chose, c'est pareil. Je respecte mon engagement et je vais jusqu'au bout des choses. Mais ça, malheureusement, c'est triste. Mais c'est pas tout le monde. Oui,
- Speaker #1
mais c'est ce qui fait que tu es ce que tu es aujourd'hui. Et ça, pour moi, c'est quelque chose d'important que je tiens à dire aux personnes qui nous écoutent. C'est que...
- Speaker #0
Tu n'es pas arrivé là en écrasant des gens et en tirant les gens vers le bas, en disant, toi, tu restes là, moi j'avance. En dénigrant,
- Speaker #1
non.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Jamais.
- Speaker #0
C'est en faisant ce que tu es le mieux possible et ce que tu sais faire.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Arrête-moi si je me trompe, mais je pense que tu ne peux pas y arriver si tu as un fond mauvais.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Il faut aimer les gens, il faut aimer faire plaisir et après, ce que tu fais, c'est juste partager ta vie au quotidien. Tu peux me dire... Combien de personnes regardent tes stories par jour ?
- Speaker #1
Les stories, sur mon compte, ça varie. C'est entre 30 000 et 40 000 personnes.
- Speaker #0
Waouh, c'est beau. Un post, 40 000.
- Speaker #1
Et les publications, ça varie. C'est surtout depuis ce fameux concept phare des transformations.
- Speaker #0
Ah, mais là,
- Speaker #1
ça cartonne beaucoup. Ça cartonne, ça cartonne. Les gens adorent. Et moi, ce qui est bien, c'est que, en fait... Dans ma stratégie, si on peut l'appeler une stratégie, c'est que, en gros, ma communauté, ça peut être très bien des professionnels de la coiffure, comme aussi le grand public, des gens qui ne sont même pas de mon métier.
- Speaker #0
Oui, mais c'est pour ça, c'est parce que tu es passé par cette team crouton, qui fait que tu as un public totalement différent et étranger à la coiffure. Mais par contre, quand tu vas au Mondial de la coiffure, les gens savent qui tu es. Bien sûr, ils apprécient me rencontrer. Mais effectivement, tu as beaucoup d'abonnés parce que tu as... Tu as vraiment tout type de milieu. Les professionnels vont adorer tes transformations, mais les non-professionnels vont te dire « Ah, je vais aller le voir parce qu'il s'est transformé. »
- Speaker #1
Oui, exactement. Tu comprends ?
- Speaker #0
C'est ça. Et puis, c'est toujours du très choc, en fait. C'est du long au très court, de l'adaptabilité.
- Speaker #1
C'est ça, avec un petit diagnostic au départ.
- Speaker #0
Mais c'est ce qu'on dit souvent sur nos podcasts, le diagnostic, il est indissociable aujourd'hui dans notre métier.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Tu es obligé de faire du diagnostic. Mais c'est bien parce que tu parles avec les mots d'aujourd'hui. Tu diriges les gens, ils n'ont pas forcément d'idées. Je regarde souvent tes transos parce que moi, j'aime bien le résultat. Le résultat après.
- Speaker #1
Tu révèles le potentiel. Une nouvelle personne. Mais tu te rends compte qu'on est des magiciens quand même. Notre métier, on a vraiment une baguette magique. C'est vrai. On peut transformer une personne. Et moi, je le vois par rapport à ce format-là. C'est énorme. Et même moi, des fois, je fais ma transformation au salon. Et tu sais, des fois, je suis dans mon truc, je suis ciseau, machin. Des fois, je dis, attends, stop. Je prends du recul. Et là, je fais, waouh, ah ouais, le gars.
- Speaker #0
Combien de temps tu mets pour faire la prise de vue de ces vidéos-là ?
- Speaker #1
En tout, la transpo, ça me prend entre deux heures, deux heures et demie, je dirais. En tout.
- Speaker #0
Alors ça, c'est pour expliquer à ceux qui sont à l'antenne qu'effectivement, ton travail, quand tu fais de l'avant-après, ce n'est pas un avant-après de, bon, premier client qui passe, je le prends en photo. C'est de l'organisation.
- Speaker #1
je prévois 2h sur mon planning que pour ça c'est ça exactement en fait maintenant c'est ce que je te disais tout à l'heure avant j'étais 5 jours par semaine sur clientèle, maintenant j'ai réduit je passe à un cadre, parfois comme je gère un peu mes semaines comme j'ai envie des fois c'est que 3 jours sur clientèle et le reste c'est focus sur la création de contenu sur les collabs avec les marques sur ma gamme de produits Oui.
- Speaker #0
T'es obligé de switcher ton planning par rapport à tes casquettes.
- Speaker #1
Ouais, voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Et quand tu fais une journée classique, tu disais, je me consacre à ma clientèle classique.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ton agenda est ouvert en ligne, les gens se prennent rendez-vous ?
- Speaker #1
Non, mais il n'y a pas de prise de rendez-vous en ligne. Moi, en fait, si tu veux, comment ça fonctionne ? Mon client est là.
- Speaker #0
Il repart avec un rendez-vous.
- Speaker #1
Avant de repartir, il prend rendez-vous déjà pour la fois d'après.
- Speaker #0
D'accord, ok. Voilà. Et tu fais du matin au soir. Ouais, c'est ça. Un temps de coiffure classique.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
J'ai du mal à l'imaginer ça parce que ça tu le transmets Ça c'est vrai que je le transmets un petit peu moins Parce que c'est des journées aussi chargées C'est ton petit jardin secret C'est sympa parce qu'on pourrait croire que tu fais que de l'avant après Oui c'est vrai Même si tu as quand même du contenu de couple
- Speaker #1
Alors t'en as Après c'est Chacun voit les choses comme il veut Mais il y en a c'est vrai que peut-être qu'ils vont monter sur les réseaux Ils vont se dire bon bah ma clientèle Elle a plus forcément quelque chose à m'apporter Donc ils vont peut-être un peu passer à autre chose Merci. les oublier quelque part. Mais moi, non, j'ai jamais...
- Speaker #0
Tu l'as conceptualisé. Et au final, de te dire je fais que des armes après et je communique fort là-dessus, c'est ton truc.
- Speaker #1
Mais ce que je veux te dire, c'est que je coiffe toujours ma clientèle. Et je ne veux pas les délaisser.
- Speaker #0
Non, mais il ne faut pas. Parce que c'est eux qui t'ont donné à manger. Bien sûr. C'est eux qui t'ont permis d'être là aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est ça. Et surtout, on parle aujourd'hui, le sujet principal, c'est les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, on ne sait pas combien de temps ça va durer.
- Speaker #0
C'est vrai. Je suis assez d'accord avec toi.
- Speaker #1
Aujourd'hui, je suis là. demain on ne sait pas moi ce que je me souhaite c'est d'être là le plus le plus longtemps possible et après tu es conscient de cette influence que tu as aujourd'hui
- Speaker #0
dans l'affaire de l'âge, les gens, t'es ni trop vieux,
- Speaker #1
ni trop jeune. Ouais, je suis un peu entre... T'es là. J'ai le cul entre deux chaises.
- Speaker #0
Oui. Tu vois, par rapport à ce que je ressens moi aujourd'hui, c'est que je sens que je suis passé. Mais, je me sens pas poussiéreux. Ah non, pas du tout. Moi, tu sais comment je me trouve ? Alors, ça va être très drôle, mais je me vois plus comme un sage assis dans un coin et je me dis, ah putain, c'est beau ce qu'on a réussi. Non, mais... C'est beau ce qu'on a réussi à faire avec les jeunes. Oui,
- Speaker #1
mais... Tu vois, dès qu'il y a des événements, tu es présent, tu es ambassadeur d'une marque de tondeuse, d'American Crew aussi. Dès qu'il y a des événements, on peut te voir, tu es quand même visible. Tu as ta petite dégaine avec ton petit chapeau. On sait qui t'es. On existe toujours. Oui,
- Speaker #0
mais l'intérêt, ce que je veux dire, c'est que moi, j'aime bien regarder des gens comme toi ou même encore plus jeunes. Et je me dis, c'est bon, on a assuré notre avenir. Presque comme nos petits frères.
- Speaker #1
La nouvelle génération, elle envoie du lourd aussi.
- Speaker #0
Je sais.
- Speaker #1
c'est pour ça que je me bats plus avec
- Speaker #0
TikTok d'ailleurs je trouve qu'à ce moment là il y a eu un tournant avec TikTok il y a eu un tournant avec TikTok effectivement c'est d'autres communicants nous on avait rien à l'époque on pouvait pas s'informer comme ça sur les réseaux sociaux moi je vais te dire j'ai commencé avec Facebook page bah ouais j'ai eu page t'abuses un peu j'ai perdu un jour j'ai été piraté j'avais 14 000 abonnés sur ma page ah ouais Ouais. Et je l'ai perdu, j'ai dû recréer, je suis à 400 aujourd'hui. Donc j'ai démotivé tout ça.
- Speaker #1
Mais d'ailleurs, attends, on parle de Facebook, mais Facebook repart très très fort là. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Ok. Moi, je mets mes transformations aussi. Là, j'ai un petit peu lâché, il faut que je me remette. Mais je mets mes transformations sur Facebook et ça marche plutôt fort.
- Speaker #0
Mais après, j'adore Instagram par contre. Et j'adore Instagram.
- Speaker #1
Instagram.
- Speaker #0
C'est un détrônable.
- Speaker #1
Après, j'aime YouTube aussi, bien entendu.
- Speaker #0
YouTube, moi je ne suis pas un YouTuber, je ne considère pas. Mais toi, alors ça, je me souviens très bien de ta chaîne YouTube. Et je me souviens très bien de ton passage des 100K.
- Speaker #1
C'était quelque chose. Je me suis fait le 100K dans les cheveux.
- Speaker #0
Je me souviens de ça. À cette époque-là, sur Instagram, tu ne les avais pas encore. C'est pareil, je me disais lui, il va tout exploser. Et quand tu as commencé à débouler sur Instagram, ça a tout changé. Ton Instagram, tu pouvais rafraîchir la page et voir les abonnés monter. Oui,
- Speaker #1
en fait, j'ai su aussi me servir de mes différentes plateformes pour envoyer les gens, par exemple, de YouTube sur Instagram. de Instagram sur YouTube. En fait, c'est ça, les réseaux sociaux, c'est se servir de tes différentes plateformes et de les envoyer un peu là où tu as envie. Comme là, on va être disponible sur toutes les plateformes.
- Speaker #0
Spotify, Deezer, Podcast et YouTube aussi, on aura le format vidéo.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, chaque personne est un peu sur... Il y en a, ils vont préférer Instagram, il y en a, ils vont préférer YouTube. Et tu veux toucher le maximum de personnes,
- Speaker #0
ce qui est très important.
- Speaker #1
C'est ça. Parce que moi, j'ai mon business aussi maintenant, tu vois, j'ai ma gamme de produits, je suis obligé de... de faire de faire de la visibilité de préparer ton avenir aussi et comment tu te vois dans 10 ans ? wow 10 ans 10 ans t'es en 5 ans compliqué à dire c'est vrai compliqué à dire mais je pense que c'est sûr que j'aurai je vais continuer à développer à entreprendre des choses mais de là être encore sur les réseaux je suis peut-être un peu un peu moins sûr. Après, je ne me suis pas fixé à un âge où c'est la retraite des réseaux. Non,
- Speaker #0
il n'y a pas de retraite des réseaux. Mais je pense qu'à un moment donné, effectivement, tant que tu resteras présent, tu seras toujours là. En tout cas,
- Speaker #1
je ne vais pas forcer le truc. Il n'y a rien de pire que ça, de forcer quelque chose. Si je vois qu'à un moment donné, j'ai fait le tour et que c'est le moment pour moi de m'arrêter, je prends ma casquette. Merci à vous. Ça ruine ?
- Speaker #0
Oui. Je suis pas un grand prince.
- Speaker #1
Oui, voilà. Mais je pense qu'il vaut mieux partir au bon moment, tu vois.
- Speaker #0
Je suis assez d'accord avec ça. Ça tourne au ridicule. Je ne vais pas dire du caca, mais faire n'importe quoi. L'idée, c'est de partir quand tu es au top et dire merci, au revoir. J'ai tout donné et j'étais heureux dans ce que j'ai fait. Merci beaucoup pour tout ce que vous m'avez apporté. Je pense que partir comme ça, c'est partir à la Zidane.
- Speaker #1
Ah oui, Zizou.
- Speaker #0
C'est l'humilité à l'état de l'heure. Moi, si je dois partir du métier, ça sera comme ça.
- Speaker #1
Mais tu auras quand même marqué l'histoire, tu sais. Ton nom, il aura quelque part...
- Speaker #0
Je pense que ça, quand même, c'est nos plus grandes satisfactions. Ça sera notre plus grande satisfaction.
- Speaker #1
On a mis notre pierre à l'édifice.
- Speaker #0
Je pense que quand on parlera de coiffure homme barbier et qu'on dira, tu te souviens de ce gars, artiste dans les années 2020, il cartonnait de fou. Ça sera quand même, malgré tout, tu auras marqué l'histoire du barbering. Et comme nous, on l'aura marqué aussi à notre barrière. Et ça, ça peut rester notre fierté éternelle. Et puis la fierté pour nos enfants.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que mon fils,
- Speaker #1
c'est pareil.
- Speaker #0
Quel âge il a ton fils ?
- Speaker #1
Deux ans et demi. Il a deux ans et demi. Donc des fois, il me voit sur mon téléphone. Il ne comprend pas trop. Il voit papa sur les vidéos. Il dit « Papa ? » Je lui dis « Papa, il fait des vidéos. »
- Speaker #0
Il ne comprend pas trop ce qui se passe.
- Speaker #1
Il ne comprend pas trop, mais je prends le temps de lui expliquer. Un jour,
- Speaker #0
il comprendra l'importance que tu as dans ce métier.
- Speaker #1
Parce qu'au final,
- Speaker #0
on parle d'importance. Ce n'est pas une histoire de « mettons bien les choses au clair » . C'est par rapport au message que tu véhicules.
- Speaker #1
Bien sûr. Et pour les jeunes aussi, comme tu dis. On parlait des jeunes. En fait, moi, j'ai envie de transmettre, de transpirer. Cette passion qu'on a pour le métier. Et quand tu reçois des messages de petits jeunes, je commence la coiffure l'année prochaine, c'est grâce à toi, je vais commencer mon CAP. Ou quand je reçois des expos, ils font des expos des fois dans les écoles. J'ai fait un exposé sur toi.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Un exposé, ils m'envoient le diapo comme ils ont travaillé le truc. Ça c'est un vrai...
- Speaker #0
C'est incroyable. C'est une satisfaction personnelle. Est-ce que tu as déjà quelqu'un qui s'est tatoué ta tête sur son... Oh,
- Speaker #1
peut-être pas. J'en sais rien.
- Speaker #0
Tu as peut-être des méga fans aussi. Ça peut arriver. Quelqu'un qui dise « artiste, c'est artiste » . Voilà, tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #1
Mais de toute façon, je le vois quand on parlait du MCB de tout à l'heure.
- Speaker #0
Le MCB,
- Speaker #1
tu as du mal à avancer tranquille. Le MCB, c'est là où tu rencontres tout le monde. Donc, il faut essayer d'avoir un petit moment pour chacun, tu vois. Une petite prise de parole, une petite photo.
- Speaker #0
C'est parce que tu sais d'où tu viens. Et tu n'oublies pas d'où tu viens.
- Speaker #1
Je ne vais pas rester dans mon coin avec mes lunettes de soleil.
- Speaker #0
Il n'y a pas de photo aujourd'hui. Attends, moi, si tu veux, je vais avec l'oreillette et c'est moi qui fais la sécurité.
- Speaker #1
C'est la big resta là. Le mec inaccessible.
- Speaker #0
C'est dans ce genre d'attitude que peut-être tu n'aurais jamais fini sur ce fauteuil. Tu vois ce que je veux dire ? Un dernier petit mot, artiste. Qu'est-ce que tu pourrais donner comme conseil aux jeunes pour communiquer, pour être des bons communicants comme tu l'es, par exemple ?
- Speaker #1
Moi, je... pense qu'il ne faut pas griller les étapes. Encore une fois, il faut travailler. Il y a le travail qui va finir par payer à un moment donné. Ce n'est pas possible que ça ne paye pas. Rester soi-même, on l'a dit tout à l'heure. Ça ne sert à rien de se donner une image qui ne nous ressemble pas.
- Speaker #0
Ne pas baisser les bras non plus.
- Speaker #1
Ne pas baisser les bras parce que des fois, c'est peut-être la vidéo d'après qui va te faire exploser sans que tu le saches. Donc non, continuez à travailler. Investir dans du bon matériel. C'est important ça, tu crois vraiment ? Bien sûr. Que ce soit déjà en termes de tondeuse, de ciseaux, tout le matériel. Et également le matos aussi. Que ce soit une petite caméra si tu veux par exemple te lancer sur YouTube ou autre. Après sinon, maintenant les téléphones. Mais au moins, investir aussi dans des micros, des lights comme on a ici en fait. essayer de se donner un maximum de chances pour y arriver. Après, moi, je reste quand même persuadé que ce n'est pas méchant ce que je vais dire, mais les réseaux, ce n'est pas fait pour tout le monde.
- Speaker #0
Comme le football à haut niveau.
- Speaker #1
C'est ça. Tout le monde joue au football. Je pense qu'il y en a qui sont bons dans ce domaine et d'autres, malheureusement, qui ne le seront peut-être jamais. Mais si tu n'essayes pas, tu ne le seras jamais. Je pense que déjà,
- Speaker #0
pour être bon sur les réseaux, il faut avoir ce côté à l'aise. Oui.
- Speaker #1
C'est sûr. Ça déjà, si t'es quelqu'un de très timide, très réservé, après, c'est un truc aussi que tu peux travailler avec le temps.
- Speaker #0
Oui, et puis il y en a qui réussissent très bien sur les réseaux, qui parlent jamais, mais qui montrent du travail.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Sauf que là, ton talent doit être x10, x10 000, sans parler.
- Speaker #1
Ah oui, sans parler, oui.
- Speaker #0
Quand il n'y a que ton travail qui parle, là, c'est encore pire.
- Speaker #1
Je pense qu'à un moment donné, comme on parlait tout à l'heure de stagner, je pense qu'à un moment donné, pour le départ, ça va être bien. Mais à un moment donné, les gens, ils ont besoin d'avoir un visage sur la p... humanisé de la personne qu'il y a derrière la caméra est-ce que t'as senti vraiment une différence quand toi tu prenais la parole face cam oui le moment face cam bah oui bien sûr ça fait la diff est-ce que t'as remarqué aussi que quand tu partages des trucs perso de ta vie t'as plus de likes plus de forcément ça attire que le pro ça attire aussi cette curiosité mais oui
- Speaker #0
Tu restes un animal de foire. Déjà, ils veulent savoir comment tu vis.
- Speaker #1
C'est ta communauté. Plus ils ont des infos un peu croustillantes sur toi, et plus ils sont contents. La petite commu. Mais non, je pense que c'est la détermination innovée. Essayer de trouver des nouveaux concepts.
- Speaker #0
Créer.
- Speaker #1
Rester soi-même. Et le reste, si ça doit venir, ça viendra.
- Speaker #0
Et saisir les opportunités.
- Speaker #1
Et les opportunités. Oui, les opportunités, très important. Bien sûr, bien sûr. Si tu reçois, moi, ça s'est déjà passé comme ça. Si tu reçois un appel, il est 23h, tu dois aller coiffer, je ne sais pas, je dis n'importe quoi, un grand joueur de foot, une star sur YouTube, un acteur. Peu importe.
- Speaker #0
c'est là où mon gars tu dois prendre ton matos et tu dois y aller tu dis pas c'est 23h j'ai la flemme si ça commence comme ça sans la flemme ça sera la flemme ça va pas évoluer je comprends mais ça c'est de l'entrepreneuriat pur oser se créer ses opportunités c'est
- Speaker #1
pas pour me jeter des fleurs j'ai toujours été un mec déterminé parce qu'il faut être déter pour avoir la victoire ouais bien sûr On ne tient pas en place Je ne sais pas si c'est pareil pour toi
- Speaker #0
Parmi les issus tu tiens un peu plus en place Mais bon sinon oui On est à peu près dans le même mood Je te comprends totalement Et au final je vais te remercier du fond du coeur De tout ce que tu fais pour notre métier Merci Je te remercie d'avoir accepté cette invitation Pour ce podcast business Merci pour ta lumière, merci pour tout ce que tu apportes La lumière que tu donnes au métier Et pour l'homme que tu es Et je te souhaite beaucoup de bonheur pour les années à venir et que tu continues à développer tes réseaux, tes business, tout ce que tu as besoin. Merci d'avoir écouté le podcast d'American Crew. Merci à nos experts passionnés et passionnants pour ce nouvel épisode. Pensez à vous abonner, à commenter et à partager autour de vous pour, vous aussi, faire partie du crew.