- Yams
Genre ceux qui étaient là-bas, cette époque, vous êtes des bâtards. C'est par amour pour les autres que je prends soin de moi. Ouais, de fou, mais parce que si tu veux crier, faut que tu vois que tous mes gars ne captent pas exactement ce qui se passe dans ma tête. Mais ils sont en mode, mon gars, on voit que tu fais des choses. Va !
- Ossama
On dit qu'on n'a qu'une vie. Et si en vrai, on n'avait qu'une seule main. Moi, c'est Osama. J'ai vu ma vie défiler et depuis, j'ai changé de mental. De l'usine à la fac et de la fac à l'entrepreneuriat, j'ai lancé Artisan d'Esprit. Cité ici, c'est pour entendre des récits vrais de gens qui doutent, qui tombent, mais qui avancent avec foi. Notre but, valoriser les quartiers de France. Parce qu'ils portent des talents, des rêves et des combats. Artisan d'Esprit, c'est des échanges sincères, authentiques et sans langue de bois. N'écoute pas les conseils des gens, écoute leur histoire. C'est maintenant sur Artisan d'Esprit. Les amis, bienvenue, très content de vous recevoir pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui je reçois quelqu'un, on peut le dire, quelqu'un qui est parti de zéro. Moi j'aime bien utiliser le terme autodidacte parce que c'est le cas. Il est ici. Parce qu'il a cartonné, à mon sens, sur les réseaux. En tout cas, il a fait en sorte de vraiment aller loin avec sa passion. Aujourd'hui, il a lancé sa marque de sneakers. Et je suis très content de le recevoir. On reçoit notre cher Yams, a.k.a. Bandouzi. Comment ça va ?
- Yams
Ça va très bien et toi ?
- Ossama
Ça va bien, je suis content de te recevoir. Ça me fait plaisir. Est-ce que tu es à l'aise ? Tu te sens bien là ?
- Yams
Oui, ça va, je me sens bien. Il ne fait pas trop chaud.
- Ossama
tout est cool pour moi en plus ce que j'aime bien c'est que je sais même pas si tu savais que c'était filmé parce qu'avant c'était pas filmé mais en tout cas t'es venu avec du style t'es venu t'as raison je me suis dit au cas où là c'est bon je suis à l'aise on est bien écoute j'ai
- Yams
une première question pour toi c'est la question que je pose à tous mes invités c'est comment va ton coeur comment va mon coeur non franchement Euh... Récemment, je pourrais dire que mon cœur va bien. Je suis à l'aise de faux. Tout simplement parce que, Dieu merci, aujourd'hui j'ai la possibilité de vivre comme j'ai envie de vivre et de faire ce que j'aime et ne pas être retenu dans une vie que je ne voudrais pas vivre. Rien que pour ça, je suis juste reconnaissant. Mon cœur est à l'aise de faux.
- Ossama
Content de l'entendre, ça me fait plaisir. Deuxième question pour toi, est-ce que tu peux raconter ta jeunesse à travers ton quartier ?
- Yams
Pour raconter ma jeunesse à travers mon quartier, j'ai grandi dans les années 2000 à Massy. Dans le 91, j'habitais au quartier de Place de France. C'est vraiment là où j'ai fait la plupart de mon enfance. J'ai quitté là-bas à mes 17 ans. Donc franchement comment je pourrais décrire mon enfance dans ce quartier là ? Je pourrais dire que j'avais plutôt un regard de spectateur plutôt que d'acteur.
- Ossama
Ouais.
- Yams
Dans le sens où je sortais pas beaucoup. Tout simplement parce que j'avais des petits à surveiller donc voilà. Genre je les gardais à la maison et tout ça comme à ce moment là c'était moi le plus grand. On regarde les petits à la maison. Je regardais un peu tout du côté de ma fenêtre. J'observais un peu ce que je voyais autour de moi. Et même avec mes interactions avec les autres, toujours un peu en décalage avec tout ce que je pouvais voir autour de moi. C'est pour ça que je dirais plus spectateur. Pas forcément le plus vocal ou celui qui va se montrer le plus. juste j'observe, je vois comment les gens se comportent et comment c'était vraiment ça comment je pourrais décrire,
- Ossama
c'était plutôt ça et comment tu l'as vécu cette partie, il y avait une frustration il y avait quelque chose ?
- Yams
non pas de frustration dans le sens où je sais pas comment expliquer mais moi j'apprends en observant les autres je vois comment les autres agissent et tout ça et c'est comme ça que moi je prends mes leçons aussi et Quand je voyais certains chemins que des gens que j'ai connus ont pris, moi ça ne m'intéressait pas plus que ça. J'étais en mode ok, c'est sympa, toujours un peu en spectateur, je regarde. Et comme je ne me retrouvais pas forcément dans tout ce que je voyais, moi ça ne me dérangeait pas plus que ça. Même si j'avais mes amis, j'ai mes cas qui sont toujours là, à qui je fais des gros bisous s'ils passent par là. c'est ta signature ça non mais c'est important bisous voilà mais Mais ouais, il n'y avait pas forcément de frustration, vu que depuis petit, j'ai toujours été un peu dans mon monde, dans mes délires. Et vu qu'il n'y avait pas forcément des gens qui partageaient mes délires, j'étais là, je faisais mes trucs, il n'y avait pas de soucis. Moi, j'étais à l'aise.
- Ossama
Ok, c'est intéressant parce que souvent, surtout quand on est jeune... on a besoin d'appartenir à un groupe. Et le rejet, souvent, il est fort. Il se ressent de manière très puissante. Toi, apparemment, tu le vis avec légèreté.
- Yams
Ouais, parce qu'en fait, je ne sais pas comment expliquer, mais les gars, ils savaient. Yams, il est comme ça.
- Ossama
Il est dans son délire.
- Yams
Je me souviens, à l'époque, aujourd'hui, un peu moins, mais à l'époque, je m'habillais. des couleurs de fou. Je suis là, des tenues full rose, full rouge et tout ça, des coiffures de fou. Les gens étaient en mode
- Ossama
« C'est Yann,
- Yams
tranquille. » Moi, je n'ai jamais eu ce problème où je me sentais rejeté ou quoi. Parce qu'en vrai, mon rapport aux autres était très sain. Une fois que tu te comportes normalement avec les autres, Que tu apportes du respect aux autres, même si vous n'allez pas vous capter dans tous les délires et tout. Mais on reste des humains, on parle normalement et tout. Donc, il n'y a pas de raison pour que ça soit bizarre. Et après, voilà quoi. Après aussi, je parlais mal un peu. Et tu me faisais chier aussi. C'est vrai ? Ouais.
- Ossama
Tu étais froid ou tu t'insultais direct ?
- Yams
Non, genre, tu connais, moi je ne suis pas dans les insultes en mode nique ta mère et tout ça. genre c'est C'est pas assez créatif, tu vois. On est vraiment dans le but où, vas-y, il faut que... Genre, tu sais, une bouche salée. Vraiment, c'est pas... Donc, forcément, après, on te fait pas chier trop longtemps. Donc, en vrai, c'est... Genre, j'ai pas eu trop de problèmes.
- Ossama
Vas-y, donne-moi un exemple de bouche salée en termes d'insultes.
- Yams
Je sais pas. Genre, en vrai... Non, en vrai, c'est pas bien. Genre, je sais pas. C'est pas bien. Genre, juste, j'ai des souvenirs comme ça. Non, c'est pas bien. Genre, ouais. connaissait les histoires des autres et tout ça, je dis, mais en fait, toi, ton daron, on l'a vu. Bref.
- Ossama
Ah oui, d'accord, d'accord. Tu sortais vraiment les dossiers familiaux.
- Yams
C'est vrai. Donc, en vrai, laisse-moi tranquille.
- Ossama
Sans scrupules. C'est une méthode de défense. En gros, si on le cherche, au moins, tu sais très bien qu'une fois,
- Yams
mais pas deux. En vrai, c'était pas... Mais encore une fois, genre, pourquoi me chercher ? Moi, je suis tranquille. Genre, ouais, donc laisse-moi. Laisse-moi, moi, je suis tranquille, je suis peace. Je respecte tout le monde.
- Ossama
tant qu'on me respecte et puis c'est cool donc toi t'as commencé par grandir dans le 0-2 c'est ça ? non à Massy du coup Massy et après t'es parti à Château Thierry exactement d'accord parce qu'on a un point en commun c'est que toi et moi du coup on est un peu picards jure toi aussi mais non par contre je suis du 60 ok je suis pompier de moi pompier ok après t'as vu nous les mecs du 0-2 on avait du mal un peu parce que ça n'avait pas conduit ah
- Yams
Je confirme, je conduis très mal, mais c'est tranquille.
- Ossama
Après Paris, c'est le même défi que le monde en vrai, tu vois. Donc raconte un peu Massy, comment c'était ? Tu étais paré à Massy, à Château-Thierry, ou il y avait une différence ? Tu pouvais sortir un peu plus à Château-Thierry ?
- Yams
Bah en fait, c'est pas que je pouvais pas sortir, c'est que moi ça m'intéressait pas de traîner trop longtemps. Genre moi je suis un gars, faut me dire clairement, soit on va là-bas, on fait ça, soit j'y vais pas. parce que quand j'étais à Massy, moi mon quotidien c'était quoi ? École, dès que j'ai fini l'école on va au sport donc au début c'était le rugby après c'était le football américain après je rentre à la maison et point, genre pourquoi tu veux que je reste dehors ? Tu vois, chez moi c'est cool, genre je vais pas rester trop longtemps et du coup en allant à Château-Thierry malheureusement j'ai pas pu continuer le football américain il y avait pas les structures pour et aussi c'est pas pareil dans le sens où À Massy, en tout cas dans l'île de France en général, il y a beaucoup de transports. Donc même si tu n'as pas le permis, quand tu es jeune, tu peux te débrouiller, faire tes missions, aller un peu partout, non sans problème. Là, les seuls transports que tu as, c'est le bus scolaire. Donc tout de suite, en fait, c'est une autre façon de faire les choses. Mais bizarrement, c'est les moments où j'étais le plus dehors, on va dire. Vu qu'il y a des gars à moi qui organisaient des soirées, des machins chutes et tout ça, donc du coup j'y allais. Mais en soi, c'était ça la différence. Est-ce que je sortais un peu plus ? Ouais, vite fait, mais pas plus que ça. Je ne suis pas un gars qui sort de ouf en fait. Ok,
- Ossama
en général, après tu es très propre à toi et ta personnalité encore une fois. Ouais, voilà, c'est ça. Ça a l'air d'être le cas. D'ailleurs, j'avance un peu dans le temps, mais on y reviendra un peu plus longuement tout à l'heure, mais c'est une des raisons pour lesquelles tu as été ultra créatif et que tu as fait ton atelier chez toi, j'imagine.
- Yams
Ouais, c'est ça. En fait, depuis petit, j'ai toujours été intéressé par tout ce qui est art, le design en général, tout ce qui est beau, en fait, finalement. Je me souviens, quand j'étais petit, mon père, il bossait dans le bâtiment et du coup, des fois, il nous emmenait dans ses chantiers, tout ça. Comment il parlait d'architecture et tout, ça m'a donné un peu le goût de ça, d'être un peu curieux, de voir comment ça fonctionne un peu. Même quand j'étais petit, je voulais être architecte de base, mais bon, la conseillère d'orientation en a décidé autrement, mais c'est pas grave, ça c'est un autre sujet.
- Ossama
On l'a tous eu la même.
- Yams
De fou. Mais du coup, ouais, c'était quoi la question déjà ?
- Ossama
C'est parce que tu étais souvent chez toi que tu as développé ta créativité ?
- Yams
Oui, c'est ça. Justement, quand tu es chez toi, tu as du temps. Au bout d'un moment, la télé, c'est ennuyant. Tu commences à chercher d'autres trucs. Je me souviens, il y avait la maison du quartier où, après l'aide de devoirs, tu avais la possibilité de participer à des ateliers. Je participais à un atelier craft. Je faisais du craft là-bas. C'est comme ça que j'ai commencé à toucher un peu. Mes premiers contacts avec l'art, c'était par le biais du craft et tout. Donc j'ai fait quelques murs et tout ça dans ma ville, même dans mon collège et tout. C'était cool. Et en fait, c'est juste des recherches, de la curiosité. Tu traînes sur Internet, tu vois des trucs. Et puis voilà, comme moi, j'aimais bien tester les choses aussi, faire mes expériences de mes propres mains. Voilà.
- Ossama
Ok. Donc tu grandis dans Un milieu de créatif Parce que déjà Les spécialistes expliquent qu'aujourd'hui Pourquoi les gens La majorité des gens sont moins créatifs C'est parce qu'ils s'ennuient plus Et que Une des choses essentielles à la créativité C'est l'ennui Aujourd'hui on est tous en train de scroller Et en fait ça tue
- Yams
Ça tue la créativité Par exemple là aujourd'hui je me rends compte J'avais plus d'idées quand j'étais en cours. Parce qu'en cours, je me faisais chier.
- Ossama
Ouais, je vois.
- Yams
Donc, si tu vois, par exemple, toute ma scolarité, en vrai, à partir de la cinquième, je n'écrivais plus mes cours. Je dessinais juste. Je passais mon temps à dessiner et tout ça.
- Ossama
Tu prenais des notes de tes cours en dessin ou tu étais carrément ailleurs, tu divaguais ? Ouais,
- Yams
non, je divaguais de fou. Parce qu'en fait... Moi j'écris très lentement donc du coup le mieux pour moi c'était de me concentrer sur le cours, de bien écouter ce que la prof va dire ou le prof va dire et en vrai genre j'ai dessiné genre vu que je m'ennuyais et je trouvais pas ça forcément intéressant et j'ai vite capté qu'en se contentant de pas beaucoup d'efforts je pouvais arriver à des 13-14, ça allait plutôt bien J'étais en mode, bon, en vrai, pas besoin de plus. Donc, vas-y.
- Ossama
C'est fou, c'est le lâcher prise qui permet d'aller loin dans la vie, dans l'école. Et t'es parti jusqu'à licence, master.
- Yams
Ouais, j'ai eu mon master.
- Ossama
T'as vu, un master en faisant des dessins en cours, c'est incroyable.
- Yams
Ouais, c'est ça, plus ou moins, on va dire ça. Mais ouais, j'ai eu mon master et tout, c'est cool, je suis content. Ça, c'était juste pour que maman ne se stresse pas trop. C'est important.
- Ossama
elle est plutôt jeune faut l'aménager on lui cache des trucs c'est bon c'est ça et surtout que en vrai normal c'est une mère elle s'inquiète et elle se demande quel est le chemin de vie que mon fils va prendre le
- Yams
fait d'avoir ce diplôme là tout de suite elle est en mode ok même si je capte pas toujours où tu veux aller mais au moins il y a cette sécurité là je sais que voilà c'est bon c'est déjà ça
- Ossama
Ça rassure même si aujourd'hui les diplômes, malheureusement, selon les secteurs et tout, ça ne veut plus trop rien dire. Même certaines entreprises commencent à valoriser l'expérience ou alors la capacité de l'apprentissage plus que les diplômes et tout.
- Yams
Bien sûr.
- Ossama
Donc tu fais ça pour faire P0 par an. En parallèle, il y a le Covid qui arrive.
- Yams
Ouais.
- Ossama
Et t'es plus en mode, vas-y, tu devais aller au Canada. Franchement, ça ne s'est pas fait.
- Yams
C'est ça.
- Ossama
Donc tu rentres dans un bail de, vas-y, il faut que je rebondisse.
- Yams
Hum hum.
- Ossama
Et il se passe quoi dans ta tête quand tu te rends compte de tout ça ?
- Yams
Plusieurs choses. Déjà, avant le Covid, ma perception de la vie était plutôt assez... tracé. Moi, mon but principal, c'était de faire de l'argent, parce que il me manquait de l'argent, donc il fallait que je trouve le moyen de faire de l'argent. Et dans cette idée-là, le but, c'était d'être expert comptable. Voilà. Je vais être expert comptable, je vais faire mes sous et tout ça, ça va être tout droit, et ça va bien se passer. Mais avec le Covid, je me suis posé un instant, et j'ai réfléchi, je me suis dit, mais... Cette quête-là de l'argent, est-ce que tu le fais pour les bonnes raisons ? Est-ce que c'est le bon chemin que tu as envie de prendre ? Pourquoi je voulais le faire à ce moment-là ? C'est parce que j'étais dans l'optique que j'ai ma mie, mes frères et sœurs, il y a ma daronne qui est là et tout ça. Il faut que je sois en capacité de pouvoir, non pas subvenir, mais d'être en capacité d'aider. Maintenant, si cet argent-là que tu prends pour aider fait qu'au fond, la vie que tu mènes ne te convient pas, en fait, tu n'es même pas agréable pour les tiens. Tu es là, combien de personnes que tu as vues frustrées par leur vie au quotidien, même s'il y a l'argent qui est là, mais au fond, on veut juste avoir quelqu'un autour de nous qui puisse être présent et toutes ces choses-là. Bref, on... En y réfléchissant, je me suis rendu compte que depuis tout petit, ce que je kiffais, c'était créer des trucs. Donc pourquoi me limiter, sachant que tout est incertain, je ne peux pas planifier les choses dans 5, 10, 20 ans, alors que je ne sais même pas dans un an où je vais être. Donc vas-y, prends ta machine, prends ta tablette, teste tes trucs, vois ce que ça peut rendre et tout, et si tu le veux, ça va le faire.
- Ossama
C'est fou parce que... En soi, il y a eu beaucoup de déclics comme ça pendant le Covid. Il a fallu le Covid pour que les gens réalisent qu'ils ont du potentiel et qu'ils ne se retrouvent pas forcément là où ils doivent se retrouver. Toi, c'est un peu différent parce que le choix que tu fais de base de faire ces études-là, c'est parce que dès le départ, très jeune, tu t'es senti responsable de ta famille. Ça veut dire que tu avais déjà la mentale du père de famille qui doit avancer, qui doit faire les choses pour venir aux besoins de sa famille, quitte à s'oublier. Qu'est-ce qui fait que mentalement ça switch en termes de responsabilité ? Tu vois, si je devais me dire, ouais, en gros, aujourd'hui, toute ma vie, j'ai travaillé pour ma famille parce que je suis responsable de leur bien-être. Aujourd'hui, vas-y, j'ai envie de penser à moi. Est-ce que c'est ça ou je me trompe un peu ?
- Yams
Ouais, c'est plus ou moins ça. En fait, le truc, c'est que la démarche derrière tout ça, c'est je pense à moi pour pouvoir être en capacité de faire le bien pour les gens qui m'aiment. Tu captes ? Donc, du coup, il faut que je puisse me sentir bien pour que les gens autour de moi puissent se sentir bien aussi.
- Ossama
Et pour le long terme aussi.
- Yams
Voilà, exactement. En fait, c'est par amour pour les autres que je prends soin de moi, tu vois. Donc, si je ne suis pas aligné sur ce que je fais et sur ma façon de vivre, en fait, je ne pourrais pas être en capacité d'être... présent pour les gens qui ont besoin de moi.
- Ossama
Tôt ou tard, ça va te retomber dessus et automatiquement, ça va leur tomber dessus aussi.
- Yams
Exactement.
- Ossama
Et du coup, est-ce que tu fais quand même attention à ne pas créer une forme de dépendance ? Ça veut dire que dans chaque famille, il y a toujours quelqu'un qui... Il y a toujours la famille qui est dépendante d'une personne, d'un frère ou d'une sœur par rapport à sa situation professionnelle, etc. Est-ce que toi, tu es plus dans le mode... En gros, je fais attention quand même à faire en sorte que les petits frères et les petites sœurs grandissent bien et eux deviennent autonomes dans le sens où ils arrivent à se débrouiller sans qu'ils viennent à chaque fois demander plein de services et apprendre à évoluer en soi.
- Yams
Ouais, après tu connais le but. En tout cas, pour mon cas, quand je pense à mon petit frère, ma petite sœur et tout ça, Le but, c'est qu'ils puissent vivre eux aussi comme... ils l'entendent et qu'ils puissent être en accord avec leurs principes à eux. Moi, je ne suis pas dans leur tête. Je ne sais pas ce qu'ils imaginent eux pour leur vie, mais si je peux leur permettre de leur donner les outils pour qu'ils puissent être en capacité de vivre comme ils l'entendent, moi, c'est pour ça que je suis là. Donc, ça passe par une certaine autonomie, parce qu'en vrai, c'est ta vie. C'est à toi de te gérer. Moi je n'ai rien à te dire, en vrai. Moi je peux juste te conseiller comme je peux, de ce que je connais, de ce que j'ai vu. Après le reste, tu fais ton chemin. Moi je fais mon chemin aussi, j'essaye d'avancer de mon côté. Essaye d'avancer de ton côté aussi, si je peux t'aider, si je peux te permettre d'éviter d'avoir certaines galères et tout ça, pour éviter de perdre du temps et tout. Même si on ne perd pas vraiment du temps, mais pour avancer plus vite, on va dire, tiens, demande-moi et vas-y. Si je peux, je le fais. Mais à la fin, c'est toi qui as les réponses, ce n'est pas moi.
- Ossama
Oui, je suis d'accord. Et en termes d'inspiration, déjà toi, quelles ont été tes inspirations ? Tu parlais de ton père un peu, qui t'amenait sur les chantiers. Est-ce que tu as eu d'autres inspirations ? Par rapport au Graf, par exemple.
- Yams
Par rapport au Graf ? En vrai, il y avait l'intervenant qui était là pour animer les ateliers de graphe. Il s'appelle Christophe, si je ne me trompe pas. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas croisé. Il s'appelle Christophe. Son nom de grapheur, c'est La Peste. Et en vrai, c'est lui qui m'a donné les premières bases du graphe et tout ça. Après, en termes d'inspiration... Parce qu'aujourd'hui, j'évolue dans le monde de la sneakers, de la chaussure et tout ça en général, et de la mode et tout. Mes inspirations, ça a été Youssouf Fofana.
- Ossama
Ouais, mais c'est un plateau rouge.
- Yams
De fou. Ouais. En vrai, c'est son travail qui m'a donné le courage de me dire, ok, le mec, il fait ses collabs et tout ça, il avance, il fait ses trucs et tout. Qu'est-ce qui m'empêche, moi, d'aller chercher des usines, de tester mes trucs ? Et Dieu seul sait la suite, ce que ça pourra donner.
- Ossama
Mais Youssouf, tu l'as connu quand ? Parce que c'est plus tard dans le temps, ça, en réalité.
- Yams
Ouais, beaucoup plus tard. Parce qu'en fait, l'idée de la marque de chaussures, c'est très récent, en vrai.
- Ossama
Ouais, ouais. C'est vraiment très récent. Bah oui. En fait, c'est ça qui est intéressant. C'est là où je voulais en venir. On va avancer, c'est pas grave. Mais t'as commencé par... Quand t'as commencé à vraiment manipuler le textile et tout, t'as commencé par reprendre des vieilles chaussures, changer les semelles, les customiser en gros. C'est ça. Et c'est là où c'est intéressant, parce que tu passes par là, et puis au final, t'as une autre idée, et puis je ne sais plus si t'as eu l'idée de faire la casquette avant.
- Yams
Ouais, je ne sais pas, ça... Ça a pu dans la tête. Ouais, c'est ça.
- Ossama
Tu vois, et en fait, c'est là que, d'habitude, je fais en sorte d'induire les trucs dans le podcast pour que les gens puissent tilter, mais là, en soi, ce que je veux mettre en avant, c'est le fait que Il faut avancer à chaque fois, petit à petit, et c'est en avançant et en concrétisant des choses que d'autres idées viennent, et qu'il y a une maturité, et ça rend confiance aussi.
- Yams
De fou ! En tout cas, ce que j'essaie de montrer sur les réseaux, c'est un processus créatif dans sa forme la plus pure, on va dire. J'ai une idée, je la mets...
- Ossama
Ok.
- Yams
Voilà. J'ai une idée... « Tenez, je m'en débarrasse, je passe à autre chose. » Genre parce qu'il y a plein d'idées, il y a plein d'idées, mais si tu ne les concrétises pas, ces idées, elles meurent. Donc il faut que je puisse les matérialiser au moins une fois, que je vois à quoi ça ressemble, et après, vas-y, on passe à autre chose. Et peut-être, genre, le dernier modèle que j'ai sorti, en vrai, il résulte de plein d'idées qui datent et tout ça, qui se sont mélangées, et après, finalement... hop on arrive à un truc où t'es en mode ah ça c'est sympa tu vois donc c'est pour ça que sur mon compte il y a plein de ratés il y a plein de trucs qui sont pas finis t'as su mais en plus ouais de fou mais parce que si tu veux crier faut que tu rates genre tu peux pas arriver avec un truc qui est tout de suite parfait et tout ça genre
- Ossama
ça serait mentir aux gens ouais j'ai testé ça c'était pas ouf en vrai mais après on passe à autre chose mais en fait je veux dire t'as dit deux choses mais en vrai t'as dit trois choses importantes la dernière c'est on passe à autre chose si ça marche pas Merci. Mais t'as dit, si tu passes pas à l'action quand t'as une idée, elle meurt. Il y a beaucoup de gens qui se disent, ah là j'ai une bête d'idée mais vas-y plus tard. Qu'est-ce qu'on peut leur dire à ces gens-là ?
- Yams
Bah en vrai, le tard n'existe pas.
- Ossama
T'es arrivé de te dire ça pour une idée et finalement jamais la faire ?
- Yams
Ouais, j'en ai plein. Parce que là, je montre une partie. Il faut savoir que des fois, je suis vraiment un feignant de ouf. Je ne suis vraiment pas à 100% dans ce que je fais. Ça veut dire que là, ce que je montre, il y a encore plein d'autres idées. Mais je suis en mode, en vrai, vas-y. Après, je repasserai dessus et tout ça. Mais en vrai... En fait, tu procrastines et tout. En tout cas, c'est le plus grand ennemi de notre société actuelle, j'ai envie de dire. C'est qu'on a tellement de distractions, on a tellement de trucs à faire, on est tellement dans plein de trucs. Tu te dis, ouais, vas-y, demain, Mais demain n'est pas garanti. Donc, en vrai, essaye de trouver le moyen de commencer. Commence un peu, teste. Rien que le fait de se poser, d'écrire sur papier et tout. Bon, vas-y, je vais le faire comme ça. Après, je vais faire ci, ça, ta, Tu n'es pas obligé de tout faire en un jour. Mais rien que le fait de mettre un premier pas, tac, vas-y.
- Ossama
Souvent, il y a les gens qui ont l'excuse, ou le prétexte, je ne sais pas comment on peut dire, de dire en ce moment je travaille, je n'ai pas le temps. C'est assez particulier. Je pense que de toute façon, on a tous 24 heures dans une journée. Il y en a, ils ont la chance de focus leur temps un peu plus sur leur projet perso. Mais quoi qu'il arrive, arrivera un moment où tu regardes derrière, tu te dis « Ah ouais, purée, j'aurais pu faire ci, j'aurais pu faire ça » .
- Yams
En vrai, ça c'est… En fait déjà, c'est pas accessible à tout le monde, on va dire, parce que ça demande de se faire violence par moment. Et c'est pas tout le monde qui peut le faire en vrai. Ouais, si il y en a qui disent « Ouais, franchement, j'aimerais, mais j'ai pas le temps, j'arrive pas et tout » , c'est qu'ils le pensent réellement. Parce qu'en fait, à partir du moment où au fond de toi, c'est tellement urgent que tu peux pas faire autrement que de le faire, tu vois. Il y a des moments où t'arrives à un point où tu peux plus faire sans plan, faut que tu le fasses. Genre, si t'arrives pas à ce point où c'est urgent pour toi, c'est qu'au fond, tu le veux pas vraiment et tranquille. C'est pas grave. Genre, c'est pas fait pour tout le monde, en vrai. Genre... Il y en a qui sont dans des situations qui sont compliquées et tout, où forcément, tu n'as pas forcément le temps de penser à tout ça et tout ça. Et même mentalement, tu n'es pas prêt aussi de mettre cette énergie dedans. Genre, tu sais, le quotidien moyen, c'est dur. C'est dur. C'est la fin de l'abondance. C'est ça, c'est compliqué. Tu es là, genre, et c'est pour ça que du coup, le Covid, ça a été un point de départ pour beaucoup de personnes. Parce que c'était la première fois où, dans la vie de nombreuses personnes, il y avait une pause.
- Ossama
Ouais, la vie s'arrêtait pour le monde.
- Yams
Genre vraiment une pause. Parce qu'en fait, quand t'es à l'école, t'es là, tu te réveilles et tout, maternelle, primaire, collège, lycée, université, tout s'est enchaîné très rapidement. Après, si t'as fait une alternance ou quoi, hop, finalement on te prend en CDI, hop, hop, tout s'est enchaîné. Quand est-ce que t'as pris le temps de te poser réellement ? Et dire, OK, mais en fait, est-ce que ce que je fais là, je suis OK avec ça ? Est-ce que tout va bien ? Mais tu n'as pas le temps. Parce que tu es trop dans le truc.
- Ossama
Tu n'essaies pas de réfléchir. Tu n'essaies pas.
- Yams
Donc, il y a plein de gens qui sont dans ce tourbillon-là, qui est très fatigant. Et en fait, tu arrives à la maison, mais tu n'as plus de jus. Donc, ce n'est pas donné à tout le monde. Et tant que tu n'as pas ce truc-là au fond de toi, où tu es en mode, mais si je ne le fais pas, il faut que je le fasse.
- Ossama
Ouais.
- Yams
Tu vois.
- Ossama
Et d'ailleurs, ça va... très bien dans la continuité. Tu as dit une deuxième chose aussi, c'est qu'il faut essayer. Même si c'est foiré, il faut mettre quand même. Il faut aller au bout du truc. C'est naturel ça chez toi ? Vas-y, je m'en fous, je m'en bats les couilles.
- Yams
En fait, c'est vrai que ça aussi, on m'a beaucoup fait cette remarque quand j'étais à l'école. Un peu nonchalant dans la façon d'aborder les choses.
- Ossama
Mais c'est ta DA ça ?
- Yams
C'est comme ça que je suis au fond Parce qu'en vrai Je sais pas comment On va essayer de filmer après Je sais pas comment t'expliquer C'est juste que C'est pas si deep Genre tranquille Genre ça va pas tuer Genre ça va Et en vrai Tu sais, je ne sais pas, je crée des trucs dans ces séries. Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
- Ossama
Tu voulais penser... Alors, toi, tu regardes des mangas ?
- Yams
Oui, un peu quand même. Un peu,
- Ossama
ou plus généralement, tu t'identifierais à quel personnage ? Que ce soit manga, ou série, ou télé ? Dans ta manière d'être.
- Yams
Dans ma manière d'être ?
- Ossama
Oui.
- Yams
Je ne pourrais pas dire, je t'avoue.
- Ossama
Parce que moi, je pense à Shikamaru. Oui,
- Yams
je comprends.
- Ossama
ouais peut-être ouais j'avoue ouais pourquoi pas ok ouais je capte les délires avec le côté un peu plus créatif et tout mais ouais pour moi pour toi ça semble tellement facile mais je te jure que c'est compliqué pour beaucoup de monde ne serait-ce que de créer un contenu surtout quand on commence de zéro et de le partager sur les réseaux parce que Toi en plus sur Insta, t'avais que des 200-300 vues, et c'est parce que t'es parti sur TikTok que t'as explosé.
- Yams
C'est ça.
- Ossama
Tu vois ? Ouais. T'as juste été stratégique, tu t'es dit vas-y je vais essayer autre chose. Ouais. T'en as plein déjà rien que là. Mais on m'a forcé en fait. C'était pote ?
- Yams
Ouais, ils m'ont forcé. Genre parce que moi de base je faisais mes trucs sur Insta et tout, mais en vrai je montrais sur ma story privée. Genre... Parce que souvent je faisais les trucs la nuit, après les cours et tout ça, vu que de base je dors pas beaucoup. Donc, vas-y, j'avais du temps. J'étais en mode, ouais, story privée, ouais, les gars, non, non, aujourd'hui, t'es moi. Les gens, ils étaient en mode, mais en vrai, là, il y a TikTok, là, qui a un trait d'envoyer tout, envoie tes trucs, test. On sait jamais, tu vois. Et moi, harcelé, genre, vraiment, faut le dire, et moi, harcelé, ils m'ont dit, vas-y, mon gars, va, va. Et c'est pour ça aussi, je dis que j'ai un entourage qui est magnifique, c'est parce que je sais que tous mes gars ne captent pas exactement ce qui se passe dans ma tête mais ils sont en mode mon gars on voit que tu fais des choses, va on est là, va, donc limite c'est eux qui me poussent plus que moi-même en vrai mais c'est incroyable c'est incroyable et c'est là où je me dis j'ai vraiment une chance de fou tu t'es donné 3 ans pour
- Ossama
charbonner et créer vraiment au sens propre du terme
- Yams
C'est ça,
- Ossama
pour créer tout, c'était à partir du Covid ?
- Yams
Non, c'était pas à partir du Covid, c'était à partir de 2022. Disons qu'à partir du Covid, il y a eu cette première graine-là où je me suis dit, ok, tout ce qui est compta, machin chouette et tout ça, en vrai, t'aimes pas ça. Si t'es honnête avec toi-même, t'aimes pas ça. Genre, c'est plus pour le côté pratique de la chose, mais ça t'intéresse pas plus que ça. C'était juste les premières bases. Genre juste fais toi qui fait, teste des trucs, sois à l'aise, te mets pas de limites, vas-y fais tes expériences, y'a pas de soucis. Maintenant, en 2021, y'a un cousin à moi, il m'appelle, il me dit écoute moi j'ai ma marque et tout ça, j'ai fait des vêtements et tout, je sais que toi tu fais tes designs, tu fais tes dessins un peu, en vrai viens m'aider, viens me faire un logo, on essaye de faire un truc. Donc en fait là ça a été la première fois que je testais de créer des vêtements, de créer des trucs. de discuter avec des usines et tout ça, de voir comment ça se passe, de créer un objet, de partir du dessin et d'avoir un objet physique derrière et d'essayer de faire des campagnes publicitaires derrière. Donc, une fois que cette expérience-là avec mon cousin s'est terminée, je me suis regardé moi-même, j'ai dit, attends, là, j'ai fait des vêtements et tout, c'était cool. En vrai, qu'est-ce qui m'empêche d'aller voir des usines et de faire des chaussures et de tester, tu vois ? Donc sur cette idée là je me suis dit ok pour 2022, 2023, 2024, t'as trois ans, fais tout pour que dans ces trois ans là tu deviennes designer, qu'on te reconnaisse en tant que designer. Quand on entend parler de James on se dit ah le mec qui fait des chaussures le designer, voilà.
- Ossama
Sans passer par des études.
- Yams
Bah ouais du coup parce que les études de design et tout ça c'est payant et tout ça et donc moi le plus intéressant pour moi c'était de continuer. Au lieu de faire de la compta, plus basculer un peu dans de l'économie, de la gestion en général et tout ça. Et continuer mes études comme ça, en alternance et tout, comme ça, ça permet de faire rentrer un peu et c'est cool. Et ouais, donc faire en sorte que pendant ces trois ans-là, que les gens te reconnaissent, qu'ils disent que quand on entend parler de chaussures, il y a Yams qui fait des chaussures, qu'on puisse te reconnaître comme ça. Et le fait de dire trois ans, parce que trois ans c'est long, mais c'est très court en vrai. Mais quand tu es au début des 3 ans, tu ne te rends pas compte d'à quel point c'est court. Tu es en mode, ah ouais, c'est énorme, comment je vais faire et tout ça. Et donc, du coup, ça laisse assez de temps pour essayer des trucs, rater, recommencer, rater, recommencer, etc. Et comme c'est long et court à la fois, tu es en mode, même si tu échoues sur un truc, tu t'es dit 3 ans.
- Ossama
Donc,
- Yams
tu n'arrêtes pas parce que tu t'es dit 3 ans et tu n'es pas arrivé au bout des 3 ans.
- Ossama
t'es obligé de trouver le moyen de recommencer parce que tu t'es promis 3 ans et pendant ces 3 ans là il me semble que t'étais à 8 personnes du flop si on peut dire ça comme ça ouais
- Yams
ouais d'où ? en gros ça, première année du coup on est en 2022 je me lance sur TikTok, ça prend bien hop en un mois 10k je me dis hum Tokos genre tout genre tu vois c'est ok genre c'est ça ah bah c'est super on m'avait pas dit donc là tu vois je kiffe un peu je suis en mode ok bah vas-y on va commencer à chercher à discuter avec les usines et tout ça pour essayer de vendre et tout je montre un peu le parcours j'explique un peu aux gens et tout ça, je vois voilà les vidéos des 100-100K, des 2, des 1, je me dis oh c'est parfait, là ça va être trop bien, je fais mon voyage au Portugal et tout ça, je montre, les gens ils kiffent, ils sont en mode oh c'est trop bien, ouais, ils me saucent, ouais, ouais, ouais, va en fait ta paire, on va acheter, tu vois, ils me saucent de ouf, ils saucent de ouf. Je sais que t'étais là-bas à cette époque, vous êtes des bâtards. Oh non. Regarde-moi. Oula. Il me sauce. Genre vraiment. Ouais, mon gars, waouh. Donc, ça veut dire que moi, je fais mon truc confiant de dingue. Genre, quand on arrive à la période où j'annonce la première paire, on est dans les environs de juin, quelque chose comme ça, juin 2022. Donc, j'annonce la paire. Et là... Oui, commande. En une semaine. J'ai fait, ça y est.
- Ossama
Ça parait que c'est tous les mecs qui m'ont dit ouais.
- Yams
En fait, ma tête était cassée. J'ai dit, mais en fait, tous ces efforts-là, parce que j'ai voyagé, j'ai changé de pays, j'ai fait l'effort de montrer comment ça se passe et tout ça. Bref, c'était beaucoup d'énergie en vrai. Vraiment énormément d'énergie.
- Ossama
Les gens ne se rendent pas compte à quel point Peu importe le projet, que ce soit une marque de vêtements, un podcast.
- Yams
Peu importe. Dans les débuts, c'est dur.
- Ossama
Même au milieu. Moi, je suis au milieu, c'est dur encore. En fait,
- Yams
le truc, c'est qu'au milieu, tu as déjà les expériences de ce que tu as fait avant. Donc, du coup, ça te permet d'avoir un certain courage dans le sens où tu es en mode, oui, mais j'ai déjà traversé ça. Je peux continuer, il n'y a pas de souci. Là, tu es vraiment au début. Tu te dis, mais en fait, qui m'a envoyé ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tu vois ? Pourquoi je fais ça, moi, en fait ? Je suis un roux. Tu vois ? Donc, en fait, tu as tout ça où tu es débordé. Et tu vois que derrière... Parce que tu vois, les huit paires, je les ai quand même livrées. Mais j'étais à perte. J'ai perdu de l'argent sur des paires que je vends. J'étais vraiment... Mais il faut bien commencer quelque part. Et au fond, je me dis, je remercie que ça s'est fait de cette façon-là. Et que depuis le début, ma progression est assez... Tu vois, petit à petit, c'est palier par palier. Il n'y a pas eu un gros pic. Parce qu'en fait, à chaque étape, à chaque commande, j'ai des nouvelles problématiques qui s'ajoutent. Et si, à mes débuts, je vendais autant de paires que maintenant, j'allais être dans la merde.
- Ossama
Les gens ne se rendent pas compte qu'aussi, c'est comme un événement. Moi, le rêve, c'est de faire un grand festival et tout. Je ne peux pas commencer par un grand festival. Parce que si je commence par un grand festival, il y a trop de détails que je vais...
- Yams
que tu connais pas que t'as pas fait et après ça va foirer alors il faut c'est hyper important de commencer petit peu importe le progrès c'est fort genre c'est vraiment étape par étape doucement doucement et en vrai j'étais dégoûté mais comme je t'ai dit moi j'ai un entourage qui est incroyable donc par rapport à ça ma mère elle voit que je suis dégoûté elle vient me voir elle me dit hé il y a 8 personnes que tu ne connais pas Ce n'est pas des amis à moi qui ont acheté ces paires-là. C'est vraiment des gens d'Internet qui ne me connaissent pas. On ne s'est jamais parlé. Ils ont kiffé le projet et ils l'ont acheté. En plus, à ce moment-là, la paire était à 180. C'était un bootleg d'une Jordan 1. Donc, ça veut dire qu'au lieu d'acheter une Jordan 1, ils ont acheté ma paire. C'est incroyable.
- Ossama
Comme ça, c'est différent.
- Yams
Tu vois ce que je veux dire ? Oui, personne que je ne connais pas, je sors de nulle part. En vrai, il n'y a rien pour justifier le fait que... Et surtout qu'il n'y a pas eu de commande avant. Donc, ça se trouve, le mec, il va commander, il va nous scammer, il va prendre les thunes et il va se barrer. Mais ils ont fait confiance au truc. C'est incroyable.
- Ossama
C'est fort. Parce que là, tu es en train de dire qu'en vrai, tu étais le concurrent direct de Jordan. En vrai, c'est ça. Il y a huit personnes qui ont préféré... Acheter ma paire. Un créateur qui vient de Massy.
- Yams
C'est n'importe quoi.
- Ossama
Non.
- Yams
C'est de la folie.
- Ossama
Oui.
- Yams
Genre vraiment.
- Ossama
Mais ça, le rêve aussi,
- Yams
c'est ça. C'est ça. Donc, en fait, toutes les questions de perspective, tu vois, genre comment tu prends le truc et tout. Franchement, c'est un événement marquant dans ma vie. Surtout que c'est arrivé, du coup, pendant la première année de mes trois ans, que j'avais dit. Donc là, on est encore sur les tout débuts du truc. Mais je suis en mode, en vrai, quand tu prends le recul, genre ça fait que six mois que je me prends au sérieux et que j'ai réussi à vendre des paires. Donc, c'est incroyable. Donc, vas-y, on va continuer à aller comme ça. Et après, ça a lancé le truc et tout. Et vas-y.
- Ossama
C'est comme ça que tu te fais remarquer un peu avec Veja ?
- Yams
Non, ça, c'est un peu après. Parce que... Avant de me faire remarquer par Veja, je fais peut-être... 2-3 lancements comme ça.
- Ossama
Ah oui, quand même. Quand je parle de VJ, je parle de la marque de chaussures. De chaussures, oui.
- Yams
Donc, je fais 2-3 lancements comme ça. Après, c'est l'été 2023 qu'on me contacte par message. On me dit, ouais, voilà. Du coup, c'est Stéphanie d'Anti Fashion Project, une assoce à Roubaix. Elle me contacte, elle me dit, écoute, nous, on fait des trucs avec les jeunes et tout ça. On ouvre. une coordonnerie et tout, on voudrait que tu sois intervenant. Je dis, moi, je ne suis pas coordonnier, donc je ne sais même pas de quoi vous me parlez. Mais je décide de la rencontrer, tu vois. Donc, je la rencontre. Et en fait, en parlant, en parlant, elle est en mode, mais en fait, tu as besoin d'une alternance, tu as besoin d'entre nous. Elle dit, écoute, nous, on bosse avec Veja. Donc, si tu veux, je te passe le contact du cofondateur et tout, et direct.
- Ossama
Elle n'a même pas le DRH, cofondateur direct.
- Yams
Elle a envoyé mon CV là-bas. C'est direct.
- Ossama
Mais ça, c'est fou parce qu'en plus, toi, tu voulais lui demander un stage en compta.
- Yams
Ouais. Ouais, de ouf. Parce qu'en fait, moi, j'étais dans mes études. J'étais dans mon truc. J'étais en mode, je veux juste une alternance. Je ne paye pas mon école. J'aurais dit, mais en fait... Et même quand... Après, j'ai discuté avec le... confondateur du coup au téléphone je lui ai juste demandé je peux juste elle m'a dit mais toi tu veux faire quoi réellement en vrai s'il y a moyen de faire du design je veux bien en fait ce qui est fou c'est pas la nature du quartier de se faire un peu plus petit de ce qu'on est c'est un délire t'oses pas t'es en mode mais déjà je suis là c'est incroyable laissez moi juste bosser je vais me débrouiller derrière Merci. Donc c'est là où je le remercie quand même. Il m'a donné l'opportunité de faire mes premiers pas dans ce domaine-là. Mais ouais, en fait, au début, tu te dis, mais quelle légitimité j'ai ? Genre, tu n'as pas cette habitude-là de te mettre en valeur, en fait. Tu vois, de mettre en valeur ce que tu fais, de mettre en valeur ton travail et tout ça. Comme tu as tellement pris l'habitude que, vas-y, on... On rabaisse un peu ce vers quoi tu tends. Quand on te dit, ouais, vas-y, c'est OK. Sérieux, je peux ?
- Ossama
Il a suffi juste de demander.
- Yams
C'est dingue. Le truc, c'est qu'on n'est pas habitué à avoir cette audace-là de dire, en vrai, je suis capable de faire, regardez, j'ai fait ça, Ouais, je peux.
- Ossama
Tu sais pourquoi ? J'ai une théorie à ce niveau.
- Yams
Je t'écoute.
- Ossama
c'est que dans... Peu importe le quartier. Moi, à la base, je suis du 60, mais j'ai grandi aussi dans le 9-2, dans le Pala, mais... Et c'est un truc qui est propre à tous les quartiers, c'est qu'à chaque fois que tu dis à quelqu'un ce que tu veux faire, ce que tu kiffes, on se fout de ta gueule. Donc, est-ce que c'est pas cette protection-là que tu fais et que tu gardes qui te gâche la vie en vrai, après ?
- Yams
Ouais, il y a un peu de ça, parce que au fond, en fait, ça paraît tellement inaccessible. Genre, parce que pour moi, les trucs de designer et tout ça, pour moi, c'est les métiers des Américains. C'est les trucs là-bas, c'est, tu vois, c'est... Déjà, rien que rentrer en école de design, pour moi, c'était loin. Pour moi, ça me paraissait impossible. Du coup, je n'ai même pas osé demander. Je me suis juste dit, en vrai, ça, c'est mort. Autant que j'aille faire un truc où je sais que derrière, toutes les entreprises ont besoin de comptables. Donc, au moins, je sais que je pourrais avoir quelque chose et c'est tranquille. En fait, comme ce sont des métiers qui ne sont pas... Ce n'est pas pragmatique, ce ne sont pas des chiffres. Genre, 1 plus 1, ça fera toujours 2. Mais ton appréciation du design, elle peut varier en fonction du temps. Il y a des gens qui peuvent trouver quelque chose de beau aujourd'hui et en disant, c'est pas ouf. En fait, comme il y a ce côté où c'est de l'art et c'est soumis à l'interprétation du public, tu es en mode, si les gens en face de moi sont de mauvaise foi, je suis cuit. Alors que si j'arrive avec des trucs factuels, en vrai, c'est l'effet.
- Ossama
genre tu peux pas dire ouais non c'est pas c'est l'effet donc au moins j'ai ma place et c'est tranquille donc à ce côté là ou pas voilà quoi incroyable aujourd'hui t'en es à combien de paires parce que t'as fait des paires t'as fait des casquettes ouais t'es
- Yams
en train d'expérimenter une chaise qui a l'air incroyable faut que je la finisse ouais faut que je la finisse faut vraiment que quand l'épisode il sortira ouais je vais m'acheter une plieuse en fait là c'est ça que je vais chercher genre tu sais sur sur le bon coin et tout je cherchais des les plieuses et tout ça. Pas trop cher quand même parce que vas-y. Parce qu'en fait, c'est énorme le truc. Ils font un truc assez gros et tout ça pour que je puisse plier comme je veux. Mais ouais, je vais la finir.
- Ossama
Parce que ça, ça me fait penser à un truc All Us, je ne sais pas si tu connais All Us.
- Yams
Oui, oui, je vois tout à fait.
- Ossama
Des designers.
- Yams
Ils sont quatre, non ?
- Ossama
Ils sont quatre. Je ne sais plus de quel quartier ils viennent. Mais ils font des bancs, des... Pas des matelas, mais... Du mobilier, quoi. Du mobilier, incroyable. Je kiffe de fou.
- Yams
Je kiffe de fou. Et c'est même eux qui m'ont donné un peu envie de me dire « Ah, mais c'est vrai qu'il y a le mobilier. » On va voir un peu ce qu'il y a là-bas. Comme j'avais aussi des idées de ce côté-là. Et que j'ai toujours cette volonté de ne pas m'enfermer dans un truc. Surtout que je pense qu'en termes de design, dans la chaussure et tout ça, je ne vais pas dire que je maîtrise tout. Mais j'ai toutes les bases qu'il me faut pour continuer à avancer. Donc, en vrai, autant expérimenter d'autres choses. Ça va me donner d'autres idées. Et surtout que je suis dans un milieu où il y a de la production. Ça prend du temps. Entre chaque prod, qu'est-ce que je fais ? Vas-y, je teste d'autres trucs. On a d'autres idées, on voit.
- Ossama
C'est ouf parce que là, j'aime beaucoup la technique de l'origami. C'est incroyable ça,
- Yams
entre la paire et la craquette. Je kiffe de fou. Parce que du coup, si on revient à la période collège, moi je kiffais les origamis. Genre vraiment, j'allais au CDI, je prenais des cahiers, tout ça. Il y avait des manuels et tout, je pouvais feuiller. Vas-y, je faisais mes tests. Il y avait l'ordi du CDI et tout ça. Je regardais sur YouTube, il y a un mec, il s'appelle Joe Nakashima. Je ne sais pas, je crois que c'est un Japonais ou un truc comme ça. Il avait sa chaîne YouTube. Des origamites de dingue. Je les faisais tous, j'essayais, je ratais, je recommençais. C'était trop bien. Donc, il y a un moment où j'ai arrêté d'en faire, où j'ai un peu laissé ça de côté. Je me suis dit que je kiffais de ouf. Laisse-moi revoir un peu ce côté-là aussi. Et puis voilà. Et l'intégrer à ma façon de travailler de base.
- Ossama
Petite pause, excuse-moi. Moi, Boutier, s'il te plaît. Il y a un moulisse qui arrive. Est-ce que tu peux aller la chercher ? Elle est blonde. Elle est à l'extérieur, je crois. On va finir. On est sur la fin.
- Yams
Ouais, vas-y.
- Ossama
Il y a... Ah, déjà ? Incroyable. Bonjour, bonjour.
- Yams
Bonjour.
- Ossama
Ça va bien ?
- Yams
Salut.
- Ossama
Oui, ça va, bienvenue.
- Yams
Bonjour.
- Ossama
On finit vite fait l'interview, mais vas-y, installe-toi. Il y a une petite chaise sous la table là-bas, si tu veux. Ah, très gentil, notre cher Maboutier qui...
- Yams
C'est la pause pub.
- Ossama
C'est la pause pub. On est sur la fin de toute façon. On a dit plein de choses. Plein de choses intéressantes et tout. A la fin de chaque épisode de podcast, je fais en sorte de faire le parallèle avec les cultures urbaines. Et là, j'ai envie de te parler d'un combattant MMA français. en tout cas qui représente la France pardon il s'appelle Imavov Nasourdine il a gagné son dernier combat récemment et à la suite de cette victoire là il a fait un réel sur Instagram dans lequel il dit en partie, je vais te citer En fait, il a appris à se battre dès l'enfance. En tout cas, dès l'enfance, on lui apprend à se battre et à ne jamais rien attendre des autres et à tout donner. Et après, il dit quelque chose de super intéressant. Il dit, je représente les parents immigrés qui sacrifient tout pour leur... enfants ces rôles invisibles ce qui se lève chaque matin en dehors de leur confort je représente ce qu'on oublie les banlieusards les personnes des milieux ruraux ce qu'on méprise parfois négliger ceux qui luttent ceux qui croient ce qu'ils luttent pour ce qu'il croit être bon qu'il soit pauvre ou riche connu ou inconnu j'ai une question par rapport à ça est ce que Bandozi, c'est une forme de lutte.
- Yams
Bien sûr. En vrai, tu vois, Bandozi... Du coup, moi, je suis d'origine congolaise. La République du Congo. Et Bandozi, c'est Hockey Congo. Ça veut dire les rêves. Tu vois. Et l'idée de ça, c'est que très jeune, j'ai vite compris qu'on ne nous donnait pas forcément la possibilité de rêver. Tu vois, tout à l'heure, je te parlais de design, d'architecture et tout ça. Je disais, ouais, ça, c'est les trucs des Américains, c'est loin là-bas, nanana. En vrai, c'est ton rêve, t'as le droit. Pourquoi ça serait les autres qui auraient le droit de rêver toi aussi ? Tu as le droit de rêver, tu vois. Donc en partant de cette idée-là, c'est surtout une volonté de se réapproprier ce rêve-là. Et pas que le mien, ceux des autres aussi. C'est pour ça qu'il est au pluriel. Et c'est pour ça que par la suite, j'espère qu'avec cette marque, j'aurai la possibilité de donner la possibilité à d'autres personnes de pouvoir s'exprimer via cette marque-là. Mais le but, c'est vraiment de... On a le droit de rêver, nous aussi. Et n'ayons pas peur de rêver plus grand, de rêver... Ouais, n'ayons pas honte des rêves qu'on a, en fait. Et même si on ne nous donne pas forcément la possibilité ou qu'on ne nous donne pas le parcours tout tracé pour atteindre ces rêves-là, allons chercher ce dont on a besoin. Tu vois. Coûte que coûte ? Bah écoute, moi avant de bosser chez Veja, je faisais déjà des chaussures. Mais genre j'ai pas attendu Veja pour créer des chaussures.
- Ossama
Et t'as pas fait d'études ?
- Yams
Voilà, genre j'avais besoin de chaussures, je voulais créer mes chaussures, je voulais créer mes trucs. Bon bah je suis allé chercher parce que j'ai envie de faire mon truc. Donc si j'attends que... En fait surtout que comme j'avais pas fait d'études dans le design et tout ça, j'étais en mode, hé en fait là je suis cramé. C'est plus facile pour moi d'aller discuter avec des Portugais, des Chinois, faire le tour, prendre mon billet d'avion, partir. Plutôt que d'attendre de rentrer dans une école, qu'on me laisse faire un stage. Moi, je veux créer tout de suite. J'ai des idées là maintenant, j'ai envie de créer maintenant. Donc, comment je fais ? C'est cette volonté-là. J'ai des rêves, je n'ai pas honte des rêves que j'ai. Je n'ai pas honte de rêver grand. j'ai pas honte de de rêver beaucoup et de ne pas avoir qu'un seul rêve aussi et voilà c'est ce que j'ai en tête c'est ce qui m'anime et par rapport à ce qui m'anime je vais aller chercher ce dont j'ai besoin tu
- Ossama
as parlé du Congo en ce moment c'est une période très particulière et ça dure depuis très longtemps, donc une grosse pensée tous les habitants du Congo. Pareil pour la Palestine, on sait que c'est très compliqué à l'heure où on tourne, en espérant que d'ici là, quand la vidéo sera diffusée, ça ira mieux. En tout cas, une grosse pensée pour toutes les populations qui sont dans ces massacres et dans des moments aussi critiques. Dernière question pour toi.
- Yams
Dis-moi.
- Ossama
Comme les Négmarons, si tu devais faire le bilan.
- Yams
Le bilan de ces dernières années ?
- Ossama
Tu le prends comme tu le veux.
- Yams
En vrai, si je devais faire le bilan, en tout cas de ces dernières années, je suis reconnaissant du mois d'avant d'avoir pris les décisions qu'il a prises. Parce que ça me permet d'être qui je suis aujourd'hui, donc ça c'est magnifique. Donc rien que pour ça, c'est trop cool. Ouais, genre vraiment ça se résumerait à ça. D'avoir pris les choix qu'il fallait faire et qu'il fallait prendre et puis voilà.
- Ossama
Bah écoute moi ça me va, j'espère qu'à vous aussi ça vous va. Merci d'avoir répondu présent, j'espère que t'as kiffé.
- Yams
C'était incroyable.
- Ossama
Ça me fait plaisir. C'est un plaisir partagé,
- Yams
c'était lourd.
- Ossama
Franchement, longue vie à Bondozy, longue vie à Yams. Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Yams
Euh... Quelle caméra ? Celle-là ou celle-là ?
- Ossama
Fais celle-ci.
- Yams
Du coup, Yams9102 sur TikTok, Instagram, peut-être YouTube ? Qui sait ?
- Ossama
On ne dit pas plus.
- Yams
Mais en tout cas, sur tous les réseaux, c'est la même chose. Yams9102 et pour Bandosi, B-A-N-D-O-Z-I 9102, toujours. Et voilà.
- Ossama
Tu as le site qui va sortir prochainement.
- Yams
En vrai, mon site, il est là. Il faut que je le refasse. Du coup, il y a des prochains lancements qui arrivent. Il faut refaire un peu le site correctement.
- Ossama
D'ici là, à mon avis, je ne l'ai pas fait. Au plaisir. J'espère que vous avez kiffé. On compte sur vous pour partager au maximum, pour donner de la force. Vous connaissez. On est en Indé. On se débrouille comme on peut. Si l'univers du podcast vous intéresse, il y a une formation qui est en ligne. accessibles. Envoyez-moi un petit message sur Instagram. Envoyez-moi un mail à artisandelesprit.gmail.com pour faire voir autour, pour les partenariats, pour tout ce qu'on veut. On est ouverts. Je vous embrasse. N'écoute pas les conseils des gens. Écoute leur histoire. Tout se passe sur Artisans de l'Esprit et on se dit à bientôt. Bye bye. Tu fais ton bisou ou pas ?
- Yams
Bisou.