ArtEcoVert Pauline LerouxBonjour à tous, aujourd'hui je vous parle de deux défis que je regroupe dans un épisode parce qu'ils ont un lien très commun, qu'on va aborder les journées du 18 et 19 novembre prochains aux rencontres professionnelles de la filière tinctoriale à l'IUT de Béthune. L'idée de ces journées, vous l'avez compris, c'est de se réunir et d'avancer sur des défis de la filière tinctoriale, et un défi qui est commun à beaucoup de domaines d'application de la couleur végétale, c'est le défi de la montée en échelle. parce qu'on peut réussir ces tests à échelle atelier, donc pour les teinturières, pour les savonières et autres domaines de la couleur végétale. Mais il y a la montée en échelle qu'il faut envisager. En fait, ça ne devient plus du tout la même chose. Pareil, je pense aux agricultrices, l'extraction qu'on peut vous montrer en formation à petite échelle, eh bien, ce n'est pas la même chose quand vous travaillez avec des mètres cubes d'eau, des mètres cubes de... plantes tectorielles à extraire. Donc bref, cette montée en échelle, elle touche vraiment tous les domaines d'application. Elle arrive soit à des moments où les acteurs rencontrent des entreprises ou des industriels qui sont intéressés par le concept, mais elles arrivent aussi quand une entreprise fonctionne bien, une entreprise artisanale fonctionne bien et veut monter en échelle dans sa production pour ne pas passer son temps à faire à plus petite échelle, c'est le cas de le dire. Donc cette montée en échelle, elle arrive. soit quand une entreprise grandit, soit quand un industriel ou une plus grosse entreprise cherche ses projets. Et donc là, l'idée, c'est vraiment de venir échanger durant ces deux jours sur la montée en échelle dans les différents domaines d'application, ce qu'elle implique, etc. Donc ça, c'est la première partie du défi qu'on relèvera collectivement, vu que tous les acteurs, peu importe le domaine d'application, sont soumis à cette montée en échelle de production, de valider des... des savoir-faire, de l'extraction, etc. Mais il y a un deuxième défi qui sera abordé pendant les deux journées, c'est la preuve de concept industriel. Pourquoi c'est hyper important ? Parce qu'en fait, aujourd'hui, on manque de preuves que la couleur végétale à plus grande échelle et de manière industrielle fonctionne. Et c'est ce qui peut rebuter certains à s'y intéresser, alors que tous les voyants sont au vert pour aller vers la couleur. couleur végétale dans ces aspects meilleurs pour la santé, meilleurs pour l'environnement, non-dépendance aux produits pétroliers et ces prix qui sont en train de tendre vers ceux de la couleur de synthèse. Pourtant, le manque de preuves, malgré qu'on ait des acteurs sur le podcast à Recover qui nous montrent ça, le manque de preuves de réussite de cette preuve de concept industriel fait qu'il y a beaucoup de projets qui s'arrêtent à ce stade-là. Et donc, l'idée de ces deux jours, c'est vraiment de parler de comment on passe d'une preuve de concept en labo, à petite échelle, etc., à montrer qu'industriellement, on y arrive avec les machines qui sont adaptées, les matières premières qui sont adaptées par rapport aux machines, etc. Et donc, ça, ça va être un sujet de débat. sur ces sujets, sachant qu'il y a aussi deux visions de la chose, c'est qu'il y a des acteurs pour qui il faut complètement repenser tout le système, c'est-à-dire on ne peut pas teindre dans des machines de teinture faites pour du synthétique, parce que les colorants végétaux vont obstruer le système dans la machine de teinture, ou d'autres qui pensent que en fait Merci. il faut inventer les outils adaptés à l'usage de colorants végétaux. Donc, il y a deux visions des choses, pas qui s'opposent, mais qui pourraient se rencontrer justement à ces deux journées de rencontre. Donc, c'est l'objectif vraiment, c'est de venir débattre sur comment on fait pour qu'une preuve de concept industriel voit le jour, comment on fait pour monter en échelle, quel que soit le domaine d'application. Et donc, ça peut concerner plein de choses. Passer de « je teins un tissu de 40 cm par 40 cm » à « je veux teindre 500 mètres de couleur » pour rendre disponible des tissus colorés végétalement pour la mode. Et donc, on a rencontré des acteurs, on a rencontré le CETI, on a rencontré l'unité de Béthune, on a rencontré des acteurs qui nous ont parlé de ces difficultés parfois à monter en échelle et de comment on tient le niveau de qualité entre… Je suis au niveau atelier. J'arrive à avoir des résultats, je monte en échelle et je ne tiens plus les résultats. Donc, comment on analyse les résultats par la colorimétrie ? Quels sont les outils de mesure qui vont nous permettre d'avoir un delta E, pour ceux qui suivent, inférieur à 1 ? Comment on respecte les normes pour qu'on soit OK lavage, frottement, exposition à la lumière, etc. ? Et autre chose, c'est comment on fait parler les acteurs entre eux ? sachant que les sujets, dès qu'ils passent à un niveau industriel et qui a nécessité des investissements, on rentre aussi dans la notion de brevets, de choses protégées, etc. Tout ça, c'est des choses dont on va parler à nos rencontres, mais pour montrer aussi aux gens que oui, ça existe et qu'il y a des résultats de montée en échelle qui fonctionnent dans les différents domaines d'application. Par contre, ça nécessite de la formation des membres des équipes. un matériel adapté ou revisité, retravaillé, etc. Bref, donc c'est vraiment ces sujets-là qu'on va travailler avec des experts dans les domaines, dans les différents domaines. Et donc ça, c'est vraiment ce qui va être génial à ces rencontres, c'est de rencontrer des industriels, des institutions qui pourront nous expliquer aussi comment obtenir des fonds pour ces montées en échelle, comment obtenir des fonds pour ces preuves de concepts industriels, etc. Et donc franchement, vraiment trop ravie. de rendre concret et de rendre, comment on va dire, ceux qui ont envie de passer à l'étape d'au-dessus, puisque pareil, on peut travailler la couleur végétale et apprécier à être à l'échelle plus slow, on va dire, plus raisonnée, avec des quantités plus petites, etc. Ce n'est pas du tout un jugement de valeur, c'est de dire comment nous, on fait échanger les gens entre eux pour que ces preuves de concepts industriels et mettre en avant les acteurs qui réussissent à faire ça, soit mis en avant, peu importe le domaine de la couleur végétale qu'il couvre. Donc voilà, deux défis que je vous ai regroupés en un épisode. Comme à chaque fois, je vous rappelle que ces journées du 18 et 19 novembre prochains sont sur inscription, qu'elles ont lieu à l'IUT de Béthune et que franchement, ça va être hyper sympa de rencontrer toute cette filière et de faire parler les gens et de faire appel à l'intelligence collective pour réfléchir un petit peu aux idées de chacun. et on est beaucoup plus fort à plusieurs cerveaux qu'à un seul. Eh bien écoutez, je vous souhaite à tous une très belle journée, et je vous dis à bientôt ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant