- Speaker #0
Allez, je tire 200.
- Speaker #1
Fic. Tune.
- Speaker #2
Pognon.
- Speaker #1
Océan.
- Speaker #2
La moula.
- Speaker #1
Grisby. Valère.
- Speaker #2
Honoraire.
- Speaker #1
Film. Pantons de retraite, livret A, héritage, assurance vie, impôts, déduction, investir, bitcoin, trading, intérêts, SCPI, plein d'épargne actions, PER,
- Speaker #3
travailler, se marier, se taxer ou vivre en union libre. Fonder une famille, monter sa boîte, demander un crédit immobilier, se séparer, se remarier, changer de boulot, partir en retraite, hériter, devenir veuve. Autant de grandes étapes de la vie, mais aussi trop souvent d'occasions de s'appauvrir pour les femmes mal informées. Mais il n'est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions sur sa situation financière et son patrimoine ou votre moine, actuel ou avenu. Et tant qu'il en est encore temps, mettre en place des stratégies d'épargne et d'investissement pour éviter de se réveiller un jour fauché, voire scolié. C'est ce que nous vous proposons chaque mois dans ce podcast avec nos experts invités. Si vous ne savez pas comment vous informer pour mieux vous occuper de votre argent, c'est ce que vous racontent les experts de la banque et de l'assurance entre autres que vous paraît obscur, complexe. Ce podcast est fait pour vous. Notre mission, vous aider à bâtir votre indépendance financière, qui est la clé de votre liberté. Et vous aider à peser le pour et le contre, avant de prendre une décision qui engage vos sous. Avec un regard de femme, de conjointe, de mère sur l'argent. Je suis Corinne Golbergé, journaliste, et j'annule ce podcast avec Thierry O'Hayon, gestionnaire de patrimoine et co-auteur de « Les filles osant par l'argent » et « L'argent au féminin » . Merci à notre partenaire Exant. cabinet de conseil spécialiste de l'investissement dans la silver economy, à découvrir sur exemple.fr. Et maintenant qu'on s'est dit tout ça, parlons cash les filles. Créer une entreprise avec chérie, ouvrir une boutique, un café, un cabinet en libéral, un gîte, les exemples sont innombrables. La perspective peut faire rêver les duos amoureux, hétéros ou pas. Être plus qu'amoureux, associés. Cette affaire qu'on monte ensemble, ce serait notre bébé ? En cas de problème au travail ou à la maison, chéri serait bien plus compréhensif qu'un petit chef qui se fiche de notre carrière et de l'otite du petit dernier. Et puis à deux, on serait joué ensemble des réussites communes. « Ouah, t'as vu, on a fait un chiffre d'affaires canon ce mois-ci. Allez, viens, ça se fête. » On est deux aussi pour résoudre les difficultés du quotidien, trouver ensemble des solutions pertinentes. Bien sûr, il y a des risques. Que le travail devienne notre unique sujet de conversation. N'être plus que des associés avant d'être un couple. On a quelques chiffres sur les couples qui travaillent ensemble. Selon une enquête BPI France Le Lab, un dirigeant sur quatre en couple dit que son conjoint travaille dans l'entreprise. Un sur quatre, pas mal. On a des chiffres aussi sur les couples qui travaillent ensemble dans une marque en franchise. Vous savez tous ce que c'est qu'une marque en franchise, au cas où. C'est une marque qui appartient à un réseau d'entreprises de boutiques semblables sur toute la France. Exemple, Planète Sushi, Indiana Café ou Côté Mode, Zadig et Voltaire. Donc, selon une enquête de la Fédération Française de la Franchise, 35% des franchisés déclarent que le conjoint travaille avec eux.
- Speaker #0
Eh bien ?
- Speaker #3
Eh bien, pour vous aider à bien peser le pour et le contre et à évaluer toutes les options possibles avant de vous lancer à deux, nous avons invité Karine Sada-Lassery qui a créé un cabinet d'expertise comptable avec son mari, le cabinet MK Défi. Alors pourquoi ce nom ? La réponse est sur LinkedIn, tout simplement. M pour Michel et K pour Karine et Défi, lire Défi, lire Défi. Ça correspond à direction financière. Et dit Karine au défi que nous souhaitons relever pour nos clients. Sympa ! Bonjour Karine !
- Speaker #4
Bonjour Corinne !
- Speaker #3
Et nous avons avec nous également Barbara Thomas-David, notaire, qui revient dans ce podcast pour la deuxième fois et qui est avec nous en visio. Et nous nous excusons d'avance des éventuels petits problèmes de son. Bonjour Barbara !
- Speaker #2
Bonjour Corinne !
- Speaker #3
Bonjour Thierry Hoyon, bonjour Oss, bonjour Léo Gulli à La Technique. Et merci à notre partenaire Exxon, spécialiste de l'investissement dans la silver economy, à découvrir sur exxon.fr. Alors Karine, avant de parler de vous, j'imagine que vous avez déjà eu dans votre clientèle des couples entrepreneurs, des couples de commerçants, des couples d'artisans, des couples de professions libérales qui ont créé un cabinet commun. Racontez-nous ce qui vous frappe. frappe chez eux quand vous les recevez pour le meilleur ou pour le pire ?
- Speaker #4
Alors ce qui me frappe, c'est que déjà c'est facile de s'identifier à eux parce qu'on a la même vie à peu près. Tout est mélangé, ça veut dire la vie privée et la vie pro. Tout est... C'est très, très lié et on se reconnaît beaucoup dans ça, dans le fait que tout est embrigadé, donc les enfants, la maison et le travail. C'est essentiellement ça qui ressort.
- Speaker #3
Même question à Barbara.
- Speaker #2
Ce qui me frappe, c'est qu'il y a une véritable dichotomie entre la vie de couple, c'est-à-dire la vie privée, et la vie entrepreneuriale. Souvent, les couples ne comprennent pas que les choses s'entrelacent. et que, comme j'en reconnais un peu, il y a la différence entre le titre et la finance, et qu'ils ne se préoccupent pas forcément de leur statut matrimonial. On va y venir. Et qu'ils peuvent finalement interférer entre la vie professionnelle et la vie privée.
- Speaker #3
Vous pensez à quelque chose en particulier, là ? Vous en avez un exemple ?
- Speaker #2
Oui, je pense à plein d'exemples. Vous avez des couples qui sont mariés sous un régime de communauté de biens, dont l'un, par exemple, a une profession libérale et n'a pas compris que, par exemple, son cabinet de dentiste ou sa pharmacie ou sa société de décoration appartient pour la finance à hauteur de moitié à son conjoint alors que finalement, il n'a aucun rôle dans l'entreprise.
- Speaker #3
C'est bon à savoir, je pense qu'on va y revenir tout à l'heure. Thierry ? Tu voulais poser une question ?
- Speaker #0
Alors Karine, vous avez créé votre cabinet d'expertise comptable avec votre mari. Qu'est-ce qui vous a décidé à travailler ensemble ? J'imagine que vous avez pesé le pour et le contre. Et quels étaient pour vous les avantages de travailler ensemble et toutes sortes d'autres avantages, y compris financiers et familiaux ?
- Speaker #4
Alors nous, ça s'est fait naturellement parce qu'on a travaillé tous les deux quand on s'est rencontrés en finance, en entreprise, et on passait le master de comptabilité. Donc, on a passé le master ensemble.
- Speaker #3
C'était deux étudiants, c'est-à-dire ?
- Speaker #4
Voilà, on a passé le master ensemble. On s'est mariés. Donc, j'étais enceinte de ma fille quand on a passé l'examen. Ensuite, on a fait notre stage en parallèle ensemble. Donc, moi, j'ai eu mes enfants. Donc, j'ai eu des pauses bébés. Lui a eu plus de temps en cabinet. Et ensuite, on a passé notre diplôme d'expertise comptable ensemble. Donc, toutes ces années ensemble où on travaillait séparément, on a construit notre projet. Ça a été vraiment une construction à deux depuis le début de notre couple. qu'on s'est rencontré le premier jour, qui m'a dit je passe le master de compta et moi aussi. Donc ça a été vraiment une continuité, ça a été vraiment, on y a réfléchi pendant beaucoup d'années. C'est un fonctionnement familial.
- Speaker #3
Mais quels étaient pour vous les avantages que vous voyiez par rapport à avoir chacun un boulot dans deux entreprises différentes ?
- Speaker #4
Alors il y a déjà le fait d'être à deux, je trouve que c'est plus simple. D'avoir un associé, même si ce n'est pas son mari, d'avoir un associé, je trouve ça plus simple que dans l'entrepreneuriat, je le vois les entrepreneurs. seule, c'est plus compliqué.
- Speaker #3
La solitude de l'entrepreneuse ?
- Speaker #4
Je trouve qu'à deux, c'est quand même plus simple, même prendre un associé ami ou pas forcément son mari, je pense que c'est beaucoup plus facile. Et après, l'avantage, clairement, c'est l'organisation de la maison. Ça veut dire qu'il y en a un qui prend le relais de l'autre. C'est vraiment plus simple. Par exemple, je vous donne un exemple de la semaine dernière, j'avais une sortie pour mon fils, une sortie scolaire au théâtre. On a été voir une pièce de Molière et j'ai un client qui m'appelle, j'ai besoin en urgence de tel état et tout. Donc, c'est mon mari qui a pris le relais, à Acap. Je lui ai dit, voilà, tu vas sur tel dossier, tu me fais ça, tu modifies ça. Et il a pris le relais et moi, j'ai pu aller à la sortie de mon fils sereinement. Et ça, c'est génial de pouvoir prendre le relais l'un de l'autre. S'il y a un enfant qui est malade, celui qui est prioritaire pour qu'il y ait des réunions, il va prioriser d'aller au cabinet et l'autre va rester à la maison. Super organisation.
- Speaker #3
Un chef, un plus un, il est beaucoup moins conciliant et compréhensif, comme je disais, comme le petit dernier unitite. Alors, on vient de voir les avantages. Et les inconvénients possibles, est-ce que vous les avez pesés aussi ? Par exemple, est-ce que vous n'aviez pas peur d'être trop souvent ensemble et d'avoir un seul sujet de conversation le soir ? Le boulot, les clients, le boulot, les clients. Ce n'est pas trop difficile de décrocher du boulot le soir quand vous rentrez tous les deux ?
- Speaker #4
Alors ça, on nous pose souvent la question. Pour le fait d'être tout le temps ensemble, on n'est pas tout le temps ensemble, pas du tout. Parce que moi, je suis souvent au cabinet ou à rendez-vous clientèle ou dans des événements réseau. Et lui, il est aussi prof de finance, donc il donne des cours à l'extérieur. Donc, en fait, on n'est pas du tout ensemble dans la semaine. Mais c'est vrai que le sujet de conversation boulot, c'est un problème qu'on a dû gérer. Alors nous, on l'a géré à notre façon. Déjà, on a deux téléphones séparés, donc perso et pro, qui nous permettent de déconnecter. C'est-à-dire que quand on sort en amoureux, les téléphones pro, ils ne sont pas avec nous exactement.
- Speaker #3
Vous êtes fixé des petites règles.
- Speaker #4
Parce qu'on avait besoin, quand on a vu que ça prenait trop de place et qu'on n'avait pas... de temps à deux. On s'est fixé aussi que parfois, le soir, à la maison, tranquille, on pose tout, on se déconnecte, on se donne rendez-vous. On dit, voilà, ce soir à 9h30, on pose tout, on déconnecte tout et on regarde un film, on discute ensemble. Et je pense qu'il faut du temps à deux sans les téléphones, sans le pro. Parce que c'est vrai que c'est très mélangé. Je ne peux pas vous mentir, on parle beaucoup de compta à la maison.
- Speaker #3
Voilà, mais il y a des moyens de s'organiser. pour que justement il y ait des bulles d'air, des bulles d'oxygène.
- Speaker #4
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors Barbara, je veux vous poser une question. Dans les questions à se poser, avant d'entreprendre ensemble, il y a forcément des questions sur le régime matrimonial, sur la communauté, la séparation de biens, la participation aux aquais. Quel est le régime le plus adapté en fonction des patrimoines et de la situation familiale et du projet ? À quoi faut-il veiller avant de se lancer à travailler ensemble ?
- Speaker #3
Avant de signer ? Alors, en...
- Speaker #2
En fait, déjà la réponse, parce que c'est une question, vous avez bien raison de me la poser, qu'on me pose souvent. Et ma réponse, elle ne va peut-être pas forcément vous plaire tout de suite, mais c'est qu'il n'y a pas de bon ou de mauvais régime matrimonial. Il y a un régime matrimonial qui est adapté à votre situation, à votre philosophie, qui est souvent très différent en fonction des volontés des uns et des autres. Je dirais qu'il faut se parler. et justement avec son notaire pour comprendre bien les tenants et les aboutissants. Moi, souvent, ce que je conseille, parce qu'il y a des gens qui ont une philosophie de vie de tout mettre en commun. C'est une belle philosophie de vie, les économies sont en commun, mais ces personnes, si elles se séparent, elles ne se disent pas forcément « j'ai envie que mon entreprise soit dans la communauté » . Donc, nous, ce qu'on propose souvent, c'est… une communauté, une communauté des bénéfices de l'entreprise, qu'elle soit commune ou individuelle à l'un et à l'autre. On met les bénéfices, les intérêts en commun, mais on exclut l'outil professionnel de sa communauté. Ça, c'est important parce qu'en cas de séparation, ou en cas de décès, les accidents de la vie, il y en a malheureusement. Donc, dans ce cas, l'outil professionnel, qui n'est exclu. du patrimoine, il reste dans le giron des époux qui se séparent en cas de décès du survivant.
- Speaker #3
Alors, j'aimerais à tous vous raconter une petite histoire que je vous laisserai toutes les deux commenter après. C'est une histoire que j'ai dénichée sur un site de jurisprudence. On va les appeler Benoît et Alice. C'est mon couple fétiche, Benoît et Alice. Alors, je ne sais pas si c'est un grand classique du genre, vous nous direz toutes les deux. Donc, sur le papier, Alice est officiellement la patronne de la boîte. Mais le vrai boss en réalité, c'est Benoît. qui a choisi de se faire passer pour salarié. Le contexte. L'entreprise est placée en redressement judiciaire et Benoît, qui est conjoint salarié, est licencié par sa femme, sa femme la patronne, pour motif économique. Benoît saisit alors les prud'hommes pour réclamer des rappels de salaire, des indemnités de congés payées et de préavis, des dommages et intérêts, au motif officiel que sa femme, pardon sa patronne, ne lui aurait pas proposé une convention de conversion qui permet de chercher du travail ailleurs. tout en touchant 65% de son salaire brut, en attendant un licenciement économique. Alors, pourquoi Benoît a choisi d'être salarié alors que c'est lui qui pilote l'entreprise ? On a un peu l'impression que c'est pour avoir une meilleure couverture en cas d'arrêt de travail. Des droits au chômage s'il perd son emploi, des protections du code du travail, indemnité de licenciement, préavis, congé payé, des fiches de paye. Alors qu'un gérant comme sa femme, qui est gérante, qui a un statut de travailleur non salarié, a souvent une protection plus faible ou plus variable et surtout pas les mêmes filets de sécurité. Et là où ça se complique, c'est qu'Alice a fini par reconnaître plusieurs choses assez embêtantes. Elle reconnaît devant la justice qu'elle n'était qu'un prête-nom, que le vrai patron c'est son mari, que les virements reçus par son mari ne correspondaient pas aux montants indiqués sur les bulletins de salaire et que Benoît avait un mandat pour faire fonctionner le compte bancaire de la société. Bref, il était salarié sur le papier, mais en vrai c'est lui qui a les clés du camion. Donc, en faisant semblant d'être la patronne, Alice s'est fait avoir car les dirigeants d'entreprise ne sont en principe pas couverts par l'assurance chômage, car ils exercent leurs fonctions sans aide sous l'autorité de quelqu'un. Donc même si c'est bidon, comme dans cette histoire. Donc, ce qui m'amène à deux questions. Un petit commentaire l'une et l'autre sur ma petite histoire de fausse patronne et de mari salarié aux commandes.
- Speaker #4
Moi, j'ai déjà vu des maris qui ont été en redressement judiciaire avec une interdiction de gérer, qui ont mis leur femme pour créer une autre société. Ah oui, pareil, un gérant de papy, et du coup, c'est lui qui est derrière, et comme lui, il a une interdiction de gérer pendant 5 ans, parce qu'il a fait faillite dans une entreprise, il met sa femme, et moi, j'avais dit à sa femme, je lui ai dit, il faut que tu sortes de cette situation, parce que s'il refait faillite, et que tu es responsable de ses dettes, et que tu es toi responsable, c'est un problème, et je te conseille de sortir rapidement pour ne pas, toi, aller dans sa chute, et il faut que les femmes soient au courant que... Quand on est responsable, quand on est gérant d'une entreprise, on est responsable vis-à-vis de la loi. Et s'il y a un problème, on peut même, s'il y a un ABS, un habit de biens sociaux, on peut être responsable pénalement. Donc je pense qu'il faut quand même faire attention à ce qu'on signe, même si c'est avec son mari.
- Speaker #0
D'où l'importance de parler avec un notaire, parce que notamment, on peut envisager d'utiliser la clause d'insaisissabilité, entre autres, si on a des responsabilités financières et pénales. Et peut-être que Barbara peut commenter un peu la situation. de madame a pris la gérance de l'entreprise sans avoir les clés du pavillon, comme on dit.
- Speaker #3
Est-ce que ça veut dire aussi qu'un seul des deux du couple supporte la responsabilité légale face au tribunal de commerce ?
- Speaker #4
Ah oui, ça va être elle, puisque c'est elle la gérante. Donc c'est elle, s'il y a un problème, c'est elle qui est responsable devant le juge. Ça sera forcément elle qui sera responsable et lui n'est qu'un conjoint salarié.
- Speaker #3
Et Barbara, alors votre commentaire sur ce genre de situation en tant que notaire ?
- Speaker #2
Tout le monde s'en doutera, c'est qu'il faut faire coller les mintages juridiques et fiscaux à la réalité. Dès qu'on décorale les choses, on a des problèmes. J'ai envie de dire, première question, est-ce que ce couple s'entend bien ou est-ce que ce couple ne s'entend plus ? Première chose. La situation est différemment entre un couple qui s'entend et un couple qui ne s'entend pas. Parce que fiscalement, il faut bien... Il y a une solidarité fiscale, c'est-à-dire que les conséquences liées... aux erreurs de l'un vont retomber sur l'autre. Parce qu'il y a cette fameuse solidarité fiscale. Effectivement, si le couple ne s'entend pas, il est effectivement, comme vous le disiez, urgent de se séparer, de divorcer et de rétablir les responsabilités des uns et des autres. Ça, c'est important. Si le couple s'entend, c'est un autre problème encore qui arrive. Mais quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut remettre les choses à plat. et sortir le plus rapidement possible de la société, surtout sur les problématiques pénales dont on vient de parler également.
- Speaker #0
Du reste, on peut prolonger cette discussion sur « Madame se porte caution pour les affaires de monsieur dans un prêt pour acheter tel ou tel équipement. » Et par conséquent, quand l'entreprise ne va pas bien, comme elle a donné sa caution, les liquidateurs vont aller chercher sa responsabilité et vont aller aussi chercher ses finances.
- Speaker #2
Bien sûr, et ça c'est embêtant quand on est en séparation de biens, parce qu'en communauté, solidarité ou pas solidarité, le patrimoine du couple est au service des créanciers. Cette caution solidaire qui sera fournie par Madame, qui fera que, eh bien, Et d'autres... sa responsabilité pour être engagée sur son bâtiment, alors que justement, elle avait pris toutes ses précautions d'usage en faisant une séparation de biens. Mais de toute façon, à partir du moment où il y a une entreprise, dans l'immense majorité des cas, on conseille de mettre le patrimoine en séparation de biens pour éviter justement que les créanciers viennent rechercher le patrimoine de l'autre.
- Speaker #3
D'où la fin de ma question. Que le couple soit marié, paxé ou en union libre, quel est le statut le plus protecteur pour la femme dans un couple d'entrepreneurs en termes de protection sociale ? C'est-à-dire, quid de la grossesse, la maladie, la retraite, le chômage éventuel, le veuvage, on l'a évoqué tout à l'heure. Quel est donc le meilleur statut ? Est-ce que c'est gérant égalité, conjoint associé, conjoint collaborateur, conjoint salarié ? Qu'en pensez-vous, mesdames ?
- Speaker #4
En fait, il y a deux choses qui se posent. Pour la protection sociale, le fait d'être en SAS et d'être assimilée salariée. SAS, on va peut-être... Société par action simplifiée.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #4
C'est une forme de société en France. Ça protège plus puisqu'elle est assimilée salariée. Et si elle tombe enceinte, elle a une grossesse classique avec un congé mat classique. Donc ça, ça va protéger. Par contre, il n'y a pas de chômage. Et pour la retraite, les dirigeantes n'ont pas de chômage. On ne cotise pas au chômage. Donc aucune forme de société, si elle est dirigeante, elle aura le chômage. Et pour la retraite, c'est vrai, quand on est assimilé salarié, on est dans le régime général et donc on cotise pour la même chose. Après, si elle est gérant, donc en SARL, Société à Responsabilité Limitée, là, la grossesse, c'est comme pour les professions libérales, c'est très faible. C'est un mois, je crois, c'est très peu de temps de congé maternité. On le sait pas. Oui, ça, je sais que quand j'ai des créations de société, je demande. Je demande quand c'est une femme. D'ailleurs, j'ai eu une création qu'on a créée il y a deux ans et je l'ai mise en SAS et elle vient d'avoir son enfant parce qu'elle a pu bénéficier d'un congé maternité. Moi, comme je suis une femme, je pose la question systématiquement quand c'est des créations. Est-ce qu'il y a un projet d'enfant ? Est-ce qu'il y a un congé maternité ? Est-ce qu'on en discute ? Donc ça, c'est pour les dirigeantes. Après, le chômage, il n'y en a pas pour les dirigeants. Et bien, s'il y a le fait d'être conjoint salarié ou collaborateur salarié, mais comme il faut prouver le lien de subordination. le chômage peuvent vous embêter. Donc, s'il y a un licenciement, par exemple, un licenciement économique ou un licenciement, il faut quand même prouver le lien de subordination. Et il faut prouver pour dire, oui, je l'ai mis au chômage, il y avait une vraie responsabilité dans l'entreprise et c'est des vraies raisons et c'est France Travail qui décide s'il vous attribue le chômage ou pas. Ça peut être refusé parce que, justement, c'est un conjoint salarié parce qu'ils habitent ensemble, parce qu'ils sont mariés. Ça peut être refusé. Il faut le savoir aussi.
- Speaker #0
Alors, il y a plusieurs questions en une. Il existe beaucoup de statuts juridiques possibles pour créer une entreprise en couple. Il y a la micro-entreprise, l'EURL, la SARL, la SAS. Il y en a encore d'autres pour un cabinet médical. À quoi on doit penser quand on est un couple et avant de choisir un statut adapté au métier ? Est-ce qu'il y a des meilleurs statuts pour créer une entreprise en couple ? Ou quelle est la pire erreur que vous voyez pour les couples entrepreneurs ? On va dire le choix de statut.
- Speaker #2
Le mieux, évidemment, il faut bien s'entendre, le mieux c'est de prévoir des statuts égalitaires où chacun a finalement son mot à dire de façon égalitaire pour éviter qu'il y en ait un qui prenne le blague sur l'autre. Bien prévoir les clauses de sortie, bien border les choses, c'est-à-dire qu'est-ce qui se passe si le couple se fâche, qu'est-ce qui se passe si l'un souhaite vendre ses parts. Et puis, qu'est-ce qui se passe en cas de décès prématuré ? Le mieux étant, effectivement, d'avoir des statuts fermés. On ne se retrouve pas, finalement, dans la division avec les enfants. C'est les propres enfants, c'est déjà en rétent, mais lorsqu'on est en famille recomposée avec les enfants de votre conjoint prédécelé. Vraiment, regardez les clauses de sortie en cas de mésentente et regardez les clauses de sortie en cas de décès.
- Speaker #3
Il faut donc que le couple rédige des clauses.
- Speaker #2
Il faut que le couple rédige des clauses avec son conseil, avec son expert comptable, avec son avocat, avec son...
- Speaker #3
Et vous, Karine, un mot sur les statuts ?
- Speaker #4
Alors, pour les statuts, comme on a vu, il y a deux grandes formes de sociétés en France. Il y a les SARL, Société à responsabilité limitée, et les SAS, Société par action simplifiée. Déjà, il faut voir un expert comptable pour fiscalement voir le meilleur avantage et quels sont les projets de la société. Donc ça, c'est important d'avoir un bon conseil, soit un expert comptable, soit un avocat fiscaliste. et pour... Tout ce qui est justement partage du capital, je sais que les avocats conseillent que ça ne soit pas 50-50, qu'il y ait un qui est 51-49,
- Speaker #3
60-40.
- Speaker #4
Ah oui, ok. Ça, je l'entends souvent. Nous, on a fait le choix de faire 50-50 parce qu'on ne voyait pas qui aurait le pas sur l'autre. Donc, c'est un choix qu'on a fait consciemment. Et dans ce cas, moi, ce que je conseille, mais même quand on est à 60-40, 49-51, de faire un pacte d'associés, donc d'aller voir un avocat en droit des sociétés. vraiment j'insiste sur un avocat parce que chaque mot compte en droit en jurisprudence et donc il va discuter avec vous des clauses de sortie des clauses si vous divorcez, de la situation de s'il y a un décès aussi qui rachète les parts, qui est prioritaire pour acheter les parts, si on fait rentrer un autre associé, ça peut être une question qui se pose, si l'autre, même si ça se passe bien, qu'ils sont en couple, ça se passe bien, mais juste l'autre a juste envie de sortir de la société et avoir un tout autre projet plus mener ce projet, comment on sort de cette situation et de ne pas rester dans une situation de blocage parce que si on est dans une situation de blocage et qu'il n'y a pas de pacte d'associés, ce qui se passe, ça se joue au tribunal. C'est un peu embêtant.
- Speaker #3
Je voulais vous poser ici une question concernant le partage des rôles. Dans les entreprises et les commerces créés par des couples, souvent on voit que chacun est responsable d'un pôle en fonction des compétences de chacun. Par exemple, dans les boulangeries, on voit souvent Benoît au fournil et Alice à la caisse. Dans les entreprises, on voit souvent Benoît à la direction technique et Alice au marketing, à la communication, aux ressources humaines. Bref, aux hommes, les postes de pouvoir. Alors, quels conseils, toutes les deux, donneriez-vous aux femmes qui entreprennent en couple pour éviter de revivre dans leurs entreprises les inégalités traditionnelles dans le couple et dans le monde du travail ? Et on pense à celles qui doivent négocier une augmentation de salaire, voire une promotion avec leur mari patron.
- Speaker #4
Nous, c'est une question qu'on nous a beaucoup posée. Quand on passait notre diplôme, on m'a dit, mais pourquoi tu passes ton diplôme, tu as ton mari, tu pourras travailler avec lui ? Et si je n'avais pas passé mon diplôme, donc si je n'étais pas experte comptable, je n'aurais pas pu avoir la légitimité que j'ai vis-à-vis de mes clients, d'avoir le même rôle que lui, d'avoir 50-50 dans les parts de la société. Parce que quand on n'est pas expert comptable, on n'a droit qu'à 33% des parts. On n'a pas le droit à avoir le même. Il faut que ce soit une majorité d'experts comptables qui ont les parts de la société. C'était une question... Pour moi, c'était une évidence. Pour lui aussi. Il m'a beaucoup soutenue quand je passais mon diplôme. Je l'ai eu six mois après lui, donc vraiment pas beaucoup d'intervalles. Et c'était une évidence pour nous qu'on serait cofondateurs, co-gérants et qu'on aurait tout à 50-50. Et je pense que si les femmes veulent prendre le pouvoir dans leur société, il faut qu'elles se donnent les moyens aussi d'avoir les compétences clés de la société. C'est essentiel. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Karine a tout à fait raison. Je ne peux que lui donner raison à 100%. Je dirais que le maître mot, il est simple. Les femmes, elles doivent avoir une indépendance économique et financière. Et donc, effectivement, il faut que dès le départ, l'égalité soit respectée lorsqu'on prenne une entreprise en commun. Et d'ailleurs, Karine le dit exactement à juste titre. C'est vrai que les cabinets d'avocats, c'est une déformation professionnelle, conseil des fois 49-51. Elle a dit elle-même avoir... 50-50. Et c'est vrai que nous, notaires, on est des magistrats de l'amiable. Et lorsqu'on fait des statuts, des pactes d'associés, on a, par rapport aux avocats, une absence de déformation conflictuelle liée au conflit. On essaie justement de trouver des solutions dans les pactes d'associés où finalement, il ne va pas y avoir une bataille juridique. Et on va trouver une solution pour que chacun garde la tête haute et qu'il y ait une stricte égalité. Parce que c'est finalement un peu dans notre ADN de notaire. Et puis, c'est ce qu'on conseille à nos clients et aux femmes clients. Gardez votre autonomie économique et financière à diplôme égal. Installez-vous avec votre mari. Et c'est vrai que souvent, les femmes ont une espèce de complexe, de l'imposture qui font qu'elles se disent... je serai toujours derrière toi mais prends le livre et surtout pas parce qu'au départ tout le monde avec les meilleures intentions du monde tout le monde a envie de bien s'entendre et de bien faire mais à partir du moment où vous créez cette différence et bien en cas de conflit et bien cette différence elle sera là et votre mari sera là pour vous la rappeler même si au début il était d'accord donc en fait l'enfer est toujours bavé de bonnes intentions
- Speaker #3
L'enfer est pavé de bonnes intentions. Eh oui, on connaît ça.
- Speaker #0
En fait, je voudrais vous raconter ici une expérience personnelle. En 2000, quand j'ai commencé à me poser la question du sujet des femmes et de l'argent, cette histoire a démarré par le fait qu'un client m'a demandé d'investir seul. Et quand j'ai posé la question de pourquoi pas investir avec son épouse, avec qui il avait des enfants, il m'a expliqué que c'était son propre argent. Et à partir de ce moment-là, j'ai compris. que chez les hommes, il y avait un désir de force, de puissance, de contrôle. Mais ils avaient des enfants ensemble. Ils avaient des enfants ensemble et ils étaient mariés. Et il y avait aussi un désir de s'approprier quelque chose qui leur donnerait plus de pouvoir sur du long terme. Et c'est pour ça que j'ai commencé à écrire un premier livre et un deuxième livre. Et je voudrais partager cette expérience parce qu'en fait...
- Speaker #3
Madame l'a bien aidée pour sa carrière. Il ne se reste qu'en recevant, en faisant les petits fours,
- Speaker #0
en apparemment les apéros. Le sujet, c'est qu'aujourd'hui, il y a un sujet qu'on peut difficilement aborder, mais qui est le sujet de la délinquance de l'intime. Heureusement que la transparence des chiffres dans une entreprise empêche ce genre de situation, mais il n'empêche que c'est un sujet sur lequel les femmes doivent être absolument averties.
- Speaker #4
Pour compléter. Nous, on a signé un contrat de mariage avant de se marier parce qu'on pensait que c'était important, même si tout va bien entre nous, tout se passe bien et on ne souhaite pas du tout divorcer. On a signé un contrat de mariage et la notaire nous a fait signer une clause comme quoi tout investissement nous appartiendrait à 50-50 en expliquant que souvent les femmes s'arrêtent pendant le congé maternité. Qui s'est passé ? Moi, je me suis arrêtée. J'ai eu trois enfants. Je me suis arrêtée. Il a assumé l'essentiel des revenus du foyer pendant mes arrêts, mes pauses bébés. et ça me rassurait d'avoir cette clause. dans le contrat de mariage, même si on est toujours ensemble, ça me rassurait de me dire que... Voilà, on ne peut pas revenir conseiller. Et souvent, les hommes reviennent et disent, voilà, c'était mon argent alors que la femme s'est occupée des enfants, a peut-être payé, peut-être pas le crédit de la maison ou de la voiture, mais peut-être qu'elle a payé les courses et on parle de la théorie du pot de yaourt, je ne sais pas si vous connaissez la théorie.
- Speaker #3
La théorie du pot de yaourt, c'est dans un couple, souvent, Monsieur prend en charge les investissements lourds, le crédit de la maison, le crédit de la voiture, etc. Et madame, elle, elle paye toute la consommation. C'est elle qui fait les courses,
- Speaker #0
qui remplit le caddie. Voilà.
- Speaker #3
Et les paquets de couches de bébés, etc. En cas de séparation, monsieur reste avec ses investissements qui vont prendre de la valeur. En tout cas, la résidence secondaire, si elle est à son nom. Et, madame, il lui reste les pôles de yaourt vides.
- Speaker #0
Oui, alors attention, parce que là, on vient de dire la résidence secondaire, mais il y a... Non,
- Speaker #3
la résidence principale.
- Speaker #0
Absolument, mais tu viens de dire la résidence secondaire. En tout cas, il y a de nombreux cas dans lesquels monsieur explique à madame qu'elle peut continuer à amener les enfants aux activités et que lui va s'occuper d'aller chez le notaire et de gérer tout ça et de tout mettre à son nom dans ces cas-là, sans que madame soit parfaitement au courant des choses. Et donc, c'est bien de répéter ici... Non,
- Speaker #3
je parlais bien de la résidence principale, évidemment. Mon malangue a dû...
- Speaker #1
Pour ce qui est du régime matrimonial auquel vous êtes marié, si vous êtes en communauté de biens, la théorie des pots de yaourt, elle ne fonctionne pas. Parce que tout est en commun, c'est le principe de la communauté réduite aux actes. Et monsieur aura beau mettre le bien à son nom, il sera comment ? La théorie des pots de yaourt, elle est très dangereuse. En revanche, si vous êtes marié sous un régime de séparation de biens... ou si vous êtes de simple paxé ou de simple concubin. Là, il faut faire extrêmement attention, parce qu'effectivement, si l'un rembourse le crédit et l'autre s'occupe, comme vous le dites, des pots de yaourt, eh bien, en cas de séparation, eh bien, madame aura les pots de yaourt vides, effectivement, et monsieur aura la résidence principale ou la résidence secondaire, ou que sais-je. Mais il aura les actifs immobiliers.
- Speaker #0
Et pour compléter ce que vous dites, Barbara, puisque je suis les deux pieds dans un dossier qui ressemblent à une communauté depuis 25 ans. Monsieur exerce des pressions et exerce sur Madame un espèce de chantage pour arriver à un équilibre dans lequel lui va être très privilégié et elle beaucoup moins. Et donc, dans ce dossier, j'accompagne Madame justement pour supporter le marchandage. Bien sûr, c'est bien. Bravo.
- Speaker #3
Alors, question. Dans les couples d'entrepreneurs, Merci. Comment répartir le pouvoir et le capital sans se tirer une balle dans le pied ? Est-ce qu'il vaut mieux, on en a un petit peu parlé tout à l'heure, mais on va creuser la question, est-ce qu'il vaut mieux faire 50-50 sur tout, tout, pour être à égalité, même si l'un ou l'une a apporté plus de capital dans l'affaire ? Et comment, avec quels outils, on gère les apports concrets, inégaux, quand par exemple l'un apporte sa clientèle ou un savoir-faire renommé, sans lequel l'entreprise risque de mettre la clé sous la porte ? Et là, je pense à un couple de restaurateurs que j'ai rencontrés, que j'ai connus. Alors, elle, c'était un chef déjà renommé. Lui, il s'occupait de la gestion du personnel, des approvisionnements. Et ils étaient au bord du divorce. Et donc, il était très, très angoissé, évidemment, parce que si la chef quittait les fourneaux, le restaurant sans la chef réputée, la réputation du resto s'effondrait. Un commentaire, Barbara et Karine ? Alors, tout dépend,
- Speaker #1
une fois de plus, du régime matrimonial. Quand on est en communauté, tout est commun. En revanche, quand on est en séparation de biens, on va attirer une simple conclure. Là, il faut vraiment toujours calquer les pourcentages aux apports des uns et des autres. Et c'est vrai que dès le départ, la question qui aurait dû être posée, comment est-ce qu'on valorise le fait d'un côté qu'on est chef et de l'autre côté qu'on s'occupe de la gestion ? Et ça, il faut en parler dès le départ dans les statuts pour bien définir. les pourcentages des uns et des autres.
- Speaker #3
Qui est-ce qui rédige le pacte d'associés, d'ailleurs ?
- Speaker #1
Alors, tout dépend. Il y a un expert comptable qui va s'occuper de tout l'aspect fiscal et social du dossier, et nous, on s'occupe de l'aspect juridique. Alors, c'est vrai que nous, le contrat de mariage et les modes de conjugalité, c'est notre cœur de métier. Donc, on va conseiller par rapport aux souhaits des uns et des autres. Mais, en fait, le contrat, il se co-conseille. c'est-à-dire qu'on va proposer une clause et on va l'expliquer au couple en disant on va mettre en musique juridique ce que vous voulez et une fois qu'on a mis en musique juridique on leur explique, on leur dit voilà ce qui va se passer s'il y a une séparation s'il y a un conflit voilà la conséquence est-ce que vous êtes d'accord, est-ce que vous n'êtes pas d'accord mais il faut expliquer avec des mots simples ce qui arrive alors des fois les gens sont d'accord, des fois les gens rebondissent en disant oui mais imagine que etc parce que chaque couple et plus chère famille. et clinique. Et donc, c'est tout l'intérêt de notre métier, c'est qu'on fait du sur-mesure.
- Speaker #3
Anticiper.
- Speaker #4
Oui, pour compléter, tout à fait, je suis d'accord, il faut un pacte d'associés, parce que ça permet de mettre tout à plat quand tout va bien. Et quand tout est réglé, quand tout va bien, le juridique prend le relais, tout est écrit, et quand ça va mal, on revient aux fondamentaux. Et ça, ça se voit dans les couples qui divorcent, mais ça se voit aussi dans les associés qui se séparent. Et quand il y a un pacte d'associés, ça se passe beaucoup mieux. La sortie, tout a été créé en amont. Pour tout le monde, c'est plus simple.
- Speaker #0
Alors, nous allons parler ici de la rémunération des couples qui travaillent ensemble. On imagine que là encore, le type de rémunération dépend du statut juridique de l'entreprise ou du statut de chacun, en salaire, en dividende. Qu'est-ce qui est le plus intéressant, notamment sur le plan fiscal ? Et là, je vais m'adresser à Karine. Et par ailleurs, quelle fiscalité choisir quand on va entreprendre ensemble impôts sur le revenu ou impôts sur les sociétés ?
- Speaker #4
Alors quand c'est un couple qui entreprend ensemble, on réfléchit vraiment au foyer fiscal. On réfléchit déjà à ce qu'ils veulent. Moi je sais que j'ai un couple qui sont architectes d'intérieur tous les deux. Et ils veulent absolument être en SAS, être assimilés salariés, ça les rassure. Donc fiscalement c'est moins intéressant d'être en SAS puisqu'il y a beaucoup de charges sociales. Après ce qu'il faut savoir c'est quand on choisit ce statut, ils sortent aussi de l'argent en dividende. Et le dividende c'est le revenu du capital. Donc c'est le pourcentage de parts que vous avez dans la société. Si vous êtes à 50-50, chacun prendra la même chose. Mais s'il y en a, par exemple, un qui est à 60 et un qui est à 40, il faut savoir que les dividendes, parce que souvent on fait un mix rémunération-dividende, ça ne sera pas la même chose pour chaque associé. S'il y a 100 000 euros de dividendes, tu auras 60 000 pour celui qui a 60 % et 40 000 pour celui qui a 40 %. Donc ça, c'est une distinction qui est importante.
- Speaker #3
Si jamais celle ou celui qui a 40 % en fait abat un travail colossal et finalement n'en tient pas les fruits de son travail parce que sur le papier, blablabla, ils ont fait le portage comme ça, Ça doit être gratiné, les relations.
- Speaker #4
C'est pour ça qu'il faut faire attention au statut. Après, si on est en co-gérance en SARL, c'est pareil. Est-ce qu'on prend 50-50 ? Tout ce qui est rémunération, c'est à négocier à l'intérieur de la société. Mais tout ce qui est dividende, c'est en fonction du capital qu'on détient. Donc ça, il faut mesurer avant de décider, de se dire quel capital on ouvre et quel capital on prend dans la société.
- Speaker #3
Barbara ?
- Speaker #1
Tout ça, il y a véritablement d'importance. parce qu'on est mariés en communauté de biens, puisque même si on décide que madame a 5% de rémunération et monsieur 95, ça tourne à la communauté. Tout ça a une réelle importance à partir du moment où on est en séparation de biens. Et très souvent, les entrepreneurs le sont. Comme dirait Karine, il faut faire extrêmement attention et puis bien négocier au départ la part de dividendes et de rémunérations.
- Speaker #3
Alors, quand un couple demande un prêt professionnel, on va parler crédit, quand un couple demande un prêt professionnel à une banque pour créer sa boîte, qui se porte caution du prêt ? Est-ce que c'est les deux ou qu'est-ce que vous conseillez ? Les deux en même temps, l'un des deux, la société. Jusqu'où les conjoints engagent-ils leur patrimoine personnel quand ils empruntent ? Vous allez peut-être nous parler de caution, d'hypothèque, de dentissement. Et donc, ça fait beaucoup de questions, mais comment limiter les risques de perdre du capital personnel, notamment en cas de faillite ?
- Speaker #1
L'idée, c'est toujours la même. Quand on est en séparation de biens, on va isoler son patrimoine. personnel pour éviter évidemment que ce patrimoine personnel soit le gaz des créanciers de l'entreprise. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans l'immense majorité des prêts, quand c'est un prêt au profit des entreprises, on demande la caution solidaire de chacun des époux. C'est très compliqué, même si dans le principe, on souhaite ne pas l'avoir, ne pas le... ne pas accepter. Moi, je fais beaucoup de droits bancaires et c'est extrêmement rare que la banque accepte que l'un des associés, quand c'est un couple, ne soit pas solidairement responsable. Et c'est très, très souvent, dans l'immense majorité des cas, une condition d'obtention du prêt.
- Speaker #4
Pour compléter, si c'est la société, s'il y a assez d'argent dans la société, que c'est la société qui peut investir et demander le prêt, au moins, ça fait écran et vous perdrez l'argent.
- Speaker #1
C'est la solution idéale. Voilà, c'est la solution. C'est toujours la société qui est porteuse du prêt avec les questions insolites des associés, bien sûr.
- Speaker #0
Et si l'un des deux conjoints associés veut quitter l'entreprise, aller ailleurs, vendre la boîte, partir à la concurrence, un métier, on ne sait pas, ça se passe comment ? Quel outil, quelle clause faut-il prévoir d'avance pour protéger les intérêts de chacun au mieux ?
- Speaker #1
Le droit français des sociétés est assez bien fait. Merci. En matière d'indivision, tout le monde vous dit « Nul n'est censé rester en indivision pour un bien immobilier » . C'est pareil pour une entreprise. C'est-à-dire qu'on ne peut pas rester prisonnier de ses parts sociales. C'est-à-dire que dans le cadre d'une société, la clause qui est prévue par le Code civil et le Code des sociétés, c'est que si d'aventure quelqu'un souhaite partir, soit on trouve une négociation à l'avenir, cette personne peut forcer la société, elle ne lui respectait pas. Parce qu'on ne peut pas rester prisonnier de ses parts sociales. Alors après, évidemment, ça part en procédure. Généralement, il faut tomber d'accord sur le principe de la session, mais surtout sur le prix de la session. Et là, c'est souvent à dire d'experts. C'est pour ça que nous, on conseille fortement de s'entendre rapidement, quitte à faire venir des experts comptables extérieurs à la société pour valoriser... l'entreprise et valoriser le rachat des parts sociales. Donc ça, c'est une première chose. Après, si on parle de la concurrence, généralement, dans le contrat de cession, il y a des clauses de non-concurrence spatio-temporelles qui font que, et dans le temps et dans l'espace, on ne va pas pouvoir se rétablir facilement.
- Speaker #4
Par rapport justement à... quelqu'un qui voudrait revendre ses parts, oui, il faut faire appel à un expert comptable qui va évaluer la société. Par exemple, si vous avez un capital de 1000 euros quand vous avez créé la société, aujourd'hui, elle a progressé, elle a investi, il y a des réserves, il y a des résultats, il y a de la trésorerie. Donc, on évalue combien vaut chaque part dans la société. Et ça, ça permet d'évaluer le prix à fixer. Après, bien sûr, ça reste une négociation entre les associés qui peuvent décider d'écouter ou pas cette évaluation d'entreprise, mais au moins, ça donne une base de discussion. Ça, c'est essentiel pour valoriser l'entreprise à sa part réelle et non au capital investi initialement il y a quelques années.
- Speaker #3
Alors, si Madame, par exemple, ne se contente pas, ou Monsieur, ne se contente pas de quitter l'entreprise pour aller à la concurrence, mais si le couple se sépare, est-ce qu'il y a quelque chose d'autre à dire de plus en ce qui concerne les parts d'associés, quid de la clientèle, le bail des locaux, le matériel, la marque aussi, la marque de l'entreprise ? Comment protéger l'entreprise et se protéger soi-même des effets du divorce ?
- Speaker #1
Déjà, qui garde l'entreprise ? Qui garde les enfants ?
- Speaker #3
Qui garde l'entreprise, oui.
- Speaker #1
Qui garde les clés du camion, pour reprendre l'expression que je vous ai publiée tout à l'heure. Mais il y en a certaines, très souvent, dans une grande majorité des cas, et ça sera de moins en moins le cas, on le souhaite. Ce sont les hommes qui achètent les parts de l'entreprise. Et au-delà de ça, souvent, l'entrepreneur, lorsque le couple est plus en entreprise conjointe, c'est souvent monsieur qui est en entreprise. Alors, vraiment, pour faire beaucoup de divorces, un conseil, dès que les choses commencent à aller mal, faites valoriser tout de suite votre entreprise. Parce que le classique dans le divorce, c'est de lever un peu le pied de son entreprise pour la valoriser moins et pour... payer moins dans le portage du couple.
- Speaker #3
C'est pernicieux.
- Speaker #0
Il y a toujours des méthodes. Il y a plusieurs méthodes. Il y a la méthode qui consiste à éviter de facturer dans la boîte quitte à partager. Il y a la méthode qui consiste à la charger parce que madame n'est plus là pour vérifier les comptes et ainsi de suite. Effectivement, on constate malheureusement beaucoup de situations où il y a un rapport de force à l'argent pour récupérer l'entreprise. Parce que c'est un rapport de force dans ces situations-là, malheureusement.
- Speaker #3
Pour plus d'informations sur les mauvaises pratiques, voir Thierry Hoyon. Carine, peut-être.
- Speaker #4
L'importance d'anticiper quand tout va bien.
- Speaker #3
Anticiper.
- Speaker #4
Quand tout va bien, comme ça, vous pouvez mettre dans le pack d'associés que tel expert comptable fera l'évaluation de l'entreprise, qu'il sera indépendant. Vous pouvez dire qu'un expert comptable indépendant le fera.
- Speaker #1
Oui. Oui et non, parce que c'est toujours mis dans les pactes d'associés, c'est-à-dire d'experts. Mais quand ça part en justice, c'est un expert auprès des criminaux qui est évidemment nommé, et pas l'expert qui est prévu d'associer. C'est des clauses un peu néoniennes, et pas l'expert qui est prévu dans les statuts. Parce que déjà, il n'exerce peut-être plus ou il exerce au bénéfice de monsieur. Donc là, vraiment, ça c'est un piège. Et il faut bien savoir que vous avez toujours toute l'attitude pour demander un expert auprès des tribunaux pour faire évaluer votre société.
- Speaker #3
Et Karine, tiens, et vous, qui êtes en couple, ça vous arrive que vous ne soyez pas d'accord sur une question concernant votre entreprise commune ? Et comment ça se résout ? Est-ce qu'il y en a toujours un ou une qui arrive à convaincre l'autre ? Ça négocie sexe ? Ça se passe comment ?
- Speaker #4
Alors nous, c'est exactement ça, on négocie. Alors quand on n'est pas d'accord, moi je ne ferai jamais quelque chose où lui me mettrait un veto. Je vous raconte une petite histoire. Quand on a créé la société, on était un peu perdus côté marketing et j'ai senti le besoin de me faire accompagner. Et je lui ai présenté quelqu'un, un homme, je lui ai dit voilà, j'aimerais qu'il nous accompagne. Il m'a dit veto, je ne veux pas, je ne le sens pas, je ne veux pas de cet accompagnement, ça ne va pas, je vous conteste ensemble. Donc j'ai dit ok et quelques mois plus tard, j'ai rencontré une autre entrepreneur. et finalement, je lui ai dit moi je valide ton accompagnement, j'ai envie de t'accompagner avec toi, mais maintenant je partirai pas si mon mari ne valide pas donc on a fait une réunion tous les trois il m'a dit ok, si tu lui fais confiance, je la sens mieux je suis ok, on part avec elle et du coup ça s'est super bien passé parce qu'il faut que je l'embarque, parce qu'on peut pas faire une décision si l'autre n'est pas embarqué, c'est vrai c'est du bon sens, s'il y a un veto, on n'y va pas après il y a des sujets que moi je porte, des sujets que lui va porter par exemple la cybersécurité, c'était moi qui a mis en place
- Speaker #3
Je voulais vous demander justement si vous aviez un peu des spécialités chacun, chacune. La cybersécurité.
- Speaker #4
Non, ça veut dire qu'il y a des choses qu'on met en place chacun. Par exemple, lui, ça va être plus la communication écrite, le site internet, LinkedIn. Moi, ça va être plus les réseaux, la communication orale. Tout ça, ça va être plus mon domaine. On a chacun nos spécificités en termes d'organisation dans le cabinet. On a chacun des choses qui sont importantes pour nous, qu'on va vouloir mettre en place. Il va me dire, ok, fais-le, si ça te fait plaisir, ok, je te suis dans ce sujet. Mais si il y a un veto, on n'y va pas, ça c'est sûr. Je n'embarquerai pas s'il n'est pas d'accord. Donc vraiment, c'est une négociation. Et lui dire, pour la femme qui nous a accompagnés, l'entrepreneur qui nous a accompagnés, je lui dis, voilà, on en a besoin. Je pense qu'elle répond à nos attentes. J'ai argumenté, il m'a dit, ok, on y va. Mais il faut argumenter et on arrive toujours à un consensus quand c'est du bon sens. Et s'il faut faire une pause et qu'on ne prend pas de décision tout de suite, on fait une pause et on prendra une décision dans quelques mois quand on aura les arguments pour. Et pour revenir sur les spécificités, on est tous les deux experts comptables et tous les deux, on a un background financier fort. Lui, il est prof de finance et moi, j'ai travaillé en direction financière. Il était analyste financier avant. Donc, on est très orienté finance d'entreprise au sein du cabinet. Mais on a des petites spécificités. L'évaluation d'entreprise, c'est lui qui va faire ses missions. Les missions de plus de contrôle de gestion, ça serait plus moi. Mais vraiment, on se forme tous les deux sur ces sujets. Donc, c'est vraiment très léger, les distinctions.
- Speaker #0
Alors, Alice voit que les chiffres ne marchent pas fort et elle s'inquiète. Elle a entendu qu'il y avait 68 500 faillites d'entreprises en France en 2025. Quels sont les meilleurs conseils pour anticiper les situations difficiles et protéger le patrimoine de la famille et la sécurité financière quand on est un couple ? J'ai vu qu'on pouvait anticiper en faisant une déclaration d'insaisissabilité des biens auprès d'un ou d'une notaire. Est-ce que, Barbara, vous pouvez nous expliquer la solidité de la clause d'insaisissabilité ?
- Speaker #1
La clause d'insaisissabilité, maintenant, elle a quelques années. Et donc, il faut savoir maintenant que la clause d'insaisissabilité sur la résidence principale, vous n'avez plus besoin de la faire, elle est de droit. Il y a beaucoup de professionnels qui s'en sont émus et qui ont toujours envie de voir des couples se retrouver à la rue. Donc, vous pouvez la mettre sur vous. d'autres biens pour protéger votre patrimoine. Mais encore une fois, de toute façon, la première chose, c'est que pour être protégé, il faut être dans une société à liesse pour limiter la responsabilité aux affaires. Première chose. Et puis, deuxième chose, essayez de limiter au maximum les cautions solidaires. Comme vous le disiez tout à l'heure, c'est vrai que dès que vous souscrivez un prêt, dès que la société souscrit un prêt... elle va demander automatiquement la caution solidaire des époux. Mais effectivement, vous pouvez aussi mettre votre patrimoine dans des holdings. Alors là, on est dans des montages juridiques plus complexes pour créer, on va dire, une couche supplémentaire qui rendra beaucoup plus insaisissable votre patrimoine.
- Speaker #0
D'accord. Donc, dans votre pratique, quand les entreprises sont en difficulté, aujourd'hui. Alors on imagine que monsieur et madame ont une résidence principale, donc là, comme vous le dites, le droit les protège, mais quid de la SCI des bureaux, par exemple, dans une situation de grande difficulté ? Quand on a inscrit la SCI des bureaux dans la clause d'insaisissabilité, est-ce que les bureaux sont vraiment protégés ?
- Speaker #3
Et entre parenthèses, voir notre épisode sur la SCI. Oui, vous êtes sur des bureaux,
- Speaker #1
ce n'est pas possible. Sur l'outil professionnel ? Vous ne pouvez pas mettre de clause d'insaisissabilité.
- Speaker #0
Ah bon ? D'accord.
- Speaker #1
Non, non, pas possible. Pas possible, sinon ce serait trop facile. On exclurait l'insaisissabilité des créanciers, l'intégralité de son patrimoine. Donc ça, ce n'est plus possible. Voilà.
- Speaker #3
D'accord. OK.
- Speaker #4
Pour ajouter juste sur les entreprises en difficulté, je pense que l'essentiel, c'est la gestion. Et mesdames, ne laissez pas votre mari ou votre associé piloter seule la gestion. Tout seul. Exactement. Plongez-vous dans les chiffres. Allez au rendez-vous avec l'expert comptable. Discutez-en. Essayez de comprendre. Moi je le dis tout le temps, la compta c'est pas compliqué, si vous prenez quelqu'un qui vous explique, c'est simple. Ne laissez pas ces rendez-vous, c'est une opportunité pour vous de piloter aussi l'entreprise, de comprendre, de savoir où vous allez, de voir les dépenses, est-ce qu'elles sont utiles, est-ce qu'elles ne sont pas utiles, surtout qu'on voit beaucoup d'entreprises qui sont en difficulté en ce moment. Donc plongez-vous dans votre gestion, vraiment ne laissez pas les choses telles qu'elles sont.
- Speaker #3
La phrase qu'on ne veut plus entendre c'est « t'inquiète chérie, je gère » . On ne veut plus entendre ça. Et c'est là donc la fin de cet épisode. Merci Karine Sadalassry et Barbara Thomas-David d'être intervenues pour nous parler des couples qui entreprennent ensemble. Merci à nos auditrices et à nos auditeurs pour leur fidélité. Merci encore à notre partenaire Exxon, spécialiste de l'investissement dans la silver economy, à découvrir sur exxon.fr. On espère que vous avez appris plein de choses qui vous serviront à peser le pour et le contre avant de signer pour entreprendre avec Chéri, Mamour, Mon Coeur. Et si cet épisode vous a plu, N'hésitez pas à le partager à partir de votre appli Spotify, Apple Podcast, Deezer ou YouTube. Parlez-en à vos copines, vos collègues, votre sœur, votre mère. Abonnez-vous à notre podcast et à notre newsletter directement sur le podcast pour être informé des mises en ligne des nouveaux épisodes. N'hésitez pas à nous laisser des commentaires et des étoiles pour nous donner encore plus de visibilité. Nos algorithmes aiment ça. Vous pouvez aussi retrouver les conseils de Thierry dans les livres qu'il a co-écrits. Les filles osent parler argent chez Duneau. et aussi l'argent au féminin aux éditions Pellips. Vous pouvez également nous contacter via LinkedIn et par notre compte Instagram, argent, pardon, cache les fils. Et on vous dit à bientôt pour un nouvel épisode.