- Emmy
Bonjour et bienvenue sur Antichambre, ton nouveau podcast sans tabou dédié à la sexualité pour toutes et tous. Je m'appelle Emy, j'ai 22 ans et je t'invite à débuter cette aventure ensemble pour explorer et vivre pleinement ta sexualité. Alors mets-toi à l'aise et viens écouter les voix d'Anti. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Antichambre. Aujourd'hui, je suis accompagnée de Laura. Merci beaucoup d'être venue. Dans cet épisode, nous allons parler des érotypes. Alors pour commencer, Laura, est-ce que tu peux te présenter rapidement, s'il te plaît ?
- Laura
Oui, donc je suis Laura Pynson, j'ai 40 ans, je suis mariée depuis 8 ans avec un petit garçon de 3 ans et demi. Et avant ça, un parcours assez rock'n'roll dans ma sexualité, en plaçant par plein d'extrêmes. et Je suis aussi sexothérapeute, accompagnante de l'intime, héros guide. J'utilise les hérotypes que j'ai créés pour accompagner les problématiques relationnelles et sexuelles.
- Emmy
Ok, alors justement, je ne me suis pas du tout renseignée sur les érotypes. Est-ce que tu pourrais nous expliquer qu'est-ce que c'est, qu'est-ce qu'un hérotype ?
- Laura
Oui, alors je vais essayer de commencer par dire à quoi ça sert aussi. En fait, l'idée m'est venue... à un moment où j'ai constaté qu'il y avait différentes façons d'utiliser son corps pour faire simple, de façon générale dans la vie, mais aussi bien sûr dans la sexualité. Mes recherches pour des hérotypes sont parties de la sexualité. Aujourd'hui, ça englobe, on peut s'en servir dans plein d'autres domaines, en fait. Mais c'est cette idée que c'est comme si on avait différents modes de fonctionnement. Et chaque être humain a ses huit modes de fonctionnement à l'intérieur. Il y en a huit. Et ils s'activent plus ou moins selon les personnes, selon les contextes. Et du coup, ça permet de savoir, au départ, c'était surtout pour savoir comment bien faire du sexe, comment bien faire amour. Et pourquoi est-ce que, avec certaines personnes, on aime les mêmes choses, avec d'autres pas. Donc, comprendre qu'est-ce que les gens aiment, comment ils fonctionnent, les comportements. Et petit à petit, je me suis, avec plusieurs types, posé l'élection de, mais en fait, pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on fait du sexe ? Pourquoi la sexualité ? Et je me suis aperçue qu'il y avait un lien entre le pourquoi et le comment. et voilà c'est avec ça que j'accompagne aujourd'hui pour que les gens comprennent leur pourquoi et à partir de là comprennent le comment.
- Emmy
Ok, c'est super intéressant. C'est-à-dire, dans cet épisode, je vais peut-être avoir mon pourquoi. Comment ? Mais ok.
- Laura
Ah oui, ça serait trop bien. On te fait ton profil.
- Emmy
Très bien, faisons mon profil érotique. Ok, donc en analysant tout ça, tu en as trouvé 8, c'est ça ?
- Laura
Oui, alors en fait, je me suis basée sur la structure énergétique de l'être humain. Donc je ne vais pas rentrer dans les détails puisque ça peut paraître un peu... un peu ésotérique mais je me suis basée sur plein d'autres théories, plein d'autres approches et sur de l'observation empirique à la fois dans ma propre vie et puis du coup dans mes séances avec des centaines de personnes que j'ai accompagnées j'ai observé qu'il y avait des schémas similaires, des personnes qui me racontaient la même chose et voilà
- Emmy
Est-ce que tu pourrais nous dire nous expliquer par exemple un érotype ou si tu as un exemple
- Laura
alors peut-être que pour que tu puisses repartir j'ai essayé de j'ai décrit à chaque fois que je fais un podcast j'ai envie de faire quelque chose un petit peu différemment un petit peu plus interactif pour servir à tout le monde donc voilà, si tu te poses la question en fait je vais te poser la question à toi, tu vas me répondre en fonction des mots que tu me dis, c'est ok allons-y parce que c'est comme ça que je le fais en séance, j'analyse les mots que les gens utilisent et c'est à partir de là que je déduis leur érotique ... Donc, si je te pose la question de pourquoi tu fais l'amour, déjà, comment tu appellerais ça ? Est-ce que tu dis faire l'amour ? Est-ce que tu dis faire du sexe ? Est-ce que tu dis jouer ? Comment tu appelles ça, en fait, cette activité-là ?
- Emmy
Moi, je dirais plutôt faire l'amour ou coucher. Je veux dire à mes amis, j'ai couché avec quelqu'un, mais inconsciemment, c'est faire l'amour. Ce n'est pas baiser, par exemple. J'ai plus de mal avec ça.
- Laura
Ok, donc ça, tu vois, déjà, ça me donne une indication. Je te révélerai après.
- Emmy
J'ai l'impression de faire les questionnaires dans les magazines. Tu Ausha, B et à la fin, tu vois si tu as 3 A, c'est ça.
- Laura
Un côté un peu comme ça, oui. Et qu'est-ce que tu cherches dans cette interaction ? Qu'est-ce que tu aimes vivre quand c'est bien, quand c'est idéal ? À quoi ça ressemble ?
- Emmy
Je sais, on en avait parlé dans un épisode sur la sapiosexualité. Et donc, j'ai... Je m'étais rendu compte que j'étais vachement là-dessus. En final, j'ai quand même un type physique, mais je sais que j'ai envie de quelqu'un quand je le connais vraiment. Quand j'ai un partage de discussion, je suis stimulée intellectuellement aussi. Donc ça ne veut pas dire que c'est quelqu'un avec un cuir énorme, loin de là, mais l'esprit. Quand je sens qu'on matche en termes d'esprit. Et pour moi, quand c'est parfait, c'est passionnel et fusionnel. Je dirais ça.
- Laura
Passionnel.
- Emmy
C'est un moment à deux et c'est un peu un moment à part du temps où vraiment, c'est deux personnes qui fusionnent. Il y a une vraie transmission d'énergie, je ne sais pas comment dire, mais voilà.
- Laura
Ok, ok. Donc là, du coup, j'en entends encore un autre. Ok, super. Bon, là déjà, ça nous fait une bonne base.
- Emmy
Donc,
- Laura
quand tu me dis, voilà, pour moi, c'est pas baisé, ça veut dire que... le baiser c'est primal le côté animal un peu instinctif spontané ce qui peut avoir des bons et des mauvais côtés pour moi il y a zéro jugement sur aucun héros ils ont tous leur place c'est important et puis le primal dans la sexualité il peut y avoir un côté un peu animal qui peut sembler basique mais dans la vie c'est notre patrie c'est la vitalité corporelle donc si tu l'as pas il ne se passe rien et peut-être que parfois tu le contactes un petit peu dans ce côté passionnel peut-être qu'il y a des moments même dans ta façon à toi qui est beaucoup plus sensitive à aborder la sexualité, tu recontactes quand même un petit peu, un côté un peu sauvage, mais ça sera par petites touches de ce que je comprends. Et la base pour toi, alors tu as besoin de connaître la personne et de te sentir stimulée intellectuellement. Alors la stimulation, ça c'est versatile, qui a une espèce de curiosité et qui aime apprendre, découvrir, donc qui peut être très séduite par des personnes qui apportent ça, cette stimulation, alors qui peut être intellectuelle ou autre d'ailleurs. Il y a l'artiste aussi qui aime bien toucher quelque chose qui se trouve bon, mais aussi intellectuellement, pas juste physiquement. Mais en fait, ce que je sens le plus dans la façon dont tu décrives ce besoin de connaître l'autre, c'est peut-être le côté confiance aussi, de sentir cette amitié quelque part, ou en tout cas cette affinité avec l'autre. Et ça, c'est vraiment le domaine du sensitif. Le sensitif, c'est l'érotype de la sécurité émotionnelle et de la relation à deux. Et c'est ça aussi que tu décrivais. Ce côté, on est tous les deux hors du monde. Je crois que tu as dit hors du temps. Mais il y a ce côté, on oublie tout le reste, mais dans notre bulle. Le côté bulle à deux, un peu symbiose, etc. Ça, c'est vraiment le propre de l'érotype sensitif. Le primal, il fait son truc un peu plus pour lui. Sensitif, c'est vraiment à deux. Et il y a d'autres érotypes où ça peut être plus qu'à deux. Et donc, dans la confiance, un peu dans les sentiments. Et alors, tu as ouvert en disant, déjà hors du temps, ça m'a un peu mis la puce à l'oreille. circulation d'énergie. Donc, il y a presque l'envie, peut-être, une sensibilité à quelque chose de subtil qui se passe au-delà du corps. C'est ça que tu entends ?
- Emmy
Oui, il y a ce côté charnel, sensuel. Je sais que moi, j'aime beaucoup le toucher. Tout ce qui caresse. Ce que tu ressens l'autre. Et il y a ce côté aussi, bah désolé je te coupe, je suis à fond là, je déballe tout, le côté curieux effectivement de quelqu'un qui va m'apprendre des choses, mais en même temps, dans ma sexualité, et via le podcast, je me rends compte que je suis quand même très classique, neutre, je tente pas forcément une sexualité entre guillemets hors normes ou qui sort un peu du classique, je pense que ça joue sur la confiance. Mais en même temps, pendant longtemps, je n'en ai pas forcément ressenti le besoin parce que le fait de déjà être passionnée avec mon partenaire sur du classique, je n'aime pas ce terme, mais bon, voilà. Ça m'allait déjà très bien, en fait. Je n'avais pas trop ce besoin de forcément, dans la sexualité, expérimenter plus. Par contre, mon partenaire, à côté, il faut qu'il y ait plein de nouvelles choses.
- Laura
Ok, donc toi, tu vas avoir le verset de plus dans le relationnel. et l'existentiel. Donc, le versatil dans le relationnel, c'est les aventuriers agiles qui explorent, etc. Mais ce n'est pas forcément dans la sexualité. C'est peut-être dans la vie au quotidien. Donc, ce que j'entends, c'est que dans la sexualité, c'est vraiment principalement le sensitif. Le côté un peu plus subtil, invisible, c'est l'éthéré. C'est sensible, du coup. Oui, éthéré. Donc là, on est primal, on est vraiment au niveau de la terre, la matière, le corps, la chair. Et puis ? plus on monte et plus ça devient subtil et intangible. Donc, le sens fétiche, il reste pas mal dans le corps, mais il est moins dans le rentable. Il est plus délicat. Alors, transgressif, celui-là, c'est celui qui ne te plaît pas. C'est celui qui est justement hors normes, qui tente des trucs parfois un peu dangereux, mais qui a une sacrée malheureuse, sortir des conventions, etc. Et l'éthéré, donc là, on est dans l'air. Donc, quelque chose de très subtil et qui peut... poussé à son extrême, aller vers du sacré, vers une sexualité très contemplative, métitative. En fait, on ne se touche même pas, on se regarde dans les yeux, on respire ensemble et on atteint un extase juste comme ça. Toi, tu es plus dans le sens type. Donc, quand tu dis les caresses, avec les gérotypes, ce que ça permet à beaucoup de couples, c'est d'avoir un langage commun. En disant, moi, j'aime un toucher primal ou un toucher sensible. Le toucher primal, on sait que ça va être beaucoup plus plaisir à pleine main. Le toucher sensitif, ça va être glisser comme ça, caresser, ce que tu as dit. Donc, on touche quand même la peau, mais avec de la douceur. Et l'éth��ré, on va effleurer sans même toucher. et donc Pour chaque hérotype, vraiment dans le domaine de la sexualité, il y a comme ça le regard, le baiser, le toucher global du corps, le toucher génital, les positions, tout ça, ça a des variantes en fonction des hérotypes. Et ça permet aussi d'anticiper de quoi on a besoin avant un rapport. Donc il y a tout ce qui se passe pendant le rapport, et il y a tout ce qui se passe avant, et tout ce qui se passe après. Donc c'est vraiment comprendre comment se nourrir en prenant en compte les différences. en partant du principe que chacun a un peu ses besoins et que tout est OK. Il faut juste pouvoir poser des mots dessus pour pouvoir exprimer ses besoins-là. Moi, ce que j'ai constaté dans mes accompagnements, c'est que la plupart des gens, soit ne connaissent pas du tout leurs besoins, soit c'est un peu flou et ils ont du mal à l'expliquer à l'autre, ou l'autre a du mal à comprendre. Et donc, on se rate. J'ai plein de concubines qui viennent de voir qu'ils se balancent. Ça ne se rencontre pas. On a du mal à se rencontrer. Alors que le but du rapport sexuel, c'est quand même de rencontrer.
- Emmy
Est-ce que, par exemple, des partenaires qui n'ont pas les mêmes hérotypes, c'est quand même possible de matcher ? Oui,
- Laura
mais ça demande de l'intention. Et il y a beaucoup de couples dans ces cas. Alors, avec des écarts plus ou moins grands, il faut être honnête aussi, il y a des combinaisons où juste... C'est pas possible. Ou ça peut l'être, mais la condition pour que n'importe quelle combinaison devienne possible, c'est que chaque partenaire décide, fasse le choix conscient de dire « Ok, je vais essayer d'apprendre. Je vais essayer d'activer en moi cette énergie qui est en l'autre et qui est encore endormie à l'intérieur. » Parce que vraiment, ce qui est important avec les zéros types, tout le temps, mais je ne les verrai jamais assez, c'est qu'on les a tous à l'intérieur de nous. C'est le potentiel de l'être humain. Après, voilà, un peu comme apprendre à parler une autre langue, on est échangé. C'est super facile. Et d'autres, voilà, ça prend plus de temps et plus d'efforts. Mais C'est toujours possible avec de la volonté.
- Emmy
Ok. Tu vois, je rebondis un peu sur mon érotype de ce qu'on s'est dit. Ouais. Alors je sais qu'en même temps, j'aime bien quand même quand justement c'est agrippé, c'est tenu. Mais pour moi, c'est plus dans le côté quand même passionnel en fait. Où ça nous submerge tellement que tu te sens obligée de t'accrocher. Mais le côté un peu doux dont je parlais, où c'est vachement une fusion, etc., je sais qu'avec mes partenaires amoureux, il n'y avait zéro problème. C'était du coup, on était amoureux, donc c'est encore plus facile, c'est plus fort. Mais les partenaires purement sexuels, c'est un peu compliqué, parce que je trouve qu'en plus, en étant hétérosexuel avec des hommes, souvent, eux, ils sont dans le côté très primal. Et moi, j'ai toujours peur de leur faire peur. qui se disent, oulala, mais en fait, elle veut une relation de couple, oulala, non mais ça c'est... Alors qu'en fait, moi non, ce sera différent dans ma tête, mais il y a quand même ce besoin de charnel, de sensuel, de vraie connexion, même si c'est juste un plan cul.
- Laura
D'accord, d'accord, ok, j'entends. Oui, alors la plupart des gens, avec beaucoup de sensitifs, ont du mal en fait à faire l'amour sans qu'il y ait d'amour. Justement, ils ont besoin qu'il y ait des sentiments. Donc j'entends que chez toi, il y a quand même suffisamment de primales pour pouvoir faire du sexe sans sentiments et pour avoir aussi envie parfois que ce soit un petit peu plus énergique, j'ai envie de dire. Donc c'est intéressant comme pré-office. Et tu gardes le besoin corporel dans certains types de toucher, de regard, de désir, de connexion des cœurs aussi. Ce qui est important pour lui, c'est qu'il y ait du cœur et pas que du corps. Même si ça ne veut pas forcément dire qu'on va s'engager à être ensemble pendant des temps. Mais voilà, il y a ce côté, effectivement, ouverture du cœur. Et tu as raison, par défaut, par conditionnement culturel, et je pense qu'il y a aussi quand même un peu de biologie, les hommes n'ont pas appris forcément à investir le sexe sexuel avec le cœur. Ils l'investissent principalement avec leur corps. Et les femmes, c'est un peu l'inverse. Il y a cet enjeu, du coup, et la plupart des couples, la dynamique sur laquelle ils sont, c'est qu'il y en a un qui est plus primal et l'autre qui est plus sensitif. Ça arrive que ce soit l'homme qui soit plus sensitif et la femme plus mal. Juste pour casser un peu les stéréotypes de genre. Mais statistiquement, je m'observe quand même un petit peu moins. Mais c'est possible aussi.
- Emmy
Ça me fait écho à ce que tu dis sur, de base, du mal à avoir des relations sexuelles sans sentiments. Parce que je sais qu'au lycée, c'était ça. Je me disais, mais moi, je suis incapable de coucher avec quelqu'un, au final, et de ne pas développer des sentiments. et en grandissant on a Enfin, j'ai réussi à ne pas avoir ce problème. j'ai à un moment une attache profonde, mais j'arrive à quand même me dire non mais c'est parce qu'on a partagé un moment, enfin j'arrive à dissocier à me rendre compte que c'est parce que justement on a couché avec le coeur si on reprend les termes mais ça veut pas du tout dire que en fait cette personne je suis amoureuse d'elle, parce que je prends du recul et je me rends compte que je la connais pas voilà, et donc c'était juste l'instant présent, etc mais c'est vrai qu'à expliquer à des coups d'un soir ou à un partenaire sexuel un peu régulier, c'est vrai que c'est un peu compliqué, parce que je me dis voilà, il y a vraiment ce truc de ça peut faire peur, ou oui bon, elle me dit qu'en vrai elle arrive à pas avoir de sentiments, mais en fait, est-ce que c'est vraiment le cas, ou elle me dit ça juste pour... Oh !
- Laura
Je ne sais pas ce que tu veux dire. Oui, voilà. Oui, oui, oui. C'est là où les zéotypes, c'est souvent aidant justement comme vocabulaire parce que ça permet de dire à l'autre, écoute, il y a une certaine façon dont j'aime être touchée, embrasser, regarder. Et ça s'appelle le sensitif. Et ça ressemble un peu à ça, à ça. Et ça ne veut pas dire que... Voilà, c'est juste mon langue. Même si j'essaie d'éviter de dire que les zéotypes sont mon langage sexuel parce que c'est plus que ça. Un zéotype, Merci. C'est un archétype qui se manifeste dans plein d'autres domaines, mais à chaque érotype correspond un langage sexuel. Et tu peux dire, mon langage charnel, ça correspond à l'érotype sensatif, et ça veut dire que ce soit doux, que ce soit sensuel. Effectivement, le sensatif, il est beaucoup dans l'ouverture des cinq sens, et ce que j'appelle son circuit érogène, c'est les cinq sens, le cœur, donc les émotions, pas forcément les sentiments, mais les émotions, et la peau, toute la peau. Pas que le génital. Voilà, tu peux expliquer. Je connais un peu mon fonctionnement et ce qui me donne du plaisir. Ça ne veut pas dire forcément que tu as des attentes relationnelles derrière.
- Emmy
Et du coup, est-ce que tu penses que connaître son érotype, ça permet de vivre une meilleure sexualité ?
- Laura
Je peux comprendre. Voilà, c'est comme ça que ça a été pensé. Non seulement je crois, mais j'observe que mieux on se connaît, mieux on se connecte. Parce que le risque, quand on ne se connaît pas, c'est de s'adapter à un ou une partenaire qui se connaît mieux. Et donc, comme nous, on ne sait pas trop, on suit. Mais généralement, on est un peu à côté de nous-mêmes et ce n'est pas satisfaisant. Et ça finit par créer des tensions, du ressentiment et personne ne comprendra comment ça se passe. Ou si les deux partenaires, s'il n'y en a pas un qui se connaît mieux que l'autre, en fait, ce qu'on fait, c'est qu'on répète des scripts. qu'on a appris, qu'on a vus dans le porno. Et donc, ils sont très pauvres. Et donc, notre sexualité est très pauvre. Et ce que permettent les zéros types, c'est d'enrichir la vision des possibles en disant, bon, ok, il y a tel toucher qui est possible, telle position, tel rythme, telle façon de respirer, telle façon de se regarder, telle façon de mettre l'ambiance, le type de musique. Enfin, j'adore travailler avec la musique. Et on va essayer un petit peu tout. et puis on va voir ce qui marche. Donc ça permet aussi au couple, moi j'ai pas mal de couples chez qui la sexualité ça a marché pendant un certain temps, et puis au bout d'un moment ça patine un peu. On s'ennuie, on répète un peu toujours la même chose, et on sent qu'il y a quelque chose de plus qui est possible, mais on ne sait pas trop quoi. Donc c'est ça aussi que les vérotypes permettent, c'est d'aller explorer d'autres univers érotiques, et d'en ramener ce qui est bon pour soi aujourd'hui. Et peut-être que ça va être différent pour chaque partenaire, et du coup ça qui est chouette aussi, c'est que chaque partenaire s'enrichit. de la différence de l'autre, à partir du moment où il y a une bonne communication, de bonnes intentions, et puis une ouverture, ça remet aussi un petit peu de nouveauté, de variété et de profondeur dans la sexualité.
- Emmy
Donc là, toi, tu as principalement des couples, mais ça arrive que des personnes seules viennent te voir pour justement découvrir leur érotipe ?
- Laura
Complètement. J'ai en fait autant de personnes seules que de couples. Alors, dans les personnes seules, il y en a certaines qui sont célibataires et il y en a d'autres qui sont en couple. Et même pour les célibataires, c'est utile. Les célibataires, ils viennent souvent avec ce questionnement de justement qui je suis, de quoi j'ai besoin et comment je fais en sorte de pouvoir être moi avec quelqu'un d'autre sans me décentrer, tu vois. Et puis juste dire oui pour faire plaisir. Mais du coup, je ne me fais pas plaisir à moi et puis du coup, ça ne marche pas. Donc, ça permet d'arriver dans la rencontre avec l'autre avec un peu plus d'assise, de confiance. Voilà de quoi moi j'ai besoin et d'être capable de l'expliquer. sans culpabiliser l'autre, parce que c'est vraiment l'univers de non-jugement, les zéros types. Donc, ce n'est pas, moi, je sais comment faire et toi, tu ne sais pas. C'est, voilà, moi, j'ai compris ça de mon fonctionnement. Est-ce que ça te dit que je t'explique, que je te montre ? On essaye ensemble ce côté laboratoire qui me tient à cœur. Et puis, comme il y a aussi une dimension existentielle avec les zéros types, il y a aussi des personnes célibataires qui viennent pour travailler sur leur identité, en fait. Par exemple, des gens, je ne sais pas, qui serait. dans ce que j'appelle plutôt les hérotypes fusionnels, qui sont beaucoup dans le lien, et surtout pas faire de conflits, mais du coup, qui peuvent être des personnes qui peuvent avoir tendance à s'effacer un petit peu, à être un peu timides, et qui ont envie de... Je suis sûre que tu l'as repéré, ce mouvement que j'ai fait, c'est qu'il y a des hérotypes.
- Emmy
J'ai plus de primal.
- Laura
Yes ! Le primal, il sert dans la vie de tous les jours. Le primal, c'est la part en chaque être humain qui dit, moi j'existe, et moi j'ai le droit de prendre ce dont j'ai besoin, et je prends ce que je veux. Dans l'ombre, ça peut créer de l'égoïsme, et ça peut poser des problèmes. Mais il y a aussi un côté très sain, de, voilà, je prends ma place, et je suis bien dans mon corps, et je suis à l'aise, et j'écoute mes sensations. Si j'ai besoin de quelque chose, je le sens, je le sais, je le dis, je suis là. Et donc, il y a des personnes qui utilisent le zéro type pour avoir accès à cette énergie, mais au quotidien ou dans la vie professionnelle. Et inversement, des gens qui peuvent se rendre compte, j'ai vu des hommes ou des femmes aussi, qui se rendent compte qu'elles peuvent être un petit peu bousculantes pour les autres, qui justement prennent trop de place, entre guillemets, qui sont un petit peu brutes de décoffrage. et avec ces personnes-là, on va plutôt aller développer ce que j'appelle les zéotypes fusionnels. Donc ça, c'est plus ta branche à toi. Le sens, le site, l'itéré, qui sont dans la réceptivité, dans l'écoute, dans l'accueil, dans la douceur. Et donc, ça va les rééquilibrer. En fait, c'est des outils de rééquilibrage, les zéotypes, dans la vie quotidienne et dans la sexualité, pour que ce soit harmonieux et que l'énergie puisse circuler à l'intérieur de chaque personne et entre.
- Emmy
Ok. Est-ce que tu pourrais nous lister du coup les quelques zéros types ? Peut-être que tous les auditeurs ne sont pas primales ou éthérées.
- Laura
Ou sensitives, voilà. Le plus près de la terre, donc du corps, dans la matière, dans l'instinct, donc le plus ancien, c'est le primal. Ensuite, on a le sensitif, qui a une autre stratégie de survie, qui inclut la relation à l'autre. Ensuite, il y a le transgressif. Là, on arrive un peu au stade où, au-delà de la relation à deux, on est dans un groupe. Et on essaie de prendre notre place, de garder notre liberté dans ce groupe. Pour le primat, c'était la vitalité. Pour le sensitif, c'était la sécurité. Donc là, avec le transmissif, on est dans un besoin de liberté. Avec l'éthéré, on monte encore, on est dans un besoin d'unité. Mais avec l'ensemble, avec la vie. C'est ce besoin de se connecter à la nature, des sensibilités à la planète. Même au cosmos. L'unité universelle. L'artiste, c'est un besoin de beauté. Et je crois que c'est vraiment chez chaque être humain, à un certain degré, on a besoin de... L'architecte, alors ça paraît que tout le monde est à fond des ballons autour d'architecte, c'est le besoin de productivité rationnelle et d'accomplissement dans la vie. Donc c'est réussir sa vie ou réussir sa sexualité, ça c'est l'architecte qui vient, qui a une vision de ce qu'il devrait être et qui veut essayer de manifester cette vision. Encore au-dessus, on a l'alchimiste, ça c'est la part en chaque être humain qui veut transport l'ombre en lumière, la souffrance en joie, qui veut évoluer, grandir, guérir, devenir de plus en plus conscient. C'est un peu l'archétype du sage. Et le dernier, le versatile. Donc lui, il n'est pas sur l'axe tertiel, c'est un peu l'électron libre. Et le versatile, c'est le besoin de nouveautés, de mouvements, de découvertes,
- Emmy
etc.
- Laura
Voilà les huit.
- Emmy
Tu penses que... Le porno, lui, il renvoie plus l'archétype du primal. Oui,
- Laura
90% du porno, c'est 100% primal.
- Emmy
Et tu penses que, du coup, beaucoup de gens sont primals parce qu'ils le sont vraiment ou parce qu'ils pensent l'être à force d'avoir vu ça ?
- Laura
J'adore cette question, merci de la poser. Effectivement, il y a une énorme quantité de gens que je reçois qui se croient primals et qui ne le sont pas, notamment les hommes. Et il y a tout un chemin pour sortir de ce qu'on appelle la prison primale. Il y a un enfermement là-dedans. J'ai un quiz en ligne où du coup, je vois les résultats. Il y en a trois qui disputent la première position dans les résultats. C'est le primal, le sensitif et le versatile. Mais effectivement, dans le primal, il y a plein de gens qui prennent les réponses primales, pas vraiment parce que c'est ce qu'ils préfèrent, mais parce que c'est ce qu'ils croient qu'il faut. préférés, ou ils ont connu que ça et le reste ça paraît un peu étrange ils sont conditionnés qu'est-ce qu'on pourrait faire pour essayer de découvrir son érotype ?
- Emmy
Tu conseillerais d'essayer des nouvelles pratiques ou de... comment se connaître en fait ? Outre venir te voir pour un questionnement L'érotest il est gratuit,
- Laura
il est en ligne donc on peut y accéder gratuitement et ça permet du coup d'avoir une première idée Merci. même si c'est très simplificateur parce qu'on a qu'un seul érotique qui sort à la fin alors qu'en fait on les a tous à des décrets différents à des degrés différents. Mais bon, ça permet d'en avoir un qui sort et puis de sentir, tiens, est-ce que je me reconnais ou pas ? Donc, si on ne se reconnaît pas complètement, dès c'est de refaire les retests une deuxième fois, en répondant les deuxièmes choix. Et à partir de là, il y a déjà un petit peu des pistes. Et je suis en train de décider de créer un petit livre, un petit programme qui soit hyper accessible pour pouvoir avoir les huit. et pouvoir se positionner. Pour moi, l'idée, quand j'ai un peu de mon côté, d'avoir un peu comme un jeu de cartes où tu peux voir les différents possibles, que ce soit dans le domaine sexuel, relationnel, existentiel, voir les huit, en fait, et te dire, tiens, ça, ça me parle, ça, ça ne me parle pas. Et faire un peu ton vision board, en fait. Je travaille sur ça en ce moment. J'aime bien cette trinité ludique,
- Emmy
en fait. Oui, d'apprendre et de connaître. Oui,
- Laura
exactement.
- Emmy
Mais c'est vraiment fou parce qu'en fait, je pense qu'au fond... les zéros types, entre guillemets, tout le monde connaît, de se dire « Ah, moi je suis plus ça, je suis plus primaire, je suis plus charnelle, etc. » Mais c'est vrai que j'avais jamais entendu ce terme avant, en fait. C'est quand même part d'inconnu et je... Enfin, ça fait ça presque tous les épisodes du podcast, mais je me dis que c'est fou que la sexualité, c'est un sujet si vaste et en fait, on en sait si peu.
- Laura
C'est fou,
- Emmy
hein. Même dans l'éducation sexuelle à l'école, Quand j'y pense, on ne nous apprend rien en fait. Enfin oui, il y a peut-être à mettre un préservatif, mais ça ne nous apprend rien sur vraiment comment la vivre et comment justement ne pas avoir peut-être des traumatismes parce qu'on l'a mal interprété ou plein de choses.
- Laura
Exactement. Et c'est ça aussi, pour moi, le travail presque un peu militant avec les zéros types, c'est d'éviter de créer des traumas en forçant des comportements. Parce que ce sont culturellement les plus connus et les plus acceptés, mais s'ils ne correspondent pas du tout, la plupart des femmes que je vois qui ont du mal dans la sexualité, qui n'ont pas de plaisir, c'est parce qu'elles se forcent à faire du primal alors que c'est du sensitif qu'il leur faut. Et même pour les hommes, souvent derrière des dysfonctions érectiles ou des problèmes d'éjaculation, c'est plus ou moins complexe, je ne veux pas réduire ça non plus qu'à des problèmes d'érotisme, mais très souvent je retrouve aussi le même problème, c'est-à-dire des hommes qui se sentent obligés de faire du primal. donc d'être dans cette performance, l'érection, l'échoïque, tout ça. Alors qu'en fait, ils ont besoin de câlins, ils ont besoin de connexion, ils ont besoin de cœur, ils ont besoin d'être vus aussi dans quelque chose de plus sensible, mais ils n'osent pas. Et du coup, le corps, au bout d'un moment, il stoppe. Et les femmes, c'est pareil. Au bout d'un moment, le corps, il se ferme. Parce qu'il n'est pas préparé au primal. Le primal, tout le monde peut y accéder. Et pour plein de personnes, il y a des choses à mettre en place avant. Et souvent, c'est du sensitif. Parfois, c'est de l'éthéré. Parfois, c'est du transnactif. Il y a plein de... Ce que j'appelle des formules magiques. Il y a plein de formules magiques différentes. Mais pour beaucoup de personnes, le primal, ça ne vient pas tout de suite. Il y a plus de temps avant.
- Emmy
Et quand ça vient trop tôt, le primal, ça fait mal. Littéralement, ça fait mal au corps et au cœur.
- Laura
Et ce que je trouve intéressant, Sinan, de ce que tu as dit, c'est qu'en fait, on les a tous. C'est juste comme des curseurs différents. Et en fonction de la situation, peut-être que tel jour, je serai plus attirée par du primal. Et un autre jour, ce sera un autre héros type. Et ça aussi, je trouve que c'est intéressant de le rappeler parce qu'il n'y a pas... Un seul chemin, toujours le même, de la même façon, etc. Et c'est comme si j'adore un aliment, je vais être obligée de le manger tout le temps, exactement de la même façon. Et pourtant, ça ne veut pas dire que ça ne reste pas mon aliment préféré. Enfin bon, c'est un peu imagé, mais...
- Emmy
J'adore cette image de comment on s'y nourrit. J'appelle ça la diététique érotique ou érotique. Avec cette idée que c'est comment je me nourris de certains plaisirs. Parce que même hormonalement, neurochimiquement, Il y a différents types de plaisirs, il y en a qui ont différents types d'hormones, etc. Et donc, vraiment, il y a un rééquilibrage du système nerveux, de plein de choses avec les plaisirs. Et comme tu dis, peut-être qu'il y a des choses dont j'aime me nourrir d'habitude, mais là, mon corps ou mon cœur a besoin d'autres choses pour se rééquilibrer. Et donc, c'est ça que je vais aller chercher ce jour-là. Et c'est hyper important de poser ça pour que la sexualité puisse être quelque chose de vivant, de mouvant, et pas figé dans des scripts.
- Laura
J'ai une question un peu personnelle. Tu as découvert ton érotype principal il y a combien de temps ? Tout au début de ta sexualité ou plus loin ?
- Emmy
Rétrospectivement, maintenant, je peux dire à quel érotype appartenait mon premier orgasme. Mais évidemment que sur le coup, je n'avais aucune bête. J'étais très très jeune pour mon premier orgasme et j'ai découvert des érotypes. Ça a commencé vers 30 ans, mes recherches. Donc ça fait une dizaine d'années. Et ça fait du coup une dizaine d'années que je suis mon profil. et que je vois comment il évolue, et que je vois les alliances à l'intérieur. Du coup, plus on connaît les zéros types, et plus ça devient subtil et nuancé, la façon dont on comprend notre fonctionnement. Je vois qu'il y a certains zéros types qui sont un peu en guerre contre d'autres, ou d'autres, au contraire, qui fonctionnent super bien ensemble. Et mes zéros types ont beaucoup évolué. À la base, j'étais primal et terré. Donc, deux extrêmes. Donc, à la fois besoin de beaucoup de feu, de passion, de corps. avec beaucoup de libido, et un côté où il fallait aussi qu'il y ait des moments où on ne se touche pas, où on joue avec l'espace, le temps, le suspens, le regard, quelque chose de beaucoup plus subtil. Et puis j'ai appris à faire fonctionner les deux ensemble, donc à utiliser l'éthéré pour faire monter l'énergie de façon subtile, mais sur une base hyper, sur un brasier primal. Voilà, j'ai appris à faire tout ça aussi, à installer les érotiques pour avoir ce que l'on appelle l'abondance autonome. comment est-ce que je me nourris moi-même c'est super efficace et puis petit à petit le primal est parti c'est mis en retrait et notamment là je suis dans une phase de vie en étant maman entrepreneur etc c'est beaucoup l'architecte qui prend la place et l'architecte en vrai le sexe il faut que ce soit utile tu vois puisque comme il est en mode projet si le sexe c'est pas utile à ses projets et qu'au contraire ça prend du temps et l'énergie il n'y a plus de sexe ok et J'ai eu pas mal de temps à une montée d'artistes aussi, et l'artiste, il faut que ce soit bon. Donc si on n'est pas dans un complexe où ça va pouvoir être, on voit bien l'ambiance, on choisit bien le décor, la musique, puis soi-même on se sent beau, belle et machin, pareil, on préfère ne pas faire que de casser l'idéal, avec quelque chose qui pourrait être devant. Donc là, je sais que je suis dans une phase de vie où j'ai plutôt des hérotypes qui me détournent de la sexualité physique. j'investis mon énergie sexuelle qui est la même chose que l'énergie vitale et créative j'investis à guerre et du coup les zéros types m'ont aidé à accepter ça parce qu'à la base comme tout le monde je me suis dit mais attends j'ai plus de libido je suis cassée, je suis pas normale qu'est-ce qu'il se passe, au secours et en fait j'ai dit bah non c'est pas que j'ai plus de désir c'est que j'ai du désir pour autre chose et puis si ça va revenir ou pas,
- Laura
si ça revient pas c'est ok aussi tu dis ça que c'est pareil c'est encore une fois intéressant mais de se dire Dès qu'on a moins de désir, tout de suite avec notre société hyper sexualisée, on se dit « Oula, j'ai un problème, j'ai pas assez de désir par rapport à ce qu'il faudrait que j'ai » , etc. Alors qu'en fait, il n'y a pas de règles.
- Emmy
Exactement, voilà, c'est ça. Il n'y a pas de normes, il n'y a pas de règles. Chacun vit ce qu'il a à vivre. La seule règle, c'est si je ressens un manque, une frustration, c'est à écouter. Ça ne veut pas forcément dire qu'il faut que je tasse, que j'obtienne absolument le truc qui me manque. parce que parfois la frustration elle vient de de blessures du passé, et voilà, ça peut être travaillé autrement. Mais ça demande à être éputé. S'il y a quelque chose qui ne va pas, quand il y a des écarts de désir dans le couple, c'est quand même à équiter et qu'on ait un espace où on peut en parler et on peut se sentir entendus. Mais, ouais, c'est complètement ok de ne pas avoir envie de faire l'amour trois fois par semaine, ni même trois fois par mois, ni même trois fois par an, si les deux partenaires sont ok avec ça et qu'ils se connectent autrement, qu'il y a d'autres formes de connection. Voilà. En fait, il n'y a que l'hérotique primale où vraiment, s'il n'y a pas de situé dans le couple, c'est un problème. Tous les autres hérotypes, ils peuvent se passer de génitalité. Ils peuvent ressentir de la connexion et du plaisir sans qu'ils ne connaissent pas.
- Laura
Je sais que plus jeune, dans mes premiers rapports qui ont commencé vers 15 ans, j'étais vachement dans ce truc d'habitude de le voir une fois par semaine. J'avais au moins un rapport une fois par semaine et je rigolais une fois avec des amis. Je crois qu'à 18 ans, ma plus longue période d'abstinence, à partir du moment où j'avais eu un rapport, ça avait été un mois parce que j'étais en vacances. Et je disais, c'est fou, c'est mon max, sinon ça a été quelques jours. Et on en rigolait. Et puis, deux, trois ans après, ça a été deux mois et j'étais là. C'est bizarre, d'habitude, j'ai plus souvent. Et là, j'ai juste pas eu de partenaire, je suis célibataire. Puis ensuite, je me suis pété le genou, j'étais chez moi dans mon lit. Bon, il y a du contexte, mais je ne le vis pas. Entre guillemets mal. Alors que je pense qu'il y a quelques années, j'aurais eu une abstinence aussi longue. Et pourtant, ce n'est pas très long. Je crois que c'est... Je ne sais plus. Bon, on va dire deux, trois mois. Mais bon, voilà. Vraiment, il n'y a rien. Il n'y a même pas de sexto. Et je le vis pas mal. Parce que je suis là. Mais c'est OK de ne pas avoir tout le temps. Et ça ne veut pas dire que je ne vais plus en avoir de toute ma vie. Ou que j'ai moins de désirs. Ou que je suis moins désirable. Ou que je... Enfin... bref mais ça a été un peu de chemin et en fait je pense qu'il y a plein de gens qui ne sont pas encore conscients de ça et qui se disent limite mais c'est trop bizarre là j'ai pas de rapport oui et qui s'angoissent effectivement alors que comme
- Emmy
tu dis c'est normal pareil que toi quand j'ai cherché cette jeune il fallait que ce soit hyper hyper ululier et puis ça s'est espacé et puis quand mon érotipe est terré et vraiment monté en fait j'ai plus J'ai même eu, et ça arrive à beaucoup de personnes, presque comme un dégoût pour le primal. Et donc, j'étais complètement désarçonnée. Qu'est-ce qui se passe ? En fait, c'est juste que mon équipe érotique intérieure avait changé. Et ma libido a changé avec. Mon désir, mon accès au plaisir, ce que je cherche comme union. Et donc, c'est super important comme tu le fais. Donc, merci de le faire. C'est vraiment très important d'accueillir ce qui est là. sans se laisser monter la tête par ce qu'on nous raconte.
- Laura
Tout à l'heure, tu nous parlais d'érotypes qui peuvent aller ensemble, d'autres qui ne sont pas du tout incompatibles. Est-ce que tu pourrais nous les citer ?
- Emmy
C'est la grande question de la compatibilité. Il y a certains érotiques qui sont nommés dans ce que j'appelle le prix de chumel. Ça, c'est le primal et le prix de l'élefif, qui sont plutôt dans l'action, dans des registres différents. Mais ceux-là, ils peuvent bien s'entendre, à condition que le primal accepte. Le côté un peu sophistiqué du tronc agressif. Mais voilà, généralement, ils ne vont pas trop trop mal ensemble. Et le sensitif et l'éthéré. Ils vont super bien ensemble aussi. Donc ça, c'est les fusionnels. Donc c'est avant tout le être ensemble, la douceur, la lenteur. Pareil, il y a des nuances entre les deux. Mais généralement, ils s'entendent bien. Ils se ressemblent. Le primaire et le sensitif se ressemblent plus. Le sensitif et l'éthéré se ressemblent plus. Après, on peut quand même avoir des incompatibilités. Et on peut avoir des super compatibilités entre du primal et du sensitif. Encore une fois, le truc, c'est que comme chaque personne a tous les hérotypes, en fait, on ne peut pas vraiment dire qu'il y a une personne qui va être que primal et une personne qui va être que sensitif. Ça peut être une dominante, mais généralement, il y a au moins un hérotype secondaire derrière, voire encore un autre. Et sur les personnes qui ont beaucoup de versatiles, il y a une envie et un besoin d'aller un peu partout. Et l'autre facteur à prendre en compte, c'est que, en fait... tous les zéros types peuvent être compatibles tant qu'ils sont dans leur lumière, tant qu'ils sont dans leur bon côté. Et le primal dans son bon côté de dynamisme, d'entrain, de vigueur, de passion, peut être compatible. Et d'ailleurs, c'est un peu dans ton rêve, dans ton idéal, il y a ça. Ça peut être compatible avec la connexion de cœur, la douceur, la sensualité. Ça danse ensemble. De même que, moi j'ai un truc que je préfère faire dans mes stages, c'est l'alliance entre l'éthéré. donc dans la subtilité, le sacré et du transgressif. J'y ai joué un petit peu plus sur, ça peut être sur la peur, voire un peu sur la douleur, sur la domination-submission. Et en fait, c'est super bien s'articuler aussi et créer des... une tripe absolument extraordinaire. Donc, ça marche si le transitive est dans sa lumière d'imagination, de créativité, et que l'éthéré est dans sa lumière d'intuition, de subtilité. Par contre, n'importe quel hérotype qui tombe dans son ombre, c'est-à-dire un peu dans ses défauts, il devient incompatible avec n'importe quel autre hérotype.
- Laura
C'est quoi les défauts de chaque hérotype pour toi ?
- Emmy
Je vais le faire juste sur les quatre incarnés. Donc, le défaut principal du primal, je dirais que c'est être égocentré et un peu étroit d'esprit. Comme il est guidé par son instinct et ses programmes réflexes, c'est un petit peu difficile de le faire sortir de ça. Donc, un peu buté, un peu borné et parfois un peu brut. Le sensitif, ses défauts, ça peut être, comme il est tellement dans le lien, il va être complètement anticonflictuel, donc il peut être un peu sacrificiel, accepter n'importe quoi pour ne pas perdre l'autre, donc se perdre soi, pour perdre l'autre. Et il peut être aussi assez facilement dégoûté par certaines choses, comme cette sensorialité, cette sensibilité au sens. Il y a une odeur ou une texture qui ne va pas, ou un truc comme ça, ou un bout. Que ce soit propre.
- Laura
Ça me parle, ça me parle.
- Emmy
Ça me parle. Donc, il y a un peu ce syndrome un peu princesses et petits, quoi. J'entends parfois avec ces sensitifs. L'ombre du transgressif, ça peut être la mise en danger, la prise de risque. Pousser, jouer avec les limites, mais du coup, jouer un petit peu trop loin et se faire mal, faire mal à l'autre. Et ça peut être aussi de s'enfermer dans des fantasmes tellement spécifiques que les conditions pour arriver à jouir deviennent un peu difficiles. Et pour l'éthéré, c'est une sensibilité telle, il y a un côté très éponge des éthérés, comme ils captent tout, alors ils ne s'en rendent pas forcément compte, mais du coup, ils court-circuitent assez facilement. S'il y a trop d'infos, trop d'émotions... ou que le contact vient trop vite, qu'on les touche trop longtemps, trop fort, etc., ils se dissocient. C'est-à-dire que c'est comme si leur esprit quittait leur corps. Ils habitent plus leur corps et ils ne s'en rendent pas forcément compte. Le compagnon ou la compagne non plus. Et c'est là que du coup, ils laissent faire des choses avec leur corps qu'ils n'ont pas du tout envie de vivre. Et parfois, du coup, ça se traduit par une tendance à s'isoler et puis aussi avoir comme un sentiment de sucrarité, comme qu'il peut y avoir un côté. Alors ça, ça peut être l'alchimiste aussi. Au côté, il faut que ce soit sacré, etc. Et donc, si ce n'est pas sacré, c'est sale. Ça peut être une espèce d'envie de pureté pour l'épairer, qui fait qu'il va un peu s'isoler dans sa tour d'éboire.
- Laura
Et là, ce que tu as dit pour le sensitif, c'est impressionnant. Parce que je sais que, personnellement, une température, une odeur, une situation qui va me stresser, mais mon corps ne réagit plus. C'est-à-dire que je ne mouille plus, par exemple. d'un coup et pourtant mon cerveau en a envie mais je sais que là-dessus c'est impressionnant c'est ton système nerveux c'est compliqué quand on le sait pas parce que du coup on se dit mais attends il y a deux secondes ça allait ouais mais en fait tu sais il y avait la fenêtre ouverte il y avait un courant d'air et c'est fini ton
- Emmy
corps a dit protection et du coup dès que le corps a besoin de protection il peut plus être dans l'ouverture qui les fait ça pour s'étruper. En tout cas, sur les profils sensitifs. C'est à la fois des fonctionnements physiologiques et psychologiques, les hérotypes.
- Laura
J'ai une autre question. Est-ce que les caractéristiques psychologiques, par exemple assez courantes de l'architecte qui peut aussi revenir, ont un lien avec les hérotypes ? Si psychologiquement, je suis un architecte, est-ce que mon hérotype, ce sera l'architecte ?
- Emmy
Alors, il y a des croisements qui peuvent être faits avec d'autres approches, d'autres typologies de personnalités. Il y a certaines approches qui utilisent des couleurs, il y en a plein. Et certaines, notamment, qui sont basées sur les archétypes de Jung. Et les archétypes de Jung, il y a des corrélations avec les zéotypes. Moi, je ne me suis pas forcément servie de ces choses-là. Il y a des gens qui font des croisements avec la numérologie, avec l'astrologie, avec l'énéagramme. Donc, avec plein d'autres modalités de faire des types comme ça. C'est jamais exactement la même chose, mais je crois qu'il y a des tendances universelles dans l'humanité, et différentes méthodes vont mettre différents mots dessus, et en fait on parle toujours de la même chose. À un moment où il y a des polarités, il y a des caractéristiques qui se retrouvent, et on les combine de différentes façons, et il y a donc effectivement des corrélations entre le psychologique et ce qui se passe dans la sexualité. Même si parfois c'est plutôt des... ça peut être de la compensation, c'est pas forcément une continuité directe. Parce que j'entends souvent, si je suis comme ça dans ma vie, si je suis comme ça dans ma sexualité, pas toujours. Au contraire, parfois, on inverse.
- Laura
Il y a un lien, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont identiques.
- Emmy
Que c'est une similarité, voilà, exactement.
- Laura
Ok, c'est super intéressant. Franchement, là, j'ai appris plein de choses. En fait, en même temps, j'ai l'impression qu'au fond, je le savais, parce que je le ressentais, mais je n'avais pas les mots dessus. Super, ah, je suis contente. C'est des zéros types pour savoir qui est quoi et comment, du coup. Parce qu'effectivement, maintenant qu'on sait... Pourquoi on aime certaines choses ? Même pour ses fantasmes, pour ses relations, c'est plus simple de savoir vers quoi se tourner parce qu'on sait que c'est ça qui nous stimule.
- Emmy
Voilà, exactement. Et tout mon accompagnement, c'est d'aller vers de plus en plus de concret sur le comment, une fois qu'on a posé le pourquoi. Le quoi et le pourquoi, le qu'est-ce que je cherche, de quoi j'ai besoin. Et ensuite, on voit comment je fais ça. Et souvent, on galère à faire certaines choses. Comment est-ce que j'arrête ? Comment est-ce que je dépasse les blocages ? les résistances qui m'empêchent d'arriver à avoir le comportement que je veux avoir pour obtenir le plaisir, la connexion la sexualité, la relation donc j'aurais pu en tout cas merci beaucoup Laura,
- Laura
c'était vraiment super merci à toi on arrive à la fin de l'épisode, on a les petites questions de fin alors, ta question quel est le moment où tu as vraiment eu l'impression de te découvrir sexuellement ?
- Emmy
Wow ! Il n'y a pas eu un moment. En fait, chaque moment, chaque rapport sexuel, je me suis découverte. Et même en dehors. Donc, je ne pourrais pas donner un événement particulier. Et d'ailleurs, ça me tient beaucoup à cœur de me dire qu'il n'y a pas un moment où on se découvre qu'on se découvre à chaque fois.
- Laura
Ok, oui, je suis d'accord. Après, je pense que dans ma vie sexuelle, il y a peut-être une phase où j'ai eu un déclic de me dire « Ah, là, je comprends certaines choses. » Mais effectivement, je n'ai pas non plus un moment clé où ça y est. C'était le moment où j'ai tout compris, etc.
- Emmy
Oui, il y a des moments d'expérimentation. J'ai eu des phases de ma vie où j'ai beaucoup expérimenté, exploré. Mais en fait, je me suis rendue compte avec toutes ces explorations-là que ce n'était pas forcément mon fonctionnement. Et que, bon, ici, j'avais envie d'un truc un peu plus classique.
- Laura
Est-ce que toi, tu as une question en tête que tu as peut-être envie de me poser ?
- Emmy
Oui. Donc, Amy, pour rester sur le thème de la découverte, moi, j'ai envie de te demander... Qu'est-ce que tu as l'impression que tu as encore à découvrir dans ta sexualité ?
- Laura
Je dirais un peu tout. Parce qu'en fait, même s'il y a des choses, par exemple, si on prend le sexe un peu classique, pénétratif, etc., je le connais, mais peut-être que je ne le connais pas sous toutes les formes. Et justement, encore une fois, avec le podcast, je me rends compte qu'il y a tellement de choses, que j'ai l'impression qu'il me reste tout à découvrir. Les mêmes certaines pratiques, j'en ai déjà parlé avant, pardon. me bander les yeux, etc. C'était impossible il y a quelques années, même il y a quelques mois. Je me dis que ça, c'est des choses que j'ai, au final, même envie de découvrir petit à petit. Et ça revient un peu à la question d'avant. Je pense qu'en fait, on découvre chaque jour, à chaque fois, ça apporte. Je pense qu'il me reste un peu tout à découvrir. J'ai l'impression d'être qu'au début, même si, au final, ça fait presque dix ans, mais j'ai l'impression d'être quand même tout au début.
- Emmy
Voilà. Super.
- Laura
merci merci moi encore une fois du coup merci beaucoup Laura d'être venue vraiment c'était super intéressant j'ai beaucoup aimé cet épisode merci à vous d'avoir écouté et à bientôt sur Antichambre une production
- Emmy
Studio Moyna Studio Moyna