- Speaker #0
Salut et bienvenue sur Arty Time avec une déclinaison de mon podcast Arty Time, ta dose d'humour culturel. Parce que j'en avais un peu marre de faire des expos et d'enregistrer mes épisodes dans mon petit studio toute seule, donc j'ai décidé de recevoir des guests. Mais pas n'importe lesquels, des comédiens et des comédiennes, pour qu'ils me parlent de leur crush artistique. Donc chaque mois, je prends un thé avec l'un ou l'une d'entre eux, pour partager ce qui les fait vibrer, s'émerveiller ou se révolter. Il ne te manquait plus que toi pour être complet, et je vous fais la bouilloire pour partager ce moment avec nous. Bonne écoute !
- Speaker #1
Hello les petits curieux et curieuses et bienvenue à bord de ce nouvel épisode d'ArtiTime avec...
- Speaker #0
Aujourd'hui je suis très contente de recevoir un comédien, Riyad Bax, bienvenue Riyad !
- Speaker #1
Merci, bonjour !
- Speaker #0
Je suis toujours Célia Rastouin, l'heureuse créatrice de ce podcast, le reste du temps je suis consultante en communication et formatrice, mais on n'est pas là pour parler de ça, on est ensemble aujourd'hui pour parler de toi Riyad et d'un de tes crushs artistiques que je te laisse nous annoncer !
- Speaker #1
Ah, c'est Hans Zimmer, un compositeur allemand.
- Speaker #0
Je crois qu'on l'a. Oui, oui,
- Speaker #1
beaucoup. D'ailleurs, il fait beaucoup de concerts en ce moment. Et en fait, c'est un compositeur de musique, de films, qui m'a vraiment hypnotisé avec ses compositions, que ce soit dans les années 80, 90, 2000, et même jusqu'à aujourd'hui. Et il est tout le temps, entre guillemets, dans les bons coups. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a un film assez fort, un film qui me marque, c'est toujours lui à la composition, comme par hasard. Donc, j'aime beaucoup son travail. Je trouve que c'est... C'est comme un exemple pour moi, parce que c'est quelqu'un qui est parti de rien aussi et qui a suivi un petit peu son rêve.
- Speaker #0
Compositeur de films, effectivement. Il a aussi complètement changé la façon dont on pense les bandes originales de films.
- Speaker #1
Il fait des mélanges, en fait. Il fait beaucoup de mélanges, avec des instruments classiques, avec de l'électronique. C'est lui un peu le pionnier, en fait, qui a amené tout ça, qui a été ensuite suivi par des junkies XL.
- Speaker #0
par des Lorne Balfe qui ont travaillé avec lui aussi enfin voilà je ne le reconnais pas du tout je ne connaissais absolument pas Gladiator, Inception,
- Speaker #1
Interstellar plein de BO de films de bande originale qui nous ont fait un petit peu pleurer que ce soit même le Roi Lion pour lequel il a eu un Oscar il a marqué vraiment l'histoire de la musique de films de son empreinte
- Speaker #0
Parlons un peu de toi et de ton spectacle que j'ai vu il y a quelques semaines j'ai beaucoup aimé
- Speaker #1
et tu le joues en ce moment aussi le moment où on enregistre on est en février je crois que tu le joues encore oui une tuerie Yad sort de l'ombre à la guetterie de gauche on parle beaucoup de cinéma tu nous pitches un peu alors c'est c'est un film vous venez vraiment voir un film véritablement vous vous asseyez et vous vous laissez prendre par la main alors je joue en fait 43 personnages 43 personnes que j'ai vraiment rencontrées qui ont vraiment existé et qui sont intervenues à des moments clés de ma vie parce que on parle de mon enfance du fait que j'ai toujours rêvé de devenir comédien et acteur. Et je n'ai jamais pu le réaliser. Et derrière, je suis parti travailler en prison sur les conseils de mes parents pour rester en sécurité financière, pour rester en sécurité tout court. Et finalement, je me suis enfermé moi-même dans une vie que je ne voulais pas. Et à un moment donné, j'ai craqué. Et c'est ce que je raconte dans ce spectacle. Je raconte cette évasion, l'évasion la plus lente de l'histoire.
- Speaker #0
Tu joues effectivement beaucoup de personnages. Tu l'as dit, 43. Le travail de Hans, il repose beaucoup aussi sur une collaboration avec forcément beaucoup de musiciens. des ingé-sons, des réalisateurs, ils parlent vraiment d'une troupe créative. Est-ce que finalement, quand on fait un seul en scène, est-ce que pour toi aussi, tu es seul ? Tu te sens seul, même si tu es seul sur scène, mais comment tu vis tout ça ?
- Speaker #1
Non, je me repose beaucoup sur le vécu que j'ai eu, sur mes capacités, entre guillemets, c'est-à-dire par exemple, faire des dinosaures sur scène, toutes ces musiques de films qui ont jalonné mon existence et mon enfance, j'y ai fait appel aussi, c'est pour ça qu'on les a intégrées dans le spectacle. Mais je me repose aussi sur la mise en scène d'Eric Théobald, qui m'entoure littéralement avec sa mise en scène, et qui ne va pas trop forcer les choses, qui fait justement en sorte que le spectacle puisse exister, et juste là pour rehausser quelques moments. Et je trouve que c'est une bonne alchimie qu'on a tous les deux, en fait.
- Speaker #0
C'est hyper fluide, c'est vrai. Tu utilises la musique pour préparer tes rôles ou pas ? C'est quoi la place de la musique dans ta vie ?
- Speaker #1
C'est que là, par exemple, en venant ici, j'ai écouté de la musique de film tout le long. Oui,
- Speaker #0
c'est une musique de film. Ah oui, oui, oui,
- Speaker #1
parce que ça m'amuse.
- Speaker #0
Je n'ai qu'un Hans, en fait.
- Speaker #1
Mais non, mais pas que Hans, effectivement. Hans, c'est vraiment un gros coup de cœur. Mais bon, j'ai été versé comme tout le monde par John Williams, Daniel Ausha, par énormément de compositeurs. Et en fait, c'est justement, ça m'amuse de voir la vie de tous les jours, de voir les gens marcher dans la rue avec une musique de film. En fait, ça rend tous ces moments-là cinématographiques et c'est ça que j'aime bien.
- Speaker #0
C'est pour ça que tu t'inspires peut-être aussi des gens. Alors là, tu disais ton premier spectacle, c'est très... C'est souvent le cas des premiers spectacles, c'est cathartique. Ok, je balance ma vie. Du coup, ça te donne des idées pour le deuxième ? Oui,
- Speaker #1
ça donne toujours des idées, bien sûr. Et d'autant plus que... Ce genre-là n'est pas forcément utilisé dans le son en scène, l'angle cinématographique. Donc ouais, c'est quelque chose qui m'amuse. J'aime bien imaginer une prise d'otage avec une musique d'action. Enfin voilà, j'aime bien passer de l'un à l'autre et les musiques sont là toujours et ont toujours été là, même dans tous les films que j'ai vus, pour mettre en exergue justement les moments forts, les moments émotionnels.
- Speaker #0
Ça porte un nom ça, des gens qui ont toujours de la musique dans la tête ?
- Speaker #1
Des fous. Non mais je sais pas, je pense pas que ça porte un nom. Je sais pas, il faudrait que je regarde.
- Speaker #0
Toi, t'es passé dans un univers hyper concret et dur, tu l'as dit dans ta vie d'avant. Donc celui de surveillant pénitentiaire, à la scène, à la fiction aussi, on va en parler. Est-ce qu'il y a une musique de Hans Zimmer qui pourrait résumer ce basculement de ta vie ? Un moment où t'as vraiment décidé de suivre ton rêve ?
- Speaker #1
Je dirais peut-être « Why do we fall ? » qui veut dire « Pourquoi tombons-nous ? » en français. qui est sur la bande originale de Dark Knight Rises, le troisième Batman qu'il a fait avec Christian Bale, et en gros qui raconte l'histoire de quelqu'un qui est au plus bas, qui est tout au fond du trou et qui remonte.
- Speaker #0
Toi tu t'es senti au plus bas dans ta vie ? Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Oui c'est ça, j'étais en dépression permanente, je m'agacais pour un feu rouge, c'est-à-dire que le feu passait au rouge, j'étais comme par hasard, le feu est rouge, je regardais limite le ciel en me disant pourquoi ?
- Speaker #0
Le feu est rouge ?
- Speaker #1
Voilà, parce que ça m'a bouffé littéralement, je n'avais plus le cœur à rien, j'avais vraiment Je me sentais vide. Et cette musique-là, que j'écoute souvent même à la salle de sport, ça m'aide à me donner une impulsion.
- Speaker #0
Tu parles de salle de sport. Est-ce qu'il y a d'autres lieux qui nourrissent ton imagination ?
- Speaker #1
Il y en a plein, oui, bien sûr. Il y a les cinémas, bien entendu. Je kiffais le cinéma. D'ailleurs, j'avais fait tout un sketch sur le cinéma parce que les gens qui vont au cinéma et qui ne regardent pas le film, ça me fascine. Les gens qui sont sur leur téléphone ou qui parlent au téléphone ou alors qui sont en train de bouffer plus que de choses. femmes minimes. Je ne sais pas, je ne comprends pas, je n'arrive pas à comprendre. Moi j'essaie d'arriver, de regarder quelque chose, parce qu'on se déplace pour ça, on est là pour ça, et je n'arriverai jamais à comprendre. Peut-être que c'est l'explosion des abonnements qui a fait ça, comme on se dit je suis abonné, je m'en fous. Ah,
- Speaker #0
d'abonnement au cinéma ? Oui, c'est ça,
- Speaker #1
les cartes pâtées, tout ça, donc comme on sait qu'on paye un forfait par mois, peut-être que on se dit c'est pas grave.
- Speaker #0
Il y a tellement pléthore de possibilités avec toutes les plateformes.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
et puis les gens ont pris l'habitude de regarder Netflix, Amazon, tout ça, et avec leur téléphone... constamment sur eux donc ils sont quand même beaucoup moins de gens qui vont au cinéma oui bah oui beaucoup ça va devenir élitiste je pense il y a quelqu'un qui avait dit que ça finirait comme les clubs de jazz c'est à dire que ce serait vraiment pour une élite des gens qui aiment le cinéma mais effectivement il y a le cinéma, il y a les transports en commun il y a les restaurants, il y a plein à chaque fois que ça brasse du monde ça m'offre des possibilités de m'inspirer
- Speaker #0
Quand toi tu écoutes de la musique, tu es hyper concentré, tu ne fais que écouter de la musique ou tu peux faire d'autres choses ? Non,
- Speaker #1
je fais d'autres choses. J'ai appris avec le temps. Au début j'étais comme la plupart des hommes, je n'arrivais pas à faire d'autres choses en même temps. Et maintenant j'arrive à... j'ai pris l'habitude.
- Speaker #0
Dans Scène de ménage, parce que tu joues dans cette série, tu joues dans un cadre assez codé quand même, un rythme comique, précis. Comment tu travailles ce tempo qui est certainement très différent de la scène ?
- Speaker #1
Ah oui, ça n'a rien à voir. Déjà, on a des scénarii qui sont bien cadrés. C'est du plan-séquence. Ça, ça parle un petit peu à du second scène, quelque part, parce que comme on n'a pas de cut, comme dans un film ou une série, on est constamment en train de jouer. Et ça a été formateur par rapport à ça. C'est que le fait de jouer comme ça, d'une traite, une scène, m'a poussé à intégrer dedans des réflexes, des façons de bouger, même le fait de prendre des objets dans la main. Et du coup, ça m'a aidé aussi pour la scène.
- Speaker #0
De pouvoir proposer des choses. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Oui, parce qu'on avait même accès aux lectures. C'est-à-dire qu'on pouvait lire en avance les scénarii qui étaient proposés par les auteurs. On pouvait même écrire nous-mêmes pour la série. Donc, j'ai écrit quelques scénarii. J'ai proposé des chutes quand on voyait que la chute n'était pas assez forte. On avait quand même un pouvoir décisionnel là-dessus. Et ça nous a bien forgé ça aussi.
- Speaker #0
Et puis, en plus, tu habites le personnage. Ce n'est pas comme un personnage avec lequel tu vas vivre pendant quelques semaines. Et puis après, tu l'abandonnes, tu suis.
- Speaker #1
On suit son évolution, on propose. Voilà, exactement.
- Speaker #0
Je vis ça, j'ai bien envie de faire vivre ça.
- Speaker #1
Et puis on met de nous. Je pense que dans tous les rôles qu'on interprète, on met un petit peu de nous. Des fois, c'est 1%, des fois, c'est 90%. Il y a toujours un peu de nous et de vérité là-dedans.
- Speaker #0
Hans Zimmer parle souvent de la peur comme motif créatif. Du track, avant de livrer une musique pour un film important. Comment tu gères la peur ? En montée sur scène, par exemple ?
- Speaker #1
Je n'ai pas peur avant de monter sur scène. C'est ça qui est bizarre. D'ailleurs, il y a un... Un des compères avec lesquels j'avais joué dans une pièce de théâtre me disait « Mais tu n'as pas le track avant d'arriver ? » Je dis « Non » . En fait, je pense que j'avais tellement attendu de faire ce métier que je n'ai pas le temps d'avoir peur de monter sur scène. C'est-à-dire que j'ai peur avant. C'est-à-dire que j'ai peur dans tout ce qui est la phase créative, dans tout ce qui est le fait de me demander si ça va plaire ou pas Mais une fois que ça y est, que les gens sont assis, que le rideau est là et que le compte à rebours est lancé, c'est fini.
- Speaker #0
Oui, tu as confiance. Tu sais que ce que tu vas donner, de fait, t'as donné le meilleur.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je donne le meilleur de moi-même et puis on voit ce qu'il se passe.
- Speaker #0
Justement, tu es passé par le théâtre, tu en parlais. Tu as fait quoi comme pièce ?
- Speaker #1
Oh, c'est une seule pièce de théâtre. J'en ai joué plusieurs à Marseille, mais ce n'était pas des pièces qui ont été reconnues. Mais j'ai joué avec un des pionniers du boulevard à Paris, c'est Alil Vardar, qui m'avait pris avec lui sur une de ses pièces qui s'appelle « Tout va bien se passer » . Je suis arrivé, j'ai proposé un personnage dans sa pièce, et du coup, on est parti pour trois ans d'exploitation, et effectivement, j'ai appris très vite, en très peu de temps, ce que j'aurais mis des années à apprendre, que ce soit le rythme comique sur scène, que ce soit avoir une oreille dans le public, que ce soit le timing, il y a beaucoup de choses que j'ai appris grâce à cette pièce, et du coup, c'est ma seule vraie expérience théâtrale, j'ai joué devant 900, 1000 personnes, et ça m'a fait bizarre d'arriver avec mon spectacle à moi ensuite, et de jouer devant 8 personnes au début, en rodage, et du coup, ça... Ça fait redescendre sur Terre et ça montre que du coup, s'il faut travailler, ça ne s'arrête jamais, il faut vraiment travailler.
- Speaker #0
Et puis se renouveler, effectivement. Donc tu es passé par le théâtre, les courts-métrages, la web-série, puis la télévision. Quelle musique de film t'associe à chacun de ces formats ? Il y aurait quoi alors ? Tu parlais une fois,
- Speaker #1
c'est par quel ? Bon, c'est plutôt mon enfance. Scène de ménage,
- Speaker #0
ça serait quoi ?
- Speaker #1
Scène de ménage, c'est allé très vite, donc j'irais Mombasa. Mombasa qui est une musique du film Inception qui a été composée par Hans Zimmer plutôt ça court métrage, je me cherchais un petit peu je dirais
- Speaker #0
Les Sentiers de la Perdition le film est en banque s'il y avait autre chose qu'est-ce que théâtre ce serait plutôt est-ce qu'il y a une musique qui serait associée à un moment particulier Merci.
- Speaker #1
Pour le théâtre, en fait, il y en a beaucoup. Pour le théâtre, c'est drôle, mais c'est plutôt le thème du film, le film Beverly Hills. Je ne sais pas pourquoi, j'avais ça d'arrêté. Parce que c'était quelque chose de nouveau, de funky, ça allait vite.
- Speaker #0
C'est aussi associé à ton part d'enfance. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est toujours de là que ça part. Et puis là, avec mon spectacle, il y a un peu de tout, mais principalement, je dirais time. pour la période actuelle, parce que je réalise avec 41 ans que le temps est passé très vite. Et ça me laisse deux sensations. D'une part, je me dis, c'est super, parce que maintenant, je peux enfin faire ce que je veux. Mais de l'autre côté, je me dis déjà. Et voilà, donc c'est ces deux forces-là qui se nourrissent et qui me donnent envie de continuer.
- Speaker #0
Du coup, de ça, j'imagine que tu vis encore plus intensément en te disant...
- Speaker #1
c'est moi j'ai attendu exactement j'ai tellement attendu et puis j'ai vraiment physiquement été enfermé c'est même pas une métaphore j'ai vraiment été enfermé dans ma vie donc là maintenant que je suis dehors j'essaie de tout faire le plus vite possible des fois ça me dessert parce que ça me rend un peu impatient et dans ce métier là apparemment il faut être patient mais
- Speaker #0
je pense que tu peux aussi apprendre bien plus vite parce que tu as les années d'expérience et les heures de jeunesse bien avec l'âge dans tes spectacles dans ton travail d'humoriste tu transformes des moments difficiles en matière à rire Merci. est-ce que tu te reconnais dans la façon finalement Don Zimmer il transforme aussi les émotions qui sont très sombres tous les films qu'on a cités sont quand même assez dark c'est quelque chose de beau, lumineux comme Interstellar, comment tu allies ça avec tes émotions dans ces moments difficiles oui c'est parce qu'il y a toujours de la lumière dans ces musiques,
- Speaker #1
même si c'est quelque chose de dark ça appartient à un projet qui est dark il y a toujours à un moment donné, comme je disais pour Wide Way Fall un moment où il y a ... Il y a la musique qui revient et qui donne de l'espoir, qui donne une ouverture. Et c'est en ça que je m'en sers. C'est toujours ces petites failles-là, ces petits moments de lumière dont je me sers pour remonter. Puis après, j'écoute aussi d'autres compositeurs qui sont beaucoup plus lumineux, comme John Williams, par exemple.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est comme film ?
- Speaker #1
Il a fait Indiana Jones, il a fait Star Wars, Harry Potter. Enfin voilà, c'est...
- Speaker #0
On ne va pas entrer, non, ce n'est pas ça.
- Speaker #1
Il y a même fait « Moi, j'ai raté l'avion » , un film qui a bercé des millions de gens. et du coup oui Je me repose sur plusieurs... Là, je te parle vraiment des gros, des pionniers, mais il y a des compositeurs beaucoup plus discrets aussi, dont certains dont je ne prononcerai pas le nom parce qu'ils sont imprononçables. Mais effectivement, c'est un concours, je pense, en fait. C'est à certaines phases de ma vie, même je le vois quand je prends mon téléphone et je cherche une musique, selon mon état d'esprit, je vais vouloir une musique spécifique. C'est que moi,
- Speaker #0
j'ai des bandes-sons pour chialer.
- Speaker #1
Ah ben voilà !
- Speaker #0
Ça fait comment,
- Speaker #1
la chialade ?
- Speaker #0
Oui, exactement. Là, je sens qu'il y a un truc qui bloque. Tiens, je vais mettre 2-3 musiques de Jean-Jacques. Ça appartient.
- Speaker #1
Et le pire, c'est quand on t'appelle pendant le social.
- Speaker #0
Une sorte de purge,
- Speaker #1
quoi. C'est vrai que ça aide. Oui,
- Speaker #0
pour se remémorer des souvenirs. Tu parlais d'écriture. Tu as un peu écrit.
- Speaker #1
Oui, sur scène de ménage, j'ai écrit. J'ai toujours écrit. J'ai créé une websérie en 2011 que j'avais entièrement écrite qui parlait de trois malfrats.
- Speaker #0
Vous étiez déjà en prison ?
- Speaker #1
Non, mais justement j'étais déjà en prison donc je me suis dit mon truc à faire, j'écris sur un truc que je connais. C'était des bras cassés, j'avais appelé ça French Collectique au lieu de French Collection, en disant qu'ils avaient des petits bras et que ça ne marchait pas, c'était un business qui ne marchait pas. Et du coup ça m'a donné le goût d'écrire des choses assez drôles. J'ai essayé d'être drôle parce que l'humour, après, ce n'est pas universel. Il y a plein de trucs qui font rire certains et pas d'autres. Et ensuite, j'ai créé aussi un personnage sur les réseaux qui s'appelle Dylan, un téléconseiller qui travaille pour SFR, en m'inspirant justement de ceux qu'on a au téléphone régulièrement. Et puis voilà, j'ai toujours eu cette petite phase d'écriture. Là, j'écris aussi un livre par rapport à la vie, à cette vie que j'ai eue, à mon état d'esprit, mais ce sera beaucoup plus proche de ce que j'ai. vraiment vécu pendant 13 ans parce que dans le spectacle on peut pas résumer en une heure quinze 13 ans de prison l'avant l'après tout ça donc le livre va laisser plus de place pour tout ça j'essaie d'écrire des séries j'écris des formats courts aussi je suis toujours en train d'essayer de créer des choses en fait et de ne pas rester statique parce que comme je le disais tout à l'heure justement maintenant je suis libre entre guillemets il faut que j'en profite c'est génial et à la réalisation c'est quelque chose qui te oui pourquoi pas je trouve ça extrêmement compliqué peut-être parce que j'ai pas le j'ai jamais vu ce que c'était vraiment Mais j'ai des amis qui réalisent et tout et je leur laisse, je leur dis ouais ouais faites-le vous, vous êtes bien dedans. Parce que moi je ne me sens pas les épaules encore, je ne pense pas...
- Speaker #0
Légitime.
- Speaker #1
Voilà c'est ça, je ne pense pas être légitime pour réaliser quelque chose. Après je réalise fatalement par la force des choses des choses quand je me filme tout seul. J'ai le sens du montage, du rythme avec la musique justement. Mais ce n'est pas mon cœur de métier. Moi vraiment je veux faire ressentir des émotions aux gens. Je sais qu'avec la réalisation on peut aussi. faire ressentir des émotions, genre notre biais. Mais le fait de moi être l'outil par lequel passe l'émotion, je préfère.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'émeut dans la vie ? Qu'est-ce que tu aimerais mettre en scène ?
- Speaker #1
Les rédemptions. J'aimerais mettre en scène la naissance, que ce soit la naissance d'un artiste, la naissance d'un bébé. J'aime tout ce qui est mis au monde. Tout ce qui voit le jour. Je trouve ça extrêmement beau. Et je me concentrerai là-dessus, sur la lumière. On voit tellement de films avec des flingues, des gens qui se font buter, des séries sur des criminels, sur des avocats, toujours en train de défendre des meurtriers, des trucs. On parle beaucoup de la mort, mais pas assez de la vie.
- Speaker #0
Oui, des choses plus gaies, des émotions plus positives. Tu as déjà une idée pour la musique qui pourrait accompagner ça ou pas ?
- Speaker #1
Ah non, pas encore. Je ne sais pas. En plus, j'ai mon frère qui compose. J'ai un frère qui joue de la guitare. vraiment très bien de la guitare. Il y en a un autre qui a commencé par la guitare mais qui maintenant est compositeur aussi à ses heures perdues de musique de film. Et c'est vrai qu'effectivement, c'est quelque chose dans la famille qui nous a toujours... On a toujours été très intensifs à la musique. Notre père est mélomane, donc ça aide.
- Speaker #0
C'est comme ça que c'est venu la joie.
- Speaker #1
Oui, mais lui, il écoutait plus... Enfin, lui, il nous a fait découvrir plein de choses, mais notamment Dyer Straits, Marc Noflora, qui est guitariste et janteur, Queen... Alain Bachung,
- Speaker #0
il écoute tout et du coup on a vraiment touché à tout c'est ça qui nourrit un artiste tu te considères artiste depuis le début d'ailleurs ?
- Speaker #1
non, mais même maintenant des fois j'ai ce truc là je suis encore le gardien de prison alors que non, je pense que fondamentalement au plus profond de moi j'ai toujours été artiste dans l'âme quoi, en classe je dessinais moi je dessinais des dinosaures je dessinais des personnages dessin animés alors qu'il fallait écrire le cours ... C'était très étrange de me sentir en décalage constant avec la réalité de ce que je faisais.
- Speaker #0
Tes dessins, quand tu étais plus jeune, ils t'embarquaient dans quel type d'histoire ?
- Speaker #1
Plein d'histoires. C'était des histoires avec des extraterrestres, des zombies, des dinosaures. Il y avait aussi des lapins. Je mixais plein d'univers différents, que ce soit les cartoons avec Bugs Bunny, je prenais Dragon Ball Z, je mixais tout ça.
- Speaker #0
C'était plutôt des gentils.
- Speaker #1
Oui, les Simpsons, c'était rigolo.
- Speaker #0
Justement, si je reviens sur ton métier, ton ancien métier de surveillant qui te demandait beaucoup de contenir les émotions, et tu en parles vachement sur ton spectacle, c'est très bien écrit. Comment tu fais maintenant pour libérer tes émotions sur scène ? Tu as écrit, tu joues, mais est-ce qu'il y a encore d'autres palettes d'émotions que tu exprimes ?
- Speaker #1
Dans le spectacle ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est le fait de rendre hommage aux gens aussi. Je trouve... Je trouve ça touchant pendant le spectacle, quand je joue ces personnages. Je ne les joue pas seulement, je les incarne vraiment comme quand je les ai vus. Et c'est pour moi une manière de leur rendre hommage vraiment. Et c'est ça que je trouve bien dans ce spectacle. Et il y a aussi le fait de ressentir la musique. Je me laisse de plus en plus le temps de le faire pendant le spectacle, c'est de la laisser vraiment résonner. Parce qu'il y a des fois où je vais aller un peu trop vite et je vais le regretter après. Je me dis « Ah là, j'aurais dû prendre mon temps » . Parce que faire exister ces moments, faire exister ces émotions-là, je trouve que c'est très important et ça nourrit le spectacle. Donc c'est...
- Speaker #0
Prendre plus le temps.
- Speaker #1
C'est ça exactement, prendre le temps. C'est un truc que j'aimerais bien faire, c'est encore plus prendre le temps. Et justement, ça va avec ma vie. ça va avec le fait que je parle vite déjà depuis que je suis tout petit et que comme je disais tout à l'heure étant donné que j'ai attendu tellement longtemps que maintenant j'ai l'impression qu'il faut que j'aille vite et ça me fait aller trop vite et du coup il faut que j'essaye de trouver un bon compromis entre le fait de vouloir tout faire tout de suite et le fait de vouloir ralentir d'autant que le monde du cinéma,
- Speaker #0
de la production c'est des temps longs quand on démarre un film en écriture on sait qu'on le verra sur les écrans que d'ici deux ans, deux ans et demi d'où l'intérêt de lancer des projets en même temps c'est ça exactement,
- Speaker #1
il y a plusieurs pistes
- Speaker #0
Moët 13 des rêves ?
- Speaker #1
Bien sûr, oui. Le cinéma déjà, parce que je n'avais pas encore réalisé ce rêve-là. C'est le tout premier rêve. Mon autre rêve, ce serait que... Le rêve que je pourrais avoir, ce serait d'avoir une maison, mais au bord d'un lac, au calme, et avec ma famille. Enfin, vraiment, il y a ça aussi.
- Speaker #0
La sérénité.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça, cette sérénité-là, ce côté paisible de prendre un petit café, de regarder l'horizon et dire ça y est, c'est fini.
- Speaker #0
Du coup, de prendre ton temps.
- Speaker #1
Voilà, exactement. C'est ça. Prendre mon temps.
- Speaker #0
Je rêve de réussir à prendre mon temps.
- Speaker #1
Oui, oui. Mais j'aurais rêvé d'être comme mon père.
- Speaker #0
Mais attends, ce n'est pas fini.
- Speaker #1
Mon père, vraiment, c'est l'inverse. Il parle doucement. Il prend son temps. Il fait tomber un truc par terre. Il va réfléchir.
- Speaker #0
Peut-être qu'il prend un temps. Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Moi aussi. Mais il va le ramasser. Tu vois, voilà. J'aimerais être comme ça.
- Speaker #0
Mais justement, est-ce que j'avais entendu un jour... Il y a quelque chose de très intéressant qui disait que la patience, c'est aussi la confiance. Peut-être que maintenant que tu as confiance, que tu te sens bien installé, il y a peut-être tout ça qui va venir aussi.
- Speaker #1
Oui, voilà, je pense qu'effectivement, ça c'est incompressible. Ça veut dire qu'on est obligé d'attendre et que la vie fasse son boulot.
- Speaker #0
Un peu de méditation au bord de l'eau ?
- Speaker #1
Non, je n'ai pas fait ça, mais il faudrait bien que j'essaye la méditation. On m'a dit que c'était pas mal, le yoga.
- Speaker #0
La musique ?
- Speaker #1
Oui, de l'âne.
- Speaker #0
On y revient comme ça. Comment tu décrirais ta façon de travailler ? Tu as un besoin mieux ?
- Speaker #1
Ça dépend des fois en fait, je décrirais ça comme un électrocardiogramme en fait. C'est que des fois ça va être très calme, après je vais beaucoup beaucoup bosser et ça va être très calme, ensuite encore bosser beaucoup beaucoup et ensuite… Je ne suis pas tout le temps en train de bosser à fond, c'est contre-productif.
- Speaker #0
Au sein d'une journée ou c'est dans la semaine ?
- Speaker #1
Ah non, c'est dans la semaine. Ah c'est vrai. Parce que je trouve ça contre-productif de tout le temps tout le temps bosser parce qu'après justement, il y a une grosse phase où tu ne fais plus rien parce que tu es cramé.
- Speaker #0
J'ai compris ça oui.
- Speaker #1
Merci. Je pense qu'il y a un bon compromis de rythme à trouver et c'est pour ça que je fais ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu fais habituellement que les autres ne font pas ? Question métaphysique. Anna Célia.
- Speaker #1
Je me pose des questions bizarres. Je me posais une question dans la voiture. Je me suis dit, est-ce que quelqu'un qui est venu voir le spectacle et qui a aimé ce spectacle et qui m'a dit qu'il avait adoré ça en me voyant sur scène, est-ce qu'il m'a déjà klaxonné en m'insultant dans la rue ?
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Parce qu'on se retrouve dans sa bagnole, on ne sait pas. C'est pas qui a mis la voiture d'en face. Donc si ça se trouve, je me suis déjà fait insulter par un mec qui est venu voir le spectacle et qui a aimé, en plus.
- Speaker #0
Comme en Chine, on devrait être en Europe. Oui, c'est ça. Tant lui, je l'ai bien aimé. J'ai fait un sourire la dernière fois. Voilà,
- Speaker #1
exactement. Tu vois ? Donc je me demande ce genre de choses-là, parce que ça peut arriver.
- Speaker #0
Si en plus, il a mis une bonne critique. Oui, c'est ça. Il a fait cette insulte un mois d'après.
- Speaker #1
Oui mais c'est pas que c'est moi qui l'a jeté mais voilà il aime pas ma façon de conduire. J'aime bien ce que tu fais sur scène mais franchement tu conduis comme une merde. Tu vois ? Voilà.
- Speaker #0
Voilà on y revient.
- Speaker #1
des questions un peu torturées un peu plus bizarre aussi ce que je fais avec l'autopompage je pense que c'est que je suis tout le temps en train de me poser des questions et à tout remettre en question mais je pense que plein de gens font ça mais parce que peur que ça s'échappe ? oui ou alors peur de ne pas faire les choses bien à un instant T et du coup que les choses échappent alors que rétrospectivement
- Speaker #0
Parfois, c'est souvent les échecs qui nous ont fait...
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est toujours quand on touche le fond qu'on peut remonter. Mais effectivement, oui, mais je ne sais pas, il y a ce truc-là. de trucs que les gens ne font jamais ça c'est grignoter devant les séries c'est vrai c'est parce que tu sais tout côté sportif tu dis mais pourquoi tout vous y est un paquet de chips oui c'est ça oui c'est vrai quand on se content su quand il se lève à tintou qu'on est là quand on est là et que d'un coup on défonce tout ça juste parce qu'on a une petite rigueur ouais là c'est ça bon demain tu as l'occasion de discuter quelques minutes avec andy Zimmer,
- Speaker #0
tu lui dis quoi ?
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci pour tout ce que vous faites.
- Speaker #1
Je vous dis vraiment merci pour tout. Vous n'avez pas idée du monde dans lequel j'ai vécu grâce à des gens comme vous. Vous n'avez pas idée du bien que vous m'avez fait et du rêve que vous avez rendu possible. les yeux en écoutant vos musiques voilà ce que je dirais par exemple et travailler avec lui ce serait pourquoi ? ah ben j'aurais bien voulu être dans un film où il fait la musique mais juste ça même pas moi qui viens du désordre ou du réfestif et ça non non le réalisateur et lui se débrouille ils font la musique mais moi je joue et c'est mis en valeur par sa musique voilà c'est juste ça la musique t'accompagne pendant le film voilà ce serait...
- Speaker #0
est-ce que tu as d'autres claques artistiques dont tu voudrais nous parler quand je t'ai dit tiens parle nous d'un artiste Il y a lui qui est venu assez vite, j'ai l'impression. Est-ce qu'il y a d'autres ? Oui,
- Speaker #1
il y a Pablo Coelho aussi. C'est celui qui a écrit L'Alchimiste. En fait, ça a été mon livre au neuf chevets pendant toute ma jeunesse. Et je me suis énormément basé sur ce livre-là. D'ailleurs, je voulais en parler dans le spectacle, mais on a choisi de ne pas en parler parce qu'effectivement, c'était un peu trop compliqué à l'insérer. Mais j'aurais voulu lui faire un hommage aussi. Et qu'est-ce qu'il y avait d'autre encore ? Brian Cranston, par exemple, qui est un acteur formidable, qui jouait dans Malcolm le père. qui s'est révélé dans Breaking Bad en jouant Walter White, Anthony Hopkins, Christian Bale.
- Speaker #0
C'est très masculin tout ça. Oui,
- Speaker #1
c'est ce que je suis en train de chercher. Parce qu'en fait, on se projette. C'est ça le truc. C'est qu'on se projette fatalement. Par exemple, quand je joue à un jeu vidéo, on doit choisir un mec ou une femme. Je joue aussi le mec parce que je veux me projeter. Effectivement, c'est pour ça. Mais non, non. Comment elle s'appelle ? À chaque fois, j'oublie. Pfeiffer, Michelle Pfeiffer. J'aime beaucoup. J'aime beaucoup cette actrice. J'aime beaucoup ce qu'elle fait. Elle m'a déchiré le cœur dans Une vie à deux avec Rose Suisse.
- Speaker #0
Parme Cotillard ? C'est pas la seule ?
- Speaker #1
Non. Isabelle Hubert, voilà. Après, je pourrais faire une liste. Alexandre Delplat, Delplat aussi. J'en ai vu beaucoup aussi. Pas forcément que des disciplines artistiques. C'est aussi, par exemple, Mohamed Ali. Des gens qui sont inspirants profondément. Et je me dis qu'on n'est qu'une goutte d'eau, j'ai l'impression. Des fois, je me sens... très petits par rapport à ce qu'eux ont réalisé et ce qu'eux ont accompli. Je me dis que si moi à la petite échelle j'arrive à réaliser mon petit rêve, ce serait que m'approcher un petit peu de ce qu'ils ont fait eux en marquant l'histoire avec leur empreinte.
- Speaker #0
Il y a aussi des renouveaux, les gens que tu cites, ils ont aussi vécu un renouveau, toi tu as vécu un nouveau. Moi j'ai aussi envie de voir le truc inverse. Tu peux je pense aussi inciter et proposer aux gens qu'eux aussi peuvent changer de vie. C'est ça.
- Speaker #1
Dans le spectacle, c'est ça dont j'ai des questions, c'est les questions du rêve d'enfant. Et ce rêve d'enfant, on l'a tous eu, parce qu'on a tous été des enfants. Et justement, ne pas s'oublier. Parce que tout a été rangé, finalement, dans un tiroir. Et avec ce spectacle-là, je veux inciter les gens à regarder dans ce tiroir.
- Speaker #0
Je trouve que c'est très joliment écrit, joué, une performance géniale. Il n'y a rien de gnangnan. Assez souvent, si je peux me permettre, il y a pas mal de spectacles où à la fin, c'est ça, suivez vos rêves. mais là c'est L'idée est cela, évidemment, mais de façon très fine.
- Speaker #1
Mais même, comme tu conclues, c'est le plafond qui me fait une blague sur moi. C'est-à-dire que ce n'est même pas un truc où on tombe sur... Comme tu dis. Il fait une vanne. Et là, on se dit, de quoi ? Plafond quoi ?
- Speaker #0
Il a fallu le voir.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Mais c'est ça, c'est que vraiment, on ne s'attend pas à la fin. J'ai l'impression que ça annonce comme une épopée. Un truc qui va arriver, mais qu'on ne montre pas.
- Speaker #0
Et quels sont les prochains projets ?
- Speaker #1
dans les cartons comme je te disais le livre la série que j'écris sur aussi cette histoire qui va me donner plus de place pour le raconter et une autre série que je suis en train d'écrire aussi sur deux flics dans une voiture qui sont en planque et c'est un truc c'est un format humoristique un peu à la un gars une fille des petites scénettes comme ça dans une bagnole qui peut être pas mal aussi je suis en train de faire plusieurs choses ça se passe dans le ...
- Speaker #0
dans l'organisation, c'est-à-dire que là, tu es en train d'écrire et après, l'idée, c'est de pouvoir aller chercher des producteurs.
- Speaker #1
C'est ça, je fais tout en même temps. C'est-à-dire que j'écris, j'écris des bibles, j'écris des résumés, des histoires et ensuite, je me mets en quête de producteurs pour voir un petit peu si ça les intéresse, si le format leur plaît. Puis après, voilà, ça n'engage personne. C'est juste vraiment pour avoir déjà aussi moi des retours de professionnels pour voir si ça tient la route ou pas.
- Speaker #0
Et puis sur quel format ? Parce que c'est tellement différent maintenant si c'est sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Exactement. pub sur youtube il ya tellement des fiches et avoue que des fois j'ai la nausée parce que j'ai l'impression que c'est tellement vaste internet maintenant les réseaux les éthiques ouais pour exister oui et puis en plus voilà moi c'est vraiment c'est pas du tout qui m'a fait rêver moi c'est pas pour ça que j'ai fait que j'ai voulu faire ce métier il y en a qui ont commencé comme ça qui se sont dit il faut que je fasse ça pour devenir connus entre guillemets parce que voilà c'est ça parce que leur job c'était être connu leur métier c'est je veux être connu c'était pas j'ai un rêve où je vais faire si vous je veux faire ressentir ça C'est vraiment juste ça. Effectivement, j'ai l'impression qu'on se noie un petit peu, les artistes, dans cette masse, en fait.
- Speaker #0
Un peu compliqué d'émerger.
- Speaker #1
Et oui, c'est ça. Des fois, des spectacles qui sont super vont passer inaperçus parce qu'ils vont être écrasés comme... par des rouleaux compresseurs qui sont pas forcément... qui sont vides en fait et qui sont juste là parce qu'ils existent parce qu'ils ont une communauté qui les suit en fait.
- Speaker #0
Et puis les gros producteurs qui veulent juste... Bah oui !
- Speaker #1
Parce qu'ils sont attirés par le chiffre. C'est comme dans les films maintenant, ce qui est un petit peu de... Bah y'a des acteurs qui sont en plein de ça, c'est que maintenant ils prennent des... des youtubeurs ou des gens aux côtés parce qu'ils veulent pas prendre de risques financiers donc ils disent bah ils sont en sécurité.
- Speaker #0
Bah c'est le talent de la tête.
- Speaker #1
Alors que ça se retrouve contre eux parce que finalement les gens qui regardent ça sur leur toilette ils vont pas venir au cinéma. Faire dépasser quelqu'un au cinéma c'est autre chose.
- Speaker #0
Il y a encore un peu la bulle d'Avignon. Oui, c'est vrai. Où là, vraiment, tout le monde peut s'exprimer. C'est le ticket d'entrée aussi cher quand même.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
très cher. Est-ce qu'il y aurait une question que tu aurais aimé que je te pose ? Où toutes mes questions étaient parfaites.
- Speaker #1
Oui, vraiment, c'était parfait. Je ne pensais pas du tout à toutes ces questions. C'était une question très bizarre. Non, mais peut-être... Parce qu'il y a des gens qui se posent la question. Combien de mots, qu'est-ce que tu mesures ?
- Speaker #0
Alors, attends.
- Speaker #1
J'ai mis marqué, regarde, Max Taille.
- Speaker #0
C'est génial, parce que t'as pas de Wikipédia. Ah oui ? Parce que moi j'ai regardé pour pouvoir caler la vidéo.
- Speaker #1
Ah il y a une page Wikipédia maintenant ? Parce que je ne savais même pas ce qu'il y avait.
- Speaker #0
Enfin non, attends, comment j'ai vu ? Ah non, sur ta fiche, acteur.
- Speaker #1
Ah d'accord.
- Speaker #0
Il y a 1m88.
- Speaker #1
Voilà c'est ça, ouais. C'est parce que je pense que quelqu'un a dû le renseigner, on dit bon, il y a 80, il y a un niveau hasard, on verra. Non, mais une question que j'aurais aimé que tu me poses, c'était quoi ton cauchemar ?
- Speaker #0
C'est drôle parce que j'avais une question comme ça, c'était quoi un rêve qui revient ? Est-ce que t'as un rêve qui revient ? Mais vas-y ton cauchemar, vas-y.
- Speaker #1
Moi mon cauchemar quand j'étais enfant, c'était de me réveiller et d'être tout seul, sur terre.
- Speaker #0
Sur terre quand même, déjà dans le scénario de film.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est ça, mais vraiment seul quoi, parce que dans le film il y a toujours après, on croit toujours quelqu'un qui est aussi vivant, mais non, être seul, ne plus avoir le miroir, parce qu'on est souvent en train de se plaindre, il y a trop de mordants, il y a les gens, les embouteillages, les gens nous manqueraient.
- Speaker #0
Et c'est un cauchemar que tu faisais régulièrement ?
- Speaker #1
Non, il m'a vraiment marqué celui-là. Parce que je n'arrivais pas à sortir de ce cauchemar. C'était vraiment très long. En fait, parce que j'étais plus jeune et que j'avais le temps. Mais en tout cas, le cauchemar était très long. Et je me sentais seul, mais terriblement seul. Ah oui, je me suis même retrouvé sur une scène.
- Speaker #0
Ah, intéressant. Seul !
- Speaker #1
J'étais sur une scène tout seul et il y avait des applaudissements. Alors qu'il n'y avait personne dans la salle. Et ça m'avait fait flipper.
- Speaker #0
Ça me fait penser au film Reality avec Alain Chabat.
- Speaker #1
Ah oui ? Ah d'accord, ok, non, j'ai pas vu. Il faudrait que je regarde. Mais bon, j'ai peur que ça me relance le cauchemar.
- Speaker #0
Il me semble que c'est le Quentin Dupieux, j'espère ne pas dire de bêtises.
- Speaker #1
Ah oui, quand c'est barré, il est pas loin. Effectivement, oui, c'était ça mon cauchemar. Après, c'est toujours pareil, on a toujours... L'être humain, il est pas fait pour vivre seul, je pense.
- Speaker #0
Il est peut-être un sujet autour de la peur de l'abandon, quand même, à ton âge, non ?
- Speaker #1
Oui, peut-être aussi. Le truc là de... J'ai tellement été... éduqué dans une famille où il y avait du monde tout le temps, j'avais mes frères et soeurs, on était tout le temps dans la maison, il y avait toujours du bruit et tout, que je pense que inconsciemment je voulais pas que ça s'arrête. Et c'est pour ça que ça a provoqué ça je pense, ce cauchemar.
- Speaker #0
Merci beaucoup Riyad.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Entre tous sur les réseaux sociaux, ton spectacle encore qui est en province.
- Speaker #1
Oui c'est ça, alors là par exemple je suis à La Rochelle ce jeudi là, le 5, je serai le 12 au Mans, et le 14 à Cabriès, mais sinon je joue tous les jeudis à 19h au Théâtre Gaieté Rive-Louche.
- Speaker #0
génial, merci beaucoup Riyad, à bientôt merci, à bientôt ça t'a plu ? laisse moi un gentil commentaire ça aidera mes amis les algorithmes à propulser ce podcast et par exemple autour de toi à la machine à café, dans le métro bah tiens oui, si là c'est dans le métro en ce moment, parle-en à ton voisin tu peux aussi lui parler de la page Instagram d'Artitaï merci, allez