#E61 - Henry Joseph - La bio inspiration du monde végétal dans un indigo de Guadeloupe cover
#E61 - Henry Joseph - La bio inspiration du monde végétal dans un indigo de Guadeloupe cover
ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales

#E61 - Henry Joseph - La bio inspiration du monde végétal dans un indigo de Guadeloupe

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1h28 |05/04/2025
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ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales

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Description

Savez-vous que la couleur des plantes peut transformer notre rapport à la consommation et à la production ? Dans cet épisode captivant du podcast ArtEcoVert, Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée par la couleur végétale et les plantes tinctoriales, reçoit Henri Joseph, fondateur de l'entreprise Phytobocaz. Ensemble, ils plongent dans l'univers fascinant de la teinture végétale, explorant ses applications variées dans des domaines tels que le textile et la décoration, tout en soulignant l'importance cruciale de la biodiversité ultramarine.


Henri, dont le parcours atypique l'a conduit des études en pharmacie à un engagement profond dans la recherche sur les plantes tinctoriales en Guadeloupe, partage avec passion la renaissance de la production d'indigo, une plante historique des Antilles. Dans un monde où la durabilité est essentielle, il aborde les défis rencontrés pour intégrer des méthodes de production respectueuses de l'environnement, tout en mettant en avant les colorants biosourcés et les pigments végétaux qui peuvent révolutionner notre approche de la coloration capillaire végétale et des fibres naturelles.


Au cours de cette discussion enrichissante, le duo évoque également l'économie symbiotique, une approche innovante qui cherche à réconcilier l'activité humaine avec la nature. Henri insiste sur l'importance de redonner aux plantes leur place dans notre quotidien, tant pour la santé que pour l'environnement. Il nous rappelle que les tanins et autres éléments présents dans la nature peuvent offrir des solutions durables et esthétiques, tout en rendant hommage aux couleurs de plantes qui embellissent notre existence.


Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir comment la teinture végétale et les colorants végétaux peuvent transformer notre monde. Que vous soyez un passionné de nature, un professionnel du textile ou simplement curieux d'en apprendre davantage sur la couleur végétale, cet épisode est fait pour vous !


Pour approfondir vos connaissances, n'hésitez pas à consulter les ressources mentionnées et à vous engager dans cette belle aventure autour des plantes tinctoriales. Belle écoute !


Pauline


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🗝️ Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin nuances


Bonne écoute


Pauline



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bonjour et bienvenue dans le podcast ARTECOVERT, le podcast qui vous parle d'art, d'écologie et de verdure. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes, et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications. Que ce soit dans le textile, l'ameublement, l'artisanat, la décoration et dans d'autres domaines, chaque jeudi et samedi à 7h30, je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants. pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.

  • Pauline Leroux

    Mon but,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde. Alors c'est parti, bonne écoute ! Bonjour à tous, je suis ravie d'accueillir sur le podcast Aréco Vert Henri Joseph de l'entreprise Phytobocaz. Bonjour Henry.

  • Pauline Leroux

    Oui, bonjour Pauline.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Alors Henri, on emmène nos autres... Auditeurs en voyage, parce qu'on part en Guadeloupe avec vous, je voulais vous poser la première question, c'est est-ce que vous pouvez vous présenter et raconter votre parcours aux auditeurs, ce qui vous a amené à la couleur végétale ?

  • Pauline Leroux

    Peut-être juste avant, pour vous féliciter Pauline, parce que vous avez réussi quelque chose qui à mon avis est très très important, c'est que vous avez réussi à faire fédérer à travers des contrastes. justement, tous ces amoureux, tous ces parquenés de la couleur, et je vous dis déjà un grand bravo. Voilà. Merci. Et bienvenue au club. Pourquoi est-ce que tu es atypique ? Je suis pharmacien. Pour être pharmacien, j'ai fait un doc de biologie. à l'université de Pointe-à-Pique. Le fait qu'il venait de s'ouvrir, il n'y avait pas d'université, c'était en 1977. Et là, je vais faire ce doc de biologie avec différents professeurs. Et d'ailleurs, un des professeurs, 30 ans après, deviendra mon associé. Donc vous voyez comment s'associer à son professeur de chimie, pour moi, c'était ma plus grande fierté. Donc après mon Duc de biologie, donc après ta vie, je vais partir à Montpellier. Et là, en fait, je vais faire des études de pharmacie. Je n'avais jamais pensé ça de ma vie, mais c'est un pur hasard. Je me retrouve en pharmacie directement du deuxième année après mon Duc. Et après, je vais soutenir ma thèse de doctorat en pharmacie. Et en 1983, après, je vais faire un... je suis repéré par des chercheurs. de l'Université de Toulouse, donc le professeur Stanislas qui était le voyant de la faculté de pharmacie et qui était à Guyane, de Toulouse, et là je vais faire un DEA, je vais être un peu délégué du master, donc diplôme d'études approfondies, et donc à l'Institut National Polytechnique de Toulouse, où je ferai ce que je voulais toujours faire, c'est après mes études de pharmacie, je voulais faire une école d'agronomie, donc je vais faire l'ENSAT, l'École Nationale Supérieure d'Agronomie, et je vais faire l'ENSAT. le Côte-Nationale supérieure de Chili, donc à travers ce DEA. Donc, fort de mon DEA, en fait, j'aurai mon passeport pour faire de la recherche. Et au cours de cette recherche, je vais faire un doctorat de troisième cycle en pharmacognosie. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas la pharmacognosie, dans pharmacognosie, on a pharmacon qui signifie remède, gnosie connaissante. Donc, c'est la connaissance des remèdes. Et je vais me spécialiser dans les remèdes à partir de plantes tropicales. Et là, je vais soutenir ma thèse en 1988. Ensuite, je vais rentrer en Guadeloupe en 1988. Et je suis pharmacien, donc je peux déjà travailler en pharmacie, ce que je vais faire à mi-temps. Et je vais rencontrer un médecin, un géologue, le Dr Pierre Saint-Clus. Et là, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu as lu ma thèse ? J'ai dit oui, j'ai lu ta thèse. Et j'ai dit, est-ce que toi, tu as lu ma thèse ? Il m'a dit, moi aussi, j'ai lu ta thèse. Mais il me dit, est-ce que tu sais que je fais de la chirurgie des veines et la plante que tu utilises, sous laquelle tu as fait ta thèse, c'est la justicia pectoralis, et cette justicia contient les mêmes molécules qu'un produit que je prescris qui s'appelle l'espéridemphore. Et donc, est-ce que tu es capable de fabriquer un produit à partir de ta plante ? Et comme il faisait, en fait, il utilisait un gel de carbopole, et à partir de ce gel, Je vais faire une préparation et en fait, tous les phénomènes d'EDM après les opérations, qui étaient passés avec cette graine. Donc, fort de ce premier produit qu'on va inventer, et il me dit, si pour s'amuser, on créait une petite unité de production de plantes médicinales en Guadeloupe, voilà, donc à mi-temps, trois à mi-temps, pharmacie, moi à mi-temps, entre deux chirurgies, je vais t'aider à saucler, à cultiver, etc. Donc, on va créer cette société qui va s'appeler HP Santé, H pour Henri et P pour P. Mais c'était trop tôt, 1989, faire des produits à base de plantes médicinales, c'était trop novateur pour l'époque. Et en fait, nos produits n'auront pas beaucoup de succès. Et il m'a dit, moi, je perds mon temps, c'est toi qui veux continuer. Donc il est retourné, il a créé un centre de thalassothérapie. Et moi, j'aurais l'opportunité, en fait... d'acheter une pharmacie dans la capitale, avec un confrère pharmacien. Et là, dans cette pharmacie, en fait, fort de mes compétences de pharmacognosie, je vais innover et je vais créer un grand préparatoire dans cette pharmacie à l'image de ce qu'étaient les pharmaciens apothicaires de l'époque, anciennement. Et là, je vais faire des préparations personnalisées à des pathologies. que les gens n'arrivaient pas à résoudre. Et j'arrivais à les résoudre au sein de ma pharmacie. Et là, je vais inventer pas mal de produits. Et le problème, c'est que je passais mon temps au préparatoire, à faire des préparations, mais très, très peu de gens au contrat avant des spécialités pharmaceutiques. Et les produits avaient tellement de succès. C'est qu'en 2005, donc, j'ai dit à mon associé que ce n'est pas pour lui, mais je crois que je vais... Je ne vends plus de spécialité, moi je préfère partir et créer une société vraiment spécialisée dans les préparations que je faisais à la pharmacie. Et c'est là que mon professeur de chimie, du DEUG, en fait, qui lui part à la retraite, et il me dit, écoute Henri, si tu veux bien, on peut s'associer et on peut créer une société. Et là, on va créer une société en 2005 qui va s'appeler FIT Ausha. FIT, plantes, et Ausha, les plantes. autour de la maison. Et c'est ainsi, en fait, qu'on a créé cette société où j'ai pris les six meilleures ventes de la pharmacie et qui a permis de démarrer tout de suite dans la fabrication des produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Et alors, comment de cette création vous êtes arrivé sur la couleur végétale, enfin les liens qu'on peut avoir avec les plantes pectorales ?

  • Pauline Leroux

    Vous savez, Pauline, vous allez être très étonnée si je vous dis que je suis arrivé... à la couleur végétale, non pas par la couleur, mais par les parfums.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, ça ne m'étonnerait pas, puisque ici, là, dans mon jardin, moi, j'ai commencé par les parfums, et je me suis rendu compte que les plantes parfumées avaient certaines des propriétés tinctoriales. Bref, donc non, ça ne m'étonne pas, mais allez-y, ça me rend curieuse, du coup.

  • Pauline Leroux

    Alors, nous sommes en 2010, la société Phytobocaz avait déjà 5 ans. Et je fais la connaissance d'une journaliste spécialisée dans les plantes à parfum, qui est Nicole Beauchamp, qui a écrit le jardin parfumé aux éditions La Rousse. Et donc on fait connaissance, elle vient en Guadeloupe, et là je vais la faire découvrir les senteurs des plantes parfumées de la nuit en fait. Je me dis, est-ce que vous connaissez des plantes qui s'ouvrent la nuit et qui sentent très bon ? J'ai dit oui, j'en connais pas mal, comme les belles de nuit, comme les gracénaves, pas mal. Et elle vient, et le soir, on part à la découverte de ces plantes de parfumée de nuit. Donc elle m'invite ensuite à Paris, fort de cette découverte, on était vraiment très séduit par ces plantes de bois de parfumée. Donc elle m'invite à Paris, et j'étais chez elle, on était en train de prendre le pot, et elle reçoit comme ça. par hasard, elle reçoit un coup de fil. Pas de n'importe qui. Parce qu'elle était en relation avec les gens qui font des parfums. Elle reçoit un coup de fil de Jean-Claude Hélénat. Et Jean-Claude Hélénat, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le nez des parfums d'Hermès. Et vous savez que chez Hermès, ils possèdent une filière textile et couleurs. Et Jean-Claude Hélénat pose la question à Nicole. Il dit, Nicole, est-ce que elle est... Tu ne connaîtrais pas, par hasard, des gens qui s'intéressent à un indigo. Elle dit, je ne sais pas trop, mais comme j'ai un ami qui est là, je vais lui poser la question après avoir raccroché. Donc elle raccroche et elle me dit, Henri, est-ce que dans ton réseau, tu connais des gens qui font de l'indigo ? Parce que je viens d'avoir, c'est encore des délais là, et je voudrais un bel indigo. Alors je dis, écoute-moi, je suis botaniste, je ne connais rien. Rien de merveilleux, rien du bleu indigo. Par contre, je sais qu'en Guadeloupe, nous possédons deux espèces d'indigotiers du genre indigofera, indigofera tectoria et indigofera sufficticosa. C'est tout ce que je sais. Donc, de retour en Guadeloupe en 2010, je parle à mon associé, le professeur Paul Bourgeois, je dis, Paul, tu sais, il y a Hermès qui cherche du bleu indigo, est-ce qu'on peut... vous ne pouvez pas faire ça, quoi, au sein de l'élaboratoire. Mais comme c'est un chimiste organicien, il me fait tout un schéma sur comment se forme l'indigo. Il me dit, tu sais, l'indigo se forme à partir d'un précurseur qui s'appelle l'indicane, qui est un hétérosyde, c'est-à-dire un produit qui est lié à un sucre. Et donc, on fait une fermentation, et après cette fermentation, en fait, des produits vont se libérer parmi les produits qui se libèrent. libère, c'est-à-dire des produits qui ne sont plus liés au sucre, on a l'indoxyle et l'isatine. Et cet inoxyle et cette isatine, par la suite, peuvent se mettre en couple, et le couple indoxyle-isatine, ça va donner l'indirubine qui est rouge, et le couple indoxyle-indoxyle, donc ça va donner le bleu indigoutine. Je dis wow Et il me fait tous les schémas, etc. Donc, il m'a dit est-ce que tu peux me trouver trois acquis botanistes ? tu peux me trouver des plantes maintenant. Et ça, on va pouvoir faire peut-être cet indigo à partir de ce schéma. Je savais qu'il y en avait pas loin de mon laboratoire, donc je suis d'Issac-la-Gourbère, près de la mer, et je savais qu'il y avait des pieds d'indigo. Et je lui pose cet indigo. Et là, il fait chauffer les plantes, et après il filtre, et il m'a dit, est-ce que tu as une batteuse électrique ? pour faire des oeufs, des omelettes, il dit oui, donc je prends cette batteuse électrique, et après filtration, il fait, il emmène de l'oxygène, et il m'a dit, tu vois ce que tu vois, les petites taches bleues, qui sont sur les bulles, comme des bulles de savon, ces petites taches bleues, et bien c'est ce qu'on appelle la digotine, et bien c'est ce qui entraîne le vent. Et bien, on va essayer de voir comment on peut faire un petit peu plus, etc. Et l'année d'après, donc en 2011, on apprend que Dominique Cardon et Anne de la Serriette organisent ISEN 2011. J'ai dit, Paul, il faut absolument qu'on aille là, parce qu'il est prévu que 400 spécialistes seront présents à La Rochelle. Donc on prend le milieu d'avion, on part tous les deux au cas La Rochelle, et là, on va rencontrer les meilleurs spécialistes du monde. Et je me rends compte que les meilleurs spécialistes du monde, ils sont presque tous français. Le médecin Cardon, Michel Garcia, Sandrine Rosier, Anne de la Sagnette, etc. Tout ce beau monde est à la rochelle. Et il y avait un archéologue, il venait de la Guadeloupe, il s'appelle Tristan Yvon. Et lui, il était en train d'écrire un livre sur l'histoire des indigos des Antilles. Donc, 17e, 18e siècle, parce que la Guadeloupe était un... un grand pays, donc exportateur d'indigo. Et là, toujours à la rochelle, on me présente un monsieur du nom de Michel Garcia. Et il me dit, écoute-moi, Henri, on s'en est avancé, on a mis un métier tout de suite. Écoute-moi, Henri, si tu veux maîtriser l'extraction d'indigo, il faut que tu maîtrises le test de la bouteille. Je dis, Michel, c'est quoi ça, ce test de la bouteille ? Il me dit, ben... tu vas faire une extraction, je vais t'expliquer comment faire, et au cours du temps, se forme justement cette indigoutine, et toutes les heures, toutes les demi-heures, tu vas prélever un petit peu de ton liquide de fermentation, et tu verras au fur et à mesure, des petits grains vont se former dans cette bouteille, et quand il y a un maximum de grains, tu arrêtes. Et c'est là qu'en fait... Je suis rentré en Guadeloupe par la suite. Et c'est là que je vais avoir cette maîtrise des petits grignes dans la bouteille. Je dis merci. Merci Michel. Et puis aura lieu les rencontres de couleur Garance, parce que Michel habitait à Lovisa. Et donc, il y avait, c'est dommage que ça s'est arrêté, mais il y avait vraiment des colloques sur la couleur, donc dans les jardins des plantes territoriales à Lovisa. Donc, et là, Dominique Cardon, la chef, vraiment, il dit, écoute, je vais te présenter quelqu'un, il me présente Patrick Brunac. D'ailleurs, tu n'en es pas de Corscat, donc... On va sympathiser et on va me présenter William Rolfe, Nathalie Tuile, tous ces passionnés de couleurs, et qui deviennent mes amis, aussi mes partenaires dans le domaine des contes vectoriels. Et ce sont toutes ces belles personnes que j'ai rencontrées et qui ont fait de moi ce que je suis. Et je leur dis tout simplement, Pauline, je leur dis tout simplement un grand merci.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, génial. Bon, super histoire, du coup. On a compris. Alors, l'histoire du test de la bouteille, je n'avais jamais entendu, donc je suis surprise. Moi, j'ai des questions, donc je ne sais pas dans quelle ordre on va les prendre, mais j'ai beaucoup de demandes sur les plantes des territoires d'outre-mer, de la flore tinctoriale, qui n'est pas la même qu'en métropole. J'ai beaucoup de gens de la Réunion, de la Martinique et de la Grenouille.

  • Pauline Leroux

    Peut-être avant de parler de... gens du territoire, Martinet et Andrino, peut-être parler un petit peu du Phytobocaz ? Oui, allez-y. Il faut savoir que le laboratoire Phytobocaz a été créé en 2005, comme je dis avec mon associé, le professeur Paul Bourgeois, et lui, il est passionné de chimie, je vous l'ai montré tout à l'heure, dans le travers, déjà, ce qu'il m'a expliqué, et il me dit... dans le pays, ce serait bien qu'au sein de notre laboratoire, on valorise le patrimoine végétal ultramarin, parce que 80% de la biodiversité française est pour un autre mère, et en fait, il n'y a pas de spécialistes, et il faudrait vraiment qu'on s'y intéresse. Et donc, notre entreprise est spécialisée dans les secteurs des phytocosmétiques et des compléments alimentaires, et depuis peu, nous nous sommes diversifiés, dans les huiles, dans les plantes éctoriales, comme je vous l'ai dit. Et notre société est composée de 10 salariés, donc répartis en 5 pôles, qui nous permettent un peu de participer à la conception des produits, de la graine jusqu'au produit fini. On maîtrise tout. Le nom de Chitobocas, pour ceux qui ne le savent pas, ça vient de chit, plante, Ausha, ce qui veut dire autour de la maison. Donc le terme Chitobocas veut dire tout ce moment, les plantes autour de la maison. Et notre entreprise, donc, sous-cieuse, de l'environnement dans lequel on est. On vient de protéger, on a 80% de la biodiversité française dans ces îles, bien que la Guyane n'est pas une île, mais c'est vraiment la plus grande des forêts. Et on collabore avec la nature. Je vais vous faire découvrir tout à l'heure comment, à partir de l'économie symbiotique, on participe justement... à concevoir nos produits uniquement avec des êtres vivants. Voilà, c'est totalement nouveau, et je serais vraiment très heureux de vous faire découvrir ça, sans pesticides, sans herbicides, et sans engraîchir. Donc, vous m'avez posé une question tout à l'heure sur les demandes.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les flores, les flores tinctoriales, donc outre-mer, donc je comprends mieux du coup s'il y a 80% de la biodiversité qui est... outre-mer, en fait j'ai vraiment beaucoup de demandes par rapport à cette flore qui est particulière. Est-ce qu'il y a certaines essences, certaines plantes tectoriales significatives dont vous pouvez nous parler, en aborder quelques-unes, les couleurs qu'elles peuvent donner, un petit peu faire un petit tour d'horizon sur cette question-là qui m'est souvent posée ?

  • Pauline Leroux

    Alors, ce qu'il faut savoir c'est que Phytobocaz aujourd'hui a 18 ans, donc c'est une adolescente. Après 12 ans de recherche et développement, nous avons construit, donc à Phytobocaz, une unité industrielle entièrement dédiée à la couleur végétale. Donc c'est notre plus gros investissement. Je n'ose même pas vous dire le coût de cette investissement. C'est 2 millions d'euros, donc c'est énorme. Et c'est une unité entièrement dédiée à la couleur végétale. Nous ne sommes pas encore opérationnels, nous sommes en train de terminer en fait. les bâtiments, les dernières machines, tout a été pensé par nous. Même par exemple, notre unité industrielle, peut-être. Je vous propose une information. On vient d'avoir la visite du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Il est venu visiter l'unité d'extraction d'indigo. On est peut-être la plus grande unité industrielle d'Europe, en fait, d'extraction d'indigo. Mais on ne fait pas que du bleu. Et si je ne fais pas que du bleu, je veux encore remercier... Michel, parce que Michel, il est vraiment, vraiment ingénieux. Il est, Michel Garcia, je ne sais pas comment il fait, mais il explique tellement bien, il a beaucoup de pédagogie. Il m'a fait découvrir, en fait, ce qu'on appelle les chartes. Je ne sais pas si vous êtes au courant. Les chartes, en fait, c'est qu'il prend un tissu coton, et sur lequel, en fait, il va imprégner des mordants. Et ensuite, une fois que c'est... ces mordants sont imprégnés sur le tissu, qu'est-ce qu'il va se passer ? On va casser des feuilles. Donc je me suis mis à casser des feuilles, toutes sortes de feuilles, jardins, je connais la montagne, etc. Des plantes qui ne sont pas connues du tout, du tout, du tout, du monde des plantes intérieures. Et là, on va découvrir des choses extraordinaires. Des plantes qui étaient vertes, qui vont donner du jaune, du rouge. du vert, de toutes les couleurs. Et en fin de compte, on a aujourd'hui énormément de plantes de chez nous, en fait, qui sont des plantes tectoriales totalement inconnues du grand public et même des spécialistes. Même à Dominique Cardon, je lui dis que j'ai trouvé telle couleur et il me dit, oui, mais c'est génial ton truc-là, parce que je lui envoie. Donc, ce sont vraiment des amis, je lui envoie à Saint-Pierre. on voit en fait mes petites trouvailles, et on a vraiment découvert beaucoup, beaucoup, beaucoup de plantes. Ce qu'il faut savoir, et il faudrait dire ça à nos passionnés de couleurs, il faut savoir, Pauline, que toutes les plantes, je dis bien toutes les plantes, toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Pour une raison simple. C'est qu'il faut savoir la différence entre nous, les animaux, et les plantes. C'est qu'on bouge et les plantes ne bougent pas. Et si on met Pauline au soleil toute la journée, sans bouger, qui va chercher ? Et il va me dire, écoute Henri, pourquoi tu m'as laissé au soleil ? Je suis tout brûlé. D'autant parce que j'avais... pas d'écran solaire. Alors, il faut savoir que les plantes, en fait, sont des êtres vivants qui vont capter des photons de lumière comme du soleil, et ils vont transformer ces photons de lumière en énergie chimique qu'on appelle du sucre. Pour une réaction chimique très simple, les plantes vont capter du gaz carbonique, du CO2, tandis que les plantes vont séquestrer le carbone, capter du CO2, vont puiser de l'eau dans le sol, après la pluie, Donc, si on dépoussage des eaux, ça va nous donner ces six H2O6, des glucose, qui est le sucre de notre sang et de l'oxygène qui se dégage. Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? On respire de l'oxygène, on bouffe du sucre, et on rejette du gaz carbonique et de l'eau. On transpire. Voilà. Et la boucle est bouclée. Mais les plantes, pour pouvoir pisser toute la journée au soleil sans être brûlées, donc, elles ont... certes, le panneau solaire qu'on appelle un chlorophylle, pour capter ses photons de lumière, mais sous ce chlorophylle, en fait, vous avez des écrans solaires. Et c'est ce qui donne les fameux paysages d'automne. Vous voyez les paysages d'automne, rouges, de Canada, de France, etc. Parce que les feuilles, avant de disparaître, vont d'abord perdre la chlorophylle, et sous la chlorophylle va apparaître la couleur qui protégeait la feuille faite du soleil. Et ça, ce sont des couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Donc, elles en ont toutes.

  • Pauline Leroux

    Voilà, elles en ont toutes. Et nous, comme on savait ça, on a été chercher, beaucoup, beaucoup, beaucoup. On a du jaune avec la mandipélie, on a du violet, avec le campèche, on a... Il y a beaucoup de jaune. Le jaune, c'est des flavonoïdes, il y en a beaucoup, beaucoup. on fait du rouge avec le noni, on l'appelle le noni, donc voilà, on a du... du rose coloration bébé par exemple avec une plante qu'on appelle l'anvers rouge et des bleus, il y a des bleus indigo d'accord mais il y a des plantes en fait qui ont même le campêche la façon dont vous traitez en fonction du ph vous pouvez avoir du bleu avec en plus du violet et parce que en fait le violet en fait c'est un mélange de bleu et de rouge. Et de roche. Et donc, on est en train de faire tout un catalogue en fait, de plantes à couleur de Guadeloupe, qu'on va retrouver à l'université de Caïti. Donc, on arrive. On arrive. On arrive. On sera bientôt en mesure... de nous offrir toutes ces couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Est-ce que vous réalisez des tests, parce que ça va être la question des auditeurs qui va suivre juste après, c'est, donc, OK, il y a des plantes que vous avez découvertes qui donnent de la couleur, des couleurs variées, mais beaucoup de jaune, comme un peu nous en métropole. Est-ce que vous avez fait des tests de résistance de cette couleur ? Est-ce que vous pouvez, dans votre guide, en gros, des plantes exotiques, vous aurez aussi un peu des tests de résistance ? par exemple lumière ou lavage, etc., pour les gens qui souhaitent derrière une application spécifique ? Il n'y a pas que la teinture, il y a plein d'applications, mais est-ce que vous aurez cette petite nuance qui guide un peu ?

  • Pauline Leroux

    Déjà, nous, on distingue. On distingue les couleurs destinées à la cosmétique. D'accord ? Par exemple, on a le Roku, pour les rouges à lèvres. Voilà. On a le Plutoria Ternatea, donc qui donne du... bleue, qui est une plante un petit peu particulière et qui est très à la mode. Pourquoi à la mode ? Parce que les gens font des boissons, ils peuvent boire en fait des infusions de ces plantes. On peut faire aussi des cocktails, des cocktails bleus. Alors, pour amuser un petit peu les gens qui nous écoutent, cette plante s'appelle Plithoria ternatea. Parce que vous savez que les blotanistes, ils ne vont pas chercher loin. Comme c'est la forme des clitoris, la fleur, justement, la fleur s'appelle comme ça. Et donc ça, c'est quand même du bleu assez stable. Alors, contrairement à certaines fleurs bleues, il faut savoir que la plupart des colorants, des pétales, tout ça, ce n'est pas très stable. Les liroises, c'est un peu comme le vin, vous savez, ce n'est pas très stable. Par contre, si on veut, c'est ça qui est bien avec la chimie des couleurs, si on veut aller vers des couleurs résistantes, c'est chimique en fait. Et c'est pour ça que le livre, la Bible de Dominique Cardon, en fait, après une classification chimique des couleurs, et la bonne connaissance de la chimie des couleurs peut donner déjà une indication de la résistance de la soleil. C'est surtout ça, une question de chimie. D'accord,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    ok.

  • Pauline Leroux

    Tout ce qui est fruit, tout ce qui est ça, c'est très joli, de belles fleurs, de beaux fruits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est plutôt efficace.

  • Pauline Leroux

    C'est vraiment... Les coulottes qui sont très stables, très souvent, c'est des coulottes que vous ne voyez pas. En fait, elles sont, par exemple, dans les écrous, dans le bois, par exemple, comme le campêche, comme les racines du monique. Mais c'est vraiment des coulottes qui sont cachées et qui sont, en fait, plus des substances qui vont protéger la plante, et c'est pour ça que c'est résistant, ça va protéger la plante contre des attaques, des attaques de chenilles. des attaques de parasites, etc. Et ce sont des substances protectrices de la plante. Et qui dit protectrice, il faut que ça dure. Et pour que ça dure, si ça dure pour la plante, ça va durer au soleil, etc. Donc, il faut toujours faire des liens, en fait. Voilà.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    OK. Donc, les personnes qui sont en recherche d'un livre ou des documentations sur leur flore... territoriales exotiques, elles vont bientôt avoir de quoi chercher. Vraiment, on veut vraiment être leader en matière de platectorial ultramarine, parce qu'on sait que les richesses de la France de demain sont chez nous, à notre mer, à cause de ces 80, ou par la cause, grâce à ces 80% de biodiversité. Et ça, on le sait, et c'est pour ça qu'on veut, avec ce clip, problèmes de chômage, tous les problèmes que nous avons en voie de loupe, à partir de notre biodiversité, développer une nouvelle économie. Parce qu'on ne veut plus partager la pauvreté, donc on veut partager la richesse. Et donc, on veut partager cette richesse avec vous, dans l'hexagone. Top.

  • Pauline Leroux

    Alors, maintenant, Henri, je voulais parler avec vous un peu de votre écosystème, c'est-à-dire vos partenaires, si vous avez le droit d'en parler, vos collaborations. les domaines d'application que vous couvrez, nous racontez un petit peu tout ce qui se passe autour de vous dans votre écosystème.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Concernant nos partenaires, là on était en recherche-développement. Et celui qui va être le plus précieux pour moi parmi les partenaires, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, c'est Patrick Brénac. Patrick Brénac, en fait, on a eu amitié depuis... Loris et c'est Dominique Cardon qui me l'a présenté. Il était à La Rochelle, mais on ne s'est pas croisé à La Rochelle, on s'est croisé plutôt à Loris deux ans après. Et lui, comme il est chimiste, il est biochimiste et il a rouvert une très belle entreprise qui est l'entreprise Greening et qui fournit en fait des matières premières, mais il a une très très grande maîtrise de la chimie des des couleurs. Et ce qui va être intéressant, depuis 2015, il va me faire une proposition, c'est de doser la teneur en indigotine de toutes mes extractions d'indigo. Et on est déjà à 150 extractions en recherche-développement. Et sur les 150 extractions, en fait, en fin de compte, on va... essayer à travers ces résultats de teneur en indigotine, essayer de trouver un itinéraire technique industriel pour avoir un bleu stable fait dans le temps. Alors là, il va m'apprendre quelque chose. Il va m'apprendre et il va me dire, écoute Henri, est-ce que tu sais que la teneur en indigotine bleue, quand vous achetez de la poudre bleue sous le marché international, les teneurs en indigotine, vont varier entre 5 à 40%. Pour vous donner quelques idées, vous avez à peu près 5% d'indigotines à Madagascar, entre 8 et 20% pour l'indigo de l'Inde. Et donc l'Uberon et donc avec Amiens, donc vous avez entre 27 et 30% d'indigotines. Et en fait, les meilleurs résultats qu'il avait, c'était l'indigo de... J'avais Xcentral du Salvador avec 40% d'indicotiques. Donc, j'avais déjà des références de teneurs en indicotiques. Et au fur et à mesure de notre maîtrise d'itinéraire technique industrielle et pilote d'exaction d'indicotiques, il m'apprend, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu sais que tu as le plus bel indico de la planète ? Wow ! Et on décide en fait... de faire une communication, et on ira présenter nos résultats en Inde, je vais partir en Inde avec vous, donc il y avait un colloque sur les couleurs, et là, sous nos 150 extractions pollues, notre moyenne, je vous ai dit le plus beau c'est 40%, c'est le Salvador, notre moyenne est à 65% d'indigotiques, du germe, et on a eu 5 records mondiaux, à près de 80%, 79%, je ne sais pas pourquoi on n'arrive pas à 80%. On a fait 79,4. 79,7. Et donc, en fait, on est à 5 extracteurs, 80% d'impureté. C'est dû. J'ai jamais vu. En fait, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand vous avez 5% d'impureté, par exemple, au Madagascar, ça veut dire que vous avez 95% d'impureté. Quand vous avez 8%, vous avez 92% d'impureté. Et nous, Avec 65 à 80% d'indigotines, ça veut dire qu'en fait, on n'a presque pas d'impureté. Et les molécules qu'on va trouver, c'est pour ça que notre indigo, et je porte une information aux personnes qui nous écoutent, notre indigo ne pourra pas coûter le même prix. Vous savez, vous avez les châteaux Margot à l'Élysée, je viens de les choisir par l'Élysée, et bien nous, ce sera des châteaux Margot en matière d'indigo. Donc, parce qu'il faut bien comprendre, c'est-à-dire qu'avec, et d'ailleurs, nous sommes en train de faire un travail avec Patrick Brénac, pour vous proposer très peu d'indigo, en fait. 10 grammes, c'est l'équivalent du 100 grammes de l'Inde. par exemple. Voilà. Et ça, c'est intéressant. C'est-à-dire, avec seulement 10 grammes d'indigo de Phytobocaz ou couleur Ausha, couleur Ausha risque d'être la prochaine société fille de Phytobocaz. Et donc, avec 10 grammes, vous pouvez atteindre des kilos d'indigo. Voilà, pour faire plusieurs jeans, plusieurs t-shirts, etc. Parce que comme le produit va être cher, On va trouver un moyen pour que le projet ne soit pas cher et pour vous permettre de faire les mêmes quantités, de teindre les mêmes quantités de tissus, mais avec très peu. Et nous sommes en train de trouver les formules. Vous savez, par exemple, Michel a une formule pour faire ses cuves d'indigo 1, 2, 3. Oui. Et on a fait le malheur, en fait, de faire une cuve 1, 2, 3 avec notre superbe indigo. Mais en fin de compte, on a jeté du produit, en fait. Parce qu'il n'y avait pas suffisamment de fructose, de sucre réducteur, pour réduire la quantité d'indigotine qu'il y avait. Donc, on a dû changer, en fait, le train de tronc. Et bientôt, il y aura une newsletter dans le screening où on va vous donner, en fait, la bonne formule de cuve pour extraire un maximum de produits, en fait, pour faire les teintures. D'accord.

  • Pauline Leroux

    Super. partenaire principal et collaboration principale, c'est avec Patrick Brenac de Greening.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Et les autres aussi. Je collabore avec Sandrine, Rosier, avec Dominique Cardon, avec Aurélien Rolfe, Michel Garcia. Nous sommes tous en contact. C'est un petit club et on s'entend très, très bien. On est vraiment très amis. Et donc, c'est... plus de l'amitié partagée.

  • Pauline Leroux

    Maintenant qu'on a parlé de l'écosystème et des collaborations, des partenaires et de ce petit club, on voulait parler ensemble, quand on a préparé l'épisode, d'un point plus technique, en tout cas de sujets dont moi, mon passionné quand vous m'avez parlé, c'est vous m'avez parlé d'économie symbiotique, vous m'avez parlé de la bioaspiration. On a parlé d'agroforesterie ensemble parce qu'on a quelques points communs, notamment la passion des plantes et la formation 1G agro. Je voulais que vous puissiez expliquer à nos auditeurs ce que vous entendez par économie symbiotique, bio-inspiration, ça semble un peu plus facile à comprendre, et ce que vous faites en agroforesterie.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Mais pour bien vous expliquer ça, Pauline, et je vous remercie de me poser cette question. Qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? On constate, si on prend le cas de la Guadeloupe, que nous subissons des oeuvres à gants de plus en plus puissantes qui viennent détruire Bel-Archipel. Et plus près de chez vous, à l'heure où je vous parle, aujourd'hui, quand vous regardez les infos, notre planète est en train de brûler. On a des méga-feux aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, plus près de vous, vous avez vu la Grèce. La Grèce est en train de brûler, donc en Portugal, là-bas. France, même l'Algérie, l'Italie, l'Espagne. Et pourquoi on a ces méga-feux ? C'est parce qu'on a fait le malheur de déterrer ce que la nature avait pris soin d'enterrer. On a été des faussoyeurs. Et quand un faussoyeur, c'est quelqu'un qui fait des grands trous, et surtout, ne faites plus de grands trous pour aller chercher vos richesses, Pauline. Des grands trous pour aller chercher du pétrole. On fait des grands trous pour aller chercher du charbon, on fait des grands trous pour aller chercher des minerais, des diamants, des ragnormes, de l'or, pour se remplir, on approche rempli d'argent, mais on aura tous nos yeux pour pleurer. Parce qu'aujourd'hui, quand je vois la détresse de toutes ces personnes qui ont passé leur vie à construire une belle maison en Grèce ou ailleurs, et de voir ces personnes qui n'ont plus rien, plus rien, à quoi ça sert ? d'avoir rempli sa poche avec beaucoup d'argent et que tous ses biens se brûlent d'un seul coup. Pourquoi ? Parce que... Nous avons été déterrés du pétrole qui sont des hydrates de carbone, des hydrocarbures. Et les hydrocarbures, donc, ils ont du carbone, ils ont de l'hydrogène, ils ont de l'oxygène. Et quand le carbone rencontre l'oxygène, ça donne du CO2. Le CO2, en fait, va capter les rayons du soleil et ça va... La terre est une serre. En fait, ça va chauffer, le gaz va chauffer cette serre. Et dans cette serre, il y a de l'eau. Et quand on chauffe cette Ausha, l'eau de mer, en fait... Quand les courants d'air froid rencontrent les courants d'air chaud, ça donne tous ces dérèglements climatiques qu'on observe aujourd'hui. Et pour ne prendre que le domaine de notre discussion, quand on parle de couleur, il faut savoir que les colorants textiles industriels actuels proviennent de cinq matières premières fondamentales, que sont le benzène, le toluène, le xylène, le naphtalène, l'anthracène. Et tous ces produits, non seulement sont toxiques, Mais ils sont tous issus du pétrole. Et c'est pour ça qu'on a toute cette pollution en Inde, des industries taxiles, etc. Donc là, je voulais vraiment, je remercie beaucoup de cette discussion, pour qu'on prenne conscience qui nous sommes. Nous sommes des hommes, et l'humanité se heurte aujourd'hui à la finitude de la Terre. La Terre est finie, en fait. La voie double, c'est 1800 km². Ce n'est pas 1900, ce n'est pas 2000, 10000. La Terre est fine. La France a une superficie déterminée. Et ce n'est pas extensible. Et pourtant, cette planète Terre, c'est notre unique demeure. D'accord ? Et son intégrité, sa diversité et son bon fonctionnement sont vitaux pour l'humanité et l'ensemble des êtres vivants. Il faut qu'on soit conscient de ça. Je pense... sincèrement que si nous voulons sauver l'espèce humaine et la biodiversité, la diversité de vie et l'ensemble de notre biodiversité, donc si nous voulons la sauver, nous devons changer de paradigme politique. Nous devons sortir de cette économie dite extractive. Donc, ne soyons plus des faux soyeurs, ne faisons plus de grands trous. Je vous propose trois phalanges de doigts, trois, un, deux, trois, et vous prenez ces trois phalanges de doigts, vous mettez en terre et vous mettez une petite graine dans cette profondeur, et ça va vous donner des arbres de 10-20 mètres de haut. Donc, ne faisons plus de grands trous pour chercher nos richesses. Il faut, en fait, qu'on aille chercher nos richesses dans une autre économie, qui est l'économie du vivant. Et cette économie du vivant a été bien décrite par son concepteur, Isabelle Delannoy, que je salue, qui est française, ingénieure agronome, et qui a écrit le concept. de l'économie symbiotique et que nous développons au sein de notre entreprise de Ausha, c'est une économie à la fois régénératrice et collaboratrice. Il faut savoir, par exemple, si on prend notre écosystème de la Côte-Loire, donc on la gère, je vais peut-être définir le mot économie. C'est vrai que le ministre de l'économie, il est venu, Bruno Le Maire, et je lui ai posé une question très simple. Je lui ai dit, monsieur le ministre, est-ce que vous connaissez l'étymologie grecque du ministère que vous dirigez ? Comme j'ai vu qu'il hésitait un peu, je lui ai dit, monsieur le ministre, le mot économie vient du grec oikos, qui signifie maison, et nomos, qui signifie... gérée, administrée. Donc, est-ce que vous savez que vous dirigez un ministère qui gère la maison ? Mais de quelle maison parle-t-on ? La maison Guadeloupe, la maison France, la maison Europe, la maison Terre. Et nous, quand on regarde la façon dont cette maison est gérée, regardez bien, je dis, je vois par exemple... il y a eu des pesticides qui ont été utilisés dans la banane. Et aujourd'hui, on ne peut plus boire l'eau venant de nos montagnes, on ne peut plus pêcher des poissons là où le produit a été utilisé. Au fin de compte, on a utilisé des cides. Et ces cides, ils sont effectués par des insecticides comme le chlordécone. les herbicides comme le glyphosate. Et je vous rappelle que le glyphosate... viennent d'être prolongées pour encore 5 ans, jusqu'en 2028 par l'Union européenne. Des fangicides, comme les pandas d'Ariane, le banol, etc. Des homicides, il y a la guerre en Ukraine, etc. Moi, nous avons compris quelque chose qui va peut-être vous étonner, et on ne réfléchit pas beaucoup. Nous sommes, Pauline, la seule planète. la seule planète, la seule planète du système solaire qui a vu la vie, c'est la Terre. Il n'y a pas de vie sur la Lune, Jupiter, Vénus, etc. Et quand je regarde l'argent qu'on dépense, qu'on dépense des milliards d'euros ou de dollars pour tenter d'aller chercher des traces de vie supposées sous des exoplanètes qui sont à des années-lumières, ça choque. La lumière se déclenche à 300 000 km secondes, mais on ne voit jamais ceci de toute manière. D'accord ? Alors que, Pauline, la vie pilule à nos pieds. Pilule partout. On va chercher à des années-lumière quelque chose qui pilule à nos pieds. Et nous, l'homme, on ne fait qu'une seule chose. On tue. Avec les guerres, avec les produits phytosanitaires, avec le déchirpement climatique, les conséquences des sandies. d'ouragans, d'inondations. Nous, à Phytobocaz, on propose une autre voie, avec d'ailleurs Isabelle Delanois, celle de l'économie symbiotique, économie oikos nomos, nous gérons la maison, on va le faire en symbiose, symbiose vient du grec sum, qui veut dire avec, ensemble, et bios qui veut dire nous. Donc nous, on fait de l'économie symbiotique, on gère la maison avec la vie. Et cet économie symbiotique, en fait, répond à quatre grands principes. Et dans ces quatre grands principes, donc définis par Isabelle Delannoy, c'est épurer. J'épure, je ne mets plus de poison, donc je ne tue plus personne. Comme on ne tue plus personne, les mâles vont rencontrer les femelles, vont faire des petits, donc on va régénérer, ils vont faire pipi, ils vont faire caca, donc ils vont fertiliser. Donc le sol sera fertile, et maintenant que le sol est fertile, qu'on va pouvoir produire. Il faut savoir que toutes les productions de couleurs naturelles à Phytobocaz respectent ces grands principes. Par exemple, je ne sais pas si c'est à vous ou à Dominique ou à Patrick, j'ai envoyé des images de nos productions d'oléagineux en produit des huiles de Galba. et des huiles de moringa. Et entre chaque rangée de plantes, qu'est-ce qu'on a planté ? On a planté des indicotiers. Pourquoi on a planté des indicotiers ? Parce que l'indicotier indigoferra suffluticosa est une plante appartenant à la famille des légumineuses. Et les légumineuses ont une particularité, c'est qu'elles vont abriter une vie dans leur racine qu'on appelle des rhizobactères. Et ces rhizobactères sont les seuls capables de capter... l'azote de l'air, parce qu'il faut savoir que l'air dans lequel baigne actuellement dans l'espace où on se trouve, Frouline, vous avez 78% d'azote, 78% d'azote et 21% d'oxygène. En 78 plus 21, 99% de l'air dans lequel on baigne, c'est de l'azote et de l'oxygène. Et vous savez pourquoi le bon Dieu, il a mis 99% ? d'azote et d'oxygène, enfin 78% d'azote et 21%, c'est tout simplement le monsieur de Pauline qui me regarde, là, c'est fait d'azote. Le cerveau de Pauline qui m'entend, par le biais de ses oreilles, c'est fait d'azote. Votre nez qui respire, c'est de l'azote. Votre langue qui goûte les fruits, c'est de l'azote. Votre peau, c'est de l'azote. Pourquoi c'est de l'azote ? Parce que les protéines sont faites d'acides aminés. Et tous les acides aminés sont azotes. Sans azote, il n'y a pas de vie. C'est pour ça que le venduil nous a mis 78% d'azote dans l'air et 21% d'oxygène. L'oxygène, c'est pour que notre corps soit chaud. C'est un comblurant qui permet de se faire dans un hydrate de carbone qui est notre glucose. Donc, oxygène plus hydrate de carbone, notre corps est chaud. Pauline, en créole, on dit chez nous Pauline Mofret. Donc Pauline est morte, Wad le respire. Donc vous voyez comment, en fait, cet indigo-cié, qui est une légumineuse, va capter l'azote de l'air, d'accord, va l'accumuler dans des nodosités, et dans ces nodosités, viennent d'autres formes de vie, qu'on appelle des champignons, qui sont dans le sol, qui vont émettre ce qu'on appelle des filaments mycéliens, et ces filaments mycéliens... mais c'est mieux, comme les vaisseaux du cœur, vont distribuer de la nourriture aux autres plantes. Donc, vous voyez comment nous, on travaille rien qu'avec la vie. Et à côté des bactéries et des champignons, d'autres formes de vie vont venir. Parce qu'il y a de la nourriture, parce qu'il y a de l'azote, parce qu'il y a de la chair, parce qu'il y a des protéines, etc. Et ils viendront se nourrir. Nous avons, par exemple, des oiseaux, qu'on appelle des merles chez nous. Et ces merles, en fait, vont bouffer les chenilles qui... bouffe mes feuilles d'indigo. Parce que si toutes les feuilles sont bouffées par les chenilles, Joseph ne voit pas le feuille pour faire de l'indigo. Donc, moi, je fais des élevages de mer, parce qu'il y a de quoi bouffer. Ensuite, j'ai des araignées qui vont manger les papillons et les œufs de ces papillons, qui ne vont pas se transformer en chenilles. Donc, j'ai des abeilles sauvages qui sont vraiment endémiques de Bois-de-Loup. Par exemple, Il faut savoir que l'indigo tié de Guadeloupe est pollinisé par une abeille qu'on ne trouve qu'en Guadeloupe. C'est-à-dire que vous n'avez pas dans les îles à côté, on trouve qu'un abeille qui s'appelle Exomaloxys marchi et qui pollinise de façon spécifique l'indigo. Et s'il n'y a pas cette petite abeille, je n'ai pas de graines, parce que la graine, c'est le résultat de la pollinisation d'une fleur. Et grâce à ces graines, j'aurai les semis pour l'année d'après. Mais grâce à cette petite abeille. Et il faut savoir que les autres arbres, ils sont pollinisés par d'autres abeilles qui sont endémiques aussi, par exemple comme les ilocopas, en fait, qui vont polliniser mon moringa, pour me donner des graines de moringa avec lesquelles je vais faire des huiles. Et donc j'ai des abeilles domestiques qui vont polliniser mes fleurs de galba pour me donner du miel, mais aussi, ils vont me donner aussi des fruits de galba. Et devine, devinez, qu'est-ce qui récolte mes fruits de galba ? ce sont des chauves-souris. Ils le font le soir en mangeant le puricap de fruits. Et moi, je viens le matin récupérer les noix, je vais casser les noix et ensuite faire mon huile de galba. En fait, c'est ce que nous appelons l'économie symbiotique, l'économie faite à partir du vivant, ou en fait, si le vivant est un peu plus vieux. Et on en est très fiers de pouvoir aujourd'hui faire des couleurs naturelles entièrement à travers la vie.

  • Pauline Leroux

    Oui, c'est du bon sens et du respect de la nature. Alors, vous aviez parlé aussi de bio-inspiration. C'est en fait notre seule source d'exemples qu'il faudrait utiliser, c'est s'inspirer de ça. Est-ce que vous pouvez expliquer aux auditeurs ce que vous entendez par bio-inspiration ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, la bio-inspiration, c'est tout seul, c'est copié sur la nature. En fait, moi, je vis au sommet des forêts, des fois tout seul. sur la forêt de la Saufrière, ou aux forêts du Parc National de Guadeloupe. Il faut savoir que je suis au Conseil scientifique du Parc National de Guadeloupe, et le Parc National de Guadeloupe est dans le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète. Vous vous rendez compte ? Top 10, d'après l'IUCN, l'Union Internationale de la Conservation de la Nature. Donc, je suis conscient de ça. Et qu'est-ce que je constate ? Le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète, il n'y a aucun homme dedans ! Il n'y a pas un seul homme ! donc il n'y a pas de pesticides il n'y a pas d'herbicides il n'y a pas d'engrais chimiques et c'est dans le top 10 c'est faux elle est nuage avec des arbres et des troncs énormes etc donc je vais au sommet de cette forêt je dis forêt comment tu fais pour être aussi jeune explique moi et la forêt m'explique et c'est là que je vois ces symbioses donc entre le monde animal le monde végétal et je m'inspire en fait de ce fonctionnement de la nature pour faire fonctionner mon impropre.

  • Pauline Leroux

    Ça fait du bien d'entendre ce genre de discours. Je ne sais pas comment dire, c'est simple, mais en même temps, c'est efficace.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bref,

  • Pauline Leroux

    c'est... Je voulais aussi parler avec vous.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On est complètement du monde. En fait, quand vous êtes à la Défense, à Paris, ou à New York, à Manhattan, ou ailleurs, en fait, Californie, dans tous ces endroits, on a complètement tous les ordres. Vous ne pouvez pas raisonner comme je raisonne, parce que moi, je vis à la montagne, je vis dans une forêt, et je vois tout ce monde vivant, je n'ai pas besoin d'aller sur des exoplanètes pour voir ça. Donc, je dis, bon Dieu, quelle chance que j'ai. On n'est pas contre, Pauline. La chance que vous avez d'avoir des yeux pour me regarder, un nez pour sentir l'odeur des parfums des plantes, des oreilles pour écouter la musique et m'entendre. Vous êtes en train d'écouter un poids de classe, mais grâce à vos oreilles. Les fruits, quand vous viendrez à Bordeaux, vous allez faire goûter les maragots, les sapotilles, les pommes-pains. C'est une chance qu'on a de pouvoir goûter. Sentir, entendre, voir. On vous donne 80 ans pour voir ça. C'est l'expérience de vie humaine. Alors qu'on passe son temps à tuer son voisin, je vois toutes ces émeutes, tous ces trucs. On devient fou, en fait. Au lieu de sauver la vie pour voir, pour entendre, pour goûter, pour savourer la vie. Le jour où on va apprendre à notre jeunesse, Pauline, à voir, à entendre. à sentir, à goûter la vie, il n'y aura plus d'émuette.

  • Pauline Leroux

    Comment rebondir là-dessus ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ok. C'est parce que le monde dans lequel on est, qui est un monde qui fait tout son fric à partir de l'économie extractive, qui va vous donner beaucoup d'argent. Et quand vous prenez un billet, que vous mettez ce billet dans votre bouche, l'argent n'est pas comestible. Il faut qu'on change de paradigme. Et tous les problèmes d'immigration, tous les problèmes qu'aujourd'hui les politiques n'arrivent pas à résoudre, les gens doivent rester chez eux. Ils n'ont pas à migrer de l'Afrique en Europe, etc. C'est parce qu'en fait... On a été chercher de l'or, on a été chercher des diamants, on a été chercher de l'uranium, on a été chercher tous ces trésors qu'ils appellent trésors, mais qui sont en fait des cochonneries que la nature a enterrées. Et il a dit, surtout, ne touchez pas à ça. Ne touchez pas à ça.

  • Pauline Leroux

    Alors, pour essayer de recentrer sur notre sujet de la couleur, malgré le fait que je partage et que je... Je serais très intéressée de savoir ce que... On parle de politique, on parle d'action, vous avez Bruno Le Maire. Qu'est-ce qu'il dit, Bruno Le Maire, sur la visite d'une entité, sur la couleur végétale ? Est-ce qu'il s'étonne ? Maintenant, il sait que ça existe. Est-ce qu'il se dit...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous allez être très étonnés. Parce qu'il y a un moment... Vous avez vu mon parcours. Je viens de vous l'expliquer. Je suis parti de petites cuves en plastique de 500 litres pour faire mes premières extractions d'indigo dans les 150 extractions où on a fait le dosage de l'indigotine avec Patrick Brunac et je traitais 60 kg de plantes 8 fois en fait. Et aujourd'hui je traite entre 1 tonne, 1 tonne 200 dans une seule fois, dans un grand bassin. Et je fais un investissement de 2 millions d'euros un argent que je n'avais pas, que j'ai construit par la sueur de mon front. J'ai la visite d'un ministre de l'économie qui vient d'une toute petite île, qui n'est même pas un point quand on le regarde à l'échelle de la planète. Et le ministre me dit, Docteur Henri-Joseph, maintenant il faut passer au stade industriel. J'étais avec des petites cuves de 600 litres. Je passe à... une tonne de plantes, et le ministre me dit qu'il faut passer au stade industriel. Et alors, il dit... Monsieur le ministre, avec tout le respect que je vous dois, et en créole, on dit tout petit, belle, tout beau le monde. Tout petit, c'est beau. C'est tellement beau. Et que moi, je préfère mille petits Phytobocaz dans Guadeloupe qu'un grand loréal.

  • Pauline Leroux

    Et justement... Ma question, c'est qu'est-ce qu'il propose pour que ça se déploie ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ce n'est pas au ministre à proposer. Non,

  • Pauline Leroux

    mais bien sûr, il peut insister.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut changer de paradigme. Par exemple, il y a deux jours, j'entends le ministre Bruno Le Maire dire qu'il faut qu'on aille vers les industries vertes, l'économie verte, l'économie bleue. Qu'est-ce que ça veut dire ?

  • Pauline Leroux

    C'est la nature, c'est juste...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ou déprolouer. Si c'est juste.

  • Pauline Leroux

    Aujourd'hui,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    quand je vois toutes ces souffrances... Vraiment pas le domaine de la couleur, mais la couleur peut nous permettre à réussir. Parce que la couleur, belle couleur, c'est la vie, ça traduit beaucoup de choses. Et donc, j'aimerais tellement, à travers cette émission, faire prendre conscience à la planète toute entière de ce que nous sommes, des êtres vivants, et permettre à ces êtres vivants à s'aimer, à s'entraider. à partager, à collaborer avec la vie. Parce que c'est une chance, on a, d'être en vie. De toute façon, la seule certitude que j'ai, Pauline, c'est que je vais mourir un jour. C'est sûr, sûr, sûr. Je ne sais pas si je vais vivre. Donc, c'est ça. Donc, pourquoi passer son temps à s'entretuer au lieu de passer son temps à vivre ? C'est une question sérieuse, philosophique.

  • Pauline Leroux

    C'est clair,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    on part dans la vie. Je m'excuse de venir avec ces questions philosophiques dans un poste de couleur. Mais la couleur peut nous sauver. Et c'est ce que je me sens le faire.

  • Pauline Leroux

    Et moi, c'est pareil. J'essaye avec ce podcast de rassembler les gens autour de ces sujets, dans des applications complètement différentes, parce qu'on a commencé par la teinture végétale, on a exploré la coloration capillaire, on a exploré les cosmétiques, on a eu, hier j'enregistrais avec des gens qui travaillent des... plastiques biosourcés, colorés végétalement, des flacons, des sachets, des gens qui se bougent. Je suis allée voir des chimistes justement en chimie verte et plein de jeunes étudiants qui sont en train de se creuser la tête avec des choses, comme vous l'avez dit, juste il faut regarder, il faut se pencher, il n'y a plus qu'à copier, entre guillemets. Mais on a oublié tout ça et moi, concrètement, mon action, c'est celle-là, c'est grâce à ce média, essayer de... de rassembler tout le monde, d'en faire parler, de parler de ces sujets, qu'est-ce qui pourrait, selon vous, inciter les entreprises qui, justement, travaillent beaucoup avec le pétrole parce que ça a été plus facile, moins coûteux, comme ça ? Qu'est-ce qui pourrait inciter ces entreprises ? On parle de l'entreprise de l'industrie textile, on parle de l'industrie des cosmétiques. Qu'est-ce qui pourrait les inciter à intégrer la couleur végétale comme une ? des solutions pour réduire l'impact et un premier pas vers un avenir plus vertueux, plus respectueux.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, c'est tout simple. Vous voyez, vous êtes habillés là. Vous n'êtes pas nus. Non,

  • Pauline Leroux

    j'essaie de m'habiller quand c'est un épisode.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous avez un vêtement sur vous qui est fait avec du coton. Le coton, il est blanc. C'est pas coloré. C'est déjà rien que le vêtement qu'on met sur soi. Et on se dit, voilà, si on colorait ce vêtement avec couleur naturelle, et c'est déjà un premier pas. qu'on produise ces plantes territoriales à travers une économie symbiotique, c'est déjà un deuxième pas. Et que cette économie symbiotique qui demande de la main-d'oeuvre, on n'est plus en train d'être un trader, en train d'échanger des milliards et des milliards d'euros avec un clic, pendant que d'autres souffrent et qu'on va tous dans les champs. partager, en fait, ces cuves d'indigo, cette révélation des couleurs que les plantes nous donnent. Donc, je pense que porter des vêtements écologiques, etc., je pense qu'on peut déjà changer le monde avec les couleurs. Mais moi,

  • Pauline Leroux

    je suis complètement d'accord. Je pense que là, pour moi, les deux... domaines d'application de la couleur végétale qui sont pour moi les plus urgents à développer, c'est textile parce que c'est sur notre peau, c'est notre deuxième peau. et tout ce qui est coloration capillaire, parce qu'il y a énormément de femmes et d'hommes aussi, qui se colorent les cheveux, la barbe, etc., des produits qui sont d'une toxicité. Je pense que s'ils savaient, ils n'en mettraient plus. Et c'est donc deux applications de la couleur végétale qui sont sur nous, et on n'en parle pas, on n'en parle peu. En tout cas, moi j'apprends plein de trucs, c'est ça qui m'éclate, c'est qu'avec les invités, j'apprends plein de choses, et j'essaye justement de le relayer. Donc moi je suis consciente qu'avec la couleur on peut changer les choses. En tout cas maintenant je suis convaincue. Du coup c'est par quoi il faut commencer ? Est-ce que c'est remettre des gens sur les exploitations de plantes tinctoriales en France, combinées avec d'autres cultures, en symbiose, etc. ? Est-ce que c'est remettre des écoles ? Il n'y a qu'une seule formation aujourd'hui qui explique la transformation des plantes tinctoriales. en colorant. Il n'y en a qu'une. C'est une formation animée par Marie Marquet et Magali Bontour. En fait, c'est par quoi on commence, en fait, pour mettre des petits, comme vous disiez, des petits Phytobocaz partout ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut aller dans l'or. Le premier endroit où il faut y aller, c'est votre bouche. C'est-à-dire, vous mangez le matin, le midi et le soir. Et je vais vous dire quelque chose. Si vous voulez être en bonne santé, Il faut manger coloré parce que les carottes contiennent des caroténoïdes, c'est de la couleur. Les betteraves contiennent des anthocyanes, c'est de la couleur. Les mangues possèdent de la vitamine A, mais aussi des caroténoïdes. Les feuilles contiennent des flavonoïdes, qui sont des couleurs. En fait, plus on va manger des couleurs, plus on va renforcer la protection de notre corps contre les agressions. Les agressions liées à l'environnement, le soleil. Vous savez, le soleil produit des rayonnements UVA, UVB qui vont arriver sous 70% du poids de notre corps qui est de l'eau. Et l'eau c'est Ausha. Et quand vous avez des rayons UVA, UVB... et vous restez trop longtemps dans le soleil, déjà vous boulez votre peau, d'accord, en vous bronzant. Mais si ces rayons traversent votre peau, rencontrent votre H2O, on peut péter un hydrogène, libérer un hydrogène et fabriquer ce qu'on appelle un radical hydroxyme OH-. Et ce radical hydroxyme, en fait, on appelle ça un radical libre. Et la nature, qui a perdu un électron, La nature a inventé, moi j'appelle ça, donc vous êtes célibataire, la nature a inventé ce qu'on appelle des polyphénols, des polyphénolites, des substances polyphénoliques qui sont des substances colorées. La nature a inventé des polygames, c'est-à-dire des donneurs d'électrons, des substances qui peuvent donner un H, ils ont beaucoup de OH, ils peuvent prendre un petit H et aller sur OH-pour redonner l'eau qui est stable. Et donc, déjà, on fait manger coloré, manger couleur. Manger couleur, c'est protéger votre corps. D'accord ? Une fois que vous allez manger coloré et que ça va doper votre système immunitaire, voilà, on vient de faire une découverte au sein de notre laboratoire, une substance qui agit sous la réplication des virus ARN dans lesquels on retrouve le COVID, on retrouve la grippe. le chikungunya et la plupart des virus ARN, on a découvert un colorant. Un colorant, en fait, qui va bloquer la réplication du virus. C'est magnifique, ça. Donc, vous voyez comment, en fait, les couleurs... D'ailleurs, avec les chartes de Michel, ça nous permet de mettre en évidence les jaunes, les orangés, etc. Et je constate que... toutes les plantes médicinales à haute valeur ont de très belles couleurs. Donc, maintenant, je suis en train de rechercher un autre moyen pour me soigner à travers la couleur des plantes. Plus les plantes ont des couleurs vives, plus les plantes possèdent des molécules actives.

  • Pauline Leroux

    Ça, je l'entends, je le comprends. Moi, ma question qui me trotte dans la tête depuis à chaque fois que je rencontre des nouveaux invités, que j'essaye de... C'est comment on fait concrètement pour donner accès à cette couleur végétale qui est plus vertueuse pour plein d'aspects. Pour la santé, pour l'environnement, pour la qualité de notre eau dans les traitements, notamment pour la teinture. Comment on donne accès à plus de couleurs végétales pour que des grosses entreprises qui polluent énormément notre planète puissent y avoir accès et puissent l'employer comme une des solutions. Parce que je suis sûre que, vu les quantités de textiles d'aujourd'hui, on n'arrivera pas à tout colorer végétalement, en tout cas pas demain. Mais comment on fait concrètement ? C'est quoi la première étape ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, il suffit tout simplement de se regarder dans un miroir. Vous savez, je vois la femme passer beaucoup de temps devant un miroir pour se maquiller, donc avec un rouge à lèvres. Et si la femme prenait conscience que c'était du Roku et non un... produit issu de la pétrochimie à la femme, donc réfléchirait avant de se mettre un rouge à lèvres. Pensez à soi. Pensez à protéger déjà son corps contre les agressions de substances chimiques qui nous donnent des cancers, qui nous donnent beaucoup de maladies. Et je pense que la beauté beauté Quand nous, on va beaucoup plus loin, qu'est-ce qui nous a attiré ? C'est la couleur de la rose qu'on va offrir à une femme. Voilà, et la femme est très contente. En fait, il faut redonner goût à la vie. Et c'est ça le symbiotique. Le symbiotique nous permet de prendre conscience qu'on est vivant, et la vie en fait est faite de petits riens. Et ces petits riens, ça s'appelle le bonheur. Et ce bonheur-là, on le trouve où ? dans ce qu'on mange, dans ce qu'on ingère, dans ce qui nous habille, de ce qui nous nourrit, de ce qui nous soigne. Et le jour où l'homme va prendre conscience de ça, on va arriver. Mais si on commence à dire comment je vais faire du fric en se levant le matin... Ah non,

  • Pauline Leroux

    non, c'est pas ça.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça le problème, c'est qu'il faut oublier le fric.

  • Pauline Leroux

    Mais en fait, c'est pas... On va passer à d'autres questions, Henri, mais moi, c'est pas une question de faire du fric. C'est comment fait-on... pour que les gens aient accès à ce savoir, à ces ressources, et en aient conscience. Donc ce que j'entends, c'est que ça démarre aussi, on va dire, du consommateur de la personne à devenir plus, à s'intéresser, à découvrir des produits plus vertueux. Vous parliez du rouge à lèvres au Roku, on a reçu Élodie Carpentier du Rouge Français qui fait justement des rouges à lèvres, des produits cosmétiques, on ne peut pas faire plus... réfléchi et plus moins impactant on va dire sur l'environnement on accueille des gens ici dans le podcast qui nous montrent une autre voie qui nous ouvre les chakras via la couleur végétale et du coup bon on va passer à une autre question mais c'est vraiment permettre aux gens de savoir que c'est possible, qu'il y a des preuves de cosmétiques, de textiles de manières de faire avec de la couleur naturelle, c'est plus ça c'est plus de l'information

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Oui, et moi je pense que nous faisons des enfants, et les enfants d'hier sont les adultes de demain. La première chose qu'il faut apprendre à un enfant à l'école, qu'est-ce que c'est qu'un être vivant ? Voilà, et à partir de là, tout le reste va découler. Un être vivant, c'est un être vivant qui mange le matin, le midi et le soir, d'accord ? Qui est capable de se reproduire et qui se déplace, et son corps... est faite de nutriments, d'aliments, et ces nutriments sont faits de glucides, de lipides, de protéines, de vitamines, de oligo-aliments, qu'on trouve où, en fait, dans ce qu'on ingère, et la majorité de ce qu'on ingère, ce sont des plantes. Il faut expliquer ça. Et le jour où on va expliquer qu'est-ce que c'est que la vie à un enfant, et faire grandir l'enfant avec cette notion de vie, de symbiose, de symbiotique, c'est pour ça que nous, on ne fait pas de bio à Vitopokaz. On ne fait pas de bio. Non, parce que le bio s'autorise des biocides. Bio veut dire vie et cide veut dire tuer. Donc, un produit même d'origine naturelle qui tue la vie n'est pas bio. C'est pour ça que nous, on fait des produits phytosymbiotiques, des produits qui sont insymbioses avec la vie. Donc, il faut changer de paradigme, il faut changer de concept. Voilà.

  • Pauline Leroux

    J'ai des questions rapides d'inspiration à vous poser. Donc, en deux, trois mots. une réponse au par exemple j'aimerais savoir qui sont pour vous les personnes inspirantes source d'inspiration encore aujourd'hui pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les personnes qui sont inspirantes pour moi, c'est déjà Isabelle Delanoir, qui m'a fait découvrir l'économie symbiotique. C'est Dominique Arnaud, Michel Garcia, Paul Lacouleur, Patrick Brunac, Sandrine Maudier, etc. Le professeur Godfrey Nzamukro, de la ferme de Songhai au Bénin, c'est un gars magnifique. Parce qu'en fait, j'étais dans un robinaire, j'ai dit, professeur, est-ce que vous savez qu'il y a deux hommes sur la planète que je vais rencontrer ? C'est Pierre Rabhi, qui est malheureusement décédé, et vous. Et il m'a dit,

  • Pauline Leroux

    tu veux me rencontrer ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est moi qui viens te voir. Il est sorti au Bénin. Il est venu me voir, en fait, en Guadeloupe. J'étais en larmes. J'étais heureux que sur 7 milliards d'hommes, vous voulez rencontrer un et il vient vous voir. Mais il voit qui est ce monsieur. La ferme de Songhai, au Bénin. Il est en train de faire quelque chose de magnifique. Et moi, je vais le voir. Voilà toutes ces personnes qui m'inspirent et me font découvrir cette beauté de la vie.

  • Pauline Leroux

    D'accord. Est-ce que vous pouvez me dire, selon vous, qui fédère aujourd'hui autour de la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est les mêmes. C'est les Françaises. C'est que des Françaises. Ah, ça c'est le bon. C'est par exemple, c'est Garcia, c'est Brunax, c'est Mousier, au final. Vous ? Si, je l'ai dit beaucoup à travers vos podcasts. Vous nous faites nous rencontrer, on vous dit vraiment merci. Top,

  • Pauline Leroux

    c'est gentil. Quel événement de la couleur végétale est à ne pas louper pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, c'est le prochain, 2025. C'est l'East End 2025 en Bretagne. Moi, je vais prendre l'avion, je vais y aller. C'est l'East End 2011 qui m'a fait découvrir la couleur. En plus, ça se refait en France, en Bretagne, pas loin de La Rochelle en plus, et donc presque au même endroit. Donc, il faut donner un gros coup de main à Dominique Ardant et de sa ville de La Sayette qui organisent l'ISEN 2025. Donc, c'est vraiment l'événement à ne pas louper.

  • Pauline Leroux

    Ok. Est-ce que vous pourriez nous dire si vous deviez choisir une plante tinctoriale, laquelle vous seriez et pourquoi ? Et une seule.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo, bien sûr.

  • Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Non, le bleu est magique. Le bleu est magique parce qu'elle est verte au départ, l'indicale, puis les intermédiaires sont jaunes, fluorescentes et médoxibes pour arriver au bleu ingotine qui est le pigment bleu. C'est magique. Donc ça ne peut être qu'un indigo.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez des livres à nous recommander ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Parmi les livres à recommander, c'est surtout la Bible de Dominique Cardon sur les peintures naturelles.

  • Pauline Leroux

    Quelle est votre plus grande fierté aujourd'hui en Réseau Joseph ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ma plus grande fierté, vous n'allez pas savoir, c'est qu'au XVIIe siècle, la Guadeloupe possédait 97 indigoteries. 97 indigoteries. C'est comme 97 usines. en fait à l'échelle de l'époque, au 7ème siècle, et l'idéal mondial, la production d'indigo. 350 ans plus tard, ma plus grande fierté, c'est d'avoir relancé la production d'indigo en Guadeloupe au 21ème siècle, comme une sorte de revanche, parce que l'indigo a disparu avec l'arrivée de la synthèse de l'indigotina par l'aniline qui est un produit pétrolier, et aujourd'hui que le pétrole disparaît, La nature reprend ses droits avec le plus bel édigo de la planète, c'est l'édigo des bouddhistes.

  • Pauline Leroux

    Quels sont vos prochains projets, Henri ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il y en a plein, tout autour de la biodiversité. On a beaucoup, beaucoup de projets. Et j'ai vraiment une équipe merveilleuse qui s'occupe de tout. Vous voyez, je suis arrivé dans ce post-cadre, j'ai eu mon micro, je n'avais rien à faire. Vraiment, je félicite cette belle équipe. qui m'entourent, et ces belles personnes, ces belles personnes de la couleur que je viens de vous citer, mais voilà, nous on fait... Moi, comme je l'ai dit, qui est venu à Vitobocaz, je lui ai dit, parce qu'en fait, nous sommes déjà le septième ministre qui vient à Vitobocaz. Le grand Philippe est venu, le Blanquer est venu, le Corny est venu, le Moine, tous ces ministres sont venus à Vitobocaz. Et en fait, je leur ai dit que les richesses de la France de demain sont chines. Je vous demande simplement de nous faire confiance. En fait, et vous ne nous faites pas suffisamment confiance. On est des Français de seconde zone et on voudrait vraiment être des Français à Paris entière. Donc, ces projets, on peut vous emmener très loin dans nos rêves.

  • Pauline Leroux

    C'est quoi votre rêve sur la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, mon rêve, c'est que la couleur végétale permette de faire de la Guadeloupe un oasis planétaire exemplaire. Oui, c'est bon. D'accord,

  • Pauline Leroux

    c'est hyper...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça. C'est précis. On utilise les couleurs, non seulement pour colorer notre vie, mais que la Guadeloupe, en fait, est un pays où on est en symbiose avec la vie. On ne met plus de pesticides, plus d'herbicides, plus d'agrochimiques. On ne fait plus d'extraction de minipèdes. Tout se fait à partir de la vie. C'est ça, mon rêve. Et au moins, ma vie sur Terre aurait eu un sens. Après, je peux partir. parce que de toute façon, je partirai. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez un épisode préféré que vous avez écouté sur le podcast ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Je le sais tous. C'est génial. Je vais pas te faire de préférés. J'adore, j'adore. Quand j'écoute, tous les épisodes sont différents et j'apprends beaucoup de choses et je félicite tout ce monde qui tourne autour de la couleur. Je vous dis bravo à tous. C'est très merveilleux ce qu'on fait.

  • Pauline Leroux

    Et j'ai une dernière question, Henri, avant qu'on ne se quitte. c'est le passage du micro donc ça a commencé il y a 5 mois avec Michel Michel Garcia qui m'a fait le grand honneur d'accepter de répondre à mes questions et qui a lancé le passage du micro, donc à qui vous,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    vous aimeriez passer le micro pour qu'on continue à explorer le monde de la couleur végétale j'aimerais passer le micro à deux personnes peut-être que vous ne connaissez pas, et qui sont dans la colère et qui font des choses magnifiques c'est Aboubaka Fofana du Mali qui est vraiment le maître de l'indigo africain et donc

  • Pauline Leroux

    Dominique a son mail mais je dois l'avoir aussi en fait je l'ai contacté Aboubaka mais je n'ai pas de réponse pour le moment apparemment il est ultra chargé mais j'ai essayé de le contacter il y a quelques mois voilà mais c'est bien moi il serait bien d'avoir Aboubaka et l'autre c'est une parisienne donc ça va être beaucoup plus facile...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est Nathalie Tuile, je ne sais pas si vous la connaissez. Non. Et Nathalie Tuile, vraiment pour moi, j'ai eu cette chance de la rencontrer à l'ORIS. Elle est pour moi une des plus grandes spécialistes qui a rencontré la coloration naturelle des cheveux et avec qui on collabore au sein de notre laboratoire sur la coloration. Nous aussi, on n'en a pas parlé, mais on fait de la coloration de cheveux à Vitebocaz et on a des résultats magnifiques. Et je suis très heureux d'avoir Nathalie qui me conseille. Donc voilà, ce sont ces deux personnes. Je passe le micro.

  • Pauline Leroux

    Super, bah génial. Est-ce qu'il y a une question que je ne vous ai pas posée, Henri, et que vous aimeriez que je vous pose avant qu'on ne se quitte ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On n'a pas parlé des froids.

  • Pauline Leroux

    Quels sont les froids du groupe à la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les froids à la couleur végétale, c'est que j'y ai réfléchi et je me suis dit que... La France est connue dans le monde entier, dans le monde entier, comme le pays du luxe. Quand les gens viennent à l'Elysée, donc voir ce grand boulevard, pas l'Elysée...

  • Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées, pardon. Ce grand boulevard avec tous ces magasins de luxe, je ne vais pas citer de marque, et que beaucoup de... de ces produits de luxe sont faites avec beaucoup de produits de synthèse et pour les couleurs et j'aurais souhaité que le monde du luxe se lance à nos côtés en fait pour qu'on puisse leur fournir des couleurs naturelles pour leur luxe et donc le frais ça peut être le prix Mais comme c'est du luxe, d'ailleurs j'en ai discuté avec le ministre M. Bruno Le Maire, et il m'a dit, écoute, vous avez raison. il faut aller vers des produits de niche et on peut faire des produits de niche et colorer avec des colorants naturels. Mais que ces grandes maisons de luxe, en fait comme ils ont beaucoup d'argent, qu'ils paient le bon prix à ceux qui leur fournissent ces produits. Et je crois qu'en notre cas, on nous considère souvent la Guadeloupe comme un pays sous-développé, alors qu'on est département français. Et nous, le SMIG, au sein de mon laboratoire, je le paye au même prix que Paris. Et donc, il faut savoir que nos coûts de production sont très élevés. Et donc, ça aussi, c'est un frein. Mais si on arrive à faire des produits de niche qui sont tracés, qui ne sont pas falsifiés, etc., en fait, je pense qu'on peut aller très loin et lever tous les freins qui empêchent, justement, éviter de faire du greenwashing, par exemple. D'ailleurs, dans le podcast que vous avez fait avec Patrick Buenac, on en a parlé, c'est tout ça, en fait.

  • Pauline Leroux

    D'accord, donc ce…

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est un produit de luxe et qui va tout à fait dans l'esprit des entreprises de luxe françaises. Voilà, donc c'est…

  • Pauline Leroux

    Un appel du pied aux maisons de luxe françaises si elles veulent rejoindre la… la grande famille de la couleur végétale et se lancer dans des beaux produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    J'ai déjà eu des contacts, j'ai déjà eu des contacts avec plusieurs personnes. Et donc, voilà, on va continuer. Ok,

  • Pauline Leroux

    top. Merci beaucoup,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Henri. Et je vais vous faire une confidence. C'est ce qu'il m'a dit au moment où j'accompagnais le piste dans sa voiture. Il m'a dit, je vais être votre commercial pour ces gommes-baisons. Mais je prendrai au mot, je vais l'écrire là. J'attends deux jours.

  • Pauline Leroux

    Bon, écoutez, merci beaucoup Henri-Joseph, c'était terrible d'avoir votre... C'était vraiment génial d'avoir votre témoignage. Merci beaucoup.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'était vraiment très agréable. Vous voyez, vous avez votre voix et j'en suis très fier. J'ai tenu jusqu'au bout. Vous avez votre voix et voilà, je suis très content d'avoir fait ce... et donc ce qui me permet d'être en contact avec mes amis que j'embrasse, qui sont tous dans les Diagones. Je vous envoie le soleil de vos loups. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Merci beaucoup, on en a besoin. Nous, il n'est pas beau dans le Nord. Merci beaucoup Henri-Joseph. Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram, ARTECOVERT, pour y découvrir le nom des prochains invités. Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast et de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix, c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale. Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de Pauline Leroux

    00:00

  • Entretien avec Henri Joseph de Phytobocaz

    00:44

  • Le parcours de Henri et son intérêt pour la couleur végétale

    01:44

  • Les débuts de Phytobocaz et la découverte de l'indigo

    07:40

  • La création d'une unité industrielle pour la couleur végétale

    19:22

  • Tests de résistance des couleurs végétales

    26:17

  • Économie symbiotique et bio-inspiration dans la production

    29:43

  • Les partenaires et l'écosystème de Phytobocaz

    30:46

  • Conclusion et vision pour l'avenir de la couleur végétale

    01:04:14

Description

Savez-vous que la couleur des plantes peut transformer notre rapport à la consommation et à la production ? Dans cet épisode captivant du podcast ArtEcoVert, Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée par la couleur végétale et les plantes tinctoriales, reçoit Henri Joseph, fondateur de l'entreprise Phytobocaz. Ensemble, ils plongent dans l'univers fascinant de la teinture végétale, explorant ses applications variées dans des domaines tels que le textile et la décoration, tout en soulignant l'importance cruciale de la biodiversité ultramarine.


Henri, dont le parcours atypique l'a conduit des études en pharmacie à un engagement profond dans la recherche sur les plantes tinctoriales en Guadeloupe, partage avec passion la renaissance de la production d'indigo, une plante historique des Antilles. Dans un monde où la durabilité est essentielle, il aborde les défis rencontrés pour intégrer des méthodes de production respectueuses de l'environnement, tout en mettant en avant les colorants biosourcés et les pigments végétaux qui peuvent révolutionner notre approche de la coloration capillaire végétale et des fibres naturelles.


Au cours de cette discussion enrichissante, le duo évoque également l'économie symbiotique, une approche innovante qui cherche à réconcilier l'activité humaine avec la nature. Henri insiste sur l'importance de redonner aux plantes leur place dans notre quotidien, tant pour la santé que pour l'environnement. Il nous rappelle que les tanins et autres éléments présents dans la nature peuvent offrir des solutions durables et esthétiques, tout en rendant hommage aux couleurs de plantes qui embellissent notre existence.


Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir comment la teinture végétale et les colorants végétaux peuvent transformer notre monde. Que vous soyez un passionné de nature, un professionnel du textile ou simplement curieux d'en apprendre davantage sur la couleur végétale, cet épisode est fait pour vous !


Pour approfondir vos connaissances, n'hésitez pas à consulter les ressources mentionnées et à vous engager dans cette belle aventure autour des plantes tinctoriales. Belle écoute !


Pauline


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🗝️ Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin nuances


Bonne écoute


Pauline



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bonjour et bienvenue dans le podcast ARTECOVERT, le podcast qui vous parle d'art, d'écologie et de verdure. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes, et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications. Que ce soit dans le textile, l'ameublement, l'artisanat, la décoration et dans d'autres domaines, chaque jeudi et samedi à 7h30, je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants. pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.

  • Pauline Leroux

    Mon but,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde. Alors c'est parti, bonne écoute ! Bonjour à tous, je suis ravie d'accueillir sur le podcast Aréco Vert Henri Joseph de l'entreprise Phytobocaz. Bonjour Henry.

  • Pauline Leroux

    Oui, bonjour Pauline.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Alors Henri, on emmène nos autres... Auditeurs en voyage, parce qu'on part en Guadeloupe avec vous, je voulais vous poser la première question, c'est est-ce que vous pouvez vous présenter et raconter votre parcours aux auditeurs, ce qui vous a amené à la couleur végétale ?

  • Pauline Leroux

    Peut-être juste avant, pour vous féliciter Pauline, parce que vous avez réussi quelque chose qui à mon avis est très très important, c'est que vous avez réussi à faire fédérer à travers des contrastes. justement, tous ces amoureux, tous ces parquenés de la couleur, et je vous dis déjà un grand bravo. Voilà. Merci. Et bienvenue au club. Pourquoi est-ce que tu es atypique ? Je suis pharmacien. Pour être pharmacien, j'ai fait un doc de biologie. à l'université de Pointe-à-Pique. Le fait qu'il venait de s'ouvrir, il n'y avait pas d'université, c'était en 1977. Et là, je vais faire ce doc de biologie avec différents professeurs. Et d'ailleurs, un des professeurs, 30 ans après, deviendra mon associé. Donc vous voyez comment s'associer à son professeur de chimie, pour moi, c'était ma plus grande fierté. Donc après mon Duc de biologie, donc après ta vie, je vais partir à Montpellier. Et là, en fait, je vais faire des études de pharmacie. Je n'avais jamais pensé ça de ma vie, mais c'est un pur hasard. Je me retrouve en pharmacie directement du deuxième année après mon Duc. Et après, je vais soutenir ma thèse de doctorat en pharmacie. Et en 1983, après, je vais faire un... je suis repéré par des chercheurs. de l'Université de Toulouse, donc le professeur Stanislas qui était le voyant de la faculté de pharmacie et qui était à Guyane, de Toulouse, et là je vais faire un DEA, je vais être un peu délégué du master, donc diplôme d'études approfondies, et donc à l'Institut National Polytechnique de Toulouse, où je ferai ce que je voulais toujours faire, c'est après mes études de pharmacie, je voulais faire une école d'agronomie, donc je vais faire l'ENSAT, l'École Nationale Supérieure d'Agronomie, et je vais faire l'ENSAT. le Côte-Nationale supérieure de Chili, donc à travers ce DEA. Donc, fort de mon DEA, en fait, j'aurai mon passeport pour faire de la recherche. Et au cours de cette recherche, je vais faire un doctorat de troisième cycle en pharmacognosie. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas la pharmacognosie, dans pharmacognosie, on a pharmacon qui signifie remède, gnosie connaissante. Donc, c'est la connaissance des remèdes. Et je vais me spécialiser dans les remèdes à partir de plantes tropicales. Et là, je vais soutenir ma thèse en 1988. Ensuite, je vais rentrer en Guadeloupe en 1988. Et je suis pharmacien, donc je peux déjà travailler en pharmacie, ce que je vais faire à mi-temps. Et je vais rencontrer un médecin, un géologue, le Dr Pierre Saint-Clus. Et là, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu as lu ma thèse ? J'ai dit oui, j'ai lu ta thèse. Et j'ai dit, est-ce que toi, tu as lu ma thèse ? Il m'a dit, moi aussi, j'ai lu ta thèse. Mais il me dit, est-ce que tu sais que je fais de la chirurgie des veines et la plante que tu utilises, sous laquelle tu as fait ta thèse, c'est la justicia pectoralis, et cette justicia contient les mêmes molécules qu'un produit que je prescris qui s'appelle l'espéridemphore. Et donc, est-ce que tu es capable de fabriquer un produit à partir de ta plante ? Et comme il faisait, en fait, il utilisait un gel de carbopole, et à partir de ce gel, Je vais faire une préparation et en fait, tous les phénomènes d'EDM après les opérations, qui étaient passés avec cette graine. Donc, fort de ce premier produit qu'on va inventer, et il me dit, si pour s'amuser, on créait une petite unité de production de plantes médicinales en Guadeloupe, voilà, donc à mi-temps, trois à mi-temps, pharmacie, moi à mi-temps, entre deux chirurgies, je vais t'aider à saucler, à cultiver, etc. Donc, on va créer cette société qui va s'appeler HP Santé, H pour Henri et P pour P. Mais c'était trop tôt, 1989, faire des produits à base de plantes médicinales, c'était trop novateur pour l'époque. Et en fait, nos produits n'auront pas beaucoup de succès. Et il m'a dit, moi, je perds mon temps, c'est toi qui veux continuer. Donc il est retourné, il a créé un centre de thalassothérapie. Et moi, j'aurais l'opportunité, en fait... d'acheter une pharmacie dans la capitale, avec un confrère pharmacien. Et là, dans cette pharmacie, en fait, fort de mes compétences de pharmacognosie, je vais innover et je vais créer un grand préparatoire dans cette pharmacie à l'image de ce qu'étaient les pharmaciens apothicaires de l'époque, anciennement. Et là, je vais faire des préparations personnalisées à des pathologies. que les gens n'arrivaient pas à résoudre. Et j'arrivais à les résoudre au sein de ma pharmacie. Et là, je vais inventer pas mal de produits. Et le problème, c'est que je passais mon temps au préparatoire, à faire des préparations, mais très, très peu de gens au contrat avant des spécialités pharmaceutiques. Et les produits avaient tellement de succès. C'est qu'en 2005, donc, j'ai dit à mon associé que ce n'est pas pour lui, mais je crois que je vais... Je ne vends plus de spécialité, moi je préfère partir et créer une société vraiment spécialisée dans les préparations que je faisais à la pharmacie. Et c'est là que mon professeur de chimie, du DEUG, en fait, qui lui part à la retraite, et il me dit, écoute Henri, si tu veux bien, on peut s'associer et on peut créer une société. Et là, on va créer une société en 2005 qui va s'appeler FIT Ausha. FIT, plantes, et Ausha, les plantes. autour de la maison. Et c'est ainsi, en fait, qu'on a créé cette société où j'ai pris les six meilleures ventes de la pharmacie et qui a permis de démarrer tout de suite dans la fabrication des produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Et alors, comment de cette création vous êtes arrivé sur la couleur végétale, enfin les liens qu'on peut avoir avec les plantes pectorales ?

  • Pauline Leroux

    Vous savez, Pauline, vous allez être très étonnée si je vous dis que je suis arrivé... à la couleur végétale, non pas par la couleur, mais par les parfums.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, ça ne m'étonnerait pas, puisque ici, là, dans mon jardin, moi, j'ai commencé par les parfums, et je me suis rendu compte que les plantes parfumées avaient certaines des propriétés tinctoriales. Bref, donc non, ça ne m'étonne pas, mais allez-y, ça me rend curieuse, du coup.

  • Pauline Leroux

    Alors, nous sommes en 2010, la société Phytobocaz avait déjà 5 ans. Et je fais la connaissance d'une journaliste spécialisée dans les plantes à parfum, qui est Nicole Beauchamp, qui a écrit le jardin parfumé aux éditions La Rousse. Et donc on fait connaissance, elle vient en Guadeloupe, et là je vais la faire découvrir les senteurs des plantes parfumées de la nuit en fait. Je me dis, est-ce que vous connaissez des plantes qui s'ouvrent la nuit et qui sentent très bon ? J'ai dit oui, j'en connais pas mal, comme les belles de nuit, comme les gracénaves, pas mal. Et elle vient, et le soir, on part à la découverte de ces plantes de parfumée de nuit. Donc elle m'invite ensuite à Paris, fort de cette découverte, on était vraiment très séduit par ces plantes de bois de parfumée. Donc elle m'invite à Paris, et j'étais chez elle, on était en train de prendre le pot, et elle reçoit comme ça. par hasard, elle reçoit un coup de fil. Pas de n'importe qui. Parce qu'elle était en relation avec les gens qui font des parfums. Elle reçoit un coup de fil de Jean-Claude Hélénat. Et Jean-Claude Hélénat, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le nez des parfums d'Hermès. Et vous savez que chez Hermès, ils possèdent une filière textile et couleurs. Et Jean-Claude Hélénat pose la question à Nicole. Il dit, Nicole, est-ce que elle est... Tu ne connaîtrais pas, par hasard, des gens qui s'intéressent à un indigo. Elle dit, je ne sais pas trop, mais comme j'ai un ami qui est là, je vais lui poser la question après avoir raccroché. Donc elle raccroche et elle me dit, Henri, est-ce que dans ton réseau, tu connais des gens qui font de l'indigo ? Parce que je viens d'avoir, c'est encore des délais là, et je voudrais un bel indigo. Alors je dis, écoute-moi, je suis botaniste, je ne connais rien. Rien de merveilleux, rien du bleu indigo. Par contre, je sais qu'en Guadeloupe, nous possédons deux espèces d'indigotiers du genre indigofera, indigofera tectoria et indigofera sufficticosa. C'est tout ce que je sais. Donc, de retour en Guadeloupe en 2010, je parle à mon associé, le professeur Paul Bourgeois, je dis, Paul, tu sais, il y a Hermès qui cherche du bleu indigo, est-ce qu'on peut... vous ne pouvez pas faire ça, quoi, au sein de l'élaboratoire. Mais comme c'est un chimiste organicien, il me fait tout un schéma sur comment se forme l'indigo. Il me dit, tu sais, l'indigo se forme à partir d'un précurseur qui s'appelle l'indicane, qui est un hétérosyde, c'est-à-dire un produit qui est lié à un sucre. Et donc, on fait une fermentation, et après cette fermentation, en fait, des produits vont se libérer parmi les produits qui se libèrent. libère, c'est-à-dire des produits qui ne sont plus liés au sucre, on a l'indoxyle et l'isatine. Et cet inoxyle et cette isatine, par la suite, peuvent se mettre en couple, et le couple indoxyle-isatine, ça va donner l'indirubine qui est rouge, et le couple indoxyle-indoxyle, donc ça va donner le bleu indigoutine. Je dis wow Et il me fait tous les schémas, etc. Donc, il m'a dit est-ce que tu peux me trouver trois acquis botanistes ? tu peux me trouver des plantes maintenant. Et ça, on va pouvoir faire peut-être cet indigo à partir de ce schéma. Je savais qu'il y en avait pas loin de mon laboratoire, donc je suis d'Issac-la-Gourbère, près de la mer, et je savais qu'il y avait des pieds d'indigo. Et je lui pose cet indigo. Et là, il fait chauffer les plantes, et après il filtre, et il m'a dit, est-ce que tu as une batteuse électrique ? pour faire des oeufs, des omelettes, il dit oui, donc je prends cette batteuse électrique, et après filtration, il fait, il emmène de l'oxygène, et il m'a dit, tu vois ce que tu vois, les petites taches bleues, qui sont sur les bulles, comme des bulles de savon, ces petites taches bleues, et bien c'est ce qu'on appelle la digotine, et bien c'est ce qui entraîne le vent. Et bien, on va essayer de voir comment on peut faire un petit peu plus, etc. Et l'année d'après, donc en 2011, on apprend que Dominique Cardon et Anne de la Serriette organisent ISEN 2011. J'ai dit, Paul, il faut absolument qu'on aille là, parce qu'il est prévu que 400 spécialistes seront présents à La Rochelle. Donc on prend le milieu d'avion, on part tous les deux au cas La Rochelle, et là, on va rencontrer les meilleurs spécialistes du monde. Et je me rends compte que les meilleurs spécialistes du monde, ils sont presque tous français. Le médecin Cardon, Michel Garcia, Sandrine Rosier, Anne de la Sagnette, etc. Tout ce beau monde est à la rochelle. Et il y avait un archéologue, il venait de la Guadeloupe, il s'appelle Tristan Yvon. Et lui, il était en train d'écrire un livre sur l'histoire des indigos des Antilles. Donc, 17e, 18e siècle, parce que la Guadeloupe était un... un grand pays, donc exportateur d'indigo. Et là, toujours à la rochelle, on me présente un monsieur du nom de Michel Garcia. Et il me dit, écoute-moi, Henri, on s'en est avancé, on a mis un métier tout de suite. Écoute-moi, Henri, si tu veux maîtriser l'extraction d'indigo, il faut que tu maîtrises le test de la bouteille. Je dis, Michel, c'est quoi ça, ce test de la bouteille ? Il me dit, ben... tu vas faire une extraction, je vais t'expliquer comment faire, et au cours du temps, se forme justement cette indigoutine, et toutes les heures, toutes les demi-heures, tu vas prélever un petit peu de ton liquide de fermentation, et tu verras au fur et à mesure, des petits grains vont se former dans cette bouteille, et quand il y a un maximum de grains, tu arrêtes. Et c'est là qu'en fait... Je suis rentré en Guadeloupe par la suite. Et c'est là que je vais avoir cette maîtrise des petits grignes dans la bouteille. Je dis merci. Merci Michel. Et puis aura lieu les rencontres de couleur Garance, parce que Michel habitait à Lovisa. Et donc, il y avait, c'est dommage que ça s'est arrêté, mais il y avait vraiment des colloques sur la couleur, donc dans les jardins des plantes territoriales à Lovisa. Donc, et là, Dominique Cardon, la chef, vraiment, il dit, écoute, je vais te présenter quelqu'un, il me présente Patrick Brunac. D'ailleurs, tu n'en es pas de Corscat, donc... On va sympathiser et on va me présenter William Rolfe, Nathalie Tuile, tous ces passionnés de couleurs, et qui deviennent mes amis, aussi mes partenaires dans le domaine des contes vectoriels. Et ce sont toutes ces belles personnes que j'ai rencontrées et qui ont fait de moi ce que je suis. Et je leur dis tout simplement, Pauline, je leur dis tout simplement un grand merci.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, génial. Bon, super histoire, du coup. On a compris. Alors, l'histoire du test de la bouteille, je n'avais jamais entendu, donc je suis surprise. Moi, j'ai des questions, donc je ne sais pas dans quelle ordre on va les prendre, mais j'ai beaucoup de demandes sur les plantes des territoires d'outre-mer, de la flore tinctoriale, qui n'est pas la même qu'en métropole. J'ai beaucoup de gens de la Réunion, de la Martinique et de la Grenouille.

  • Pauline Leroux

    Peut-être avant de parler de... gens du territoire, Martinet et Andrino, peut-être parler un petit peu du Phytobocaz ? Oui, allez-y. Il faut savoir que le laboratoire Phytobocaz a été créé en 2005, comme je dis avec mon associé, le professeur Paul Bourgeois, et lui, il est passionné de chimie, je vous l'ai montré tout à l'heure, dans le travers, déjà, ce qu'il m'a expliqué, et il me dit... dans le pays, ce serait bien qu'au sein de notre laboratoire, on valorise le patrimoine végétal ultramarin, parce que 80% de la biodiversité française est pour un autre mère, et en fait, il n'y a pas de spécialistes, et il faudrait vraiment qu'on s'y intéresse. Et donc, notre entreprise est spécialisée dans les secteurs des phytocosmétiques et des compléments alimentaires, et depuis peu, nous nous sommes diversifiés, dans les huiles, dans les plantes éctoriales, comme je vous l'ai dit. Et notre société est composée de 10 salariés, donc répartis en 5 pôles, qui nous permettent un peu de participer à la conception des produits, de la graine jusqu'au produit fini. On maîtrise tout. Le nom de Chitobocas, pour ceux qui ne le savent pas, ça vient de chit, plante, Ausha, ce qui veut dire autour de la maison. Donc le terme Chitobocas veut dire tout ce moment, les plantes autour de la maison. Et notre entreprise, donc, sous-cieuse, de l'environnement dans lequel on est. On vient de protéger, on a 80% de la biodiversité française dans ces îles, bien que la Guyane n'est pas une île, mais c'est vraiment la plus grande des forêts. Et on collabore avec la nature. Je vais vous faire découvrir tout à l'heure comment, à partir de l'économie symbiotique, on participe justement... à concevoir nos produits uniquement avec des êtres vivants. Voilà, c'est totalement nouveau, et je serais vraiment très heureux de vous faire découvrir ça, sans pesticides, sans herbicides, et sans engraîchir. Donc, vous m'avez posé une question tout à l'heure sur les demandes.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les flores, les flores tinctoriales, donc outre-mer, donc je comprends mieux du coup s'il y a 80% de la biodiversité qui est... outre-mer, en fait j'ai vraiment beaucoup de demandes par rapport à cette flore qui est particulière. Est-ce qu'il y a certaines essences, certaines plantes tectoriales significatives dont vous pouvez nous parler, en aborder quelques-unes, les couleurs qu'elles peuvent donner, un petit peu faire un petit tour d'horizon sur cette question-là qui m'est souvent posée ?

  • Pauline Leroux

    Alors, ce qu'il faut savoir c'est que Phytobocaz aujourd'hui a 18 ans, donc c'est une adolescente. Après 12 ans de recherche et développement, nous avons construit, donc à Phytobocaz, une unité industrielle entièrement dédiée à la couleur végétale. Donc c'est notre plus gros investissement. Je n'ose même pas vous dire le coût de cette investissement. C'est 2 millions d'euros, donc c'est énorme. Et c'est une unité entièrement dédiée à la couleur végétale. Nous ne sommes pas encore opérationnels, nous sommes en train de terminer en fait. les bâtiments, les dernières machines, tout a été pensé par nous. Même par exemple, notre unité industrielle, peut-être. Je vous propose une information. On vient d'avoir la visite du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Il est venu visiter l'unité d'extraction d'indigo. On est peut-être la plus grande unité industrielle d'Europe, en fait, d'extraction d'indigo. Mais on ne fait pas que du bleu. Et si je ne fais pas que du bleu, je veux encore remercier... Michel, parce que Michel, il est vraiment, vraiment ingénieux. Il est, Michel Garcia, je ne sais pas comment il fait, mais il explique tellement bien, il a beaucoup de pédagogie. Il m'a fait découvrir, en fait, ce qu'on appelle les chartes. Je ne sais pas si vous êtes au courant. Les chartes, en fait, c'est qu'il prend un tissu coton, et sur lequel, en fait, il va imprégner des mordants. Et ensuite, une fois que c'est... ces mordants sont imprégnés sur le tissu, qu'est-ce qu'il va se passer ? On va casser des feuilles. Donc je me suis mis à casser des feuilles, toutes sortes de feuilles, jardins, je connais la montagne, etc. Des plantes qui ne sont pas connues du tout, du tout, du tout, du monde des plantes intérieures. Et là, on va découvrir des choses extraordinaires. Des plantes qui étaient vertes, qui vont donner du jaune, du rouge. du vert, de toutes les couleurs. Et en fin de compte, on a aujourd'hui énormément de plantes de chez nous, en fait, qui sont des plantes tectoriales totalement inconnues du grand public et même des spécialistes. Même à Dominique Cardon, je lui dis que j'ai trouvé telle couleur et il me dit, oui, mais c'est génial ton truc-là, parce que je lui envoie. Donc, ce sont vraiment des amis, je lui envoie à Saint-Pierre. on voit en fait mes petites trouvailles, et on a vraiment découvert beaucoup, beaucoup, beaucoup de plantes. Ce qu'il faut savoir, et il faudrait dire ça à nos passionnés de couleurs, il faut savoir, Pauline, que toutes les plantes, je dis bien toutes les plantes, toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Pour une raison simple. C'est qu'il faut savoir la différence entre nous, les animaux, et les plantes. C'est qu'on bouge et les plantes ne bougent pas. Et si on met Pauline au soleil toute la journée, sans bouger, qui va chercher ? Et il va me dire, écoute Henri, pourquoi tu m'as laissé au soleil ? Je suis tout brûlé. D'autant parce que j'avais... pas d'écran solaire. Alors, il faut savoir que les plantes, en fait, sont des êtres vivants qui vont capter des photons de lumière comme du soleil, et ils vont transformer ces photons de lumière en énergie chimique qu'on appelle du sucre. Pour une réaction chimique très simple, les plantes vont capter du gaz carbonique, du CO2, tandis que les plantes vont séquestrer le carbone, capter du CO2, vont puiser de l'eau dans le sol, après la pluie, Donc, si on dépoussage des eaux, ça va nous donner ces six H2O6, des glucose, qui est le sucre de notre sang et de l'oxygène qui se dégage. Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? On respire de l'oxygène, on bouffe du sucre, et on rejette du gaz carbonique et de l'eau. On transpire. Voilà. Et la boucle est bouclée. Mais les plantes, pour pouvoir pisser toute la journée au soleil sans être brûlées, donc, elles ont... certes, le panneau solaire qu'on appelle un chlorophylle, pour capter ses photons de lumière, mais sous ce chlorophylle, en fait, vous avez des écrans solaires. Et c'est ce qui donne les fameux paysages d'automne. Vous voyez les paysages d'automne, rouges, de Canada, de France, etc. Parce que les feuilles, avant de disparaître, vont d'abord perdre la chlorophylle, et sous la chlorophylle va apparaître la couleur qui protégeait la feuille faite du soleil. Et ça, ce sont des couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Donc, elles en ont toutes.

  • Pauline Leroux

    Voilà, elles en ont toutes. Et nous, comme on savait ça, on a été chercher, beaucoup, beaucoup, beaucoup. On a du jaune avec la mandipélie, on a du violet, avec le campèche, on a... Il y a beaucoup de jaune. Le jaune, c'est des flavonoïdes, il y en a beaucoup, beaucoup. on fait du rouge avec le noni, on l'appelle le noni, donc voilà, on a du... du rose coloration bébé par exemple avec une plante qu'on appelle l'anvers rouge et des bleus, il y a des bleus indigo d'accord mais il y a des plantes en fait qui ont même le campêche la façon dont vous traitez en fonction du ph vous pouvez avoir du bleu avec en plus du violet et parce que en fait le violet en fait c'est un mélange de bleu et de rouge. Et de roche. Et donc, on est en train de faire tout un catalogue en fait, de plantes à couleur de Guadeloupe, qu'on va retrouver à l'université de Caïti. Donc, on arrive. On arrive. On arrive. On sera bientôt en mesure... de nous offrir toutes ces couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Est-ce que vous réalisez des tests, parce que ça va être la question des auditeurs qui va suivre juste après, c'est, donc, OK, il y a des plantes que vous avez découvertes qui donnent de la couleur, des couleurs variées, mais beaucoup de jaune, comme un peu nous en métropole. Est-ce que vous avez fait des tests de résistance de cette couleur ? Est-ce que vous pouvez, dans votre guide, en gros, des plantes exotiques, vous aurez aussi un peu des tests de résistance ? par exemple lumière ou lavage, etc., pour les gens qui souhaitent derrière une application spécifique ? Il n'y a pas que la teinture, il y a plein d'applications, mais est-ce que vous aurez cette petite nuance qui guide un peu ?

  • Pauline Leroux

    Déjà, nous, on distingue. On distingue les couleurs destinées à la cosmétique. D'accord ? Par exemple, on a le Roku, pour les rouges à lèvres. Voilà. On a le Plutoria Ternatea, donc qui donne du... bleue, qui est une plante un petit peu particulière et qui est très à la mode. Pourquoi à la mode ? Parce que les gens font des boissons, ils peuvent boire en fait des infusions de ces plantes. On peut faire aussi des cocktails, des cocktails bleus. Alors, pour amuser un petit peu les gens qui nous écoutent, cette plante s'appelle Plithoria ternatea. Parce que vous savez que les blotanistes, ils ne vont pas chercher loin. Comme c'est la forme des clitoris, la fleur, justement, la fleur s'appelle comme ça. Et donc ça, c'est quand même du bleu assez stable. Alors, contrairement à certaines fleurs bleues, il faut savoir que la plupart des colorants, des pétales, tout ça, ce n'est pas très stable. Les liroises, c'est un peu comme le vin, vous savez, ce n'est pas très stable. Par contre, si on veut, c'est ça qui est bien avec la chimie des couleurs, si on veut aller vers des couleurs résistantes, c'est chimique en fait. Et c'est pour ça que le livre, la Bible de Dominique Cardon, en fait, après une classification chimique des couleurs, et la bonne connaissance de la chimie des couleurs peut donner déjà une indication de la résistance de la soleil. C'est surtout ça, une question de chimie. D'accord,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    ok.

  • Pauline Leroux

    Tout ce qui est fruit, tout ce qui est ça, c'est très joli, de belles fleurs, de beaux fruits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est plutôt efficace.

  • Pauline Leroux

    C'est vraiment... Les coulottes qui sont très stables, très souvent, c'est des coulottes que vous ne voyez pas. En fait, elles sont, par exemple, dans les écrous, dans le bois, par exemple, comme le campêche, comme les racines du monique. Mais c'est vraiment des coulottes qui sont cachées et qui sont, en fait, plus des substances qui vont protéger la plante, et c'est pour ça que c'est résistant, ça va protéger la plante contre des attaques, des attaques de chenilles. des attaques de parasites, etc. Et ce sont des substances protectrices de la plante. Et qui dit protectrice, il faut que ça dure. Et pour que ça dure, si ça dure pour la plante, ça va durer au soleil, etc. Donc, il faut toujours faire des liens, en fait. Voilà.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    OK. Donc, les personnes qui sont en recherche d'un livre ou des documentations sur leur flore... territoriales exotiques, elles vont bientôt avoir de quoi chercher. Vraiment, on veut vraiment être leader en matière de platectorial ultramarine, parce qu'on sait que les richesses de la France de demain sont chez nous, à notre mer, à cause de ces 80, ou par la cause, grâce à ces 80% de biodiversité. Et ça, on le sait, et c'est pour ça qu'on veut, avec ce clip, problèmes de chômage, tous les problèmes que nous avons en voie de loupe, à partir de notre biodiversité, développer une nouvelle économie. Parce qu'on ne veut plus partager la pauvreté, donc on veut partager la richesse. Et donc, on veut partager cette richesse avec vous, dans l'hexagone. Top.

  • Pauline Leroux

    Alors, maintenant, Henri, je voulais parler avec vous un peu de votre écosystème, c'est-à-dire vos partenaires, si vous avez le droit d'en parler, vos collaborations. les domaines d'application que vous couvrez, nous racontez un petit peu tout ce qui se passe autour de vous dans votre écosystème.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Concernant nos partenaires, là on était en recherche-développement. Et celui qui va être le plus précieux pour moi parmi les partenaires, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, c'est Patrick Brénac. Patrick Brénac, en fait, on a eu amitié depuis... Loris et c'est Dominique Cardon qui me l'a présenté. Il était à La Rochelle, mais on ne s'est pas croisé à La Rochelle, on s'est croisé plutôt à Loris deux ans après. Et lui, comme il est chimiste, il est biochimiste et il a rouvert une très belle entreprise qui est l'entreprise Greening et qui fournit en fait des matières premières, mais il a une très très grande maîtrise de la chimie des des couleurs. Et ce qui va être intéressant, depuis 2015, il va me faire une proposition, c'est de doser la teneur en indigotine de toutes mes extractions d'indigo. Et on est déjà à 150 extractions en recherche-développement. Et sur les 150 extractions, en fait, en fin de compte, on va... essayer à travers ces résultats de teneur en indigotine, essayer de trouver un itinéraire technique industriel pour avoir un bleu stable fait dans le temps. Alors là, il va m'apprendre quelque chose. Il va m'apprendre et il va me dire, écoute Henri, est-ce que tu sais que la teneur en indigotine bleue, quand vous achetez de la poudre bleue sous le marché international, les teneurs en indigotine, vont varier entre 5 à 40%. Pour vous donner quelques idées, vous avez à peu près 5% d'indigotines à Madagascar, entre 8 et 20% pour l'indigo de l'Inde. Et donc l'Uberon et donc avec Amiens, donc vous avez entre 27 et 30% d'indigotines. Et en fait, les meilleurs résultats qu'il avait, c'était l'indigo de... J'avais Xcentral du Salvador avec 40% d'indicotiques. Donc, j'avais déjà des références de teneurs en indicotiques. Et au fur et à mesure de notre maîtrise d'itinéraire technique industrielle et pilote d'exaction d'indicotiques, il m'apprend, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu sais que tu as le plus bel indico de la planète ? Wow ! Et on décide en fait... de faire une communication, et on ira présenter nos résultats en Inde, je vais partir en Inde avec vous, donc il y avait un colloque sur les couleurs, et là, sous nos 150 extractions pollues, notre moyenne, je vous ai dit le plus beau c'est 40%, c'est le Salvador, notre moyenne est à 65% d'indigotiques, du germe, et on a eu 5 records mondiaux, à près de 80%, 79%, je ne sais pas pourquoi on n'arrive pas à 80%. On a fait 79,4. 79,7. Et donc, en fait, on est à 5 extracteurs, 80% d'impureté. C'est dû. J'ai jamais vu. En fait, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand vous avez 5% d'impureté, par exemple, au Madagascar, ça veut dire que vous avez 95% d'impureté. Quand vous avez 8%, vous avez 92% d'impureté. Et nous, Avec 65 à 80% d'indigotines, ça veut dire qu'en fait, on n'a presque pas d'impureté. Et les molécules qu'on va trouver, c'est pour ça que notre indigo, et je porte une information aux personnes qui nous écoutent, notre indigo ne pourra pas coûter le même prix. Vous savez, vous avez les châteaux Margot à l'Élysée, je viens de les choisir par l'Élysée, et bien nous, ce sera des châteaux Margot en matière d'indigo. Donc, parce qu'il faut bien comprendre, c'est-à-dire qu'avec, et d'ailleurs, nous sommes en train de faire un travail avec Patrick Brénac, pour vous proposer très peu d'indigo, en fait. 10 grammes, c'est l'équivalent du 100 grammes de l'Inde. par exemple. Voilà. Et ça, c'est intéressant. C'est-à-dire, avec seulement 10 grammes d'indigo de Phytobocaz ou couleur Ausha, couleur Ausha risque d'être la prochaine société fille de Phytobocaz. Et donc, avec 10 grammes, vous pouvez atteindre des kilos d'indigo. Voilà, pour faire plusieurs jeans, plusieurs t-shirts, etc. Parce que comme le produit va être cher, On va trouver un moyen pour que le projet ne soit pas cher et pour vous permettre de faire les mêmes quantités, de teindre les mêmes quantités de tissus, mais avec très peu. Et nous sommes en train de trouver les formules. Vous savez, par exemple, Michel a une formule pour faire ses cuves d'indigo 1, 2, 3. Oui. Et on a fait le malheur, en fait, de faire une cuve 1, 2, 3 avec notre superbe indigo. Mais en fin de compte, on a jeté du produit, en fait. Parce qu'il n'y avait pas suffisamment de fructose, de sucre réducteur, pour réduire la quantité d'indigotine qu'il y avait. Donc, on a dû changer, en fait, le train de tronc. Et bientôt, il y aura une newsletter dans le screening où on va vous donner, en fait, la bonne formule de cuve pour extraire un maximum de produits, en fait, pour faire les teintures. D'accord.

  • Pauline Leroux

    Super. partenaire principal et collaboration principale, c'est avec Patrick Brenac de Greening.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Et les autres aussi. Je collabore avec Sandrine, Rosier, avec Dominique Cardon, avec Aurélien Rolfe, Michel Garcia. Nous sommes tous en contact. C'est un petit club et on s'entend très, très bien. On est vraiment très amis. Et donc, c'est... plus de l'amitié partagée.

  • Pauline Leroux

    Maintenant qu'on a parlé de l'écosystème et des collaborations, des partenaires et de ce petit club, on voulait parler ensemble, quand on a préparé l'épisode, d'un point plus technique, en tout cas de sujets dont moi, mon passionné quand vous m'avez parlé, c'est vous m'avez parlé d'économie symbiotique, vous m'avez parlé de la bioaspiration. On a parlé d'agroforesterie ensemble parce qu'on a quelques points communs, notamment la passion des plantes et la formation 1G agro. Je voulais que vous puissiez expliquer à nos auditeurs ce que vous entendez par économie symbiotique, bio-inspiration, ça semble un peu plus facile à comprendre, et ce que vous faites en agroforesterie.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Mais pour bien vous expliquer ça, Pauline, et je vous remercie de me poser cette question. Qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? On constate, si on prend le cas de la Guadeloupe, que nous subissons des oeuvres à gants de plus en plus puissantes qui viennent détruire Bel-Archipel. Et plus près de chez vous, à l'heure où je vous parle, aujourd'hui, quand vous regardez les infos, notre planète est en train de brûler. On a des méga-feux aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, plus près de vous, vous avez vu la Grèce. La Grèce est en train de brûler, donc en Portugal, là-bas. France, même l'Algérie, l'Italie, l'Espagne. Et pourquoi on a ces méga-feux ? C'est parce qu'on a fait le malheur de déterrer ce que la nature avait pris soin d'enterrer. On a été des faussoyeurs. Et quand un faussoyeur, c'est quelqu'un qui fait des grands trous, et surtout, ne faites plus de grands trous pour aller chercher vos richesses, Pauline. Des grands trous pour aller chercher du pétrole. On fait des grands trous pour aller chercher du charbon, on fait des grands trous pour aller chercher des minerais, des diamants, des ragnormes, de l'or, pour se remplir, on approche rempli d'argent, mais on aura tous nos yeux pour pleurer. Parce qu'aujourd'hui, quand je vois la détresse de toutes ces personnes qui ont passé leur vie à construire une belle maison en Grèce ou ailleurs, et de voir ces personnes qui n'ont plus rien, plus rien, à quoi ça sert ? d'avoir rempli sa poche avec beaucoup d'argent et que tous ses biens se brûlent d'un seul coup. Pourquoi ? Parce que... Nous avons été déterrés du pétrole qui sont des hydrates de carbone, des hydrocarbures. Et les hydrocarbures, donc, ils ont du carbone, ils ont de l'hydrogène, ils ont de l'oxygène. Et quand le carbone rencontre l'oxygène, ça donne du CO2. Le CO2, en fait, va capter les rayons du soleil et ça va... La terre est une serre. En fait, ça va chauffer, le gaz va chauffer cette serre. Et dans cette serre, il y a de l'eau. Et quand on chauffe cette Ausha, l'eau de mer, en fait... Quand les courants d'air froid rencontrent les courants d'air chaud, ça donne tous ces dérèglements climatiques qu'on observe aujourd'hui. Et pour ne prendre que le domaine de notre discussion, quand on parle de couleur, il faut savoir que les colorants textiles industriels actuels proviennent de cinq matières premières fondamentales, que sont le benzène, le toluène, le xylène, le naphtalène, l'anthracène. Et tous ces produits, non seulement sont toxiques, Mais ils sont tous issus du pétrole. Et c'est pour ça qu'on a toute cette pollution en Inde, des industries taxiles, etc. Donc là, je voulais vraiment, je remercie beaucoup de cette discussion, pour qu'on prenne conscience qui nous sommes. Nous sommes des hommes, et l'humanité se heurte aujourd'hui à la finitude de la Terre. La Terre est finie, en fait. La voie double, c'est 1800 km². Ce n'est pas 1900, ce n'est pas 2000, 10000. La Terre est fine. La France a une superficie déterminée. Et ce n'est pas extensible. Et pourtant, cette planète Terre, c'est notre unique demeure. D'accord ? Et son intégrité, sa diversité et son bon fonctionnement sont vitaux pour l'humanité et l'ensemble des êtres vivants. Il faut qu'on soit conscient de ça. Je pense... sincèrement que si nous voulons sauver l'espèce humaine et la biodiversité, la diversité de vie et l'ensemble de notre biodiversité, donc si nous voulons la sauver, nous devons changer de paradigme politique. Nous devons sortir de cette économie dite extractive. Donc, ne soyons plus des faux soyeurs, ne faisons plus de grands trous. Je vous propose trois phalanges de doigts, trois, un, deux, trois, et vous prenez ces trois phalanges de doigts, vous mettez en terre et vous mettez une petite graine dans cette profondeur, et ça va vous donner des arbres de 10-20 mètres de haut. Donc, ne faisons plus de grands trous pour chercher nos richesses. Il faut, en fait, qu'on aille chercher nos richesses dans une autre économie, qui est l'économie du vivant. Et cette économie du vivant a été bien décrite par son concepteur, Isabelle Delannoy, que je salue, qui est française, ingénieure agronome, et qui a écrit le concept. de l'économie symbiotique et que nous développons au sein de notre entreprise de Ausha, c'est une économie à la fois régénératrice et collaboratrice. Il faut savoir, par exemple, si on prend notre écosystème de la Côte-Loire, donc on la gère, je vais peut-être définir le mot économie. C'est vrai que le ministre de l'économie, il est venu, Bruno Le Maire, et je lui ai posé une question très simple. Je lui ai dit, monsieur le ministre, est-ce que vous connaissez l'étymologie grecque du ministère que vous dirigez ? Comme j'ai vu qu'il hésitait un peu, je lui ai dit, monsieur le ministre, le mot économie vient du grec oikos, qui signifie maison, et nomos, qui signifie... gérée, administrée. Donc, est-ce que vous savez que vous dirigez un ministère qui gère la maison ? Mais de quelle maison parle-t-on ? La maison Guadeloupe, la maison France, la maison Europe, la maison Terre. Et nous, quand on regarde la façon dont cette maison est gérée, regardez bien, je dis, je vois par exemple... il y a eu des pesticides qui ont été utilisés dans la banane. Et aujourd'hui, on ne peut plus boire l'eau venant de nos montagnes, on ne peut plus pêcher des poissons là où le produit a été utilisé. Au fin de compte, on a utilisé des cides. Et ces cides, ils sont effectués par des insecticides comme le chlordécone. les herbicides comme le glyphosate. Et je vous rappelle que le glyphosate... viennent d'être prolongées pour encore 5 ans, jusqu'en 2028 par l'Union européenne. Des fangicides, comme les pandas d'Ariane, le banol, etc. Des homicides, il y a la guerre en Ukraine, etc. Moi, nous avons compris quelque chose qui va peut-être vous étonner, et on ne réfléchit pas beaucoup. Nous sommes, Pauline, la seule planète. la seule planète, la seule planète du système solaire qui a vu la vie, c'est la Terre. Il n'y a pas de vie sur la Lune, Jupiter, Vénus, etc. Et quand je regarde l'argent qu'on dépense, qu'on dépense des milliards d'euros ou de dollars pour tenter d'aller chercher des traces de vie supposées sous des exoplanètes qui sont à des années-lumières, ça choque. La lumière se déclenche à 300 000 km secondes, mais on ne voit jamais ceci de toute manière. D'accord ? Alors que, Pauline, la vie pilule à nos pieds. Pilule partout. On va chercher à des années-lumière quelque chose qui pilule à nos pieds. Et nous, l'homme, on ne fait qu'une seule chose. On tue. Avec les guerres, avec les produits phytosanitaires, avec le déchirpement climatique, les conséquences des sandies. d'ouragans, d'inondations. Nous, à Phytobocaz, on propose une autre voie, avec d'ailleurs Isabelle Delanois, celle de l'économie symbiotique, économie oikos nomos, nous gérons la maison, on va le faire en symbiose, symbiose vient du grec sum, qui veut dire avec, ensemble, et bios qui veut dire nous. Donc nous, on fait de l'économie symbiotique, on gère la maison avec la vie. Et cet économie symbiotique, en fait, répond à quatre grands principes. Et dans ces quatre grands principes, donc définis par Isabelle Delannoy, c'est épurer. J'épure, je ne mets plus de poison, donc je ne tue plus personne. Comme on ne tue plus personne, les mâles vont rencontrer les femelles, vont faire des petits, donc on va régénérer, ils vont faire pipi, ils vont faire caca, donc ils vont fertiliser. Donc le sol sera fertile, et maintenant que le sol est fertile, qu'on va pouvoir produire. Il faut savoir que toutes les productions de couleurs naturelles à Phytobocaz respectent ces grands principes. Par exemple, je ne sais pas si c'est à vous ou à Dominique ou à Patrick, j'ai envoyé des images de nos productions d'oléagineux en produit des huiles de Galba. et des huiles de moringa. Et entre chaque rangée de plantes, qu'est-ce qu'on a planté ? On a planté des indicotiers. Pourquoi on a planté des indicotiers ? Parce que l'indicotier indigoferra suffluticosa est une plante appartenant à la famille des légumineuses. Et les légumineuses ont une particularité, c'est qu'elles vont abriter une vie dans leur racine qu'on appelle des rhizobactères. Et ces rhizobactères sont les seuls capables de capter... l'azote de l'air, parce qu'il faut savoir que l'air dans lequel baigne actuellement dans l'espace où on se trouve, Frouline, vous avez 78% d'azote, 78% d'azote et 21% d'oxygène. En 78 plus 21, 99% de l'air dans lequel on baigne, c'est de l'azote et de l'oxygène. Et vous savez pourquoi le bon Dieu, il a mis 99% ? d'azote et d'oxygène, enfin 78% d'azote et 21%, c'est tout simplement le monsieur de Pauline qui me regarde, là, c'est fait d'azote. Le cerveau de Pauline qui m'entend, par le biais de ses oreilles, c'est fait d'azote. Votre nez qui respire, c'est de l'azote. Votre langue qui goûte les fruits, c'est de l'azote. Votre peau, c'est de l'azote. Pourquoi c'est de l'azote ? Parce que les protéines sont faites d'acides aminés. Et tous les acides aminés sont azotes. Sans azote, il n'y a pas de vie. C'est pour ça que le venduil nous a mis 78% d'azote dans l'air et 21% d'oxygène. L'oxygène, c'est pour que notre corps soit chaud. C'est un comblurant qui permet de se faire dans un hydrate de carbone qui est notre glucose. Donc, oxygène plus hydrate de carbone, notre corps est chaud. Pauline, en créole, on dit chez nous Pauline Mofret. Donc Pauline est morte, Wad le respire. Donc vous voyez comment, en fait, cet indigo-cié, qui est une légumineuse, va capter l'azote de l'air, d'accord, va l'accumuler dans des nodosités, et dans ces nodosités, viennent d'autres formes de vie, qu'on appelle des champignons, qui sont dans le sol, qui vont émettre ce qu'on appelle des filaments mycéliens, et ces filaments mycéliens... mais c'est mieux, comme les vaisseaux du cœur, vont distribuer de la nourriture aux autres plantes. Donc, vous voyez comment nous, on travaille rien qu'avec la vie. Et à côté des bactéries et des champignons, d'autres formes de vie vont venir. Parce qu'il y a de la nourriture, parce qu'il y a de l'azote, parce qu'il y a de la chair, parce qu'il y a des protéines, etc. Et ils viendront se nourrir. Nous avons, par exemple, des oiseaux, qu'on appelle des merles chez nous. Et ces merles, en fait, vont bouffer les chenilles qui... bouffe mes feuilles d'indigo. Parce que si toutes les feuilles sont bouffées par les chenilles, Joseph ne voit pas le feuille pour faire de l'indigo. Donc, moi, je fais des élevages de mer, parce qu'il y a de quoi bouffer. Ensuite, j'ai des araignées qui vont manger les papillons et les œufs de ces papillons, qui ne vont pas se transformer en chenilles. Donc, j'ai des abeilles sauvages qui sont vraiment endémiques de Bois-de-Loup. Par exemple, Il faut savoir que l'indigo tié de Guadeloupe est pollinisé par une abeille qu'on ne trouve qu'en Guadeloupe. C'est-à-dire que vous n'avez pas dans les îles à côté, on trouve qu'un abeille qui s'appelle Exomaloxys marchi et qui pollinise de façon spécifique l'indigo. Et s'il n'y a pas cette petite abeille, je n'ai pas de graines, parce que la graine, c'est le résultat de la pollinisation d'une fleur. Et grâce à ces graines, j'aurai les semis pour l'année d'après. Mais grâce à cette petite abeille. Et il faut savoir que les autres arbres, ils sont pollinisés par d'autres abeilles qui sont endémiques aussi, par exemple comme les ilocopas, en fait, qui vont polliniser mon moringa, pour me donner des graines de moringa avec lesquelles je vais faire des huiles. Et donc j'ai des abeilles domestiques qui vont polliniser mes fleurs de galba pour me donner du miel, mais aussi, ils vont me donner aussi des fruits de galba. Et devine, devinez, qu'est-ce qui récolte mes fruits de galba ? ce sont des chauves-souris. Ils le font le soir en mangeant le puricap de fruits. Et moi, je viens le matin récupérer les noix, je vais casser les noix et ensuite faire mon huile de galba. En fait, c'est ce que nous appelons l'économie symbiotique, l'économie faite à partir du vivant, ou en fait, si le vivant est un peu plus vieux. Et on en est très fiers de pouvoir aujourd'hui faire des couleurs naturelles entièrement à travers la vie.

  • Pauline Leroux

    Oui, c'est du bon sens et du respect de la nature. Alors, vous aviez parlé aussi de bio-inspiration. C'est en fait notre seule source d'exemples qu'il faudrait utiliser, c'est s'inspirer de ça. Est-ce que vous pouvez expliquer aux auditeurs ce que vous entendez par bio-inspiration ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, la bio-inspiration, c'est tout seul, c'est copié sur la nature. En fait, moi, je vis au sommet des forêts, des fois tout seul. sur la forêt de la Saufrière, ou aux forêts du Parc National de Guadeloupe. Il faut savoir que je suis au Conseil scientifique du Parc National de Guadeloupe, et le Parc National de Guadeloupe est dans le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète. Vous vous rendez compte ? Top 10, d'après l'IUCN, l'Union Internationale de la Conservation de la Nature. Donc, je suis conscient de ça. Et qu'est-ce que je constate ? Le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète, il n'y a aucun homme dedans ! Il n'y a pas un seul homme ! donc il n'y a pas de pesticides il n'y a pas d'herbicides il n'y a pas d'engrais chimiques et c'est dans le top 10 c'est faux elle est nuage avec des arbres et des troncs énormes etc donc je vais au sommet de cette forêt je dis forêt comment tu fais pour être aussi jeune explique moi et la forêt m'explique et c'est là que je vois ces symbioses donc entre le monde animal le monde végétal et je m'inspire en fait de ce fonctionnement de la nature pour faire fonctionner mon impropre.

  • Pauline Leroux

    Ça fait du bien d'entendre ce genre de discours. Je ne sais pas comment dire, c'est simple, mais en même temps, c'est efficace.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bref,

  • Pauline Leroux

    c'est... Je voulais aussi parler avec vous.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On est complètement du monde. En fait, quand vous êtes à la Défense, à Paris, ou à New York, à Manhattan, ou ailleurs, en fait, Californie, dans tous ces endroits, on a complètement tous les ordres. Vous ne pouvez pas raisonner comme je raisonne, parce que moi, je vis à la montagne, je vis dans une forêt, et je vois tout ce monde vivant, je n'ai pas besoin d'aller sur des exoplanètes pour voir ça. Donc, je dis, bon Dieu, quelle chance que j'ai. On n'est pas contre, Pauline. La chance que vous avez d'avoir des yeux pour me regarder, un nez pour sentir l'odeur des parfums des plantes, des oreilles pour écouter la musique et m'entendre. Vous êtes en train d'écouter un poids de classe, mais grâce à vos oreilles. Les fruits, quand vous viendrez à Bordeaux, vous allez faire goûter les maragots, les sapotilles, les pommes-pains. C'est une chance qu'on a de pouvoir goûter. Sentir, entendre, voir. On vous donne 80 ans pour voir ça. C'est l'expérience de vie humaine. Alors qu'on passe son temps à tuer son voisin, je vois toutes ces émeutes, tous ces trucs. On devient fou, en fait. Au lieu de sauver la vie pour voir, pour entendre, pour goûter, pour savourer la vie. Le jour où on va apprendre à notre jeunesse, Pauline, à voir, à entendre. à sentir, à goûter la vie, il n'y aura plus d'émuette.

  • Pauline Leroux

    Comment rebondir là-dessus ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ok. C'est parce que le monde dans lequel on est, qui est un monde qui fait tout son fric à partir de l'économie extractive, qui va vous donner beaucoup d'argent. Et quand vous prenez un billet, que vous mettez ce billet dans votre bouche, l'argent n'est pas comestible. Il faut qu'on change de paradigme. Et tous les problèmes d'immigration, tous les problèmes qu'aujourd'hui les politiques n'arrivent pas à résoudre, les gens doivent rester chez eux. Ils n'ont pas à migrer de l'Afrique en Europe, etc. C'est parce qu'en fait... On a été chercher de l'or, on a été chercher des diamants, on a été chercher de l'uranium, on a été chercher tous ces trésors qu'ils appellent trésors, mais qui sont en fait des cochonneries que la nature a enterrées. Et il a dit, surtout, ne touchez pas à ça. Ne touchez pas à ça.

  • Pauline Leroux

    Alors, pour essayer de recentrer sur notre sujet de la couleur, malgré le fait que je partage et que je... Je serais très intéressée de savoir ce que... On parle de politique, on parle d'action, vous avez Bruno Le Maire. Qu'est-ce qu'il dit, Bruno Le Maire, sur la visite d'une entité, sur la couleur végétale ? Est-ce qu'il s'étonne ? Maintenant, il sait que ça existe. Est-ce qu'il se dit...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous allez être très étonnés. Parce qu'il y a un moment... Vous avez vu mon parcours. Je viens de vous l'expliquer. Je suis parti de petites cuves en plastique de 500 litres pour faire mes premières extractions d'indigo dans les 150 extractions où on a fait le dosage de l'indigotine avec Patrick Brunac et je traitais 60 kg de plantes 8 fois en fait. Et aujourd'hui je traite entre 1 tonne, 1 tonne 200 dans une seule fois, dans un grand bassin. Et je fais un investissement de 2 millions d'euros un argent que je n'avais pas, que j'ai construit par la sueur de mon front. J'ai la visite d'un ministre de l'économie qui vient d'une toute petite île, qui n'est même pas un point quand on le regarde à l'échelle de la planète. Et le ministre me dit, Docteur Henri-Joseph, maintenant il faut passer au stade industriel. J'étais avec des petites cuves de 600 litres. Je passe à... une tonne de plantes, et le ministre me dit qu'il faut passer au stade industriel. Et alors, il dit... Monsieur le ministre, avec tout le respect que je vous dois, et en créole, on dit tout petit, belle, tout beau le monde. Tout petit, c'est beau. C'est tellement beau. Et que moi, je préfère mille petits Phytobocaz dans Guadeloupe qu'un grand loréal.

  • Pauline Leroux

    Et justement... Ma question, c'est qu'est-ce qu'il propose pour que ça se déploie ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ce n'est pas au ministre à proposer. Non,

  • Pauline Leroux

    mais bien sûr, il peut insister.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut changer de paradigme. Par exemple, il y a deux jours, j'entends le ministre Bruno Le Maire dire qu'il faut qu'on aille vers les industries vertes, l'économie verte, l'économie bleue. Qu'est-ce que ça veut dire ?

  • Pauline Leroux

    C'est la nature, c'est juste...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ou déprolouer. Si c'est juste.

  • Pauline Leroux

    Aujourd'hui,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    quand je vois toutes ces souffrances... Vraiment pas le domaine de la couleur, mais la couleur peut nous permettre à réussir. Parce que la couleur, belle couleur, c'est la vie, ça traduit beaucoup de choses. Et donc, j'aimerais tellement, à travers cette émission, faire prendre conscience à la planète toute entière de ce que nous sommes, des êtres vivants, et permettre à ces êtres vivants à s'aimer, à s'entraider. à partager, à collaborer avec la vie. Parce que c'est une chance, on a, d'être en vie. De toute façon, la seule certitude que j'ai, Pauline, c'est que je vais mourir un jour. C'est sûr, sûr, sûr. Je ne sais pas si je vais vivre. Donc, c'est ça. Donc, pourquoi passer son temps à s'entretuer au lieu de passer son temps à vivre ? C'est une question sérieuse, philosophique.

  • Pauline Leroux

    C'est clair,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    on part dans la vie. Je m'excuse de venir avec ces questions philosophiques dans un poste de couleur. Mais la couleur peut nous sauver. Et c'est ce que je me sens le faire.

  • Pauline Leroux

    Et moi, c'est pareil. J'essaye avec ce podcast de rassembler les gens autour de ces sujets, dans des applications complètement différentes, parce qu'on a commencé par la teinture végétale, on a exploré la coloration capillaire, on a exploré les cosmétiques, on a eu, hier j'enregistrais avec des gens qui travaillent des... plastiques biosourcés, colorés végétalement, des flacons, des sachets, des gens qui se bougent. Je suis allée voir des chimistes justement en chimie verte et plein de jeunes étudiants qui sont en train de se creuser la tête avec des choses, comme vous l'avez dit, juste il faut regarder, il faut se pencher, il n'y a plus qu'à copier, entre guillemets. Mais on a oublié tout ça et moi, concrètement, mon action, c'est celle-là, c'est grâce à ce média, essayer de... de rassembler tout le monde, d'en faire parler, de parler de ces sujets, qu'est-ce qui pourrait, selon vous, inciter les entreprises qui, justement, travaillent beaucoup avec le pétrole parce que ça a été plus facile, moins coûteux, comme ça ? Qu'est-ce qui pourrait inciter ces entreprises ? On parle de l'entreprise de l'industrie textile, on parle de l'industrie des cosmétiques. Qu'est-ce qui pourrait les inciter à intégrer la couleur végétale comme une ? des solutions pour réduire l'impact et un premier pas vers un avenir plus vertueux, plus respectueux.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, c'est tout simple. Vous voyez, vous êtes habillés là. Vous n'êtes pas nus. Non,

  • Pauline Leroux

    j'essaie de m'habiller quand c'est un épisode.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous avez un vêtement sur vous qui est fait avec du coton. Le coton, il est blanc. C'est pas coloré. C'est déjà rien que le vêtement qu'on met sur soi. Et on se dit, voilà, si on colorait ce vêtement avec couleur naturelle, et c'est déjà un premier pas. qu'on produise ces plantes territoriales à travers une économie symbiotique, c'est déjà un deuxième pas. Et que cette économie symbiotique qui demande de la main-d'oeuvre, on n'est plus en train d'être un trader, en train d'échanger des milliards et des milliards d'euros avec un clic, pendant que d'autres souffrent et qu'on va tous dans les champs. partager, en fait, ces cuves d'indigo, cette révélation des couleurs que les plantes nous donnent. Donc, je pense que porter des vêtements écologiques, etc., je pense qu'on peut déjà changer le monde avec les couleurs. Mais moi,

  • Pauline Leroux

    je suis complètement d'accord. Je pense que là, pour moi, les deux... domaines d'application de la couleur végétale qui sont pour moi les plus urgents à développer, c'est textile parce que c'est sur notre peau, c'est notre deuxième peau. et tout ce qui est coloration capillaire, parce qu'il y a énormément de femmes et d'hommes aussi, qui se colorent les cheveux, la barbe, etc., des produits qui sont d'une toxicité. Je pense que s'ils savaient, ils n'en mettraient plus. Et c'est donc deux applications de la couleur végétale qui sont sur nous, et on n'en parle pas, on n'en parle peu. En tout cas, moi j'apprends plein de trucs, c'est ça qui m'éclate, c'est qu'avec les invités, j'apprends plein de choses, et j'essaye justement de le relayer. Donc moi je suis consciente qu'avec la couleur on peut changer les choses. En tout cas maintenant je suis convaincue. Du coup c'est par quoi il faut commencer ? Est-ce que c'est remettre des gens sur les exploitations de plantes tinctoriales en France, combinées avec d'autres cultures, en symbiose, etc. ? Est-ce que c'est remettre des écoles ? Il n'y a qu'une seule formation aujourd'hui qui explique la transformation des plantes tinctoriales. en colorant. Il n'y en a qu'une. C'est une formation animée par Marie Marquet et Magali Bontour. En fait, c'est par quoi on commence, en fait, pour mettre des petits, comme vous disiez, des petits Phytobocaz partout ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut aller dans l'or. Le premier endroit où il faut y aller, c'est votre bouche. C'est-à-dire, vous mangez le matin, le midi et le soir. Et je vais vous dire quelque chose. Si vous voulez être en bonne santé, Il faut manger coloré parce que les carottes contiennent des caroténoïdes, c'est de la couleur. Les betteraves contiennent des anthocyanes, c'est de la couleur. Les mangues possèdent de la vitamine A, mais aussi des caroténoïdes. Les feuilles contiennent des flavonoïdes, qui sont des couleurs. En fait, plus on va manger des couleurs, plus on va renforcer la protection de notre corps contre les agressions. Les agressions liées à l'environnement, le soleil. Vous savez, le soleil produit des rayonnements UVA, UVB qui vont arriver sous 70% du poids de notre corps qui est de l'eau. Et l'eau c'est Ausha. Et quand vous avez des rayons UVA, UVB... et vous restez trop longtemps dans le soleil, déjà vous boulez votre peau, d'accord, en vous bronzant. Mais si ces rayons traversent votre peau, rencontrent votre H2O, on peut péter un hydrogène, libérer un hydrogène et fabriquer ce qu'on appelle un radical hydroxyme OH-. Et ce radical hydroxyme, en fait, on appelle ça un radical libre. Et la nature, qui a perdu un électron, La nature a inventé, moi j'appelle ça, donc vous êtes célibataire, la nature a inventé ce qu'on appelle des polyphénols, des polyphénolites, des substances polyphénoliques qui sont des substances colorées. La nature a inventé des polygames, c'est-à-dire des donneurs d'électrons, des substances qui peuvent donner un H, ils ont beaucoup de OH, ils peuvent prendre un petit H et aller sur OH-pour redonner l'eau qui est stable. Et donc, déjà, on fait manger coloré, manger couleur. Manger couleur, c'est protéger votre corps. D'accord ? Une fois que vous allez manger coloré et que ça va doper votre système immunitaire, voilà, on vient de faire une découverte au sein de notre laboratoire, une substance qui agit sous la réplication des virus ARN dans lesquels on retrouve le COVID, on retrouve la grippe. le chikungunya et la plupart des virus ARN, on a découvert un colorant. Un colorant, en fait, qui va bloquer la réplication du virus. C'est magnifique, ça. Donc, vous voyez comment, en fait, les couleurs... D'ailleurs, avec les chartes de Michel, ça nous permet de mettre en évidence les jaunes, les orangés, etc. Et je constate que... toutes les plantes médicinales à haute valeur ont de très belles couleurs. Donc, maintenant, je suis en train de rechercher un autre moyen pour me soigner à travers la couleur des plantes. Plus les plantes ont des couleurs vives, plus les plantes possèdent des molécules actives.

  • Pauline Leroux

    Ça, je l'entends, je le comprends. Moi, ma question qui me trotte dans la tête depuis à chaque fois que je rencontre des nouveaux invités, que j'essaye de... C'est comment on fait concrètement pour donner accès à cette couleur végétale qui est plus vertueuse pour plein d'aspects. Pour la santé, pour l'environnement, pour la qualité de notre eau dans les traitements, notamment pour la teinture. Comment on donne accès à plus de couleurs végétales pour que des grosses entreprises qui polluent énormément notre planète puissent y avoir accès et puissent l'employer comme une des solutions. Parce que je suis sûre que, vu les quantités de textiles d'aujourd'hui, on n'arrivera pas à tout colorer végétalement, en tout cas pas demain. Mais comment on fait concrètement ? C'est quoi la première étape ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, il suffit tout simplement de se regarder dans un miroir. Vous savez, je vois la femme passer beaucoup de temps devant un miroir pour se maquiller, donc avec un rouge à lèvres. Et si la femme prenait conscience que c'était du Roku et non un... produit issu de la pétrochimie à la femme, donc réfléchirait avant de se mettre un rouge à lèvres. Pensez à soi. Pensez à protéger déjà son corps contre les agressions de substances chimiques qui nous donnent des cancers, qui nous donnent beaucoup de maladies. Et je pense que la beauté beauté Quand nous, on va beaucoup plus loin, qu'est-ce qui nous a attiré ? C'est la couleur de la rose qu'on va offrir à une femme. Voilà, et la femme est très contente. En fait, il faut redonner goût à la vie. Et c'est ça le symbiotique. Le symbiotique nous permet de prendre conscience qu'on est vivant, et la vie en fait est faite de petits riens. Et ces petits riens, ça s'appelle le bonheur. Et ce bonheur-là, on le trouve où ? dans ce qu'on mange, dans ce qu'on ingère, dans ce qui nous habille, de ce qui nous nourrit, de ce qui nous soigne. Et le jour où l'homme va prendre conscience de ça, on va arriver. Mais si on commence à dire comment je vais faire du fric en se levant le matin... Ah non,

  • Pauline Leroux

    non, c'est pas ça.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça le problème, c'est qu'il faut oublier le fric.

  • Pauline Leroux

    Mais en fait, c'est pas... On va passer à d'autres questions, Henri, mais moi, c'est pas une question de faire du fric. C'est comment fait-on... pour que les gens aient accès à ce savoir, à ces ressources, et en aient conscience. Donc ce que j'entends, c'est que ça démarre aussi, on va dire, du consommateur de la personne à devenir plus, à s'intéresser, à découvrir des produits plus vertueux. Vous parliez du rouge à lèvres au Roku, on a reçu Élodie Carpentier du Rouge Français qui fait justement des rouges à lèvres, des produits cosmétiques, on ne peut pas faire plus... réfléchi et plus moins impactant on va dire sur l'environnement on accueille des gens ici dans le podcast qui nous montrent une autre voie qui nous ouvre les chakras via la couleur végétale et du coup bon on va passer à une autre question mais c'est vraiment permettre aux gens de savoir que c'est possible, qu'il y a des preuves de cosmétiques, de textiles de manières de faire avec de la couleur naturelle, c'est plus ça c'est plus de l'information

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Oui, et moi je pense que nous faisons des enfants, et les enfants d'hier sont les adultes de demain. La première chose qu'il faut apprendre à un enfant à l'école, qu'est-ce que c'est qu'un être vivant ? Voilà, et à partir de là, tout le reste va découler. Un être vivant, c'est un être vivant qui mange le matin, le midi et le soir, d'accord ? Qui est capable de se reproduire et qui se déplace, et son corps... est faite de nutriments, d'aliments, et ces nutriments sont faits de glucides, de lipides, de protéines, de vitamines, de oligo-aliments, qu'on trouve où, en fait, dans ce qu'on ingère, et la majorité de ce qu'on ingère, ce sont des plantes. Il faut expliquer ça. Et le jour où on va expliquer qu'est-ce que c'est que la vie à un enfant, et faire grandir l'enfant avec cette notion de vie, de symbiose, de symbiotique, c'est pour ça que nous, on ne fait pas de bio à Vitopokaz. On ne fait pas de bio. Non, parce que le bio s'autorise des biocides. Bio veut dire vie et cide veut dire tuer. Donc, un produit même d'origine naturelle qui tue la vie n'est pas bio. C'est pour ça que nous, on fait des produits phytosymbiotiques, des produits qui sont insymbioses avec la vie. Donc, il faut changer de paradigme, il faut changer de concept. Voilà.

  • Pauline Leroux

    J'ai des questions rapides d'inspiration à vous poser. Donc, en deux, trois mots. une réponse au par exemple j'aimerais savoir qui sont pour vous les personnes inspirantes source d'inspiration encore aujourd'hui pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les personnes qui sont inspirantes pour moi, c'est déjà Isabelle Delanoir, qui m'a fait découvrir l'économie symbiotique. C'est Dominique Arnaud, Michel Garcia, Paul Lacouleur, Patrick Brunac, Sandrine Maudier, etc. Le professeur Godfrey Nzamukro, de la ferme de Songhai au Bénin, c'est un gars magnifique. Parce qu'en fait, j'étais dans un robinaire, j'ai dit, professeur, est-ce que vous savez qu'il y a deux hommes sur la planète que je vais rencontrer ? C'est Pierre Rabhi, qui est malheureusement décédé, et vous. Et il m'a dit,

  • Pauline Leroux

    tu veux me rencontrer ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est moi qui viens te voir. Il est sorti au Bénin. Il est venu me voir, en fait, en Guadeloupe. J'étais en larmes. J'étais heureux que sur 7 milliards d'hommes, vous voulez rencontrer un et il vient vous voir. Mais il voit qui est ce monsieur. La ferme de Songhai, au Bénin. Il est en train de faire quelque chose de magnifique. Et moi, je vais le voir. Voilà toutes ces personnes qui m'inspirent et me font découvrir cette beauté de la vie.

  • Pauline Leroux

    D'accord. Est-ce que vous pouvez me dire, selon vous, qui fédère aujourd'hui autour de la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est les mêmes. C'est les Françaises. C'est que des Françaises. Ah, ça c'est le bon. C'est par exemple, c'est Garcia, c'est Brunax, c'est Mousier, au final. Vous ? Si, je l'ai dit beaucoup à travers vos podcasts. Vous nous faites nous rencontrer, on vous dit vraiment merci. Top,

  • Pauline Leroux

    c'est gentil. Quel événement de la couleur végétale est à ne pas louper pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, c'est le prochain, 2025. C'est l'East End 2025 en Bretagne. Moi, je vais prendre l'avion, je vais y aller. C'est l'East End 2011 qui m'a fait découvrir la couleur. En plus, ça se refait en France, en Bretagne, pas loin de La Rochelle en plus, et donc presque au même endroit. Donc, il faut donner un gros coup de main à Dominique Ardant et de sa ville de La Sayette qui organisent l'ISEN 2025. Donc, c'est vraiment l'événement à ne pas louper.

  • Pauline Leroux

    Ok. Est-ce que vous pourriez nous dire si vous deviez choisir une plante tinctoriale, laquelle vous seriez et pourquoi ? Et une seule.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo, bien sûr.

  • Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Non, le bleu est magique. Le bleu est magique parce qu'elle est verte au départ, l'indicale, puis les intermédiaires sont jaunes, fluorescentes et médoxibes pour arriver au bleu ingotine qui est le pigment bleu. C'est magique. Donc ça ne peut être qu'un indigo.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez des livres à nous recommander ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Parmi les livres à recommander, c'est surtout la Bible de Dominique Cardon sur les peintures naturelles.

  • Pauline Leroux

    Quelle est votre plus grande fierté aujourd'hui en Réseau Joseph ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ma plus grande fierté, vous n'allez pas savoir, c'est qu'au XVIIe siècle, la Guadeloupe possédait 97 indigoteries. 97 indigoteries. C'est comme 97 usines. en fait à l'échelle de l'époque, au 7ème siècle, et l'idéal mondial, la production d'indigo. 350 ans plus tard, ma plus grande fierté, c'est d'avoir relancé la production d'indigo en Guadeloupe au 21ème siècle, comme une sorte de revanche, parce que l'indigo a disparu avec l'arrivée de la synthèse de l'indigotina par l'aniline qui est un produit pétrolier, et aujourd'hui que le pétrole disparaît, La nature reprend ses droits avec le plus bel édigo de la planète, c'est l'édigo des bouddhistes.

  • Pauline Leroux

    Quels sont vos prochains projets, Henri ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il y en a plein, tout autour de la biodiversité. On a beaucoup, beaucoup de projets. Et j'ai vraiment une équipe merveilleuse qui s'occupe de tout. Vous voyez, je suis arrivé dans ce post-cadre, j'ai eu mon micro, je n'avais rien à faire. Vraiment, je félicite cette belle équipe. qui m'entourent, et ces belles personnes, ces belles personnes de la couleur que je viens de vous citer, mais voilà, nous on fait... Moi, comme je l'ai dit, qui est venu à Vitobocaz, je lui ai dit, parce qu'en fait, nous sommes déjà le septième ministre qui vient à Vitobocaz. Le grand Philippe est venu, le Blanquer est venu, le Corny est venu, le Moine, tous ces ministres sont venus à Vitobocaz. Et en fait, je leur ai dit que les richesses de la France de demain sont chines. Je vous demande simplement de nous faire confiance. En fait, et vous ne nous faites pas suffisamment confiance. On est des Français de seconde zone et on voudrait vraiment être des Français à Paris entière. Donc, ces projets, on peut vous emmener très loin dans nos rêves.

  • Pauline Leroux

    C'est quoi votre rêve sur la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, mon rêve, c'est que la couleur végétale permette de faire de la Guadeloupe un oasis planétaire exemplaire. Oui, c'est bon. D'accord,

  • Pauline Leroux

    c'est hyper...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça. C'est précis. On utilise les couleurs, non seulement pour colorer notre vie, mais que la Guadeloupe, en fait, est un pays où on est en symbiose avec la vie. On ne met plus de pesticides, plus d'herbicides, plus d'agrochimiques. On ne fait plus d'extraction de minipèdes. Tout se fait à partir de la vie. C'est ça, mon rêve. Et au moins, ma vie sur Terre aurait eu un sens. Après, je peux partir. parce que de toute façon, je partirai. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez un épisode préféré que vous avez écouté sur le podcast ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Je le sais tous. C'est génial. Je vais pas te faire de préférés. J'adore, j'adore. Quand j'écoute, tous les épisodes sont différents et j'apprends beaucoup de choses et je félicite tout ce monde qui tourne autour de la couleur. Je vous dis bravo à tous. C'est très merveilleux ce qu'on fait.

  • Pauline Leroux

    Et j'ai une dernière question, Henri, avant qu'on ne se quitte. c'est le passage du micro donc ça a commencé il y a 5 mois avec Michel Michel Garcia qui m'a fait le grand honneur d'accepter de répondre à mes questions et qui a lancé le passage du micro, donc à qui vous,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    vous aimeriez passer le micro pour qu'on continue à explorer le monde de la couleur végétale j'aimerais passer le micro à deux personnes peut-être que vous ne connaissez pas, et qui sont dans la colère et qui font des choses magnifiques c'est Aboubaka Fofana du Mali qui est vraiment le maître de l'indigo africain et donc

  • Pauline Leroux

    Dominique a son mail mais je dois l'avoir aussi en fait je l'ai contacté Aboubaka mais je n'ai pas de réponse pour le moment apparemment il est ultra chargé mais j'ai essayé de le contacter il y a quelques mois voilà mais c'est bien moi il serait bien d'avoir Aboubaka et l'autre c'est une parisienne donc ça va être beaucoup plus facile...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est Nathalie Tuile, je ne sais pas si vous la connaissez. Non. Et Nathalie Tuile, vraiment pour moi, j'ai eu cette chance de la rencontrer à l'ORIS. Elle est pour moi une des plus grandes spécialistes qui a rencontré la coloration naturelle des cheveux et avec qui on collabore au sein de notre laboratoire sur la coloration. Nous aussi, on n'en a pas parlé, mais on fait de la coloration de cheveux à Vitebocaz et on a des résultats magnifiques. Et je suis très heureux d'avoir Nathalie qui me conseille. Donc voilà, ce sont ces deux personnes. Je passe le micro.

  • Pauline Leroux

    Super, bah génial. Est-ce qu'il y a une question que je ne vous ai pas posée, Henri, et que vous aimeriez que je vous pose avant qu'on ne se quitte ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On n'a pas parlé des froids.

  • Pauline Leroux

    Quels sont les froids du groupe à la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les froids à la couleur végétale, c'est que j'y ai réfléchi et je me suis dit que... La France est connue dans le monde entier, dans le monde entier, comme le pays du luxe. Quand les gens viennent à l'Elysée, donc voir ce grand boulevard, pas l'Elysée...

  • Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées, pardon. Ce grand boulevard avec tous ces magasins de luxe, je ne vais pas citer de marque, et que beaucoup de... de ces produits de luxe sont faites avec beaucoup de produits de synthèse et pour les couleurs et j'aurais souhaité que le monde du luxe se lance à nos côtés en fait pour qu'on puisse leur fournir des couleurs naturelles pour leur luxe et donc le frais ça peut être le prix Mais comme c'est du luxe, d'ailleurs j'en ai discuté avec le ministre M. Bruno Le Maire, et il m'a dit, écoute, vous avez raison. il faut aller vers des produits de niche et on peut faire des produits de niche et colorer avec des colorants naturels. Mais que ces grandes maisons de luxe, en fait comme ils ont beaucoup d'argent, qu'ils paient le bon prix à ceux qui leur fournissent ces produits. Et je crois qu'en notre cas, on nous considère souvent la Guadeloupe comme un pays sous-développé, alors qu'on est département français. Et nous, le SMIG, au sein de mon laboratoire, je le paye au même prix que Paris. Et donc, il faut savoir que nos coûts de production sont très élevés. Et donc, ça aussi, c'est un frein. Mais si on arrive à faire des produits de niche qui sont tracés, qui ne sont pas falsifiés, etc., en fait, je pense qu'on peut aller très loin et lever tous les freins qui empêchent, justement, éviter de faire du greenwashing, par exemple. D'ailleurs, dans le podcast que vous avez fait avec Patrick Buenac, on en a parlé, c'est tout ça, en fait.

  • Pauline Leroux

    D'accord, donc ce…

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est un produit de luxe et qui va tout à fait dans l'esprit des entreprises de luxe françaises. Voilà, donc c'est…

  • Pauline Leroux

    Un appel du pied aux maisons de luxe françaises si elles veulent rejoindre la… la grande famille de la couleur végétale et se lancer dans des beaux produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    J'ai déjà eu des contacts, j'ai déjà eu des contacts avec plusieurs personnes. Et donc, voilà, on va continuer. Ok,

  • Pauline Leroux

    top. Merci beaucoup,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Henri. Et je vais vous faire une confidence. C'est ce qu'il m'a dit au moment où j'accompagnais le piste dans sa voiture. Il m'a dit, je vais être votre commercial pour ces gommes-baisons. Mais je prendrai au mot, je vais l'écrire là. J'attends deux jours.

  • Pauline Leroux

    Bon, écoutez, merci beaucoup Henri-Joseph, c'était terrible d'avoir votre... C'était vraiment génial d'avoir votre témoignage. Merci beaucoup.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'était vraiment très agréable. Vous voyez, vous avez votre voix et j'en suis très fier. J'ai tenu jusqu'au bout. Vous avez votre voix et voilà, je suis très content d'avoir fait ce... et donc ce qui me permet d'être en contact avec mes amis que j'embrasse, qui sont tous dans les Diagones. Je vous envoie le soleil de vos loups. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Merci beaucoup, on en a besoin. Nous, il n'est pas beau dans le Nord. Merci beaucoup Henri-Joseph. Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram, ARTECOVERT, pour y découvrir le nom des prochains invités. Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast et de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix, c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale. Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de Pauline Leroux

    00:00

  • Entretien avec Henri Joseph de Phytobocaz

    00:44

  • Le parcours de Henri et son intérêt pour la couleur végétale

    01:44

  • Les débuts de Phytobocaz et la découverte de l'indigo

    07:40

  • La création d'une unité industrielle pour la couleur végétale

    19:22

  • Tests de résistance des couleurs végétales

    26:17

  • Économie symbiotique et bio-inspiration dans la production

    29:43

  • Les partenaires et l'écosystème de Phytobocaz

    30:46

  • Conclusion et vision pour l'avenir de la couleur végétale

    01:04:14

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Description

Savez-vous que la couleur des plantes peut transformer notre rapport à la consommation et à la production ? Dans cet épisode captivant du podcast ArtEcoVert, Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée par la couleur végétale et les plantes tinctoriales, reçoit Henri Joseph, fondateur de l'entreprise Phytobocaz. Ensemble, ils plongent dans l'univers fascinant de la teinture végétale, explorant ses applications variées dans des domaines tels que le textile et la décoration, tout en soulignant l'importance cruciale de la biodiversité ultramarine.


Henri, dont le parcours atypique l'a conduit des études en pharmacie à un engagement profond dans la recherche sur les plantes tinctoriales en Guadeloupe, partage avec passion la renaissance de la production d'indigo, une plante historique des Antilles. Dans un monde où la durabilité est essentielle, il aborde les défis rencontrés pour intégrer des méthodes de production respectueuses de l'environnement, tout en mettant en avant les colorants biosourcés et les pigments végétaux qui peuvent révolutionner notre approche de la coloration capillaire végétale et des fibres naturelles.


Au cours de cette discussion enrichissante, le duo évoque également l'économie symbiotique, une approche innovante qui cherche à réconcilier l'activité humaine avec la nature. Henri insiste sur l'importance de redonner aux plantes leur place dans notre quotidien, tant pour la santé que pour l'environnement. Il nous rappelle que les tanins et autres éléments présents dans la nature peuvent offrir des solutions durables et esthétiques, tout en rendant hommage aux couleurs de plantes qui embellissent notre existence.


Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir comment la teinture végétale et les colorants végétaux peuvent transformer notre monde. Que vous soyez un passionné de nature, un professionnel du textile ou simplement curieux d'en apprendre davantage sur la couleur végétale, cet épisode est fait pour vous !


Pour approfondir vos connaissances, n'hésitez pas à consulter les ressources mentionnées et à vous engager dans cette belle aventure autour des plantes tinctoriales. Belle écoute !


Pauline


🚀Si vous en voulez plus : 


⭐Plus de contenus, plus d'échanges, plus de partages, allez sur Patreon : https://www.patreon.com/ArtEcoVert 

👁️Instagram : @artecovert     

🎙️S'abonner à la newsletter du podcast : https://podcast.ausha.co/art-eco-vert?s=1 📩pauline.artecovert@gmail.com 

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👤PROFIL PAULINE LEROUX 

🎨PROFIL ENTREPRISE ARTECOVERT 


🗝️ Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin nuances


Bonne écoute


Pauline



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bonjour et bienvenue dans le podcast ARTECOVERT, le podcast qui vous parle d'art, d'écologie et de verdure. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes, et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications. Que ce soit dans le textile, l'ameublement, l'artisanat, la décoration et dans d'autres domaines, chaque jeudi et samedi à 7h30, je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants. pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.

  • Pauline Leroux

    Mon but,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde. Alors c'est parti, bonne écoute ! Bonjour à tous, je suis ravie d'accueillir sur le podcast Aréco Vert Henri Joseph de l'entreprise Phytobocaz. Bonjour Henry.

  • Pauline Leroux

    Oui, bonjour Pauline.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Alors Henri, on emmène nos autres... Auditeurs en voyage, parce qu'on part en Guadeloupe avec vous, je voulais vous poser la première question, c'est est-ce que vous pouvez vous présenter et raconter votre parcours aux auditeurs, ce qui vous a amené à la couleur végétale ?

  • Pauline Leroux

    Peut-être juste avant, pour vous féliciter Pauline, parce que vous avez réussi quelque chose qui à mon avis est très très important, c'est que vous avez réussi à faire fédérer à travers des contrastes. justement, tous ces amoureux, tous ces parquenés de la couleur, et je vous dis déjà un grand bravo. Voilà. Merci. Et bienvenue au club. Pourquoi est-ce que tu es atypique ? Je suis pharmacien. Pour être pharmacien, j'ai fait un doc de biologie. à l'université de Pointe-à-Pique. Le fait qu'il venait de s'ouvrir, il n'y avait pas d'université, c'était en 1977. Et là, je vais faire ce doc de biologie avec différents professeurs. Et d'ailleurs, un des professeurs, 30 ans après, deviendra mon associé. Donc vous voyez comment s'associer à son professeur de chimie, pour moi, c'était ma plus grande fierté. Donc après mon Duc de biologie, donc après ta vie, je vais partir à Montpellier. Et là, en fait, je vais faire des études de pharmacie. Je n'avais jamais pensé ça de ma vie, mais c'est un pur hasard. Je me retrouve en pharmacie directement du deuxième année après mon Duc. Et après, je vais soutenir ma thèse de doctorat en pharmacie. Et en 1983, après, je vais faire un... je suis repéré par des chercheurs. de l'Université de Toulouse, donc le professeur Stanislas qui était le voyant de la faculté de pharmacie et qui était à Guyane, de Toulouse, et là je vais faire un DEA, je vais être un peu délégué du master, donc diplôme d'études approfondies, et donc à l'Institut National Polytechnique de Toulouse, où je ferai ce que je voulais toujours faire, c'est après mes études de pharmacie, je voulais faire une école d'agronomie, donc je vais faire l'ENSAT, l'École Nationale Supérieure d'Agronomie, et je vais faire l'ENSAT. le Côte-Nationale supérieure de Chili, donc à travers ce DEA. Donc, fort de mon DEA, en fait, j'aurai mon passeport pour faire de la recherche. Et au cours de cette recherche, je vais faire un doctorat de troisième cycle en pharmacognosie. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas la pharmacognosie, dans pharmacognosie, on a pharmacon qui signifie remède, gnosie connaissante. Donc, c'est la connaissance des remèdes. Et je vais me spécialiser dans les remèdes à partir de plantes tropicales. Et là, je vais soutenir ma thèse en 1988. Ensuite, je vais rentrer en Guadeloupe en 1988. Et je suis pharmacien, donc je peux déjà travailler en pharmacie, ce que je vais faire à mi-temps. Et je vais rencontrer un médecin, un géologue, le Dr Pierre Saint-Clus. Et là, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu as lu ma thèse ? J'ai dit oui, j'ai lu ta thèse. Et j'ai dit, est-ce que toi, tu as lu ma thèse ? Il m'a dit, moi aussi, j'ai lu ta thèse. Mais il me dit, est-ce que tu sais que je fais de la chirurgie des veines et la plante que tu utilises, sous laquelle tu as fait ta thèse, c'est la justicia pectoralis, et cette justicia contient les mêmes molécules qu'un produit que je prescris qui s'appelle l'espéridemphore. Et donc, est-ce que tu es capable de fabriquer un produit à partir de ta plante ? Et comme il faisait, en fait, il utilisait un gel de carbopole, et à partir de ce gel, Je vais faire une préparation et en fait, tous les phénomènes d'EDM après les opérations, qui étaient passés avec cette graine. Donc, fort de ce premier produit qu'on va inventer, et il me dit, si pour s'amuser, on créait une petite unité de production de plantes médicinales en Guadeloupe, voilà, donc à mi-temps, trois à mi-temps, pharmacie, moi à mi-temps, entre deux chirurgies, je vais t'aider à saucler, à cultiver, etc. Donc, on va créer cette société qui va s'appeler HP Santé, H pour Henri et P pour P. Mais c'était trop tôt, 1989, faire des produits à base de plantes médicinales, c'était trop novateur pour l'époque. Et en fait, nos produits n'auront pas beaucoup de succès. Et il m'a dit, moi, je perds mon temps, c'est toi qui veux continuer. Donc il est retourné, il a créé un centre de thalassothérapie. Et moi, j'aurais l'opportunité, en fait... d'acheter une pharmacie dans la capitale, avec un confrère pharmacien. Et là, dans cette pharmacie, en fait, fort de mes compétences de pharmacognosie, je vais innover et je vais créer un grand préparatoire dans cette pharmacie à l'image de ce qu'étaient les pharmaciens apothicaires de l'époque, anciennement. Et là, je vais faire des préparations personnalisées à des pathologies. que les gens n'arrivaient pas à résoudre. Et j'arrivais à les résoudre au sein de ma pharmacie. Et là, je vais inventer pas mal de produits. Et le problème, c'est que je passais mon temps au préparatoire, à faire des préparations, mais très, très peu de gens au contrat avant des spécialités pharmaceutiques. Et les produits avaient tellement de succès. C'est qu'en 2005, donc, j'ai dit à mon associé que ce n'est pas pour lui, mais je crois que je vais... Je ne vends plus de spécialité, moi je préfère partir et créer une société vraiment spécialisée dans les préparations que je faisais à la pharmacie. Et c'est là que mon professeur de chimie, du DEUG, en fait, qui lui part à la retraite, et il me dit, écoute Henri, si tu veux bien, on peut s'associer et on peut créer une société. Et là, on va créer une société en 2005 qui va s'appeler FIT Ausha. FIT, plantes, et Ausha, les plantes. autour de la maison. Et c'est ainsi, en fait, qu'on a créé cette société où j'ai pris les six meilleures ventes de la pharmacie et qui a permis de démarrer tout de suite dans la fabrication des produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Et alors, comment de cette création vous êtes arrivé sur la couleur végétale, enfin les liens qu'on peut avoir avec les plantes pectorales ?

  • Pauline Leroux

    Vous savez, Pauline, vous allez être très étonnée si je vous dis que je suis arrivé... à la couleur végétale, non pas par la couleur, mais par les parfums.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, ça ne m'étonnerait pas, puisque ici, là, dans mon jardin, moi, j'ai commencé par les parfums, et je me suis rendu compte que les plantes parfumées avaient certaines des propriétés tinctoriales. Bref, donc non, ça ne m'étonne pas, mais allez-y, ça me rend curieuse, du coup.

  • Pauline Leroux

    Alors, nous sommes en 2010, la société Phytobocaz avait déjà 5 ans. Et je fais la connaissance d'une journaliste spécialisée dans les plantes à parfum, qui est Nicole Beauchamp, qui a écrit le jardin parfumé aux éditions La Rousse. Et donc on fait connaissance, elle vient en Guadeloupe, et là je vais la faire découvrir les senteurs des plantes parfumées de la nuit en fait. Je me dis, est-ce que vous connaissez des plantes qui s'ouvrent la nuit et qui sentent très bon ? J'ai dit oui, j'en connais pas mal, comme les belles de nuit, comme les gracénaves, pas mal. Et elle vient, et le soir, on part à la découverte de ces plantes de parfumée de nuit. Donc elle m'invite ensuite à Paris, fort de cette découverte, on était vraiment très séduit par ces plantes de bois de parfumée. Donc elle m'invite à Paris, et j'étais chez elle, on était en train de prendre le pot, et elle reçoit comme ça. par hasard, elle reçoit un coup de fil. Pas de n'importe qui. Parce qu'elle était en relation avec les gens qui font des parfums. Elle reçoit un coup de fil de Jean-Claude Hélénat. Et Jean-Claude Hélénat, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le nez des parfums d'Hermès. Et vous savez que chez Hermès, ils possèdent une filière textile et couleurs. Et Jean-Claude Hélénat pose la question à Nicole. Il dit, Nicole, est-ce que elle est... Tu ne connaîtrais pas, par hasard, des gens qui s'intéressent à un indigo. Elle dit, je ne sais pas trop, mais comme j'ai un ami qui est là, je vais lui poser la question après avoir raccroché. Donc elle raccroche et elle me dit, Henri, est-ce que dans ton réseau, tu connais des gens qui font de l'indigo ? Parce que je viens d'avoir, c'est encore des délais là, et je voudrais un bel indigo. Alors je dis, écoute-moi, je suis botaniste, je ne connais rien. Rien de merveilleux, rien du bleu indigo. Par contre, je sais qu'en Guadeloupe, nous possédons deux espèces d'indigotiers du genre indigofera, indigofera tectoria et indigofera sufficticosa. C'est tout ce que je sais. Donc, de retour en Guadeloupe en 2010, je parle à mon associé, le professeur Paul Bourgeois, je dis, Paul, tu sais, il y a Hermès qui cherche du bleu indigo, est-ce qu'on peut... vous ne pouvez pas faire ça, quoi, au sein de l'élaboratoire. Mais comme c'est un chimiste organicien, il me fait tout un schéma sur comment se forme l'indigo. Il me dit, tu sais, l'indigo se forme à partir d'un précurseur qui s'appelle l'indicane, qui est un hétérosyde, c'est-à-dire un produit qui est lié à un sucre. Et donc, on fait une fermentation, et après cette fermentation, en fait, des produits vont se libérer parmi les produits qui se libèrent. libère, c'est-à-dire des produits qui ne sont plus liés au sucre, on a l'indoxyle et l'isatine. Et cet inoxyle et cette isatine, par la suite, peuvent se mettre en couple, et le couple indoxyle-isatine, ça va donner l'indirubine qui est rouge, et le couple indoxyle-indoxyle, donc ça va donner le bleu indigoutine. Je dis wow Et il me fait tous les schémas, etc. Donc, il m'a dit est-ce que tu peux me trouver trois acquis botanistes ? tu peux me trouver des plantes maintenant. Et ça, on va pouvoir faire peut-être cet indigo à partir de ce schéma. Je savais qu'il y en avait pas loin de mon laboratoire, donc je suis d'Issac-la-Gourbère, près de la mer, et je savais qu'il y avait des pieds d'indigo. Et je lui pose cet indigo. Et là, il fait chauffer les plantes, et après il filtre, et il m'a dit, est-ce que tu as une batteuse électrique ? pour faire des oeufs, des omelettes, il dit oui, donc je prends cette batteuse électrique, et après filtration, il fait, il emmène de l'oxygène, et il m'a dit, tu vois ce que tu vois, les petites taches bleues, qui sont sur les bulles, comme des bulles de savon, ces petites taches bleues, et bien c'est ce qu'on appelle la digotine, et bien c'est ce qui entraîne le vent. Et bien, on va essayer de voir comment on peut faire un petit peu plus, etc. Et l'année d'après, donc en 2011, on apprend que Dominique Cardon et Anne de la Serriette organisent ISEN 2011. J'ai dit, Paul, il faut absolument qu'on aille là, parce qu'il est prévu que 400 spécialistes seront présents à La Rochelle. Donc on prend le milieu d'avion, on part tous les deux au cas La Rochelle, et là, on va rencontrer les meilleurs spécialistes du monde. Et je me rends compte que les meilleurs spécialistes du monde, ils sont presque tous français. Le médecin Cardon, Michel Garcia, Sandrine Rosier, Anne de la Sagnette, etc. Tout ce beau monde est à la rochelle. Et il y avait un archéologue, il venait de la Guadeloupe, il s'appelle Tristan Yvon. Et lui, il était en train d'écrire un livre sur l'histoire des indigos des Antilles. Donc, 17e, 18e siècle, parce que la Guadeloupe était un... un grand pays, donc exportateur d'indigo. Et là, toujours à la rochelle, on me présente un monsieur du nom de Michel Garcia. Et il me dit, écoute-moi, Henri, on s'en est avancé, on a mis un métier tout de suite. Écoute-moi, Henri, si tu veux maîtriser l'extraction d'indigo, il faut que tu maîtrises le test de la bouteille. Je dis, Michel, c'est quoi ça, ce test de la bouteille ? Il me dit, ben... tu vas faire une extraction, je vais t'expliquer comment faire, et au cours du temps, se forme justement cette indigoutine, et toutes les heures, toutes les demi-heures, tu vas prélever un petit peu de ton liquide de fermentation, et tu verras au fur et à mesure, des petits grains vont se former dans cette bouteille, et quand il y a un maximum de grains, tu arrêtes. Et c'est là qu'en fait... Je suis rentré en Guadeloupe par la suite. Et c'est là que je vais avoir cette maîtrise des petits grignes dans la bouteille. Je dis merci. Merci Michel. Et puis aura lieu les rencontres de couleur Garance, parce que Michel habitait à Lovisa. Et donc, il y avait, c'est dommage que ça s'est arrêté, mais il y avait vraiment des colloques sur la couleur, donc dans les jardins des plantes territoriales à Lovisa. Donc, et là, Dominique Cardon, la chef, vraiment, il dit, écoute, je vais te présenter quelqu'un, il me présente Patrick Brunac. D'ailleurs, tu n'en es pas de Corscat, donc... On va sympathiser et on va me présenter William Rolfe, Nathalie Tuile, tous ces passionnés de couleurs, et qui deviennent mes amis, aussi mes partenaires dans le domaine des contes vectoriels. Et ce sont toutes ces belles personnes que j'ai rencontrées et qui ont fait de moi ce que je suis. Et je leur dis tout simplement, Pauline, je leur dis tout simplement un grand merci.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, génial. Bon, super histoire, du coup. On a compris. Alors, l'histoire du test de la bouteille, je n'avais jamais entendu, donc je suis surprise. Moi, j'ai des questions, donc je ne sais pas dans quelle ordre on va les prendre, mais j'ai beaucoup de demandes sur les plantes des territoires d'outre-mer, de la flore tinctoriale, qui n'est pas la même qu'en métropole. J'ai beaucoup de gens de la Réunion, de la Martinique et de la Grenouille.

  • Pauline Leroux

    Peut-être avant de parler de... gens du territoire, Martinet et Andrino, peut-être parler un petit peu du Phytobocaz ? Oui, allez-y. Il faut savoir que le laboratoire Phytobocaz a été créé en 2005, comme je dis avec mon associé, le professeur Paul Bourgeois, et lui, il est passionné de chimie, je vous l'ai montré tout à l'heure, dans le travers, déjà, ce qu'il m'a expliqué, et il me dit... dans le pays, ce serait bien qu'au sein de notre laboratoire, on valorise le patrimoine végétal ultramarin, parce que 80% de la biodiversité française est pour un autre mère, et en fait, il n'y a pas de spécialistes, et il faudrait vraiment qu'on s'y intéresse. Et donc, notre entreprise est spécialisée dans les secteurs des phytocosmétiques et des compléments alimentaires, et depuis peu, nous nous sommes diversifiés, dans les huiles, dans les plantes éctoriales, comme je vous l'ai dit. Et notre société est composée de 10 salariés, donc répartis en 5 pôles, qui nous permettent un peu de participer à la conception des produits, de la graine jusqu'au produit fini. On maîtrise tout. Le nom de Chitobocas, pour ceux qui ne le savent pas, ça vient de chit, plante, Ausha, ce qui veut dire autour de la maison. Donc le terme Chitobocas veut dire tout ce moment, les plantes autour de la maison. Et notre entreprise, donc, sous-cieuse, de l'environnement dans lequel on est. On vient de protéger, on a 80% de la biodiversité française dans ces îles, bien que la Guyane n'est pas une île, mais c'est vraiment la plus grande des forêts. Et on collabore avec la nature. Je vais vous faire découvrir tout à l'heure comment, à partir de l'économie symbiotique, on participe justement... à concevoir nos produits uniquement avec des êtres vivants. Voilà, c'est totalement nouveau, et je serais vraiment très heureux de vous faire découvrir ça, sans pesticides, sans herbicides, et sans engraîchir. Donc, vous m'avez posé une question tout à l'heure sur les demandes.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les flores, les flores tinctoriales, donc outre-mer, donc je comprends mieux du coup s'il y a 80% de la biodiversité qui est... outre-mer, en fait j'ai vraiment beaucoup de demandes par rapport à cette flore qui est particulière. Est-ce qu'il y a certaines essences, certaines plantes tectoriales significatives dont vous pouvez nous parler, en aborder quelques-unes, les couleurs qu'elles peuvent donner, un petit peu faire un petit tour d'horizon sur cette question-là qui m'est souvent posée ?

  • Pauline Leroux

    Alors, ce qu'il faut savoir c'est que Phytobocaz aujourd'hui a 18 ans, donc c'est une adolescente. Après 12 ans de recherche et développement, nous avons construit, donc à Phytobocaz, une unité industrielle entièrement dédiée à la couleur végétale. Donc c'est notre plus gros investissement. Je n'ose même pas vous dire le coût de cette investissement. C'est 2 millions d'euros, donc c'est énorme. Et c'est une unité entièrement dédiée à la couleur végétale. Nous ne sommes pas encore opérationnels, nous sommes en train de terminer en fait. les bâtiments, les dernières machines, tout a été pensé par nous. Même par exemple, notre unité industrielle, peut-être. Je vous propose une information. On vient d'avoir la visite du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Il est venu visiter l'unité d'extraction d'indigo. On est peut-être la plus grande unité industrielle d'Europe, en fait, d'extraction d'indigo. Mais on ne fait pas que du bleu. Et si je ne fais pas que du bleu, je veux encore remercier... Michel, parce que Michel, il est vraiment, vraiment ingénieux. Il est, Michel Garcia, je ne sais pas comment il fait, mais il explique tellement bien, il a beaucoup de pédagogie. Il m'a fait découvrir, en fait, ce qu'on appelle les chartes. Je ne sais pas si vous êtes au courant. Les chartes, en fait, c'est qu'il prend un tissu coton, et sur lequel, en fait, il va imprégner des mordants. Et ensuite, une fois que c'est... ces mordants sont imprégnés sur le tissu, qu'est-ce qu'il va se passer ? On va casser des feuilles. Donc je me suis mis à casser des feuilles, toutes sortes de feuilles, jardins, je connais la montagne, etc. Des plantes qui ne sont pas connues du tout, du tout, du tout, du monde des plantes intérieures. Et là, on va découvrir des choses extraordinaires. Des plantes qui étaient vertes, qui vont donner du jaune, du rouge. du vert, de toutes les couleurs. Et en fin de compte, on a aujourd'hui énormément de plantes de chez nous, en fait, qui sont des plantes tectoriales totalement inconnues du grand public et même des spécialistes. Même à Dominique Cardon, je lui dis que j'ai trouvé telle couleur et il me dit, oui, mais c'est génial ton truc-là, parce que je lui envoie. Donc, ce sont vraiment des amis, je lui envoie à Saint-Pierre. on voit en fait mes petites trouvailles, et on a vraiment découvert beaucoup, beaucoup, beaucoup de plantes. Ce qu'il faut savoir, et il faudrait dire ça à nos passionnés de couleurs, il faut savoir, Pauline, que toutes les plantes, je dis bien toutes les plantes, toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Pour une raison simple. C'est qu'il faut savoir la différence entre nous, les animaux, et les plantes. C'est qu'on bouge et les plantes ne bougent pas. Et si on met Pauline au soleil toute la journée, sans bouger, qui va chercher ? Et il va me dire, écoute Henri, pourquoi tu m'as laissé au soleil ? Je suis tout brûlé. D'autant parce que j'avais... pas d'écran solaire. Alors, il faut savoir que les plantes, en fait, sont des êtres vivants qui vont capter des photons de lumière comme du soleil, et ils vont transformer ces photons de lumière en énergie chimique qu'on appelle du sucre. Pour une réaction chimique très simple, les plantes vont capter du gaz carbonique, du CO2, tandis que les plantes vont séquestrer le carbone, capter du CO2, vont puiser de l'eau dans le sol, après la pluie, Donc, si on dépoussage des eaux, ça va nous donner ces six H2O6, des glucose, qui est le sucre de notre sang et de l'oxygène qui se dégage. Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? On respire de l'oxygène, on bouffe du sucre, et on rejette du gaz carbonique et de l'eau. On transpire. Voilà. Et la boucle est bouclée. Mais les plantes, pour pouvoir pisser toute la journée au soleil sans être brûlées, donc, elles ont... certes, le panneau solaire qu'on appelle un chlorophylle, pour capter ses photons de lumière, mais sous ce chlorophylle, en fait, vous avez des écrans solaires. Et c'est ce qui donne les fameux paysages d'automne. Vous voyez les paysages d'automne, rouges, de Canada, de France, etc. Parce que les feuilles, avant de disparaître, vont d'abord perdre la chlorophylle, et sous la chlorophylle va apparaître la couleur qui protégeait la feuille faite du soleil. Et ça, ce sont des couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Donc, elles en ont toutes.

  • Pauline Leroux

    Voilà, elles en ont toutes. Et nous, comme on savait ça, on a été chercher, beaucoup, beaucoup, beaucoup. On a du jaune avec la mandipélie, on a du violet, avec le campèche, on a... Il y a beaucoup de jaune. Le jaune, c'est des flavonoïdes, il y en a beaucoup, beaucoup. on fait du rouge avec le noni, on l'appelle le noni, donc voilà, on a du... du rose coloration bébé par exemple avec une plante qu'on appelle l'anvers rouge et des bleus, il y a des bleus indigo d'accord mais il y a des plantes en fait qui ont même le campêche la façon dont vous traitez en fonction du ph vous pouvez avoir du bleu avec en plus du violet et parce que en fait le violet en fait c'est un mélange de bleu et de rouge. Et de roche. Et donc, on est en train de faire tout un catalogue en fait, de plantes à couleur de Guadeloupe, qu'on va retrouver à l'université de Caïti. Donc, on arrive. On arrive. On arrive. On sera bientôt en mesure... de nous offrir toutes ces couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Est-ce que vous réalisez des tests, parce que ça va être la question des auditeurs qui va suivre juste après, c'est, donc, OK, il y a des plantes que vous avez découvertes qui donnent de la couleur, des couleurs variées, mais beaucoup de jaune, comme un peu nous en métropole. Est-ce que vous avez fait des tests de résistance de cette couleur ? Est-ce que vous pouvez, dans votre guide, en gros, des plantes exotiques, vous aurez aussi un peu des tests de résistance ? par exemple lumière ou lavage, etc., pour les gens qui souhaitent derrière une application spécifique ? Il n'y a pas que la teinture, il y a plein d'applications, mais est-ce que vous aurez cette petite nuance qui guide un peu ?

  • Pauline Leroux

    Déjà, nous, on distingue. On distingue les couleurs destinées à la cosmétique. D'accord ? Par exemple, on a le Roku, pour les rouges à lèvres. Voilà. On a le Plutoria Ternatea, donc qui donne du... bleue, qui est une plante un petit peu particulière et qui est très à la mode. Pourquoi à la mode ? Parce que les gens font des boissons, ils peuvent boire en fait des infusions de ces plantes. On peut faire aussi des cocktails, des cocktails bleus. Alors, pour amuser un petit peu les gens qui nous écoutent, cette plante s'appelle Plithoria ternatea. Parce que vous savez que les blotanistes, ils ne vont pas chercher loin. Comme c'est la forme des clitoris, la fleur, justement, la fleur s'appelle comme ça. Et donc ça, c'est quand même du bleu assez stable. Alors, contrairement à certaines fleurs bleues, il faut savoir que la plupart des colorants, des pétales, tout ça, ce n'est pas très stable. Les liroises, c'est un peu comme le vin, vous savez, ce n'est pas très stable. Par contre, si on veut, c'est ça qui est bien avec la chimie des couleurs, si on veut aller vers des couleurs résistantes, c'est chimique en fait. Et c'est pour ça que le livre, la Bible de Dominique Cardon, en fait, après une classification chimique des couleurs, et la bonne connaissance de la chimie des couleurs peut donner déjà une indication de la résistance de la soleil. C'est surtout ça, une question de chimie. D'accord,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    ok.

  • Pauline Leroux

    Tout ce qui est fruit, tout ce qui est ça, c'est très joli, de belles fleurs, de beaux fruits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est plutôt efficace.

  • Pauline Leroux

    C'est vraiment... Les coulottes qui sont très stables, très souvent, c'est des coulottes que vous ne voyez pas. En fait, elles sont, par exemple, dans les écrous, dans le bois, par exemple, comme le campêche, comme les racines du monique. Mais c'est vraiment des coulottes qui sont cachées et qui sont, en fait, plus des substances qui vont protéger la plante, et c'est pour ça que c'est résistant, ça va protéger la plante contre des attaques, des attaques de chenilles. des attaques de parasites, etc. Et ce sont des substances protectrices de la plante. Et qui dit protectrice, il faut que ça dure. Et pour que ça dure, si ça dure pour la plante, ça va durer au soleil, etc. Donc, il faut toujours faire des liens, en fait. Voilà.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    OK. Donc, les personnes qui sont en recherche d'un livre ou des documentations sur leur flore... territoriales exotiques, elles vont bientôt avoir de quoi chercher. Vraiment, on veut vraiment être leader en matière de platectorial ultramarine, parce qu'on sait que les richesses de la France de demain sont chez nous, à notre mer, à cause de ces 80, ou par la cause, grâce à ces 80% de biodiversité. Et ça, on le sait, et c'est pour ça qu'on veut, avec ce clip, problèmes de chômage, tous les problèmes que nous avons en voie de loupe, à partir de notre biodiversité, développer une nouvelle économie. Parce qu'on ne veut plus partager la pauvreté, donc on veut partager la richesse. Et donc, on veut partager cette richesse avec vous, dans l'hexagone. Top.

  • Pauline Leroux

    Alors, maintenant, Henri, je voulais parler avec vous un peu de votre écosystème, c'est-à-dire vos partenaires, si vous avez le droit d'en parler, vos collaborations. les domaines d'application que vous couvrez, nous racontez un petit peu tout ce qui se passe autour de vous dans votre écosystème.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Concernant nos partenaires, là on était en recherche-développement. Et celui qui va être le plus précieux pour moi parmi les partenaires, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, c'est Patrick Brénac. Patrick Brénac, en fait, on a eu amitié depuis... Loris et c'est Dominique Cardon qui me l'a présenté. Il était à La Rochelle, mais on ne s'est pas croisé à La Rochelle, on s'est croisé plutôt à Loris deux ans après. Et lui, comme il est chimiste, il est biochimiste et il a rouvert une très belle entreprise qui est l'entreprise Greening et qui fournit en fait des matières premières, mais il a une très très grande maîtrise de la chimie des des couleurs. Et ce qui va être intéressant, depuis 2015, il va me faire une proposition, c'est de doser la teneur en indigotine de toutes mes extractions d'indigo. Et on est déjà à 150 extractions en recherche-développement. Et sur les 150 extractions, en fait, en fin de compte, on va... essayer à travers ces résultats de teneur en indigotine, essayer de trouver un itinéraire technique industriel pour avoir un bleu stable fait dans le temps. Alors là, il va m'apprendre quelque chose. Il va m'apprendre et il va me dire, écoute Henri, est-ce que tu sais que la teneur en indigotine bleue, quand vous achetez de la poudre bleue sous le marché international, les teneurs en indigotine, vont varier entre 5 à 40%. Pour vous donner quelques idées, vous avez à peu près 5% d'indigotines à Madagascar, entre 8 et 20% pour l'indigo de l'Inde. Et donc l'Uberon et donc avec Amiens, donc vous avez entre 27 et 30% d'indigotines. Et en fait, les meilleurs résultats qu'il avait, c'était l'indigo de... J'avais Xcentral du Salvador avec 40% d'indicotiques. Donc, j'avais déjà des références de teneurs en indicotiques. Et au fur et à mesure de notre maîtrise d'itinéraire technique industrielle et pilote d'exaction d'indicotiques, il m'apprend, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu sais que tu as le plus bel indico de la planète ? Wow ! Et on décide en fait... de faire une communication, et on ira présenter nos résultats en Inde, je vais partir en Inde avec vous, donc il y avait un colloque sur les couleurs, et là, sous nos 150 extractions pollues, notre moyenne, je vous ai dit le plus beau c'est 40%, c'est le Salvador, notre moyenne est à 65% d'indigotiques, du germe, et on a eu 5 records mondiaux, à près de 80%, 79%, je ne sais pas pourquoi on n'arrive pas à 80%. On a fait 79,4. 79,7. Et donc, en fait, on est à 5 extracteurs, 80% d'impureté. C'est dû. J'ai jamais vu. En fait, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand vous avez 5% d'impureté, par exemple, au Madagascar, ça veut dire que vous avez 95% d'impureté. Quand vous avez 8%, vous avez 92% d'impureté. Et nous, Avec 65 à 80% d'indigotines, ça veut dire qu'en fait, on n'a presque pas d'impureté. Et les molécules qu'on va trouver, c'est pour ça que notre indigo, et je porte une information aux personnes qui nous écoutent, notre indigo ne pourra pas coûter le même prix. Vous savez, vous avez les châteaux Margot à l'Élysée, je viens de les choisir par l'Élysée, et bien nous, ce sera des châteaux Margot en matière d'indigo. Donc, parce qu'il faut bien comprendre, c'est-à-dire qu'avec, et d'ailleurs, nous sommes en train de faire un travail avec Patrick Brénac, pour vous proposer très peu d'indigo, en fait. 10 grammes, c'est l'équivalent du 100 grammes de l'Inde. par exemple. Voilà. Et ça, c'est intéressant. C'est-à-dire, avec seulement 10 grammes d'indigo de Phytobocaz ou couleur Ausha, couleur Ausha risque d'être la prochaine société fille de Phytobocaz. Et donc, avec 10 grammes, vous pouvez atteindre des kilos d'indigo. Voilà, pour faire plusieurs jeans, plusieurs t-shirts, etc. Parce que comme le produit va être cher, On va trouver un moyen pour que le projet ne soit pas cher et pour vous permettre de faire les mêmes quantités, de teindre les mêmes quantités de tissus, mais avec très peu. Et nous sommes en train de trouver les formules. Vous savez, par exemple, Michel a une formule pour faire ses cuves d'indigo 1, 2, 3. Oui. Et on a fait le malheur, en fait, de faire une cuve 1, 2, 3 avec notre superbe indigo. Mais en fin de compte, on a jeté du produit, en fait. Parce qu'il n'y avait pas suffisamment de fructose, de sucre réducteur, pour réduire la quantité d'indigotine qu'il y avait. Donc, on a dû changer, en fait, le train de tronc. Et bientôt, il y aura une newsletter dans le screening où on va vous donner, en fait, la bonne formule de cuve pour extraire un maximum de produits, en fait, pour faire les teintures. D'accord.

  • Pauline Leroux

    Super. partenaire principal et collaboration principale, c'est avec Patrick Brenac de Greening.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Et les autres aussi. Je collabore avec Sandrine, Rosier, avec Dominique Cardon, avec Aurélien Rolfe, Michel Garcia. Nous sommes tous en contact. C'est un petit club et on s'entend très, très bien. On est vraiment très amis. Et donc, c'est... plus de l'amitié partagée.

  • Pauline Leroux

    Maintenant qu'on a parlé de l'écosystème et des collaborations, des partenaires et de ce petit club, on voulait parler ensemble, quand on a préparé l'épisode, d'un point plus technique, en tout cas de sujets dont moi, mon passionné quand vous m'avez parlé, c'est vous m'avez parlé d'économie symbiotique, vous m'avez parlé de la bioaspiration. On a parlé d'agroforesterie ensemble parce qu'on a quelques points communs, notamment la passion des plantes et la formation 1G agro. Je voulais que vous puissiez expliquer à nos auditeurs ce que vous entendez par économie symbiotique, bio-inspiration, ça semble un peu plus facile à comprendre, et ce que vous faites en agroforesterie.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Mais pour bien vous expliquer ça, Pauline, et je vous remercie de me poser cette question. Qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? On constate, si on prend le cas de la Guadeloupe, que nous subissons des oeuvres à gants de plus en plus puissantes qui viennent détruire Bel-Archipel. Et plus près de chez vous, à l'heure où je vous parle, aujourd'hui, quand vous regardez les infos, notre planète est en train de brûler. On a des méga-feux aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, plus près de vous, vous avez vu la Grèce. La Grèce est en train de brûler, donc en Portugal, là-bas. France, même l'Algérie, l'Italie, l'Espagne. Et pourquoi on a ces méga-feux ? C'est parce qu'on a fait le malheur de déterrer ce que la nature avait pris soin d'enterrer. On a été des faussoyeurs. Et quand un faussoyeur, c'est quelqu'un qui fait des grands trous, et surtout, ne faites plus de grands trous pour aller chercher vos richesses, Pauline. Des grands trous pour aller chercher du pétrole. On fait des grands trous pour aller chercher du charbon, on fait des grands trous pour aller chercher des minerais, des diamants, des ragnormes, de l'or, pour se remplir, on approche rempli d'argent, mais on aura tous nos yeux pour pleurer. Parce qu'aujourd'hui, quand je vois la détresse de toutes ces personnes qui ont passé leur vie à construire une belle maison en Grèce ou ailleurs, et de voir ces personnes qui n'ont plus rien, plus rien, à quoi ça sert ? d'avoir rempli sa poche avec beaucoup d'argent et que tous ses biens se brûlent d'un seul coup. Pourquoi ? Parce que... Nous avons été déterrés du pétrole qui sont des hydrates de carbone, des hydrocarbures. Et les hydrocarbures, donc, ils ont du carbone, ils ont de l'hydrogène, ils ont de l'oxygène. Et quand le carbone rencontre l'oxygène, ça donne du CO2. Le CO2, en fait, va capter les rayons du soleil et ça va... La terre est une serre. En fait, ça va chauffer, le gaz va chauffer cette serre. Et dans cette serre, il y a de l'eau. Et quand on chauffe cette Ausha, l'eau de mer, en fait... Quand les courants d'air froid rencontrent les courants d'air chaud, ça donne tous ces dérèglements climatiques qu'on observe aujourd'hui. Et pour ne prendre que le domaine de notre discussion, quand on parle de couleur, il faut savoir que les colorants textiles industriels actuels proviennent de cinq matières premières fondamentales, que sont le benzène, le toluène, le xylène, le naphtalène, l'anthracène. Et tous ces produits, non seulement sont toxiques, Mais ils sont tous issus du pétrole. Et c'est pour ça qu'on a toute cette pollution en Inde, des industries taxiles, etc. Donc là, je voulais vraiment, je remercie beaucoup de cette discussion, pour qu'on prenne conscience qui nous sommes. Nous sommes des hommes, et l'humanité se heurte aujourd'hui à la finitude de la Terre. La Terre est finie, en fait. La voie double, c'est 1800 km². Ce n'est pas 1900, ce n'est pas 2000, 10000. La Terre est fine. La France a une superficie déterminée. Et ce n'est pas extensible. Et pourtant, cette planète Terre, c'est notre unique demeure. D'accord ? Et son intégrité, sa diversité et son bon fonctionnement sont vitaux pour l'humanité et l'ensemble des êtres vivants. Il faut qu'on soit conscient de ça. Je pense... sincèrement que si nous voulons sauver l'espèce humaine et la biodiversité, la diversité de vie et l'ensemble de notre biodiversité, donc si nous voulons la sauver, nous devons changer de paradigme politique. Nous devons sortir de cette économie dite extractive. Donc, ne soyons plus des faux soyeurs, ne faisons plus de grands trous. Je vous propose trois phalanges de doigts, trois, un, deux, trois, et vous prenez ces trois phalanges de doigts, vous mettez en terre et vous mettez une petite graine dans cette profondeur, et ça va vous donner des arbres de 10-20 mètres de haut. Donc, ne faisons plus de grands trous pour chercher nos richesses. Il faut, en fait, qu'on aille chercher nos richesses dans une autre économie, qui est l'économie du vivant. Et cette économie du vivant a été bien décrite par son concepteur, Isabelle Delannoy, que je salue, qui est française, ingénieure agronome, et qui a écrit le concept. de l'économie symbiotique et que nous développons au sein de notre entreprise de Ausha, c'est une économie à la fois régénératrice et collaboratrice. Il faut savoir, par exemple, si on prend notre écosystème de la Côte-Loire, donc on la gère, je vais peut-être définir le mot économie. C'est vrai que le ministre de l'économie, il est venu, Bruno Le Maire, et je lui ai posé une question très simple. Je lui ai dit, monsieur le ministre, est-ce que vous connaissez l'étymologie grecque du ministère que vous dirigez ? Comme j'ai vu qu'il hésitait un peu, je lui ai dit, monsieur le ministre, le mot économie vient du grec oikos, qui signifie maison, et nomos, qui signifie... gérée, administrée. Donc, est-ce que vous savez que vous dirigez un ministère qui gère la maison ? Mais de quelle maison parle-t-on ? La maison Guadeloupe, la maison France, la maison Europe, la maison Terre. Et nous, quand on regarde la façon dont cette maison est gérée, regardez bien, je dis, je vois par exemple... il y a eu des pesticides qui ont été utilisés dans la banane. Et aujourd'hui, on ne peut plus boire l'eau venant de nos montagnes, on ne peut plus pêcher des poissons là où le produit a été utilisé. Au fin de compte, on a utilisé des cides. Et ces cides, ils sont effectués par des insecticides comme le chlordécone. les herbicides comme le glyphosate. Et je vous rappelle que le glyphosate... viennent d'être prolongées pour encore 5 ans, jusqu'en 2028 par l'Union européenne. Des fangicides, comme les pandas d'Ariane, le banol, etc. Des homicides, il y a la guerre en Ukraine, etc. Moi, nous avons compris quelque chose qui va peut-être vous étonner, et on ne réfléchit pas beaucoup. Nous sommes, Pauline, la seule planète. la seule planète, la seule planète du système solaire qui a vu la vie, c'est la Terre. Il n'y a pas de vie sur la Lune, Jupiter, Vénus, etc. Et quand je regarde l'argent qu'on dépense, qu'on dépense des milliards d'euros ou de dollars pour tenter d'aller chercher des traces de vie supposées sous des exoplanètes qui sont à des années-lumières, ça choque. La lumière se déclenche à 300 000 km secondes, mais on ne voit jamais ceci de toute manière. D'accord ? Alors que, Pauline, la vie pilule à nos pieds. Pilule partout. On va chercher à des années-lumière quelque chose qui pilule à nos pieds. Et nous, l'homme, on ne fait qu'une seule chose. On tue. Avec les guerres, avec les produits phytosanitaires, avec le déchirpement climatique, les conséquences des sandies. d'ouragans, d'inondations. Nous, à Phytobocaz, on propose une autre voie, avec d'ailleurs Isabelle Delanois, celle de l'économie symbiotique, économie oikos nomos, nous gérons la maison, on va le faire en symbiose, symbiose vient du grec sum, qui veut dire avec, ensemble, et bios qui veut dire nous. Donc nous, on fait de l'économie symbiotique, on gère la maison avec la vie. Et cet économie symbiotique, en fait, répond à quatre grands principes. Et dans ces quatre grands principes, donc définis par Isabelle Delannoy, c'est épurer. J'épure, je ne mets plus de poison, donc je ne tue plus personne. Comme on ne tue plus personne, les mâles vont rencontrer les femelles, vont faire des petits, donc on va régénérer, ils vont faire pipi, ils vont faire caca, donc ils vont fertiliser. Donc le sol sera fertile, et maintenant que le sol est fertile, qu'on va pouvoir produire. Il faut savoir que toutes les productions de couleurs naturelles à Phytobocaz respectent ces grands principes. Par exemple, je ne sais pas si c'est à vous ou à Dominique ou à Patrick, j'ai envoyé des images de nos productions d'oléagineux en produit des huiles de Galba. et des huiles de moringa. Et entre chaque rangée de plantes, qu'est-ce qu'on a planté ? On a planté des indicotiers. Pourquoi on a planté des indicotiers ? Parce que l'indicotier indigoferra suffluticosa est une plante appartenant à la famille des légumineuses. Et les légumineuses ont une particularité, c'est qu'elles vont abriter une vie dans leur racine qu'on appelle des rhizobactères. Et ces rhizobactères sont les seuls capables de capter... l'azote de l'air, parce qu'il faut savoir que l'air dans lequel baigne actuellement dans l'espace où on se trouve, Frouline, vous avez 78% d'azote, 78% d'azote et 21% d'oxygène. En 78 plus 21, 99% de l'air dans lequel on baigne, c'est de l'azote et de l'oxygène. Et vous savez pourquoi le bon Dieu, il a mis 99% ? d'azote et d'oxygène, enfin 78% d'azote et 21%, c'est tout simplement le monsieur de Pauline qui me regarde, là, c'est fait d'azote. Le cerveau de Pauline qui m'entend, par le biais de ses oreilles, c'est fait d'azote. Votre nez qui respire, c'est de l'azote. Votre langue qui goûte les fruits, c'est de l'azote. Votre peau, c'est de l'azote. Pourquoi c'est de l'azote ? Parce que les protéines sont faites d'acides aminés. Et tous les acides aminés sont azotes. Sans azote, il n'y a pas de vie. C'est pour ça que le venduil nous a mis 78% d'azote dans l'air et 21% d'oxygène. L'oxygène, c'est pour que notre corps soit chaud. C'est un comblurant qui permet de se faire dans un hydrate de carbone qui est notre glucose. Donc, oxygène plus hydrate de carbone, notre corps est chaud. Pauline, en créole, on dit chez nous Pauline Mofret. Donc Pauline est morte, Wad le respire. Donc vous voyez comment, en fait, cet indigo-cié, qui est une légumineuse, va capter l'azote de l'air, d'accord, va l'accumuler dans des nodosités, et dans ces nodosités, viennent d'autres formes de vie, qu'on appelle des champignons, qui sont dans le sol, qui vont émettre ce qu'on appelle des filaments mycéliens, et ces filaments mycéliens... mais c'est mieux, comme les vaisseaux du cœur, vont distribuer de la nourriture aux autres plantes. Donc, vous voyez comment nous, on travaille rien qu'avec la vie. Et à côté des bactéries et des champignons, d'autres formes de vie vont venir. Parce qu'il y a de la nourriture, parce qu'il y a de l'azote, parce qu'il y a de la chair, parce qu'il y a des protéines, etc. Et ils viendront se nourrir. Nous avons, par exemple, des oiseaux, qu'on appelle des merles chez nous. Et ces merles, en fait, vont bouffer les chenilles qui... bouffe mes feuilles d'indigo. Parce que si toutes les feuilles sont bouffées par les chenilles, Joseph ne voit pas le feuille pour faire de l'indigo. Donc, moi, je fais des élevages de mer, parce qu'il y a de quoi bouffer. Ensuite, j'ai des araignées qui vont manger les papillons et les œufs de ces papillons, qui ne vont pas se transformer en chenilles. Donc, j'ai des abeilles sauvages qui sont vraiment endémiques de Bois-de-Loup. Par exemple, Il faut savoir que l'indigo tié de Guadeloupe est pollinisé par une abeille qu'on ne trouve qu'en Guadeloupe. C'est-à-dire que vous n'avez pas dans les îles à côté, on trouve qu'un abeille qui s'appelle Exomaloxys marchi et qui pollinise de façon spécifique l'indigo. Et s'il n'y a pas cette petite abeille, je n'ai pas de graines, parce que la graine, c'est le résultat de la pollinisation d'une fleur. Et grâce à ces graines, j'aurai les semis pour l'année d'après. Mais grâce à cette petite abeille. Et il faut savoir que les autres arbres, ils sont pollinisés par d'autres abeilles qui sont endémiques aussi, par exemple comme les ilocopas, en fait, qui vont polliniser mon moringa, pour me donner des graines de moringa avec lesquelles je vais faire des huiles. Et donc j'ai des abeilles domestiques qui vont polliniser mes fleurs de galba pour me donner du miel, mais aussi, ils vont me donner aussi des fruits de galba. Et devine, devinez, qu'est-ce qui récolte mes fruits de galba ? ce sont des chauves-souris. Ils le font le soir en mangeant le puricap de fruits. Et moi, je viens le matin récupérer les noix, je vais casser les noix et ensuite faire mon huile de galba. En fait, c'est ce que nous appelons l'économie symbiotique, l'économie faite à partir du vivant, ou en fait, si le vivant est un peu plus vieux. Et on en est très fiers de pouvoir aujourd'hui faire des couleurs naturelles entièrement à travers la vie.

  • Pauline Leroux

    Oui, c'est du bon sens et du respect de la nature. Alors, vous aviez parlé aussi de bio-inspiration. C'est en fait notre seule source d'exemples qu'il faudrait utiliser, c'est s'inspirer de ça. Est-ce que vous pouvez expliquer aux auditeurs ce que vous entendez par bio-inspiration ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, la bio-inspiration, c'est tout seul, c'est copié sur la nature. En fait, moi, je vis au sommet des forêts, des fois tout seul. sur la forêt de la Saufrière, ou aux forêts du Parc National de Guadeloupe. Il faut savoir que je suis au Conseil scientifique du Parc National de Guadeloupe, et le Parc National de Guadeloupe est dans le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète. Vous vous rendez compte ? Top 10, d'après l'IUCN, l'Union Internationale de la Conservation de la Nature. Donc, je suis conscient de ça. Et qu'est-ce que je constate ? Le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète, il n'y a aucun homme dedans ! Il n'y a pas un seul homme ! donc il n'y a pas de pesticides il n'y a pas d'herbicides il n'y a pas d'engrais chimiques et c'est dans le top 10 c'est faux elle est nuage avec des arbres et des troncs énormes etc donc je vais au sommet de cette forêt je dis forêt comment tu fais pour être aussi jeune explique moi et la forêt m'explique et c'est là que je vois ces symbioses donc entre le monde animal le monde végétal et je m'inspire en fait de ce fonctionnement de la nature pour faire fonctionner mon impropre.

  • Pauline Leroux

    Ça fait du bien d'entendre ce genre de discours. Je ne sais pas comment dire, c'est simple, mais en même temps, c'est efficace.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bref,

  • Pauline Leroux

    c'est... Je voulais aussi parler avec vous.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On est complètement du monde. En fait, quand vous êtes à la Défense, à Paris, ou à New York, à Manhattan, ou ailleurs, en fait, Californie, dans tous ces endroits, on a complètement tous les ordres. Vous ne pouvez pas raisonner comme je raisonne, parce que moi, je vis à la montagne, je vis dans une forêt, et je vois tout ce monde vivant, je n'ai pas besoin d'aller sur des exoplanètes pour voir ça. Donc, je dis, bon Dieu, quelle chance que j'ai. On n'est pas contre, Pauline. La chance que vous avez d'avoir des yeux pour me regarder, un nez pour sentir l'odeur des parfums des plantes, des oreilles pour écouter la musique et m'entendre. Vous êtes en train d'écouter un poids de classe, mais grâce à vos oreilles. Les fruits, quand vous viendrez à Bordeaux, vous allez faire goûter les maragots, les sapotilles, les pommes-pains. C'est une chance qu'on a de pouvoir goûter. Sentir, entendre, voir. On vous donne 80 ans pour voir ça. C'est l'expérience de vie humaine. Alors qu'on passe son temps à tuer son voisin, je vois toutes ces émeutes, tous ces trucs. On devient fou, en fait. Au lieu de sauver la vie pour voir, pour entendre, pour goûter, pour savourer la vie. Le jour où on va apprendre à notre jeunesse, Pauline, à voir, à entendre. à sentir, à goûter la vie, il n'y aura plus d'émuette.

  • Pauline Leroux

    Comment rebondir là-dessus ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ok. C'est parce que le monde dans lequel on est, qui est un monde qui fait tout son fric à partir de l'économie extractive, qui va vous donner beaucoup d'argent. Et quand vous prenez un billet, que vous mettez ce billet dans votre bouche, l'argent n'est pas comestible. Il faut qu'on change de paradigme. Et tous les problèmes d'immigration, tous les problèmes qu'aujourd'hui les politiques n'arrivent pas à résoudre, les gens doivent rester chez eux. Ils n'ont pas à migrer de l'Afrique en Europe, etc. C'est parce qu'en fait... On a été chercher de l'or, on a été chercher des diamants, on a été chercher de l'uranium, on a été chercher tous ces trésors qu'ils appellent trésors, mais qui sont en fait des cochonneries que la nature a enterrées. Et il a dit, surtout, ne touchez pas à ça. Ne touchez pas à ça.

  • Pauline Leroux

    Alors, pour essayer de recentrer sur notre sujet de la couleur, malgré le fait que je partage et que je... Je serais très intéressée de savoir ce que... On parle de politique, on parle d'action, vous avez Bruno Le Maire. Qu'est-ce qu'il dit, Bruno Le Maire, sur la visite d'une entité, sur la couleur végétale ? Est-ce qu'il s'étonne ? Maintenant, il sait que ça existe. Est-ce qu'il se dit...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous allez être très étonnés. Parce qu'il y a un moment... Vous avez vu mon parcours. Je viens de vous l'expliquer. Je suis parti de petites cuves en plastique de 500 litres pour faire mes premières extractions d'indigo dans les 150 extractions où on a fait le dosage de l'indigotine avec Patrick Brunac et je traitais 60 kg de plantes 8 fois en fait. Et aujourd'hui je traite entre 1 tonne, 1 tonne 200 dans une seule fois, dans un grand bassin. Et je fais un investissement de 2 millions d'euros un argent que je n'avais pas, que j'ai construit par la sueur de mon front. J'ai la visite d'un ministre de l'économie qui vient d'une toute petite île, qui n'est même pas un point quand on le regarde à l'échelle de la planète. Et le ministre me dit, Docteur Henri-Joseph, maintenant il faut passer au stade industriel. J'étais avec des petites cuves de 600 litres. Je passe à... une tonne de plantes, et le ministre me dit qu'il faut passer au stade industriel. Et alors, il dit... Monsieur le ministre, avec tout le respect que je vous dois, et en créole, on dit tout petit, belle, tout beau le monde. Tout petit, c'est beau. C'est tellement beau. Et que moi, je préfère mille petits Phytobocaz dans Guadeloupe qu'un grand loréal.

  • Pauline Leroux

    Et justement... Ma question, c'est qu'est-ce qu'il propose pour que ça se déploie ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ce n'est pas au ministre à proposer. Non,

  • Pauline Leroux

    mais bien sûr, il peut insister.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut changer de paradigme. Par exemple, il y a deux jours, j'entends le ministre Bruno Le Maire dire qu'il faut qu'on aille vers les industries vertes, l'économie verte, l'économie bleue. Qu'est-ce que ça veut dire ?

  • Pauline Leroux

    C'est la nature, c'est juste...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ou déprolouer. Si c'est juste.

  • Pauline Leroux

    Aujourd'hui,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    quand je vois toutes ces souffrances... Vraiment pas le domaine de la couleur, mais la couleur peut nous permettre à réussir. Parce que la couleur, belle couleur, c'est la vie, ça traduit beaucoup de choses. Et donc, j'aimerais tellement, à travers cette émission, faire prendre conscience à la planète toute entière de ce que nous sommes, des êtres vivants, et permettre à ces êtres vivants à s'aimer, à s'entraider. à partager, à collaborer avec la vie. Parce que c'est une chance, on a, d'être en vie. De toute façon, la seule certitude que j'ai, Pauline, c'est que je vais mourir un jour. C'est sûr, sûr, sûr. Je ne sais pas si je vais vivre. Donc, c'est ça. Donc, pourquoi passer son temps à s'entretuer au lieu de passer son temps à vivre ? C'est une question sérieuse, philosophique.

  • Pauline Leroux

    C'est clair,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    on part dans la vie. Je m'excuse de venir avec ces questions philosophiques dans un poste de couleur. Mais la couleur peut nous sauver. Et c'est ce que je me sens le faire.

  • Pauline Leroux

    Et moi, c'est pareil. J'essaye avec ce podcast de rassembler les gens autour de ces sujets, dans des applications complètement différentes, parce qu'on a commencé par la teinture végétale, on a exploré la coloration capillaire, on a exploré les cosmétiques, on a eu, hier j'enregistrais avec des gens qui travaillent des... plastiques biosourcés, colorés végétalement, des flacons, des sachets, des gens qui se bougent. Je suis allée voir des chimistes justement en chimie verte et plein de jeunes étudiants qui sont en train de se creuser la tête avec des choses, comme vous l'avez dit, juste il faut regarder, il faut se pencher, il n'y a plus qu'à copier, entre guillemets. Mais on a oublié tout ça et moi, concrètement, mon action, c'est celle-là, c'est grâce à ce média, essayer de... de rassembler tout le monde, d'en faire parler, de parler de ces sujets, qu'est-ce qui pourrait, selon vous, inciter les entreprises qui, justement, travaillent beaucoup avec le pétrole parce que ça a été plus facile, moins coûteux, comme ça ? Qu'est-ce qui pourrait inciter ces entreprises ? On parle de l'entreprise de l'industrie textile, on parle de l'industrie des cosmétiques. Qu'est-ce qui pourrait les inciter à intégrer la couleur végétale comme une ? des solutions pour réduire l'impact et un premier pas vers un avenir plus vertueux, plus respectueux.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, c'est tout simple. Vous voyez, vous êtes habillés là. Vous n'êtes pas nus. Non,

  • Pauline Leroux

    j'essaie de m'habiller quand c'est un épisode.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous avez un vêtement sur vous qui est fait avec du coton. Le coton, il est blanc. C'est pas coloré. C'est déjà rien que le vêtement qu'on met sur soi. Et on se dit, voilà, si on colorait ce vêtement avec couleur naturelle, et c'est déjà un premier pas. qu'on produise ces plantes territoriales à travers une économie symbiotique, c'est déjà un deuxième pas. Et que cette économie symbiotique qui demande de la main-d'oeuvre, on n'est plus en train d'être un trader, en train d'échanger des milliards et des milliards d'euros avec un clic, pendant que d'autres souffrent et qu'on va tous dans les champs. partager, en fait, ces cuves d'indigo, cette révélation des couleurs que les plantes nous donnent. Donc, je pense que porter des vêtements écologiques, etc., je pense qu'on peut déjà changer le monde avec les couleurs. Mais moi,

  • Pauline Leroux

    je suis complètement d'accord. Je pense que là, pour moi, les deux... domaines d'application de la couleur végétale qui sont pour moi les plus urgents à développer, c'est textile parce que c'est sur notre peau, c'est notre deuxième peau. et tout ce qui est coloration capillaire, parce qu'il y a énormément de femmes et d'hommes aussi, qui se colorent les cheveux, la barbe, etc., des produits qui sont d'une toxicité. Je pense que s'ils savaient, ils n'en mettraient plus. Et c'est donc deux applications de la couleur végétale qui sont sur nous, et on n'en parle pas, on n'en parle peu. En tout cas, moi j'apprends plein de trucs, c'est ça qui m'éclate, c'est qu'avec les invités, j'apprends plein de choses, et j'essaye justement de le relayer. Donc moi je suis consciente qu'avec la couleur on peut changer les choses. En tout cas maintenant je suis convaincue. Du coup c'est par quoi il faut commencer ? Est-ce que c'est remettre des gens sur les exploitations de plantes tinctoriales en France, combinées avec d'autres cultures, en symbiose, etc. ? Est-ce que c'est remettre des écoles ? Il n'y a qu'une seule formation aujourd'hui qui explique la transformation des plantes tinctoriales. en colorant. Il n'y en a qu'une. C'est une formation animée par Marie Marquet et Magali Bontour. En fait, c'est par quoi on commence, en fait, pour mettre des petits, comme vous disiez, des petits Phytobocaz partout ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut aller dans l'or. Le premier endroit où il faut y aller, c'est votre bouche. C'est-à-dire, vous mangez le matin, le midi et le soir. Et je vais vous dire quelque chose. Si vous voulez être en bonne santé, Il faut manger coloré parce que les carottes contiennent des caroténoïdes, c'est de la couleur. Les betteraves contiennent des anthocyanes, c'est de la couleur. Les mangues possèdent de la vitamine A, mais aussi des caroténoïdes. Les feuilles contiennent des flavonoïdes, qui sont des couleurs. En fait, plus on va manger des couleurs, plus on va renforcer la protection de notre corps contre les agressions. Les agressions liées à l'environnement, le soleil. Vous savez, le soleil produit des rayonnements UVA, UVB qui vont arriver sous 70% du poids de notre corps qui est de l'eau. Et l'eau c'est Ausha. Et quand vous avez des rayons UVA, UVB... et vous restez trop longtemps dans le soleil, déjà vous boulez votre peau, d'accord, en vous bronzant. Mais si ces rayons traversent votre peau, rencontrent votre H2O, on peut péter un hydrogène, libérer un hydrogène et fabriquer ce qu'on appelle un radical hydroxyme OH-. Et ce radical hydroxyme, en fait, on appelle ça un radical libre. Et la nature, qui a perdu un électron, La nature a inventé, moi j'appelle ça, donc vous êtes célibataire, la nature a inventé ce qu'on appelle des polyphénols, des polyphénolites, des substances polyphénoliques qui sont des substances colorées. La nature a inventé des polygames, c'est-à-dire des donneurs d'électrons, des substances qui peuvent donner un H, ils ont beaucoup de OH, ils peuvent prendre un petit H et aller sur OH-pour redonner l'eau qui est stable. Et donc, déjà, on fait manger coloré, manger couleur. Manger couleur, c'est protéger votre corps. D'accord ? Une fois que vous allez manger coloré et que ça va doper votre système immunitaire, voilà, on vient de faire une découverte au sein de notre laboratoire, une substance qui agit sous la réplication des virus ARN dans lesquels on retrouve le COVID, on retrouve la grippe. le chikungunya et la plupart des virus ARN, on a découvert un colorant. Un colorant, en fait, qui va bloquer la réplication du virus. C'est magnifique, ça. Donc, vous voyez comment, en fait, les couleurs... D'ailleurs, avec les chartes de Michel, ça nous permet de mettre en évidence les jaunes, les orangés, etc. Et je constate que... toutes les plantes médicinales à haute valeur ont de très belles couleurs. Donc, maintenant, je suis en train de rechercher un autre moyen pour me soigner à travers la couleur des plantes. Plus les plantes ont des couleurs vives, plus les plantes possèdent des molécules actives.

  • Pauline Leroux

    Ça, je l'entends, je le comprends. Moi, ma question qui me trotte dans la tête depuis à chaque fois que je rencontre des nouveaux invités, que j'essaye de... C'est comment on fait concrètement pour donner accès à cette couleur végétale qui est plus vertueuse pour plein d'aspects. Pour la santé, pour l'environnement, pour la qualité de notre eau dans les traitements, notamment pour la teinture. Comment on donne accès à plus de couleurs végétales pour que des grosses entreprises qui polluent énormément notre planète puissent y avoir accès et puissent l'employer comme une des solutions. Parce que je suis sûre que, vu les quantités de textiles d'aujourd'hui, on n'arrivera pas à tout colorer végétalement, en tout cas pas demain. Mais comment on fait concrètement ? C'est quoi la première étape ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, il suffit tout simplement de se regarder dans un miroir. Vous savez, je vois la femme passer beaucoup de temps devant un miroir pour se maquiller, donc avec un rouge à lèvres. Et si la femme prenait conscience que c'était du Roku et non un... produit issu de la pétrochimie à la femme, donc réfléchirait avant de se mettre un rouge à lèvres. Pensez à soi. Pensez à protéger déjà son corps contre les agressions de substances chimiques qui nous donnent des cancers, qui nous donnent beaucoup de maladies. Et je pense que la beauté beauté Quand nous, on va beaucoup plus loin, qu'est-ce qui nous a attiré ? C'est la couleur de la rose qu'on va offrir à une femme. Voilà, et la femme est très contente. En fait, il faut redonner goût à la vie. Et c'est ça le symbiotique. Le symbiotique nous permet de prendre conscience qu'on est vivant, et la vie en fait est faite de petits riens. Et ces petits riens, ça s'appelle le bonheur. Et ce bonheur-là, on le trouve où ? dans ce qu'on mange, dans ce qu'on ingère, dans ce qui nous habille, de ce qui nous nourrit, de ce qui nous soigne. Et le jour où l'homme va prendre conscience de ça, on va arriver. Mais si on commence à dire comment je vais faire du fric en se levant le matin... Ah non,

  • Pauline Leroux

    non, c'est pas ça.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça le problème, c'est qu'il faut oublier le fric.

  • Pauline Leroux

    Mais en fait, c'est pas... On va passer à d'autres questions, Henri, mais moi, c'est pas une question de faire du fric. C'est comment fait-on... pour que les gens aient accès à ce savoir, à ces ressources, et en aient conscience. Donc ce que j'entends, c'est que ça démarre aussi, on va dire, du consommateur de la personne à devenir plus, à s'intéresser, à découvrir des produits plus vertueux. Vous parliez du rouge à lèvres au Roku, on a reçu Élodie Carpentier du Rouge Français qui fait justement des rouges à lèvres, des produits cosmétiques, on ne peut pas faire plus... réfléchi et plus moins impactant on va dire sur l'environnement on accueille des gens ici dans le podcast qui nous montrent une autre voie qui nous ouvre les chakras via la couleur végétale et du coup bon on va passer à une autre question mais c'est vraiment permettre aux gens de savoir que c'est possible, qu'il y a des preuves de cosmétiques, de textiles de manières de faire avec de la couleur naturelle, c'est plus ça c'est plus de l'information

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Oui, et moi je pense que nous faisons des enfants, et les enfants d'hier sont les adultes de demain. La première chose qu'il faut apprendre à un enfant à l'école, qu'est-ce que c'est qu'un être vivant ? Voilà, et à partir de là, tout le reste va découler. Un être vivant, c'est un être vivant qui mange le matin, le midi et le soir, d'accord ? Qui est capable de se reproduire et qui se déplace, et son corps... est faite de nutriments, d'aliments, et ces nutriments sont faits de glucides, de lipides, de protéines, de vitamines, de oligo-aliments, qu'on trouve où, en fait, dans ce qu'on ingère, et la majorité de ce qu'on ingère, ce sont des plantes. Il faut expliquer ça. Et le jour où on va expliquer qu'est-ce que c'est que la vie à un enfant, et faire grandir l'enfant avec cette notion de vie, de symbiose, de symbiotique, c'est pour ça que nous, on ne fait pas de bio à Vitopokaz. On ne fait pas de bio. Non, parce que le bio s'autorise des biocides. Bio veut dire vie et cide veut dire tuer. Donc, un produit même d'origine naturelle qui tue la vie n'est pas bio. C'est pour ça que nous, on fait des produits phytosymbiotiques, des produits qui sont insymbioses avec la vie. Donc, il faut changer de paradigme, il faut changer de concept. Voilà.

  • Pauline Leroux

    J'ai des questions rapides d'inspiration à vous poser. Donc, en deux, trois mots. une réponse au par exemple j'aimerais savoir qui sont pour vous les personnes inspirantes source d'inspiration encore aujourd'hui pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les personnes qui sont inspirantes pour moi, c'est déjà Isabelle Delanoir, qui m'a fait découvrir l'économie symbiotique. C'est Dominique Arnaud, Michel Garcia, Paul Lacouleur, Patrick Brunac, Sandrine Maudier, etc. Le professeur Godfrey Nzamukro, de la ferme de Songhai au Bénin, c'est un gars magnifique. Parce qu'en fait, j'étais dans un robinaire, j'ai dit, professeur, est-ce que vous savez qu'il y a deux hommes sur la planète que je vais rencontrer ? C'est Pierre Rabhi, qui est malheureusement décédé, et vous. Et il m'a dit,

  • Pauline Leroux

    tu veux me rencontrer ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est moi qui viens te voir. Il est sorti au Bénin. Il est venu me voir, en fait, en Guadeloupe. J'étais en larmes. J'étais heureux que sur 7 milliards d'hommes, vous voulez rencontrer un et il vient vous voir. Mais il voit qui est ce monsieur. La ferme de Songhai, au Bénin. Il est en train de faire quelque chose de magnifique. Et moi, je vais le voir. Voilà toutes ces personnes qui m'inspirent et me font découvrir cette beauté de la vie.

  • Pauline Leroux

    D'accord. Est-ce que vous pouvez me dire, selon vous, qui fédère aujourd'hui autour de la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est les mêmes. C'est les Françaises. C'est que des Françaises. Ah, ça c'est le bon. C'est par exemple, c'est Garcia, c'est Brunax, c'est Mousier, au final. Vous ? Si, je l'ai dit beaucoup à travers vos podcasts. Vous nous faites nous rencontrer, on vous dit vraiment merci. Top,

  • Pauline Leroux

    c'est gentil. Quel événement de la couleur végétale est à ne pas louper pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, c'est le prochain, 2025. C'est l'East End 2025 en Bretagne. Moi, je vais prendre l'avion, je vais y aller. C'est l'East End 2011 qui m'a fait découvrir la couleur. En plus, ça se refait en France, en Bretagne, pas loin de La Rochelle en plus, et donc presque au même endroit. Donc, il faut donner un gros coup de main à Dominique Ardant et de sa ville de La Sayette qui organisent l'ISEN 2025. Donc, c'est vraiment l'événement à ne pas louper.

  • Pauline Leroux

    Ok. Est-ce que vous pourriez nous dire si vous deviez choisir une plante tinctoriale, laquelle vous seriez et pourquoi ? Et une seule.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo, bien sûr.

  • Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Non, le bleu est magique. Le bleu est magique parce qu'elle est verte au départ, l'indicale, puis les intermédiaires sont jaunes, fluorescentes et médoxibes pour arriver au bleu ingotine qui est le pigment bleu. C'est magique. Donc ça ne peut être qu'un indigo.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez des livres à nous recommander ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Parmi les livres à recommander, c'est surtout la Bible de Dominique Cardon sur les peintures naturelles.

  • Pauline Leroux

    Quelle est votre plus grande fierté aujourd'hui en Réseau Joseph ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ma plus grande fierté, vous n'allez pas savoir, c'est qu'au XVIIe siècle, la Guadeloupe possédait 97 indigoteries. 97 indigoteries. C'est comme 97 usines. en fait à l'échelle de l'époque, au 7ème siècle, et l'idéal mondial, la production d'indigo. 350 ans plus tard, ma plus grande fierté, c'est d'avoir relancé la production d'indigo en Guadeloupe au 21ème siècle, comme une sorte de revanche, parce que l'indigo a disparu avec l'arrivée de la synthèse de l'indigotina par l'aniline qui est un produit pétrolier, et aujourd'hui que le pétrole disparaît, La nature reprend ses droits avec le plus bel édigo de la planète, c'est l'édigo des bouddhistes.

  • Pauline Leroux

    Quels sont vos prochains projets, Henri ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il y en a plein, tout autour de la biodiversité. On a beaucoup, beaucoup de projets. Et j'ai vraiment une équipe merveilleuse qui s'occupe de tout. Vous voyez, je suis arrivé dans ce post-cadre, j'ai eu mon micro, je n'avais rien à faire. Vraiment, je félicite cette belle équipe. qui m'entourent, et ces belles personnes, ces belles personnes de la couleur que je viens de vous citer, mais voilà, nous on fait... Moi, comme je l'ai dit, qui est venu à Vitobocaz, je lui ai dit, parce qu'en fait, nous sommes déjà le septième ministre qui vient à Vitobocaz. Le grand Philippe est venu, le Blanquer est venu, le Corny est venu, le Moine, tous ces ministres sont venus à Vitobocaz. Et en fait, je leur ai dit que les richesses de la France de demain sont chines. Je vous demande simplement de nous faire confiance. En fait, et vous ne nous faites pas suffisamment confiance. On est des Français de seconde zone et on voudrait vraiment être des Français à Paris entière. Donc, ces projets, on peut vous emmener très loin dans nos rêves.

  • Pauline Leroux

    C'est quoi votre rêve sur la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, mon rêve, c'est que la couleur végétale permette de faire de la Guadeloupe un oasis planétaire exemplaire. Oui, c'est bon. D'accord,

  • Pauline Leroux

    c'est hyper...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça. C'est précis. On utilise les couleurs, non seulement pour colorer notre vie, mais que la Guadeloupe, en fait, est un pays où on est en symbiose avec la vie. On ne met plus de pesticides, plus d'herbicides, plus d'agrochimiques. On ne fait plus d'extraction de minipèdes. Tout se fait à partir de la vie. C'est ça, mon rêve. Et au moins, ma vie sur Terre aurait eu un sens. Après, je peux partir. parce que de toute façon, je partirai. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez un épisode préféré que vous avez écouté sur le podcast ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Je le sais tous. C'est génial. Je vais pas te faire de préférés. J'adore, j'adore. Quand j'écoute, tous les épisodes sont différents et j'apprends beaucoup de choses et je félicite tout ce monde qui tourne autour de la couleur. Je vous dis bravo à tous. C'est très merveilleux ce qu'on fait.

  • Pauline Leroux

    Et j'ai une dernière question, Henri, avant qu'on ne se quitte. c'est le passage du micro donc ça a commencé il y a 5 mois avec Michel Michel Garcia qui m'a fait le grand honneur d'accepter de répondre à mes questions et qui a lancé le passage du micro, donc à qui vous,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    vous aimeriez passer le micro pour qu'on continue à explorer le monde de la couleur végétale j'aimerais passer le micro à deux personnes peut-être que vous ne connaissez pas, et qui sont dans la colère et qui font des choses magnifiques c'est Aboubaka Fofana du Mali qui est vraiment le maître de l'indigo africain et donc

  • Pauline Leroux

    Dominique a son mail mais je dois l'avoir aussi en fait je l'ai contacté Aboubaka mais je n'ai pas de réponse pour le moment apparemment il est ultra chargé mais j'ai essayé de le contacter il y a quelques mois voilà mais c'est bien moi il serait bien d'avoir Aboubaka et l'autre c'est une parisienne donc ça va être beaucoup plus facile...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est Nathalie Tuile, je ne sais pas si vous la connaissez. Non. Et Nathalie Tuile, vraiment pour moi, j'ai eu cette chance de la rencontrer à l'ORIS. Elle est pour moi une des plus grandes spécialistes qui a rencontré la coloration naturelle des cheveux et avec qui on collabore au sein de notre laboratoire sur la coloration. Nous aussi, on n'en a pas parlé, mais on fait de la coloration de cheveux à Vitebocaz et on a des résultats magnifiques. Et je suis très heureux d'avoir Nathalie qui me conseille. Donc voilà, ce sont ces deux personnes. Je passe le micro.

  • Pauline Leroux

    Super, bah génial. Est-ce qu'il y a une question que je ne vous ai pas posée, Henri, et que vous aimeriez que je vous pose avant qu'on ne se quitte ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On n'a pas parlé des froids.

  • Pauline Leroux

    Quels sont les froids du groupe à la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les froids à la couleur végétale, c'est que j'y ai réfléchi et je me suis dit que... La France est connue dans le monde entier, dans le monde entier, comme le pays du luxe. Quand les gens viennent à l'Elysée, donc voir ce grand boulevard, pas l'Elysée...

  • Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées, pardon. Ce grand boulevard avec tous ces magasins de luxe, je ne vais pas citer de marque, et que beaucoup de... de ces produits de luxe sont faites avec beaucoup de produits de synthèse et pour les couleurs et j'aurais souhaité que le monde du luxe se lance à nos côtés en fait pour qu'on puisse leur fournir des couleurs naturelles pour leur luxe et donc le frais ça peut être le prix Mais comme c'est du luxe, d'ailleurs j'en ai discuté avec le ministre M. Bruno Le Maire, et il m'a dit, écoute, vous avez raison. il faut aller vers des produits de niche et on peut faire des produits de niche et colorer avec des colorants naturels. Mais que ces grandes maisons de luxe, en fait comme ils ont beaucoup d'argent, qu'ils paient le bon prix à ceux qui leur fournissent ces produits. Et je crois qu'en notre cas, on nous considère souvent la Guadeloupe comme un pays sous-développé, alors qu'on est département français. Et nous, le SMIG, au sein de mon laboratoire, je le paye au même prix que Paris. Et donc, il faut savoir que nos coûts de production sont très élevés. Et donc, ça aussi, c'est un frein. Mais si on arrive à faire des produits de niche qui sont tracés, qui ne sont pas falsifiés, etc., en fait, je pense qu'on peut aller très loin et lever tous les freins qui empêchent, justement, éviter de faire du greenwashing, par exemple. D'ailleurs, dans le podcast que vous avez fait avec Patrick Buenac, on en a parlé, c'est tout ça, en fait.

  • Pauline Leroux

    D'accord, donc ce…

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est un produit de luxe et qui va tout à fait dans l'esprit des entreprises de luxe françaises. Voilà, donc c'est…

  • Pauline Leroux

    Un appel du pied aux maisons de luxe françaises si elles veulent rejoindre la… la grande famille de la couleur végétale et se lancer dans des beaux produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    J'ai déjà eu des contacts, j'ai déjà eu des contacts avec plusieurs personnes. Et donc, voilà, on va continuer. Ok,

  • Pauline Leroux

    top. Merci beaucoup,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Henri. Et je vais vous faire une confidence. C'est ce qu'il m'a dit au moment où j'accompagnais le piste dans sa voiture. Il m'a dit, je vais être votre commercial pour ces gommes-baisons. Mais je prendrai au mot, je vais l'écrire là. J'attends deux jours.

  • Pauline Leroux

    Bon, écoutez, merci beaucoup Henri-Joseph, c'était terrible d'avoir votre... C'était vraiment génial d'avoir votre témoignage. Merci beaucoup.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'était vraiment très agréable. Vous voyez, vous avez votre voix et j'en suis très fier. J'ai tenu jusqu'au bout. Vous avez votre voix et voilà, je suis très content d'avoir fait ce... et donc ce qui me permet d'être en contact avec mes amis que j'embrasse, qui sont tous dans les Diagones. Je vous envoie le soleil de vos loups. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Merci beaucoup, on en a besoin. Nous, il n'est pas beau dans le Nord. Merci beaucoup Henri-Joseph. Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram, ARTECOVERT, pour y découvrir le nom des prochains invités. Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast et de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix, c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale. Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de Pauline Leroux

    00:00

  • Entretien avec Henri Joseph de Phytobocaz

    00:44

  • Le parcours de Henri et son intérêt pour la couleur végétale

    01:44

  • Les débuts de Phytobocaz et la découverte de l'indigo

    07:40

  • La création d'une unité industrielle pour la couleur végétale

    19:22

  • Tests de résistance des couleurs végétales

    26:17

  • Économie symbiotique et bio-inspiration dans la production

    29:43

  • Les partenaires et l'écosystème de Phytobocaz

    30:46

  • Conclusion et vision pour l'avenir de la couleur végétale

    01:04:14

Description

Savez-vous que la couleur des plantes peut transformer notre rapport à la consommation et à la production ? Dans cet épisode captivant du podcast ArtEcoVert, Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée par la couleur végétale et les plantes tinctoriales, reçoit Henri Joseph, fondateur de l'entreprise Phytobocaz. Ensemble, ils plongent dans l'univers fascinant de la teinture végétale, explorant ses applications variées dans des domaines tels que le textile et la décoration, tout en soulignant l'importance cruciale de la biodiversité ultramarine.


Henri, dont le parcours atypique l'a conduit des études en pharmacie à un engagement profond dans la recherche sur les plantes tinctoriales en Guadeloupe, partage avec passion la renaissance de la production d'indigo, une plante historique des Antilles. Dans un monde où la durabilité est essentielle, il aborde les défis rencontrés pour intégrer des méthodes de production respectueuses de l'environnement, tout en mettant en avant les colorants biosourcés et les pigments végétaux qui peuvent révolutionner notre approche de la coloration capillaire végétale et des fibres naturelles.


Au cours de cette discussion enrichissante, le duo évoque également l'économie symbiotique, une approche innovante qui cherche à réconcilier l'activité humaine avec la nature. Henri insiste sur l'importance de redonner aux plantes leur place dans notre quotidien, tant pour la santé que pour l'environnement. Il nous rappelle que les tanins et autres éléments présents dans la nature peuvent offrir des solutions durables et esthétiques, tout en rendant hommage aux couleurs de plantes qui embellissent notre existence.


Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir comment la teinture végétale et les colorants végétaux peuvent transformer notre monde. Que vous soyez un passionné de nature, un professionnel du textile ou simplement curieux d'en apprendre davantage sur la couleur végétale, cet épisode est fait pour vous !


Pour approfondir vos connaissances, n'hésitez pas à consulter les ressources mentionnées et à vous engager dans cette belle aventure autour des plantes tinctoriales. Belle écoute !


Pauline


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🗝️ Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin nuances


Bonne écoute


Pauline



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Transcription

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bonjour et bienvenue dans le podcast ARTECOVERT, le podcast qui vous parle d'art, d'écologie et de verdure. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes, et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications. Que ce soit dans le textile, l'ameublement, l'artisanat, la décoration et dans d'autres domaines, chaque jeudi et samedi à 7h30, je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants. pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.

  • Pauline Leroux

    Mon but,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde. Alors c'est parti, bonne écoute ! Bonjour à tous, je suis ravie d'accueillir sur le podcast Aréco Vert Henri Joseph de l'entreprise Phytobocaz. Bonjour Henry.

  • Pauline Leroux

    Oui, bonjour Pauline.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Alors Henri, on emmène nos autres... Auditeurs en voyage, parce qu'on part en Guadeloupe avec vous, je voulais vous poser la première question, c'est est-ce que vous pouvez vous présenter et raconter votre parcours aux auditeurs, ce qui vous a amené à la couleur végétale ?

  • Pauline Leroux

    Peut-être juste avant, pour vous féliciter Pauline, parce que vous avez réussi quelque chose qui à mon avis est très très important, c'est que vous avez réussi à faire fédérer à travers des contrastes. justement, tous ces amoureux, tous ces parquenés de la couleur, et je vous dis déjà un grand bravo. Voilà. Merci. Et bienvenue au club. Pourquoi est-ce que tu es atypique ? Je suis pharmacien. Pour être pharmacien, j'ai fait un doc de biologie. à l'université de Pointe-à-Pique. Le fait qu'il venait de s'ouvrir, il n'y avait pas d'université, c'était en 1977. Et là, je vais faire ce doc de biologie avec différents professeurs. Et d'ailleurs, un des professeurs, 30 ans après, deviendra mon associé. Donc vous voyez comment s'associer à son professeur de chimie, pour moi, c'était ma plus grande fierté. Donc après mon Duc de biologie, donc après ta vie, je vais partir à Montpellier. Et là, en fait, je vais faire des études de pharmacie. Je n'avais jamais pensé ça de ma vie, mais c'est un pur hasard. Je me retrouve en pharmacie directement du deuxième année après mon Duc. Et après, je vais soutenir ma thèse de doctorat en pharmacie. Et en 1983, après, je vais faire un... je suis repéré par des chercheurs. de l'Université de Toulouse, donc le professeur Stanislas qui était le voyant de la faculté de pharmacie et qui était à Guyane, de Toulouse, et là je vais faire un DEA, je vais être un peu délégué du master, donc diplôme d'études approfondies, et donc à l'Institut National Polytechnique de Toulouse, où je ferai ce que je voulais toujours faire, c'est après mes études de pharmacie, je voulais faire une école d'agronomie, donc je vais faire l'ENSAT, l'École Nationale Supérieure d'Agronomie, et je vais faire l'ENSAT. le Côte-Nationale supérieure de Chili, donc à travers ce DEA. Donc, fort de mon DEA, en fait, j'aurai mon passeport pour faire de la recherche. Et au cours de cette recherche, je vais faire un doctorat de troisième cycle en pharmacognosie. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas la pharmacognosie, dans pharmacognosie, on a pharmacon qui signifie remède, gnosie connaissante. Donc, c'est la connaissance des remèdes. Et je vais me spécialiser dans les remèdes à partir de plantes tropicales. Et là, je vais soutenir ma thèse en 1988. Ensuite, je vais rentrer en Guadeloupe en 1988. Et je suis pharmacien, donc je peux déjà travailler en pharmacie, ce que je vais faire à mi-temps. Et je vais rencontrer un médecin, un géologue, le Dr Pierre Saint-Clus. Et là, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu as lu ma thèse ? J'ai dit oui, j'ai lu ta thèse. Et j'ai dit, est-ce que toi, tu as lu ma thèse ? Il m'a dit, moi aussi, j'ai lu ta thèse. Mais il me dit, est-ce que tu sais que je fais de la chirurgie des veines et la plante que tu utilises, sous laquelle tu as fait ta thèse, c'est la justicia pectoralis, et cette justicia contient les mêmes molécules qu'un produit que je prescris qui s'appelle l'espéridemphore. Et donc, est-ce que tu es capable de fabriquer un produit à partir de ta plante ? Et comme il faisait, en fait, il utilisait un gel de carbopole, et à partir de ce gel, Je vais faire une préparation et en fait, tous les phénomènes d'EDM après les opérations, qui étaient passés avec cette graine. Donc, fort de ce premier produit qu'on va inventer, et il me dit, si pour s'amuser, on créait une petite unité de production de plantes médicinales en Guadeloupe, voilà, donc à mi-temps, trois à mi-temps, pharmacie, moi à mi-temps, entre deux chirurgies, je vais t'aider à saucler, à cultiver, etc. Donc, on va créer cette société qui va s'appeler HP Santé, H pour Henri et P pour P. Mais c'était trop tôt, 1989, faire des produits à base de plantes médicinales, c'était trop novateur pour l'époque. Et en fait, nos produits n'auront pas beaucoup de succès. Et il m'a dit, moi, je perds mon temps, c'est toi qui veux continuer. Donc il est retourné, il a créé un centre de thalassothérapie. Et moi, j'aurais l'opportunité, en fait... d'acheter une pharmacie dans la capitale, avec un confrère pharmacien. Et là, dans cette pharmacie, en fait, fort de mes compétences de pharmacognosie, je vais innover et je vais créer un grand préparatoire dans cette pharmacie à l'image de ce qu'étaient les pharmaciens apothicaires de l'époque, anciennement. Et là, je vais faire des préparations personnalisées à des pathologies. que les gens n'arrivaient pas à résoudre. Et j'arrivais à les résoudre au sein de ma pharmacie. Et là, je vais inventer pas mal de produits. Et le problème, c'est que je passais mon temps au préparatoire, à faire des préparations, mais très, très peu de gens au contrat avant des spécialités pharmaceutiques. Et les produits avaient tellement de succès. C'est qu'en 2005, donc, j'ai dit à mon associé que ce n'est pas pour lui, mais je crois que je vais... Je ne vends plus de spécialité, moi je préfère partir et créer une société vraiment spécialisée dans les préparations que je faisais à la pharmacie. Et c'est là que mon professeur de chimie, du DEUG, en fait, qui lui part à la retraite, et il me dit, écoute Henri, si tu veux bien, on peut s'associer et on peut créer une société. Et là, on va créer une société en 2005 qui va s'appeler FIT Ausha. FIT, plantes, et Ausha, les plantes. autour de la maison. Et c'est ainsi, en fait, qu'on a créé cette société où j'ai pris les six meilleures ventes de la pharmacie et qui a permis de démarrer tout de suite dans la fabrication des produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Et alors, comment de cette création vous êtes arrivé sur la couleur végétale, enfin les liens qu'on peut avoir avec les plantes pectorales ?

  • Pauline Leroux

    Vous savez, Pauline, vous allez être très étonnée si je vous dis que je suis arrivé... à la couleur végétale, non pas par la couleur, mais par les parfums.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, ça ne m'étonnerait pas, puisque ici, là, dans mon jardin, moi, j'ai commencé par les parfums, et je me suis rendu compte que les plantes parfumées avaient certaines des propriétés tinctoriales. Bref, donc non, ça ne m'étonne pas, mais allez-y, ça me rend curieuse, du coup.

  • Pauline Leroux

    Alors, nous sommes en 2010, la société Phytobocaz avait déjà 5 ans. Et je fais la connaissance d'une journaliste spécialisée dans les plantes à parfum, qui est Nicole Beauchamp, qui a écrit le jardin parfumé aux éditions La Rousse. Et donc on fait connaissance, elle vient en Guadeloupe, et là je vais la faire découvrir les senteurs des plantes parfumées de la nuit en fait. Je me dis, est-ce que vous connaissez des plantes qui s'ouvrent la nuit et qui sentent très bon ? J'ai dit oui, j'en connais pas mal, comme les belles de nuit, comme les gracénaves, pas mal. Et elle vient, et le soir, on part à la découverte de ces plantes de parfumée de nuit. Donc elle m'invite ensuite à Paris, fort de cette découverte, on était vraiment très séduit par ces plantes de bois de parfumée. Donc elle m'invite à Paris, et j'étais chez elle, on était en train de prendre le pot, et elle reçoit comme ça. par hasard, elle reçoit un coup de fil. Pas de n'importe qui. Parce qu'elle était en relation avec les gens qui font des parfums. Elle reçoit un coup de fil de Jean-Claude Hélénat. Et Jean-Claude Hélénat, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le nez des parfums d'Hermès. Et vous savez que chez Hermès, ils possèdent une filière textile et couleurs. Et Jean-Claude Hélénat pose la question à Nicole. Il dit, Nicole, est-ce que elle est... Tu ne connaîtrais pas, par hasard, des gens qui s'intéressent à un indigo. Elle dit, je ne sais pas trop, mais comme j'ai un ami qui est là, je vais lui poser la question après avoir raccroché. Donc elle raccroche et elle me dit, Henri, est-ce que dans ton réseau, tu connais des gens qui font de l'indigo ? Parce que je viens d'avoir, c'est encore des délais là, et je voudrais un bel indigo. Alors je dis, écoute-moi, je suis botaniste, je ne connais rien. Rien de merveilleux, rien du bleu indigo. Par contre, je sais qu'en Guadeloupe, nous possédons deux espèces d'indigotiers du genre indigofera, indigofera tectoria et indigofera sufficticosa. C'est tout ce que je sais. Donc, de retour en Guadeloupe en 2010, je parle à mon associé, le professeur Paul Bourgeois, je dis, Paul, tu sais, il y a Hermès qui cherche du bleu indigo, est-ce qu'on peut... vous ne pouvez pas faire ça, quoi, au sein de l'élaboratoire. Mais comme c'est un chimiste organicien, il me fait tout un schéma sur comment se forme l'indigo. Il me dit, tu sais, l'indigo se forme à partir d'un précurseur qui s'appelle l'indicane, qui est un hétérosyde, c'est-à-dire un produit qui est lié à un sucre. Et donc, on fait une fermentation, et après cette fermentation, en fait, des produits vont se libérer parmi les produits qui se libèrent. libère, c'est-à-dire des produits qui ne sont plus liés au sucre, on a l'indoxyle et l'isatine. Et cet inoxyle et cette isatine, par la suite, peuvent se mettre en couple, et le couple indoxyle-isatine, ça va donner l'indirubine qui est rouge, et le couple indoxyle-indoxyle, donc ça va donner le bleu indigoutine. Je dis wow Et il me fait tous les schémas, etc. Donc, il m'a dit est-ce que tu peux me trouver trois acquis botanistes ? tu peux me trouver des plantes maintenant. Et ça, on va pouvoir faire peut-être cet indigo à partir de ce schéma. Je savais qu'il y en avait pas loin de mon laboratoire, donc je suis d'Issac-la-Gourbère, près de la mer, et je savais qu'il y avait des pieds d'indigo. Et je lui pose cet indigo. Et là, il fait chauffer les plantes, et après il filtre, et il m'a dit, est-ce que tu as une batteuse électrique ? pour faire des oeufs, des omelettes, il dit oui, donc je prends cette batteuse électrique, et après filtration, il fait, il emmène de l'oxygène, et il m'a dit, tu vois ce que tu vois, les petites taches bleues, qui sont sur les bulles, comme des bulles de savon, ces petites taches bleues, et bien c'est ce qu'on appelle la digotine, et bien c'est ce qui entraîne le vent. Et bien, on va essayer de voir comment on peut faire un petit peu plus, etc. Et l'année d'après, donc en 2011, on apprend que Dominique Cardon et Anne de la Serriette organisent ISEN 2011. J'ai dit, Paul, il faut absolument qu'on aille là, parce qu'il est prévu que 400 spécialistes seront présents à La Rochelle. Donc on prend le milieu d'avion, on part tous les deux au cas La Rochelle, et là, on va rencontrer les meilleurs spécialistes du monde. Et je me rends compte que les meilleurs spécialistes du monde, ils sont presque tous français. Le médecin Cardon, Michel Garcia, Sandrine Rosier, Anne de la Sagnette, etc. Tout ce beau monde est à la rochelle. Et il y avait un archéologue, il venait de la Guadeloupe, il s'appelle Tristan Yvon. Et lui, il était en train d'écrire un livre sur l'histoire des indigos des Antilles. Donc, 17e, 18e siècle, parce que la Guadeloupe était un... un grand pays, donc exportateur d'indigo. Et là, toujours à la rochelle, on me présente un monsieur du nom de Michel Garcia. Et il me dit, écoute-moi, Henri, on s'en est avancé, on a mis un métier tout de suite. Écoute-moi, Henri, si tu veux maîtriser l'extraction d'indigo, il faut que tu maîtrises le test de la bouteille. Je dis, Michel, c'est quoi ça, ce test de la bouteille ? Il me dit, ben... tu vas faire une extraction, je vais t'expliquer comment faire, et au cours du temps, se forme justement cette indigoutine, et toutes les heures, toutes les demi-heures, tu vas prélever un petit peu de ton liquide de fermentation, et tu verras au fur et à mesure, des petits grains vont se former dans cette bouteille, et quand il y a un maximum de grains, tu arrêtes. Et c'est là qu'en fait... Je suis rentré en Guadeloupe par la suite. Et c'est là que je vais avoir cette maîtrise des petits grignes dans la bouteille. Je dis merci. Merci Michel. Et puis aura lieu les rencontres de couleur Garance, parce que Michel habitait à Lovisa. Et donc, il y avait, c'est dommage que ça s'est arrêté, mais il y avait vraiment des colloques sur la couleur, donc dans les jardins des plantes territoriales à Lovisa. Donc, et là, Dominique Cardon, la chef, vraiment, il dit, écoute, je vais te présenter quelqu'un, il me présente Patrick Brunac. D'ailleurs, tu n'en es pas de Corscat, donc... On va sympathiser et on va me présenter William Rolfe, Nathalie Tuile, tous ces passionnés de couleurs, et qui deviennent mes amis, aussi mes partenaires dans le domaine des contes vectoriels. Et ce sont toutes ces belles personnes que j'ai rencontrées et qui ont fait de moi ce que je suis. Et je leur dis tout simplement, Pauline, je leur dis tout simplement un grand merci.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, génial. Bon, super histoire, du coup. On a compris. Alors, l'histoire du test de la bouteille, je n'avais jamais entendu, donc je suis surprise. Moi, j'ai des questions, donc je ne sais pas dans quelle ordre on va les prendre, mais j'ai beaucoup de demandes sur les plantes des territoires d'outre-mer, de la flore tinctoriale, qui n'est pas la même qu'en métropole. J'ai beaucoup de gens de la Réunion, de la Martinique et de la Grenouille.

  • Pauline Leroux

    Peut-être avant de parler de... gens du territoire, Martinet et Andrino, peut-être parler un petit peu du Phytobocaz ? Oui, allez-y. Il faut savoir que le laboratoire Phytobocaz a été créé en 2005, comme je dis avec mon associé, le professeur Paul Bourgeois, et lui, il est passionné de chimie, je vous l'ai montré tout à l'heure, dans le travers, déjà, ce qu'il m'a expliqué, et il me dit... dans le pays, ce serait bien qu'au sein de notre laboratoire, on valorise le patrimoine végétal ultramarin, parce que 80% de la biodiversité française est pour un autre mère, et en fait, il n'y a pas de spécialistes, et il faudrait vraiment qu'on s'y intéresse. Et donc, notre entreprise est spécialisée dans les secteurs des phytocosmétiques et des compléments alimentaires, et depuis peu, nous nous sommes diversifiés, dans les huiles, dans les plantes éctoriales, comme je vous l'ai dit. Et notre société est composée de 10 salariés, donc répartis en 5 pôles, qui nous permettent un peu de participer à la conception des produits, de la graine jusqu'au produit fini. On maîtrise tout. Le nom de Chitobocas, pour ceux qui ne le savent pas, ça vient de chit, plante, Ausha, ce qui veut dire autour de la maison. Donc le terme Chitobocas veut dire tout ce moment, les plantes autour de la maison. Et notre entreprise, donc, sous-cieuse, de l'environnement dans lequel on est. On vient de protéger, on a 80% de la biodiversité française dans ces îles, bien que la Guyane n'est pas une île, mais c'est vraiment la plus grande des forêts. Et on collabore avec la nature. Je vais vous faire découvrir tout à l'heure comment, à partir de l'économie symbiotique, on participe justement... à concevoir nos produits uniquement avec des êtres vivants. Voilà, c'est totalement nouveau, et je serais vraiment très heureux de vous faire découvrir ça, sans pesticides, sans herbicides, et sans engraîchir. Donc, vous m'avez posé une question tout à l'heure sur les demandes.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les flores, les flores tinctoriales, donc outre-mer, donc je comprends mieux du coup s'il y a 80% de la biodiversité qui est... outre-mer, en fait j'ai vraiment beaucoup de demandes par rapport à cette flore qui est particulière. Est-ce qu'il y a certaines essences, certaines plantes tectoriales significatives dont vous pouvez nous parler, en aborder quelques-unes, les couleurs qu'elles peuvent donner, un petit peu faire un petit tour d'horizon sur cette question-là qui m'est souvent posée ?

  • Pauline Leroux

    Alors, ce qu'il faut savoir c'est que Phytobocaz aujourd'hui a 18 ans, donc c'est une adolescente. Après 12 ans de recherche et développement, nous avons construit, donc à Phytobocaz, une unité industrielle entièrement dédiée à la couleur végétale. Donc c'est notre plus gros investissement. Je n'ose même pas vous dire le coût de cette investissement. C'est 2 millions d'euros, donc c'est énorme. Et c'est une unité entièrement dédiée à la couleur végétale. Nous ne sommes pas encore opérationnels, nous sommes en train de terminer en fait. les bâtiments, les dernières machines, tout a été pensé par nous. Même par exemple, notre unité industrielle, peut-être. Je vous propose une information. On vient d'avoir la visite du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Il est venu visiter l'unité d'extraction d'indigo. On est peut-être la plus grande unité industrielle d'Europe, en fait, d'extraction d'indigo. Mais on ne fait pas que du bleu. Et si je ne fais pas que du bleu, je veux encore remercier... Michel, parce que Michel, il est vraiment, vraiment ingénieux. Il est, Michel Garcia, je ne sais pas comment il fait, mais il explique tellement bien, il a beaucoup de pédagogie. Il m'a fait découvrir, en fait, ce qu'on appelle les chartes. Je ne sais pas si vous êtes au courant. Les chartes, en fait, c'est qu'il prend un tissu coton, et sur lequel, en fait, il va imprégner des mordants. Et ensuite, une fois que c'est... ces mordants sont imprégnés sur le tissu, qu'est-ce qu'il va se passer ? On va casser des feuilles. Donc je me suis mis à casser des feuilles, toutes sortes de feuilles, jardins, je connais la montagne, etc. Des plantes qui ne sont pas connues du tout, du tout, du tout, du monde des plantes intérieures. Et là, on va découvrir des choses extraordinaires. Des plantes qui étaient vertes, qui vont donner du jaune, du rouge. du vert, de toutes les couleurs. Et en fin de compte, on a aujourd'hui énormément de plantes de chez nous, en fait, qui sont des plantes tectoriales totalement inconnues du grand public et même des spécialistes. Même à Dominique Cardon, je lui dis que j'ai trouvé telle couleur et il me dit, oui, mais c'est génial ton truc-là, parce que je lui envoie. Donc, ce sont vraiment des amis, je lui envoie à Saint-Pierre. on voit en fait mes petites trouvailles, et on a vraiment découvert beaucoup, beaucoup, beaucoup de plantes. Ce qu'il faut savoir, et il faudrait dire ça à nos passionnés de couleurs, il faut savoir, Pauline, que toutes les plantes, je dis bien toutes les plantes, toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Toutes les plantes de la planète ont des couleurs. Pour une raison simple. C'est qu'il faut savoir la différence entre nous, les animaux, et les plantes. C'est qu'on bouge et les plantes ne bougent pas. Et si on met Pauline au soleil toute la journée, sans bouger, qui va chercher ? Et il va me dire, écoute Henri, pourquoi tu m'as laissé au soleil ? Je suis tout brûlé. D'autant parce que j'avais... pas d'écran solaire. Alors, il faut savoir que les plantes, en fait, sont des êtres vivants qui vont capter des photons de lumière comme du soleil, et ils vont transformer ces photons de lumière en énergie chimique qu'on appelle du sucre. Pour une réaction chimique très simple, les plantes vont capter du gaz carbonique, du CO2, tandis que les plantes vont séquestrer le carbone, capter du CO2, vont puiser de l'eau dans le sol, après la pluie, Donc, si on dépoussage des eaux, ça va nous donner ces six H2O6, des glucose, qui est le sucre de notre sang et de l'oxygène qui se dégage. Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? On respire de l'oxygène, on bouffe du sucre, et on rejette du gaz carbonique et de l'eau. On transpire. Voilà. Et la boucle est bouclée. Mais les plantes, pour pouvoir pisser toute la journée au soleil sans être brûlées, donc, elles ont... certes, le panneau solaire qu'on appelle un chlorophylle, pour capter ses photons de lumière, mais sous ce chlorophylle, en fait, vous avez des écrans solaires. Et c'est ce qui donne les fameux paysages d'automne. Vous voyez les paysages d'automne, rouges, de Canada, de France, etc. Parce que les feuilles, avant de disparaître, vont d'abord perdre la chlorophylle, et sous la chlorophylle va apparaître la couleur qui protégeait la feuille faite du soleil. Et ça, ce sont des couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    D'accord. Donc, elles en ont toutes.

  • Pauline Leroux

    Voilà, elles en ont toutes. Et nous, comme on savait ça, on a été chercher, beaucoup, beaucoup, beaucoup. On a du jaune avec la mandipélie, on a du violet, avec le campèche, on a... Il y a beaucoup de jaune. Le jaune, c'est des flavonoïdes, il y en a beaucoup, beaucoup. on fait du rouge avec le noni, on l'appelle le noni, donc voilà, on a du... du rose coloration bébé par exemple avec une plante qu'on appelle l'anvers rouge et des bleus, il y a des bleus indigo d'accord mais il y a des plantes en fait qui ont même le campêche la façon dont vous traitez en fonction du ph vous pouvez avoir du bleu avec en plus du violet et parce que en fait le violet en fait c'est un mélange de bleu et de rouge. Et de roche. Et donc, on est en train de faire tout un catalogue en fait, de plantes à couleur de Guadeloupe, qu'on va retrouver à l'université de Caïti. Donc, on arrive. On arrive. On arrive. On sera bientôt en mesure... de nous offrir toutes ces couleurs.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Est-ce que vous réalisez des tests, parce que ça va être la question des auditeurs qui va suivre juste après, c'est, donc, OK, il y a des plantes que vous avez découvertes qui donnent de la couleur, des couleurs variées, mais beaucoup de jaune, comme un peu nous en métropole. Est-ce que vous avez fait des tests de résistance de cette couleur ? Est-ce que vous pouvez, dans votre guide, en gros, des plantes exotiques, vous aurez aussi un peu des tests de résistance ? par exemple lumière ou lavage, etc., pour les gens qui souhaitent derrière une application spécifique ? Il n'y a pas que la teinture, il y a plein d'applications, mais est-ce que vous aurez cette petite nuance qui guide un peu ?

  • Pauline Leroux

    Déjà, nous, on distingue. On distingue les couleurs destinées à la cosmétique. D'accord ? Par exemple, on a le Roku, pour les rouges à lèvres. Voilà. On a le Plutoria Ternatea, donc qui donne du... bleue, qui est une plante un petit peu particulière et qui est très à la mode. Pourquoi à la mode ? Parce que les gens font des boissons, ils peuvent boire en fait des infusions de ces plantes. On peut faire aussi des cocktails, des cocktails bleus. Alors, pour amuser un petit peu les gens qui nous écoutent, cette plante s'appelle Plithoria ternatea. Parce que vous savez que les blotanistes, ils ne vont pas chercher loin. Comme c'est la forme des clitoris, la fleur, justement, la fleur s'appelle comme ça. Et donc ça, c'est quand même du bleu assez stable. Alors, contrairement à certaines fleurs bleues, il faut savoir que la plupart des colorants, des pétales, tout ça, ce n'est pas très stable. Les liroises, c'est un peu comme le vin, vous savez, ce n'est pas très stable. Par contre, si on veut, c'est ça qui est bien avec la chimie des couleurs, si on veut aller vers des couleurs résistantes, c'est chimique en fait. Et c'est pour ça que le livre, la Bible de Dominique Cardon, en fait, après une classification chimique des couleurs, et la bonne connaissance de la chimie des couleurs peut donner déjà une indication de la résistance de la soleil. C'est surtout ça, une question de chimie. D'accord,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    ok.

  • Pauline Leroux

    Tout ce qui est fruit, tout ce qui est ça, c'est très joli, de belles fleurs, de beaux fruits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est plutôt efficace.

  • Pauline Leroux

    C'est vraiment... Les coulottes qui sont très stables, très souvent, c'est des coulottes que vous ne voyez pas. En fait, elles sont, par exemple, dans les écrous, dans le bois, par exemple, comme le campêche, comme les racines du monique. Mais c'est vraiment des coulottes qui sont cachées et qui sont, en fait, plus des substances qui vont protéger la plante, et c'est pour ça que c'est résistant, ça va protéger la plante contre des attaques, des attaques de chenilles. des attaques de parasites, etc. Et ce sont des substances protectrices de la plante. Et qui dit protectrice, il faut que ça dure. Et pour que ça dure, si ça dure pour la plante, ça va durer au soleil, etc. Donc, il faut toujours faire des liens, en fait. Voilà.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    OK. Donc, les personnes qui sont en recherche d'un livre ou des documentations sur leur flore... territoriales exotiques, elles vont bientôt avoir de quoi chercher. Vraiment, on veut vraiment être leader en matière de platectorial ultramarine, parce qu'on sait que les richesses de la France de demain sont chez nous, à notre mer, à cause de ces 80, ou par la cause, grâce à ces 80% de biodiversité. Et ça, on le sait, et c'est pour ça qu'on veut, avec ce clip, problèmes de chômage, tous les problèmes que nous avons en voie de loupe, à partir de notre biodiversité, développer une nouvelle économie. Parce qu'on ne veut plus partager la pauvreté, donc on veut partager la richesse. Et donc, on veut partager cette richesse avec vous, dans l'hexagone. Top.

  • Pauline Leroux

    Alors, maintenant, Henri, je voulais parler avec vous un peu de votre écosystème, c'est-à-dire vos partenaires, si vous avez le droit d'en parler, vos collaborations. les domaines d'application que vous couvrez, nous racontez un petit peu tout ce qui se passe autour de vous dans votre écosystème.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Concernant nos partenaires, là on était en recherche-développement. Et celui qui va être le plus précieux pour moi parmi les partenaires, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, c'est Patrick Brénac. Patrick Brénac, en fait, on a eu amitié depuis... Loris et c'est Dominique Cardon qui me l'a présenté. Il était à La Rochelle, mais on ne s'est pas croisé à La Rochelle, on s'est croisé plutôt à Loris deux ans après. Et lui, comme il est chimiste, il est biochimiste et il a rouvert une très belle entreprise qui est l'entreprise Greening et qui fournit en fait des matières premières, mais il a une très très grande maîtrise de la chimie des des couleurs. Et ce qui va être intéressant, depuis 2015, il va me faire une proposition, c'est de doser la teneur en indigotine de toutes mes extractions d'indigo. Et on est déjà à 150 extractions en recherche-développement. Et sur les 150 extractions, en fait, en fin de compte, on va... essayer à travers ces résultats de teneur en indigotine, essayer de trouver un itinéraire technique industriel pour avoir un bleu stable fait dans le temps. Alors là, il va m'apprendre quelque chose. Il va m'apprendre et il va me dire, écoute Henri, est-ce que tu sais que la teneur en indigotine bleue, quand vous achetez de la poudre bleue sous le marché international, les teneurs en indigotine, vont varier entre 5 à 40%. Pour vous donner quelques idées, vous avez à peu près 5% d'indigotines à Madagascar, entre 8 et 20% pour l'indigo de l'Inde. Et donc l'Uberon et donc avec Amiens, donc vous avez entre 27 et 30% d'indigotines. Et en fait, les meilleurs résultats qu'il avait, c'était l'indigo de... J'avais Xcentral du Salvador avec 40% d'indicotiques. Donc, j'avais déjà des références de teneurs en indicotiques. Et au fur et à mesure de notre maîtrise d'itinéraire technique industrielle et pilote d'exaction d'indicotiques, il m'apprend, il me dit, écoute Henri, est-ce que tu sais que tu as le plus bel indico de la planète ? Wow ! Et on décide en fait... de faire une communication, et on ira présenter nos résultats en Inde, je vais partir en Inde avec vous, donc il y avait un colloque sur les couleurs, et là, sous nos 150 extractions pollues, notre moyenne, je vous ai dit le plus beau c'est 40%, c'est le Salvador, notre moyenne est à 65% d'indigotiques, du germe, et on a eu 5 records mondiaux, à près de 80%, 79%, je ne sais pas pourquoi on n'arrive pas à 80%. On a fait 79,4. 79,7. Et donc, en fait, on est à 5 extracteurs, 80% d'impureté. C'est dû. J'ai jamais vu. En fait, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand vous avez 5% d'impureté, par exemple, au Madagascar, ça veut dire que vous avez 95% d'impureté. Quand vous avez 8%, vous avez 92% d'impureté. Et nous, Avec 65 à 80% d'indigotines, ça veut dire qu'en fait, on n'a presque pas d'impureté. Et les molécules qu'on va trouver, c'est pour ça que notre indigo, et je porte une information aux personnes qui nous écoutent, notre indigo ne pourra pas coûter le même prix. Vous savez, vous avez les châteaux Margot à l'Élysée, je viens de les choisir par l'Élysée, et bien nous, ce sera des châteaux Margot en matière d'indigo. Donc, parce qu'il faut bien comprendre, c'est-à-dire qu'avec, et d'ailleurs, nous sommes en train de faire un travail avec Patrick Brénac, pour vous proposer très peu d'indigo, en fait. 10 grammes, c'est l'équivalent du 100 grammes de l'Inde. par exemple. Voilà. Et ça, c'est intéressant. C'est-à-dire, avec seulement 10 grammes d'indigo de Phytobocaz ou couleur Ausha, couleur Ausha risque d'être la prochaine société fille de Phytobocaz. Et donc, avec 10 grammes, vous pouvez atteindre des kilos d'indigo. Voilà, pour faire plusieurs jeans, plusieurs t-shirts, etc. Parce que comme le produit va être cher, On va trouver un moyen pour que le projet ne soit pas cher et pour vous permettre de faire les mêmes quantités, de teindre les mêmes quantités de tissus, mais avec très peu. Et nous sommes en train de trouver les formules. Vous savez, par exemple, Michel a une formule pour faire ses cuves d'indigo 1, 2, 3. Oui. Et on a fait le malheur, en fait, de faire une cuve 1, 2, 3 avec notre superbe indigo. Mais en fin de compte, on a jeté du produit, en fait. Parce qu'il n'y avait pas suffisamment de fructose, de sucre réducteur, pour réduire la quantité d'indigotine qu'il y avait. Donc, on a dû changer, en fait, le train de tronc. Et bientôt, il y aura une newsletter dans le screening où on va vous donner, en fait, la bonne formule de cuve pour extraire un maximum de produits, en fait, pour faire les teintures. D'accord.

  • Pauline Leroux

    Super. partenaire principal et collaboration principale, c'est avec Patrick Brenac de Greening.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Et les autres aussi. Je collabore avec Sandrine, Rosier, avec Dominique Cardon, avec Aurélien Rolfe, Michel Garcia. Nous sommes tous en contact. C'est un petit club et on s'entend très, très bien. On est vraiment très amis. Et donc, c'est... plus de l'amitié partagée.

  • Pauline Leroux

    Maintenant qu'on a parlé de l'écosystème et des collaborations, des partenaires et de ce petit club, on voulait parler ensemble, quand on a préparé l'épisode, d'un point plus technique, en tout cas de sujets dont moi, mon passionné quand vous m'avez parlé, c'est vous m'avez parlé d'économie symbiotique, vous m'avez parlé de la bioaspiration. On a parlé d'agroforesterie ensemble parce qu'on a quelques points communs, notamment la passion des plantes et la formation 1G agro. Je voulais que vous puissiez expliquer à nos auditeurs ce que vous entendez par économie symbiotique, bio-inspiration, ça semble un peu plus facile à comprendre, et ce que vous faites en agroforesterie.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Mais pour bien vous expliquer ça, Pauline, et je vous remercie de me poser cette question. Qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? On constate, si on prend le cas de la Guadeloupe, que nous subissons des oeuvres à gants de plus en plus puissantes qui viennent détruire Bel-Archipel. Et plus près de chez vous, à l'heure où je vous parle, aujourd'hui, quand vous regardez les infos, notre planète est en train de brûler. On a des méga-feux aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, plus près de vous, vous avez vu la Grèce. La Grèce est en train de brûler, donc en Portugal, là-bas. France, même l'Algérie, l'Italie, l'Espagne. Et pourquoi on a ces méga-feux ? C'est parce qu'on a fait le malheur de déterrer ce que la nature avait pris soin d'enterrer. On a été des faussoyeurs. Et quand un faussoyeur, c'est quelqu'un qui fait des grands trous, et surtout, ne faites plus de grands trous pour aller chercher vos richesses, Pauline. Des grands trous pour aller chercher du pétrole. On fait des grands trous pour aller chercher du charbon, on fait des grands trous pour aller chercher des minerais, des diamants, des ragnormes, de l'or, pour se remplir, on approche rempli d'argent, mais on aura tous nos yeux pour pleurer. Parce qu'aujourd'hui, quand je vois la détresse de toutes ces personnes qui ont passé leur vie à construire une belle maison en Grèce ou ailleurs, et de voir ces personnes qui n'ont plus rien, plus rien, à quoi ça sert ? d'avoir rempli sa poche avec beaucoup d'argent et que tous ses biens se brûlent d'un seul coup. Pourquoi ? Parce que... Nous avons été déterrés du pétrole qui sont des hydrates de carbone, des hydrocarbures. Et les hydrocarbures, donc, ils ont du carbone, ils ont de l'hydrogène, ils ont de l'oxygène. Et quand le carbone rencontre l'oxygène, ça donne du CO2. Le CO2, en fait, va capter les rayons du soleil et ça va... La terre est une serre. En fait, ça va chauffer, le gaz va chauffer cette serre. Et dans cette serre, il y a de l'eau. Et quand on chauffe cette Ausha, l'eau de mer, en fait... Quand les courants d'air froid rencontrent les courants d'air chaud, ça donne tous ces dérèglements climatiques qu'on observe aujourd'hui. Et pour ne prendre que le domaine de notre discussion, quand on parle de couleur, il faut savoir que les colorants textiles industriels actuels proviennent de cinq matières premières fondamentales, que sont le benzène, le toluène, le xylène, le naphtalène, l'anthracène. Et tous ces produits, non seulement sont toxiques, Mais ils sont tous issus du pétrole. Et c'est pour ça qu'on a toute cette pollution en Inde, des industries taxiles, etc. Donc là, je voulais vraiment, je remercie beaucoup de cette discussion, pour qu'on prenne conscience qui nous sommes. Nous sommes des hommes, et l'humanité se heurte aujourd'hui à la finitude de la Terre. La Terre est finie, en fait. La voie double, c'est 1800 km². Ce n'est pas 1900, ce n'est pas 2000, 10000. La Terre est fine. La France a une superficie déterminée. Et ce n'est pas extensible. Et pourtant, cette planète Terre, c'est notre unique demeure. D'accord ? Et son intégrité, sa diversité et son bon fonctionnement sont vitaux pour l'humanité et l'ensemble des êtres vivants. Il faut qu'on soit conscient de ça. Je pense... sincèrement que si nous voulons sauver l'espèce humaine et la biodiversité, la diversité de vie et l'ensemble de notre biodiversité, donc si nous voulons la sauver, nous devons changer de paradigme politique. Nous devons sortir de cette économie dite extractive. Donc, ne soyons plus des faux soyeurs, ne faisons plus de grands trous. Je vous propose trois phalanges de doigts, trois, un, deux, trois, et vous prenez ces trois phalanges de doigts, vous mettez en terre et vous mettez une petite graine dans cette profondeur, et ça va vous donner des arbres de 10-20 mètres de haut. Donc, ne faisons plus de grands trous pour chercher nos richesses. Il faut, en fait, qu'on aille chercher nos richesses dans une autre économie, qui est l'économie du vivant. Et cette économie du vivant a été bien décrite par son concepteur, Isabelle Delannoy, que je salue, qui est française, ingénieure agronome, et qui a écrit le concept. de l'économie symbiotique et que nous développons au sein de notre entreprise de Ausha, c'est une économie à la fois régénératrice et collaboratrice. Il faut savoir, par exemple, si on prend notre écosystème de la Côte-Loire, donc on la gère, je vais peut-être définir le mot économie. C'est vrai que le ministre de l'économie, il est venu, Bruno Le Maire, et je lui ai posé une question très simple. Je lui ai dit, monsieur le ministre, est-ce que vous connaissez l'étymologie grecque du ministère que vous dirigez ? Comme j'ai vu qu'il hésitait un peu, je lui ai dit, monsieur le ministre, le mot économie vient du grec oikos, qui signifie maison, et nomos, qui signifie... gérée, administrée. Donc, est-ce que vous savez que vous dirigez un ministère qui gère la maison ? Mais de quelle maison parle-t-on ? La maison Guadeloupe, la maison France, la maison Europe, la maison Terre. Et nous, quand on regarde la façon dont cette maison est gérée, regardez bien, je dis, je vois par exemple... il y a eu des pesticides qui ont été utilisés dans la banane. Et aujourd'hui, on ne peut plus boire l'eau venant de nos montagnes, on ne peut plus pêcher des poissons là où le produit a été utilisé. Au fin de compte, on a utilisé des cides. Et ces cides, ils sont effectués par des insecticides comme le chlordécone. les herbicides comme le glyphosate. Et je vous rappelle que le glyphosate... viennent d'être prolongées pour encore 5 ans, jusqu'en 2028 par l'Union européenne. Des fangicides, comme les pandas d'Ariane, le banol, etc. Des homicides, il y a la guerre en Ukraine, etc. Moi, nous avons compris quelque chose qui va peut-être vous étonner, et on ne réfléchit pas beaucoup. Nous sommes, Pauline, la seule planète. la seule planète, la seule planète du système solaire qui a vu la vie, c'est la Terre. Il n'y a pas de vie sur la Lune, Jupiter, Vénus, etc. Et quand je regarde l'argent qu'on dépense, qu'on dépense des milliards d'euros ou de dollars pour tenter d'aller chercher des traces de vie supposées sous des exoplanètes qui sont à des années-lumières, ça choque. La lumière se déclenche à 300 000 km secondes, mais on ne voit jamais ceci de toute manière. D'accord ? Alors que, Pauline, la vie pilule à nos pieds. Pilule partout. On va chercher à des années-lumière quelque chose qui pilule à nos pieds. Et nous, l'homme, on ne fait qu'une seule chose. On tue. Avec les guerres, avec les produits phytosanitaires, avec le déchirpement climatique, les conséquences des sandies. d'ouragans, d'inondations. Nous, à Phytobocaz, on propose une autre voie, avec d'ailleurs Isabelle Delanois, celle de l'économie symbiotique, économie oikos nomos, nous gérons la maison, on va le faire en symbiose, symbiose vient du grec sum, qui veut dire avec, ensemble, et bios qui veut dire nous. Donc nous, on fait de l'économie symbiotique, on gère la maison avec la vie. Et cet économie symbiotique, en fait, répond à quatre grands principes. Et dans ces quatre grands principes, donc définis par Isabelle Delannoy, c'est épurer. J'épure, je ne mets plus de poison, donc je ne tue plus personne. Comme on ne tue plus personne, les mâles vont rencontrer les femelles, vont faire des petits, donc on va régénérer, ils vont faire pipi, ils vont faire caca, donc ils vont fertiliser. Donc le sol sera fertile, et maintenant que le sol est fertile, qu'on va pouvoir produire. Il faut savoir que toutes les productions de couleurs naturelles à Phytobocaz respectent ces grands principes. Par exemple, je ne sais pas si c'est à vous ou à Dominique ou à Patrick, j'ai envoyé des images de nos productions d'oléagineux en produit des huiles de Galba. et des huiles de moringa. Et entre chaque rangée de plantes, qu'est-ce qu'on a planté ? On a planté des indicotiers. Pourquoi on a planté des indicotiers ? Parce que l'indicotier indigoferra suffluticosa est une plante appartenant à la famille des légumineuses. Et les légumineuses ont une particularité, c'est qu'elles vont abriter une vie dans leur racine qu'on appelle des rhizobactères. Et ces rhizobactères sont les seuls capables de capter... l'azote de l'air, parce qu'il faut savoir que l'air dans lequel baigne actuellement dans l'espace où on se trouve, Frouline, vous avez 78% d'azote, 78% d'azote et 21% d'oxygène. En 78 plus 21, 99% de l'air dans lequel on baigne, c'est de l'azote et de l'oxygène. Et vous savez pourquoi le bon Dieu, il a mis 99% ? d'azote et d'oxygène, enfin 78% d'azote et 21%, c'est tout simplement le monsieur de Pauline qui me regarde, là, c'est fait d'azote. Le cerveau de Pauline qui m'entend, par le biais de ses oreilles, c'est fait d'azote. Votre nez qui respire, c'est de l'azote. Votre langue qui goûte les fruits, c'est de l'azote. Votre peau, c'est de l'azote. Pourquoi c'est de l'azote ? Parce que les protéines sont faites d'acides aminés. Et tous les acides aminés sont azotes. Sans azote, il n'y a pas de vie. C'est pour ça que le venduil nous a mis 78% d'azote dans l'air et 21% d'oxygène. L'oxygène, c'est pour que notre corps soit chaud. C'est un comblurant qui permet de se faire dans un hydrate de carbone qui est notre glucose. Donc, oxygène plus hydrate de carbone, notre corps est chaud. Pauline, en créole, on dit chez nous Pauline Mofret. Donc Pauline est morte, Wad le respire. Donc vous voyez comment, en fait, cet indigo-cié, qui est une légumineuse, va capter l'azote de l'air, d'accord, va l'accumuler dans des nodosités, et dans ces nodosités, viennent d'autres formes de vie, qu'on appelle des champignons, qui sont dans le sol, qui vont émettre ce qu'on appelle des filaments mycéliens, et ces filaments mycéliens... mais c'est mieux, comme les vaisseaux du cœur, vont distribuer de la nourriture aux autres plantes. Donc, vous voyez comment nous, on travaille rien qu'avec la vie. Et à côté des bactéries et des champignons, d'autres formes de vie vont venir. Parce qu'il y a de la nourriture, parce qu'il y a de l'azote, parce qu'il y a de la chair, parce qu'il y a des protéines, etc. Et ils viendront se nourrir. Nous avons, par exemple, des oiseaux, qu'on appelle des merles chez nous. Et ces merles, en fait, vont bouffer les chenilles qui... bouffe mes feuilles d'indigo. Parce que si toutes les feuilles sont bouffées par les chenilles, Joseph ne voit pas le feuille pour faire de l'indigo. Donc, moi, je fais des élevages de mer, parce qu'il y a de quoi bouffer. Ensuite, j'ai des araignées qui vont manger les papillons et les œufs de ces papillons, qui ne vont pas se transformer en chenilles. Donc, j'ai des abeilles sauvages qui sont vraiment endémiques de Bois-de-Loup. Par exemple, Il faut savoir que l'indigo tié de Guadeloupe est pollinisé par une abeille qu'on ne trouve qu'en Guadeloupe. C'est-à-dire que vous n'avez pas dans les îles à côté, on trouve qu'un abeille qui s'appelle Exomaloxys marchi et qui pollinise de façon spécifique l'indigo. Et s'il n'y a pas cette petite abeille, je n'ai pas de graines, parce que la graine, c'est le résultat de la pollinisation d'une fleur. Et grâce à ces graines, j'aurai les semis pour l'année d'après. Mais grâce à cette petite abeille. Et il faut savoir que les autres arbres, ils sont pollinisés par d'autres abeilles qui sont endémiques aussi, par exemple comme les ilocopas, en fait, qui vont polliniser mon moringa, pour me donner des graines de moringa avec lesquelles je vais faire des huiles. Et donc j'ai des abeilles domestiques qui vont polliniser mes fleurs de galba pour me donner du miel, mais aussi, ils vont me donner aussi des fruits de galba. Et devine, devinez, qu'est-ce qui récolte mes fruits de galba ? ce sont des chauves-souris. Ils le font le soir en mangeant le puricap de fruits. Et moi, je viens le matin récupérer les noix, je vais casser les noix et ensuite faire mon huile de galba. En fait, c'est ce que nous appelons l'économie symbiotique, l'économie faite à partir du vivant, ou en fait, si le vivant est un peu plus vieux. Et on en est très fiers de pouvoir aujourd'hui faire des couleurs naturelles entièrement à travers la vie.

  • Pauline Leroux

    Oui, c'est du bon sens et du respect de la nature. Alors, vous aviez parlé aussi de bio-inspiration. C'est en fait notre seule source d'exemples qu'il faudrait utiliser, c'est s'inspirer de ça. Est-ce que vous pouvez expliquer aux auditeurs ce que vous entendez par bio-inspiration ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, la bio-inspiration, c'est tout seul, c'est copié sur la nature. En fait, moi, je vis au sommet des forêts, des fois tout seul. sur la forêt de la Saufrière, ou aux forêts du Parc National de Guadeloupe. Il faut savoir que je suis au Conseil scientifique du Parc National de Guadeloupe, et le Parc National de Guadeloupe est dans le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète. Vous vous rendez compte ? Top 10, d'après l'IUCN, l'Union Internationale de la Conservation de la Nature. Donc, je suis conscient de ça. Et qu'est-ce que je constate ? Le top 10 des forêts les mieux gérées de la planète, il n'y a aucun homme dedans ! Il n'y a pas un seul homme ! donc il n'y a pas de pesticides il n'y a pas d'herbicides il n'y a pas d'engrais chimiques et c'est dans le top 10 c'est faux elle est nuage avec des arbres et des troncs énormes etc donc je vais au sommet de cette forêt je dis forêt comment tu fais pour être aussi jeune explique moi et la forêt m'explique et c'est là que je vois ces symbioses donc entre le monde animal le monde végétal et je m'inspire en fait de ce fonctionnement de la nature pour faire fonctionner mon impropre.

  • Pauline Leroux

    Ça fait du bien d'entendre ce genre de discours. Je ne sais pas comment dire, c'est simple, mais en même temps, c'est efficace.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Bref,

  • Pauline Leroux

    c'est... Je voulais aussi parler avec vous.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On est complètement du monde. En fait, quand vous êtes à la Défense, à Paris, ou à New York, à Manhattan, ou ailleurs, en fait, Californie, dans tous ces endroits, on a complètement tous les ordres. Vous ne pouvez pas raisonner comme je raisonne, parce que moi, je vis à la montagne, je vis dans une forêt, et je vois tout ce monde vivant, je n'ai pas besoin d'aller sur des exoplanètes pour voir ça. Donc, je dis, bon Dieu, quelle chance que j'ai. On n'est pas contre, Pauline. La chance que vous avez d'avoir des yeux pour me regarder, un nez pour sentir l'odeur des parfums des plantes, des oreilles pour écouter la musique et m'entendre. Vous êtes en train d'écouter un poids de classe, mais grâce à vos oreilles. Les fruits, quand vous viendrez à Bordeaux, vous allez faire goûter les maragots, les sapotilles, les pommes-pains. C'est une chance qu'on a de pouvoir goûter. Sentir, entendre, voir. On vous donne 80 ans pour voir ça. C'est l'expérience de vie humaine. Alors qu'on passe son temps à tuer son voisin, je vois toutes ces émeutes, tous ces trucs. On devient fou, en fait. Au lieu de sauver la vie pour voir, pour entendre, pour goûter, pour savourer la vie. Le jour où on va apprendre à notre jeunesse, Pauline, à voir, à entendre. à sentir, à goûter la vie, il n'y aura plus d'émuette.

  • Pauline Leroux

    Comment rebondir là-dessus ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ok. C'est parce que le monde dans lequel on est, qui est un monde qui fait tout son fric à partir de l'économie extractive, qui va vous donner beaucoup d'argent. Et quand vous prenez un billet, que vous mettez ce billet dans votre bouche, l'argent n'est pas comestible. Il faut qu'on change de paradigme. Et tous les problèmes d'immigration, tous les problèmes qu'aujourd'hui les politiques n'arrivent pas à résoudre, les gens doivent rester chez eux. Ils n'ont pas à migrer de l'Afrique en Europe, etc. C'est parce qu'en fait... On a été chercher de l'or, on a été chercher des diamants, on a été chercher de l'uranium, on a été chercher tous ces trésors qu'ils appellent trésors, mais qui sont en fait des cochonneries que la nature a enterrées. Et il a dit, surtout, ne touchez pas à ça. Ne touchez pas à ça.

  • Pauline Leroux

    Alors, pour essayer de recentrer sur notre sujet de la couleur, malgré le fait que je partage et que je... Je serais très intéressée de savoir ce que... On parle de politique, on parle d'action, vous avez Bruno Le Maire. Qu'est-ce qu'il dit, Bruno Le Maire, sur la visite d'une entité, sur la couleur végétale ? Est-ce qu'il s'étonne ? Maintenant, il sait que ça existe. Est-ce qu'il se dit...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous allez être très étonnés. Parce qu'il y a un moment... Vous avez vu mon parcours. Je viens de vous l'expliquer. Je suis parti de petites cuves en plastique de 500 litres pour faire mes premières extractions d'indigo dans les 150 extractions où on a fait le dosage de l'indigotine avec Patrick Brunac et je traitais 60 kg de plantes 8 fois en fait. Et aujourd'hui je traite entre 1 tonne, 1 tonne 200 dans une seule fois, dans un grand bassin. Et je fais un investissement de 2 millions d'euros un argent que je n'avais pas, que j'ai construit par la sueur de mon front. J'ai la visite d'un ministre de l'économie qui vient d'une toute petite île, qui n'est même pas un point quand on le regarde à l'échelle de la planète. Et le ministre me dit, Docteur Henri-Joseph, maintenant il faut passer au stade industriel. J'étais avec des petites cuves de 600 litres. Je passe à... une tonne de plantes, et le ministre me dit qu'il faut passer au stade industriel. Et alors, il dit... Monsieur le ministre, avec tout le respect que je vous dois, et en créole, on dit tout petit, belle, tout beau le monde. Tout petit, c'est beau. C'est tellement beau. Et que moi, je préfère mille petits Phytobocaz dans Guadeloupe qu'un grand loréal.

  • Pauline Leroux

    Et justement... Ma question, c'est qu'est-ce qu'il propose pour que ça se déploie ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ce n'est pas au ministre à proposer. Non,

  • Pauline Leroux

    mais bien sûr, il peut insister.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut changer de paradigme. Par exemple, il y a deux jours, j'entends le ministre Bruno Le Maire dire qu'il faut qu'on aille vers les industries vertes, l'économie verte, l'économie bleue. Qu'est-ce que ça veut dire ?

  • Pauline Leroux

    C'est la nature, c'est juste...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ou déprolouer. Si c'est juste.

  • Pauline Leroux

    Aujourd'hui,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    quand je vois toutes ces souffrances... Vraiment pas le domaine de la couleur, mais la couleur peut nous permettre à réussir. Parce que la couleur, belle couleur, c'est la vie, ça traduit beaucoup de choses. Et donc, j'aimerais tellement, à travers cette émission, faire prendre conscience à la planète toute entière de ce que nous sommes, des êtres vivants, et permettre à ces êtres vivants à s'aimer, à s'entraider. à partager, à collaborer avec la vie. Parce que c'est une chance, on a, d'être en vie. De toute façon, la seule certitude que j'ai, Pauline, c'est que je vais mourir un jour. C'est sûr, sûr, sûr. Je ne sais pas si je vais vivre. Donc, c'est ça. Donc, pourquoi passer son temps à s'entretuer au lieu de passer son temps à vivre ? C'est une question sérieuse, philosophique.

  • Pauline Leroux

    C'est clair,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    on part dans la vie. Je m'excuse de venir avec ces questions philosophiques dans un poste de couleur. Mais la couleur peut nous sauver. Et c'est ce que je me sens le faire.

  • Pauline Leroux

    Et moi, c'est pareil. J'essaye avec ce podcast de rassembler les gens autour de ces sujets, dans des applications complètement différentes, parce qu'on a commencé par la teinture végétale, on a exploré la coloration capillaire, on a exploré les cosmétiques, on a eu, hier j'enregistrais avec des gens qui travaillent des... plastiques biosourcés, colorés végétalement, des flacons, des sachets, des gens qui se bougent. Je suis allée voir des chimistes justement en chimie verte et plein de jeunes étudiants qui sont en train de se creuser la tête avec des choses, comme vous l'avez dit, juste il faut regarder, il faut se pencher, il n'y a plus qu'à copier, entre guillemets. Mais on a oublié tout ça et moi, concrètement, mon action, c'est celle-là, c'est grâce à ce média, essayer de... de rassembler tout le monde, d'en faire parler, de parler de ces sujets, qu'est-ce qui pourrait, selon vous, inciter les entreprises qui, justement, travaillent beaucoup avec le pétrole parce que ça a été plus facile, moins coûteux, comme ça ? Qu'est-ce qui pourrait inciter ces entreprises ? On parle de l'entreprise de l'industrie textile, on parle de l'industrie des cosmétiques. Qu'est-ce qui pourrait les inciter à intégrer la couleur végétale comme une ? des solutions pour réduire l'impact et un premier pas vers un avenir plus vertueux, plus respectueux.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, c'est tout simple. Vous voyez, vous êtes habillés là. Vous n'êtes pas nus. Non,

  • Pauline Leroux

    j'essaie de m'habiller quand c'est un épisode.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Vous avez un vêtement sur vous qui est fait avec du coton. Le coton, il est blanc. C'est pas coloré. C'est déjà rien que le vêtement qu'on met sur soi. Et on se dit, voilà, si on colorait ce vêtement avec couleur naturelle, et c'est déjà un premier pas. qu'on produise ces plantes territoriales à travers une économie symbiotique, c'est déjà un deuxième pas. Et que cette économie symbiotique qui demande de la main-d'oeuvre, on n'est plus en train d'être un trader, en train d'échanger des milliards et des milliards d'euros avec un clic, pendant que d'autres souffrent et qu'on va tous dans les champs. partager, en fait, ces cuves d'indigo, cette révélation des couleurs que les plantes nous donnent. Donc, je pense que porter des vêtements écologiques, etc., je pense qu'on peut déjà changer le monde avec les couleurs. Mais moi,

  • Pauline Leroux

    je suis complètement d'accord. Je pense que là, pour moi, les deux... domaines d'application de la couleur végétale qui sont pour moi les plus urgents à développer, c'est textile parce que c'est sur notre peau, c'est notre deuxième peau. et tout ce qui est coloration capillaire, parce qu'il y a énormément de femmes et d'hommes aussi, qui se colorent les cheveux, la barbe, etc., des produits qui sont d'une toxicité. Je pense que s'ils savaient, ils n'en mettraient plus. Et c'est donc deux applications de la couleur végétale qui sont sur nous, et on n'en parle pas, on n'en parle peu. En tout cas, moi j'apprends plein de trucs, c'est ça qui m'éclate, c'est qu'avec les invités, j'apprends plein de choses, et j'essaye justement de le relayer. Donc moi je suis consciente qu'avec la couleur on peut changer les choses. En tout cas maintenant je suis convaincue. Du coup c'est par quoi il faut commencer ? Est-ce que c'est remettre des gens sur les exploitations de plantes tinctoriales en France, combinées avec d'autres cultures, en symbiose, etc. ? Est-ce que c'est remettre des écoles ? Il n'y a qu'une seule formation aujourd'hui qui explique la transformation des plantes tinctoriales. en colorant. Il n'y en a qu'une. C'est une formation animée par Marie Marquet et Magali Bontour. En fait, c'est par quoi on commence, en fait, pour mettre des petits, comme vous disiez, des petits Phytobocaz partout ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il faut aller dans l'or. Le premier endroit où il faut y aller, c'est votre bouche. C'est-à-dire, vous mangez le matin, le midi et le soir. Et je vais vous dire quelque chose. Si vous voulez être en bonne santé, Il faut manger coloré parce que les carottes contiennent des caroténoïdes, c'est de la couleur. Les betteraves contiennent des anthocyanes, c'est de la couleur. Les mangues possèdent de la vitamine A, mais aussi des caroténoïdes. Les feuilles contiennent des flavonoïdes, qui sont des couleurs. En fait, plus on va manger des couleurs, plus on va renforcer la protection de notre corps contre les agressions. Les agressions liées à l'environnement, le soleil. Vous savez, le soleil produit des rayonnements UVA, UVB qui vont arriver sous 70% du poids de notre corps qui est de l'eau. Et l'eau c'est Ausha. Et quand vous avez des rayons UVA, UVB... et vous restez trop longtemps dans le soleil, déjà vous boulez votre peau, d'accord, en vous bronzant. Mais si ces rayons traversent votre peau, rencontrent votre H2O, on peut péter un hydrogène, libérer un hydrogène et fabriquer ce qu'on appelle un radical hydroxyme OH-. Et ce radical hydroxyme, en fait, on appelle ça un radical libre. Et la nature, qui a perdu un électron, La nature a inventé, moi j'appelle ça, donc vous êtes célibataire, la nature a inventé ce qu'on appelle des polyphénols, des polyphénolites, des substances polyphénoliques qui sont des substances colorées. La nature a inventé des polygames, c'est-à-dire des donneurs d'électrons, des substances qui peuvent donner un H, ils ont beaucoup de OH, ils peuvent prendre un petit H et aller sur OH-pour redonner l'eau qui est stable. Et donc, déjà, on fait manger coloré, manger couleur. Manger couleur, c'est protéger votre corps. D'accord ? Une fois que vous allez manger coloré et que ça va doper votre système immunitaire, voilà, on vient de faire une découverte au sein de notre laboratoire, une substance qui agit sous la réplication des virus ARN dans lesquels on retrouve le COVID, on retrouve la grippe. le chikungunya et la plupart des virus ARN, on a découvert un colorant. Un colorant, en fait, qui va bloquer la réplication du virus. C'est magnifique, ça. Donc, vous voyez comment, en fait, les couleurs... D'ailleurs, avec les chartes de Michel, ça nous permet de mettre en évidence les jaunes, les orangés, etc. Et je constate que... toutes les plantes médicinales à haute valeur ont de très belles couleurs. Donc, maintenant, je suis en train de rechercher un autre moyen pour me soigner à travers la couleur des plantes. Plus les plantes ont des couleurs vives, plus les plantes possèdent des molécules actives.

  • Pauline Leroux

    Ça, je l'entends, je le comprends. Moi, ma question qui me trotte dans la tête depuis à chaque fois que je rencontre des nouveaux invités, que j'essaye de... C'est comment on fait concrètement pour donner accès à cette couleur végétale qui est plus vertueuse pour plein d'aspects. Pour la santé, pour l'environnement, pour la qualité de notre eau dans les traitements, notamment pour la teinture. Comment on donne accès à plus de couleurs végétales pour que des grosses entreprises qui polluent énormément notre planète puissent y avoir accès et puissent l'employer comme une des solutions. Parce que je suis sûre que, vu les quantités de textiles d'aujourd'hui, on n'arrivera pas à tout colorer végétalement, en tout cas pas demain. Mais comment on fait concrètement ? C'est quoi la première étape ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, il suffit tout simplement de se regarder dans un miroir. Vous savez, je vois la femme passer beaucoup de temps devant un miroir pour se maquiller, donc avec un rouge à lèvres. Et si la femme prenait conscience que c'était du Roku et non un... produit issu de la pétrochimie à la femme, donc réfléchirait avant de se mettre un rouge à lèvres. Pensez à soi. Pensez à protéger déjà son corps contre les agressions de substances chimiques qui nous donnent des cancers, qui nous donnent beaucoup de maladies. Et je pense que la beauté beauté Quand nous, on va beaucoup plus loin, qu'est-ce qui nous a attiré ? C'est la couleur de la rose qu'on va offrir à une femme. Voilà, et la femme est très contente. En fait, il faut redonner goût à la vie. Et c'est ça le symbiotique. Le symbiotique nous permet de prendre conscience qu'on est vivant, et la vie en fait est faite de petits riens. Et ces petits riens, ça s'appelle le bonheur. Et ce bonheur-là, on le trouve où ? dans ce qu'on mange, dans ce qu'on ingère, dans ce qui nous habille, de ce qui nous nourrit, de ce qui nous soigne. Et le jour où l'homme va prendre conscience de ça, on va arriver. Mais si on commence à dire comment je vais faire du fric en se levant le matin... Ah non,

  • Pauline Leroux

    non, c'est pas ça.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça le problème, c'est qu'il faut oublier le fric.

  • Pauline Leroux

    Mais en fait, c'est pas... On va passer à d'autres questions, Henri, mais moi, c'est pas une question de faire du fric. C'est comment fait-on... pour que les gens aient accès à ce savoir, à ces ressources, et en aient conscience. Donc ce que j'entends, c'est que ça démarre aussi, on va dire, du consommateur de la personne à devenir plus, à s'intéresser, à découvrir des produits plus vertueux. Vous parliez du rouge à lèvres au Roku, on a reçu Élodie Carpentier du Rouge Français qui fait justement des rouges à lèvres, des produits cosmétiques, on ne peut pas faire plus... réfléchi et plus moins impactant on va dire sur l'environnement on accueille des gens ici dans le podcast qui nous montrent une autre voie qui nous ouvre les chakras via la couleur végétale et du coup bon on va passer à une autre question mais c'est vraiment permettre aux gens de savoir que c'est possible, qu'il y a des preuves de cosmétiques, de textiles de manières de faire avec de la couleur naturelle, c'est plus ça c'est plus de l'information

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Oui, et moi je pense que nous faisons des enfants, et les enfants d'hier sont les adultes de demain. La première chose qu'il faut apprendre à un enfant à l'école, qu'est-ce que c'est qu'un être vivant ? Voilà, et à partir de là, tout le reste va découler. Un être vivant, c'est un être vivant qui mange le matin, le midi et le soir, d'accord ? Qui est capable de se reproduire et qui se déplace, et son corps... est faite de nutriments, d'aliments, et ces nutriments sont faits de glucides, de lipides, de protéines, de vitamines, de oligo-aliments, qu'on trouve où, en fait, dans ce qu'on ingère, et la majorité de ce qu'on ingère, ce sont des plantes. Il faut expliquer ça. Et le jour où on va expliquer qu'est-ce que c'est que la vie à un enfant, et faire grandir l'enfant avec cette notion de vie, de symbiose, de symbiotique, c'est pour ça que nous, on ne fait pas de bio à Vitopokaz. On ne fait pas de bio. Non, parce que le bio s'autorise des biocides. Bio veut dire vie et cide veut dire tuer. Donc, un produit même d'origine naturelle qui tue la vie n'est pas bio. C'est pour ça que nous, on fait des produits phytosymbiotiques, des produits qui sont insymbioses avec la vie. Donc, il faut changer de paradigme, il faut changer de concept. Voilà.

  • Pauline Leroux

    J'ai des questions rapides d'inspiration à vous poser. Donc, en deux, trois mots. une réponse au par exemple j'aimerais savoir qui sont pour vous les personnes inspirantes source d'inspiration encore aujourd'hui pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les personnes qui sont inspirantes pour moi, c'est déjà Isabelle Delanoir, qui m'a fait découvrir l'économie symbiotique. C'est Dominique Arnaud, Michel Garcia, Paul Lacouleur, Patrick Brunac, Sandrine Maudier, etc. Le professeur Godfrey Nzamukro, de la ferme de Songhai au Bénin, c'est un gars magnifique. Parce qu'en fait, j'étais dans un robinaire, j'ai dit, professeur, est-ce que vous savez qu'il y a deux hommes sur la planète que je vais rencontrer ? C'est Pierre Rabhi, qui est malheureusement décédé, et vous. Et il m'a dit,

  • Pauline Leroux

    tu veux me rencontrer ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est moi qui viens te voir. Il est sorti au Bénin. Il est venu me voir, en fait, en Guadeloupe. J'étais en larmes. J'étais heureux que sur 7 milliards d'hommes, vous voulez rencontrer un et il vient vous voir. Mais il voit qui est ce monsieur. La ferme de Songhai, au Bénin. Il est en train de faire quelque chose de magnifique. Et moi, je vais le voir. Voilà toutes ces personnes qui m'inspirent et me font découvrir cette beauté de la vie.

  • Pauline Leroux

    D'accord. Est-ce que vous pouvez me dire, selon vous, qui fédère aujourd'hui autour de la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Eh bien, c'est les mêmes. C'est les Françaises. C'est que des Françaises. Ah, ça c'est le bon. C'est par exemple, c'est Garcia, c'est Brunax, c'est Mousier, au final. Vous ? Si, je l'ai dit beaucoup à travers vos podcasts. Vous nous faites nous rencontrer, on vous dit vraiment merci. Top,

  • Pauline Leroux

    c'est gentil. Quel événement de la couleur végétale est à ne pas louper pour vous ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ah, c'est le prochain, 2025. C'est l'East End 2025 en Bretagne. Moi, je vais prendre l'avion, je vais y aller. C'est l'East End 2011 qui m'a fait découvrir la couleur. En plus, ça se refait en France, en Bretagne, pas loin de La Rochelle en plus, et donc presque au même endroit. Donc, il faut donner un gros coup de main à Dominique Ardant et de sa ville de La Sayette qui organisent l'ISEN 2025. Donc, c'est vraiment l'événement à ne pas louper.

  • Pauline Leroux

    Ok. Est-ce que vous pourriez nous dire si vous deviez choisir une plante tinctoriale, laquelle vous seriez et pourquoi ? Et une seule.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo, bien sûr.

  • Pauline Leroux

    Ça ne peut être que l'indigo.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Non, le bleu est magique. Le bleu est magique parce qu'elle est verte au départ, l'indicale, puis les intermédiaires sont jaunes, fluorescentes et médoxibes pour arriver au bleu ingotine qui est le pigment bleu. C'est magique. Donc ça ne peut être qu'un indigo.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez des livres à nous recommander ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Parmi les livres à recommander, c'est surtout la Bible de Dominique Cardon sur les peintures naturelles.

  • Pauline Leroux

    Quelle est votre plus grande fierté aujourd'hui en Réseau Joseph ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Ma plus grande fierté, vous n'allez pas savoir, c'est qu'au XVIIe siècle, la Guadeloupe possédait 97 indigoteries. 97 indigoteries. C'est comme 97 usines. en fait à l'échelle de l'époque, au 7ème siècle, et l'idéal mondial, la production d'indigo. 350 ans plus tard, ma plus grande fierté, c'est d'avoir relancé la production d'indigo en Guadeloupe au 21ème siècle, comme une sorte de revanche, parce que l'indigo a disparu avec l'arrivée de la synthèse de l'indigotina par l'aniline qui est un produit pétrolier, et aujourd'hui que le pétrole disparaît, La nature reprend ses droits avec le plus bel édigo de la planète, c'est l'édigo des bouddhistes.

  • Pauline Leroux

    Quels sont vos prochains projets, Henri ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Il y en a plein, tout autour de la biodiversité. On a beaucoup, beaucoup de projets. Et j'ai vraiment une équipe merveilleuse qui s'occupe de tout. Vous voyez, je suis arrivé dans ce post-cadre, j'ai eu mon micro, je n'avais rien à faire. Vraiment, je félicite cette belle équipe. qui m'entourent, et ces belles personnes, ces belles personnes de la couleur que je viens de vous citer, mais voilà, nous on fait... Moi, comme je l'ai dit, qui est venu à Vitobocaz, je lui ai dit, parce qu'en fait, nous sommes déjà le septième ministre qui vient à Vitobocaz. Le grand Philippe est venu, le Blanquer est venu, le Corny est venu, le Moine, tous ces ministres sont venus à Vitobocaz. Et en fait, je leur ai dit que les richesses de la France de demain sont chines. Je vous demande simplement de nous faire confiance. En fait, et vous ne nous faites pas suffisamment confiance. On est des Français de seconde zone et on voudrait vraiment être des Français à Paris entière. Donc, ces projets, on peut vous emmener très loin dans nos rêves.

  • Pauline Leroux

    C'est quoi votre rêve sur la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    En fait, mon rêve, c'est que la couleur végétale permette de faire de la Guadeloupe un oasis planétaire exemplaire. Oui, c'est bon. D'accord,

  • Pauline Leroux

    c'est hyper...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est ça. C'est précis. On utilise les couleurs, non seulement pour colorer notre vie, mais que la Guadeloupe, en fait, est un pays où on est en symbiose avec la vie. On ne met plus de pesticides, plus d'herbicides, plus d'agrochimiques. On ne fait plus d'extraction de minipèdes. Tout se fait à partir de la vie. C'est ça, mon rêve. Et au moins, ma vie sur Terre aurait eu un sens. Après, je peux partir. parce que de toute façon, je partirai. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Est-ce que vous avez un épisode préféré que vous avez écouté sur le podcast ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Je le sais tous. C'est génial. Je vais pas te faire de préférés. J'adore, j'adore. Quand j'écoute, tous les épisodes sont différents et j'apprends beaucoup de choses et je félicite tout ce monde qui tourne autour de la couleur. Je vous dis bravo à tous. C'est très merveilleux ce qu'on fait.

  • Pauline Leroux

    Et j'ai une dernière question, Henri, avant qu'on ne se quitte. c'est le passage du micro donc ça a commencé il y a 5 mois avec Michel Michel Garcia qui m'a fait le grand honneur d'accepter de répondre à mes questions et qui a lancé le passage du micro, donc à qui vous,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    vous aimeriez passer le micro pour qu'on continue à explorer le monde de la couleur végétale j'aimerais passer le micro à deux personnes peut-être que vous ne connaissez pas, et qui sont dans la colère et qui font des choses magnifiques c'est Aboubaka Fofana du Mali qui est vraiment le maître de l'indigo africain et donc

  • Pauline Leroux

    Dominique a son mail mais je dois l'avoir aussi en fait je l'ai contacté Aboubaka mais je n'ai pas de réponse pour le moment apparemment il est ultra chargé mais j'ai essayé de le contacter il y a quelques mois voilà mais c'est bien moi il serait bien d'avoir Aboubaka et l'autre c'est une parisienne donc ça va être beaucoup plus facile...

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est Nathalie Tuile, je ne sais pas si vous la connaissez. Non. Et Nathalie Tuile, vraiment pour moi, j'ai eu cette chance de la rencontrer à l'ORIS. Elle est pour moi une des plus grandes spécialistes qui a rencontré la coloration naturelle des cheveux et avec qui on collabore au sein de notre laboratoire sur la coloration. Nous aussi, on n'en a pas parlé, mais on fait de la coloration de cheveux à Vitebocaz et on a des résultats magnifiques. Et je suis très heureux d'avoir Nathalie qui me conseille. Donc voilà, ce sont ces deux personnes. Je passe le micro.

  • Pauline Leroux

    Super, bah génial. Est-ce qu'il y a une question que je ne vous ai pas posée, Henri, et que vous aimeriez que je vous pose avant qu'on ne se quitte ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    On n'a pas parlé des froids.

  • Pauline Leroux

    Quels sont les froids du groupe à la couleur végétale ?

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les froids à la couleur végétale, c'est que j'y ai réfléchi et je me suis dit que... La France est connue dans le monde entier, dans le monde entier, comme le pays du luxe. Quand les gens viennent à l'Elysée, donc voir ce grand boulevard, pas l'Elysée...

  • Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Les Champs-Elysées, pardon. Ce grand boulevard avec tous ces magasins de luxe, je ne vais pas citer de marque, et que beaucoup de... de ces produits de luxe sont faites avec beaucoup de produits de synthèse et pour les couleurs et j'aurais souhaité que le monde du luxe se lance à nos côtés en fait pour qu'on puisse leur fournir des couleurs naturelles pour leur luxe et donc le frais ça peut être le prix Mais comme c'est du luxe, d'ailleurs j'en ai discuté avec le ministre M. Bruno Le Maire, et il m'a dit, écoute, vous avez raison. il faut aller vers des produits de niche et on peut faire des produits de niche et colorer avec des colorants naturels. Mais que ces grandes maisons de luxe, en fait comme ils ont beaucoup d'argent, qu'ils paient le bon prix à ceux qui leur fournissent ces produits. Et je crois qu'en notre cas, on nous considère souvent la Guadeloupe comme un pays sous-développé, alors qu'on est département français. Et nous, le SMIG, au sein de mon laboratoire, je le paye au même prix que Paris. Et donc, il faut savoir que nos coûts de production sont très élevés. Et donc, ça aussi, c'est un frein. Mais si on arrive à faire des produits de niche qui sont tracés, qui ne sont pas falsifiés, etc., en fait, je pense qu'on peut aller très loin et lever tous les freins qui empêchent, justement, éviter de faire du greenwashing, par exemple. D'ailleurs, dans le podcast que vous avez fait avec Patrick Buenac, on en a parlé, c'est tout ça, en fait.

  • Pauline Leroux

    D'accord, donc ce…

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'est un produit de luxe et qui va tout à fait dans l'esprit des entreprises de luxe françaises. Voilà, donc c'est…

  • Pauline Leroux

    Un appel du pied aux maisons de luxe françaises si elles veulent rejoindre la… la grande famille de la couleur végétale et se lancer dans des beaux produits.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    J'ai déjà eu des contacts, j'ai déjà eu des contacts avec plusieurs personnes. Et donc, voilà, on va continuer. Ok,

  • Pauline Leroux

    top. Merci beaucoup,

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    Henri. Et je vais vous faire une confidence. C'est ce qu'il m'a dit au moment où j'accompagnais le piste dans sa voiture. Il m'a dit, je vais être votre commercial pour ces gommes-baisons. Mais je prendrai au mot, je vais l'écrire là. J'attends deux jours.

  • Pauline Leroux

    Bon, écoutez, merci beaucoup Henri-Joseph, c'était terrible d'avoir votre... C'était vraiment génial d'avoir votre témoignage. Merci beaucoup.

  • ArtEcoVert Pauline Leroux

    C'était vraiment très agréable. Vous voyez, vous avez votre voix et j'en suis très fier. J'ai tenu jusqu'au bout. Vous avez votre voix et voilà, je suis très content d'avoir fait ce... et donc ce qui me permet d'être en contact avec mes amis que j'embrasse, qui sont tous dans les Diagones. Je vous envoie le soleil de vos loups. Voilà.

  • Pauline Leroux

    Merci beaucoup, on en a besoin. Nous, il n'est pas beau dans le Nord. Merci beaucoup Henri-Joseph. Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram, ARTECOVERT, pour y découvrir le nom des prochains invités. Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast et de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix, c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale. Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de Pauline Leroux

    00:00

  • Entretien avec Henri Joseph de Phytobocaz

    00:44

  • Le parcours de Henri et son intérêt pour la couleur végétale

    01:44

  • Les débuts de Phytobocaz et la découverte de l'indigo

    07:40

  • La création d'une unité industrielle pour la couleur végétale

    19:22

  • Tests de résistance des couleurs végétales

    26:17

  • Économie symbiotique et bio-inspiration dans la production

    29:43

  • Les partenaires et l'écosystème de Phytobocaz

    30:46

  • Conclusion et vision pour l'avenir de la couleur végétale

    01:04:14

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