- ArtEcoVert Pauline Leroux
Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert, le podcast qui vous parle d'art, d'écologie et de verdure. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications que ce soit dans le textile l'ameublement l'artisanat la décoration et dans d'autres domaines chaque jeudi et samedi à 7h30 je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur mon but fédérer et démocratiser la couleur végétale dans nos vies Alors c'est parti ? Bonne écoute !
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Donc bonjour à tous, je suis ravie de recevoir sur le podcast ArtEcovert Nicolas Attenot.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Bonjour Nicolas.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Bonjour Pauline.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors Nicolas, je suis vraiment contente parce qu'on va parler d'un sujet que j'avais envie de creuser depuis longtemps sur le podcast, à savoir notamment l'extraction, mais une nouvelle technique d'extraction qu'on n'a pas vue encore sur le podcast. Mais avant tout ça, est-ce que vous pourriez vous présenter pour les auditeurs, nous raconter un petit peu tout ce parcours ? qui vous a amené au végétal, un peu votre formation et toutes les étapes importantes.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Merci de jeter l'aimé de ma vie et d'avoir le droit de raconter notre histoire et parler de notre métier. On croit surtout qu'on apporte une vraie solution sur les marchés qu'on vise et je pense qu'on l'aura un peu plus tard. Je m'appelle Nicolas Atteneau, je suis le business director de Julie Baysen Temple, anciens co-fondateur de la société Bioli, qui a été racheté par le groupe Sensence il y a un moment, 5 ans. Pour me présenter rapidement, j'ai 44 ans, je suis un chânière chimiste de formation, alors plutôt avec ces métallurgies, donc le lien avec le végétal est pas... on le voit pas tout de suite, en tout cas. J'ai commencé ma carrière professionnelle dans l'accompagnement, le développement économique et l'accompagnement des PME à se développer. J'ai accompagné les PME du territoire meusien, pas très bien de vous remercier ici parce que la société est basée à côté de Nancy. J'ai fait ça pendant deux ans et demi, j'ai aidé les PME à se développer, à investir, à faire de l'innovo, etc. Puis au bout de deux ans et demi, j'ai voulu vivre une nouvelle aventure et je suis parti travailler à Nancy dans un incubateur où j'étais chargé d'une mission et j'accompagnais les chercheurs de l'université. des universités à créer des startups qui valorisaient leurs travaux de recherche.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, ok.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Et donc j'ai fait ça de 2008 à 2013, période où j'ai coaché des bioliques, des criants, j'en ai mis. Et dans le cadre de mes missions de l'ancien éditeur de sciences de l'incubateur, j'ai rencontré deux chercheurs qui avaient développé une technologie d'extraction un peu originale, très originale et pas vraiment zématique. et qui a apporté beau nombre de solutions sur le marché et surtout substitué les technologies chines et chemin faisant il y a eu un fil de chapeau de projet surtout un fil thulain et au moment que j'ai la boîte j'aurais proposé de partir dans l'aventure avec eux pour gérer tous les aspects qu'ils ne maîtrisaient pas à savoir la partie business gestion etc etc mais eux ils étaient plutôt du côté scientifique et technologique voilà et ce qui était assez drôle c'est qu'il y a eu Merci. à la période où j'aurais eu la proposition, ils ont voulu faire la même proposition.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Un alignement.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
L'alignement parfait des planètes. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé à partir du monde du végétal que je ne connaissais pas forcément. En janvier 2012, on a créé la société A3. Donc, Donald Mimpia, qui était le chercheur à l'initiative à l'origine de la misochrone, la technologie. Guillaume Ricochon, qui était son thésape et qui bossait sur la technologie en thèse. Il a dit que mon âme est fondée en janvier 2012 à A3. Ah non, c'est pas comme ça.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord. Alors, est-ce que vous pouvez maintenant nous expliquer la société Bioli, ce qu'elle propose d'original et vraiment en lien avec notre couleur végétale ? Et puis expliquer un petit peu où vous êtes basé et les activités que vous proposez. Et après, on rentrera vraiment dans le détail matière,
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
etc. Bioli, on est fabriquant dans la nature. C'est une crise originale, elle est là beaucoup sur le marché en France et dans le monde. La différence qu'on va avoir par rapport à d'autres acteurs, c'est qu'on... développe des extraits des ingrédients naturels pour les marchés de la cosmétique et de la nutrition santé. Aujourd'hui, on est quand même très focus cosmétique. Et tous ces ingrédients sont fabriqués à partir d'une technologie qui est une technologie d'extraction d'inatides, en phase AQ, qu'on réplique ici. Technologie qui avait été développée, comme je l'ai expliqué précédemment, dans le cadre de travaux de recherche à l'Université de Lorraine. La technologie a été brevetée par l'Université de Lorraine et, quand on a créé la boîte, on a racheté le brevet à l'université pour valoriser cette technologie. et industrialiser le procédé sur Nancy. Donc la société est basée à Nancy, ou avant de parler de Nancy pour être précis, on est une douzaine de personnes, et notre métier c'est de développer et de produire des ingrédients de notre chouette. C'est-à-dire que dès la création de la société, c'est une technologie innovante, on a levé les fonds en 2013 pour industrialiser cette technologie et avoir notre propre unité de production pour ensuite obvir pour les clients, pour nos clients, les ingrédients qu'on leur a appelés GoTo. Donc à la base, Belize, c'était une société de services qu'on a créée, c'est-à-dire qu'on amenait sur le marché une solution technologique qui permettait d'extraire mieux, moins bien, on peut en parler, qui permettait d'extraire différent. Et donc, du coup, d'obtenir des extraits très différents de ce qu'on pouvait faire ou ce qu'on pouvait trouver sur le marché, tout en substituant ma chimie, c'est-à-dire en utilisant des technologies prêtes respectueuses de l'environnement. On pouvait la qualifier d'éco-extraction, d'éco-technologie. Voilà, c'est la chimie verte. Et donc, on a été une société de services. Donc rapidement, on a industrialisé parce que les clients, pour leur donner sa confiance en labo et en VD, devaient leur démontrer qu'on était capable de produire, ce qui est logique. Donc on a industrialisé la technologie. À partir de là, on a commencé à signer nos chroniques de contrats en VD avec des gros acteurs de la caisse métaux pour leur mettre au point des nouveaux ingrédients. Un peu actifs d'ailleurs, plutôt des actifs. Et chemin faisant, on s'est aperçu que c'était un marché qui était quand même très lent, entre guillemets. C'est-à-dire qu'en fait, les phases de R&D et la première production, il pouvait se passer plusieurs années. Et donc, c'est à ce moment-là qu'on a switché le modèle. En tout cas, on l'a fait évoluer. Et on a développé, on a commencé à développer notre propre catalogue d'inversions naturelles. On avait un modèle d'affaires qui était liste, une activité de service, une activité qu'on a encore aujourd'hui d'ailleurs, qui marche très bien au moins. Et un modèle qu'on n'a pas inventé encore une fois, qui est autrefois classiquement dans cette industrie-là, en tout cas dans l'industrie des ingénieurs sans charge. Et aujourd'hui, c'est plus pour cette même activité avec une répartition qui dépend des années, mais qui peut être entre 40-60 ou 60-40.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ok. Alors, quel type de matière première vous utilisez à la base pour travailler vos produits ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Alors, l'idée a été de dire, on a développé notre catégorie. Alors, quand on travaille en service, on travaille avec les matières qu'il y a des clients qui nous demandent. On a payé vos répartitions. Ils nous disent qu'ils veulent travailler une graine pour extraire de l'huile, extraire une feuille pour aller chercher des polygénols, etc. Mais on n'a pas de critères très poussés, on va dire, sur le choix des matières premières parce que nous ferons un posé, ce n'est plus parfaitement bon. Là où on a débloqué notre profil catalogue d'ingrédients, en revanche, on a une approche très environnementalement parlante, très forte. Se dire qu'on a une technologie propre, on serait quand même dommage d'aller chercher des matières premières au bout du monde. Bon, on refait le tour de la planète. D'être travaillé à Nancy, en plus ça repart dans la planète, ou dans des accords nouveaux. Voilà, et avoir un bilan carbone pas très très minable. Donc l'idée était de dire tout de suite, on va partir sur la valorisation des déchets de nos buceaux, agroalimentaires, agricoles et forestières, et essayer de valoriser les déchets, et sortir ce qui en reste par les premiers procès de transformation. Donc on est toujours derrière dans l'upcycling, on en parle beaucoup aujourd'hui, depuis 5-6 ans, je vais dire, nous ça fait plus de 10 ans qu'on en fait. À notre sacrum, on n'en parlait pas du tout. On n'est pas pareil. Il y avait déjà des gens qui en faisaient à l'époque. Mais on a voulu avoir cette approche très marquée pour avoir un impact le plus fin possible sur la planète, même si, évidemment, on utilise de l'électricité, on utilise de l'eau.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
On peut parler de bioéconomie. Nous, dans les Hauts-de-France, ils parlent beaucoup de ça. C'est le mot qui résume un petit peu cette approche. C'est utiliser les coproduits, déchets d'entreprise. Est-ce que vous avez des exemples, par exemple, de coproduits agricoles que vous valorisez, etc. Parce que, par exemple, nous, dans les domaines de la teinture, on peut utiliser, par exemple, les tiges d'artichaut pour faire des jaunes, les feuilles, les pelures d'oignon, pareil pour la cosmétique ou pour avoir des jaunes. Est-ce que vous avez des exemples, comme ça, de filières vertueuses que vous avez mises en place ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Alors, j'en ai beaucoup d'exemples parce qu'au catalogue, on a environ 35 médias en catalogue. chez les duolis. Et sur les 30, on a 20 de suite qui sont ici d'un coproduit. On a mis en place 28 filières différentes qui vont soit du champ de temps en temps, parce que ça ne peut plus travailler soit avec l'agriculteur, soit avec le co-cartier, et aussi beaucoup avec les industries agroalimentaires où on va récupérer les déchets qui génèrent. Donc des histoires, des histoires, on en a pas mal à raconter. On ne sert des coproduits pour faire, on a parlé du mille coloré, on va extraire plutôt la partie pigment. et j'habillerais mais on fait aussi des actifs ont fait aussi des bulles végétales pour des exemples on est en moi c'est vision que je prends tout le temps parce que je suis un peu chauvin n'est grand pas le laura de la maison sur le rampeur On travaille le sapin des gauches, qui est l'arbre emblématique, c'est son vrai nom, c'est son ver de l'inculaire, le sapin des gauches. On appelle ici sapin blanc ou sapin pectiné. On va travailler la graine du sapin, qu'on va récupérer chez les gens qui ont de la semence forestière et qui aujourd'hui jettent ou donnent ou vendent en noisellerie, parce que la graine n'a pas la capacité germinative suffisante pour donner un arbre. Donc nous on va récupérer ces graines, et de ces graines-là on extrait une huile de graine de sapin des gauches. Et grâce à la technologie, on est réellement sur le marché. On extrait aussi notre fraction avec les fractions aqueuses, parce que quand on met l'eau dans le process, on a de lourdes sorties. Et dans cette partie aqueuse, on va sortir toutes les molécules de nos fils, type les polyséanoles, les sucres, les protéines, et de cet extrême, on fait un actif anti-âne. En termes de filière, on va travailler un petit peu, ce n'est pas le plus, mais avec des semencines. Ils vont jeter toutes les graines qui sont écartées, donc on fait une bulle de graines de chou-touret comme ça aussi, qui n'existe pas, qu'on a liées au point et qu'on a inventé chez Gloli. On va travailler ensuite. Évidemment, beaucoup avec l'industrie du fruit et légumes. D'accord, donc on va récupérer ce qu'on appelle maintenant depuis quelques années les légumes moches. Oui. Ça va être fruits ou légumes moches, abîmés, hors calibre aussi beaucoup. On va travailler, donc chez Géouïde, on travaille le compond de la salade, le poivron, la tomate, la carotte, etc. Et puis après, de façon un peu plus confidentielle... On va travailler d'autres matières premières, donc on travaille le pétale de crocus, un coproduit de la culture du safran. On va travailler des amandons, qui est le coproduit de l'industrie soit du jus, soit de la confiture. Amandons mirabelles, amandons verticaux aussi. Qu'est-ce qu'on pourrait travailler d'autre ? Et là, on a déjà fait pas mal de tout.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Pas mal ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Après, il y a deux, trois intérêts qui ne sont pas issus pour autre bout. Travailler de la spiruline, par exemple, pour aller chercher. Devant, on a fait le cross-scanning de faire nos pigments bleus.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, ok. Donc, ça, c'est vraiment hyper important. 28 ingrédients sur 30 qui sont originaires de cette bioéconomie locale, etc. pour mettre des filières en place. Donc, ça, top. C'était vraiment... C'est là-dessus que je voulais insister. Ensuite, je voudrais qu'on parle des extractions. Donc, moi, le domaine par lequel j'ai commencé, c'était vraiment pour la teinture végétale. Donc, on devait extraire et c'était des processus d'infusion, des coctions, etc. Et puis, au fur et à mesure que le podcast avance, je grandis aussi avec et on a eu des invités qui nous ont parlé de différents types d'extraction, avec des ondes, avec d'autres matières et d'autres appareils un peu fous. Est-ce qu'on pourrait faire un peu le tour des extractions qui sont répandues et expliquer ce que c'est l'extraction enzymatique et quels sont ses avantages ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Et inconvénients.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et inconvénients.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Il faut évidemment parler des avantages, c'est très important, mais il y a évidemment des inconvénients. Moi, ce que je dis toujours, aujourd'hui, en termes de l'extraction digitale, il n'y a pas de technologie négative. Celui qui dit ça, il faille lui faire vendre mon film. Non, non, il faut regarder nos technologies ou d'autres technologies qui sont très bonnes, des fois, et d'autres fois, simplement très bonnes. En fait, ce qu'il faut regarder, c'est une chaîne complète de valeurs. C'est-à-dire, quelle matière je travaille, quelle extraction je mets, pour quelle extraction je dois obtenir et pour quel marché. Dans certains cas, notre technologie d'enzymatique va être très pertinente et très performante. Et dans d'autres cas, on ne sait pas du tout le bon choix. Il faut se diriger vers des solutions qui sont toutes aussi bonnes ou respectueuses de l'environnement. Parce que nous, la technologie a vraiment été développée dans l'objectif de substituer la chimie. Et en particulier, une technologie d'extraction à l'examen. Aujourd'hui, je vais faire un petit peu une déclaration. En 2005, l'idée était de dire l'examen devait être interdit. C'est un soran chilite, en série J, en mutagène, en glucoctactile, qui est utilisé aujourd'hui pour être sert à toutes les huiles alimentaires, en tout cas, toutes les huiles de grande consommation. Donc, quand vous allez au supermarché, je vais pas citer de Narc pour ne pas me fâcher, mais dès que vous avez une huile où il n'y a pas un label de ce type, huile vierge, c'est extrait au supermarché. Donc, l'huile de Cotsam, des huiles de tournesol, ça peut être une olivier un peu à part ça peut être beaucoup de huile en fait Et donc, on a un savon chimique, comment ça fonctionne ? Pour faire simple, je vais schématiser tout le monde qui en prend, on va prendre la graine, le fruit, on va le presser, ça sera 10-90% de l'huile va sortir, pour ne pas perdre les 20-30% de l'huile restante dedans, on va passer un savon chimique qui va entraîner l'huile, on va volatiliser le solvant, on mélange et on met tout un tas d'étapes derrière chimie, et puis on arrive à une huile qui ne ressemble plus trop à huile. Et voilà, il n'y a que cette extraction à une... Il y a beaucoup d'inconvénients dans le sens où on peut retrouver des traces d'examens dans les cours définis. Et aujourd'hui, c'est dénotré. Il y a beaucoup de publications là-dessus. C'est des usines qui utilisent ça, qui sont placées. C'est des O2, qui sont repensées dans le bruit. C'est des RGD. Même s'il y a beaucoup de recyclage, on a dit que ça recyclait quasiment plus de 80% du solvant. Il y a quand même beaucoup de sévoles qui sont rejetées dans la poncière, c'est dangereux pour les travailleurs, etc. Donc il y a beaucoup d'inconvénients à cette technologie-là, et il a été dit « Est-ce que je vais pas trouver une solution plutôt propre pour sortir l'huile de jetard ? » Ça marche très bien, on peut sortir l'huile, très bien, évidemment on n'arrive pas à 99% de rendement qu'on fait avec un serviette chez nous, on a des rendements plus faibles. Et quand on est allé voir la profession, on s'est pris un mur entre le chou de fourmelle sans, où il n'y avait pas d'intérêt majeur à changer de technologie, surtout si on a... Avec une nouvelle solution, il fallait raser les usinements, qui évidemment, c'était un peu compliqué. Donc la technologie qu'on a exploité de vie, elle sert à, à la base, faire de but, pour remplacer une vachine,
- Speaker #2
solution chambre.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Et chemin faisant, on a commencé à extraire des cuivres, on a fait une belle tasse de monceur, de la noix, de la boca, etc. On a fait pas mal d'essais, on s'est rendu compte que, quand on travaille de l'eau, et j'en reviendrai sur peut-être le process, comment il fonctionne, dans un deuxième temps, comment on faille de l'eau, on sort de l'eau. A la fin, on saura l'extrait qui contient beaucoup de molécules.
- Speaker #2
On a le résidu solide, qu'on appelle tourteau dans certaines industries, et on l'a de haut. Et ensuite, la valorabilité du procédé, elle est large.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Elle n'est pas que dans lui. On s'en est rendu compte que ces extraits avaient un intérêt majeur pour différents marchés que sont les dos métaux. Mais le complément alimentaire, aujourd'hui, on travaille aussi pour dégourder des nouvelles solutions phytosanitaires, sans chenilles, sans pesticides, sans insecticides, vous voyez. Et c'est comme ça qu'on s'est dit, il y a un peu de trucs à faire. Donc la technologie d'extraction zymatique est une technologie parmi d'autres. On a donc. des solvants, des extraits de solvants qui existent, des hexanes, ça peut être de l'éthanol, c'est plus doux, c'est moins mauvais. On va retrouver des extractions sans solvants, à l'eau, juste à l'eau, d'eau chaude. Il y a des coctions d'infusion, c'est très sans à l'eau, tout simplement. Et puis on peut retrouver des extraits de solvants, soit à l'eau, soit avec des solvants divers et variés, des solvants tout au vert ou pas, et qui peuvent être assistés par des micro-ondes, comme vous l'avez dit, ou par des ufations oxy. On trouve sur le marché aussi des extractions à l'eau subcritique. On va mettre l'eau dans un état un peu particulier de pression et de température qui va nous permettre d'extraire des molécules un peu différentes des eaux technologiques. Et on a aussi l'extraction de la céruse graphétique qui est présentée. Pour la première fois, c'est un très respectueux environnement qui apparaît plutôt respectueux. Et qui est utilisé surtout pour sortir les extraits lipophiles. Plutôt les huides ou les extraits des molécules d'écosol. Donc on a un spectre total. Un gros spectre de technologies d'extraction qui existent sur le marché, il faut vraiment choisir laquelle est la mieux en fonction des applications qu'on veut et des labels qu'on veut derrière, les certides. Si je mets de bio, par exemple, évidemment, les extractions à la chimie ne sont plus trop autorisées. Et puis, il y a d'autres technosolvantes qui existent et qui sont utilisées, mais plus trop en Europe parce qu'interdites, mais qu'on va retrouver beaucoup en Asie. Les extractions en éthanol, à cet état de bétis, des choses comme ça qui ne sont pas très... Et en fait, chaque technologie a ses avantages et ses inconvénients. Ça peut être la performance, les rendements d'extraction, ça peut être la dureté du produit, ça peut être le prix. C'est vraiment ça qu'il faut voir. C'est qu'est-ce que la technologie ou cette technologie que je vais utiliser va m'apporter de différents champs par rapport à ce qu'on peut faire avec les autres sur le linge. Et pour le faire simple, pour parler de la technologie, la nôtre, c'est pas parler des autres, c'est des technologies pour certaines très bonnes. La technologie est assez simple sur sa mise en œuvre industrielle. La troisième étape, ça va être de broyer la plante. Pourquoi ? On va parler de surface spécifique. L'idée des skates, plus quelque chose est petit, plus sa surface est plus grande. Sur notre bois de crétinon, on aurait une surface de contact beaucoup plus grande. Du coup, une attaque de nos enzymes qui vont être meilleures. Une diffusion des molécules en solvant, c'est de l'eau, qui sera également née là. Première étape de bois, on brouille la plante. Ensuite, on met ça dans le véhicule, on rajoute de l'eau. On rajoute nos fameux clocs d'indicatifs. On chauffe.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
On travaille entre 40 et 50 de température très douce.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
mais on peut travailler la température en vent, c'est une possibilité. C'est un peu moins performant, mais je vais le procéder plus longtemps. Bon, ils ont la même performance. Et ensuite, la dernière étape, ça va être de la centrifugation. On va centrifuger le mélange, et on va obtenir plusieurs fractions de ce congé. Donc si je reprends mon exemple de la graine de sapin que j'ai pris tout à l'heure, je travaille la graine, à la fin de cette fraction, je centrifuge, je vais obtenir un extrait huile de l'hévanocera, l'extrait aqueux, et le résidu solide qu'on appelle... trois fractions et l'objectif de Bioli c'est de valoriser ces trois fractions sur les marchés pour en faire des ingrédients.
- Speaker #2
Dans certains cas, si je prends l'élite sangue,
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
tu confondes, on travaille aussi, il n'y a pas d'huile donc on confond. Il y a toujours des molécules du post-solupar, mais il n'y a pas d'huile en tant que telle. Donc je vais obtenir un extrait à queue et un résidu salé. Donc j'ai que deux fractions dans ce terme. Mais souvent, il y a de mon aide-gain, rachité, pendant l'extraction, une phase du libeux. montre avec beaucoup de tournesol bio française chez Beli on rajoute de l'huile de 30 sols pendant l'extraction dans les matières bouilliradées mais il n'y a des composés ni de procédés et en fait l'huile va capter ces molécules Et par centrifugation, on va obtenir un extrait videux avec ces molécules, un extrait aqueux, tout court, et une résilience, une fraîche chaussure. Et c'est comme ça que nous avons fabriqué notre gamme de colorants naturels, videux. On va travailler des matières, des matières végétales, qui n'ont pas d'huile, mais qui contiennent des pigments liposolubles à l'intérieur. Et les carottes, tout à l'heure, évidemment, tu le sais, la carotte, c'est orange, pourquoi ? Acier de bêta-carotène. Le bêta-carotène, ce n'est pas hydrophile, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. c'est l'hyposolide. Et donc du coup, quand on extrait la carotte, on rajoute de l'huile, l'huile capte le pigment, le bête la carotène, on centrifue, on obtient l'huile, je ne sais pas, d'un hommage, faites-moi une huile orange.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, ok.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Oui, colorée.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, ok. Et alors, j'ai eu des extracteurs sur le podcast, les épisodes passeront un petit peu avant ou un petit peu après, je ne sais plus trop l'ordre, mais ils me disaient que généralement, eux étaient embêtés par la couleur. Quand ils font des extractions végétales, eux, se débarrassaient de cette couleur qui les gênait. Et moi, je leur explique pourquoi on s'en débarrasse si certains, après, les rajoutent. L'idée, ça a été de proposer le produit le plus neutre possible pour que la marque derrière puisse faire un peu à sa sauce. Et pour vous, c'est pas la même chose. C'est-à-dire, soit ils viennent avec une idée précise et une couleur précise, mais en aucun cas, vous vous éliminez la couleur.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Non, ils ne cherchent pas à l'éliminer, au contraire. Et puis nous, on fait que la nature, s'il est et la pente, elle est colorée. Et donc, à nous de convaincre le client qu'il doit utiliser cet extrait, qu'il soit coloré ou pas coloré, d'ailleurs, une chargée couleur ou pas, mais lui faire comprendre que la nature est faite comme ça, en fait. Et en général, quand on parle d'extrait, d'actif, je pense que les personnes actives, vous avez pu échanger précédemment, ils parlaient beaucoup de cosmétique, principalement en utilisation. La cosmétique en revient un peu. C'est-à-dire que nous, quand on a commencé, il y a maintenant plus de 10 ans, c'était 15, on parlait que tout le monde voulait la cosmétique. Merci. de couleur, pas de couleur, pas d'odeur, c'était vraiment très marqué. Et donc tous les extraits qu'on défère devait être, et on se parle des actifs plutôt, devait être le plus neuf possible justement sans couleur. Pour pas ensuite impacter le produit parce que si ça impacte le produit, potentiellement, c'est pas stable, ça peut ici, il y a de la couleur dans le temps, donc le consommateur va pas être dans le temps. Mais surtout, s'il n'y a pas de couleur, il n'y a pas d'efficacité. Quand on amène de l'efficacité d'un extrait, d'un actif, c'est une grande partie des molécules actives, type polyphénol ou autre, qui sont colorés, plutôt sur une aromant un peu moche. Mais elle a une toute Si un extrait est blanc, c'est de la flotte. Ce n'est pas un actif. Mais je trouve que depuis le début de Golis, ce monde-là a évolué beaucoup. Aujourd'hui, on va de plus en plus vers la couleur. On prend de plus en plus en compte les contraintes liées naturelles parce que le marché se tourne aussi de plus en plus naturel. Il n'y a pas d'autre choix que de faire un fréquit. Et puis il y a aussi une montée des consommateurs qui fait qu'on demande justement à aller sur ce naturel et c'est de substituer la chine. Donc, nous, on fait avec. Des fois, ça ne nous plaît pas. Des fois, en utilisant, ça ne nous plaît pas. Et puis, ça s'arrête. Et des fois, il s'en va comment ? Mais après, on a développé des colorants naturels spécifiques. On va vraiment chercher le pigment pour aller remplacer tous les produits synthétiques, tous les pigments en recolant.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Alors, pour revenir sur les avantages de l'extraction enzymatique, ce seraient quoi pour vous les avantages ? évident pour quelqu'un qui se pose la question de j'ai une matière première végétale, je veux l'extraire, pourquoi je choisirais l'extraction enzymatique ? C'est quoi les avantages ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
J'en ai mis 4-5, j'en ai plus. On a un plus, évidemment, ça ne sera pas valable, mais souvent, ils viennent pour la performance. Je n'ai pas reparlé des enzymes, je vais venir, je vais faire une vignette, je parle beaucoup, donc il faudra. En fait, grâce aux enzymes, on va digérer la peau. D'accord. On appelle ça une technologie aussi de digestion dramatique et de biquifaction antinative. Les enzymes, en fait, leur rôle, ça va l'être de découper les parois végétales de cette plante-là. Donc, qu'est-ce qu'on trouve dans une plante, en termes de parois, je vais en retenir, entre de la cellulose, de des celluloses et des pectines. Si on parle de matières cellulosiques, type la paille, le bois, l'icérentuche, j'en pense que c'est des meilleurs, on va rajouter, il y a de la lignine ici, d'accord ? Et donc, le concept de la technologie, c'est de développer, d'utiliser des enzymes qui vont aller découter ces parois-là. D'accord ? Découter ça. Et théoriquement, si on découpe tout... On lui livre tout ce qu'il y a dedans. Ça, c'est vrai que... Mais c'est ce qu'on se dit. Donc, du coup, un des avantages de cette technologie-là, c'est aller chercher de la performance, aller chercher des molécules qu'on n'a pas excrétées en temps normal parce qu'elles sont accrochées par, disons, peu mal en temps sur les parois ou elles sont tellement enchaînées qu'elles ne sortent pas au sol vendre ou je ne sais quoi d'autre, vous croyez. Donc, des fois, c'est la performance. Ça peut être un gain d'augmentation de rendement aussi. Ils sont quand même de Dexry avec Will, d'ailleurs. Tout va être là dans la performance et les technologies. Un autre intérêt c'est la bio-raffinerie. Vous avez parlé de bioéconomie, c'est un secteur qui est très porteur et très soutenu en grand Est comme l'est en France. C'est un secteur majeur pour la région. Et dans l'économie, on va parler du racionnel, il y a eu beaucoup de racionnel. Moi, j'ai même parlé de l'économie de l'oubli. Et puis, on va essayer de fractionner la plante, faire plusieurs ingrédients et les valoriser. Et là où la technologie a un avantage, c'est que le monde arrive à avoir 2 ou 3 extraits en un seul état. Économiquement, si on arrive à tout valoriser, écologiquement, on devrait s'aider dans le bon sens. Mais économiquement, c'est encore plus avantageux. c'est-à-dire qu'on va réussir à être moins cher des fois que certaines technologies chimiques. Voilà, donc ils viennent chercher. Si on parle juste purement de cosmétiques, du marché cosmétique, quand on travaille une graine, on extrait un extrait de la queue, on peut remettre ces deux produits dans une émulsion, une crêpe cosmétique étant une émulsion, on reconstitue le végétal. D'un point de vue marketing, ça a beaucoup de sens, mais aussi d'un point de vue efficacité, on fait pas mal de choses où quand on reconstituait le produit, on avait plus d'efficacité que les extraits tout se braguent. Donc voilà, là c'est la performance, c'est la biorefinie, c'est la valorisation globale des invédements, des extraits. On casse, c'est tout. Parce que c'est pas tellement cher. Et après, surtout, c'est la différenciation que les gens vont chercher. Donc, l'IRH Univer, on dirait qu'il va chercher que le côté green, on va dire, de la techno, ou valorisé. Mais surtout, et majoritairement, c'est la différenciation. C'est-à-dire que, aujourd'hui, pardon, peut-être que t'as pas éclairé tout de suite, mais je vais prendre une plante d'utilisation de technologie d'extraction de plate-pieds, soit, parmi celles que j'ai citées, je vais avoir un extrait et si n'importe qui prend cette plante là et met la même techno, aura exactement le même extent. Nous, avec notre technologie enzymatique, ce n'est pas du tout le cas. On va mettre une plante, on va mettre notre techno, on va obtenir un extrait, personne ne pourra jamais copier. Je ne dis pas qu'il sera meilleur, il ne l'est pas. Il sera différent de tout ce qu'on a trouvé sur le marché. Et en fait, les clients viennent chercher chez nous de l'innovation, pas de la différenciation. Parce qu'au tour de nos coquillers, il faudrait qu'ils aient exactement le même cocktail d'enzymes que nous, nous avons utilisé. on se dit mais quand les pro-platings se plient chez eux ils peuvent pas copier très pour très voilà Donc, beaucoup ont cherché pour ça la différenciation, surtout dans un contexte aujourd'hui de liste positive de plantes, où on est limité, que ce soit en alimentaire ou en fume, ouais, on a énormément que ce petit parcours en fume, où on ne peut pas acheter n'importe quoi, on ne peut que tout travailler, et donc du coup, ça permet d'apporter aussi une innovation avec des plantes qui sont déjà figées, les listes de prix qui sont déjà figées. Après, j'ai dû apparaître les inconvénients, parce qu'il y en a, l'inconvénient peut être le coup dans certains cas, évidemment. Si on se repart à la technochimie, les biologiques sont très très bons, on est meilleur. Évidemment, ça va coûter plus cher. Et puis la technologie, on est à fait pour faire des extraits très purs. Qu'il y en vienne pas, disons d'un mois, j'ai un extrait qui va contenir 60, même 50, 70% de telles molécules, c'est pas l'économie qui fout de soi. C'est la technologie-là qui sera là. Donc voilà, moins d'asantage et moins d'inconvénience,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
c'est pour ça qu'on regarde une chaîne globale qu'est-ce qu'on peut faire quoi ça fait pas non mais c'est intéressant parce que justement donc avec donc c'est Extractis, avec qui j'ai changé sur le sujet, il me disait qu'effectivement, il fallait exactement ce que vous avez dit, c'est-à-dire bien réfléchir son projet, les produits qu'on souhaite obtenir à la fin, et pareil, si c'est vraiment de l'extrait, extrait, extrait hyper pur, est-ce que ça vaut le coup de faire un extrait super pur, alors qu'en fait, on se rend compte qu'aujourd'hui, ça fait l'affaire, et ça ne pose aucun problème, et ça fonctionne très bien.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
L'autre chose que je voudrais dire là-dessus, c'est que nous, on a montré dans certains cas qu'à deux fois moins de molécules, même plante n'était que nos concurrentes, et nous avons demandé d'extraction, à moins de deux fois moins de molécules, on était deux fois plus actifs. C'est-à-dire que des fois, ce n'est pas la molécule ou le groupe molécule qui fait l'EFKCP, nous, on est des partisans du totem de la plante. L'activité synergique de toutes les molécules présentes qui font qu'on va avoir plus d'efficacité. Ça, c'est très important et ça, c'est vraiment notre approche. Là, on se confronte à la forme asthétique, qui n'est pas du tout à l'approche. Oui, sur la molécule, tu vas te refaire des médicaments, mais il n'y a pas de mauvaise approche. En tout cas, ce n'est pas la note. Même vous, c'est vraiment le temps. Et puis après, si on veut quelque chose de pur, à un moment donné, il faudra passer par la chimie. Pas forcément par la synthèse, mais par les technologies de concentration, de purification chimique. Donc, si on va, au bout d'un moment, mettre de la chimie, qu'elle est intégrée sur les technos propres des barrages. Tout au long, ça ne sert à rien.
- Speaker #2
C'est une cénithère de temps, une cénithère de temps, une cénithère de temps.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ouais. Alors du coup, je comprends cette histoire de cocktail enzymatique, donc en fonction des parois qu'il y a à « détruire » , je ne sais pas comment on dit.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
On peut concourir des découpées. C'est dans la bibliographie scientifique de l'état de société des ciseaux moléculaires.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, je me souviens de ça en plus. Tous les noms en « as » sont… voilà, d'accord. Voilà, il y a des vieux souvenirs qui reviennent quand même. Alors, ce que je voulais savoir, c'est quelque chose qui est hyper intéressant, c'est plus la paroi est épaisse ou difficile, donc genre lignine ou des choses un peu plus costaudes. Nous, par exemple, sur la teinture végétale ou l'extraction qu'on peut faire basiquement chez soi, c'est vrai que dès qu'on s'attaque à des gros morceaux, donc écorces, racines, etc., on nous conseille de bien... pulvérisés pour avoir le plus de surface, etc. Donc, ce que je comprends, c'est que là, ça peut être un super avantage pour les parties, justement, beaucoup plus complexes, beaucoup plus dures à extraire.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Bon, à condition que les activités enzymatiques aillissent. D'accord. C'est-à-dire que chez Biolign, on n'est pas producteur d'enzyme, même si on a des sujets de recherche sur lesquels on développe et on avait fait cher d'ésoter des activités enzymatiques qu'on trouverait sur le marché. Notre savoir-faire, notre technologie, c'est qu'on achète des enzymes Aujourd'hui, on consomme tous des enzymes sans savoir. C'est pas qu'il y a des enzymes, on utilise des enzymes, on utilise des prothèses dans les enzymes pour rendre des états de sang. Si on utilise des cellulases, on rend des bouloches, on appelle les bouloches les chutes de côte. Donc on utilise là, mais il y en a dans la bière, il y en a dans le vin, il y en a dans le pain, c'est partout. Des serviettes en enzyme, il y en a beaucoup. Il y en a des très gros au niveau mondial. Donc nous, on va acheter des enzymes chez ces gens-là, et on va redesigner des cocktails enzymatiques qu'on adapte à la planque, qu'est-ce qu'on veut sortir. comme exemple de Pierre d'ailleurs j'ai travaillé j'ai développé un cocktail pour l'idéal plus maximum de bêta-carotène si je cherche plutôt la couleur ou j'ai développé un autre cocktail si je suis plutôt dans une accro de diamant si il m'intéresse c'est des polyphénols les protéines ça c'est vraiment savoir faire c'est adapter les cocktails enzymatiques là où je disais il faut que les activités enzymatiques existent aujourd'hui on trouve de tout il y a des GMO il y a des GM il y a plein de choses mais nous comme on vise des labels derrière l'utilisation soit food soit food grade obligatoire et on va aller chercher du bio, du cosmos, des touts, des... Voilà, tous les certifs. On s'impose chez Bioli d'utiliser que des enzymes qui sont alimentaires et non-EUGE. Et donc, quand on commence à restreindre ce champ de l'art, il y a des activités enzymatiques qu'on ne peut pas trouver. En particulier, c'est le côté des structures et la ligne. Aujourd'hui, il n'y en a pas. Le marché, si il y en a un, et s'il y a des gens qui écoutent ce podcast, c'est-à-dire que nous, non-EUGE et BFU direct, qui m'appellent, parce qu'il va falloir en acheter. Mais il n'y en a pas, en fait. plutôt ce qu'on appelle des grades techniques, si on parle de réglementaires. Voilà, et donc, c'est plus dur à dire des structures. La mine, c'est très compliqué. C'est que c'est la première pourriette de recherche. La première pourriette de recherche, c'est mieux.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
OK, bon, super. Alors, ensuite, il y avait un... Donc, vous, vous gardez la couleur au moment des extractions. Donc, encore une fois, je reviens au démarrage du podcast sur la couleur végétale par la teinture. Il y a plusieurs chercheurs qui se sont rendus compte que du coup, là où il y avait de la couleur... il y avait de la bioactivité il y a des gens qui sont en train de voir si cette bioactivité peut se transférer sur des tissus ou dans des produits donc on a reçu des chercheurs c'est des choses qui sont en train de ce qui me fait hyper plaisir c'est qu'il y a deux ans ça paraissait fou quand on en parlait sur le podcast et là vous l'avez posé comme un acquis donc ça fait hyper plaisir donc cette couleur elle a des principes des principes actifs vous avez dit que vous travaillez pour la cosmétique et la nutraceutique Merci. C'est quoi les types de... J'ai du mal à imaginer quel type de produit vous faites. Des crèmes, des huiles, ça peut être des choses un peu plus... Je ne sais pas, même des eaux... Je ne sais pas trop.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
La technologie permet de faire beaucoup plus de choses. En catalogue, il y a une gamme d'huiles colorées qui servira à teinter les produits. Les produits fines. C'est une gamme qui est plutôt dédiée. qui n'est que dédiée à la cosmétique, donc on va aller plutôt teinter le produit. On va aller chercher de la teinture, pas forcément de la couvrance. On n'a pas aujourd'hui des XT, on en a un. La majorité n'a pas suffisamment de couvrance pour aller chercher des produits sur le maquillage. On va aller plutôt sur de la teinture de produits. On a déjà teinté, par exemple, on a déjà pris des gens qui font du cuir végétal. Par exemple, on a déjà fait la teinture de pâtes. de pâte alimentaire, des spaghettis, des terry-la-dame, ça permet de teinter les pommes, et dans certains cas, de ramener un goût. Pour l'alimentaire, ça n'a pas du sens, parce que quand on extrait quelque chose à partir de curcuma ou de poivron rouge, évidemment, dans l'extrait huileux qu'on obtient à la fin, ça ne sent plus mal, et ça a une bouche de curcuma, ou je ne sais pas, on peut mettre de l'arôme en plus. Ça a une autre petite paix, et les colorants synthétiques, et les arômes synthétiques, ça n'a pas de problème. Ça peut avoir deux applications. Donc, on est sur la partie cosmétique, on est plutôt sur la partie bulles colorées, donc plutôt... colorer les huiles des émotions et remplacer les colorants synthétiques. On a une gamme d'huiles végétales, donc là on va remplacer, vraiment c'est vraiment pour trouver des nouvelles huiles végétales qui n'existent pas sur le marché, qui ont autant cette miniaturité biologique. Je parlais de buddhisme, de sapin, on a une huile de canne de chicorée, mais on a aussi de l'huile de dame d'une dame de peau, qui est assez connue sur le marché, mais la technologie permet d'avoir une qualité olfactive très forte. Et en fait, on va pouvoir faire du parfumage passif pour remplacer les parfums, et amener un parfum naturel. Ça peut être ça, et on a une gamme d'actifs, et puis on a des eaux végétales, donc on a des eaux actives, qui permettent de substituer l'eau dans les pompes fines, en amenant l'activité de l'eau. On va travailler des résidus, on va travailler, les rupers en meux, il y a des proies, un bibi, des nupes, ça, il y a sur la terre, elles ne sont même pas bonnes à la consommation, même pas bonnes pour faire de la confiture. Nous, on les répère et on va aller extraire l'eau native à l'intérieur grâce à la technologie. On sort l'eau et cette Ausha va avoir une activité et cette eba est tellement active, c'est qu'elle est plus puissante que la vitamine C à certaines doses. Et donc, on va pouvoir remplacer dans les pots des chimies deux gouttes pour rajouter à l'avant et amener une efficacité biologique en plus.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Donc, il y a la couleur, le principe actif. et l'olfactif. C'est génial. D'accord, ok, top. J'ai oublié une question sur les enzymes, qui est peut-être complètement bête, mais ces enzymes, elles sont d'origine quoi ? On ne peut pas créer des enzymes. On peut créer des enzymes de manière synthétique ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Oui, mais nous, ce qu'on utilise aujourd'hui, c'est la production, c'est les gens qui font de la production par champignons, bactéries. C'est la culture, en fait, qui cultive des enzymes. C'est des micro-organismes qui vont libérer des enzymes et on va les récupérer. Donc, ce n'est pas des enzymes d'origine animale. Il n'y a pas que des enzymes, soit d'origine d'acarie, soit d'origine indique.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, ok. Et alors, je vous pose la question parce que je suis en train de creuser le sujet en ce moment. On a découvert qu'il y avait des bactéries et des enzymes qui donnaient de la couleur et qui s'adaptaient en fonction des supports, etc. On m'a parlé de plein de choses. J'ai rencontré des chercheurs qui arrivent d'ailleurs sur le podcast. C'est hyper passionnant. Est-ce que du coup, les enzymes que vous choisissez dans vos cocktails, elles peuvent donner aussi une couleur, ajouter une couleur, nuancer la couleur ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Non, mais...
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord. C'est un cocktail qui est neutre ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Qui est neutre, alors il est marron. C'est des antimilk. Majoritairement, on va trouver des antimilk en forme utile. C'est un maliti qui ressemble au lac et marron. Mais les deux qu'on utilise n'ont aucun impact sur l'extraction. Tu les crois ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ok, top. Alors, je voudrais vous demander, donc je suis hyper contente de vous avoir sur la cosmétique et la nutraceutique, parce que globalement, ça fait deux ans et demi que je m'intéresse à la couleur d'origine végétale. Pendant, sans mentir, deux ans, je n'ai eu qu'un acteur de la cosmétique qui est Élodie Carpentier du Rouge Français. Et rien, aucun signal, rien du tout. Je me suis dit, mais que se passe-t-il ? Et depuis six mois, ça bouge beaucoup. J'ai eu la chance de recevoir Jean-Claude Lejolif. qui est venu aussi donner son point de vue, faire un exercice de pensée en se disant « Tiens, si demain on était contraint par la loi ou par d'autres choses d'intégrer le végétal, à quoi il faudrait faire attention ? » La stabilité des colorants, la résistance à la chaleur, aux UV, etc. Et depuis quelques mois, je vous assure que ça bouge énormément. Alors j'aimerais comprendre comment ça se fait que d'un coup tout le monde se réveille. Est-ce qu'il y a une loi qui est passée que je n'ai pas vue ? Est-ce qu'il y a des impacts extérieurs qui sont en train de se mettre en place et qui font bouger la cosmétique ? Je pense notamment, je vous l'avais dit quand on préparait cet épisode, toutes les décisions qui ont été prises aux États-Unis pour les colorants alimentaires, donc arrêter certains à 2027, donc vraiment demain pour le coup. Est-ce que ça, ça a eu un impact direct pour votre activité ? Est-ce que vous avez plus de sollicitations ? Est-ce qu'on peut essayer de regarder un petit peu ce qui joue sur cette accélération ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Alors, on va parler rapidement des yeux sages, je reviendrai dessus parce que ça me fait de ça rigole. Mais pour répondre, franchement, ça n'a eu aucun impact. À ce jour. C'est une œuvre qu'il y a dit, la CCF. Je ne dis pas que c'est un plan d'abonnement, on pourrait y arriver, je pense que c'est un vrai sujet. Mais aujourd'hui, ça n'a pas d'impact. Moi, je n'ai pas vu passer de voix spécifiques qui ont dit que... On est plutôt dans une évolution des mentalités, de se faire en fait du synthétique de plus en plus naturel, et à un moment donné, on a commencé par les actifs, aujourd'hui les actifs classiques, tous les actifs sont naturels. Je suis 29, je ne connais pas les chiffres exacts, mais il y a beaucoup de choses. Ce n'est pas là où, si on doit les faire naturels aujourd'hui, ce n'est pas sur les actifs pour avoir un vrai impact sur l'environnement. Et donc après, quand on les a fait actifs, on pourrait dire, on va aller, on va aller. On va se retrouver dans un produit cosmétique, on va retrouver... ce qu'on va appeler des fonctionnels, des texturants. Donc là-dessus, il y a beaucoup de travaux, il y a des colorants, des pigments, il faut travailler là-dessus, des arômes, des parfums, il peut y avoir ce sujet-là, des conservateurs naturels, des filtres solaires, et donc chacun a pris au fur et à mesure, on a mis son choix de bataille. a choisi son cheval de bataille. Et puis, nous, cette gamme de rouges colorés, elle est colorée en naturel, en la sortie, si je ne dis pas de bêtises, il faut que je le répète une à deux fois, mais en 2016. Après, on prend tous les lus. Et donc, en fait, c'est chemin faisant, j'ai vu les choses évoluer aussi. On en parle aujourd'hui beaucoup, on en parle depuis plusieurs années, mais comme je disais, quand on a commencé en 2013-2014, c'était tout blanc. Donc, il faut que ça change, que la mentalité évolue. Les gens compliquent le naturel, ça a porté des contraintes, en particulier sur la couleur. Il y a aussi les marchands de toutes les nouvelles marques, des LDB, qui aussi ont une approche un peu différente de la cosmétique, qui font aussi peut-être bouger les choses. Mais il n'y a pas eu de changement législatif total qui n'est pas. Après, pour revenir sur les IBSA, et non de ce fâchement, cette interdiction de cet incolorant qu'on va appeler racisme aujourd'hui qui sont bannis. Ce n'est pas dans tous les USA. C'est dans un certain décart aux USA qu'en l'instant, mais ça va bouger. Moi, je trouve que c'est une très bonne chose. Je suis très content de ça.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Pareil.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Là, il y a une fois qu'il se passe des choses bien, il faut que vous, aux États-Unis, en ce moment,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
oui, c'est clair,
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
ne soyez pas politiste, ça ne dépend pas d'un point de vue. Mais pour nous, C'est super nôtre. C'est la première étape. La première étape, c'est ça, c'est on enlève les colorants du food. La prochaine étape, ce sera quoi ? Soit on enlève les colorants du food en Europe, soit on enlève les colorants de la cosmétique aux US. Et tu connais, dans les années prochaines, dans les années futures, évidemment qu'on va aller de plus en plus vers la couleur naturelle dans tous les produits. Et c'est très bien parce qu'il y a un monde inquiète que l'habitude qui montrait que ces colorants synthétiques étaient vraiment nocifs. Alors là où il faut faire attention, c'est que je ne prône pas le 100% naturel non plus. Né,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
d'accord.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
les extraits naturels peuvent être plus toxiques que certains produits chez nous.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Exactement. Naturel ne veut pas dire non toxique. On essaye de le rappeler à chaque fois, mais oui.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Il ne faut pas attendre à ça. C'est souvent une question de dose aussi. Mais voilà, il faut faire gaffe. C'est une très bonne nouvelle pour l'activité, mais surtout pour le cancer d'arabes finales. Le sujet est là. C'est une très bonne nouvelle. Maintenant, on fait partie du groupe SENSENSE. J'en ai parlé en introduction. Il y a un des builders de l'acteur. C'est simple. en alimentaire, en osmétie. Et c'est un vrai sujet, en fait, dans le groupe, il fait déjà un délire sur le colorant naturel, déjà un respect pour le food, et ça va l'être encore plus, parce que tous les grands acteurs, et je vais encore une fois, d'autres nappes, tous les gros acteurs alimentaires américains que consomment tous aujourd'hui, n'ont pas d'alternative. Et ils ont un emploi.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
C'est exactement ce que j'avais pointé du doigt. en suivant, en faisant ma veille comme d'hab, ils n'ont pas de solution aujourd'hui. Et il y en a même qui freinent des cas de fer parce qu'ils ne trouvent pas forcément toutes les couleurs où il faudrait changer et ils ont peur que les consommateurs n'acceptent plus les produits avec une autre couleur, ce qu'on peut comprendre aussi.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
On comprend aussi, mais le jambon, c'est hors cadre de couleur, mais le jambon, à la base, c'est gris, ce n'est pas rouge. En fait, c'est les nitrites qui font que l'on conserve la jaune d'eau et qui donnent cette couleur de rouge. C'est un vrai sujet aujourd'hui. Est-ce que vous ne voudriez pas un genre de vie ? C'est un vrai sujet, c'est de dire, est-ce que demain, si les produits changent de couleur, on n'a plus tout à fait la même couleur, est-ce que ça va continuer ? Est-ce que les gens vont utiliser la jaune d'eau ? Là où je ne suis pas tout à fait d'accord sur qu'il n'y ait pas d'alternative, si, il y a des alternatives. Elles exigent les gens. Mais elles n'apportent pas la même performance que la chimie. n'est pas la même chose. Et en fait, on a exactement la même problématique aujourd'hui dans l'agriculture. avec la loi Ducont, là, on crée un trou de vie, c'est-à-dire un pesticide, un insecticide, et on dit, il n'y a pas d'alternative. Si, l'alternative, c'est le bio, c'est tout. Il y a une alternative. Mais ça n'offre pas la même performance, et donc, aujourd'hui, c'est ça. Donc, aujourd'hui, quand on veut switcher et passer du synthétique au naturel, il va falloir faire des choix, en fait. Des choix de performants, des choix de pluie, des choix de positionnement des choix de délui des choix de packaging et le sujet il est avant lui Les alternatives, elles existent. Mais pas tout encore. Il faut les améliorer, évidemment. C'est ça, avec le gros. Il n'y a plus qu'en nombre. Mais il y a déjà des choses. Et c'est à l'industrie, telle qu'elle soit, de se réinventer et de proposer autre chose maintenant sur le marché en termes de propriétés. Sans parler de cosmétiques, moi, ça, je milite depuis 10 ans là-dessus. J'essaie d'éduquer mes clients tous les jours. C'est de dire, est-ce qu'un produit cosmétique a une nécessité d'avoir 30 mois d'ALEO ? Moi, je me pose la question. Je ne suis pas sûr. Est-ce que les gens qui nous écoutent ont le tchus ? Ils ont nos têtes ? Est-ce qu'ils utilisent encore des produits qu'ils ont achetés il y a 3 ans ? Dans leur géante. En fait, il va falloir s'asseoir sur la performance à un moment donné. Parce que oui, si on parle des couleurs, le colorant naturel est moins stable que le colorant synthétique. Ce n'est pas une surprise, tout le monde le sait. Et donc, il faut adapter la formule. Il faut mettre un pack opaque. C'est dommage, un pack opaque, quand tu l'as plus là, tu te comprends qu'on est un pack opaque. Mais comme le colorant va disparaître dans le temps, peut-être qu'il faut en réduire la durée de vie. Peut-être qu'il faut faire des packs plus petits. Voilà, pour moins consommer. Mais on va dire, tu utilises plus de classique. Donc voilà, il y a des choix à faire. Je ne dis pas que j'ai la solution. Mais il y a des vrais choix à faire. Et arrêtez de dire qu'il n'y a pas d'alternative s'il y a des alternatives pour inventer le métier.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
C'est génial parce que quand je suis contactée par les marques, on me dit qu'ils sont en train de faire des analyses de cycles de vie, des études bilan carbone, etc. Beaucoup d'entre eux n'avaient pas réalisé l'impact de la couleur. Parce que la couleur, pour tout le monde, c'est beau, c'est inoffensif. Alors qu'aujourd'hui, et on a reçu plein d'acteurs sur le podcast qui ont expliqué les méfaits des colorants de synthèse, etc. Et encore une fois, on n'est pas contre la synthèse, parce qu'eux aussi se mettent en marche pour faire des choses beaucoup plus propres et beaucoup plus respectueuses. Donc ça, il n'y a pas de débat là-dessus. Par contre, oui, cette histoire des cahiers des charges trop exigeants, ça on le dit aussi en textile. Est-ce qu'il y a besoin que les vêtements tout simples passent 600 lavages en machine ? Je ne suis même pas sûre, sachant qu'on porte 2 à 3 fois un vêtement quand on l'achète. Donc, en fait, il y a aussi cette notion de cahier des charges. Est-ce qu'on ne veut pas être trop exigeant et trop dans trop tout ? L'histoire de la réduction des packagings, c'est hyper intéressant parce que oui, il y a la question d'utiliser plus d'emballages, mais maintenant, on a des solutions d'emballage aussi vertueux, voire presque biocompostables, etc. Donc, il y a peut-être des choses à faire. Mais encore une fois, il faut prendre le tout dans son ensemble. Et donc...
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Il faut avoir une approche des listes sur un sujet, une approche systémique des choses. Mais c'est que j'en repense un truc cosmique que je repense dans un ensemble. C'est pas, je dis, tiens, je suis de chocolat en naturel, je suis de chocolat synthétique, je viens naturel. Il y a tout pareil, je suis continuant. Je revois tout, en fait. Mais ça, ça peut poser des soucis, et je peux l'entendre dans l'intérêt industriel. C'est que c'est de l'ARD, c'est de l'argent à mettre sur la table. il faut réinvestir, il faut refaire tous les tests, il faut passer du temps, etc., il faut payer. Donc je vous entends que c'est pas... Mais c'est comme ça qu'il faut approcher à nos leviers. Si on veut vraiment passer du synthétique au naturel, c'est que sur la partie couleur. Et les gens n'auront pas d'autre choix que d'y aller. En tout cas, les gens en alimentaire, ils sont confrontés. Je n'ai pas de vie.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et on sait bien que tout ce qui se passe aux États-Unis, franchement, arrive toujours chez nous. Il y a un délai, mais ça arrive tout le temps chez nous. Et tout ce qui se passe dans l'alimentaire, aussi fait tâche d'huile sur le textile, la cosmétique. On a pu le prouver, donc ça, c'est plutôt un bon signal.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Pour moi, la cosmétique avait de l'avance sur tous ces sujets. Sur tout ce qui est extraction propre, plutôt trop, des tétudes géraspétueuses par rapport à l'alimentaire, on n'y était pas trop. Et en fait, à la base, je crois que moi, la cosmétique, on a des 5-10 ans d'avance sur le foot. Et là, ça va être un versant. C'est le foot qui va apporter les solutions, et qui va aller forcer la cosmétique à accélérer.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et alors, est-ce que vos clients ont des craintes sur les colorants naturels, leur stabilité, leur tenue, etc. ? Est-ce que ça, c'est des choses qu'on vient vous dire en rendez-vous ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
C'est un sujet principal.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ça va, ça me rassure.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Bien, testez-moi un peu sur un truc. Mais que vous connaissez, ils sont actifs, c'est vrai, ça peut être sur tous les marchés. Moi, j'aime beaucoup les gens qui me vendent en disant « c'est super, moi je veux la même performance que la Chine, pour le même prix que la Chine, mais que ça soit issu d'un corps produit » . que ce soit certifié bio, fait avec une technotrope. Je dis, tu sais quoi, tu vas boire à France, en fait, en travaillant pas ensemble, parce que ce n'est pas possible, tout simplement. Il faut arrêter de vouloir la même performance que du synthétique, ce n'est pas possible. Donc, c'est pour ça qu'il faut qu'on change plus de paradigme et qu'on évolue sur d'autres solutions, donc la stabilité de l'humide, la stabilité, qu'elle soit lumière ou chaleur, c'est le premier sujet. Et donc, nous, notre gamme, Euh... elle est très stable à la chaleur. On a une très bonne stabilité là-dessus, il n'y a pas de souci. La lumière, c'est plus compliqué, évidemment, ça aide naturellement.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors, il y a des chercheurs qu'on a reçus, et j'en cherche encore sur tout ce qui est micro-encapsulation ou d'autres techniques. Je n'ai que cette technique-là en tête. Est-ce que vous avez d'autres idées de techniques qui pourraient permettre justement cette stabilité lumière ou chaleur ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Non, je ne vais pas aller sur le sujet parce qu'il me donne l'expertise. Ouais, mon domaine, même si je suis un plus court de la météorologie, c'est plus végétal. Aujourd'hui, d'accord, et pas la stabilisation de la cour. Je pense que la solution arrivera par ce type de solution. Il y a plein de technologies différentes autour de l'encapsulation. Mais pas que, il y en a d'autres, comme on l'a dit. Et je pense aujourd'hui qu'il faut... Les voies que moi je prône sur la stabilisation, c'est de trouver des stabilisations en formule. La question, c'est pas de trouver une stabilisation de l'extrait. D'accord ? On extrait... Moi, je sors le pigment. Le pigment, il n'est pas stable, en fait. Et je l'extrais à l'examen et CO2, ou avec la technologie de vie, ça reste du bêta-carotène. Si on prend un port de thème à 40, Ça reste des bêta-quarantaines. La molécule chénite, c'est la même derrière. Elle a pas de stabilité, c'est-à-dire. Donc là où on va trouver ces réponses, c'est les encapsuler, les cotéger, amener des antiracidants dans les formules. En fait, c'est de travailler sur la stabilité de la couleur en formulation. Oui,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
c'est ça.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
On va plutôt là que de travailler sur la stabilité de l'outil de menthe tout seul.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Ça, c'est hyper intéressant parce que c'est hyper intéressant. Ça me... C'est top. Je n'avais pas pensé à la formule plutôt que l'extrait pur. Top. Alors, j'avais une question. Est-ce que vous avez un minimum, par exemple, une entreprise vient vous voir ? elle a un extrait végétal ou quelque chose, une matière première est-ce que vous avez un minimum pour tout votre travail ? Est-ce que comme certains extracteurs, c'est telle quantité et on ne peut pas faire moins ? Est-ce que ça c'est un frein aussi ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Non, ça m'étonne parce que on ne travaille pas comme ça Donc, à un moment, il y a deux métiers il y a la gamme de record catalogue qui est la commission directe qui est la banque qui vient l'utiliser et puis après on a cette service où les gens viennent de bord, et là on est pur extracteur Voilà, elle nous met sur tel ou faux service là-dessus. Ou elle vient nous dire, j'ai exprès, j'aimerais que ça a telle molécule, telle fraction, aborter un exemple grand, telle éticité, telle fonctionnalité, etc. Nous, on a une approche où tout ce qu'on fait, c'est pédant. D'accord ? On a l'étape laboratoire, on est arrêté, on facture tout ce qu'on fait. L'intérêt pour le client, c'est que 100% de la propriété des tuiles lui appartient. Donc tout ce qu'on fait, l'extrait appartient au client. Sauf la technologie, évidemment, qui reste la propriété. et ce qu'on te propose ensuite par la suite Je te produis ce dont tu avoues. Je n'impose zéro minimum de poids.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Évidemment que s'il achète plus de kilos, ça va lui valoir la même chose que si on achetait ça. Je mets en route, c'est industriel, si j'en prenais un kilo, dix kilos ou cent tonnes, vous voyez, on va avoir des prix qui vont être dégressifs. Donc on impose bien, mais évidemment, sur des petits volumes, ça va plus d'échelle. Moi, j'en ai tout le temps. Si à la fin de l'année, si à la fin du projet, ton objectif, c'est de produire 5, 10, 20 kilos d'extraits, de ressentir par an. ne travaille pas, mais c'est pas ça. Ah,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
ça va encore.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
T'es trop cher et derrière, tu vas avoir un problème de PR et d'entrée définie. Donc, ton ingrédient, le coût de l'ingrédient va impacter fortement le coût du produit fini. Donc, il faut faire attention. Il faut que ça baille le point quand même. Ça baille le coût sur les questions de volume ou juste d'un point de vue stratégique. Voilà. C'est une image parce que je cherche un extrait signature. Je cherche, pour ma gamme, je vais vraiment mettre un arône à chine prépérée plus sur l'autre payé donne il n'en a pas un minimum de commandes pour créer un mode. Et nous, en termes de volume de production, on travaille direct de 1 litre à 3 minutes pour toute la chaîne.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Alors, j'avais une autre question. Vous avez dit en intro qu'il y avait quand même pas mal d'acteurs, de producteurs d'ingrédients naturels. Est-ce que c'est une force de la France, ça ? Est-ce que c'est un sujet sur lequel on est bon ? J'aimerais bien votre avis là-dessus, parce que je cherche un peu des infos, savoir si on est en avance là-dessus ou pas.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Sur les ingrédients naturels, on est très bon sur les extractions naturelles. Des extractions trottres, on va dire. La France est pour moi des pays leaders dans le monde, pour ses technologies, mais très très fortes. Mais on n'est pas en retard, ça c'est sûr.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord. Donc, le futur sur les colorants végétaux, on en a parlé, c'est le sens de l'histoire globalement. Est-ce qu'il y a un événement dans le domaine de l'extraction ? dans les ingrédients naturels qui est à ne pas louper ? Si on s'intéresse à ce sujet-là, est-ce qu'il y a un événement hyper important ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Alors, dans l'exception, je ne sais pas. Je ne pouvais pas le dire dans l'exception. On va plutôt trouver des congrès scientifiques où il y a beaucoup de choses. C'est l'église en France, c'est l'église en France, c'est l'église en France, c'est très dépendant. Après, si on parle d'ingrédients naturels pour la cosmétique, il y a un événement à ne pas louper, c'est InCosmetics. c'est le salon mondial des impédants pour la thèse mythique qui a libéré il y a plusieurs versions aujourd'hui il y en a un en Europe qui est celui qui est le global et le Médial il y a plus de monde depuis déjà il y a plus d'exposants et après ils ont fait des je ne sais pas retrouver le nom mais ils ont copié dans d'autres blocs Cosmetic Asia non mais c'est une cosmétique Europe globale qui a du tour maintenant tous les 2 ans à Paris donc la prochaine c'est à Mont-d'Abu donc Mont-d'Abu un peu plus à Paris et puis ça tourne un peu dans et peut-être européenne, sur l'agrédition cosmétique,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Génial. Est-ce que vous avez un livre qui vous a aidé ? Parce que vous l'avez dit au début, vous n'y connaissiez pas grand-chose au végétal. Est-ce qu'il y a un livre, une source qui vous a aidé à rattraper tout ça et à être expert aujourd'hui ?
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
On a fait beaucoup de bibliographies scientifiques. On a beaucoup regardé la littérature scientifique, on a beaucoup regardé ce qui se faisait chez les autres, on a beaucoup étudié les technologies d'écraction, on a même participé présentement à l'écriture d'un chapitre d'un livre spécialisé sur les êtres auto-sondés du cœur.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ah génial !
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
J'avais plein de souvenirs le lendemain que je l'ai retrouvé.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ouais, si vous pouvez me l'envoyer après, c'est pas grave, mais c'est intéressant.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Ouais, qui est par des chercheurs, mais par chapitre.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
de la technologie de la banque qui est mise en avant et qui explique les avantages et les inconvénients de comment ça fonctionne et que de la partie sur la partie automatique c'est nous qui l'avons écrite alors donc Nicolas la question avant dernière c'est est-ce qu'on a oublié quelque chose est-ce qu'il y a un sujet qu'on n'a pas abordé que vous aimeriez aborder il y en a un je ne pensais pas en avoir un mais j'en ai un aujourd'hui il y a une coproblématique réglementaire en Europe sur
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
les collants donc là on n'a pas les US En cosmétique, en alimentaire, il y a une alimentation colorant-poréthiste qui impose ce qu'on travaille, les molécules qu'on sort, et derrière, il y a les technologies d'extraction qui apparaissent. En cosmétique, c'est une alimentation européenne qui est au plus de marché. En fait, vous voyez qu'on cherche des CI, des color index, on regarde derrière un pack, on voit des fois des CI 800, derrière un chiffre, ça c'est un CI, c'est du color index. Ça c'est un colorant, autorisé. et sous-colorant, vous allez voir dans cette liste-là, elle dit comment on l'obtient. Et là où c'est problématique, c'est que si on veut un CI, il n'est pas forcément une vraie chose d'avoir ça, parce qu'il y a toutes les problématiques autour des E quelque chose, il faut utiliser telle partie de cliente ou telle cliente, telle technologie. Et toutes les technologies qui sont ici ne sont que des technologies shunt.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord.
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Donc aujourd'hui, on arrive sur le marché des technologies. respectueux de l'environnement, des solutions de biotechnologie, par exemple, des voies par des voies biotech ou autres. Et si on veut faire des colorants, en fait, on est confronté à cette programmation qui nous interdit. Donc, c'est bien de changer, de trouver des nouvelles voies technologiques, des nouvelles solutions technologiques pour faire des choses plus propres, plus respectueuses de l'environnement. Mais pour ce matin, le sujet est tout droit. Mais il faut les utiliser.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
C'est ça. Donc, vous êtes plusieurs à avoir parlé de cette histoire de réglementation. Et en fait, ce qu'on m'a expliqué, c'est que déjà, un, il faudrait être plusieurs pour faire bouger cette loi. Et de deux, celui qui va en gros la mettre sur le marché, va la mettre sur le marché pour tout le monde. Et donc, du coup, tout le monde est un petit peu en attente, j'ai l'impression. Et autre sujet, aujourd'hui, la couleur est utilisée, mais vous allez me confirmer ou pas. Mais ce qu'on m'a expliqué, c'est qu'aujourd'hui, ils utilisent certains... certains produits qui donnent de la couleur, mais sans dire que c'est pour la couleur qu'on l'utilise. Donc, un peu de...
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Pour essayer de trouver des voies, des solutions pour mettre sur le marché des produits qui méritent de l'être, en fait. Des gens trouvent des alternatives pour faire autoriser des choses qui ne peuvent pas être interdites, alors que c'est plus propre que les trucs chimiques qui leur seront autorisés. Donc, oui, tout le monde cherche des alternatives, mais c'est vrai sur tous les marchés, pas qu'on soit cinétique, et pas qu'il y a des sujets sur les arônes, il y a des sujets sur plein de sujets. Là, c'est problématique. On est confronté à des législations qui sont archaïques, qui n'ont jamais changé et qui ne sont pas prêtes de changer s'il n'y a pas les volontés politiques de porter ce sujet en France et à l'Europe, pour faire éclater tout ça. Après, on peut se poser la question de qui derrière ne souhaite que ça ne change pas. Mais voilà, je ne montre personne du noir.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Non, mais on sait qu'en face de chaque... couleur végétale, il y a des lobbies dans chaque domaine, on le sait. Peu importe les applications, il y a des lobbies derrière, donc on comprend que oui, c'est...
- Nicolas Attenot - Biolie by Sensient
Il y a un vrai sujet législatif aujourd'hui à mener, à porter, pour que ça fasse changer les choses aussi, qu'on puisse utiliser au moins des solutions qui sont respectueuses, plus respectueuses que le groupe que t'as. La loi américaine va peut-être faire bouger les choses aussi.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
C'est ce que j'allais dire. Ce que j'allais dire, ça va peut-être mettre un petit coup de pied en Europe pour faire bouger les choses. Génial. Bon bah top. Franchement, Nicolas, un grand merci parce qu'on a encore une fois appris plein de choses. Je suis hyper curieuse d'aller fouiller un petit peu encore davantage ces sujets. J'ai beaucoup aussi apprécié la partie sur les huiles. Je trouve que c'est quelque chose qui est peu présent. Les huiles pigmentaires, je trouve qu'il n'y a pas beaucoup. Et je trouve que c'est une super porte parce que du coup, ça ouvre encore d'autres domaines d'application. Donc, c'est génial.
Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram à ArtEcoVert pour y découvrir le nom des prochains invités. Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix. C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale. Merci à tous !
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