- ArtEcoVert Pauline Leroux
Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources tinctoriales, usage concret, filière, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute !
- Géraldine Goyat
Bonjour à tous,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
je suis ravie d'accueillir sur le podcast à récovers Géraldine Goya. Bonjour Géraldine.
- Géraldine Goyat
Bonjour Pauline.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors Géraldine, on se retrouve pour un projet particulier. Aujourd'hui, je te reçois dans le cadre du podcaston. Donc le podcaston, c'est la quatrième édition. Le but, c'est en fait de faire connaître, de monter en notoriété des associations qui nous tiennent à cœur. Et donc, pour cette quatrième édition qui se clôture le 20 mars. Je voulais te recevoir toi par rapport au travail formidable que tu fais avec l'association Antémis. On en a déjà échangé toutes les deux, on s'est lancé à peu près en même temps et je suis hyper ravie de pouvoir mettre en avant tout ce que tu as fait en trois ans, le rayonnement au local, etc. Mais tu vas nous en dire plus. Donc, est-ce que Géraldine, tu pourrais déjà toi te présenter ton parcours personnel et ce qui t'a amené au plan de Tinctorial, comment tu as fait ce lien et ce cheminement ?
- Géraldine Goyat
Alors, écoute Pauline, c'est vrai qu'on se connaît maintenant depuis trois ans et on se suit un peu chaque année. Moi, j'ai 50 ans, ça y est. Bien installée, bien implantée comme ces fleurs tinctoriales. On est dans le projet des plantes tinctoriales depuis trois ans à travers Antémis, l'association à trois ans. Et c'est un projet qui a été réfléchi en amont, qui a pratiquement cinq ans de réflexion. Je ne suis pas... du monde agricole ni horticole. Moi, j'ai un parcours de formation et d'expérience durant presque 30 ans dans la santé et l'insertion par l'activité économique avec une sensibilité, un fil conducteur depuis toujours sur les questions environnementales. Et puis, on va dire que c'est la première jambe de mon parcours. Et la deuxième jambe, j'ai un fort attachement à la ruralité. Alors, je suis du nord, des Hauts-de-France. France, mais on m'a fait découvrir très très tôt quand j'étais étudiante le territoire des Sept-Vallées, qui est un joli territoire entre le littoral et l'arajoie, qui est une vraie, enfin on est vraiment en ruralité et l'attachement à l'environnement et à cette ruralité, la deuxième jambe, qui a été un peu un fil conducteur en fait dans mes choix de carrière. Et à un moment donné, pour achever ma carrière, je voulais me spécialiser sur un projet 100% environnemental. Et c'est comme ça qu'est né le collectif de réflexion qui partageait avec moi ce projet sur environnement et ruralité. Comment préserver des territoires ruraux et mettre en valeur des hommes et des femmes sur des projets 100% en support végétal. Et puis, dans ce petit groupe où nous étions une petite dizaine d'habitants à réfléchir, une des personnes connaissait les plantes tectoriales. Autant vous dire que personne d'autre connaissait autour de la table. Et c'est elle qui nous a semé la petite graine dans notre tête et dans notre cœur. On s'est tous penchés sur le sujet. On l'a planché durant 6 à 18 mois. Et voilà. Et on a plongé dans cet univers-là. et de ce fait j'ai J'ai repris une formation technique, un BTS, en un an de production horticole pour gagner du temps en termes de compétences. Et dans le collectif, on est entouré de professionnels de la floriculture ou du maraîchage. ou des espèces verts. Donc, on a aussi dans le collectif des compétences techniques qui m'ont aussi accompagnée et épaulée dans la mise en place du projet Antémis, qui du coup est né il y a trois ans sous forme associative. Voilà.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Top.
- Géraldine Goyat
Je t'ai fait le mix, mon parcours personnel et l'origine d'Antémis.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Alors du coup, Géraldine, pourquoi j'ai choisi ton association ? Je te l'ai dit quand on s'est eu au téléphone. Je trouve que ça regroupe toutes les... La pluridisciplinarité, l'action, comme tu dis, environnementale, de réinsertion sur plein de domaines. Ça joue aussi sur les démarches collectives, locales. Et tu as développé plein d'aspects qui, pour moi, sont des fils à tirer pour la couleur végétale et les plantes tanctoriales. Donc, on va essayer de démarrer par le commencement. Est-ce que tu peux me préciser les activités principales de l'association Anthémis ? Tu vois, tu fais du principal au plus anecdotique. Vos grandes missions ? Et déjà, si on commence par là et si je peux rebondir au fur et à mesure, ce sera génial.
- Géraldine Goyat
Très bien. Écoute, souvent, si je ne me perds pas, je prends un peu l'image d'un tabouret à quatre pieds pour avoir une bonne assise au niveau de ce projet territorial. La première activité, c'est qu'on soit une activité de conseil et d'accompagnement auprès de professionnels en cours ou en devenir ou en reconversion qui souhaitent travailler le support végétal en ruralité. Et du coup, pour cette activité d'accompagnement, de conseil et de transfert de compétences horticoles ou agricoles, On a un plateau test de culture, donc on est comme une association qui fait de l'action recherche culturelle, où on élève des plantes, on établit de la documentation technique, on étudie les rendements, on étudie les débouchés possibles pour accompagner comme ça individuellement ou collectivement des demandeurs d'emploi ou des producteurs locaux. qui pourraient s'intéresser à ce support qu'est les plantes tinctoriales et le débouché, enfin, ou les débouchés qu'elles apportent. Donc ça, c'est notre activité principale.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Donc c'est vraiment spécifique plantes tinctoriales . Ce n'est pas floriculture au sens large, c'est spécifiquement plantes tinctoriales .
- Géraldine Goyat
Alors, je dis quand même floriculture parce que les plantes tinctoriales , c'est large et nous, on a choisi la fleur dans l'univers tinctoriales . Donc on est quand même floriculteurs, on se présente comme des floriculteurs. spécialisées en fait, ou sur de la fleuriculture fonctionnelle. C'est un deuxième terme qu'on utilise dans le jargon un petit peu des plantes tectorielles industrielles. Voilà. Donc ça, c'est notre activité première.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et donc, dans cette activité première, est-ce qu'on peut parler, sans qu'on perde notre fil, mais des différentes plantes, vu que tu t'es focalisée sur les fleurs, quelles sont les fleurs que tu travailles aujourd'hui, et sur lesquelles tu peux accompagner des reconversions, des projets, etc.
- Géraldine Goyat
Alors, comme on se veut un plateau test et d'action recherche, on s'est d'abord nourri de l'expérience de pair à l'échelle nationale. C'est-à-dire qu'avant de démarrer, on a pris soin de faire une recherche cytographique, de prendre notre téléphone, d'aller vers des producteurs qui avaient déjà lancé des initiatives avant nous. Et c'est un univers... qui est jusqu'à présent assez ouvert pour vraiment partager et confier leur mise en place de projet. Grâce à ces entretiens avec eux, comme un entonnoir, c'est là où nous on a choisi de se flécher sur les fleurs. On a évacué les cueillettes sauvages, on a évacué l'arboriculture, donc on est allé sur les fleurs. et on a fait un choix d'avoir un plateau qui... puissent étudier 20 variétés de fleurs. Sachant que dans ces 20 variétés de fleurs, on a fait deux tiers de fleurs qui sont indigènes, déjà très adaptées au climat des Hauts-de-France. Et on a fait un tiers de fleurs plutôt dites méditerranéennes parce que le but, c'est de préparer aussi les adaptations à venir. Et comme souvent, on dit qu'il faut 3 à 5 ans pour bien étudier vraiment tout un... Une documentation technique horticole d'élevage et de rendement. On a voulu démarrer tout de suite, il y a trois ans, en mettant un tiers de plantes dites plutôt méditerranéennes ou cultivées plutôt jusqu'au nord de la Loire, mais pas au-dessus de la Loire, mais pas au-delà. Typiquement, le cartème des teinturiers, par exemple, qui est très sensible à l'humidité. Alors, vu notre climat à nous, on sait qui tient. Voilà, la deuxième plante méditerranéenne, c'est le lupin indigo. pour aller chercher des bleus un peu autrement que sur les plantes traditionnelles. Là, c'est des exemples comme ça de plantes flores plutôt méditerranéennes. Et puis dans le choix de ces 20 variétés de flores, on a à peu près la moitié en vivaces et la moitié en annuelles. Parce que ce qu'on veut observer aussi, c'est le fait de cultiver des vivaces qui économisent un petit peu le temps de remise en place chaque année. Est-ce qu'on a quand même un maintien de qualité ? dans les fleurs, à la fois la floraison et aussi la qualité des couleurs obtenues. Voilà, c'est un peu ces critères-là qui nous ont aiguillonnés dans le choix. Après, dans les fleurs, on retrouve quelques fleurs emblématiques, c'est-à-dire les trois produits, à l'exception de la Garance, qu'on ne met qu'en collection, mais on retrouve la Gode Reseda, le Pastel des Teinturiers, la Renouée des Teinturiers, par exemple. Ensuite sur les jaunes, en variante de jaune, on est allé chercher la camomille tinctoriales dont le nom est d'ailleurs Anthémis qui a donné lieu au nom de notre fleur. On a le souci officinal, on est sur les bleuets, alors le bleuet des champs, le bleuet noir, les roses trémières noires, les ignanins qui donnent des oranges. Dans ces vingtaines de fleurs, on est allé chercher une palette de couleurs. Assez varié, assez étendu. Et on voulait surtout aussi aller chercher quelques variétés de fleurs qui n'étaient pas encore trop produites en France. Parce que le but, c'est qu'on veut aussi respecter les producteurs qui sont déjà établis depuis plus d'une dizaine d'années ou parfois un peu moins. Et nous, notre démarche, c'est de trouver des productions qui soient plutôt en complémentarité d'une offre existante. Le but, c'est que tout le monde arrive à en vivre et on n'ira pas... produire du pastel. Là, par exemple, dans les régions de France, il y a deux producteurs de pastel du côté de la Picardie, dans la Miennois. On ne va pas, nous, s'amuser à produire du pastel pour dire de produire en quantité. Et voilà. Sauf si ces deux producteurs, il y a une demande énorme et viennent vers nous en disant, ça y est, il faut qu'on travaille en complémentarité. Est-ce que vous connaissez des producteurs autour de vous qui seraient prêts à s'adosser à nous ? Nous, On connaît la culture du pastel, on peut accompagner des producteurs qui rejoindraient ce mouvement-là, mais pour le coup, on n'a pas la vocation à venir concurrencer les deux producteurs actuels. Voilà, ça c'est un peu notre démarche.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, ok. Donc sur ces plantes, j'entends qu'on a fait pendant la quinzaine de l'agriculture tinctoriales suite au questionnaire qu'on avait posé à tous les agris, on avait demandé toutes les plantes qui étaient travaillées en tinctoriales , et c'est vrai que vous vous faites un pas de côté pour... et aller chercher des nouvelles variétés, comme tu dis, et aussi ne pas empiéter sur nos agris en tinctoriales qui sont installés. Donc ça, vraiment top, et tu fais bien de le redire. Donc ça, c'est la partie conseil et accompagnement, donc pour accompagner au travail ou des gens qui sont déjà installés, qui veulent se reconvertir, explorer les plantes tinctoriales , etc. Donc ça, c'est top. Tu parles de... Le but, c'est d'en vivre. tu dis qu'il faut que ce soit une activité pérenne et tu parles des débouchés. Aujourd'hui, dans les débouchés que tu as trouvés et dans le fait que l'activité soit pérenne, est-ce que là-dessus, tu arrives à assurer ces choses-là aux personnes que tu formes ou que tu accompagnes ?
- Géraldine Goyat
Alors, comme on a juste trois ans, on est encore un petit peu neuf. Mais néanmoins, comme on a pris quand même conseil auprès de producteurs qui se sont installés plus longtemps que nous, qui souvent, eux, étaient entre 3 et 5 ans, grâce à eux, je pense qu'on a gagné facilement un an à 18 mois de mise en place un petit peu de la filière ultra locale, on va dire, au niveau de notre ruralité. Parce qu'au jour d'aujourd'hui, Sur deux années de rendement, tout de suite, on a eu des partenariats avec des établissements d'enseignement supérieur qui nous ont fait les recherches académiques pour avoir les tests de résultats d'application dans trois domaines d'activité. Ces trois domaines d'activité, on a bien senti des tendances et des couleurs ou des tendances qui, tout de suite, pour nous, offrent des résultats intéressants et probants. Et avec un de ces établissements, on commence à travailler la mise en relation avec des industriels locaux ou des artisans ou des maisons renommées. Le but, c'est de décrocher d'abord... à deux contrats, on va dire, que nous on va même appeler expérimental. On préfère démarrer sur une commande test d'un an, deux ans, trois ans, sur un volume raisonnable, et créer une triangulaire avec un premier producteur local que nous avons identifié. Donc on est dans cette démarche-là, on est en train d'approcher et de proposer. en fait c'est notre palier à 3, là où les gens commencent entre 3 et 5 ans, là nous on a 2 ans et demi, on va avoir 3 ans dans 6 mois, on commence ce rapprochement actuellement avec un industriel et puis un producteur qui serait volontaire pour mettre en place ce triangle test pour une première expérimentation.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et donc du coup ta plateforme où tu as tes plantes, tes vins variétés et tu as les fameux potentiellement les agriculteurs qui s'installent. Et tu accompagnes aussi tout ça, c'est cet ensemble de terres-là qui accompagne des projets, comme tu viens de dire, plutôt industriels, que tu essayes de mettre en place, c'est ça ?
- Géraldine Goyat
Tout à fait. Alors en fait, ce qui se passe, c'est que dans ceux qui sont venus nous voir, par exemple, il y a un collectif, je pense, près du Béthunois, qui s'est constitué. Alors c'est un collectif d'associations et d'agriculteurs. qui du coup, d'un collectif au bout d'une année, se sont eux-mêmes constitués en association pour promouvoir également les plantes tinctoriales et rejoindre une dynamique sur la filière tinctoriales . Donc par exemple, c'est ce type de démarche qu'on a accompagné. Là, on a plutôt des agriculteurs qui sont plutôt volontaires pour produire notamment une plante en grande culture. C'est leur finalité. On a beaucoup eu des maraîchers ou des producteurs de pâmes récemment installés, souvent des personnes plutôt qui sont issues d'une reconversion professionnelle et qui dès le départ sont tout de suite dans une réflexion de co-value, co-valeur de leur petite production. C'est-à-dire qu'ils sont plutôt pour faire de la tisannerie, de l'arboristerie. Mais dès le départ, ils viennent nous voir pour connaître le débouché complémentaire qu'offrent certaines fleurs. Parce que souvent, dans certaines fleurs tinctoriales , certaines sont connues en PAM. Et en fait, elles ont cette co-value. Donc là, on a pu accompagner comme ça quelques jeunes installés qui tout de suite sont dans la diversification. Et du coup, ils ont des petites productions et ils ont un micro-réseau autour d'eux où ils proposent de la matière. ou des services autour des tinctorials. On a fédéré aussi des auto-entrepreneurs qui se sont lancés dans la filière tinctoriale. Alors, soit déjà en ayant un support végétal, soit un jardin forêt ou en reprise de pépinière. Puis, eux-mêmes ont développé du service à côté de leur petite production. Et à l'origine, ils avaient une auto-production pour leur service. Et là, on est en train de les fédérer ensemble dans un rayon raisonnable pour qu'on preste ensemble sur des projets, sur des marchés plus importants, ou même de lancer, on vient de lancer un comptoir de producteurs aux couleurs naturelles, qui est un comptoir qui réunit au jour d'aujourd'hui neuf producteurs de matière ou de services autour des tinctoriales . Le fait de se rassembler permet de la mise en visibilité de ces micro-initiatives et on monte en puissance, en affaires, en compétences d'abord, et en affaires ensemble. Ça, c'est ce type de démarche. Et après, oui, on a 3-4 producteurs qui sont sur des plus grandes surfaces, où on est tout de suite dans du 80, 100, 120 hectares, qui se sont dit prêts et qui attendent de notre part. qu'on revienne vers eux en disant ça y est, pour tel ou tel végétal, on a un industriel qui est prêt à démarrer quelque chose et on a ce vivier de 3-4 producteurs volontaires.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Pour préciser aux auditeurs qui ne connaissent pas, les PAM, plantes à parfum aromatiques et médicinales, souvent les tinctoriales sont classées dans les PAM pour la déclaration à la PAC, la politique d'agricole commune. Donc ça, toujours pour revenir à la quinzaine tinctoriales , les débouchés, tu te souviens, on a demandé aux agriculteurs quels étaient leurs débouchés dans l'ordre. Alors je ne sais pas si tu allais même, on a bien sûr parlé du luxe qui s'intéresse beaucoup, mais beaucoup en sous-marin. Il y a énormément de projets qui sont en train d'arriver. Qui sortira le premier ? On verra. Mais en tout cas, le luxe, globalement, il s'intéresse beaucoup. Donc nous, le premier, c'était la teinture. Donc on a fait un questionnaire sur 20 agriculteurs. C'était d'abord la teinture. Ensuite, les beaux-arts. J'étais assez surprise. Ensuite, les centres de formation. Donc ça, c'est quand même intéressant. C'est-à-dire qu'il y a de la quantité aussi qui passe par là. Et on a vu en quatrième la savonnerie. C'est pour ça qu'on va aussi créer un événement là-dedans. même si c'est des petits artisans c'est des volumes de plantes tinctoriales qui s'écoulent, est-ce que c'est les mêmes à peu près pour toi, est-ce que t'en as d'autres qui te titillent que t'as envie,
- Géraldine Goyat
sans dévoiler ce que tu n'as pas le droit de dévoiler bien sûr mais je sais qu'on marche toujours sur des oeufs Non non mais on retrouve les mêmes indicateurs de tendance sachant que Merci. Nous, très vite, effectivement, on est sur les métiers d'art, le luxe et les beaux-arts. Parce que je pense qu'il y a de la rencontre humaine, il y a des compétences techniques qui se rencontrent et on est dans du vrai travail à façon et de niche. On sait aussi la valeur de se donner du temps pour avoir un résultat de qualité. voilà la peinture en soi on n'ira pas trop nous en interne au sein d'antémis on est quand même sur un territoire où on n'a pas de trop grosse surface on est quand même sur des petites surfaces ou des moyennes surfaces et dans la mienne oise ils sont en kumar où ils sont gros volume je pense Merci. pas qu'on ira jusque là et de toute façon même en interne on se pose la question du positionnement quantité matière, prix par rapport à la teinture tissu du coup c'est pas la filière sur laquelle nous on la suit avec attention mais on n'ira pas forcément vers celle là on a des appels un peu du pied sur la cosmétique et avant enfin je dirais Derrière les métiers d'art, le luxe et les beaux-arts, la deuxième filière qui, avec Zéco, ont effectivement les organismes de formation et les établissements techniques qui sont sacrément en train de se mettre en route sur la transition écologique, dont les apprentissages techniques, que ce soit le bois, que ce soit les métiers de service en restauration, donc la coloration alimentaire, les arts appliqués. Et ces établissements techniques viennent vers nous à la fois en demande matière, en demande produit végétal ou en demande même de formation ou d'accompagnement. Donc voilà, on est sur une partie des cibles que tu as citées.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et alors, une autre question, c'est donc ce qui est très intéressant dans votre projet, c'est cette montée aussi en échelle, c'est-à-dire que, comme tu dis, il y a des gens qui se tiennent prêts à cultiver en plus grande surface pour répondre à des projets industriels, ce qu'on attend tous, parce que clairement, plus il y aura de projets à plus grande échelle, plus ce sera aisé de convaincre et d'enclencher quelque chose. Ce que je voulais dire là-dessus, c'est... Est-ce que c'est l'association qui accompagne ces projets industriels ou encore une fois, c'est comme un comité pluridisciplinaire où tu as des partenaires qui t'aident aussi ? Ou c'est vous qui portez tout ça, cette montée en échelle, cette mise en culture ? Tu parlais de 120 hectares.
- Géraldine Goyat
Oui, en général, on est tout de suite en démarche coopérative et d'interdisciplinarité. Parce que souvent, ça appelle des compétences plurielles et qui viennent se compléter. Il y a l'industriel, mais il y a souvent tout ce qui est les laboratoires ou les établissements de recherche académique qui sont un pilier. aussi de la filière, on en a besoin pour faire nos tests d'application puis eux-mêmes ils ont leur propre réseau et ils deviennent aussi je pense qu'ils se prennent au jeu de la filière et ils deviennent partie prenante dans la réflexion il y a les producteurs, les volontaires intéressés et puis je pense que des fois on est dans une dynamique réseau où il y a des compétences tierces Euh... Par exemple, ce que toi-même tu fais Pauline avec Areco Vert ou des fois localement, on peut avoir une compétence tiers de mise en réseau, de mise en façonnage ou en structuration ou qui vient mettre de l'huile dans la machine. Donc, on est plutôt en interdisciplinarité. Je pense qu'à plusieurs, on avance plus vite quand même et puis on avance avec solidité dans la présentation de nos démarches et de nos projets. que seul.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Donc là, je pense qu'on a fait le tour du premier pied du tabouret, conseil et accompagnement. Est-ce que tu peux nous dire les autres pieds du tabouret pour qu'on continue cette métaphore ?
- Géraldine Goyat
Alors le deuxième pied du tabouret, qui n'est pas des moindres non plus et qui nous tient à cœur et on ne pensait pas que celui-là allait rayonner à ce point-là aussi et à quel point d'ailleurs ça nous a conforté dans le fait qu'on a choisi de s'installer en cette vallée. c'est qu'on fait de l'accompagnement d'établissements publics, d'entreprises ou de collectivités qui souhaitent valoriser leur patrimoine, leur patrimoine soit naturel ou bâti, historique ou en termes de savoir-faire, en faisant de l'aménagement paysager en lien avec des tinctoriales . Et souvent, cet aménagement paysager, il est accompagné d'une réflexion ou d'une offre. de services en lien avec les territoriales. Alors soit on réveille par exemple des parcours pédestres thématiques historiques en lien avec ces fleurs soit on est vraiment sur des savoir-faire techniques liés à l'industrie textile soit on peut réveiller du patrimoine historique sur des bâtiments comme des moulins à couleur des aspects de la filière et ce point-là, il est énorme. Alors, nous, on a fait le choix de ce territoire des Sept-Vallées qui est un territoire merveilleux, c'est une très belle pépite verte, mais c'est un territoire qui est en vraie cherche d'identité aussi parce que c'est un territoire, malheureusement, qui a été vieillissant. Les jeunes partent se former, ne reviennent pas forcément, donc il y a une dénatalisation. comme c'est un territoire quand même qui est plutôt très joli, très verdoyant et coincé derrière le littoral du nord souvent c'est une base arrière de retraités en maison secondaire ça participe au vieillissement mais comme je disais tout à l'heure, ce territoire-là, cette languette magnifique est coincé derrière l'attractivité touristique du littoral ou l'attractivité économique du bassin arinjoua Résultat des courses, on a une activité principalement agricole industrielle, mais avec des populations extrêmement pauvres. C'est-à-dire qu'on est dans les revenus agricoles les plus bas de France. Les taux de chômage chez les femmes sont à voisine 14 à 16%. Chez les jeunes, ils sont aussi extrêmement importants. Donc, on a des indicateurs sociodémographiques très en difficulté. Donc on est avec une collectivité qui a une vraie volonté aussi de retrouver une identité qui donne envie, déjà qui rend les habitants fiers du territoire où ils habitent. Et ça aussi on y participe, c'est qu'on veut leur faire comprendre qu'ils habitent un beau territoire, qu'ils peuvent être fiers de leur territoire et qu'ils sont ressources pour leur territoire. Et en plus on est sur un territoire où il y a énormément de richesses historiques. Et du coup avec notre démarche et toute l'histoire, qu'on a avec les Tinctorials et les Hauts-de-France. Nos projets d'aménagement paysager et de conseil et d'accompagnement dans une offre de services aux côtés de collectivités, d'entreprises ou de structures publiques. On participe ainsi à la valorisation du patrimoine local.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ça me fait penser au tourisme tinctorial. Alors j'appelle ça comme ça pour faire court. Mais dans les gens que j'interview, les artisanes que je connais, ou les projets autour des tinctoriales en France et plus loin, il y a énormément ce retour à se raccrocher au patrimoine historique, à la botanique, un peu de la pluridisciplinarité, mais beaucoup tourné vers le tourisme. Et on va recevoir bientôt une Française qui s'est expatriée au Portugal. et qui a créé avec ses étudiants, franchement c'est un super projet, je pense que ça t'inspirerait tellement, qui a créé un parcours où en fait tu vas visiter une ville historique du Portugal, mais avec un lien avec les tinctoriales , elle explique pourquoi tel draperie était fait comme ça, ou pourquoi dans le château, qu'est-ce qui se passait, ce potager médié, bref, c'est hyper intéressant, et ça me fait penser à ta démarche, et tu vois quand tu dis des parcours pédestres, etc., c'est de plus en plus, c'est-à-dire qu'il y a même des teinturières, qui inclut dans leur formation d'aller visiter, alors je ne sais plus si c'était au port ou au fort du Havre, d'aller visiter d'abord un monument historique, d'aller collecter autour de ce monument et de revenir faire de la teinture. Et en fait, c'est vraiment un truc que j'entends depuis 8 mois, 1 an, c'est vraiment un retour aux souches, un retour aux bases.
- Géraldine Goyat
bah c'est Effectivement, ce que tu dis, pour nous, par exemple, en Antémis, on porte le projet d'une route des fleurs. Quand les gens qui plient la race, tout ça, pour aller au Touquet, à la plage le week-end, pourquoi on traverse les sept vallées ? Après, on intervient aussi sur le Ternois ou le Montrelois qui collent ce territoire-là. C'est cette route des fleurs, c'est-à-dire qu'il peut y avoir des points de halte parce qu'il y a un lieu ou une histoire à visiter. Il y a une partenaire d'une association avec qui on travaille a lancé aussi l'idée d'une route des savoirs qui est finalement très croisée. Les deux peuvent aller ensemble ou à des itinéraires un peu plus variés. Mais on sent que comme le fil, il y a deux brins qui commencent à se torsader ensemble. Et puis surtout, c'est que ça crée du lien entre des lieux et des personnes qui souvent ne se connaissaient pas auparavant et on provoque cette rencontre. Et on ne fonctionne de moins en moins en tuyau d'orgue aussi, chacun dans son projet, chacun dans ses réflexions sur son modèle économique. C'est qu'on travaille plutôt en systémie, c'est-à-dire qu'on réfléchit une offre à l'échelle d'un territoire qui peut profiter au plus grand nombre et de façon équitable. Et puis surtout qui se réfléchit avec du sens, c'est-à-dire pourquoi on y vient, pourquoi on le traverse et pourquoi on s'y arrête. Et je pense que c'est la meilleure façon de se connaître, de travailler la complémentarité et de travailler des bons équilibres, à la fois pour soi, des équilibres d'ensemble, et puis des équilibres pour le territoire sur lequel on vit. Donc, ce que tu dis là me parle complètement, parce que c'est la démarche du Portugal. On s'y retrouve, on est dans celle-ci. En tout cas,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
top. Écoute, la route des fleurs, j'ai hâte de faire escale en allant là-bas. On parlera après des Hauts-de-France et du réseau parce qu'il faut quand même qu'on salue nos pères dans les Hauts-de-France et qu'on fasse un peu de chauvinisme. Alors, on retourne à notre tabouret, le troisième pied du tabouret.
- Géraldine Goyat
Eh bien, en fait, c'est ce que j'allais dire, c'est le consommateur final. Quand même, notre travail, c'est qu'en même temps qu'on réfléchit le sol et qu'on accompagne des producteurs, en même temps qu'on accompagne des entreprises ou des collectivités publiques sur la place de cette filière-là sur leur territoire, Et bien parallèlement, on sensibilise le consommateur final. Alors par des projets de pédagogie, par des projets de sensibilisation, par des projets éducatifs, comme on est labellisé adage et pas sculpture, on travaille beaucoup avec le milieu scolaire dans des programmes en transdisciplinarité, voilà, pour faire de la sensibilisation. Et il y a aussi un ex-formation, entre autres aussi accompagnement par la formation auprès des personnels un peu enseignants, formateurs de MFR, formateurs dans des filières du végétal. Donc en fait, il y a toute cette démarche, vraiment, on explique l'étinctorial, on montre l'intérêt d'étinctorial. Alors le végétal en soi... mais aussi toutes les applications et débouchés possibles. Et puis aussi les impacts sur l'environnement, sur la santé, sur leur territoire. Donc il y a toute cette démarche un petit peu sensibilisation éducative que nous faisons avec ce troisième pied du tabouret.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et du coup, tu vas jusque... Alors attends, d'abord, MFR, est-ce que tu peux préciser ce que c'est ?
- Géraldine Goyat
Ah oui, c'est les maisons-foyers ruraux, en fait. Donc ce sont des lieux d'accueil de jeunes et de formation technique, souvent en filière agricole et horticole.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Je suis hyper heureuse d'entendre que tu sensibilises aussi à l'aspect environnemental et santé des plantes tinctoriales . Est-ce que tu vas jusqu'à être un petit peu dure avec les colorants de synthèse ? Ou est-ce que tu dis juste que c'est meilleur pour la dégradabilité dans l'eau, pour la fin de vie du tissu ou du support qui est avec ces couleurs ? Est-ce que c'est une question qu'on se pose souvent ? Est-ce que les acteurs de la couleur végétale ne sont pas trop soft vis-à-vis de l'industrie des colorants synthétiques ? C'est toujours la question qui revient. Est-ce qu'il faudrait un petit peu plus taper dessus ? Ce qui n'est pas notre... Tu vois bien, le collectif n'est pas dans ce mood-là. Mais je voudrais bien avoir ton avis là-dessus parce que tu touches les deux points. La santé et l'environnement. Et les impacts sont... C'est vraiment crucial. Est-ce qu'il faudrait pour toi un petit peu plus... Se muscler et un petit peu plus attaquer les couleurs de synthèse.
- Géraldine Goyat
Je ne vais pas évincer ta question, mais je vais te faire une réponse de Normand. Je ne sais pas si tu as fait ça. Non, je suis un peu plus nuancée que ça parce que déjà aujourd'hui, par tradition, il y a des supports qui ont besoin encore des... des pigments de synthèse, de la couleur de synthèse. Puis, vu la masse qu'il faut produire, on n'est pas prêt à répondre à l'ensemble de la demande. Ça, ce serait malhonnête d'avoir cette prétention-là. Voilà. Par contre, je ne manque pas parler des incidences quand même sur l'eau, sur l'air, sur notre... peau, comment aussi on respire et la perméabilité des choses, donc ça je fais le point et sur le côté nuance c'est qu'effectivement revenir à des couleurs naturelles, c'est quand même beaucoup mieux pour la préservation de l'air dans son ensemble, de sa santé en général, mais néanmoins même dans le naturel des questions se posent C'est-à-dire la source, c'est-à-dire où est-ce qu'on va chercher sa matière première, d'où elle vient, est-ce qu'elle a été collectée de façon éthique, respectueuse et responsable, y compris sur le plan du travail et de l'écosystème. Tout n'est pas louable quand on dit naturel. Quand on dit naturel, tout ne veut pas dire bio. Des fois, on a... Des fois, des producteurs, parce qu'il faut faire du volume, sont inconventionnels et que même s'ils font beaucoup d'efforts, il y a quand même aussi de l'intrachimie de synthèse qui rentre quand même dans le process d'un produit naturel. Donc, c'est là où ma nuance, comment dire, il y a une attention particulière sur la provenance, le respect de l'eau. l'air et sur sa santé, dans ce qu'on ingère ou dans ce qu'on porte sur soi et sur la perméabilité aujourd'hui qui est établie entre les matières et notre corps, il y a cette veille. Maintenant, de là à critiquer les pigments de synthèse pour faire que la mise en avant de la couleur naturelle, je nuance quand même. Voilà, parce que des deux côtés, il y a des points de vigilance et des efforts à faire. Deux côtés.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Top. Donc du coup, pour amender aussi dans ton sens, c'est qu'aujourd'hui, comme tu dis, on n'aurait même pas les surfaces pour cultiver ce qu'il faudrait pour répondre à la demande. Par contre, ce qui serait intéressant, c'est quand même qu'il y ait de plus en plus d'entreprises engagées qui s'y intéressent dans le sens où ça pourrait vraiment, quand ils sont dans des recherches d'analyse de cycle de vie, d'impact carbone, de tout ça, dans aucun des paramètres, c'est pris en compte la couleur alors que c'est le... Un des plus petits budgets, parce que ça ne coûte rien de la couleur de synthèse, et c'est le truc le plus impactant, et ça n'est un des trucs les plus impactants, et ça n'est pas dans tous ces cahiers des charges, dans toutes ces analyses. Et moi, je me dis, ça, c'est quand même dommage. Et j'aimerais qu'il y ait au moins cette prise de conscience de se dire, ah, la couleur de synthèse, il y a quand même quelque chose à questionner. Sans dire que nous, on est la solution. Et ça, je suis bien d'accord. On est une des solutions.
- Géraldine Goyat
Il faut que tu lances le bilan carbone de nos productions.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, carrément.
- Géraldine Goyat
De la production jusqu'au produit fini, Pauline. Voilà. Moi, je t'en dis plus pour toi.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, oui. C'est pour mes petites épaules.
- Géraldine Goyat
Voilà, tu lances l'audit bilan carbone.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Sinon je voudrais citer l'épisode qu'on a fait avec Audrey Millier qui nous parlait justement pour ceux qui ont envie de creuser des impacts que peuvent avoir les colorants de synthèse notamment sur le textile, sur la femme notamment donc voilà c'est l'épisode de mémoire, c'est le 15 il est écouté, réécouté, ratard, écouté il date d'il y a au moins 3 ans mais c'est toujours aussi vrai et de plus en plus donc je vous envoie l'écouter si ça vous intéresse On arrive à notre quatrième pied de tabouret Pour décrire l'association Antémis, est-ce que tu peux nous dire ce que ça touche ?
- Géraldine Goyat
Alors, ce quatrième pied, quelque part, j'allais dire, néanmoins, il est un peu transverse à tout ce qu'on fait. C'est que c'est les valeurs de l'association que l'on anime, pour le coup, en étant présent dans des dynamiques de réseau local et de coopération. C'est la coopération, c'est tous les modèles emprunts à l'économie sociale et solidaire. On est sur une démarche de coopération et une réflexion en systémie et à l'échelle du territoire. Je pense que je l'ai déjà beaucoup dit dans mes présentations d'avant. Et après, on a quand même deux veilles pour nous importantes, c'est d'attirer les femmes et les jeunes vers cette filière-là. Comme je disais tout à l'heure, les femmes vont quand même, même si ça évolue, mais ça n'évolue même pas non plus de façon équilibrée dans les différentes filières agricoles, horticoles que nous sommes. Les femmes restent sous-représentées. Les femmes ne sont pas encore suffisamment entrepreneuses dans l'univers agricole, horticole. Donc, on a envie d'attirer les femmes vers cette floriculture spécialisée. Et aussi les jeunes, car en fait, l'univers des plantes tinctoriales offre tellement un beau trait d'union. entre le végétal et les filières industrielles et artisanales, que c'est un champ d'inspiration tellement vaste et pour des jeunes qui se cherchent des fois dans leur voie, dans leur centre d'intérêt, dans ce qui peut être moteur professionnellement. Voilà, donc ce quatrième pied du tabouret, c'est notre implication dans des groupes ou dans des... comité de réflexion locaux qui mettent en valeur les femmes, les jeunes ou les approches, les modèles de coopération économique. Voilà. Un exemple pour être plus concrète, 2026, c'est l'année internationale des femmes agricultrices. Donc, la communauté de communes des Sept-Vallées s'est embarquée Merci. aussi sur la mise en valeur de ces femmes agricultrices au sens large. La définition internationale est très large derrière cette dénomination. Pour cette année, parler de ce sujet et mettre en visibilité ces femmes sur le territoire des Sept-Vallées. Et on a ouvert le bal. Alors, on fait partie d'un groupe de travail. Il va y avoir une programmation en plusieurs épisodes sur l'année 2026. qui ne sera qu'une amorce parce que l'idée est déjà de continuer le travail en 2027, c'est-à-dire qu'on ne va pas profiter de cette annonce. C'est une annonce en 2026, mais on met un pied dans la porte pour continuer le travail sur le territoire les années d'après. Et en fait, on a ouvert le bal, on finit une quinzaine, où nous, on a proposé un des événements qui s'appelle Femmes hautes en couleur, où on a mis en avant des femmes entreprises. preneuses dans l'univers de la couleur naturelle, Dorothée Vosteland de Dame Nature qui est à son jardin forêt, Sophie de l'association Popeline qui est à sa pépinière et qui fait de la sérigraphie végétale, nous en Témis, enfin voilà, ce type d'exemples. Donc c'est ce type un peu de programme que nous menons sur le territoire. qui, à la fois, met en visibilité des femmes entrepreneuses dans l'univers de la teinture végétale, et en même temps, notre démarche de faire connaître ces femmes et d'attirer les femmes vers les métiers du végétal.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
J'étais en train de réfléchir pendant que tu parlais, mais je pense que sur la vingtaine d'agriculteurs qu'on anime avec Aréco Vert, je crois qu'il n'y en a que trois qui sont des hommes. Donc, j'ai un peu l'impression quand même que c'est une culture qui est... Enfin, les plantes tinctoriales, justement, comme tu dis, la partie fleurs, malgré qu'elles soient très physiques, récolter la garance, je pense, à nos amis du champ des couleurs, c'est très physique, mais c'est plutôt une culture qui est quand même plutôt féminine. C'était un constat qu'on avait fait.
- Géraldine Goyat
Alors, est-ce que dans ton comité... Moi, j'ai envie de dire, avant qu'on démarre, c'était plutôt les hommes qui étaient en grande culture et les femmes étaient soit en activité complémentaire d'un conjoint qui était en polyculture et les femmes portaient l'activité complémentaire à la ferme en petite surface sur l'étiquetorial ou sinon on a des projets un peu mixtes, production ou service plutôt portés par des femmes moi j'ai beaucoup de femmes voilà et est-ce que tu as des femmes qui font de la grande culture ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui.
- Géraldine Goyat
Écoute, tant mieux.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Parce qu'elles ont, alors on va faire un peu de... Parce qu'elles ont des parents qui étaient dans le monde agricole. Tu vois, c'est plutôt...
- Géraldine Goyat
Il y avait déjà du foncier.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Il y avait déjà du foncier, il y avait déjà de la mécanisation. Est-ce que j'ai beaucoup de femmes qui font de la grande culture ? Quand même, si, finalement, en Bretagne, dans le Sud. Parce que, d'ailleurs, un truc, il faut qu'on explique aussi aux auditeurs quand on... Quand on a échangé toutes les deux par téléphone, on s'est dit, c'est bien d'autre, je ne connais pas parler avant. Parce qu'en fait, ce que tu fais à l'échelle Hauts-de-France, etc., en fait, pareil, on va vers les mêmes choses, on va interroger les mêmes sujets. Alors, moi, je ne suis pas autant que toi dans tout l'aspect réseau, l'aspect réinsertion, etc. Mais je veux dire, sur les questions des plantes, des débouchés, des montées en échelle, des agris, etc. Et je me dis, bon... C'est quand même dommage qu'on ne se soit pas parlé tout au début pour mutualiser un peu nos recherches. Mais bon, comme quoi, au moins, ça arrive et c'est très bien. Mais donc, pour revenir aux femmes, oui, j'ai des femmes grande culture mécanisées, mais qui ont une génération d'avant qui était dans l'agriculture. Parce que du coup, comme nous, il y a cinq ans, quand on interrogeait les projets, c'était plutôt assez masculin. Alors, je parle des gens qui se sont installés depuis 15 ans, 20 ans ou 10 ans, les plus anciens, et qui ont su en vivre. Ils étaient en grande surface et en structuration parfois commerciale. Et du coup, c'était plutôt masculin. Ce n'était pas encore aussi féminisé que là maintenant où tu as raison. Et du coup, je me pose la question des fois si ceux qui sont en grande culture prennent suffisamment le temps de rejoindre des comités pour travailler ensemble.
- Géraldine Goyat
On n'arrête pas de le dire.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Cette remarque-là, elle est valable même en général dans les projets pour faire vivre un territoire sur les questions agricoles. On va souvent trouver les agriculteurs en grande culture entre eux et ils vont rarement se mélanger. avec les producteurs de moyenne surface ou petite surface. Ça reste très cloisonné. Donc du coup, comme je me dis qu'en France, ce n'est pas non plus encore la grande majorité des initiatives qui sont en grande culture. Il y en a, mais ce n'est pas la majorité. Ce n'est pas la majorité. Donc du coup, ceux qu'on arrive à réunir et rassembler, c'est plutôt ceux qui ont des petites ou moyennes surfaces. Et les projets qui se sont les plus développés, effectivement, c'est plutôt les femmes qui s'en sont emparées. Donc, je pense que les hommes existent, mais ils sont peut-être un peu moins visibles dans notre pays. Un peu plus discrets. Alors,
- Géraldine Goyat
on leur fait un appel. N'hésitez pas à nous faire un petit mail à Géraldine et à moi.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Pour se reconnaître.
- Géraldine Goyat
Sortez du champ. Levez le nez du tracteur. C'est une très bonne remarque.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Rejoignez-nous. parce qu'il ne faudrait pas non plus tomber dans la caricature inverse de dire que l'étinctoriel, c'est un sujet que de femmes, ou c'est fait pour les femmes, pas du tout. On touche tellement à des sujets de biologie, d'histoire, vraiment du sol, de l'arbre. L'industrialisation ou l'artisanat, même si le but c'est d'attirer les femmes vers les métiers verts, la filière tinctoriale n'est qu'un levier pour les amener même vers d'autres métiers verts. On est plutôt pour un équilibre. Donc oui, les hommes, rejoignez-nous et parlez à nos côtés de ce marché.
- Géraldine Goyat
Alors, avant de passer à notre... Petit rayonnement local, parce que j'aimerais quand même mettre les Hauts-de-France en avant avec ton travail, et je sais le travail que tu fais avec les autres. Je voudrais savoir comment on peut aider, pour nos auditeurs, les anthémistes. Comment on peut vous aider ? Je ne sais pas comment on fonctionne. Est-ce qu'il y a un système d'adhésion, comme on peut avoir par exemple chez la map Tinctilis de Cécilia Aguirre dans la région parisienne ? Est-ce que c'est plus venir... te filer des coups de main au moment des récoltes, notamment quand c'est les gros coups de bourre. Comment on peut, pour les auditeurs qui écoutent, qui ont envie de contribuer à ton projet, enfin à votre projet autour d'Antémis, comment on peut aider ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
J'allais dire de trois façons. Mon capitaine de base, c'est qu'effectivement on est une association, donc il y a une possibilité d'adhésion pour devenir adhérent de l'association et montrer qu'on le soutient. On a voulu, alors ça va de 2 euros, 10 euros, 20 euros ou 30 euros, parce qu'on veut une accessibilité aussi de soutien. Après, on peut avoir une adhésion sur une base don libre, s'il y a des personnes qui veulent nous soutenir davantage, allez-y, on éprouve l'art. Et puis ensuite, nous, on fonctionne en démarche participative. On est en démarche participative et scientifique, donc on a vraiment un certain... On a des chantiers participatifs apprenants toute l'année, qu'ils soient sur notre plateau thèse de culture, pour des aspects très horticoles ou des aspects techniques, par exemple fabriquer nos séchoirs, les réaménager chaque année, se construire du matériel, des comptoirs pédagogiques, en autoconstruction, ce genre de choses. Puis on fait aussi des chantiers participatifs sur nos projets d'aménagement paysager. sur nos sites historiques. Voilà. Donc, vous pouvez très bien nous contacter via notre page Facebook ou notre adresse mail pour essayer de se joindre à un chantier participatif. Et il y en a vraiment toute l'année puisque finalement, contrairement à ce qu'on croit, il y a du travail de janvier à décembre.
- Géraldine Goyat
Oui, carrément.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Non ? Voilà. Ensuite, si vous suivez notre actualité par Facebook ou si vous nous écrivez pour plutôt recevoir une newsletter par mail, on a un certain nombre d'événements dans l'année où on présente nos produits, nos graines, nos plants notre matière sèche comme on travaille avec des producteurs locaux, le comptoir nomade au colore naturel si vous venez à ces événements là et que vous achetez nos produits,
- Géraldine Goyat
vous soutenez notre initiative locale bon donc je mettrai les trois il faudra que tu me donnes les trois liens, je les mettrai dans le descriptif d'épisode pour que les gens ne mettent pas... plus de 3 clics pour pouvoir aider l'association alors j'ai une autre question quelle est ta vision pour Anthémis dans les 3 prochaines années vu que tu vas fêter là bientôt vos 3 ans que t'es sur plein de sujets à chaque fois qu'on en parle enfin tu vois entre nos échanges téléphoniques là notre enregistrement de podcast je trouve que t'es sur beaucoup de sujets mais c'est toujours bien structuré en fait ça n'est pas de l'éparpillement il y a toujours une logique Merci. Et ça, j'apprécie beaucoup parce que du coup, je pense que votre initiative, elle a un socle dur. Et du coup, pour moi, l'avenir est assuré. C'est ma perception. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu ta vision sur trois ans ? Qu'est-ce que tu as envie d'explorer ? De même lancer des bouteilles à la mer de partenaires ou d'autres choses ? Qu'est-ce que tu vois pour la suite ? Et on finira par nos amis des Hauts-de-France.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Tu l'as très bien dit, Pauline, et tu as parfaitement raison. On arrive à nos trois ans et là, on est déjà en train de réfléchir depuis quelques mois et à l'horizon de notre Assemblée Générale qui aurait dû rejoindre à la fois ce bilan triennal et le regard pour demain sur à peu près cinq à six ans. Effectivement, notre bilan à trois ans, c'est qu'on a su démarrer, on a été très bien accueillis, le choix du territoire sur lequel on a voulu intervenir. Ça a complètement fait sens parce qu'on a été très bien accueillis sur le territoire, à la fois par les habitants comme par les collectivités, et on a été consolidés. Ça, le bilan à trois ans, il est là. On a créé un emploi et une mission en service civique. On est en train de monter la création d'un deuxième emploi. Et nous, on avait un objectif à trois ans, que si on arrivait à générer de l'activité pour trois personnes, trouver ça. étant un bilan déjà plutôt satisfaisant et quelque part on n'en est pas loin. Donc vu le contexte du monde associatif et des finances publiques, on est plutôt très satisfait de ce bilan à trois ans. Maintenant, la suite de la consolidation, c'est le changement d'échelle, c'est-à-dire passer à la taille au-dessus, c'est la partie développement. mais la partie développement sur le projet cœur Dans Temis, c'est le passage dans une filière locale. C'est ce que j'ai pris du temps avec toi. Effectivement, on en a parlé dans l'aspect 1, le premier pied du tabouret. C'est accompagner. Donc, c'est le changement d'échelle, c'est-à-dire sur la base de peut-être un, deux ou trois produits végétaux qui sont intéressants en termes de débouchés pour nous. On crée cette filière avec quelques industriels volontaires. et des producteurs. Et voilà, on veut actionner une filière locale avec une chaîne producteur, industriel, consommateur, on va dire, d'un certain volume. Ça, c'est… Oui ?
- Géraldine Goyat
Rétribuer l'association continue, dans des projets comme ça, de filière, donc avec un débouché économique pérenne, ce qu'on cherche tous, Comment vous... l'association, vous pouvez du coup récolter je ne sais pas, une participation de quoi nourrir d'autres projets, de continuer cette association et cette montée en en
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Toujours en accompagnement ou en rayonnement territorial ? En fait, dans ces cas-là, il y aurait une forme de négociation triangulaire, puisque quelque part, on serait un apporteur d'affaires. Et du coup, il y a un engagement, du coup, il y aurait une part prélevée par Antémis sur le fait qu'on soit un apporteur d'affaires dans la négociation du prix. Et puis, dans cette cote par là qui serait étudiée, il y a une part qui serait payée en partie par l'industriel et certainement par le producteur sous une forme d'adhésion ou sous une forme peut-être de part, si on crée une autre structuration juridique comme une SCOP ou un autre modèle, de contribution à ce qu'on reste en recherche et développement. Parce que le but, c'est qu'on... Déjà, on sera un fournisseur de semences, de plants. On est la base, on veut travailler sur du local. Nous, on est en bio, donc tant qu'on peut apporter du bio, y compris un conventionnel, tant mieux, on l'aide ce conventionnel. Donc on serait le fournisseur local en semences ou en plants. Ça nous permet aussi de nous financer pour continuer à produire de la documentation technique, continuer à nous, à ce qu'on passe du temps avec de la recherche académique. Peut-être qu'il y aura des laboratoires privés qui viendront compléter des fois les travaux d'un industriel. Et puis, cette contribution qui serait payée par l'industriel et par le producteur sous forme d'adhésion ou de pas. Nous, c'est ce que je disais, c'est le coup d'après. C'est-à-dire qu'il faut qu'on soit toujours en démarche du prospectif et qu'on a un coup d'avance, en fait. C'est génial. C'est ça. Parce que si le marché se retourne ou si l'expérimentation n'est pas concluante en un an, deux ans, trois ans, ou si on va sur d'autres tendances, il faut toujours être prêt, un peu en amont, avoir un train d'avance.
- Géraldine Goyat
D'accord, ok. Qu'est-ce que tu vois d'autre pour les trois ans ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors ça, c'est déjà ce gros morceau qui nous tient à cœur. Si celui-là, on n'y arrive pas... On s'est dit que dans le collectif, et les administrateurs, au bout de 7-8 ans, on se questionnerait sur la pertinence de notre projet en Témis sur un territoire si on ne parvient pas à installer une filière locale. Le but, ce n'est pas qu'on soit uniquement en sensibilisation, pédagogie, formation. Ce n'est pas notre démarche. Et le deuxième axe, il est en recherche, en ressources humaines, c'est-à-dire qu'on a la projection de porter l'équipe à peu près à 5-6 personnes. C'est de montrer qu'on est capable de créer de l'emploi sur le territoire dans la filière tectoriale. C'est-à-dire que l'assise et le développement d'Antémis permet de constituer une équipe plus étoffée. Ça, ce sera le deuxième challenge. Donc, c'est l'opérationnalisation à plus grande échelle en mode filière locale. C'est porté de deux et demi, là, équivalent en plein. Si on peut aller à cinq à six personnes salariées, ce serait très, très bien. Voilà, c'est les deux gros challenges qu'on se donne. Et puis, ce qu'on va décider là, c'est les... deux ou trois débouchés sur lesquels on va vraiment se focaliser en termes de filières de transformation. Voilà, pour ne pas s'éparpiller parce que la tentation est grande, on a beaucoup de sollicitations par intérêt, par curiosité, et il ne faut pas se disperser. Il faut se dire que si on veut changer d'échelle, on choisit là pour le coup. Le fin bas.
- Géraldine Goyat
Oui, top.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Les débouchés, voilà.
- Géraldine Goyat
Génial, franchement génial. Je te redis toute mon admiration. Franchement, tu sais qu'on partage les mêmes envies, les mêmes projets de remonter une filière, remonter une filière tinctoriale en France, faire du lien, faire tout ça. Mais je trouve que de t'être ancrée dans un territoire et d'avoir su mettre les racines, tu vois, la symbolique, je trouve que c'est la preuve par l'exemple. Et je trouve ça vraiment génial. Je suis hyper contente de mettre en avant Antémis, aller soutenir l'association. Je remettrai les trois liens. On va faire un petit peu de chauvinisme, si tu veux bien, pour les quelques minutes qui nous restent. De côté à Recover, on anime la filière tinctoriale tous les domaines d'application confondus. Et on a un annuaire où les gens peuvent se renseigner, peuvent se poser dans les cartes, etc. par domaine d'application. Et il s'avère que j'ai voulu un petit peu challenger les régions. Et donc, on a vu qu'aujourd'hui, les deux grosses régions actives, c'était la Bretagne et l'Occitanie. Et arrive en troisième position Léo de France, où il y a pas mal d'acteurs. Et donc, j'aurais aimé avec toi, pour les cinq minutes qui restent, qu'on puisse parler un petit peu de nos agris, de ceux qui s'installent, de l'IUT de Béthune, qui nous soutient, qui nous a fait nous rencontrer avec Patrick Martin. Et que t'en as cité, t'as cité Popeline, Sophie. Et bien voilà, qu'on fasse un petit tour ensemble pour montrer que dans Léo de France, alors qu'on a quand même l'intérêt, enfin, On a quand même historiquement eu de la culture de Garence, pas loin de la... Enfin, dans l'île et sur la frontière belge, il faut quand même le dire.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et il y avait un moulin à Garence sur l'île, voilà.
- Géraldine Goyat
Et il y avait un moulin à Garence sur l'île et on est une région textile historiquement, etc. Mais de prime abord, ce n'est pas la première région qui sortirait. Alors on a aussi, et on va le citer, sinon on va se faire taper sur les doigts, la cathédrale d'Amiens avec la fameuse Oued, donc l'Isatis Tinctoria. qui a été, alors je ne sais pas si c'est un secret ou pas, je ne sais pas si c'est vérifié ou pas, mais une partie de cette cathédrale financée par le commerce de la Oued. Donc ça, il faut le dire quand même. Mais du coup, est-ce qu'on peut faire le tour de nos acteurs qui nous soutiennent et qui ont fait... Tu vois, moi, je repars de Patrick Matin, parce que c'est grâce à lui que j'ai rencontré quand même pas mal de monde. Hélène et David Brunel, agriculteurs, grande surface de Pastel. Alors, après... Aurore Cotrell.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
De Poupastel. Il y a l'association l'étinctorial de Lille qui ont démarré deux ans. Nous, on a réfléchi il y a cinq ans, mais eux, ils étaient déjà au stade de création d'une association et qui ont une approche très intéressante parce qu'ils sont en étinctorial, en zone urbaine, ultra urbaine, tout ce qui est friche, la gestion de friche en transition. la dépollution des sols, il y a des axes très complémentaires. Oui, il y a Dame Nature, il y a Popeline.
- Géraldine Goyat
Moi, je voudrais citer... Non, vas-y, vas-y.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Il y a les Jardins d'Hollus, c'est une jeune pépiniériste dans l'Avenois qui a pris une spécialisation sur les plantes médiévales, mais qui du coup... pour réintroduire aussi de la production de plants tinctoriaux, par exemple.
- Géraldine Goyat
Moi, je voudrais citer Romain, qui s'est installé à nos mains et qui cultive l'indigo de Persicaire indigo des Hauts-de-France. Pour l'instant, c'est un début, mais c'est cool. Franchement, c'est top que ça ait fonctionné et qu'il ait une puissance de bleu parce qu'on est dans les Hauts-de-France, encore une fois, et qu'on n'a pas une exposition. et du soleil comme il faudrait, à récovert quand même, on va le dire,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
qu'il y ait une frontière belge. Qui est en visibilité et qui participe aussi à nous rassembler, puis à nous questionner tous dans nos domaines respectifs sur les mêmes sujets. Comme ça, on voit les résonances, les réflexions et les cheminements. Et ça, c'est extrêmement important. Donc, tu es précieuse. dans ce mouvement de nous mettre en synergie. Il y a le collectif que j'ai accompagné qui s'écrit en association La pâture papote à l'île bétunois, voilà, qui rassemble les agri. Entre autres. Oui, l'IUT de Béthune. Moi, je dirais quand même le jardin médiéval du centre historique d'Azincourt. sur le territoire des Sept-Vallées, qui s'est vraiment bien réemparé de l'histoire des plantes tectoriales. Il y a l'université d'Arras, sur sa filière Histoire, qui est adossée à l'IUT de Béthune en chimie verte, et qui a fait des recherches aussi sur les plantes tectoriales, par exemple. Donc, non, non, je pense...
- Géraldine Goyat
Je pense à Charles Giau. Charles Giau de l'Université d'Artois, justement, qui a fait un livre aussi sur la recherche historique de la Oued, donc les artistes Tinctoria. Alors, je n'ai pas tous les noms en tête, mais toute la série des scientifiques qui sont venus à la dernière Fête des plantes, enfin, Fête des plantes, n'importe quoi, journée des plantes Tinctoriales, justement organisée par Patrick Martin. On a fait des capsules de podcast avec tous les chercheurs sur la phytorémédiation. sur tous les usages, etc., dans la papeterie, etc. Je n'ai pas tous les noms, mais je vous invite à aller regarder sur le podcast. Il y a 12 épisodes, 12 ou 15 épisodes, et qui sont des Hauts-de-France, tous. Il ne faut pas qu'on en oublie,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
sinon on va se faire trotter. On va en oublier. Ça brûle pour toi, on va en oublier. Je sais qu'en accompagnant le collectif La Pâture Papote, il y a peu de temps, pour les accompagner au démarrage, moi j'avais refait un recensement rien que cytographique sur les Hauts-de-France. Je retrouvais 24 initiatives tinctoriales. On ne va pas être loin de ça, oui. 24, c'est plein de statuts différents. Je t'ai cité par exemple sur du service en compétences transverses. Mais tu as des producteurs, tu as des auto-entrepreneurs, tu as parfois des artistes, designers qui sont en activité uniquement de service autour de la filière tinctoriales . Donc, moi, j'avais… c'est pour ça que je n'ai pas tous leurs noms en tête là, mais j'avais ressenti 24 initiatives. Alors qu'il y a trois ans et demi, enfin, entre cinq ans et trois ans et demi…
- Géraldine Goyat
Il n'y avait pas grand monde.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, j'en relevais que quatre avec mon goudon. Il y a Bleu Passel qui est en train de se lancer, Poplin est en train de se lancer. Donc, c'est pour dire que c'est assez exponentiel.
- Géraldine Goyat
C'est un truc de dingue. Mais je suis hyper contente que tu dises ça parce que je crois qu'on est au même stade en termes de nombre de recensements. Par contre, il faut préciser quelque chose. Par exemple, dans l'étinctorial comme dans Antémis, c'est tout un réseau. Donc, derrière, il y a 50 adhérents, plus ou moins discrets, plus ou moins, mais qui rayonnent. Donc, il faut préciser ça. Mais je pense aussi qu'il y a 24 points d'entrée, on va dire, dans les Hauts-de-France. Et s'il y en a d'autres, Encore une fois, manifestez-vous, petit mail à Géraldine, petit mail à Aréco Vert, qu'on maille, parce qu'en fait, ce que je voudrais dire, mais bon, je pense que tu as bon droit dans mon sens, c'est que moi, je me suis rendu compte de quelque chose. La démarche que j'ai voulu, très nationale, même ouverte aux pays européens qui sont francophones, même plus loin. Tu vois, on a des gens du Canada, Madagascar, enfin bref. Je pense qu'en fait, elle prend racine en région. Et je suis de plus en plus convaincue qu'il faut qu'on maille par région. Donc, on a par exemple les collectifs des agricultrices bretonnes qui se rassemblent. En Occitanie, ça commence à bouger. Il y a d'autres initiatives pour n'oublier personne. Mais ce que je veux dire, c'est que je pense qu'il faut vraiment qu'on raisonne local, régional, qu'on s'entraide. Parce qu'en fait, il y a de la place pour tout le monde. Et plus on va mailler, plus ça va rayonner. que... Direct, tu vois là, si on cite 24 points de contact, ça fait quand même du monde qui peut relayer des infos et c'est quand même précieux.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Déjà, c'est mettre en valeur notre région, les Hauts-de-France. Ça veut dire qu'économiquement, il y a quand même 24 porteurs d'initiatives ou de projets. C'est-à-dire qu'on n'est peut-être pas encore suffisamment nombreux ou trop gros, mais en tout cas, il y a une dynamique qui participe quand même à valoriser notre région. Et ça, c'est important que la région le sache et l'entende. entendent. Et nous aident ? C'est plus... On aurait même des supports communs de mise en visibilité et ça veut dire ce que je disais tout à l'heure. Rassemblés, on a du poids, on a de la force et du coup, on a une visibilité qui serait prise avec sérieux aussi dans ce que nous faisons. Ça donne aussi des garanties sur la manière dont nous faisons. Ça veut dire qu'on discute entre professionnels, entre guillemets, qui seraient concertés. dans des pratiques professionnelles, dans nos approches et de réflexion aussi sur la filière. Ça c'est, je pense que le fait qu'on donne du temps dans une mise en réseau et dans des supports communs de mise en visibilité, ça veut dire qu'on se questionne sur nos pratiques et comment on le fait et comment on en parle. Ça c'est important et ça nous rend crédibles. Et puis ça nous fait surtout gagner du temps sur nos modèles économiques. Travailler ensemble, ça nous met en complémentarité sur nos productions, nos tarifications pour ne pas se faire la guerre sur nos prix et fragilité. Ça peut nous mettre en discussion pour aller négocier des marchés, sur nous anticiper nos capacités à produire en étant à plusieurs sur le territoire. Ça prend du temps. C'est du back-office. Alors, c'est vrai que tu as une activité, Pauline, par exemple, qui peut participer à ça, mais tu es toute seule aussi. En tout cas, ça prend du temps. Mais je trouve que c'est nécessaire et c'est indispensable pour la pérennité et la viabilité de cette filière qu'on veut faire en France. Oui,
- Géraldine Goyat
carrément. Et il y a un vrai élan collectif de dingue depuis là. deux, trois ans. Parce que quand je me suis lancée, moi, à Recover, en 2023, en février, franchement, c'était pas... Il y avait quelques personnes, mais c'était pas dans la dynamique. Aujourd'hui, tu vois, il y a 1700 auditeurs au podcast chaque mois sur un sujet ultra niche. Il y a plus de 150 experts des plantes tinctoriales qui sont venus sur le podcast de France, mais de partout dans les rencontres quinzaine tinctoriales. On a tellement de monde et rien n'est relayé sur le podcast de toute cette partie de pros qui s'organisent, de travaux de groupe, là où moi, il y a trois ans, tout le monde me fermait les portes de travaux de groupe, de... de réflexion, comme tu dis, sur les prix pour les agris, sur comment mutualiser même la mécanique, tout ça. Personne ne voulait parler. Et aujourd'hui, c'est eux qui envoient les mêmes messages pour dire, il faut créer un groupe de travail, Pauline, il faut qu'on se réunisse. Là, il y a un groupe sur les fibres. Et donc, je pense qu'il faut surfer sur cette dynamique, mais l'ancrer encore plus au régional et appuyer là-dessus pour qu'il y ait des socles solides.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ah oui, c'est... Nous, par exemple, tu vois, on a un rayonnement sur 200 km à la ronde. Donc, on voudrait quand même avoir une filière courte, locale, sur un plan économique. Comme ça, ça participe quand même au respect du projet sur un plan environnemental. Et sur 200... Enfin, on est un territoire Hauts-de-France avec une belle attractivité. La Belgique, l'île, les grandes villes de taille moyenne qui sont dynamiques, l'île de France. Il y a de quoi faire, déjà.
- Géraldine Goyat
Carrément. Bon, écoute, Géraldine, il ne me reste plus qu'à te remercier pour tout le boulot que vous faites.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
C'est moi qui te remercie d'avoir poussé à nous et de nous offrir cette opportunité de nous mettre en visibilité. C'est trop... Surtout sur ce territoire que pas beaucoup de gens connaissent et que nous affectionnons tous particulièrement.
- Géraldine Goyat
Bon, bah, top. Écoute, Géraldine, je remets les liens pour que les gens puissent participer. N'oubliez pas que c'est le podcaston, donc l'idée, c'est aussi de se mouiller pour des projets. importants et là, moi, je voulais vraiment mettre en avant les plans de Tinctorial, donc c'est top. Je remettrai tous les liens de Facebook, les adresses mail, etc. Et nous, Géraldine, on sait, on reste en contact, on essaye de se voir plus régulièrement pour continuer à mailler sur les territoires des Hauts-de-France.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Un très grand merci et puis merci aux auditeurs, en tout cas, pour votre écoute si vous êtes arrivés jusque-là.
- Géraldine Goyat
Merci, Géraldine.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Allez, à bientôt, Pauline.
- Géraldine Goyat
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