- Speaker #0
J'ai racheté un salon qui faisait à l'époque à peine 10% d'hommes. C'était un très très gros challenge que j'ai su surmonter. Petit à petit, on est passé sur du 50-50. Moi, je dis que c'est faux. Je ne me suis pas fait tout seul. Les rencontres, mes premières American Crew. Va te donner un peu de sens à ta vie. Sors un peu de ton salon et va voir ce qu'il se passe un petit peu dehors. Quand on a trop d'ego, on se ferme des portes. Et quand on a de l'ego, on se compare.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast officiel d'American Crew. Le rendez-vous business des entrepreneurs de la coiffure masculine et du barbering. Ici, on parle vision, performance et croissance. On décrypte les stratégies qui font évoluer les salons. On partage les retours d'expériences de professionnels passionnés. Et on explore les tendances qui façonnent l'avenir de la coiffure masculine.
- Speaker #2
Bonjour et bienvenue pour ce nouveau podcast pour American Crew. Je m'appelle Samy Peutot, je suis formateur, ambassadeur coiffeur pour la marque depuis quelques années. J'ai eu le plaisir aujourd'hui de recevoir notre ami Sidi. Je te laisse te présenter Sidi.
- Speaker #0
Bonjour Samy, merci de m'accueillir pour ce podcast. Donc effectivement, moi je m'appelle Sizi Bensoula, je suis coiffeur depuis l'âge, j'ai commencé la coiffure à l'âge de 15 ans, j'en ai bientôt 43 cette année.
- Speaker #2
Tu ne l'es fait pas ?
- Speaker #0
Mais ils sont là. Ah bon ? Merci Samy.
- Speaker #2
La coiffure, ça conserve ?
- Speaker #0
Ça conserve. Et voilà, j'ai commencé comme le cursus un peu classique de monsieur et madame tout le monde, CAP, BP.
- Speaker #2
Alors justement, excuse-moi de te couper, le thème du jour, c'est justement, tu es notre invité, tu es notre guest. Pourquoi ? Parce que tu fais partie des personnes qui travaillent avec la marque depuis un moment, qui a un parcours quand même impressionnant, atypique. On a eu précédemment Kevin Serrault, que tu connais très bien, qui était venu de Belgique parler de son parcours qui est incroyable. Ton parcours est incroyable aussi, mais totalement différent, parce que toi, tu t'es vraiment diversifié. Donc, comme tu le disais, tu as commencé à quel âge ? À 15 ans. 15 ans. Donc, apprentissage ?
- Speaker #0
Apprentissage, CAP. Et ensuite ? Homme,
- Speaker #2
mixte ?
- Speaker #0
Mixte, je suis issu de la coiffure mixte. Donc, CAP, 3 ans. A l'époque, c'était en 3 ans. Maintenant, c'est en 2 années.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #0
Et ensuite, j'ai enchaîné sur 2 ans de brevet professionnel.
- Speaker #2
D'accord. Donc, le brevet, on le rappelle pour celui qui veut se mettre à son compte, monter une affaire, monter un salon.
- Speaker #0
C'est ça. Et pousser aussi les connaissances. Connaissance. Tout ce qui touche à la chimie, à la biologie.
- Speaker #2
Ok. Donc, tu as passé CAP, brevet. Ensuite ?
- Speaker #0
Comment ça s'est passé ? Ensuite, après mon brevet, je suis resté deux ans en tant que salarié, en tant qu'employé. Et j'ai décidé de me mettre à mon compte parce que j'avais envie d'essayer. J'avais envie de tester. J'avais une idée de ce que je voulais monter. Et ça n'a pas été chose facile, attention, parce que j'avais 23 ans. Donc à l'époque, pas beaucoup de sous de côté, si ce n'est pratiquement pas. Et donc d'aller voir les banques, de demander un prêt, tout ça, c'était très compliqué. Donc premier refus, deux refus, trois refus. Mais je n'ai pas abandonné. La quatrième banque, on rappelle encore de son nom, Madame Huget, m'a ouvert les portes, m'a fait confiance. Et c'est de là qu'a démarré l'aventure des experts Sidi Ben Sula.
- Speaker #2
Salon mixte ou salon pour hommes ?
- Speaker #0
Alors salon mixte. J'ai toujours été très attaché à... à la mixité du salon. Mais j'ai racheté un salon qui faisait à l'époque à peine 10% d'hommes.
- Speaker #2
Ah oui, principalement des dames à 90%, c'est énorme.
- Speaker #0
C'est ça, c'était un très très gros challenge que j'ai su surmonter parce que petit à petit, on est passé sur du 50-50. J'ai vraiment développé l'activité féminine qui existait déjà, mais j'ai vraiment accentué... accentuer tout ce qui touchait vraiment à la coupe homme, aux prestations hommes et au bien-être de l'homme.
- Speaker #2
Alors comment tu as fait ?
- Speaker #0
C'est simple, quand tu te mets à ton compte à l'âge de 23 ans, il n'y a pas le choix. Il faut envoyer, un peu comme mon confrère Kevin d'ailleurs, Thierose, pas beaucoup de sous de côté, pas beaucoup de moyens. Grandi en HLM. Papa, maman qui se tuaient à la tâche. Donc forcément, je n'avais pas énormément de moyens.
- Speaker #2
Mais de l'ambition.
- Speaker #0
Mais énormément d'ambition parce que je savais où je voulais aller. Donc, j'ouvrais mon salon à 8h du matin. Je fermais à 23h. Pourquoi ? Dans l'optique de me faire connaître, de faire connaître le salon et d'essayer d'attirer un maximum de clientèle, notamment hommes, pour les faire revenir en salon.
- Speaker #2
C'est important ce que tu viens de dire parce que je pense qu'il faut faire une séquence par rapport à ça. L'objectif, ce qu'on appelle le goal, le but, c'est quelque chose que je pense, dis-moi si je dis vrai, il faut le garder à l'esprit, s'y tenir. C'est-à-dire toi, tu voulais vraiment un salon mix, développer l'homme parce qu'il était à 90% d'âme. D'avoir un but et d'aller au bout, je pense que c'est ça le... Un des secrets de la réussite.
- Speaker #0
Je suis totalement d'accord avec toi, c'est un des secrets et ça doit être un lifestyle, un mode de vie. Moi j'avais cette idée en tête et je m'y suis attaché, j'ai travaillé pour. C'est comme moi aujourd'hui par exemple en formation, je conseille aussi énormément les jeunes et les moins jeunes que je forme. Écoutez-vous, entourez-vous. Pourquoi ? Parce que vous aurez toujours, comme je les appelle, des parasites. qui viendront vous dire, ouais, non, fais pas comme ça, ouais, non, fais pas comme ça. Mais ils ne voudront pas spécialement votre bien ni votre réussite. Donc, apprenez à vous écouter, mais surtout à vous entourer des bonnes personnes. C'est ce qui va faire que vous allez avoir un mindset d'enfer et qui va faire que vous allez réaliser vos objectifs.
- Speaker #2
Et d'ailleurs, justement, par rapport à ça, est-ce que tu encouragerais nos amis coiffeurs pour se développer à avoir des formations de développement personnel pour aller au-delà de ce qu'on nous a peut-être... habitué à penser qu'on n'est pas capable, qu'on ne va jamais arriver, qu'il ne faudrait pas faire ça, que la coiffure, ce n'est pas terrible. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, totalement. Tu penses que ça, c'est important ? Parce que toi, tu as le mindset, parce que tu as cette niaque, parce que comme tu le dis, et je le comprends, tu as grandi dans des conditions classiques, mais tu avais cette niaque que tu as encore. Peut-être que certains ne l'ont pas autant.
- Speaker #0
Alors, non seulement j'avais cette niaque, j'avais cette envie, et dans mon parcours, j'aime souligner ça. Je me permets... beaucoup de gens diront oui je me suis fait tout seul moi je dis que c'est faux je ne me suis pas fait tout seul ça a été le fruit de mon travail mais ça a été également les rencontres et les bonnes rencontres notamment je fais la petite dédicace les rencontres mes premières American Crew dont tu en fais partie Guillaume Fort le All Star également qui t'accompagne, Guillaume Faure, qui a été vraiment la pièce maîtresse lorsque j'ai commencé à me mettre sur les réseaux sociaux en 2014-2015. Guillaume Faure a été vraiment, pour moi, le modèle que j'ai suivi. Et aujourd'hui, de travailler à ses côtés et à tes côtés, pour moi, c'est une réussite.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Je rejoins ce que tu disais par rapport aux formations. Je trouve que c'est primordial. C'est primordial, pourquoi ? parce que... Si on n'a pas de mindset, si on n'a pas d'objectif, et si on n'a pas un mental d'acier, quoi qu'il arrive, au bout d'un moment, vous allez vous égarer, vous allez sombrer. Il faut avoir un mindset vraiment à 100% et surtout suivre les bonnes formations. Aujourd'hui, on le voit sur toutes les plateformes, sur tous les réseaux sociaux, des formations, il y en a à la pelle. Mais des bonnes formations avec des bons cursus. avec des bons programmes, il n'y en a pas des masses. Donc, avoir, comme ta formation, Service et Développement, qui pour moi est une des formations les plus abouties, les plus constructives sur le marché masculin.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Pour moi, aujourd'hui, c'est une obligation pour les jeunes s'ils veulent réussir.
- Speaker #2
Merci beaucoup. En tout cas, ça me fait plaisir. C'est vrai que nous, on le met en avant parce qu'on sait que ça fait partie des formations indispensables pour aller au-delà de ce qu'on imaginait faire. Alors, par rapport à ça. Donc tu as créé ton salon, Mix, tu as repris un salon, Mix, tu as relancé l'Aquafurum. Est-ce qu'il y a eu d'autres étapes qui ont changé ta vie, qui ont changé ta façon de travailler, qui t'ont aidé à développer dans le salon ?
- Speaker #0
J'ai envie de dire oui. Oui, ce qui m'a fait et ce qui m'a construit Samy, c'est les relations humaines.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #0
Je suis quelqu'un qui prête énormément d'attention aux relations humaines. Quand un client vient chez moi, en fait, je ne m'intéresse pas uniquement qu'à ses cheveux, je m'intéresse à la personne qu'il y a en face de moi, à l'être humain. Pourquoi ? Parce qu'un homme qui rentre dans notre salon, ou une femme d'ailleurs, mais là en l'occurrence on parle du marché masculin, un homme qui rentre se faire coiffer, il rentre peut-être pas spécialement juste pour se faire coiffer, il a ses problèmes, vous voyez ce que je veux dire ?
- Speaker #2
Bien sûr.
- Speaker #0
J'ai coiffé de nombreux jeunes un petit peu en perdition, des pères de famille qui ont des problèmes de vie, des problèmes du quotidien et qui viennent passer un moment chez le coiffeur. Donc à partir de là, moi, je m'intéresse énormément à l'homme, par exemple, avant de rentrer dans le diagnostic capillaire. Justin, comment allez-vous aujourd'hui ?
- Speaker #2
Bien sûr.
- Speaker #0
Ça va ? Tout va bien ? Et à partir de là, la personne que vous avez en face de vous, elle s'ouvre ? et là vous n'avez plus cette relation simplement de client coiffeur vous entrez dans une autre dimension et c'est ces portes là qu'il faut ouvrir et qui vont permettre d'exceller après dans tout le reste Je suis tout à fait d'accord et justement je voudrais faire le lien parce que j'ai vu sur certaines plateformes,
- Speaker #2
certains réseaux que tu travailles aussi pour des personnes défavorisées tu veux en parler ?
- Speaker #0
Oui, je vais en parler, bien sûr. Je vais en parler. C'est des choses qui me tenaient à cœur. C'est des choses à laquelle je réfléchissais, que je pensais énormément. Et à travers deux, trois vidéos que j'ai pu voir sur les réseaux sociaux, je me suis dit, allez, vas-y, fais quoi. Après tout, qu'est-ce qui peut t'arriver ? Il ne peut rien t'arriver. Va donner un peu de sens à ta vie. Sors un peu de ton salon et va voir ce qui se passe un petit peu dehors.
- Speaker #2
Et concrètement, quelles ont été ces actions exactement, s'il dit ?
- Speaker #0
Je prenais mes... en fait je fixais une journée, d'accord, et je me disais tel jour, tel dimanche, tel lundi, je vais prendre mes outils et je vais aller coiffer les personnes...
- Speaker #2
Défavorisées ?
- Speaker #0
Les personnes défavorisées. N'ont pas les moyens d'aller chez le coiffeur ? Exactement. Et à l'époque, je me rappelle, j'avais fait une petite quête sur les réseaux sociaux à travers mes clients, parce que je voulais agrémenter la chose, pas seulement leur rapporter le côté coiffure.
- Speaker #2
Le service.
- Speaker #0
Mais leur apporter aussi autre chose, des petites trousses de toilettes, brosse à dents, dentifrice, maquillage pour les femmes. Et du coup, il y a eu un élan de solidarité auprès de mes clients et de personnes que je ne connais pas. Et j'ai reçu un nombre incalculable de produits. Et voilà, j'ai été acheter un matériel vraiment spécifique que j'ai à la maison. C'est vraiment uniquement pour les personnes, les sans-abri. D'accord. Et voilà. me voilà parti avec mes outils dans le train et voilà cette approche de discuter avec ces gens qu'on croise dans la rue leur apporter un peu plus de valeur, un peu plus de dignité se garder et surtout écouter leurs histoires parce qu'on crée ce lien en fait où on est avec le sans-abri, on discute et il nous raconte un petit peu son parcours et c'est là que vous vous dites j'ai une chance quand même incroyable tu relativises ? C'est des choses qui me font plaisir, que je fais encore aujourd'hui. J'essaye d'en faire trois par an. Et j'invite les coiffeurs et les coiffeuses à me joindre pour un peu plus de solidarité.
- Speaker #2
Venir les aider. C'est magnifique. Bravo à toi. En tout cas, c'est dit.
- Speaker #0
Je pars du principe où l'altruisme,
- Speaker #2
c'est...
- Speaker #0
La réussite, c'est bien.
- Speaker #2
Partager, c'est mieux.
- Speaker #0
Partager, c'est mieux. C'est exactement ça.
- Speaker #2
Bravo. Alors, donc, tu travailles en salon. Tu travailles aussi en tant que formateur. Tu veux nous décrire un petit peu tes différentes casquettes, rôles ? Bien sûr.
- Speaker #0
Alors effectivement, je travaille en salon. Et donc, à côté de ça, je suis également formateur pour American Crew.
- Speaker #2
Tout à fait. Depuis combien de temps maintenant ?
- Speaker #0
Cinq ans, six ans. C'est ça.
- Speaker #2
On va parler de période de confinement juste avant, je crois.
- Speaker #0
C'est ça, exactement. Juste avant le confinement.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
En 2019. J'ai eu un coup de téléphone. du directeur technique, un bonjour, très simple, bonjour Sidi, rappelle-moi, ok ? Et donc voilà, j'ai rappelé Philippe qui m'a dit Sidi, voilà, je te propose d'intégrer l'équipe des formateurs crew, est-ce que tu en as envie ? Je lui ai dit mais c'est pas qu'une simple envie en fait, c'est un rêve.
- Speaker #2
Génial.
- Speaker #0
Et aujourd'hui c'est chose faite.
- Speaker #2
Donc quel type de formation tu proposes par exemple ? Qu'est-ce que tu fais le plus pour American Crew ?
- Speaker #0
Pour American Crew, tout ce qui touche à la coupe de cheveux. Également les services, les prestations, les protocoles service barbier pour vraiment pousser les protocoles étape par étape pour pouvoir apporter des prestations premium en salon et augmenter son chiffre d'affaires.
- Speaker #2
Donc technique plus les rituels, connaissances produits, biologie. Donc taille de barbe, rasage à l'ancienne aussi ?
- Speaker #0
Les rituels rasage aussi, comme on les appelle, les rasages à l'ancienne. Très bien. Coupe choux, ce qui… Ce qui se fait aussi un peu moins, mais il y a quand même une demande. Donc, il faut savoir y répondre.
- Speaker #2
Coloration de barbe aussi, je me souviens. Est-ce qu'on en a fait ensemble ?
- Speaker #0
Precision Blend, qui est un produit vraiment extraordinaire et que je recommande vraiment parce que c'est un vrai plus, un vrai service pour la jante masculine et pour le coiffeur. C'est un vrai plus en termes de chiffre d'affaires.
- Speaker #2
Magnifique. Donc, coiffeur, altruiste, formateur. Et tu travailles pour d'autres marques ? Tu travailles sur d'autres…
- Speaker #0
Oui, je travaille sur d'autres formations. J'ai la chance aussi d'être formateur européen pour WALL professionnel.
- Speaker #2
Et tourneuse, principalement.
- Speaker #0
Tout ce qui est outillage.
- Speaker #2
Très bien.
- Speaker #0
J'interviens pour WALL sur le territoire français, européen. Mais j'ai aussi la chance d'avoir intégré l'équipe Middle East Africa.
- Speaker #2
Bravo. Donc
- Speaker #0
Moyen-Orient et Afrique.
- Speaker #2
Donc là, tu reviens d'Angleterre, il me semble.
- Speaker #0
Je reviens d'Angleterre avec mon acolyte, comme j'aime l'appeler, Guillaume Fort. Et on a passé vraiment deux jours intensifs de travail.
- Speaker #2
Mémorable.
- Speaker #0
Ça a été beaucoup de travail et beaucoup de...
- Speaker #2
Beaucoup de rigolade ?
- Speaker #0
De rigolade.
- Speaker #2
C'est important de le signaler, parce que c'est vrai qu'on est dans un milieu, au-delà du travail, comme tu l'as dit, le côté humain, relationnel, c'est génial. Je veux dire, chaque fois qu'on se retrouve, comme là, quand on est sur un live ou sur un podcast, tout le monde a travaillé ensemble en décembre à Paris, c'est toujours super sympa. Pour ça, je reconnais qu'American Crew, et sûrement, probablement d'autres marques, notamment Wall, comme tu le dis, l'ambiance, l'atmosphère, l'échange, le partage, c'est quelque chose qui est quand même, à mon avis, aussi le cœur. du métier et du moment qu'on passe ?
- Speaker #0
Alors, c'est le cœur. Et c'est aussi pour ça que, lorsqu'American Crew est venu me chercher, j'ai répondu oui instinctivement. Pourquoi ? Parce qu'au-delà d'être une marque de produits capillaires pour hommes, c'est surtout une famille.
- Speaker #2
C'est vrai.
- Speaker #0
On avance ensemble. On développe les choses ensemble. C'est vrai. On développe des idées ensemble. C'est-à-dire qu'ils sont à l'écoute. C'est vrai. Et ça, pour moi, c'est d'une extrême importance si on veut pousser les choses dans le bon sens.
- Speaker #2
Je me souviens qu'on avait travaillé toute l'équipe il y a un an et demi sur une formation, la JDAC, Journée Découverte Américaine Crew. On a passé une journée, on était 12 ou 13 dans l'académie. Tout seul, on n'est pas bon.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #2
Chaque fois, il y en a un qui levait la main en disant « Moi, je ferais bien ça. » On disait « Purée, c'est pas bête. On ne peut pas y penser. » Le travail d'équipe, c'est quand même fondamental.
- Speaker #0
C'est les idées de 1 plus 1 plus 3 plus 1 qui fait qu'on monte en compétences. Et on monte en puissance.
- Speaker #2
Exactement. Tout seul, on n'est pas bon.
- Speaker #0
Et ça rejoint un peu ce que je disais tout à l'heure, les relations humaines, en fait.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #0
C'est extrêmement important. Et c'est ce que j'aime aussi chez American Crew. Parce que c'est un problème qu'on peut rencontrer chez nous, en France. C'est les égaux. Les égaux de chaque coiffeur. Pas qu'en France. Chaque barbier. Pas qu'en France. C'est vrai,
- Speaker #2
ça peut.
- Speaker #0
il y a énormément d'égo et je trouve que c'est dommage parce que du coup quand on a trop d'égo on se ferme des portes et quand on a de l'égo on se compare aussi parce que l'égo c'est soi c'est moi je pense que comme je le disais c'est ce qu'on évoque là tout seul on est pas bon je pense,
- Speaker #2
dis moi si j'ai tort je pense que chacun est très très bon dans un domaine particulièrement et quand on est comme là toute l'équipe américaine crew on est 12-13 mettons, quand on parle d'un sujet Il y en a toujours un qui va sortir quelque chose auquel on n'avait jamais pensé. On se dit, purée, mais c'est une super idée.
- Speaker #0
Et on avance. C'est une super idée et on va la rajouter et la développer dans le projet. Et c'est ce qui va faire que, comme tu viens de le dire, on avance.
- Speaker #2
Comme on dit, seul on va vite, à plusieurs on va plus loin.
- Speaker #0
On va plus loin. Et je pense que c'est vraiment l'objectif. Ça a été mon objectif, mais je pense que ça l'est aussi pour de nombreux coiffeurs et coiffeuses d'ailleurs. Et de la nouvelle génération qui arrive.
- Speaker #2
Alors. Là déjà, on a abordé plusieurs sujets, mais il me semble que tu as été aussi contributeur pour un magazine, Biblon.
- Speaker #0
Oui, j'ai été ambassadeur pour le magazine Biblon. Parce que c'est un an, c'est ça ?
- Speaker #2
Il y a un an non reconductible ?
- Speaker #0
Chaque année, en fait, ils font des concours où il faut voter pour les dix prochains ambassadeurs. J'ai eu la chance, c'est magnifique d'être ambassadeur pour Biblon parce que... On vient s'intéresser encore une fois au coiffeur, à la coiffeuse, mais on va aussi s'intéresser à son travail. Et du coup, ça nous donne la parole pour nous exprimer publiquement sur les points positifs, les points négatifs et ce qu'on peut apporter en termes de technique pure à la coiffure.
- Speaker #2
Et ça apporte une belle visibilité parce que quand tu commences à apparaître dans des magazines professionnels nationaux,
- Speaker #0
c'est valorisant.
- Speaker #2
Sans parler d'égo. Mais c'est vrai que c'est valorisant de pouvoir apporter des choses à des lecteurs qui découvrent ou qui se comparent ou qui, en effet, vont voir des choses que peut-être ils n'auraient pas imaginées. C'est vrai que quand tu es ambassadeur, tu as ce rôle.
- Speaker #0
Bien sûr, on a ce rôle comme on l'a chez American Crew. Parce que je pars du principe où quand une marque, par exemple, comme American Crew ou le magazine Biblon viennent vous chercher, c'est parce que votre travail plaît. Donc si le travail plaît et que l'humain plaît... Je pense qu'on peut donner des idées à d'autres coiffeurs, à d'autres coiffeuses.
- Speaker #2
Et en recevoir.
- Speaker #0
En recevoir. Et si demain, comme je dis, je peux simplement, moi, donner l'envie à d'autres de performer.
- Speaker #2
Mission accomplie.
- Speaker #0
Ma mission est accomplie, en fait.
- Speaker #2
Tout à fait. Alors, on n'a pas terminé tes fonctions, parce qu'il me semble, si mes sources sont bonnes, tu travailles aussi en tant qu'ambassadeur pour une plateforme ?
- Speaker #0
Oui. Exactement. Je travaille également depuis 4 ans maintenant. Je suis ambassadeur. ambassadeur pour Planity, qui est la plateforme numéro un en
- Speaker #2
France. Prise de rendez-vous en ligne.
- Speaker #0
Prise de rendez-vous en ligne, logiciel de caisse, gestion comptabilité, la gestion des stocks.
- Speaker #2
Ça en fait des choses.
- Speaker #0
Ça fait énormément de choses. Et encore une fois, c'est le fruit du travail, du sérieux et de l'authenticité. En fait, rester authentique. Les marques, c'est ce qu'elles aiment. Elles aiment les bons coiffeurs. les bonnes coiffeuses, mais elles aiment aussi les humains. Ça, faire passer un message et surtout être et garder son authenticité. C'est ce qui fait que vous allez pouvoir travailler pour toutes ces marques avec lesquelles je travaille et dont je suis fier. Et Planity, oui, effectivement, c'est la plateforme numéro un française qui aujourd'hui a simplifié la vie de monsieur et madame Tout-le-Monde.
- Speaker #2
Alors moi, en fait, si tu veux, par rapport à tout ce que tu me dis là, on se voit souvent, je suis un peu au courant de ce que tu fais, mais c'est vrai que quand là, on parle de toutes ces fonctions, Moi, là, ce qui m'interpelle un peu, c'est vrai que nous, notre rôle maintenant aussi, c'est quand quelqu'un nous parle, un jeune ou pas d'ailleurs, qui nous dit je veux rentrer dans la coiffure, mais je ne sais pas. C'est là que je m'aperçois en parlant avec toi, Sidique. Tu rentres en tant que coiffeur. Au départ, tu es apprenti, tu as 16 ans, mettons, mais des voies possibles qui s'ouvrent à toi. Mais on a plein. Entre un Kevin qui a commencé dans une carabane, qui a monté un truc de fou hyper luxueux. Guillaume. et d'autres qui ont des parcours incroyables. Et là, quand tu me dis tout ce que tu fais, là, je me dis, purée, t'es coiffeur ? Ouais, t'es coiffeur. Ouais, mais je ne suis pas coiffeur. Je fais des formations. Je travaille aussi pour une boîte de... Je suis fournisseur de tourneuses, notamment. Plateforme de prise de rendez-vous. C'est quand même incroyable.
- Speaker #0
Alors oui, c'est incroyable. Et sincèrement, Samy, c'est des choses à laquelle je ne pensais même pas, en fait. Eh oui. C'est des choses à laquelle je ne pensais même pas. Je ne pensais même pas que ça pouvait m'arriver à moi un jour. Parce que très souvent, malheureusement, c'est moins le cas aujourd'hui, mais moi, à mon époque, je suis né en 83, par exemple, le coiffeur, c'était voilà. Ah, tu vas faire coiffure. OK, d'accord.
- Speaker #2
Comme nous a dit Kevin sur un précédent podcast, tu ne veux rien faire d'autre. Coiffure, voie de garage. Exactement. En réalité, on est loin de ça.
- Speaker #0
Et je m'en rappelle de plein d'anecdotes et de plein de petites choses qui, à l'époque, lorsque je suis rentré en CAP coiffure. Ouais, ah, Sidi, il fait de la coiffure. Nous, on va en général. Moi, je vais faire ci. Et aujourd'hui, de voir... Et c'est une fierté de voir tous ces amis d'enfance, tous ces gens qui ont pu... Ce n'est pas de leur faute. On était jeunes à l'époque. Mais qui, aujourd'hui, me suivent sur les réseaux, me likent, me félicitent. Ouais, c'est cool. Je le dis en toute honnêteté, en toute simplicité. Ouais, c'est une belle revanche. C'est une belle revanche. C'est une très belle revanche.
- Speaker #2
Et donc, dans ton parcours, si j'ai bien compris de la conversation qu'on a eue il n'y a pas très longtemps, tu as changé ton statut au sein du salon il y a eu un travail de transmission si j'ai suivi l'histoire comment ça se passe, comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
tu as très bien suivi l'histoire ça s'est passé que tout de suite après le Covid je travaillais déjà pour American Crew en tant que formateur je commençais vraiment à avoir une assise et de plus en plus de demandes donc je me suis dit tiens si tu ne créais pas un peu tes propres modules afin de faire de présenter d'autres choses.
- Speaker #2
L'autonomie.
- Speaker #0
Un peu, voilà, exactement. Et d'autres types de formations. Donc, je me suis penché sur le sujet. J'ai travaillé pendant 3-4 ans en sous-marin dessus. Mais en m'étant fixé une deadline, en fait, de 2025 pour vendre mon salon. Parce que je m'étais dit, en 2025, ça fera 17 ans. J'ai une collaboratrice et une très bonne équipe, une manageuse, Marlène, qui est à mes côtés, qui avait soif d'évoluer. Et en 2022, voilà, 2021-2022, je lui dis, écoute Marlène, en 2025, ce sera ma deadline.
- Speaker #2
Sois prête.
- Speaker #0
Donc voilà, tu es au courant. Tu veux te positionner, c'est cool, tu ne veux pas te positionner. Juste, tu me tiens au courant. Mais voilà, je tiens à t'en parler à toi en première. Et instinctivement, elle dit non, non, je me positionne dessus. Donc pendant trois ans, on a travaillé sur le processus de transmission. Et tout ce qui touche au management, à la gestion de la comptabilité, la TVA, l'URSSAF, la gestion du personnel. Ce n'est pas un dossier facile tout ça. La gestion du personnel également. Et du coup, voilà. Du coup, ça s'est fait très naturellement.
- Speaker #2
Mais l'avantage, là, c'est qu'elle connaît par cœur le fonctionnement du salon. C'est ça qui est magique.
- Speaker #0
Parce que ça fait huit ans.
- Speaker #2
Elle est chez elle.
- Speaker #0
Elle est chez elle. Elle a déjà l'équipe en place. Et pour moi, je ne pouvais pas rêver mieux en termes de passation.
- Speaker #2
Alors justement, c'était... Je voudrais qu'on parle de ça. Quand tu dis passation, est-ce que tu interviens encore ? Est-ce que tu y travailles ? Ou est-ce que tu as complètement vendu, lâché, parti ?
- Speaker #0
Alors, j'ai totalement vendu. Encore une fois, je m'étais fixé la deadline de 2025 et nous avons signé le 12 décembre 2025.
- Speaker #2
Donc t'as plus de billes dans l'affaire, c'est une façon de parler.
- Speaker #0
Je n'ai plus de billes dans cette affaire.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #0
Mais voilà, Marlène, quand elle est arrivée, elle avait 21 ans. C'était un petit bébé et aujourd'hui, je l'ai vu grandir et elle m'a mis un petit coup de pression. Mais gentiment, elle m'a dit, Sidi, j'achète, mais tu restes avec moi le vendredi, samedi.
- Speaker #2
C'est beau.
- Speaker #0
Elle me dit, j'ai besoin de toi.
- Speaker #2
Donc, tu vas vendredi, samedi, travailler au salon.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
On t'a employé du salon.
- Speaker #0
Je suis en auto. Ok, donc tu factures tes prestations. Je suis en auto-entrepreneur. Très bien. Voilà, début de semaine, je m'occupe via mes formations, donc en France et également en Algérie.
- Speaker #2
On va en parler.
- Speaker #0
Et le vendredi samedi, j'accompagne toujours l'équipe. Donc j'ai toujours un pied dans le petit bébé que j'ai créé en 2008. Et du coup, j'accompagne l'équipe et je les aide encore aujourd'hui à performer et à satisfaire.
- Speaker #2
Donc ça veut dire que même sans ton salon, tu bosses presque tous les jours, mais sur des fonctions différentes.
- Speaker #0
Sur des fonctions totalement différentes. C'est ça qui est incroyable. Et un rythme que je veux en fait. Voilà. Je voulais vraiment... Que tu gères. Je voulais trouver le bon équilibre, également pour ma famille. C'est un équilibre très important.
- Speaker #2
Oui, alors ça justement, je vais faire une petite parenthèse, ça je l'ai inclus à la formation dans le service de développement, tu vas me dire si c'est le cas, mais le personnel a une importance sur le professionnel et vice versa, c'est-à-dire qu'à un moment donné, ça peut emmener l'un ou l'autre d'un bon ou d'un mauvais côté, donc des fois on est obligé de prendre une décision. Parce que quand on a un salon, plus la formation de plusieurs sortes, on va dire, tu passes ta vie au travail. et là des fois tu peux oublier, t'oublier, oublier ta famille et ça peut avoir une incidence les deux fonctionnent, des fois d'être trop sur le perso et d'oublier le salon c'est pas mieux,
- Speaker #0
l'équilibre l'équilibre c'est très important et je te rejoins à 200% au bout d'un moment bon alors, on va être très terre à terre aux futurs coiffeurs aux futures coiffeuses et ça vous arrivera quoi qu'il arrive, que vous le vouiez ou non ça vous tombera dessus, c'est comme ça, ça fait partie de la vie, d'accord, faut juste à partir du moment où ça vous tombe dessus, que vous ayez ce déclic. Je suis en train de perdre mon mari, ma femme, ma famille, mes enfants. Ou le contraire, je suis en train de perdre ma société, mon entreprise. Trouvez le bon équilibre. Alors, c'est très, très dur. C'est très, très dur, mais il y a un travail de fond.
- Speaker #2
Il y a des décisions à prendre.
- Speaker #0
Mais il y a également des formations, encore une fois, dessus. Pour en parler.
- Speaker #2
Service développement, on en parle.
- Speaker #0
Service développement de charnière et cancrou.
- Speaker #2
Ça peut être un problème.
- Speaker #0
Formez-vous à ça. Parce que la vie, c'est quoi ? La vie, c'est être heureux en famille, être heureux au boulot.
- Speaker #2
Je vais compléter ce que tu dis là. C'est ce qu'on explique dans cette formation. On peut gagner de l'argent en coiffure. On peut même en gagner beaucoup. Mais en fait, la vraie richesse, je pense, ce n'est pas l'argent. Parce qu'avec l'argent, on n'achète pas tout. Il y a une chose qu'on ne pourra jamais acheter, c'est du temps. Donc, quand on me dit, je bosse tant d'heures par semaine, je fais ci, je gagne tant. Je dis, OK, mais c'est quoi ta vie ? Tu es au travail tout le temps ? Oui, j'adore mon travail. OK, mais à la fin de ta vie ? À la fin de ta vie ? Donc... dans ta carrière, il y a un moment donné, peut-être qu'il faudra prendre une décision. Alors, tu peux le faire des années, mais comme tu l'as fait et c'est parfait, il y a un moment donné, tu prends une décision, tu dis bon, je me retire, je prends de l'argent du salon et je vais faire autre chose et peut-être plusieurs fonctions, mais au moins, tu gères ton agenda finalement et c'est ça qui est quand même top.
- Speaker #0
Je suis totalement d'accord. Vraiment trouver ce juste équilibre. Moi, j'ai ce déclic, je l'ai eu Je me permets une petite parenthèse tout à fait perso. Je l'ai eu un matin où je sors de la maison, 7h30. Ma fille devant la porte, je lui fais un bisou. Je vais pour fermer la porte. Et au moment où je vais pour fermer la porte, je la vois, elle reste stoïque devant la porte, les larmes.
- Speaker #2
Déchirée.
- Speaker #0
Et je lui dis, qu'est-ce qu'il y a mon bébé ? Pourquoi tu pleures ? Qu'est-ce qui se passe ? T'as fait un cauchemar ? Et là, elle me dit, t'es jamais avec nous. Tu vois, là, je t'en parle, c'est...
- Speaker #2
L'étincelle, ouais. On sent l'émotion.
- Speaker #0
Ouais, ça a été...
- Speaker #2
Ouais, je comprends. C'est-à-dire que là, il y a...
- Speaker #0
Ça m'a mis une petite gifle. C'est le catalyseur. Ouais, ça m'a piqué, ouais. Ça m'a piqué, du coup, j'ai fait un... Voilà, bon, OK. Maintenant, t'as des choses à régler dans ta vie, mon cher. C'était le moment. Règle-les maintenant.
- Speaker #2
Eh oui. C'est-à-dire qu'à un moment donné, il faut prendre une décision, et c'est jamais trop tard, mais il faut prendre une décision pour avoir un équilibre par rapport à la famille, et puis par rapport à la vie perso.
- Speaker #0
À la vie, ouais.
- Speaker #2
Moi, une période, je donnais les formations, je travaillais en salon, je n'avais plus de journée. Et à un moment donné, je me disais, mais c'est ma santé. Je me voyais le samedi à 20h être couché en mode éclaté. J'ai dit, non, il y a un problème. Ce n'est pas ça la vie. Et le lendemain, je partais bosser à Amsterdam pour un maritime coup. Et là, tu te dis, c'est ça la vie ? Non, ce n'est pas ça la vie. Ça peut être un moment comme ça. Tu ne peux pas faire une vie comme ça. Tu te fatigues, tu te uses. Et tu peux perdre beaucoup de ton entourage. Pour toi qui as des enfants, je comprends complètement. Alors... Mais malgré tout, si j'ai bien suivi, là aussi, t'as remonté quand même à salon. Et pas à côté.
- Speaker #0
Oui, alors... C'est quoi cette histoire ? Ça, ça a été un petit peu le... En fait, j'ai toujours été, et comme je le dis, c'est une chance incroyable que j'ai. Je suis français, né en France, et de parents algériens. Donc, j'ai la chance d'avoir une double nationalité, d'avoir eu une éducation à la française, d'accord ? Le respect des valeurs, le respect du pays où vous êtes né, le respect de l'homme, le respect des gens. Et j'ai cette double culture qui, depuis tout petit en fait, mes parents m'emmenaient en Algérie lorsqu'on était en primaire, vacances d'été, juillet-août, billet d'avion, hop, deux mots au bled. Et les choses simples, les choses simples. Et je suis très attaché, très attaché aussi à mon deuxième pays qui est l'Algérie. Et donc du coup, je m'étais fait un challenge, je m'étais fixé un challenge parce que j'en avais envie. Et j'ai dit à maman, un jour, je ferai quelque chose en Algérie.
- Speaker #1
Et donc, tu l'as fait où ?
- Speaker #0
A Oran, là où nous sommes, mes parents, notamment ma mère est de Oran. Et aujourd'hui, j'ai monté une structure là-bas, une affaire là-bas. Donc je suis amené à partir très souvent en Algérie. Et c'est que du bonheur parce qu'aujourd'hui, la chance incroyable, c'est mes deux pays de cœur, j'ai la chance de contribuer financièrement. à mon pays qui est la France et aussi à mon pays qui est l'Algérie. J'en profite pour faire une petite dédicace à Guillaume Fort parce que je sais que son papa est de Oran. À l'époque, il m'avait envoyé l'adresse de son papa et j'ai retrouvé la maison de son papa. Je lui ai fait une petite vidéo, des photos, je lui ai envoyé la petite dédicace.
- Speaker #1
C'est fou ça. Donc ton salon est ouvert, tu as une équipe en place qui travaille ?
- Speaker #0
Il y a une équipe en place. Il y a combien de personnes ? 12. 12 ? See ya ! Alors là-bas, ce qu'il faut savoir, c'est que la coiffure, les gens font énormément attention à eux. Que ce soit les hommes comme les femmes, ils font très attention à leur apparence. Et comme j'expliquais tout à l'heure, j'ai eu une petite discussion avec mon ami Kevin. Et moi, le message que j'essaye vraiment de...
- Speaker #1
Kevin Tiaros de Belgique.
- Speaker #0
Kevin Tiaros de Belgique, le All-Star belge, oui.
- Speaker #1
C'est important ce que tu dis, parce que c'est vrai que là, aujourd'hui, on est entre nous, mais on communique en permanence.
- Speaker #0
En fait, on communique. Tous les formateurs,
- Speaker #1
que ce soit avec Guillaume, Kevin et toute l'équipe d'ailleurs.
- Speaker #0
Kevin, je l'ai eu avant de tirer mon téléphone.
- Speaker #1
On a des groupes WhatsApp, Messenger, on s'appelle, Insta, il y a toujours quelque chose. Des fois à 22h, ouais t'as vu, il y a eu ça, ouais t'as vu, il y a eu ça, ouais t'as vu la nouvelle loi.
- Speaker #0
C'est ce qui nous fait avancer. C'est génial. C'est ce qui nous fait avancer.
- Speaker #1
C'est pour ça que c'est marrant.
- Speaker #0
Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai appelé Guillaume parce que j'avais besoin d'une info, d'un conseil. Et du coup, j'avais pris mon téléphone, j'ai appelé Guillaume. comme je t'appelle toi, comme j'appelle mon ami Kevin. Ce que j'essaie de faire vraiment ressentir en Algérie aux jeunes coiffeurs, c'est parce que là-bas, si tu veux, ils ont un modèle à la française et un modèle à l'anglaise. Donc, ils inspirent tous à venir travailler en Europe. Mais moi, je leur dis, les gars, vous avez des mains en or, vous avez un pays en or. Il est en train de se développer.
- Speaker #1
Vous avez le soleil.
- Speaker #0
Vous avez le soleil, vous avez la mer. Et il y a de très grosses marques, ça y est, qui se sont implantées depuis 4-5 ans. Vous avez de quoi faire pour développer le pays. Restez là. Ne cherchez pas à venir à Paris, à Londres ou en Europe. Restez dans le pays et faites développer votre pays. Elle est là, votre force, et vous ferez la plus grande fierté de votre peuple.
- Speaker #1
Donc 12 personnes en permanence au salon, c'est quand même une grosse affaire.
- Speaker #0
C'est une grosse affaire. Après, en Algérie, ce qu'il faut savoir, c'est que...
- Speaker #1
Les charges sont différentes.
- Speaker #0
Les charges sont totalement différentes. Il n'y a pas d'URSAF. Donc déjà, juste ça, voilà.
- Speaker #1
Dieu bénisse.
- Speaker #0
Et surtout, par exemple, en termes de taxes, c'est très simple. Vous avez cinq modules. La coiffure, par exemple, c'est le module numéro un. Et la coiffure, que tu fasses 10 000 euros ou un million, tu payes 0,5 % de ton chiffre annuel.
- Speaker #1
C'est énorme.
- Speaker #0
C'est comme ça. et pour la restauration c'est différent par exemple tout ce qui est restauration je crois que c'est 1,5 mais quoi qu'il arrive ça ne dépasse pas les 5% non tu m'étonnes que tu leur dis de rester là-bas ?
- Speaker #1
je pense que c'est dans leur intérêt et dans l'intérêt du pays incroyable alors en tout cas moi je suis impressionné par ton parcours on avait vu Kevin qui lui est resté dans son domaine coiffure, salon glow up, évolué Mais toi, vraiment, ce qui m'impressionne, c'est vraiment toutes les casquettes, toutes les fonctions, ton évolution. Donc là, maintenant, la prochaine étape, ça serait quoi ?
- Speaker #0
La prochaine étape, ce serait quoi ? C'est de continuer de faire ce que je fais, parce que c'est ma vie et j'en suis heureux, de transmettre la transmission, de continuer à former les jeunes coiffeurs, les moins jeunes, leur transmettre mon savoir-faire. Et comme tu me l'as appris toi, Samy Petot, le savoir-être.
- Speaker #1
Merci. C'est important le savoir-être, savoir rester humble, éthique.
- Speaker #0
Et voilà, continuer de transmettre les nouvelles techniques, la pédagogie. l'accueil client, les prestations client, monter les gens en compétence et pourquoi pas monter un salon avec Samy Petot, Guillaume Faure et Kevin Tchao.
- Speaker #1
À quelle heure ça commence ? Dernière chose, demain, on va poser la même question qu'on avait posée à Kevin lors d'un podcast il y a quelques temps. Si tu rencontres quelqu'un qui voudrait peut-être faire la coiffure, qu'est-ce que tu lui dirais à cette personne ? Sans parler d'âge, parce qu'en fait, il n'y a pas d'âge. Moi, je remarque qu'il y a beaucoup de profils où ce n'est pas spécialement des très jeunes ou même des jeunes, reconversions, ou qui ont envie de prendre plaisir, ou qui ont une passion, ou qui se disent non, mais je veux faire la coiffure. Qu'est-ce que tu leur dirais ? Tu leur dirais, vas-y, fais comme ci, fais comme ça. Quels conseils, deux, trois conseils, tu pourrais donner à quelqu'un dans son parcours, dans son cursus de coiffure, par exemple ?
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu viens de dire, parce que c'est des choses qui... qui m'arrive très souvent, et je ne pense pas qu'à moi, à d'autres confrères aussi. Souvent, je reçois des messages en DM sur Insta. « J'aimerais bien faire de la coiffure. » Donc moi, la première des choses que je leur dis, c'est « Trouve un stage. » Mais pas un stage d'une semaine, pas un stage de 15 jours.
- Speaker #1
Ce n'est pas des vacances.
- Speaker #0
Trouve un vrai stage de deux mois, trois mois, où tu vas être en salon tous les jours, avec des horaires, avec une équipe, avec des clients. Passe trois mois, regarde si ça te plaît déjà.
- Speaker #1
Et tu fais le point après, on verra.
- Speaker #0
Ensuite, on fait le point et on discute.
- Speaker #1
Mais c'est vrai ce que tu dis, et je te rejoins, parce qu'il y a quelque chose qu'on peut des fois oublier. Nous, peut-être, on l'oublie, parce qu'on n'a pas les mêmes fonctions de quelqu'un comme toi ou moi. On est moins en fauteuil. Physiquement, c'est dur quand même.
- Speaker #0
C'est très dur. Tout le temps debout, le dos, il est quand même mis à mal. Le dos est très sollicité. Les jambes, les épaules. Les épaules, les poignées, les coudes. C'est pour ça que... que j'insiste énormément en formation, je parle énormément de la posture. La posture est extrêmement importante. Si tu veux continuer dans le temps, il n'y a pas de sujet. Il va falloir que tu fasses attention à tes positions en salon. Mais voilà, passe un vrai stage, pas de deux semaines, deux mois, trois mois.
- Speaker #1
Et après, tu vois.
- Speaker #0
Voilà, après, tu vois. Et à partir de là, je te dirais, trouve un salon qui te ressemble. Trouve un salon qui te ressemble, dans lequel tu...
- Speaker #1
C'est un très bon conseil.
- Speaker #0
C'est important de ne pas aller dans un salon pour dire, ouais, voilà, je suis pas fier. On va aller dans un salon. Surtout à l'heure d'aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, la coiffure, on carton plein. Donc, il y a cet effet de mode aussi chez beaucoup de personnes où je veux faire de la coiffure parce que c'est tendance. Non, tu fais face route.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu en penses, mais les réseaux, ce n'est pas toujours la réalité. Moi, j'ai vu des choses en réseau qui étaient magnifiques. Quand je suis arrivé sur le site, je me suis dit, c'est quoi l'histoire ? Un petit décalage quand même.
- Speaker #0
Moi, c'est propre à moi. Attention, c'est purement personnel. Moi, j'ai une politique via les réseaux sociaux. Ce qui se passe sur les réseaux sociaux, je prends 20% le reste.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Pas plus de 20%.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Après, le reste, tu sais, beaucoup partagent uniquement...
- Speaker #1
Le positif.
- Speaker #0
Le positif, le bon cadrage. Et bien filtré.
- Speaker #1
Bien arrangé.
- Speaker #0
Partageons un peu d'authenticité. partageons un peu de simplicité ça fait peut-être moins rêver mais au moins c'est objectif et c'est vrai surtout et lorsque tu es vrai et que tu marches avec des gens vrais tu peux pas être déçu ta vie elle est tracée bon en tout cas impressionnant ton parcours Sidi franchement bravo à toi merci Samy pour l'invitation c'est un honneur et une fierté avec grand plaisir à ton invitation avec grand plaisir et j'espère te revoir très prochainement
- Speaker #1
mais ce sera le cas puisque de toute façon on va se revoir sur d'autres formations en tout cas merci infiniment bravo pour ton parcours je te souhaite plein de nouveaux projets parce que je sais qu'il y en a encore d'autres parce que je sais que toi tous les matins tu travailles tu te dis je vais peut-être faire ça et après tu fais des choix parce que je me souviens tu avais aussi monté un corner dans une salle de sport tu n'en as pas parlé mais il y a eu ça oui exact genre c'est passé à la trappe ouais j'ai aussi monté ça mais non mais on est passé à autre chose
- Speaker #0
Chose que j'ai oubliée, tu vois, avec un ami, on avait monté un petit carnet dans une salle de fitness.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je me souviens. Et les mullations étaient là et tout. Mais malheureusement, le club de fitness a fermé.
- Speaker #1
Oui, donc forcément. Mais en tout cas, ça fait partie aussi de toutes les possibilités. Et toi, tu es vraiment l'exemple du coiffeur qui est parti. Donc, comme tu le dis, je veux faire coiffure. Je me suis lancé dans la coiffure. Et tu as fait énormément de choses complètement différentes. Et c'est ça qui est incroyable. Et c'est pour ça qu'on t'a invité. pour que tu puisses vraiment nous partager ta vie, ton expérience, tes défis, tes challenges et tout ce que tu as fait en coiffure, mais pas que. Et c'est ça qui est incroyable. Donc, je te remercie vraiment pour ça.
- Speaker #0
Avec plaisir. Merci beaucoup, Samy.
- Speaker #1
Avec plaisir. Merci beaucoup, Sidip. A très bientôt. Merci à toi.
- Speaker #0
A bientôt.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté le podcast d'American Crew. Merci à nos experts passionnés et passionnants pour ce nouvel épisode. Pensez à vous abonner, à commenter et à partager autour de vous pour vous aussi faire partie du crew.