ArtEcoVert Pauline LerouxBonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources panctoriales, usage concret, filière, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute ! Bonjour à tous, je vous partage le résumé de cette troisième journée de la quinzaine tanctoriale où on a parlé d'un sujet crucial, c'est-à-dire la transmission et le collectif qui est vraiment le nerf de la guerre de cette filière de la couleur végétale. Donc on parle beaucoup de plantes, on parle beaucoup de recettes, d'extraction, on parle des mordants, on parle de volume, on parle de débouchés, on parle d'acteurs, mais si la filière cherche à passer un cap aujourd'hui c'est pas seulement une histoire de molécules ou de rendements, c'est aussi une histoire de transmission et de collectif. Donc, sans lieu pour apprendre, sans lieu pour mettre en commun, la couleur végétale, elle reste une somme d'initiatives isolées. Et donc, on a vu l'importance des centres de formation, des associations qui deviennent vraiment une culture commune, qui permettent de partager les gestes, qui créent des réseaux de confiance, qui créent des projets territoriaux. Clairement, on le verra avec les Hauts-de-France. Et je voudrais aussi faire un clin d'œil aux agricultrices bretonnes qui nous ont montré l'intelligence du collectif de se regrouper, même si on propose un peu les mêmes produits, mais de mutualiser, de travailler de manière différente. Et donc, on va voir des passerelles concrètes entre l'amont agricole et l'aval des usages. Donc, c'est exactement ce qui s'est passé pendant cette quinzaine. Ce que je vous rappelle, c'est que si vous avez envie de prendre en cours cette quinzaine tinctoriale qui se finit vendredi prochain, vous aurez accès dans tous les cas à tous les replays. Donc, pas d'inquiétude. C'est quand même mieux de participer en direct, mais vous faites comme vous pouvez. Donc, vous avez les liens disponibles. Je vous le rappelle, ce sera juste la seule manière d'obtenir les conférences qu'on est en train de faire. Donc, dans la partie 1, on va voir que former, c'est une certaine manière de sécuriser la qualité de la couleur végétale. Ce qu'on a voulu aborder, c'est que les centres de formation étaient extrêmement importants. parce qu'ils permettaient de transmettre des gestes, de mutualiser, de sortir de l'isolement, etc. Et que ça permettait aussi d'avoir des procédés de reproductibilité, de solidité des couleurs qui étaient hyper importantes. Et que dans une filière plutôt « jeune » , entre guillemets, renaissante, les contre-exemples avaient des effets disproportionnés et pouvaient en refroidir certains. Et donc, ce qu'on a dit, c'est que dans la formation, il y avait différentes échelles. de l'initiation à la découverte qui a été reconnue comme extrêmement importante par tous parce que ça permettait de sensibiliser le grand public et qu'il y avait d'autres niveaux de montée en échelle, notamment les formations professionnalisantes. On en a cité certaines comme l'ENAMAC, comme le GRETA qui a lieu de mi-septembre à mi-octobre, qui a été initié par Sandrine Rosier. qui fête ses 10 ans. Donc, c'est 4 semaines d'affilée avec une session de 10 à 12 personnes et c'est finançable par l'AFDAS ou le CPF. Donc, ça pareil, j'y reviendrai tout à l'heure. Donc, on a eu la présentation de Thierry Thévenin pour le centre de formation Vieilles Racines Jeunes Pouces qui propose des formations pour les plus tôt initiés donc avec des intervenants Euh... passionnant, franchement. Il nous a parlé de Cécilia Aguirre, de Magali Bontou, de Dominique Cardon, de Sandrine Rosier, etc. Ensuite, on a eu le témoignage de Colore ton monde, donc de Suzy Gallo, pareil, qui nous a transmis sa sensibilité à retrouver du sens, retrouver du beau dans nos pratiques, et donc expliquer qu'elle était en train de trouver un lieu pour les formations, pour les rassembler. Aujourd'hui, elles ont lieu chez les différentes intervenantes. Donc, il y avait Cécilia Aguirre, Marie Longui. Anne-Sylvie Godot, il me semble, et elle a mentionné aussi Greening dans l'accompagnement. Et donc, il y avait ces centres-lieux qui permettent de partager des terrains, des jardins botaniques, pour par exemple Thierry Thévenin, vieille racine jeune, des bibliothèques, pour travailler aussi au rythme des saisons, d'avoir des groupes réduits. Donc, on ne vient pas apprendre une recette. Clairement, ils disaient qu'on venait regarder une plante, mettre un protocole en place, etc. Bref, c'était passionnant. Ensuite, on a parlé des associations qui sont des moteurs, clairement, silencieux. Donc, ces associations, c'est aussi des lieux qui structurent, clairement, qui sont parfois plus discrets, mais qui créent clairement des réseaux incroyables de lieux, d'habitants, d'acteurs, de cultures, de coopérations, etc. Donc là, on a voulu prendre deux exemples des Hauts-de-France. Donc, on a eu à Lille, Les tinctoriales avec Radostina, une association qui est vraiment enracinée dans le patrimoine textile des Hauts-de-France. Il y a des jardins, il y a la bibliothèque, ils ont mis en place un séchoir, ils sont en autonomie de graines, il y a des permanences d'ouverture pour participer, pour aller, voilà. Et leur force, c'est de rendre la couleur visible au quotidien. Donc, en ville, quand ils avaient des vitrines, c'était tout le temps exposé pour attirer le regard, etc. Aujourd'hui, ils sont au-dessus de la Poste, avec un local qui est vraiment bien. Donc, on y est allé, nous, en janvier, avec Romain Vandenbuche, qui cultive de l'indigo des Hauts-de-France. Donc, voilà. Et ils mettent plein de thématiques en place, adoptent une plante panctoriale pour que vous essayiez de les accueillir dans vos jardins. Ils se rapprochent des jardins botaniques, des conservatoires. Enfin, bref, ils sont très enracinés localement. C'est vraiment génial. Et ensuite, on a eu le témoignage de Géraldine Goya, de l'association Antémis, cette fois-ci dans le Pas-de-Calais, qui propose la couleur végétale comme un levier de développement territorial. Donc, il y a un contexte rural qui est, pour le coup, marqué par une désertification, et des femmes qui ont besoin d'être réinsérées, entre guillemets, qui se sont un peu isolées du travail. Et donc, cette association, elle produit... Elle fait intervenir des écoles, il y a le pass culture, des projets patrimoniaux. Elle travaille, donc, c'est un territoire des Sept-Vallées, etc. Bref, je pense que Géraldine vous le racontera bien mieux que moi. D'ailleurs, Géraldine va être... C'est l'association que j'ai choisi de mettre en avant parce qu'Arrécovert va participer au podcaston pour soutenir une association et lui donner de la visibilité. Merci. Restez connectés, vous allez avoir un épisode dédié du travail formidable que fait Géraldine avec l'association Antémis. Alors, pour conclure, il y a eu trois besoins simples et urgents qui ont été remontés. Le fait d'avoir des lieux, de pouvoir partager les métiers, de s'adapter au territoire. Il y a un premier problème qui revient, c'est le financement de ces formations. Donc, il y a la certification Calliope. qui permet une prise en charge pour les artisans, les artistes auteurs, les intermittents. Mais on a constaté que tous ces financements se fragilisaient. Et ceux qui sont le moins bien servis, ce sont les agriculteurs qui ont le moins d'aide. Donc, ils ont mentionné plusieurs services d'aide. Donc, vous verrez tout ça dans les replays. Mais en gros, l'idée, c'était de se dire, attention, c'est en train de se réduire. Donc, il est intéressant de se former maintenant. Et une idée qui vient de Thierry Thévenin, c'était de se dire, est-ce qu'on ne créerait pas un fonds commun pour permettre aux acteurs de la couleur végétale de continuer à se former ? Donc, on est en train de réfléchir à ça. Et donc, l'idée, c'est de pouvoir continuer à se former en stage, en découverte, en stage de professionnalisation, etc. pour financer les formations. La deuxième chose qui est apparue, c'est cette histoire d'annuaire, de cartographie. Donc, vous savez qu'il y a la carte... à Récovert qui va bientôt sortir sous un format qui va permettre à Récovert de continuer à avancer, mais qui va vous rendre énormément de service. Là, l'idée, c'est comment on collecte toutes ces démarches associatives sur les couleurs végétales et toutes les formations qui existent. Si vous êtes un centre de formation, si vous êtes une association autour de la couleur végétale, que ce soit jardin, agriculture, botanique, tout ce que vous voulez, n'hésitez pas à me faire un mail, je vais tout compiler. pour qu'on ait une vision claire des centres de formation et des associations en France. Donc, mon mail, c'est pauline.arecover.com Et donc, cette cartographie sera un moyen de rendre disponible des centres de formation et des associations. Sachant qu'il est à 78%, c'est le chiffre des gens interrogés, ont suivi une formation en couleur végétale. Par contre, 46% d'entre eux font partie d'une association et pas par manque d'envie, mais parce qu'on ne connaît pas ces associations. Ensuite, il y a le projet, c'est un des groupes de travail qu'on est en train de créer avec Thierry Liénard en Irlande et Florent Valentin des Jardins de l'Orice. C'est l'idée d'avoir une bibliothèque ouverte et vivante sur les plantes panctoriales et leurs usages. Et donc là, il y a une question, c'est vraiment hyper marrant comme quoi les planètes s'alignent, sur le Murasaki, qui a été posé par Thierry Thévenin. et c'est exactement le sujet ou l'enquête qu'avait envie de mener Florent Valentin. Donc, je trouve ça hyper intéressant. Donc, ces personnes-là, on va se mettre en relation pour comprendre, mutualiser nos essais et faire des visios, faire des podcasts avec des thématiques de plantes. Et par exemple, j'aimerais trop que le premier, ce soit « Qu'en est-il du Murasaki ? » « Est-ce que vous avez réussi à avoir ces couleurs attendues ? » etc. Bref, tout ça pour vous dire que ça bouge beaucoup, que le... collectif. On est vraiment passé de démarche individuelle à vraiment du collectif. Et voilà, je vous invite, encore une fois, si vous êtes une association ou un centre de formation, à m'envoyer vos infos. Je mutualise et je partage. Belle journée à tous et à la prochaine. Merci pour votre écoute. Pour soutenir La Couleur Végétale, abonnez-vous au podcast Aréco Vert sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose. ça soutient vraiment le podcast. Pour les artisanes de la couleur végétale qui veulent aller plus loin, vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté Areco Vert à vie. Et pour les entreprises qui souhaitent creuser davantage le sujet de la couleur végétale, me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux, on se retrouve sur arecovert.kit.com Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant