Speaker #0Salut, je m'appelle Nadine, j'accompagne les cavaliers et cavalières à mieux se comprendre, pour mieux comprendre leur cheval. Si tu as déjà ressenti le doute, la peur, le stress ou la sensation de ne pas être à la hauteur, sache une chose, tu n'es pas seul. A travers la sophrologie, l'équitation de légèreté et l'éthologie, j'ai appris que la relation ne se force pas, elle se construit avec présence. Patience et persévérance. Dans ce podcast, chaque épisode est une invitation à explorer comment ton savoir-être transforme la relation avec ton cheval. Si ce chemin résonne en toi, abonne-toi et avance ensemble. Et si la sécurité intérieure changeait toute ta relation avec ton cheval ? Aujourd'hui, j'aimerais te parler d'un mot que j'utilise de plus en plus souvent, la sécurité, et plus précisément, la sécurité intérieure. Parce qu'on parle beaucoup de confiance avec les chevaux, on aimerait avoir davantage confiance en eux. On aimerait avoir moins peur, moins réfléchir, moins anticiper aussi. Mais je crois qu'avant de parler de confiance, il y a quelque chose d'encore pire. plus profond à regarder. Est-ce que, dans cet instant, mon corps se sent suffisamment en sécurité ? Parce que tu peux te répéter cent fois tout va bien. Mon cheval, lui, il est gentil. Il n'y a aucune raison d'avoir peur. Moi, je sais faire. Et malgré tout, sentir ton ventre se serrer, tes épaules se tendre, ton souffle devenir plus court. Ton regard, lui, commence à surveiller tout ce qui se passe autour de toi. Et bien, ce n'est pas forcément parce que tu manques de volonté. C'est parfois simplement parce qu'une partie de toi n'est pas encore complètement rassurée. Ton corps, lui, il peut avoir compris autre chose que ta tête. Imagine, tu as vécu une chute ou une séance qui s'est mal passée. Ou peut-être simplement, ton cheval a une réaction que tu n'avais pas anticipée. Et toi, tu as simplement accumulé de petites expériences pendant lesquelles tu ne t'es pas senti complètement en sécurité. Aujourd'hui, évidemment, et rationnellement, tu sais que tout va bien. Mais ton corps, lui, il reste attentif. Il observe, il anticipe, il essaye de contrôler. Et c'est là que quelque chose de très intéressant peut se passer dans notre relation avec le cheval. Parce que... Et plus nous nous sentons en insécurité, plus nous avons tendance à vouloir contrôler. Contrôler les mouvements, l'environnement, le cheval, ce qui pourrait arriver. Et parfois même contrôler nos propres émotions. Alors là, on va tenir davantage les haines, surveiller davantage, corriger plus vite, respirer moins. Notre corps devient plus rigide et notre cheval, lui, Il reçoit toutes ces informations, pas parce qu'il lit dans nos pensées, mais parce qu'il perçoit notre corps, notre respiration, notre tonicité, nos gestes, bref, notre manière d'être présent. Et parfois, sans même nous en rendre compte, nous entrons dans une sorte de boucle. Je me sens en insécurité, alors je contrôle davantage. Mon corps, lui, devient plus tendu. Et mon cheval perçoit cette tension et peut devenir lui-même plus vigilant. Je sens qu'il change, alors je me dis, tu vois, j'avais bien raison de me méfier. Et alors, je contrôle encore davantage. Et si on commençait ailleurs ? C'est là que j'aimerais te proposer quelque chose d'un peu différent. La prochaine fois que tu sens que quelque chose se tend avec ton cheval, avant de te demander, comment est-ce que je peux le calmer ? Essaie de te demander qu'est-ce qui se passe dans mon propre corps en ce moment ? Est-ce que je respire ? Est-ce que mes épaules sont libres ? Est-ce que mes mains se sont crispées ? Est-ce que mon ventre est contracté ? Est-ce que je suis encore ici ? Ou est-ce que mon mental est déjà en train d'imaginer ce qui pourrait arriver dans 30 secondes ? Rien que ça, ça peut énormément changer de choses. Parce que retrouver de la sécurité intérieure ne signifie pas se convaincre que tout va bien. Ce n'est pas se répéter « allez, détends-toi » . C'est permettre progressivement au corps de recevoir de nouvelles informations. Je suis ici. Je peux respirer. Je peux observer. Je peux prendre mon temps. Et je n'ai pas besoin de tout régler immédiatement. Allez, je te propose une petite expérience. Si tu peux le faire là où tu es, prends juste quelques secondes. Tu n'as rien de particulier à réussir. Pose simplement tes pieds au sol et sens leur contact. Prends une inspiration tranquille par le nez, puis laisse l'expiration se faire doucement par la bouche. Encore une fois, inspire et expire. Et maintenant, regarde simplement autour de toi, sans chercher quelque chose en particulier. Laisse ton regard rencontrer trois choses qui sont là. Une couleur, une forme. Un objet. Puis reviens à ton corps et demande-toi simplement qu'est-ce que, ici et maintenant, me permet de sentir que je peux relâcher juste un petit peu. Pas complètement, juste un peu. Et laisse quelques secondes à ton corps pour répondre. C'est aussi ça, construire de la sécurité intérieure. Ce sont parfois de toutes petites expériences, des moments pendant lesquels ton système comprend progressivement « je peux être ici sans avoir besoin d'être constamment en alerte » . Et avec le cheval, je trouve cela particulièrement beau. Parce qu'au lieu d'essayer immédiatement de changer son comportement, on commence à modifier notre manière d'être dans la relation. On devient peut-être un peu plus disponible, un peu moins dans l'anticipation ou dans le contrôle. Et ça ne veut absolument pas dire devenir passif. Parce que la sécurité intérieure, ce n'est pas tout accepter. Ce n'est pas oublier les règles de sécurité. Ce n'est pas non plus monter un cheval avec lequel on se sent réellement en danger. On se disant qu'il suffit de respirer. Parfois, la décision la plus juste et la plus sécurisante... et justement de descendre de cheval, de demander de l'aide, de peut-être revenir à une étape plus simple, ou de dire simplement « aujourd'hui, ça suffit » . La sécurité intérieure, ce n'est pas nier la réalité. C'est pouvoir rester suffisamment présent pour choisir, plutôt que réagir uniquement depuis la peur. Et peut-être que la confiance commence justement là. Pas au moment où tu n'as plus peur, pas au moment où tu contrôles parfaitement ton cheval, mais au moment où tu commences à sentir, même si quelque chose se passe, eh bien je peux rester avec moi. Je peux écouter ce que je ressens, je peux ralentir, je peux ajuster, demander de l'aide, je peux recommencer autrement. Et lorsque cette sécurité commence doucement à s'installer, la relation peut changer, elle aussi. Parce que, ce jour-là, tu n'arrives plus forcément près de ton cheval en lui demandant inconsciemment « Rassure-moi ! » Tu peux simplement arriver et être avec lui. Avant de terminer cet épisode, j'aimerais donc te laisser avec une question. La prochaine fois que tu iras voir ton cheval, plutôt que de te demander « Est-ce que j'ai confiance en lui ? » , essaye peut-être de te demander De quoi ai-je besoin aujourd'hui pour me sentir suffisamment en sécurité avec lui ? Et observe ce qui vient. La réponse, elle peut être très simple. Ça peut être aller respirer quelques minutes, marcher à côté de lui, prendre davantage de temps, pourquoi pas, ou demander de l'aide, ou simplement ne rien attendre de cette rencontre. Parce que parfois, la relation commence à changer lorsque nous cessons de demander au cheval de créer en nous une sécurité que nous pouvons apprendre, petit à petit, à construire nous-mêmes. Et si tu as envie de commencer justement par quelques minutes pour ralentir et revenir à toi, j'ai créé une séance de sophrologie offerte, un temps pour soi. Tu peux la retrouver grâce au lien disponible dans ma bio. ou dans la description de cet épisode. Et si cet épisode t'a aidé, j'aimerais te demander une seule chose. Choisis une personne à qui il pourrait faire du bien et partage-lui cet épisode. Allez, je te retrouve dans deux semaines. D'ici là, prends soin de toi et de la relation que tu construis doucement avec ton cheval. Rappelons-nous que les clés du bonheur et de l'harmonie sont déjà en nous. Le cheval nous apprend juste au regarder. Alors abonnez-vous pour continuer cette aventure avec moi. A très vite !