- Emmy
Bonjour et bienvenue sur Antichambre, ton nouveau podcast sans tabou dédié à la sexualité pour toutes et tous. Je m'appelle Emy, j'ai 22 ans et je t'invite à débuter cette aventure ensemble pour explorer et vivre pleinement ta sexualité. Alors mets-toi à l'aise et viens écouter les voix d'Anti. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Antichambre. Cet épisode est un petit peu particulier car... On fête les 1 an du podcast. 1 an, c'est passé super vite. On a beaucoup de choses à dire, mais tout d'abord, on vous remercie énormément tous, que ce soit pour votre soutien, vos écoutes et d'être là et de nous rejoindre si c'est le cas. Pour cet épisode, on va aborder l'envers du décor, comment se passe le podcast et je vais aussi me placer pour une fois de l'autre côté du micro et répondre aux questions que vous avez pu nous laisser sur nos divers réseaux. Instagram, TikTok D'ailleurs si vous nous écoutez, n'hésitez pas à aller nous suivre sur ces réseaux Je vous les remettrai en description Et bien c'est parti Et on va commencer avec la première question
- Voix off
Alors en un an de podcast Amy, est-ce que tu peux nous dire ce que tu as appris ?
- Emmy
Beaucoup de choses J'ai appris sur l'univers de la sexualité Forcément, il y a des domaines que je ne connaissais pas J'ai aussi du coup beaucoup appris sur moi-même Comment je fonctionne, ce que j'aime, ce que j'aime pas, comment mieux communiquer. Et j'ai aussi appris les côtés plus techniques, fonctionnement, comment un podcast s'enregistre, les audiences, tout l'envers du décor qu'on voit pas, le temps, comment préparer un épisode. Et ça m'a aussi appris à mieux gérer le contact humain. Comment parler aux personnes, créer du lien, je suis plus sociable, plus à l'aise.
- Voix off
En parlant de ça, tu dis souvent que tu manques de confiance en toi. Est-ce que justement le podcast, ça t'a aidé dans ce sens ?
- Emmy
Alors oui, je pense que ça m'a aidé à justement assumer ce que j'aime et ce que j'aime pas. Après, ce serait mentir de dire que le problème est réglé. Mais oui, je pense que ça aide. Je me sens entre guillemets moins bizarre ou moins seule. Et je me rends compte que c'est des choses qui touchent tout le monde. J'arrive plus à prendre du recul sur mes craintes et angoisses lors de rapports. Mais c'est toujours en construction.
- Voix off
Est-ce que du coup, Antichambre, ça a changé ta manière de faire des rencontres et de faire du sexe pendant ces rencontres ?
- Emmy
Oui. Je pense que tout est un peu lié de toute façon. Que ce soit le mental et le podcast, puisque j'ai un peu travaillé sur les deux. Mais oui. C'est vrai que maintenant, je me rends compte que je suis peut-être plus à l'aise pour, par exemple, lors d'un rapport, amener du lubrifiant. Alors maintenant, je l'ai vraiment avec moi, souvent dans mon sac, une version miniature et dire que j'aimerais qu'on l'utilise. Alors qu'avant, je pense que j'aurais... Enfin non, pas je pense, j'aurais pas osé même dire que j'ai pas envie d'une position. Ça, je me suis surprise il y a pas longtemps, j'ai vraiment dit bah non. Alors que je l'aurais jamais fait. Après, par contre, dans les rencontres, pour initier, ça, je suis toujours pareil. C'est toujours compliqué.
- Voix off
Du coup, est-ce que le podcast a changé ta façon de vivre, ta propre intimité ?
- Emmy
Oui, pareil. Du coup, je suis quand même plus à l'aise avec moi, mon corps. En fait, je trouve que je suis plus à l'aise avec mon corps, pas grâce au podcast, mais parce que le podcast m'a fait évoluer mentalement. et du coup le mental fait que physiquement je suis plus à l'aise. Mais oui, ça c'est sûr, clairement. Même pour parler sexualité, j'étais déjà très à l'aise. Mais là, c'est vrai que je me sens même plus confiante, des fois presque plus légitime, je sais pas si c'est vraiment le bon terme, mais pour pouvoir en parler de manière posée et en ayant justement appris, reçu plein d'invités différents, donc ayant vu une sexualité très vaste. de pouvoir parler de sujets et justement communiquer avec des gens et débattre. Rien que ça, je me sens plus à l'aise. Alors, ce n'est pas forcément dans mon intimité, mais... Après, mon intimité, je dirais le podcast, en fait, ça revient un peu avec avance. Il y a des choses que j'arrive plus à accepter et à dire que j'ai envie, alors qu'avant, je n'aurais pas osé. D'ailleurs, on pourrait aussi vous poser la question, est-ce qu'Antichambre... vous a permis d'évoluer sur la façon de voir ou vivre votre sexualité. N'hésitez pas à nous le dire en commentaire sur nos réseaux.
- Voix off
Après un an de podcast, j'aimerais savoir ton avis. Est-ce que ça a changé ? Félation et cunni, préliminaire ou acte sexuel à part entière ?
- Emmy
Alors, c'est vrai qu'avec le podcast, j'aime de moins en moins le terme préliminaire. Donc je dirais que ça a un peu changé. Je trouve que c'est quand même un acte à part entière. Et je pense que tout au début de ma sexualité, je le voyais un peu différemment du rapport. Limite, c'était moins intime pour moi. Et plus le temps avance, plus je trouve que ça l'est tout autant et ça a tout autant d'importance. Encore plus qu'avant, je n'arrivais pas à recevoir. J'étais gênée qu'on me donne. Et maintenant, j'ai envie de recevoir, donc je trouve ça encore plus important.
- Voix off
Est-ce que tu peux me raconter une pratique que tu as découvert par le podcast ?
- Emmy
Alors, je dirais plusieurs pratiques du BDSM. Alors que j'ai découvertes, je ne les ai pas pratiquées, mais découvertes, je ne connaissais vraiment pas leur existence. Par exemple, il y en a une, c'était le fait de devenir un objet, de devenir une table ou de devenir une chaise dans un jeu de rôle sexuel avec son partenaire. Ça, j'avoue, je ne connaissais pas du tout, du tout. Et après, pour l'instant, que j'ai pratiqué, c'est vrai qu'il n'y en a pas. Mais le fait de justement tourner le podcast, enregistrer certains épisodes, j'avais beaucoup de mal avec l'idée de me faire attacher ou d'être attachée tout court. Et maintenant, je suis plus apte à le faire. C'est quelque chose que j'ai même envie de pratiquer. Mais je pense que sans le podcast, ça aurait mis beaucoup de temps avant que j'y arrive.
- Voix off
Justement, en en parlant de ça, est-ce qu'il y a un fantasme que tu aimerais explorer ?
- Emmy
Je pense que j'ai des envies, mais c'est toujours pas des fantasmes. En fait, fantasme, je le vois tellement comme juste l'idée, elle t'excite. Ça te fait monter en puissance. J'en suis pas à là. Donc, je pense que j'ai toujours pas de fantasme. Mais je suis plus curieuse, même juste de voir.
- Voix off
Et tu peux nous en dire plus, du coup, sur ces envies ?
- Emmy
Alors, je pense qu'il y avait le fait d'être attachée. Il y avait... Même tout ce qui est envie de plus jouer avec les chaleurs, les textures, enfin les températures et les textures, de plus jouer avec son corps. Et après, en termes de juste curiosité, j'ai pas forcément envie de le faire tout de suite, mais un jour aller dans un club libertin, c'est quelque chose à faire. A voir.
- Voix off
J'allais te demander justement, ma suivante c'était Club Libertin, plutôt ok ou jamais ?
- Emmy
Plutôt ok, pas de suite, mais plutôt ok.
- Voix off
Grande question, parce que les mots sont importants. Alors, baiser ou faire l'amour ?
- Emmy
Moi c'est faire l'amour, zéro débat. Pour moi, c'est vraiment hyper, parce que je me connais et que je suis quelqu'un de très sensoriel, charnel. Et quand j'ai un rapport avec quelqu'un, j'aime bien partager complètement, c'est vraiment un vrai partage de moi. donc je préfère faire l'amour et ce qui est assez drôle c'est qu'on a eu ce débat avec des collègues après une soirée de taf on allait faire un after qui était minuit une heure dans un bar de Paris qui allait fermer on était 12 donc il y avait de tous les âges et à un moment on a ce débat mais vous dites baiser ou faire l'amour et c'était vraiment deux teams mais peu importe les genres les orientations etc il y avait vraiment juste deux teams ceux qui disent ah bah ça dépend mais moi c'est baiser et d'autres qui étaient là faire l'amour tout le temps. En fait, ce que j'ai remarqué, c'est que ceux qui disent baiser peuvent dire faire l'amour, mais ceux qui disent faire l'amour en général vont rarement dire baiser.
- Voix off
Justement, tu nous parles d'Afterwork et de votre discussion. Qu'est-ce que tu penses de l'évolution de la parole sur la sexualité en France ?
- Emmy
Je trouve qu'on en parle plus, c'est sûr. Après, j'ai l'impression que ça reste quand même encore très tabou. En fait, je trouve plus que quand on en parle, les gens restent globalement et de plus en plus bienveillants et curieux. Mais ce serait mentir de dire que c'est vrai que des fois, je parle du coup sexualité tout le temps ou je peux faire des audios pour parler d'un épisode à des amis et je le fais dans la rue. Et ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas des fois où je me dis, oula, en fait, en fonction de ce que tu peux entendre, tu es quand même... encore jugé, il y a quand même beaucoup de restrictions. Même par exemple au travail, je sais que là, il y a un collègue que je croise de temps en temps, mais on s'est parlé juste une fois, où on est venu à parler de ça. Et je me suis dit, en fait, c'est vrai que j'ai de la chance d'être dans un travail où c'est très ouvert, on peut en parler, mais on est 300, et je sais que le haut de l'entreprise ne pense pas forcément comme ça. Et à tout moment, je me suis dit, c'est fou, mais je pourrais me prendre... Un retour de bâton, peut-être le fait de parler de sexe ouvertement avec un collègue dans la cuisine. Donc c'est mitigé. Je pense qu'on est sur une bonne évolution, mais c'est doucement quand même. Même quand on pense encore à la condition, par exemple, de tous les travailleurs du sexe, etc. J'ai l'impression que c'est pas hypocrite, mais il y a un peu par les ans, mais en même temps, derrière, pas trop.
- Voix off
C'est quoi le plus gros tabou que t'aimerais casser ?
- Emmy
Je pense que ce serait mon propre tabou. Je m'explique. Je n'ai pas vraiment de tabou. On peut venir, par exemple, me parler de tout. Toujours, on est sur la sexualité, mais de tout. Et je ne vais jamais être gênée. Mais quand je dis mon propre tabou, c'est plutôt... Je sais que je suis des fois très, très dure avec moi-même. Et du coup, je ne me laisse pas toujours... la parole, entre guillemets. Par exemple, je sais qu'après un rapport, ça m'arrive moins, mais je vais pouvoir me dire peut-être qu'on va me juger, peut-être que c'était pas assez bien, peut-être que j'aurais dû changer de position ou j'aurais dû plus faire du bruit, enfin je sais pas, plein plein plein de questions et du coup c'est un peu ce tabou-là de se dire bah en fait, t'arrives à être très ouverte sur tout, mais tu l'es pas assez avec toi-même.
- Voix off
Gros plus communiqué.
- Emmy
Pas plus communiqué, plus m'écouter. Moi, avoir honte, honte, c'est un très grand mot, mais moins me juger, en fait. Être moins dure avec moi-même.
- Voix off
Et dans les prochains mois, sur Antichambre, de quoi t'aimerais parler ?
- Emmy
De tellement de choses. J'aimerais beaucoup aborder... En fait, il y a tellement de thèmes. Déjà, des thèmes que je ne connais pas. J'aimerais un jour recevoir un message de quelqu'un qui me propose de participer à un épisode avec un thème que je ne connais pas du tout. Ce serait génial. J'aimerais bien aborder la transidentité, aussi tout ce qui est plateforme, plateforme privée, donc Meme, OnlyFans, justement ces créateurs de contenu-là. J'aimerais bien faire d'autres parties sur les applications de rencontres. J'aimerais aussi avoir peut-être des marques ou des créateurs de sex-toy ou des sex-shop tout court. un peu voir comment ça se passe. J'aimerais avoir des gens dans peut-être la pub aussi, et avoir leur vision de justement la sexualisation, comment c'est abordé, est-ce que c'est vraiment ça qui fait vendre. J'aurais bien aimé aussi avoir un acteur ou une actrice X pour voir l'évolution sur le porno et son avis. J'aimerais aussi faire un épisode sur les religions, l'aspect religieux au sein de la sexualité. de la sexualité d'une personne, à quel point ça va l'impacter, à quel point on peut être différent, est-ce qu'en fonction des religions, ça change, etc. Et j'aimerais bien avoir aussi des gens du quotidien qui pourraient juste... Enfin, on est tous des gens du quotidien, mais un peu des histoires... J'aimerais bien faire un épisode sur les fails. De se dire que justement, tout rapport n'est pas incroyable. Mais que ce soit plutôt un épisode assez drôle pour qu'on puisse tous décomplexer ensemble. Donc n'hésitez pas, si vous avez envie de participer au podcast, que ce soit sur ces sujets-là ou d'autres sujets, vraiment n'hésitez pas, envoyez-nous un message sur nos réseaux, on discute et on voit si c'est parti !
- Voix off
Super. Est-ce que tu peux me dire du coup, pourquoi tu as lancé ce podcast ? Pourquoi tu as lancé Antichambre ?
- Emmy
Alors, Antichambre, j'ai fait un master en direction artistique en communication 360. Et pour notre sujet de master, on peut soit prendre une marque existante et créer un diplôme dessus, soit créer une marque. J'avais très envie de créer une marque, mais pas juste comme ça. Donc, j'ai cherché un phénomène de société pour avoir vraiment le fond et après, moi, mettre la forme pour mon master. Donc, je suis tombée sur la sexe récession. C'était les 15-25 ans qui avaient de moins en moins de rapports dans les pays occidentaux. Et je me suis dit, en fait, depuis toujours... Enfin, toujours, non, mais... Bon, voilà, depuis longtemps... T'es super à l'aise pour parler sexualité, c'est vrai qu'en général les gens viennent te parler aussi de ça, avoir des conseils. Est-ce que c'est pas un peu l'occasion ? Il y a un vrai fond, il y a un vrai sujet, un phénomène de société, donc go. Et je me suis aussi dit, c'est vrai, que c'était un peu qui tout double. Justement, soit ça allait pas du tout passer auprès de l'école, mais en même temps c'est un sujet qui allait forcément faire parler. Donc s'il était bien fait, j'étais gagnante à 200% et c'est ce qui s'est passé. Donc j'ai décidé de créer Antichambre. Pour le master, c'était de base une application de multiservices où on peut rencontrer, communiquer avec son ou ses partenaires, donc de la contraception, des défis, des questions de communication, des défis sexuels, pardon. Une partie justement liée à un sextoy non genré que j'ai tout le temps sur la table en prototype, en maquette 3D pour s'aider à se découvrir. Il y avait une partie aussi prévention, où là, il y avait des vidéos et des FAQ et le podcast. Et en fait, il y a plein, plein de services dans cette application et on la module comme on veut, etc. Et je me suis dit, pour la lancer, un moyen accessible pour faire connaître un peu à tout le monde et lancer ce projet, c'est le podcast. Donc, de là, je me suis dit, bon, en fait, il faut le lancer. Je trouve que j'avais eu plein de bons retours, que ce soit des étudiants. que ce soit de marques qui étaient venues voir le master, même de professionnels. Ils m'étaient dit, il faut y aller. Et Antichambre, exactement, en plus, ça vient d'une de mes profs. En fait, pour mon sujet de master, je devais absolument avoir une inspiration graphique. Et donc, j'avais choisi le baroque. Et donc, il fallait un nom qui puisse justement aller aussi avec le baroque. Donc, on est parti sur Antichambre. Antichambre, normalement, c'est une pièce, Un vestibule, en fait, avant d'accueillir les gens dans les maisons. Et je me suis dit, en fait, c'est parfait, cette marque, ça va être quoi ? Ça va être un peu le avant ou le après son rapport. Quand il y avait l'application, le sextoy, et là, c'est un peu pareil avec le podcast. C'est en fait cette petite pièce où on va pouvoir désamorcer, parler de tout, en étant complètement libre, sans jugement. Un peu comme si on enlevait tous ses bagages dans ce podcast. Et après, on y va. On fait ce qu'on a à faire. Ok.
- Voix off
Justement, après un an, est-ce que tu peux me dire, avoir son podcast, est-ce que c'est comme ça que tu l'imaginais avant le lancement ? Et qu'est-ce qui est le plus compliqué ?
- Emmy
Alors, oui et non. J'imaginais d'un côté que ça serait plus dur d'avoir une audience. Je m'étais dit, bon, soit il faut un énorme buzz pour que tu aies des gens qui t'écoutent, soit ça restera dans ton entourage et peut-être avec le temps, ça prendra. Au final, du coup, je suis plutôt étonnée du bon sens. Après, je m'attendais aussi à tout le travail derrière. Et par chance, le studio Moya m'aide beaucoup pour le lieu enregistré, mixé derrière. Merci. En fait, c'est vraiment un travail d'équipe. Donc là-dessus, ça aide pas mal, parce que je pense qu'il y a une bonne charge, du coup, que je n'ai pas. Et après, je ne m'attendais pas forcément, par contre, à autant de réactions bienveillantes des gens. Enfin, qu'est ce type de réaction ? Par exemple, en général, quand je vais dire que j'ai un podcast, en fait, souvent, ce n'est pas moi qui le dis. C'est-à-dire que je vais rencontrer quelqu'un, on va parler un peu et en fait, tu as une autre personne qui va dire « Ah mais tu sais pas, mais elle a un podcast sur la sexualité » . Et en fait, ça marque les gens, mais de la bonne manière et du coup, ils en parlent d'eux-mêmes. Alors presque, des fois, on me présente comme ça, je ne suis pas que ça, mais du coup, c'est vrai que c'est super bien. Ou recevoir des messages de personnes que je ne connaissais pas. Tout ça, je ne m'attendais pas en fait. J'avais l'impression qu'il n'y allait pas autant avoir de bons retours et d'encouragement.
- Voix off
Tu me parles là des bons côtés du podcast. Est-ce qu'il y a aussi des choses qui sont compliquées dans le fait de lancer un podcast, dans le fait d'avoir un rythme à tenir peut-être ?
- Emmy
Le rythme, c'est vrai que nous, on est à deux épisodes par semaine. Ce n'est pas mon travail à temps plein. Donc c'est vrai que ça peut être très fatigant. Surtout qu'en soi, on n'enregistre pas toutes les deux semaines. Donc c'est vrai que le rythme à tenir, il est assez compliqué. même pour justement tout ce qui est communication autour etc c'est un vrai investissement faut bosser quand on rentre chez soi en fait en plus de déjà son travail mais d'un autre côté vu que j'adore et que j'aime bien bah ça me dérange pas de le faire et je me dis je le fais pas pour rien le but c'est de faire évoluer ce podcast de petit à petit qui prennent justement plus d'ampleur de le faire grandir et c'est en bossant et en s'investissant que ça peut le faire après trouver aussi des personnes pour participer. En fait, c'est vrai qu'il y a des vagues où il y a beaucoup de personnes d'un coup qui vont se proposer ou que je vais trouver, et des vagues où en fait, on ne trouve personne. Donc, c'est plus compliqué.
- Voix off
Justement, si tu pouvais avoir l'invité de ton choix demain dans le podcast, tu choisis qui ?
- Emmy
J'ai plusieurs personnes. J'aimerais avoir Gaëlle Garcia Diaz pour l'anecdote, parce que je l'avais rencontrée euh Quelques jours avant de sortir le premier épisode du podcast à l'aéroport, et du coup j'étais allée la voir. Je lui avais parlé de ce podcast, donc voilà, on avait un petit peu échangé. C'est une entrepreneuse, une créatrice de marques, etc. Mais elle a quand même construit aussi sa marque de make-up au début, et même son personnage YouTube, sur beaucoup de sexualisation, de vulgarité. Ses palettes, ses... la chouin, la petite chouin. Donc en fait, elle a joué avec des codes de la sexualité, elle les a complètement... Twisted a son avantage, donc je trouvais ça très intéressant, justement tout ce qui est marketing, etc. Après, en fait j'aimerais avoir un invité que je connais pas, dans le sens où, je pense que c'est ça mon invité de rêve, c'est d'avoir une personne que je connais pas et de sortir de l'épisode et de faire, c'était ultra intéressant. C'est déjà arrivé, donc j'espère que ça va re-arriver.
- Voix off
Justement, est-ce que tu peux me parler un peu des épisodes qui t'ont marqué ?
- Emmy
Alors, en fait... En quelque sorte, ils m'ont un peu tous marquée d'une façon. C'est comme si chaque épisode laissait une petite empreinte sur moi. Enfin, il y en a quelques-uns où vraiment je suis ressortie de là et je me suis dit, ok. Alors après, c'est très personnel. Celui avec Fanny sur la communication, où je me suis rendue compte que je communiquais très mal en sortant de cet épisode. Je le savais, mais j'étais obligée de le voir maintenant. L'épisode avec Axel Dessade sur le BDSM. C'est vrai que... Je ne connaissais pas du tout ce domaine et en fait, elle m'a vraiment appris plein de choses, peut-être enlevé mes idées reçues que je pouvais avoir sur le BDSM. Et j'ai vraiment trouvé cet épisode passionnant. Et en fait, la plupart des épisodes sur le BDSM, que ce soit avec Will, Alice ou même Sacha, à chaque fois, ils apportent justement une nouveauté sur un sujet dont on ne parle pas tant que ça. qui reste encore très tabou justement, donc à chaque fois je ressors plutôt pleine de curiosité et de connaissances.
- Voix off
Ok. Est-ce qu'il y a des moments où tu as douté pendant cette année d'enregistrement de podcast ?
- Emmy
Oui, forcément. Déjà je suis une grosse perfectionniste, donc c'est vrai que des fois je me dis mais c'est pas assez, c'est pas assez bien. Il faut faire plus. Et du coup, je me dis, mais peut-être que t'y arriveras pas. Donc, il faut mieux calmer. Tu fais perdre du temps à tout le monde, etc. Donc, à ces moments-là, oui. Au tout début, en fait, c'était un jour, j'étais surexcitée que ça sorte. Et le lendemain, j'étais là, peut-être qu'il faut pas du tout. Et maintenant, je doute moins. Mais parce qu'aussi, j'essaye de me mettre moins de pression et plus de recul en me disant que tout va bien. on fait aussi pas vraiment jour le jour on s'organise mais de prendre ce qui vient comme il vient et puis voilà et que bah en fait c'est la vie, il y a des hauts et des bas et voilà mais je doute pas. En fait il y a tellement de projets, je me dis juste il faut bien prendre le temps de tous les faire et de bien les préparer plutôt que de se jeter dedans et risquer de tout rater.
- Voix off
Ok du coup est-ce que en ayant un podcast sur la sexualité Est-ce que tu as eu des retours qui ont été un peu compliqués à gérer ?
- Emmy
Alors, en général, on a des retours très bienveillants. Après, les retours, c'est surtout avec les réseaux. C'est vrai qu'il s'est passé deux, trois petits trucs où je me dis, c'est vraiment le côté négatif des réseaux. Par exemple, à un moment, on a eu Matou. Donc, elle, c'était sur être obèse et désirée. Et en fait, cette vidéo sur TikTok, elle a fait plus de 600 000 vues. Elle a vachement buzzé et en fait, pas dans le bon sens. Elle a buzzé parce que les gens ont mis des commentaires complètement grossophobes, ultra violents. Déjà, c'est un extrait d'une minute. Ils n'ont pas du tout écouté l'extrait. Elle s'en prend plein la tête tout le long des commentaires. Mais vraiment, c'est très, très violent. Donc là-dessus, c'est le côté assez négatif.
- Voix off
Et toi, à titre perso, du coup ?
- Emmy
À titre perso, ça peut m'arriver de temps en temps que, vu que j'ai un podcast sur la sexualité, on pense que j'ai une sexualité incroyable, que je me fais retourner dans tous les sens, que je fais tous les trucs les plus fous possibles. Mais c'est jamais dérangeant, quoi. C'est plus, on le pense, un peu en rigolant. Je dis que, bah, non. Et puis, voilà, ça passe, quoi. Donc je dirais pas que c'est négatif. Ça me fait plus rire qu'autre chose.
- Voix off
Et du coup, pour la suite, est-ce que tu pourrais nous exposer un peu tes envies, tes idées ?
- Emmy
Alors, pour la suite, dans un idéal, ça serait que le podcast continue sur sa lancée, évolue, qu'on ait de plus en plus d'auditeurs et d'invités, qu'on arrive à créer une communauté safe, sans tabou, sans jugement, pour vraiment parler de sexualité, de pouvoir... Un jour lancer cette marque anti chambre, de voir l'application, le sextoy se lancer. À côté, à plus court terme, déjà faire plus de live Twitch, même de live TikTok et créer le jeu anti chambre. Donc c'est un jeu de cartes. Donc ça a un peu évolué au début, c'était un jeu de plateau avec des cartes. Là on est plus parti sur des cartes avec un petit trou. Ce serait un jeu sur la sexualité à faire entre amis. Il n'y a pas de gage, de action, vérité, embrasse la personne à gauche, etc. Pas du tout. C'est vraiment pour parler de sexe, entre amis, rire, briser les tabous. Il y a des jeux revisités comme le beer pong, le lancer d'anneaux sur Gode Ventouse. Il y a des questions de culture cul, du coup. avec justement des stades, des anecdotes et permettre d'apprendre sur la sexualité. Il y a une partie justement, je n'ai jamais, j'oserais, cap ou pas de le faire, etc. Plus intime. Donc voilà, l'objectif, ce serait vraiment de pouvoir le commercialiser, de réussir à lancer la campagne Ulule. Donc voilà, ça, ce serait à court terme. Ce serait cool.
- Voix off
Ok. Pour conclure, si on devait faire un petit bilan, c'est un an d'antichambre ? Qu'est-ce que tu pourrais nous dire ?
- Emmy
Alors, personnellement, je ne pensais pas que j'allais voir autant d'individus et d'humains différents et qui m'apportent autant après chaque épisode. En fait, je me rends compte que j'ai appris énormément avec le podcast, donc vraiment, bilan positif. Mais ce qui est tout aussi important, c'est que vous qui écoutez, appreniez aussi, puissiez vous sentir... entre guillemets écoutés, compris et qu'on puisse tous échanger et vraiment créer un lieu où on se sent tous bien et sans être jugés et sans tabous, briser les tabous il y en a encore pas mal malheureusement mais pour conclure cet épisode bah déjà un énorme merci, merci à ceux qui participent qui viennent avec leur voix. Merci à tous ceux qui ont soutenu le projet. Merci à Studio Moya. Merci à vous tous qui écoutez. Même merci à ceux qui commandent, ceux qui aiment, ceux des fois qui n'écoutent pas forcément, mais qui n'hésitent pas à supporter. C'est génial. Vraiment, merci à tous. Sans vous, le podcast ne fonctionnerait pas. Donc vraiment, un immense merci à tous. Et à bientôt sur Antichambre.
- Voix off
Une production Studio Moya. Studio Moya.