ArtEcoVert Pauline LerouxBonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert. Le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources panctoriales, usage concret, filière, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute ! Bonjour à tous, alors je vous synthétise le dernier épisode de la quinzaine, donc la huitième journée. Le sujet c'était la mise en collectif de la cosmétique, donc le secteur qui tire le plus la couleur végétale aujourd'hui. Donc on avait la chance d'avoir sur la partie maquillage, Elodie Carpentier du Rouge Français. Nous avions sur la savonnerie artisanale l'atelier de la réserve. avec Aline, et nous avions Blossom Savonnerie avec Jessica Angélique. Et nous avions, sur la coloration capillaire, Fabienne Kozik des laboratoires Isatis et la marque Louise 14. Dans les sujets qui ont été abordés dans cette quinzaine, déjà l'idée, c'était de mettre en lien les agriculteurs, donc la matière première avec les débouchés économiques. Donc le premier point, c'était le maquillage végétal existe. C'est le travail d'Élodie Carpentier qui est pionnière. absolue sur son secteur. Elle a 80 références en cosmétique intégrant de la couleur végétale et vraiment, elle nous a présenté son parcours, son travail incroyable et elle nous a présenté les matières qu'elle cherchait, les couleurs qu'elle cherchait, les quantités qui étaient importantes pour elle et comment on pouvait mailler avec le collectif qui est en train de se créer, l'importance de la mise en relation, etc. Franchement, le travail d'Élodie est impressionnant. Je vous renvoie à son épisode de podcast et je vous renvoie bien sûr au replay, parce que franchement, quel chemin parcouru depuis l'enregistrement du podcast. Donc, c'était hyper intéressant. On a eu aussi des réflexions sur la protection des matières premières, etc. Ensuite, on a parlé de l'univers de la savonnerie artisanale, donc vraiment entre les univers artisanaux qu'on a traités au début de la filière et plutôt industrielle, qui est la coloration capillaire végétale avec des plus gros volumes. Et donc, dans la savonnerie artisanale, pareil, c'était hyper intéressant d'avoir deux témoignages d'artisanes, donc Aline et Jessica, de Blossom et de l'atelier de la réserve, et de voir qu'elles étaient pareilles, les plantes utilisées, en quelle quantité, quels besoins elles avaient de travailler avec la filière des agriculteurs en France. Et alors, le truc hyper incroyable, c'est que... Pour Aline et Jessica, il y avait peu d'acteurs en savonnerie utilisant des colorants végétaux, alors que moi, c'est un des domaines qui me pose le plus de questions. Et de l'autre côté, elles n'avaient pas forcément beaucoup de noms d'agriculteurs différents pour les fournir en plantes ou en extraits, notamment. Et donc, c'était intéressant de voir qu'il y avait vraiment quelque chose à faire sur la savonnerie. Le troisième sujet, c'était la coloration capillaire végétale. qui est vraiment le moteur en volume de cette filière. Donc, pour moi, c'est vraiment le générateur de volume hyper important. D'ailleurs, merci à Fabienne Kozik des laboratoires Isatis et de la marque Louise 14 de sponsoriser la quinzaine pour soutenir le travail. Et donc là, on a parlé de... toutes les méthodes d'extraction qui étaient travaillées pour la coloration capillaire végétale, qui avaient beaucoup de brevets, que c'était un domaine qui était quand même très sécurisé, très compétitif, donc il fallait faire attention de ce qu'on pouvait s'échanger. On a parlé aussi du sourcing français, de nos agriculteurs, comment les soutenir, comment ne pas oublier les territoires d'outre-mer. Petit clin d'œil à Phytobocase, Henri-Joseph. Ensuite, on a parlé de quelles étaient les couleurs. globalement dont la cosmétique avait besoin, quels étaient les cahiers des charges des plantes dont ils avaient besoin. On a parlé également de la solution des formulations. Enfin bref, vraiment c'était passionnant. Je vous invite à aller voir le replay. Je vous invite surtout à rejoindre ce collectif qui bouge beaucoup. Si vous êtes acteur agriculteur, venez nous rejoindre, venez mailler avec la vingtaine d'agriculteurs déjà présents. Et si vous êtes acteur de la savonnerie artisanale, que vous utilisez déjà des colorants végétaux, venez rejoindre la communauté. Et pareil, si vous êtes acteur de la savonnerie et que vous n'utilisez pas encore des colorants végétaux, il faut vraiment vous y mettre. Donc bref, ce qu'on a vu aussi, c'est que l'obstacle principal et le plus urgent à lever, c'était l'histoire de la réglementation, que ce soit de lever les verrous de cette fameuse liste positive des colorants autorisés par la loi et qui n'intègre pas les colorants d'origine végétale. Donc ça force à essayer de faire des déviations et ça pénalise souvent le végétal. Pareil, les labellisations ne sont pas forcément toujours en faveur du végétal. C'est souvent pensé pour les colorants synthétiques. Et donc, ce que rappelait notamment Élodie Carpentier, c'est qu'aujourd'hui, 99% des cosmétiques sont faits avec des colorants de synthèse, quand certains se revendiquent aussi de naturalité. Donc, il y a quand même quelque chose à aller regarder là-dessus. Et ensuite, on a parlé bien sûr des problématiques techniques, notamment la reproductibilité des couleurs. la tenue des couleurs et on a évoqué toutes les solutions qui existent et qui permettent déjà de standardiser ces solutions. Bref, c'était passionnant et ça clôture une super belle quinzaine de temps. C'était un temps territorial avec plus de 40 experts passionnés dans différents domaines d'application, sachant qu'on n'a pas tout couvert, qu'il nous manque encore des domaines qui n'ont pas été représentés, mais ce sera l'occasion d'une prochaine fois. Et franchement, un grand merci à tous ces intervenants pour cette volonté de travailler le collectif. Franchement, c'est vraiment un grand plaisir à chaque fois d'animer tout ça. Je vous souhaite à tous une très belle journée. Je vous invite vraiment à soutenir la communauté à Recover, à aller regarder les replays et à proposer des lieux si vous avez envie d'accueillir cette quinzaine. La prochaine fois qu'il y aura lieu, on croise les doigts en physique. Belle journée à tous. Merci pour votre écoute. Pour soutenir la couleur végétale, abonnez-vous au podcast Aréco Vert sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose. Ça soutient vraiment le podcast. Pour les artisanes de la couleur végétale qui veulent aller plus loin, vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté Aréco Vert à vie. Et pour les entreprises qui souhaitent creuser davantage le sujet de la couleur végétale, me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux, on se retrouve sur arecover.kit.com Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant