- Speaker #0
Attirer, recruter et fidéliser les professionnels de la restauration. Moi c'est Flo et dans chaque épisode, mes invités partagent leurs expériences, leurs solutions et surtout ce qui fonctionne vraiment pour construire des équipes engagées et redonner envie de rejoindre ce secteur.
- Speaker #1
J'étais bien payée à envoyer des mails toute la journée, à faire 10 pauses café alors que l'artisanat comme la boulangerie, c'est des métiers physiques, des horaires de nuit, c'est très difficile et il n'y a même pas le temps de déjeuner et en fait la différence des deux c'est énorme.
- Speaker #0
Bienvenue dans Arrière-Cuisine, le podcast qui parle, sans filtre, des enjeux humains de la restauration.
- Speaker #1
On essaie de leur offrir un moment assez unique de partage et de les régaler en fait, tout simplement. Je pense que tout de suite quand on est arrivé dans le milieu, on s'est tout de suite dit il faut qu'on essaye de pouvoir leur proposer une expérience plus bienveillante, plus sympathique pour eux, pour qu'ils soient contents de bosser en fait.
- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. D'Arrière Cuisine, vous le savez c'est le podcast qui parle des sujets humains de la restauration, les femmes, les hommes qui nous nourrissent au restaurant, à la cantine, mais pas que, puisqu'aujourd'hui on va parler boulangerie avec Cécile et Victoria, les fondatrices de Mamiche. Mamiche, beau succès de la boulangerie parisienne et du traiteur, on en parlera. Bonjour à toutes les deux.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Ben ouais, très bien, on est bien là.
- Speaker #0
On est bien, c'est le matin. Vous nous avez apporté en plus une quantité phénoménale de pâtisserie, de viande. Encore ça va,
- Speaker #1
on s'est retenus.
- Speaker #2
Je te jure qu'on peut faire bien. Moi j'allais dire, on peut faire bien.
- Speaker #0
C'est le staff du resto qui sera content une fois qu'on sera parti, ça leur fera le goûter. Pour commencer, je suis preneur d'une rapide présentation. Vous avez compris le concept du podcast. Ici, on va plutôt parler ressources humaines.
- Speaker #2
humain méthode apparemment c'est pour toi la n'a pas c'est moi là c'est ton tour c'est intéressant on va parler aussi de comment vous répartissez vos rôles bah voilà aujourd'hui c'est elle qui fait la présentation non mais donc victoria et cécile cofondatrice de mamiche on a ouvert nous en 2017 on a aujourd'hui deux boulangeries un traiteur on a on va dire en gros une cinquantaine de salariés entre des temps pleins des mi temps sur les trois établissements et voilà que vous dire d'autres sur nous vraiment ?
- Speaker #1
Toi, tu es plutôt pâtissière. Moi, je suis plutôt la partie de formation. Moi, plutôt boulangère. Et puis voilà, ça fait 10 ans qu'on essaie de nourrir les Parisiens avec nos miches.
- Speaker #0
C'est beau, franchement. Et au-delà peut-être du côté technique, on va dire, vos rôles à toutes les deux dans l'entreprise ?
- Speaker #1
C'est une question qui est extrêmement difficile parce qu'on le dit souvent, on est assez fusionnel sur la gestion du business. On a des rôles définis parce qu'il y a des tâches très... très concrètes qu'on fait chacune. Donc Cécile, c'est plutôt tout ce qui est partie RH administrative, tout ce qui est, j'ai pensé à ça, gestion des conflits extérieurs.
- Speaker #2
Voilà, ça va être ça.
- Speaker #1
Je ne sais pas comment on dit. La copro, c'est ça ? Non, mais ce genre de choses. Tout ce qui est un peu légal. Voilà, tout ce qui touche à la légalité.
- Speaker #2
Tout ce qui est sympathique à faire.
- Speaker #1
Et Cécile aussi beaucoup tout ce qui est... fiches techniques, fiches de marge, achats, vraiment matières premières. Et moi, je fais plutôt tout ce qui est communication, marketing, tout ce qui est lancement de produits pour en parler, etc. Et après, je fais beaucoup les chiffres. Donc, tout ce qui est un peu stratégie, chiffré, voilà. Mais on va dire que tout ce qui est pur RH, c'est-à-dire problème avec un employé ou même discussion avec un employé ou même recrutement, on gère à deux. Tout ce qui est gros sujets stratégiques, typiquement, une fois que j'ai vu les chiffres et qu'en fait je dis il va falloir peut-être qu'on fasse comme ça, on en parle tout le temps, tous les deux. Mais globalement, on ne va pas se mentir, on a nos bureaux à côté collés, donc en fait chaque décision, s'il y a un doute,
- Speaker #2
on les partage. On est techniquement dans la même pièce. Ouais, donc tout est partagé.
- Speaker #1
Mais c'est vrai qu'on peut, enfin, moi j'ai l'impression de tout faire à deux.
- Speaker #2
Moi aussi, parce qu'en fait on va faire par exemple sur, je pense à peu près n'importe quelle tâche, 80% seul. Mais il y aura quand même toujours 20% qu'on fera un peu ensemble ou qu'on se fera valider l'une de l'autre et en fait il y a toujours quand même l'input de l'autre.
- Speaker #0
Donc stratégie de décision fusionnelle quoi.
- Speaker #1
Tout à fait. Plus ça avance, plus c'est fusionnel. C'est un problème.
- Speaker #0
C'est normal.
- Speaker #2
Non mais à deux on réfléchit mieux.
- Speaker #0
Ouais et puis vous devez de plus en plus anticiper les réponses de l'autre.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Vous êtes reconvertis toutes les deux, si je comprends, si j'ai bien suivi. Vous avez bossé avant dans d'autres secteurs ou c'est une reconversion quasi immédiate après vos études ?
- Speaker #2
Alors, on n'a pas le même parcours vie qu'avant. Moi, en gros, j'ai fait des études qui n'ont rien à voir. Et j'ai passé mon CAP pendant une de mes dernières césures à Paris. Et après, du coup, j'ai quand même bossé en restauration. et en laboratoire. J'ai quand même bossé pendant un an et demi, deux ans au total, je pense à peu près, sur ce genre de poste. Alors que Vic, en fait, elle a plus travaillé avant dans d'autres jobs et elle a passé son CAP après et elle a bossé après dans d'autres structures un peu moins longtemps.
- Speaker #0
Je vous pose la question parce que souvent, on voit que les entrepreneurs qui ont envie de faire les choses un peu différemment dans leur projet dans la food, Ciao ! ont un parcours avant et ont connu des modes managériaux de gestion d'équipe un petit peu différents. Et donc la question est, quand vous prenez la décision de lancer Mamiche, est-ce que déjà, dès le premier jour, vous vous dites, sur les équipes, il y a des choses qu'on ne va pas faire comme les autres dans la boulangerie ?
- Speaker #2
Je pense quand même, il y avait plusieurs choses. Déjà, on a eu quand même aussi dans nos expériences passées des expériences managériales très variées. On a fait des grosses structures, des plus petites, des trucs vraiment différents. Et je pense que les choses que nous on avait vraiment pas aimé en tant qu'employé, notamment quand même dans des labos, dans des fournils et tout, on s'est dit quand même dès le début on le fait pas. Le plus gros truc étant sur la partie boulangerie fournil que quasiment tous les endroits qu'on avait fait avaient le fournil en sous-sol. Et que nous on s'était dit c'est pas possible quand déjà tu bosses de nuit, quand même la lumière néon elle est un peu ardo, c'est tout, c'est quand même mieux de les mettre au rez-de-chaussée, qu'ils bossent avec la lumière du jour et surtout qu'on les voit parce que leur... Le savoir-faire est essentiel et cette mise en avant-là, je pense que c'était quand même le plus gros truc où on était assez sûr de nous, même quand on cherchait le local, on disait tout le temps « nous on veut le fournil au rez-de-chaussée » .
- Speaker #1
Je pense que ce qui m'a le plus frappé de passer entre guillemets des bureaux au fournil, c'est la différence de bien-être. En fait, j'étais bien payée à envoyer des mails toute la journée, à faire 10 pauses café, alors que l'artisanat comme la boulangerie, c'est des métiers physiques. des horaires de nuit, c'est très difficile et il n'y a même pas le temps de déjeuner. Et en fait, la différence des deux, c'est énorme. Et c'est là où je pense que tout de suite, quand on est arrivé dans le milieu, on s'est tout de suite dit, il faut qu'on essaye de pouvoir leur proposer une expérience plus bienveillante, plus sympathique pour eux, pour qu'ils soient contents de bosser. Je pense que c'était la première chose qui était assez évidente, même si on savait qu'on ne pourrait pas leur donner un self. Je ne sais pas ce qu'il y a dans les grosses boîtes, mais une machine à café à dispo, dernière génération. Mais c'était vraiment important de se dire, il faut qu'on arrive à créer un petit cocon de bienveillance pour eux.
- Speaker #2
Et le rapport aussi, je pense quand même au patron, parce que ça c'est quand même un vrai sujet dans les boulangeries-passeries en tout cas. Il y a vraiment, c'est très scindé le patron versus les autres. Nous, en tout cas, quand on a ouvert la première boulangerie, encore maintenant, les gens ont accès à nous très facilement. Et donc, on se disait, il faut aussi qu'on fasse en sorte que les gens qui ont accès à nous, nous voient comme des gens complètement normaux. En fait, on bosse avec vous, on bosse tous ensemble et d'instaurer beaucoup plus un esprit d'équipe. Ça, quand on a ouvert la première boulangerie, encore maintenant, on a un truc très familial. C'est-à-dire que notre rapport à nos employés est quand même... Je pense, différente de dans beaucoup d'autres boulangeries. Aujourd'hui, on a 60 employés, on connaît le prénom de tout le monde. Je peux à peu près dire qui est en couple, qui a des gosses, qui habite à peu près dans quel quartier, qui n'aime pas, tu vois.
- Speaker #1
Qui est végétarien. Voilà,
- Speaker #2
qui est végétarien, des trucs comme ça. Alors qu'en fait, dans les boulangeries où nous, on a bossé, en fait, le patron, c'était... Il n'y avait pas ce rapport-là.
- Speaker #1
Je pense que ça fait partie de notre motivation d'avoir des gens avec qui on est hyper à l'aise de bosser. Et eux, inversement, je pense qu'ils sont contents de pouvoir nous parler quand ça va moins bien.
- Speaker #0
C'est quoi les grands marqueurs de votre culture d'entreprise ? Est-ce qu'il y a des décisions, par exemple, ne pas ouvrir le dimanche ? Je sais que c'est une décision que vous avez prise. Est-ce qu'il y en a d'autres comme ça ?
- Speaker #2
C'est surtout fermé un jour. Nous, à la base, quand on a repris la boulangerie, on n'était fermé que le dimanche. Et en fait, on voyait bien que le fait d'être ouvert six jours sur sept, c'était impossible pour les équipes, parce qu'en fait, du coup, les équipes étaient tout le temps incomplètes. Or, c'était quand même dans les débuts, donc on manquait tout le temps de quantité, de quantité. On avait tendance à vouloir faire plus.
- Speaker #0
Et puis même bien mettre. Incomplète, ça veut dire que vous faisiez rouler l'équipe ?
- Speaker #2
On n'avait pas le choix parce qu'on n'avait pas du tout la possibilité d'embaucher plus de gens. On travaillait avec des équipes un petit peu plus réduites en essayant vite en un mois de compenser pour les gens qui n'étaient pas là. Déjà, nous, on travaillait honnêtement. Et en plus, on s'est rendu compte que ça ne marchait pas. Donc ça, on a quand même assez rapidement on s'est posé en se disant, attends, on va faire des calculs, on va voir exactement ce qu'il faut changer, le chiffre d'affaires qu'on arrive à atteindre pour arrêter d'être...
- Speaker #1
Et puis d'avoir deux jours consécutifs. Bien sûr. Pour eux, en restauration et en boulangerie, c'est hyper important de pouvoir enchaîner deux jours avec ta famille ou tes amis. Dont le dimanche,
- Speaker #2
parce qu'en fait, beaucoup de gens en restauration bossent le week-end. Et en fait, à l'époque, on voyait bien qu'il y avait des gens pour qui, en fait, on avait un boulanger. Notamment, je me souviens, ils disaient... La première fois, un dimanche midi, que je peux aller manger ou que je peux... En gros, comme il était boulanger, il travaillait le samedi, mais il finissait super tôt. Il me disait que c'est la première fois que j'ai pu aller à un repas de famille un dimanche chez moi.
- Speaker #1
Mais je pense qu'il y a ça, il y a aussi à Noël. Je pense que nous, à Noël, on... Alors ça dépend des années et des dates du 24, mais on essaie de les libérer entre le 24 et le...
- Speaker #2
Enfin le 25 et plusieurs jours pour qu'ils puissent rentrer chez eux. Ouais,
- Speaker #1
voilà. Et ça, je pense que c'est assez unique parce que les boulangeries à Noël, ça cartonne. Et ça, c'est hyper important parce que de la même façon que nous, on a envie de vivre Noël avec nos familles, eux, c'est pareil. Et je pense que ça, ça fait partie de la culture de l'entreprise dans le sens où nous, quand on a des énormes frustrations sur un sujet, Cécile et moi, on se rend compte qu'on a envie de leur accorder aussi. Alors oui, on aura toujours des privilèges à être entre guillemets les patronnes. Eux, ils auront toujours leur privilège entre guillemets d'être salariés. Mais en tout cas, il y a des sujets où nous, par exemple, les vacances du mois d'août, on a décidé de fermer trois semaines alors il y a beaucoup de clients qui nous critiquent par rapport à ça mais en fait on dit juste simplement mais en fait ils ont besoin de leur été comme vous avez besoin de faire la pause d'été quoi et ça pour nous ça fait partie je pense des critères de bienveillance qu'on a mis en place c'est que tout ce qu'on aimerait pas qu'on vive on essaie de pas leur faire vivre aussi. Pareil en fait on se rend vraiment compte avec Cécile qu'il y a le travail mais il y a aussi ce moment où à côté du travail t'arrives à te retrouver Oui. et qui leur est entre guillemets offert, alors parfois ça prend sur leur temps libre, on va être hyper honnête parce qu'il y a des moments où on ne pouvait pas faire autrement, qu'on ne pouvait pas fermer trois jours pour partir en séminaire.
- Speaker #0
J'avais posé la question de comment vous gérez ça. Ouais,
- Speaker #1
alors parfois on arrive à fermer une journée, mais bon c'est très rare, souvent c'est sur leur temps libre. Mais c'est hyper important pour nous de créer des moments à côté du travail pour pouvoir se réunir, parce qu'en fait on a tous des horaires extrêmement différents. Il y en a qui travaillent la nuit, il y en a qui travaillent le jour, il y en a qui travaillent le soir. on a tous un rythme différent et c'est très dur de tous se réunir pour pouvoir vraiment prendre du plaisir. Donc ça, plusieurs fois dans l'année, on a Noël, on a le séminaire de l'été, on a un séminaire uniquement pour les managers avant Noël, parce que comme c'est des grosses périodes où il faut un peu préparer nos parachutes, et on essaie de leur offrir un moment assez unique de partage et de les régaler tout simplement.
- Speaker #2
Parfois, on fait hyper classique, parfois on aime bien les sortir complètement du cadre et les emmener dans des trucs où on... On se dit en fait c'est drôle parce que ça sans Mamiche, il ne l'aurait jamais fait. Et en plaisir.
- Speaker #1
Et mélanger eux entre eux. Ouais carrément. Sur des actifs on va mettre des gens qui ne sont pas du tout des mêmes équipes, des mêmes horizons. Et c'est vrai qu'il y a des moments qui sont assez magiques. Enfin la dernière on est allé au doyenné avec tous les managers. Et il y en avait qui n'avaient jamais mangé une huître. Enfin c'était hyper drôle de faire ça ensemble quoi.
- Speaker #2
Ouais ouais. Non mais ça c'est assez... Pour nous c'est vraiment plaisir. Alors après je ne sais pas à quel point les employés... le valorise et sent ça, mais je trouve que... Alors, c'est pareil, on a eu des moments où, en fait, on le faisait, et en fait, les retours étaient plutôt... Enfin, nous, on était un peu déçus des retours du staff.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, ils te disent qu'on préférait avoir une prime plutôt qu'être parti en séminaire. Donc, il faut avoir un juste milieu, en fait. En fait, il y a des années où on a préféré, je crois que c'était en année dernière ou il y a deux ans, où on a dit qu'il n'y aura pas de séminaire cette année. Effectivement, on va vous verser ce qu'on peut vous verser, parce que c'était les années où l'électricité, ça avait été... pété dans tous les sens, les charges c'était pas possible, donc on voyait bien que nous c'était compliqué sur les chiffres, donc en fait le message c'était pas on va vous rincer, on va kiffer parce que c'était pas possible donc typiquement là c'était plus de dire on vous donne tous un petit billet pour vous remercier pour cette année parce que vous avez donné comme les autres années mais par contre il n'y aura pas de séminaire et effectivement on essaie de jauger en fonction des équipes qu'on a, parce que ça tourne quand même, les managers ça reste plutôt assez stable sur plusieurs années, mais toutes les petites équipes ça tourne, donc en fonction du mood de l'année, on offre des expériences différentes.
- Speaker #0
C'est marrant, j'allais vous poser la question, est-ce que vous arrivez à mesurer l'impact de ces décisions sur la rétention et le recrutement ?
- Speaker #2
Oui, parce qu'en fait, je pense que, alors déjà ce qui est cool, c'est qu'on arrive quand même vachement vite à avoir des retours du staff, soit c'est par message, en fait il y a vraiment des indicateurs, c'est hyper bête, mais on envoie toujours un message sur WhatsApp, par exemple, pour dire... nous, pour remercier les gens d'être venus, des trucs comme ça, tu vois bien qui te répond, qui ne te répond pas. Non,
- Speaker #1
mais même après le séminaire,
- Speaker #2
ça se voit. Ils étaient à fond hyper motivés. Il y avait des phrases qui restaient hyper fortes. On a fait un séminaire, on a fait du kayak à 15 degrés dans une eau. C'était hilarant, mais c'était quand même un peu... Victoria nous sort des phrases pépites de trucs d'équipe. En fait, toutes les fêtes, on s'est répété ces phrases-là. Et en vrai... Non, mais quand on est rentré,
- Speaker #1
tu vois qu'il y a une synergie qui s'est créée. Tu vois qu'il y a une complicité, tu vois qu'il y a eu un déclic sur un truc, et ça c'est magique.
- Speaker #0
C'est quoi quand vous recrutez, qu'est-ce que vous allez chercher chez les candidats ? Qu'est-ce qu'il faut pour postuler et être pris aujourd'hui chez Manif ? Déjà nous,
- Speaker #2
nous avons une RH. Chez nous, c'est vrai.
- Speaker #0
Et tu dis déjà nous parce que c'est, j'imagine, pas du tout un standard. Non,
- Speaker #2
non, non. Nous, on a déjà parlé beaucoup avec d'autres gens qui travaillent dans la foudre, etc. En fait, il y a eu un moment où c'était juste plus gérable. C'est-à-dire faire tout le recrutement qu'on fait, tous les contrats et gérer de leur parler. Le plan, la nuit. Mais vraiment, ça devenait impossible. Donc, on a déjà une RH qui, elle, s'occupe du recrutement. Nous, on est vraiment sur les derniers steps. Et elle, ce qu'elle va chercher, au-delà des aspects techniques, parce que ça, c'est quand même... souvent très important c'est le mood c'est qu'en fait le truc c'est qu'on a eu enfin on a eu quand même en dix ans beaucoup de types de profils différents et on voit quand même à peu près ce qui marche et ce qui marche pas faut quand même des gens qui ont une motivation avec le temps des gens aussi qui ont une notion quand même de la réalité du métier parce qu'on a eu un peu ce truc où en fait à l'entretien on leur dit beaucoup attention quoi il y a ma niche que vous vous avez l'impression de voir sur les réseaux sociaux nan Mais en fait, la réalité du job, c'est qu'il y a ton réélection à 3h du mat, qu'il faut y aller, que c'est quand même un job physique et que c'est difficile. Et que oui, ça se fait dans une ambiance qu'on essaie de faire au maximum à la fois sympathique et bienveillante. Mais la réalité, c'est que la journée, tu vas faire de la crème pâtissière, des croissants, des... Et donc, d'être quand même les pieds sur terre sur le recrutement. Et on essaye d'avoir des gens qui ont la bonne notion. Et en fait, on essaye d'avoir des gens qui voient aussi les aspects positifs de ce qu'on peut leur apporter. En général, les gens avec qui ça marche aussi vachement bien, c'est des gens qui arrivent et qui disent « Mais moi, dans mon ancienne boîte, dans mon ancienne boulangerie, je n'avais pas du tout ça. Tel gars, il me parlait mal. Je n'avais pas de pause. On ne me payait pas mes heures. » Et donc, on est là « Wow, attends, nous, on va te donner un cadre de travail qui est sain, où tu peux faire ton travail correctement, etc. » Et ces gens-là, en général, ça marche bien parce qu'ils se rendent compte qu'on a quand même des bonnes conditions de travail. quoi.
- Speaker #0
Il y a Ça fait écho à une thématique qui revient beaucoup chez les personnes qu'on interroge ici, c'est les belles histoires de promotion interne. Et vraiment, je remarque, c'est vraiment un point commun. Dans les histoires d'entrepreneuriat autour de la food et de la nourriture, les boîtes qui marchent bien sont souvent des boîtes qui arrivent à fidéliser quand même des personnes clés sur le long terme. Vous avez quelques belles histoires comme ça ? Oui, bien sûr. C'est quelque chose que vous essayez de pousser particulièrement ?
- Speaker #2
Déjà, quand il y a un nouveau poste, nous, on préfère toujours prendre des gens en interne. Oui, ça correspond.
- Speaker #1
Mais oui, c'est sûr que tu as un socle qui fait toute la différence. C'est deux, trois personnes qui ont exactement la bonne vibe, qui adorent Mamiche. Donc forcément, nous, on le ressent et qui ont vraiment envie de faire avancer l'entreprise comme nous. Et c'est des gens qui sont solides psychologiquement, qui sont, pour moi, le seul qui font qu'on en est là aujourd'hui.
- Speaker #2
Et qui nous ont vus à un autre moment que ce qu'est Mamiche aujourd'hui. Pas tous,
- Speaker #1
pas tous nous ont vus. Non,
- Speaker #2
c'est vrai, mais c'est souvent... Ils ne nous ont pas forcément vus il y a dix ans. Mais en fait, ils nous ont vus, ne serait-ce qu'il y a quatre ans. Ça n'avait rien à voir avec ce que c'est maintenant. Et je trouve que ça, quand même, c'est les gens qui ont un peu d'ancienneté. Par exemple, parfois, ils ont... notre RH par exemple qui est avec nous depuis un certain nombre d'années maintenant elle sait en fait à quel point on a évolué elle sait aussi les choses sur lesquelles on a changé parfois elle dit parfois il y a des demandes, elle me dit ça me fait rire quand je pense à ma mise d'il y a 5 ans parce que concrètement c'était pas du tout pareil ça je trouve que ça fait aussi se rendre compte de là où on a nous évolué, où on a essayé de progresser pour les gens, enfin je trouve que c'est quand même hyper important
- Speaker #1
Mais c'est sûr que moi, c'est assez hallucinant qu'il y a vraiment deux, trois personnes par entité de boutique qui font vraiment changer le game. S'ils ne sont pas là, la boutique n'a rien à voir. Donc oui, il faut investir sur ces gens. Après, c'est toujours difficile parce qu'ils ont toujours chacun leurs besoins, chacun leurs envies, chacun leur idée de l'évolution, de l'avenir et tout ça. Mais c'est sûr qu'il y a cinq ans, entre guillemets, on n'avait pas... on ne mettait pas en valeur ces profils-là, parce que tout le monde était un peu, c'était nous et les autres, et on prenait toutes les décisions. Aujourd'hui, je suis assez fière du fait qu'on délègue beaucoup sur ces personnes-là, et qui font qu'on a passé la vitesse numéro 2. Et sans eux, aujourd'hui, ça ne tourne plus. En fait, c'est devenu essentiel de les avoir.
- Speaker #2
Oui, parce qu'on a un bon rapport de confiance. Oui,
- Speaker #1
bon rapport, ils ont des qualités très fortes dans leur domaine. Franchement, sincèrement, les personnes à qui je pense, C'est des gens qui sont... assez passionnés de ce qu'ils font et ça se ressent. Ils veulent vraiment bien faire et aujourd'hui, on ne bosse plus avec eux, on refait dix pas en arrière. Du coup, il faut investir sur ces profils-là. Après, c'est encore des questions qu'on se pose aujourd'hui de ce dont on est capable de leur donner. Après, on évolue beaucoup avec leurs demandes aussi. Il y a des choses, il y a cinq ans, on n'y aurait même pas pensé de pouvoir leur libérer ces possibilités-là. Mais avec eux, on se dit, OK, en fait, ça vaut le coup de creuser pour pouvoir leur permettre d'arriver à leurs objectifs pros et persos. Et que nous, du coup, ça continue de nous faire avancer.
- Speaker #0
Ce que je retiens, c'est qu'on a beaucoup de bonnes idées quand on veut créer un projet comme le vôtre, où fondamentalement vous avez envie de faire les choses bien, peut-être au service de vos salariés. Mais ça reste un métier, comme tu l'as dit, le réveil sonne à 3h du matin, ça reste de la boulangerie, ça reste de la restauration. Et à un moment, c'est un métier, il n'y a pas de télétravail, tu dois te lever le matin, il y a des trucs lourds à porter. On en parlait juste avant, il y a du matériel qui tombe en panne et qu'il faut réparer. Est-ce que c'est quoi pour vous la direction que doit prendre le secteur et peut-être même l'artisanat, on va dire, food de manière générale dans ce monde où en fait, on a envie de faire beaucoup plus pour les salariés. Il y a des choses qu'on n'a plus du tout envie de voir. D'ailleurs, on en parlera peut-être un peu après, mais je ne sais pas à quel point il y a des dérives aussi dans la boulangerie de manière générale par rapport à la restauration. Il y a quand même eu des gros sujets de violence ou de harcèlement en cuisine. C'est quoi le juste équilibre que vous voyez pour le secteur demain ?
- Speaker #2
Franchement, je ne saurais pas dire. Par contre, le seul truc, c'est que ça dépend beaucoup de la taille des établissements. Parce que nous, ce qui a beaucoup changé, c'est aussi que ce qu'on... Alors, au tout début, avec vraiment une boulangerie, peu d'employés, on pouvait faire des trucs de dingue puisqu'on était peu. Puis après, en en ayant une avec beaucoup plus d'employés, en fait, on pouvait faire moins de choses. Et aujourd'hui, par exemple, c'est bête, mais on a une personne dans notre équipe dont la moitié du job, c'est de réparer. pour les équipes qui font de la production, pour eux, c'est le paradis. Cette personne est là pour ça. Au lieu de devoir attendre, d'appeler quelqu'un qui vient, ça prend 10 jours. Il y a cette personne qui s'occupe de ça. Mais ça, on ne peut le faire que parce qu'on a trois établissements. Ce poste-là, on grossit le truc, mais les charges de ce poste-là sont réparties sur trois établissements. Je ne saurais pas dire sur une tendance générale parce qu'entre avoir un petit établissement avec 10 personnes et avoir quatre établissements, Donc en fait là... tu peux.
- Speaker #0
Non mais tu pourrais te dire que l'évolution moi c'est mon avis sur la restauration c'est que la restauration indépendante patron qui travaille dans son établissement sur un seul établissement, franchement elle n'a pas un très très bel avenir
- Speaker #2
Je me souviens que sur la boulangerie il y avait quelqu'un qui nous avait dit ça il y a quelques années, alors je ne saurais pas dire si ça a vraiment évolué comme ça, mais qui nous disait les toutes petites structures alors nous en boulangerie on parle plutôt interdict sont vouées à toutes un peu mourir et maintenant ce qui va ce qui va... tenir avec le temps, c'est plutôt les boulangeries qui font des très gros chiffres. Je pense sûrement parce que ces très gros chiffres permettent aussi un certain... Enfin, c'est pas un certain confort, mais j'imagine... Parce que c'est vrai que si on gagne peu, en fait, la plupart des boulangeries, c'est le patron. En général, c'est des couples en plus qui travaillent dedans. En gros cliché, le monsieur au fournil et la femme en boutique. Et en fait, c'est des gens qui ont concrètement un quotidien épuisant. Et donc, je pense que, je veux dire, ils sont à un stade, en plus, si on prend les vieilles générations et tout, ils s'en foutent, quoi, du bien-être salarié. Eux, déjà, ils galèrent, en fait, à maintenir leur truc.
- Speaker #1
En fait, dans ce métier-là, il faut que les gens qui bossent dedans ou qui veulent bosser dedans réalisent que, là, comme tu le disais, c'est un métier de base, c'est dur. Et que... Tout ce que tu vois sur... parce que nous on a beaucoup de gens qui arrivent et qui sont déçus, qui disent « Ah mais moi je pensais que vous envoyiez tellement du rêve que c'était plus facile chez vous. » Donc je pense que les enjeux c'est de continuer... L'effet top chef. Voilà. C'est de continuer de dire la vérité que le métier, ça reste un métier de boulanger, à se lever le matin, physiquement c'est dur, il y a des aspects qui sont ingrats. Par contre, les enjeux que nous on a avec les budgets qu'on a et les structures qu'on a, c'est effectivement apporter du confort. Et ça n'effacera pas le métier, ça n'effacera pas les difficultés. Par contre, ça arrondira les angles. Mais du confort physique, c'est-à-dire par exemple quelqu'un qui répare, une salle de pause, je ne sais pas moi, des vestiaires avec des casiers. Non mais parce qu'il y a des endroits où il n'y a même pas ça. Je veux dire, effectivement, les séminaires et du confort psychologique. Parce qu'en fait, les pattes, moi en tout cas, dans les boîtes où j'ai bossé, pas trop, on n'en a rien à foutre que tu sois heureuse ou pas dans ton job mais vraiment, les boulangeries dans lesquelles j'ai bossé, déjà dans les grosses boîtes c'est un sujet, mais alors dans les métiers d'artisanat, c'est en gros t'es là pour bosser, tu la fermes, je m'en fous que t'aies pas de pause, et en fait le confort psychologique c'est de pouvoir les écouter quand ça va pas, quand alors nous on est clairement pas les meilleurs là dessus, mais on fait des efforts en tout cas on a ouvert les portes à ça, ce qui était pas du tout le cas au début Et ce qui est loin d'être le cas dans les trois quarts des établissements de boulangerie. Donc, je pense que c'est vraiment ce confort-là qu'on essaie de bosser. Le confort d'arriver, d'être bien accueilli, d'avoir une partie de ta tenue. Alors, nous, on n'a pas tout non plus là-dessus, mais une tasse. Enfin, c'est des tout petits trucs, quoi.
- Speaker #0
Mais c'est des choses qui sont peu absorbables par une structure unique.
- Speaker #2
C'est l'équilibre, en fait, entre ce bien-être et... la réalité de ce que c'est. Il ne faut pas se leurrer, il y a des trucs qu'on ne pourra jamais faire.
- Speaker #1
On ne pourra jamais rien faire là-dessus.
- Speaker #2
Mais il y a des choses, en vrai, on peut essayer de le faire. Et nous, on a...
- Speaker #1
On continue de le travailler.
- Speaker #2
Nous, on est très des testeuses. C'est vrai, franchement, on a essayé des trucs qui ont été des échecs, mais cuisants.
- Speaker #0
Vas-y, partage-les. Non, mais tu vois, par exemple,
- Speaker #2
il y a eu... Parce que pendant vraiment une ou deux années, justement, il y avait cette thématique bien-être. C'est-à-dire qu'on se disait... Ah oui, le yoga ! Voilà, donc on avait essayé, première tentative, on avait testé des cours de yoga collectifs. Donc ils pouvaient s'inscrire, ils avaient deux cours de yoga par semaine ou un par semaine. Ils pouvaient s'inscrire et le faire tous ensemble. Et on se disait, tu fais quand même un métier physique et tout, tu t'étires, machin, etc. Mais un flop, mais des plus totales, et surtout là pour le coup, un vrai retour des salariés, genre, ne me dites pas que vous mettez de l'argent dans des cours de yoga, ça me fait péter un câble et tout.
- Speaker #1
Parce que tout le monde n'aime pas en fait.
- Speaker #2
Et surtout, il y avait beaucoup de gens, le concept même de la pratique du yoga à Qatar. Par contre le kiné, une fois on avait négocié un truc, bref, avec un kiné qui venait une fois par semaine. Donc c'était hilarant. Tu bouquais tes séances. Tu ouvrais ta table de kiné dans la salle de pause et on les voyait se faire masser. Enfin, parce que c'est un truc vitré, donc on disait, ah, OK. On les voyait. Eh bien, ils prenaient rendez-vous. Et ils se sentaient tellement bien après. Mais je voyais leur sourire, genre, « Oh, j'avais trop mal au dos, ça va tellement mieux. » Ben ça, en vrai, on a eu plein de gens qui sont venus nous dire, mais merci, meilleure idée. Donc en fait, on a... Je me souviens à un moment, on voulait essayer genre des... Parce que nous-mêmes, on était crevés, on buvait tout le temps des petits shots de gingembre. On disait on peut pas faire un truc où ils auraient des shots de gingembre. En fait, il y avait des gens qui venaient nous regarder. Les meufs, on s'en fout de vos shots de gingembre. Il y a eu un peu... Voilà, nous aussi, on teste. Il y a des choses, ça marche, il y a des choses, ça marche pas.
- Speaker #1
Mais sincèrement, même si on met plein de choses en plage chaque année, j'ai l'impression que le verre est toujours vide. Dans le sens où il y a toujours du travail sur ce côté confort. En fonction des équipes, des générations, il y a... toujours des demandes. C'est quand même lunaire, mais là, en ce moment, on est en train de discuter de la possibilité de pouvoir se nourrir chez Mamiche. Ce dont ils ont le droit de prendre et pas prendre, parce que c'est quand même délicat que 60 employés puissent taper librement dans tous les produits. Au bout d'un moment, ça peut vite te coûter cher. Donc, eux ont du mal à le comprendre et en même temps, je les comprends, eux, à vouloir avoir l'autorisation de prendre une viennoiserie alors qu'ils passent leur journée à faire des viennoiseries. Mais donc typiquement, c'est un sujet, en fait j'ai l'impression que chaque année il y a des sujets qui reviennent sur la table, qu'il faut qu'on améliore, en fait j'ai l'impression que le verre sur ce sujet-là du confort et de la bienveillance dans l'entreprise, c'est jamais assez. Donc nous très bien parce qu'on évolue, on évolue, on évolue, mais mon idéal d'entreprise aurait été de dire « Allez, dans deux ans, franchement on est nickel, ils peuvent plus rien dire » . J'ai l'impression que ça n'arrivera jamais.
- Speaker #2
On se dit ça souvent après une grosse décision, genre là franchement... Si ils nous redisent quelque chose... Ça nous coûte tant, ça nous sous, ça nous faut faire ci, S'ils viennent après nous dire, et franchement, 6-8 mois après, il y a autre chose. C'est-à-dire qu'en fait, nous, on a déréglé... C'est ce côté un peu...
- Speaker #1
Pas pervers, parce que c'est positif, parce que dans le sens où ça fait évoluer notre boîte, et ça, c'est très bien, et ça fait évoluer les états d'esprit, mais c'est légèrement frustrant pour nous parfois, parce qu'on a l'impression qu'on ne fait jamais assez, assez bien.
- Speaker #2
C'est vite acquis. C'est-à-dire que nous, il y a des trucs, en fait, parfois, on est là, on le fait, mais donc ça nous coûte tant, ça nous coûte en temps et en machin beaucoup. Et en fait, il y a des gens qui vont arriver, par exemple, après une décision ou un truc comme ça, pour eux, c'est acquis. C'est pour ça aussi que je dis que le côté, en fait, où les postes, les gens qui ont beaucoup évolué, les gens...
- Speaker #0
qui pour nous, il y a cette valeur-là, les gens qui ont vu il y a 5 ans à quel point il n'y avait pas un quart de tout ça, eux, ils sont là, ouais, en fait, on voit quand même que vous faites des efforts de ouf.
- Speaker #1
Et l'importance de la transparence de prise de décision, je pense qu'on le fait beaucoup plus aussi, c'est d'expliquer pourquoi on a pris cette décision. Typiquement, là, pour les petits-dèches et tout, bon, ils ne le savent pas encore, mais on leur donne prévoir un petit message, mais c'est pour qu'ils réalisent pourquoi on met des limites, en fait. On comprend leur position de... que c'est relou de ne pas pouvoir prendre une viennoiserie librement et tout. Bon, et encore, ils le font. Je veux dire, juste, on leur a vraiment écrit un calcul. Si 60 personnes prennent un croix sur une baguette, voilà combien ça nous coûte. C'est un poste entier. Ça nous coûte, à la fin du mois, une personne. Et ça, il faut toujours passer ce step d'explication pour qu'on ait un résultat.
- Speaker #0
Les thématiques, c'est toujours, en gros, vacances jour off, bouffe, prime. Enfin, argent. Ouais, franchement,
- Speaker #2
faut pas s'en chier. Sur l'argent, c'est ce que tu disais sur l'espèce de... Enfin, la transparence, l'explication, mais qui passe par la transparence. Je trouve... Moi, c'est le moyen que j'ai trouvé sur le resto, ici, pour faire passer les messages. C'est de décomposer la réflexion et de montrer... Parce qu'il y a aussi souvent, comme je trouve, c'est des métiers où t'es hyper en contact avec de l'argent, en fait, dans nos métiers. T'encaisses, tu vois des chiffres d'affaires qui sont, pour le coup, parfois conséquents. Et redécomposer derrière de... Regarde, en fait, loyer, charge, si tu prends tel truc, toi, tu as l'impression que ça coûte 3 euros, mais en fait, c'est un manque à gagner pour l'entreprise. De temps en temps, redescendre ça, je trouve que ça prend du temps d'expliquer et tout,
- Speaker #0
mais ça a une énorme valeur. On a un outil génial. Elle nous sort, on a des énormes tableaux Excel lunaires, on leur fait le tableau Excel en projeté ligne par ligne.
- Speaker #1
Non, mais parce qu'en fait,
- Speaker #2
Je trouve que c'est essentiel.
- Speaker #1
C'est hyper frustrant, mais je peux comprendre. Parce que moi, en tant qu'employée, quand j'étais dans une grosse boîte, c'était pareil. C'est qu'ils voient tout le temps la queue. Ils voient tout le temps de l'argent rentrer. Ils se disent, mais elles sont blindées les deux. Elles sont en hélico, elles ne nous disent pas, mais elles atterrissent. Mais souvent,
- Speaker #0
on a fait cette blague. Dans des Ferrari, on avait dit... Vous pensez qu'on est...
- Speaker #1
Voilà. Alors en fait, on est à vélo tous les matins, en même temps. Dans les mêmes galères ou dans le métro. C'est juste qu'effectivement, ils avaient du mal à comprendre Où allait cet argent ? Même si parfois, pour nous, c'était un peu désobligeant parce qu'on nous disait, mais attends, c'est pas ton argent, donc en fait, qu'est-ce que tu t'en fous ? Enfin, il y a un moment, c'était un peu ça. Mais on a très vite compris qu'en fait, ils avaient raison de se la poser parce qu'eux-mêmes avaient des besoins auxquels parfois on ne répondait pas et ils ne comprenaient pas pourquoi. Et effectivement, le séminaire manager, on ne le fait qu'avec les managers parce que je pense que c'est un moment qui est assez long, il y a des questions très précises et tout ça, mais on leur montre vraiment les tableaux financiers, c'est-à-dire... Combien d'argent qui sort et combien d'argent qui rentre et qu'est-ce qui reste à la fin de l'année ? Juste pour qu'ils se rendent compte qu'en fait, on ne roule pas sur l'or. Alors, on aurait pu rouler sur l'or, je pense, s'il n'y avait pas eu tout ce contexte économique, le Covid, les charges d'électricité, effectivement, qui nous ont quand même bien mis des Ausha sur le chemin. Mais à la fin, c'est hyper intéressant de voir le changement de nos managers.
- Speaker #2
Ah, c'est sûr.
- Speaker #1
Ah, mais c'est un truc de fou, par contre. Sur les fournitures, par exemple, c'était bon. Tous, tous, ils ressortent en disant... « Ah mais putain, j'ai compris tellement de trucs et je comprends pourquoi vous êtes chiante sur ça et ça. » Et on est là « Putain, mais ça, ça fait plaisir parce que nous, on a l'impression d'être les policiers toute l'année et c'est vrai qu'après ce séminaire, pendant 3-4 mois, on n'est plus policier. On n'est plus policier. »
- Speaker #0
De même, ils disent « Du coup, au lieu de racheter 10 bics, en fait, j'ai trouvé... » En fait, c'est des trucs bêtes mais parce qu'ils comprennent que même 100 euros, à la fin, c'est 100 euros qu'on ne fait pas.
- Speaker #1
Et ceux qui restent là depuis longtemps, les managers, qui ont fait plusieurs séminaires où ils ont vu les chiffres vraiment, Tu sens qu'ils ont pris ce réflexe de l'économie, de réfléchir autrement pour investir des meilleurs montants aux meilleurs endroits, les priorités financières. Ça, c'est un gros kiff parce qu'on n'a plus besoin de l'expliquer quand les gens restent longtemps. Alors après, effectivement, il y a tous ceux qui tournent qui ont toujours ce point d'interrogation, mais je ne comprends pas. Il y a trois heures la queue et vous nous dites que vous avez...
- Speaker #2
Moi, il y a un exercice que j'ai fait ici, j'ai pris toutes les charges fixes. J'ai divisé par le nombre de jours d'ouverture et je leur ai dit que ce n'était pas compliqué quand vous allumez la lumière dans le resto avant d'avoir vendu quoi que ce soit, servi, préparé un plat, ça nous a déjà coûté tant. Un jour d'ouverture, c'est 850 euros. Donc en fait, si on ne fait pas ton taux de marge, mais si tu ne fais pas 1100, 1200 euros de chiffre d'affaires sur une journée, on a perdu de l'argent. Depuis que je leur ai montré ça.
- Speaker #0
« On est très capés par les prix. L'offre peut être très différente et les prix peuvent être très différents, mais en boulangerie, ce n'est pas le cas. En boulangerie, un croissant, c'est un croissant. Le croissant le plus cher de Paris, je ne sais pas combien il coûte, mais il ne peut pas coûter 10 euros. Et donc, en fait, il y a aussi ce truc où... »
- Speaker #2
parfois on leur dit mais vous vous rendez pas compte qui plus est quand tu essayes de on a pas trop parlé sourcing et autres c'était pas la thématique aujourd'hui mais quand tu essayes d'être clean niveau fournisseur qui te coûte plus cher et que le client ne valorise souvent pas en tout cas n'est pas prêt à payer plus cher pour on peut ça
- Speaker #0
nous on communique, on essaye de communiquer beaucoup là dessus notamment sur Insta et tout, ça ça nous a pas mal aidé mais effectivement après ça reste un temps à tuer du mal je trouve à récupérer la différence de prix Merci. Donc en fait, les gens, souvent, ils s'en foutent un peu. Eux, ils viennent, ils achètent un petit truc, ils ne veulent juste pas que ça soit trop cher. Donc oui, ce n'est pas évident.
- Speaker #2
Il y a deux derniers sujets que j'aimerais bien aborder avec vous. Le premier, c'est sur le... On n'a pas parlé tooling et équipement RH. Est-ce que vous avez...
- Speaker #0
On n'en a concrètement pas beaucoup. Ça, c'est typiquement mon associé qui gère. Non, mais en gros, on a déjà une RH. Ça, c'est notre dieu sur Terre. Sans elle, on meurt.
- Speaker #1
Surtout qu'elle est exceptionnelle, si elle nous écoute.
- Speaker #0
Vraiment, c'est la meilleure. Et donc en fait, en gros, elle, c'est notre meilleur outil, je crois. Mais bon, en fait, nous, on a quelques logiciels, logiciels de planning. Franchement, ça ne va pas très, très loin.
- Speaker #1
Niveau RH ?
- Speaker #0
Ici, on a
- Speaker #1
Mutuel. Oui, mais ça, c'est obligatoire. Oui, mais je veux dire, les nouvelles qui sont hyper pratiques.
- Speaker #2
Oui, Duala.
- Speaker #1
Voilà, où c'est plus accessible pour un salarié de pouvoir gérer.
- Speaker #0
On a eu quelques applications qui font coco. Au quotidien, je pense...
- Speaker #1
Les commandes de matières premières qui sont beaucoup plus faciles.
- Speaker #0
Mais en fait, là-dessus, je dois dire...
- Speaker #1
Ah non, on a un... D'ailleurs, si quelqu'un nous entend pour nous donner une réponse, c'est plutôt l'outil de communication. On galère parce qu'on est tous sur WhatsApp. Ça fait chier tout le monde, y compris nous.
- Speaker #0
On hésite à passer sur Slack.
- Speaker #1
Mais en fait, Slack, le problème, c'est que les gens... Déjà, c'est hyper oppressant et les gens ne savent pas forcément utiliser cet outil.
- Speaker #2
WhatsApp, c'est le Slack. des métiers terrain. Je ne cherche pas.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que c'est difficile parce qu'on a 1000 groupes pour ne pas déranger les boulangers qui dorment, qui machins, qui trucs. Mais en fait, c'est hyper pervers. Et pour l'instant, tout le monde s'en plaint et on ne trouve pas de solution.
- Speaker #0
Ce qui est compliqué sur WhatsApp, c'est aussi le côté des horaires décalés de certains. Et donc, en fait, concrètement, on a eu des gens qui prenaient par exemple mal de recevoir des textos à 18h parce qu'ils bossaient de nuit. Et donc, nous, on leur disait mais personne ne te demande de répondre à 18h. En fait... t'éteins ton téléphone puis quand tu te réveilles tu réponds à une heure du mat mais la réalité c'est que c'est vrai ton téléphone il sonne toujours enfin on a eu des gens qui vraiment pétaient des câbles ils nous disaient mais c'est quoi cette botte de fou en fait j'ai reçu 20 messages alors que moi en fait j'essaye de dormir donc nous on lui dit bah éteins ton téléphone enfin c'est pas très compliqué et en fait non et du coup ça c'était et surtout en fait entre les différentes boutiques le groupe où il y a tout le monde le groupe où il y a que les managers enfin
- Speaker #2
Ça c'est une fonctionnalité qu'on peut proposer à WhatsApp, je ne sais pas si quelqu'un qui nous écoute a les contacts, mais sans rigoler, si tu pouvais paramétrer les heures où tu peux mute tes groupes, ce serait génial.
- Speaker #0
Et surtout faire des sous-groupes, parce qu'en fait, moi je pense pour les...
- Speaker #2
Avec les communautés, tu peux... Ah oui,
- Speaker #0
je ne sais pas, si tu pouvais avoir un truc où il y a juste écrit Mamiche, quoi, et en fait toi tu cliques et tu as tous les groupes, mais ça je ne sais pas. Alors ça,
- Speaker #2
ça existe.
- Speaker #0
Ah ok, ben voilà. C'est vrai ?
- Speaker #2
C'est les communautés WhatsApp.
- Speaker #0
Après, nous, on est un peu à l'ancienne.
- Speaker #2
Chez Maslow, ils sont, je crois, experts. Vous alliez lui parler. Ils sont experts du sujet WhatsApp. Vachement rationalisé.
- Speaker #0
Maslow,
- Speaker #1
on arrive.
- Speaker #0
On n'a pas beaucoup d'outils, en vrai. Grâce à, je lui dis, merci Nico, c'est une application la meilleure del mundo pour les réparations. où tu scans un QR code, tu mets les QR codes dans les labos, et les gars en deux secondes, QR code, et la personne qui s'occupe de ça, elle a sa petite liste à gérer, et trop facile.
- Speaker #2
C'est hyper suivi.
- Speaker #0
Et ça, c'est trop bien. En vrai,
- Speaker #1
pour la boulangerie, où tu as quand même beaucoup de matériel, tu peux vite t'y perdre, et surtout le degré d'urgence des interventions, il y en a qui surestiment, sous-estiment, et cet outil fait que tu as ton tableau de bord, tu vois toutes les réparations à faire, Et franchement, en tout cas moi j'adore.
- Speaker #0
Moi j'adore.
- Speaker #1
Je passe mon temps à en faire.
- Speaker #0
Elle, elle est trop galerie.
- Speaker #1
Dès qu'il y a un mini truc, tac, tac, je fais un petit cas,
- Speaker #0
je fais un petit cas. Je crois que t'es la personne qui a le plus d'étiquettes dans la boîte.
- Speaker #1
Mais en même temps, ça me rassure de savoir que tout est cloisonné dans un endroit et que je sais que quelqu'un va finir par le réparer après en fonction des deux cas durs. Mais nous,
- Speaker #0
on est quand même encore même demande de congé. C'est un petit papier que tu prends, que tu remplis.
- Speaker #2
Vous n'avez pas de Skello combo ?
- Speaker #0
On a Skello, mais Skello pour l'instant, on ne s'en sert que sur les plannings parce qu'il y a quand même un vrai sujet. Alors ça, je pense qu'il est peut-être plus propre à la boulangerie qu'à la restauration. Mais c'est que nous, par exemple, le papier, ça marche dix fois mieux que ce qui est l'eau. Et franchement, je comprends parce que bon, si t'as pas l'habitude d'être devant un ordi et tout, parce qu'il faut pas oublier que c'est quand même des métiers où il y a pas beaucoup de reconvertis par rapport à la restauration, où il y a eu quand même vraiment un moment où ça a explosé les reconvertis, donc c'est des gens qui ont l'habitude.
- Speaker #2
C'est moins digital.
- Speaker #0
Non mais il y a eu des trucs, là on a une appli d'hygiène à montrer aux gens. La appli d'hygiène, ouais,
- Speaker #1
c'est un outil aussi.
- Speaker #0
IG et vraiment on le voit il y en a ils te regardent genre j'ai rien compris quoi t'es là non mais c'est facile tu cliques tu prends une photo et le gars il te dit mais je vais devoir prendre une photo à chaque fois faut que je télécharge une application t'es là mais oui mon cher donc en vrai par exemple la demande de congé papier 100% des gens le font alors que si on passe par une source Kéo je suis sûre qu'il y a la moitié des demandes qui passent à ça donc en fait après nous on fait aussi ce qui est propre à nos métiers quoi
- Speaker #2
C'est vrai que c'est un décalage de restauration et boulangerie. Du coup, la restauration est un peu plus avancée sur ces sujets-là. Deux dernières questions. Il y a des personnes qui vous inspirent. Vous avez l'air assez en recherche d'être à la pointe sur ces sujets-là. Est-ce que vous voyez d'autres boîtes dans votre secteur qui...
- Speaker #0
Ce qu'on essaye de faire, je pense... On pioche un peu partout. Ou c'est vous qui inspirez le secteur ? Non, mais c'est con. On essaye de rencontrer d'autres entrepreneurs, restaurateurs, que ce soit franchement des gens dans la food ou pas du tout dans la food. Et ça, depuis qu'on arrive à avoir un petit peu plus de temps, depuis qu'on a une RH, on essaye de prendre ce temps pour rencontrer d'autres gens, pour déjà parfois s'inspirer, avoir la bonne idée, se rendre compte aussi de où on se positionne. Parce qu'en fait, il y a aussi ce truc où, comme tu en as dit, comme ce n'est jamais assez, c'est pas mal aussi parfois de discuter avec d'autres gens et de te rendre compte qu'en fait, ce que tu proposes, c'est soit bien au-dessus de ce que proposent les autres, soit en fait c'est juste complètement normal. Donc peut-être qu'il y en a qui trouvent que ce n'est pas assez, mais nous on n'a rien à se reprocher. Et ça en fait même, c'est un peu pour nous que ça fait du bien.
- Speaker #1
Une dédicace, mais c'est très perf... Je ne sais pas si toi c'est vrai, mais j'ai un grand frère qui a une start-up et je dois dire qu'il nous a beaucoup inspiré. Il ne le sait pas, j'espère que tu n'écoutes pas, parce que sinon tu vas prendre la grosse tête. Non mais c'est vrai que c'est un entrepreneur qui sait se faire kiffer. et qui fait kiffer ses employés avec. Et je pense que nous, il nous a beaucoup appris là-dessus indirectement, même si c'est un vrai startupeur. Mais c'est quelqu'un qui, naturellement, veut embarquer ses équipes avec lui. Et tu vois, ses équipes, elles sont vraiment heureuses. En tout cas, elles sont hyper engagées. C'est flagrant. Et je dois dire que moi, là-dessus, il m'inspire beaucoup.
- Speaker #2
Dernière question. Si quelqu'un nous écoute et a envie de se lancer dans la boulangerie pour vous aider à améliorer le secteur, Si vous avez un petit conseil, alors peut-être pas un conseil boulangerie, mais un conseil vraiment humain, recrutement, équipe. Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Speaker #1
Quelqu'un qui veut se lancer ou qui veut créer des outils pour nous aider ?
- Speaker #0
C'est pas pareil. Qui veut se lancer ? Moi, les outils, j'en ai mis. Se faire son expérience et faire les erreurs qu'il faut faire. En fait, c'est un peu bête, mais nous, par exemple, je le dis, notre plus grand chiffre en tant que patronne, c'est quand on a des anciens employés. qui se chauffent à monter leur boîte et qui viennent vous voir un an après, six mois, deux ans, et qui vous regardent en disant « Oh putain, tout ce que j'ai compris en deux ans que je n'avais pas compris, tous les trucs où en fait je me disais « Ouais, elles font ci, elles font ça. » En fait, là, je me suis dit « Wow ! » Et donc, il faut les faire, les erreurs. Il faut recruter le mauvais gars. Il faut qu'il y ait le mec qui te plante au bout de deux mois d'ouverture. Il faut faire tous ces trucs parce qu'en fait, c'est en faisant ça aussi que tu te rends compte de la difficulté de ce que c'est concrètement d'ouvrir une boulangerie. Et donc, après, en faisant ces erreurs, tu vas faire mieux, tu vas corriger. Mais je ne sais pas comment dire, pour moi, ça fait partie de l'expérience. Si tu arrives et que tout est rose et qu'en fait, tu fais tellement bien le recrutement et tellement tout bien qu'en fait, c'est sans embûche. Ce n'est pas que ce n'est pas drôle, mais je trouve qu'en fait, à quel moment ça va te faire progresser ? À quel moment ça va te faire évoluer ? Je ne sais pas.
- Speaker #2
Non,
- Speaker #0
je ne sais pas si c'est un conseil. Non, mais un conseil, c'est, on le dit souvent déjà,
- Speaker #1
un rester hyper naïf. parce que si tu... Si tu réfléchis trop, tu le fais pas. Et c'est la naïveté qui nous a donné la force de le faire. Et ensuite, je pense que c'est le faire à ta façon. Tes propres valeurs. On parlait de mon frère qui est très dans le faire kiffer ses équipes. C'est sa façon de faire. Il y a des choses qui sont applicables dans sa façon de faire, dans notre boulangerie, et on prend. Mais je veux dire, nous, on a des valeurs aujourd'hui qui sont très propres à nous. C'est-à-dire le côté familial, le côté vraiment... essayer de les rendre heureux en fonction de leurs besoins à chacun et tout ça. Donc je pense que c'est vraiment réfléchir qu'est-ce que t'as envie de faire dans ce métier, c'est quoi que t'as envie de changer, c'est quoi que t'as envie de garder, c'est quoi que t'as envie de faire évoluer. et d'essayer de vraiment prendre cette direction-là. Et essayer,
- Speaker #0
en fait. Il y a sûrement des choses qui ne vont pas marcher.
- Speaker #1
Et tu seras sûrement déçue de la réaction parfois, mais ce n'est pas grave. Fais-le avec toi, ce qui te fait plaisir au fond de ton bite. Sinon, ça ne va pas marcher. Sinon, c'est hyper dur.
- Speaker #0
C'est réversible. Souvent, on fait des choses, ça ne marche pas. Ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Ne le fais pas pour les mauvaises raisons. Ah bah oui,
- Speaker #0
ça c'est sûr.
- Speaker #1
Sinon, tu risques de prendre un bon mur dans la gueule.
- Speaker #0
Et je pense aussi qu'il faut être très sincère dans sa démarche. Si c'est sur du bien-être, si c'est sur des trucs comme ça, c'est dans ce sens-là aussi. Je trouve que si tu n'es pas sincère dans un truc de bienveillance, de bien-être pour les autres, et tu le fais, tu fais les infirmes, ça leur fait plaisir. Mais en fait, concrètement, moi, je m'en fous. Les gens, ils le sentent, ta décision. Très bon conseil. Sincéridade.
- Speaker #1
Sincéridade.
- Speaker #0
C'est bon. On verra. On verra. On verra couper ce morceau.
- Speaker #2
On verra. On se déjouerait.
- Speaker #0
Mais oui, voilà. Sincérité.
- Speaker #2
OK. Merci à toutes les deux. Peut-être un tout dernier mot de la fin, si vous voulez dire où postuler pour vous rejoindre. Ah,
- Speaker #0
bah écoutez... Postulez à recrutement.fr Non, et puis moi,
- Speaker #1
je suis vraiment preneuse parce qu'il y a des gens qui ont des outils. Des outils de recrutement, des outils de réparation, enfin n'importe quoi. Je suis grave preneuse parce que je pense que... A tous les entrepreneurs dans les applications et tout, il y a beaucoup de choses à faire encore dans la restauration. Ah oui,
- Speaker #0
ça, c'est sûr.
- Speaker #1
Quand tu vois Choco et tout, le succès que ça a, et l'outil que ça nous a donné, nous, et ça nous a facilité plein de trucs. Voilà, je suis grave preneuse d'outils comme ça. Donc, si les gens nous écoutent... Ok.
- Speaker #2
Bah, écoute, c'est noté. Ça fait des idées business pour nous. Mais grave.
- Speaker #1
Mais grave.
- Speaker #2
Eh bien, merci. Merci. Merci à toutes les deux. Merci Cécile, merci Victoria. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si vous l'avez apprécié, abonnez-vous au podcast. N'hésitez pas à laisser un petit avis et à le partager autour de vous. Ça nous aide énormément à le faire grandir. Ce podcast vous est présenté par ROSC, la solution simple et rapide pour recruter du personnel en restauration. Pour en savoir plus, le lien est en description.