Speaker #0Hello à tous et bienvenue dans cet épisode de podcast, ce nouvel épisode dédié sur un sujet assez spécifique qui est l'école de ma fille, donc l'école alternative, l'école publique, tout le cheminement qui a fait que pourquoi ma fille a été en école alternative toute sa maternelle et pourquoi aujourd'hui elle rentre en CP en école publique. C'est un sujet qui est assez niche je trouve parce que ça peut ne pas adresser tout le monde, c'est pour ça que je ne vous en ai pas forcément parlé sur YouTube mais je trouve que c'est chouette de vous en faire un épisode. dédiée tout simplement parce que vous avez été beaucoup à suivre mon cheminement. J'ai énormément parlé de l'école alternative d'Alma sur les réseaux sociaux parce que je trouve que c'était vraiment une alternative qui était géniale, enfin qui est géniale d'ailleurs, qui nous a apporté énormément de choses et qui lui a apporté énormément de choses. Et voilà, aujourd'hui j'avais envie de vous parler de ce cheminement comme je vous ai déjà parlé de tout ça, même si c'est un sujet qui est assez intime je trouve, puisque ça reste la vie de ma fille. Mais je trouve qu'en tant que parent, on a parfois des réflexions autour de ça. Et en tout cas, moi, ça m'a amené énormément de réflexions. Ce sujet, je trouve que c'est un sujet qui est très compliqué, le sujet de l'éducation. Et il y a énormément de choses qui rentrent en compte. La personnalité de l'enfant, le choix de l'établissement, le type d'éducation qu'on veut donner à son enfant, la vision de l'éducation, l'environnement. Il y a énormément de choses qui peuvent amener à prendre telle ou telle décision. Et je trouvais ça chouette de vous partager. le pourquoi du comment et une explication de mon cheminement, comment j'en suis arrivée jusque là. Donc c'est un épisode qui va peut-être être un peu long parce que je vais reprendre tout le pourquoi du comment à la base Alma et aller en école alternative puisque ça fait partie aussi du choix, enfin pour mieux comprendre le choix que j'ai fait aujourd'hui. Et je trouve que c'est important d'en reparler aussi et je crois que j'en ai jamais vraiment parlé dans un vlog YouTube mais jamais vraiment en détail. Donc c'était l'occasion si jamais le sujet vous intéresse et aussi un petit peu pour bas. clore toutes les questions que j'ai eues autour de ça, parce que pour les questions de la FAQ, j'ai eu aussi énormément de personnes qui ont rebondi sur la story Instagram en disant pourquoi du coup elle va en école publique maintenant, sachant qu'elle était en école alternative, qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis, et des questions très concrètes que je comprends tout à fait. Et donc c'est pour ça que j'avais envie aujourd'hui de vous parler de ce sujet-là très concrètement aussi. On va reprendre du coup quelques années en arrière, puisque comme chaque enfant maintenant... Vu que c'est obligatoire en France, Alma a commencé l'école à partir de 3 ans. Elle avait 3 ans et demi, sachant qu'avant, elle avait quand même été en crèche, donc en collectivité. Ce n'était pas sa première étape dans la collectivité, on va dire. Mais c'est vrai que l'école s'est vraiment considérée, je trouve moi personnellement aussi, comme une grande étape, même la maternelle, puisqu'il y a vraiment un cadre qui est beaucoup plus strict. Il y a vraiment moins de passation aussi avec les parents, c'est-à-dire qu'on ne sait pas forcément ce qui se passe à l'école, ce qu'ils font de leur journée, les activités. ça dépend vraiment aussi de... la maîtresse, si des personnes décident de faire un cahier par exemple avec un lien, avec des photos pour les parents, etc. Mais voilà, on peut ne pas vraiment savoir, surtout qu'à 3 ans, les enfants ne parlent pas forcément très bien. Puis quand ils sortent de l'école, ils passent à autre chose, donc c'est compliqué aussi de revenir dessus et de savoir un peu plus ce qui se passe versus la crèche où vraiment on sait combien de temps ils ont dormi, à quel moment ils ont fait pipi, etc. Toutes les activités qu'ils ont fait dans la journée et ce qui est très bien parce que c'est un endroit qui est très cocooning vu qu'ils sont encore... petits, mais à 3 ans, pour moi, ils sont encore aussi petits. Donc, voilà, pour moi, c'est vrai que l'école, c'est un gros, gros, gros événement. De base, moi, je n'avais pas forcément envie de la mettre en école alternative. Enfin, je n'avais pas forcément l'idée, pensée ou quoi que ce soit. Pour moi, elle irait en école publique. Ça me tenait aussi à corps parce que l'école, c'est un droit. Le fait qu'elle soit gratuite, qu'elle soit accessible à tous, le fait, j'avais cette image de mixité aussi en ayant dans les écoles publiques versus les écoles privées, où il y aurait des personnes qui seraient plus privilégiées vu que c'est payant, etc. Donc ça, j'y reviendrai aussi. Donc pour moi, c'était sûr et certain que ma fille irait dans le public. Cependant, j'habitais dans un quartier avant, donc là maintenant, on a déménagé, on est dans une maison, mais avant, j'étais dans un appartement HLM que j'avais eu, si vous avez suivi mon histoire depuis ma séparation, etc. J'avais un appartement. qui se trouvait, on va dire clairement, mais en gros dans un quartier de ma ville. Un quartier un peu abandonné, c'est-à-dire que c'est devenu vraiment le quartier où la ville n'investit plus, ou notamment dans l'école. C'est-à-dire que l'école ressemble vraiment à ce à quoi elle ressemblait il y a 30 ans. Enfin, elle s'est dégradée depuis, mais ils n'ont pas bougé, il n'y a pas de travaux qui ont été faits, il n'y a aucun investissement qui est fait dans ce quartier-là. Donc j'étais dans un appartement, dans une résidence HLM, avec énormément d'HLM autour. Donc c'est vraiment un quartier HLM avec une population... qui a forcément à peu de moyens. Des personnes aussi qui arrivent parfois de l'étranger, qui sont vraiment mis dans des HLM qui... Alors, ce n'était pas le cas des miens, mais les HLM qui étaient à côté des miens, qui étaient vraiment délabrés. Et en fait, ces personnes-là, pour moi, il y a énormément de personnes qui n'ont pas le choix d'accepter ou de refuser un logement puisque c'est uniquement le logement qu'on leur propose. Donc, ces personnes acceptent les logements, mais c'est des logements qui sont vraiment délabrés dans des petits états. Enfin, moi, j'en ai visité et jamais j'aurais accepté. de prendre ce type de logement-là, mais en fait, on n'a pas tous la possibilité de pouvoir choisir. Donc bref, je me suis retrouvée dans ce quartier-là où, si vous voulez, l'école vraiment avait mauvaise réputation, clairement, on va se le dire. Je veux dire, les écoles, on sait si elles ont, entre guillemets, bonne ou mauvaise réputation, selon les parents, quand on demande un petit peu autour, etc. Et moi, c'est vraiment le quartier dans lequel j'ai grandi étant petite. Donc, je connaissais très bien les écoles et je savais très bien que cette école, c'était pas l'école. La plus fancy, ce n'était pas l'école la plus demandée non plus par les profs. Et c'est surtout ça, moi aussi, qui m'inquiétait, entre guillemets. C'est parce que souvent, les écoles où il y a énormément de monde, beaucoup de classes, beaucoup d'élèves, les profs ne veulent pas y aller. Donc, c'est forcément des personnes qui n'ont pas le choix d'aller dans ces écoles-là. Ce n'est pas les écoles de premier choix. Donc, ces personnes sont mutées ou sont désignées pour être dans ces écoles, mais ne sont pas forcément contentes de l'être. Voilà, c'est après peut-être un imaginaire qui est faux dans ma tête. Mais pour moi, ce n'est pas des écoles où tout le monde se battait en tant que prof pour aller, ou même en tant qu'instituteur finalement, parce que c'était une maternelle. Mais quand je vous dis que c'était une école qui n'était vraiment pas réputée, une école où les gens s'inquiétaient que ma fille aille là-bas, il y a plein de personnes qui essayaient de faire des dérogations pour que leur enfant n'aille pas là-bas non plus. Après, je sais, moi j'étais vraiment déterminée à me dire, mais en fait, non, je ne vais pas faire de dérogation. Tant pis, ce n'est pas grave, elle ira dans cette école-là. Et petit à petit, ça m'a travaillée. Et en fait, de l'autre côté de ma rue, il y a vraiment un quartier qui est beaucoup plus riche, vraiment de maisons, et où il y a une école qui, pour le coup, avait tellement peu d'élèves qu'ils allaient fermer des classes. Donc je me suis dit, je vais essayer de faire une dérogation, parce qu'en fait, versus une école où il y a énormément d'élèves, beaucoup trop, et une école où il y a peu d'élèves, où c'est une école qui est beaucoup plus familiale, etc., et bien je me suis dit, je vais essayer de tenter une dérogation dans cette école-là. C'était notamment l'école en plus où moi j'ai été, étant petite. Donc j'avais un affect particulier pour cette école-là. Elle était exactement à la même distance à pied de la maison. Sauf que je ne dépendais pas de cette école-là parce que ce n'était pas mon quartier. Sachant que mon HLM, bien évidemment, était rattaché à l'autre école. Tout ça, c'est quelque chose de plus qui m'énerve dans les écoles. Et dans le fait qu'on soit rattaché à une école. Parce qu'on est censé être rattaché à une école pour soi-disant la mixité. Pour que les personnes n'aient pas le choix de choisir leur école, etc. sachant que, mais là j'ai vraiment vécu le pire exemple, où à une rue près, c'était vraiment des niveaux sociaux totalement différents. Un quartier de riche versus un quartier pauvre, mais vraiment c'était flagrant à quel point l'école qui était considérée comme l'école de la partie plus riche était en manque d'effectifs d'enfants parce que c'était vraiment un petit quartier, donc vraiment ils n'acceptaient pas à une rue près parce que le quartier était vraiment très petit. Et pour le coup, on a de l'autre côté de la rue un quartier avec... énormément d'HLM, énormément de populations et des classes qui sont bondées. Et en plus, vraiment une différence en termes de milieu social aussi. On ne va pas se mentir que c'était vraiment le jour et la nuit. Donc pour moi, la mixité à l'école où c'est vraiment censé être justement tout le monde se mélange, etc. Pour moi, ça a été vraiment faux et je l'ai vu directement sachant que là, même dans les écoles, on avait la représentation du quartier autour. Et si le quartier n'est pas fait de mixité sociale, l'école n'aura pas de mixité sociale. Et c'est ce qui s'est passé dans l'école où... Finalement, j'ai dû inscrire ma fille puisque la dérogation n'a pas fonctionné, etc. Je me suis dit, tant pis en fait, tant pis, tant mieux, elle ira aussi se confronter à d'autres personnes de différents milieux, etc. Et j'étais vraiment déterminée, entre guillemets, à ce qu'elle aille dans cette école. Donc on a fait l'inscription, j'ai rencontré la directrice, moi j'étais déterminée aussi pour être parent d'élève, pour être moteur, etc. Et j'ai senti directement qu'il y avait un lien qui était brisé aussi entre la direction et entre les parents. Quand j'ai rencontré la directrice, j'ai vu qu'elle me sentait comme une bonne parente, entre guillemets, quelqu'un d'impliqué, etc. Et elle m'a dit, ça serait bien si vous pouviez même faire le lien entre nous et les familles. J'ai vraiment senti qu'il y avait quelque chose qui était scindé parce qu'elle m'a vraiment dit, les familles ne nous parlent pas, on n'arrive pas à communiquer avec eux. En gros, c'était, ils déposaient leurs enfants, ils s'en fichaient complètement, etc. Je me suis dit, avec plaisir, je vais être impliquée de toute façon dans l'école pour voir le maximum de choses, pour être au max impliquée, pour voir ce qui se fait, etc. Et en fait, est arrivé le jour de la rentrée. où j'ai compris pourquoi les familles n'arrivaient pas à créer de lien avec l'école, simplement parce que l'école ne laisse pas la place aux familles, mais vraiment aucune place. C'est-à-dire qu'on a dû déposer nos enfants, les laisser, on était vraiment encouragés à les laisser le plus vite possible, sans dire au revoir, même s'ils pleuraient, c'est pas grave, allez, on y va, on y va, que les parents vraiment s'en aillent le plus vite possible. Aucun accompagnement, je trouvais que c'était très rapide, que c'était très violent. Moi, ma fille qui était quand même assez grande, Et elle s'est vite mise dans le moule. Mais j'ai senti que c'était quand même compliqué pour elle, que c'était assez dur, que ce soit aussi strict. directement pour des enfants de 3 ans. Sachant que même nous, en tant que parents, on n'a eu aucune info sur la personne qui gérait la classe. On ne savait pas combien ils étaient, on ne savait pas ce qu'ils allaient faire de la journée. Pour des parents qui laissent leur enfant pour la première fois, je trouve que c'est très difficile d'accepter, de laisser à des personnes qu'on ne connaît pas, qu'on n'a jamais rencontrées, et en fait juste de se dire, il faut faire confiance, les laisser dans une classe où moi je crois qu'ils étaient 27, 24, je ne sais plus, où il y avait deux... petites sections et une petite et moyenne section mélangée, donc avec d'autres enfants qui potentiellement aussi étaient là l'année dernière, qui connaissent les règles de classe, etc. C'était beaucoup, beaucoup, j'ai trouvé pour des petits qui se retrouvent tous tristes, à pleurer, c'était assez violent le jour de la rentrée. Et surtout, aucune info, quoi. Silence radio, on récupère son enfant le midi, mais c'est pareil, il n'y a vraiment pas de passation et vraiment, directement, il nous a dit, moi je ne dis pas ce qui s'est passé la journée, Je pense que c'est un cadre qu'ils posent directement parce qu'ils n'ont pas le choix, parce qu'ils ne peuvent pas parler à tous les parents, etc. Mais le système fait que ça m'a fait peur. Franchement, ça m'a fait peur. Je me suis dit que c'est compliqué. Je le vivais très mal en tant que maman. Vraiment, j'avais une boule au ventre. J'avais un nœud qui s'était fait et je me disais pourquoi je suis obligée de laisser ma fille dans ce cadre-là pour apprendre en plus, pour quelque chose de positif, qui doit être joyeux, qui doit être fait dans la joie, dans les jeux, etc. et je sentais que c'était vraiment très militaire, très cadré. Et encore une fois, le but de cet épisode, ça ne va vraiment pas être de blâmer les instituteurs, de blâmer les profs, de blâmer l'école publique, de blâmer qui que ce soit. Vraiment, chacun fait comme il peut, chacun fait avec ses moyens. Les personnes qui encadrent des plus petits, quand on en a 24, forcément, il faut qu'il y ait un cadre, forcément, il faut que ça soit strict, forcément, il faut que les règles soient dites dès le début. Je veux dire, moi, j'ai trois enfants chez moi, des fois, déjà, les copains d'Alma, etc. Mais tu t'en sors pas. Alors, avec 24, je n'imagine même pas. Mais j'ai trouvé que c'était violent. Le fait est que je me suis dit que c'est compliqué, c'est très compliqué. En fait, je l'ai sentie bridée. Je l'ai sentie bridée, je l'ai sentie contrainte. Je ne l'ai sentie pas elle-même et forcée de respecter des règles, un cadre. Alma, elle est très scolaire et très... Voilà, elle le fait. Elle respecte les règles qu'on lui dit. Mais qu'elle est... L'explication des règles derrière, est-ce qu'elle savait pourquoi elle devait faire ci ou ça ? En fait, c'est le manque d'accompagnement, le manque d'empathie qui m'a bouleversée. Et encore une fois, c'est certainement parce qu'il n'y a pas assez de moyens, clairement. Mais ça m'a fait beaucoup de peine. Et le premier midi, moi, j'ai été la récupérer. Et en fait, il y avait énormément d'enfants qui partaient à la cantine, donc que les parents ne venaient pas récupérer. Et ces enfants-là attendaient leurs parents parce qu'ils ont vu les parents, ils pensaient qu'il y avait les parents qui viendraient les chercher. Et donc, il y a une dame qui est venue les chercher pour la cantine. Et c'était au garde-à-vous. Franchement, c'était sans pitié. Ça m'a brisé le cœur de voir qu'il y avait des enfants qui étaient en pleurs, de savoir qu'il n'y avait pas leurs parents qui venaient. Et elle leur disait, allez, on y va. On se range par deux, sans aucune émotion, sans aucune empathie, envers tous ces petits bébés. Parce qu'ils avaient trois ans. Il y en a qui ont même deux ans et demi, qui devaient suivre le mouvement, aller vite. Déjà, comprendre que leurs parents ne venaient pas le midi et que ce serait que le soir. Et ensuite, partir en plus, marcher pour aller dans un restaurant scolaire qui était plus loin. Tout un truc où l'accompagnement des adultes, et c'est ça que je retiens de l'école publique, ce n'est vraiment pas les enfants de cette école, ce n'est vraiment pas les familles, contrairement à ce qu'on aurait pu me dire, de cette école qui m'a... qui m'a troublée, c'est l'accompagnement des adultes envers les enfants. Et je me suis dit, mais c'est violent, c'est très très violent, et vraiment j'avais mal au cœur. Peut-être qu'on a été plusieurs à ressentir ça, peut-être que non, parce qu'il y a des personnes qui aussi font une adaptation avec les enfants peut-être, qu'il y a des instituteurs qui font beaucoup plus de passations, qui rassurent les parents, mais en fait, on laisse notre enfant, on laisse ce qu'il y a de plus cher au monde. Et encore, j'étais passée par la crèche avant, mais c'était dur, c'était très dur. Et ouais, j'avais une boule au ventre, j'avais tellement mal au ventre qu'en fait, je me suis dit, en fait, il doit y avoir une solution, il doit y avoir autre chose qui est possible. Je ne peux pas être forcée de mettre mon enfant dans ce système si petit, sachant que je ne le sens pas. En fait, il y avait une part en moi de maman qui me disait, mais vraiment, je ne le sens pas. Je sens que ce n'est pas bien, je sens que ce n'est pas un endroit où elle s'épanouira ou un endroit où elle va pouvoir être créative, être elle-même, en fait. Je me suis dit, c'est dur, c'est très dur et ça ne me correspond pas et ça ne lui correspond pas non plus. Et là, j'ai pensé à... toutes les choses possibles. Je me suis dit en fait je peux peut-être la garder à la maison. Je me suis renseignée sur l'instruction en famille donc à me dire mon copain avait un van, je me suis dit on va partir en van comme ça on n'aura plus d'adresse et si on n'a pas d'adresse, on peut faire l'instruction en voyage, l'instruction en famille, etc. Sachant que je ne m'étais vraiment pas renseignée vu que l'instruction en famille, maintenant je le sais, il faut demander au mois d'avril, mars, faire un dossier, etc. pour pouvoir avoir l'accord de l'instruction en famille et donc pouvoir le faire. En septembre, là, moi, j'étais vraiment à la rentrée. Donc, j'étais déprimée. Mais je me disais, il faut que je trouve autre chose. Il faut absolument que je trouve autre chose. Parce que j'étais mal. J'étais vraiment très, très mal. Et je suivais sur les réseaux sociaux Gomet Club. Donc, c'est Asmae qui fait aujourd'hui, je ne sais pas si vous suivez son compte, mais le compte Gomet Club qui propose plein d'activités pour les enfants et également des mix sensoriels qu'elle fabrique elle-même. Et à l'époque, elle avait partagé justement que son fils... J'étais en école Montessori et une autre alternative, je me suis dit mais c'est vrai qu'il y a des écoles alternatives, donc j'étais prête à aller à Montpellier. Je me suis dit je vais regarder son école, peut-être qu'on peut déménager. En fait le plus important pour moi c'était ma fille, son épanouissement etc. Je me suis dit mais je suis prête à partir peut-être si jamais c'est mieux pour elle. Donc vraiment j'avais en tête toutes les possibilités, sachant que moi je travaillais de la maison donc je savais en plus que j'étais assez libre. Et je me suis dit, s'il faut bouger, tant pis, je bougerai. Et donc, je me dis, je commence à regarder cette école à Montpellier. Et je me dis, mais en fait, Léa, là, tu es en train de regarder une école à Montpellier, mais littéralement à cinq heures de route d'ici. À quel moment tu ne peux pas regarder une école plus près ? Ça se trouve, il y a quelque chose qui est à une demi-heure, même à une heure. Mais ça se trouve, il existe des modèles près de chez toi, en fait. Donc, j'ai tapé École Montessori plus le nom de ma ville dans Google, mais vraiment désespérément, en me disant, peut-être qu'une heure et demie aux alentours. Peut-être qu'il y a un truc où je pourrais déménager, etc. Et je me suis retrouvée à trouver une école à 5 minutes de chez moi. Mais vraiment, 5 minutes en voiture de chez moi. Un quartier, c'est un quartier dans lequel j'ai grandi, que je connaissais par cœur. Je n'avais jamais entendu parler de cette école, vraiment. Alors après, je suis partie pendant des années à Tours, à Paris, etc. Donc forcément, il y a des choses qui se sont créées. Et en plus de ça, moi, je suis une des premières de mes amis, de ma famille, à avoir un bébé. Donc Alma était une des premières à... à rentrer à l'école et c'est vrai que j'avais échangé avec peu d'autres parents sur le sujet et j'ai vraiment découvert cette école aussi simplement que ça, désespérément la semaine de la rentrée en cherchant école alternative. Et donc là, je suis tombée sur l'école, je me suis renseignée, j'ai essayé de me renseigner au maximum avec les personnes qui pouvaient la connaître, donc ma sœur, voir si elle en avait entendu parler, mes proches, mon entourage, etc. Ce que les gens en disaient en fait. Et directement, je décide d'envoyer un mail et de me dire, est-ce qu'il y a possibilité que... que ma fille rentre dans votre école, parce que j'ai été checker le Facebook, un petit peu les réseaux, tout ça, et j'ai vu qu'en fait c'était une école dans une yourte, avec donc la pédagogie Montessori, l'accès à la nature, de la bienveillance, exactement tout ce que je voulais en fait, à ce moment-là précis, pour Alma. Et donc j'ai décidé d'envoyer un mail, la directrice m'a rappelé dans la journée, elle m'a dit on peut se rencontrer vendredi donc c'était vraiment le vendredi de la semaine de... Première semaine de rentrée et j'ai dit ok sans problème et à ce moment-là j'ai prévenu aussi le papa d'Alma parce que forcément même si on est séparés c'est quelque chose aussi qui se fait à deux et c'est une décision qu'on a aussi partagée direct parce que lui avait eu le même ressenti que moi le jour même où on l'a laissé. C'est-à-dire c'est quoi cette orga, où est-ce qu'on la met et on a vraiment ressenti ça aussi tous les deux donc il m'a dit ok direct pour aller. pour aller faire visiter cette école et tout, pas de souci. Donc du coup, on l'a visitée le vendredi soir. Et vraiment, j'ai découvert un monde, mais un monde à part, que je ne connaissais vraiment pas. Toute cette organisation Montessori, les plateaux, énormément, énormément de matériel, énormément de choses qui nous ont été présentées. Ce jour où on a visité, c'était vraiment pas non plus le bonjour, parce qu'il s'était passé un accident. Mais en fait, j'ai vu comment y gérer les enfants, dans le stress, dans la panique, etc. Les enfants posaient énormément de questions, il y avait énormément de bienveillance, de l'accompagnement. Et je me suis dit, waouh, mais en fait, c'est exactement ça. Je n'ai franchement même pas hésité une seconde. Entre ce qu'on avait vu il y a quelques jours auparavant et cette école-là, je me suis dit, mais c'est exactement ce qu'il lui faut. C'est vraiment ce genre de lieu dont j'aurais pu rêver pour elle. Je me suis dit, c'est aligné, c'est un signe. Et en plus, c'était vraiment à cinq minutes de chez moi. Donc, ni une ni deux, on s'est dit, OK, c'est un budget, etc. Mais en fait, moi, j'étais tellement prête à le mettre. Et donc, elle a commencé la deuxième semaine d'école. Donc, elle a loupé pour le coup la semaine d'intégration qu'ils faisaient dans cette école alternative. Mais elle a commencé la deuxième semaine d'école puisqu'il leur restait une place encore pour les petits. Donc, 3-6 ans, la classe de 3 à 6 ans. Vu que c'est une pédagogie Montessori où les 3 et 6 ans sont mélangés, je crois qu'ils étaient peut-être 15 dans sa classe. donc c'était vraiment plus des raisons, on va dire, d'accompagnement adulte envers l'enfant. Pour moi, c'est vraiment la bienveillance, le jeu, le fait de développer l'autonomie. Et pour moi, c'est vraiment ça la maternelle. C'est-à-dire que outre le fait qu'ils apprennent petit à petit à compter les lettres, les sons, etc. Et encore, je vois là Alma qui rentre au CP, ils reprennent vraiment l'alphabet, les bases, les lettres et tout ça. Donc je veux dire, la maternelle, c'est quand même beaucoup plus pour moi. un lieu où ils grandissent socialement. En trois ans, moi, je trouve qu'Alma, et c'est normal, elle a énormément évolué. Quand ils arrivent à trois ans dans une école ou à deux ans et demi, ils sont encore dans les jeux seuls. Ils n'ont pas forcément envie de jouer avec d'autres enfants. Ensuite, plus l'âge avance, plus ils jouent. Mais parallèlement, ils vont jouer à côté d'autres enfants. Et c'est vers, je crois, il me semble, quatre, cinq ans qu'ils vont commencer à vraiment jouer avec les autres enfants, en lien, à créer des histoires, à partir vraiment ensemble avec un but commun, etc. Et au début, ils sont juste un peu dans leur worse. franchement, ils sont juste un peu dans leur bulle chacun, et ils ont surtout besoin de nous, d'un cadre aussi serein, donc qu'on puisse les accompagner. Et pour autant, il y avait de l'anglais, il y avait donc tout ce qui est Montessori, donc forcément le calcul, l'histoire géo. Je ne vais pas rentrer dans le détail sur la pédagogie Montessori, sur tout ce qui se fait, parce que moi, ce n'est jamais quelque chose sur lequel j'ai été calée, je ne suis pas formée Montessori. Mais en tout cas, tout ce cadre et tout l'accompagnement m'a plu. Enfin, il n'y a eu... plein plein de petites choses, par exemple les enfants ont un timer, donc s'ils sont à l'intérieur de la classe et qu'ils ont du mal vraiment à se concentrer, à rester focus sur une activité etc, ils ont un petit sablier et ils peuvent aller dehors, se défouler avec un adulte pendant le temps du sablier, hop on met le sablier, ok va dehors, va te défouler, va faire de la balançoire pendant 5 minutes et tu reviens et t'es beaucoup plus serein. Bref il y avait énormément d'astuces, de choses mises en place pour accompagner les enfants au mieux, vraiment pour leur apprendre les choses et énormément de règles aussi parce que parfois on me dit oui c'est une... Une école où les enfants sont tout permis, où ils peuvent faire ce qu'ils veulent, etc. Pas du tout, il y a énormément de règles à respecter, qu'ils puissent vivre en société entre guillemets. Ils pouvaient bien sûr aller jouer dehors quand il pleut, mais pour le coup ils avaient leur salopette de pluie, donc dès qu'il pleuvait il fallait absolument mettre la salopette de pluie, c'était la règle, salopette de pluie et botte. Mais en fait tout était fait pour qu'ils puissent quand même aller jouer dehors sous la pluie, peu importe les conditions, peu importe la météo. Je vous invite, si jamais vous ne connaissez pas cette pédagogie ou ce style de pédagogie, à vous renseigner. Forcément, pour cet âge-là, je trouve que c'est tellement, tellement adapté. Parce qu'il découvre encore énormément de choses par les sensations, par la nature. Et pour le coup, tout était quand même très bien cadré, avec des activités à leur proposer selon leur niveau. Il y a énormément d'analyses de l'enfant, où il en est dans sa phase. Est-ce qu'il est dans une phase plutôt langage en ce moment, mathématiques, lui proposer des activités en fonction de son niveau. Et j'ai vu qu'Alma a énormément aussi progressé dans cette école. Même si, comme je vous le disais, le but de base, c'était vraiment, je trouve, qu'elle se développe aussi socialement, qu'elle apprenne à comprendre qu'il y a des règles dans un certain espace, qu'elle fasse confiance aussi à d'autres adultes que sa propre famille, qu'elle fasse confiance à d'autres enfants, qu'elle se crée des liens, qu'elle s'épanouisse, qu'elle découvre la nature, qu'elle apprenne plein de choses, etc. Et c'est vraiment ce qui s'est passé dans cette école-là. Donc elle est restée trois ans de sa petite section à sa grande section, même si du coup c'était dans la même classe puisque c'était la classe des 3-6. Et là, vers la fin de sa scolarité, donc la grande section, elle a fait même une transition pour passer sur la classe d'après, qui allait du coup de 7 à 11 ans, il me semble, sur une autre pédagogie, qui était par contre plus la pédagogie forcément uniquement Montessori. En fait, les écoles hors contrat, comme l'école dans laquelle ma fille allait, c'est vraiment les pédagogies sont spécifiques à chaque école. Certaines sont uniquement Montessori, d'autres sont Montessori plus... Il y a plein d'autres pédagogies qui existent. Personnellement, je ne suis pas calée sur toutes les pédagogies. Il y a aussi des écoles hors contrat qui suivent beaucoup plus ce que l'éducation nationale propose, très cadrées. Il y a des écoles qui sont aussi religieuses. En fait, il existe plein d'écoles privées et d'écoles hors contrat. Et vraiment, chaque école est très différente et a un fonctionnement différent. Là, c'était une école aussi liée à une association parentale, donc une école parentale où les parents sont impliqués, où les parents font du bénévolat. font du ménage, gèrent aussi les permanences périscolaires parfois des enfants, etc. Donc vraiment, on est au contact avec les enfants. Tous les soirs, je rentrais dans la classe d'Alma, elle pouvait m'expliquer aussi ce qu'elle avait fait, me montrer. Parce que quand ils sont petits, c'est très compliqué de savoir ce qu'ils ont fait de leur journée. Alors que là, quand elle était dans cet élément-là, elle pouvait me dire « Regarde maman, ça, c'est ce que j'ai fait aujourd'hui. » Me montrer concrètement, etc. Bref, c'est une école vraiment pour moi qui est incroyable, qui lui a apporté énormément et que j'ai été, mais Dieu merci vraiment tellement contente de trouver sur mon chemin et qu'elle puisse avoir pour son début de scolarité. Cependant, forcément, vous savez qu'il y a un mais, vu qu'aujourd'hui elle n'est plus dans cette école et qu'elle est à l'école publique. Je trouve que ça avait certaines limites, en tout cas pour elle, à ce moment précis. Et c'est vraiment pour ça aussi que je trouve que je ne peux pas vous dire et je ne le dirai jamais, oui, une école hors contrat est mieux que l'école publique ou alors l'école publique c'est mieux qu'une école hors contrat, bref. Pour tel ou tel âge, il n'y a vraiment pas d'injonction à avoir parce que c'est très personnel en fonction des enfants, en fonction de leur envie, en fonction de leurs besoins. Et c'est aussi à nous, je trouve, en tant qu'adultes, vraiment d'essayer d'analyser ce qui est le mieux forcément pour notre enfant. Et à cet âge-là où ils n'ont pas leur mot à dire sur... ce qu'ils vont faire l'année prochaine ou quoi que ce soit, vraiment essayer de se rendre compte, de réaliser et d'être le maximum avec eux aussi pour voir ce qui serait le mieux pour eux. Alors déjà, il y a eu énormément de choses qui se sont passées au sein de l'association et au sein de l'école, puisque étant donné que c'est une association parentale, qu'il n'y a pas d'aide de l'État, donc vraiment, ce qui rémunère les personnes qui y travaillent, c'est uniquement le fait que chaque parent... paye sa cotisation. Et étant donné que la politique de cette école, c'était vraiment de réduire au maximum les frais de scolarité, parce que je rappelle qu'on est sur des frais à 3 000 euros, sachant qu'il y a des écoles Montessori à Paris qui coûtent 15 000 euros, voire 18 000 euros l'année. Et ce n'est pas en fait des chiffres qui sortent de nulle part, sachant qu'une école publique, ça coûte environ 7 000 euros par enfant. Simplement, c'est juste qu'on ne le voit pas puisque c'est dans nos impôts et que l'école est gratuite. Mais ça a un coût, ça a un réel coût de matériel, ça a un réel coût de profs, de locaux, d'électricité, etc. Tout ça, il faut le prendre en compte aussi dans une école hors contrat, d'où le fait qu'il fallait payer forcément cette école-là pour rémunérer tout simplement les personnes qui y travaillent et les locaux qui sont utilisés, etc. C'est un fonctionnement qui est aussi complexe parce qu'il y a énormément de choses quand on rentre dans une association. Moi, j'ai appris énormément de choses, mais c'est très, très, très complexe. Je suis rentrée au CA, etc. de cette association, donc vraiment, j'ai eu aussi énormément d'infos et c'est ça que j'aimais beaucoup. c'est parce qu'on pouvait être vraiment très impliqué et savoir Le fonctionnement de l'association, s'impliquer en tant que parent par rapport à son enfant, mais aussi par rapport à l'association. Cependant, ce type d'association ne fonctionne que si des gens sont impliqués. Et cette implication est totalement bénévole. Donc forcément, ça demande énormément de temps. Ce qui est compliqué, c'est qu'en fait, c'est une école où on doit donner de l'argent pour que ça fonctionne. Et en plus de ça, du temps bénévole. Et c'est compliqué forcément, de ce que je peux totalement comprendre, d'avoir des familles qui à la fois ont l'argent et le temps pour... se dédier à ce type d'école, il faut vraiment y mettre son cœur et sa vie, entre guillemets. Ce qui est compliqué, c'est qu'il faut que ce soit des familles qui soient très impliquées, un nombre de bénévoles qui soient certains pour que ça fonctionne. Et petit à petit, il y a eu énormément de choses qui se sont passées en interne de l'association. Des bénévoles qui sont partis, des personnes qui ont été mutées, des personnes qui ont changé leurs enfants d'école parce que ça ne leur convenait pas. C'est quelque chose qui est aussi très interdépendant des bénévoles et de l'implication des personnes. Donc ce qui fait qu'ensuite, s'il y a moins d'enfants dans l'école, il y a moins aussi de subventions de personnes qui payent l'école et donc il faut réduire aussi les effectifs. C'est toute une gymnastique à faire et l'année d'après aussi, je sais qu'Alma se serait retrouvée avec très très peu de personnes de son âge, je pense deux ou trois. Et c'est vrai que je trouve qu'à cet âge-là, à 6 ans, elle a besoin de pouvoir se connecter avec plein de personnalités différentes et de pouvoir choisir avec qui elle a envie d'être. comme amie. Je trouve que vraiment, ils sont dans un âge là où ils ont envie de jouer, où ils ont envie de rencontrer les autres, ce qu'elle n'avait pas du tout à trois ans, là où elle était vraiment dans sa bulle. Ça lui a permis justement de gagner confiance en elle. Et aujourd'hui, je trouve que c'était un cadre où il y avait trop peu d'enfants, que ce soit au niveau social, pour jouer dans la cour, etc. Ou même pour se développer, pour apprendre. Je trouve qu'ils apprennent énormément aussi en groupe avec d'autres enfants. Et donc, pour moi, ça manquait. beaucoup qu'il y ait d'autres enfants de son âge et c'est ça qui est compliqué dans ce type d'école parce qu'après il y a parfois beaucoup de petits qui arrivent d'un coup, beaucoup de grands et on est le seul petit, ça varie donc c'est vrai que c'est aussi très spécifique selon les familles qui mettent leurs enfants, selon l'âge des enfants etc. Mais en tout cas pour Alma c'est une des premières problématiques. Autre chose c'est qu'en fait l'autonomie je trouve En tout cas, dans le cadre de cette école-là, et encore une fois, il y a d'autres écoles qui font une pédagogie montessorique, qui sont beaucoup plus cadrées, je pense, mais en tout cas, l'autonomie qu'ils avaient dans cette école-là faisait qu'elle était arrivée, je trouve, un petit peu à ses limites de savoir-faire et d'apprentissage. Elle avait perdu un petit peu cette envie d'aller vers les activités. Je sentais qu'elle avait besoin de cadres, et encore une fois, on revient aussi au nombre, au groupe, du fait qu'il y avait aussi beaucoup de petits. Elle a aussi passé énormément de temps à montrer les activités aux autres, à expliquer les règles de la classe aux autres, etc. Mais comme elle était dans le 3-6 ans et qu'elle se retrouvait vraiment dans les plus grands, où ils étaient moins aussi, elle s'est retrouvée, je trouve, dans une des dernières années où elle n'a pas forcément progressé énormément en termes d'apprentissage de la lecture, de l'écriture, etc. Chose que moi, je ne fais pas du tout à la maison. C'est-à-dire que vraiment, je me suis dit, moi, c'est quelque chose que je laisse à l'école. À la maison, je trouve que c'est très compliqué. Et je n'ai pas les méthodes, je n'ai pas les tactiques, je ne suis pas prof, ce n'est pas mon rôle pour moi. en tout cas Ce n'est pas le rôle que j'ai décidé d'avoir avec elle. J'ai vu que là où elle avait beaucoup progressé au début, l'accompagnement, par le fait que le personnel ait changé, était moins poussé et moins cadré que ce que j'aurais aimé que ce soit. Je pense qu'elle avait besoin aussi de stimulation, et je le vois maintenant avec le CP, de stimulation de groupe, de faire la même chose avec les enfants de son âge. Et en fait, je trouve que c'est... vraiment un juste milieu à trouver parce que l'autonomie c'est trop bien l'accompagnement de l'enfant vraiment spécialisé lui seul etc c'est trop bien mais sauf que des fois dans certaines dans certaines choses elle me disait bah le problème c'est que moi j'arrive pas à me concentrer parce que je suis tout seul sur mon exercice je suis la seule à faire ça et les autres ils font autre chose quand ils ont fini leurs exercices ils peuvent aller jouer ils peuvent faire autre chose il ya un cadre un environnement plein de choses qui font que mais en tout cas je vais vous parler peut-être maintenant plus de ce qu'est ce ce qu'on a trouvé dans l'école publique. et au CP là où elle est qui font que je sais que pour moi c'est un bon lieu pour elle parce que justement elle a cet encadrement du fait qu'ils fassent tous la même chose au même moment et ça lui crée un challenge, franchement il n'y a pas de c'est véridique le fait qu'ils aient tous le même âge et qu'ils soient tous forcés entre guillemets de faire tous le même exercice, elle ne se pose pas la question il y a un truc de ok ma copine est en train de le faire tout le monde le fait dans la classe, je ne suis pas toute seule à le faire Donc, vas-y avec plaisir et surtout que c'est quand même fait dans le jeu. J'avoue que j'avais quand même aussi une image de l'école publique où à partir du CP c'était très où ils devaient vraiment être assis, ne pas bouger, ne pas vraiment être à leur bureau etc. Alors oui il y a beaucoup de règles, il y a beaucoup, elle m'a dit, il y a beaucoup plus de règles que dans l'école où elle était avant mais ça je lui ai aussi expliqué du fait qu'il y a énormément de règles parce qu'il y a beaucoup plus d'enfants pour moins d'adultes et ces règles sont aussi là. pour que l'adulte puisse vous encadrer correctement et pour que vous puissiez avancer et apprendre dans le respect. Parce que sinon, c'est compliqué d'accompagner chaque enfant parce que vous êtes beaucoup plus. Et encore là, cette année, Alma, ils sont dans une classe de 17 CP. Donc, c'est vraiment trop chouette. Donc, je trouve qu'elle est tombée aussi dans une classe où il y a un petit effectif et en même temps, assez d'enfants pour qu'elle puisse rencontrer d'autres personnalités, pour qu'elle puisse jouer avec d'autres personnes, découvrir d'autres choses, s'ouvrir aussi aux autres et avoir un challenge en termes de... scolarité aussi. Et en même temps, elle est vraiment dans un challenge positif. C'est vraiment pas dans un challenge envers je vais être la meilleure pour écraser les autres. C'est vraiment, je trouve, ça la mène vraiment vers le haut et ça lui donne vraiment envie d'apprendre. Et je le vois parce que je veux dire, elle rentre à la maison, elle a envie de faire ses lignes d'écriture. Et c'est par contre, essentiellement, je pense, parce qu'elle est arrivée au bon moment dans cette école. Et elle l'avait maintenant à 6 ans. Et c'est pour ça que je ne comprends pas pourquoi avant 6 ans, on oblige... fin. Si je comprends, mais c'est lié à d'autres choses totalement en dehors des enfants pour moi, pourquoi on oblige les enfants avant 6 ans à aller à l'école ? Parce que vraiment, je trouve que c'est l'âge parfait, c'est un ajout. Elle est en mesure de comprendre pourquoi il y a des règles de vie, pourquoi certaines règles sont imposées, en mesure de les respecter, en mesure d'être beaucoup plus assise, même si elle-même, elle me l'a dit, en fait, on n'est pas du tout autant assis tant que ça. On a plein de missions, on doit aussi distribuer les cahiers, on a plein de petits rôles, on va souvent en tableau. Il y a un rythme qui est certes dense. très dense, parce qu'ils font des maths, ils font de l'anglais, ils font du français, ils vont faire du sport des fois dans une journée, on a déjà des poésies à apprendre, etc. Donc c'est clair que ça va vite, le premier jour t'arrives, t'as déjà des devoirs, le soir, dans le cahier de texte, on est d'accord, mais en fait, c'est une stimulation dont clairement, elle avait besoin, et c'est ça aussi qui me fait relativiser sur la vision que je pouvais avoir de l'école publique. En fait, pour moi, il n'y a rien de vraiment blanc ou noir, et... Les personnes qui, des fois, sont en école publique voient l'alternative comme quelque chose de super obscur, super les enfants font ce qu'ils veulent, il n'y a pas de règles, c'est n'importe quoi. Et à défaut, les personnes qui sont en alternative peuvent voir l'école publique comme il y a un cadre trop... ça ne respecte pas du tout l'enfant. Et en fait... Je me dis, je suis naïve entre guillemets, parce qu'évidemment, l'école publique est quand même là et a quand même analysé beaucoup comment fonctionnent les enfants. Et donc, il y a quand même des choses qui sont proposées, qui sont vraiment adaptées aux enfants. Et après, je suis d'accord qu'il y a quand même certaines règles et certaines choses qui sont aussi adaptées aux adultes pour pouvoir, encore une fois, encadrer les enfants. Parce qu'il y a un moment, il faut pouvoir les encadrer sereinement et pouvoir être présent avec eux et gérer aussi 17 élèves, par exemple. Mais honnêtement... J'ai été vraiment très positivement surprise de cette rentrée des classes. Alma adore sa classe, elle adore le CP, elle est fan d'avoir ses cahiers, d'avoir ses petits crayons. Alors après, c'est peut-être que ça lui correspond vraiment à elle parce que c'est, encore une fois, une enfant. Je savais qu'il allait s'adapter à ce milieu-là parce qu'elle est très scolaire, elle aime bien. Elle a soif d'apprendre, mais je pense que tous les enfants ont énormément soif d'apprendre si on leur dit aussi à quoi ça va leur servir. Je veux dire que sur la lecture, l'écriture, elle se rend compte que... à quel point ça lui ouvre un monde incroyable. Et en fait, autre chose, je pense que le CP, c'est vraiment un gap aussi. C'est vraiment une année où, limite, ils rentrent au début de l'année, ils ne savent pas lire, à la fin, ils savent lire et écrire. C'est une année qui est très, très, très, pour moi, cruciale. Très, très contente, en tout cas, de ce qu'elle a pu découvrir pour l'instant du CP. Elle est ravie et je suis très contente aussi d'avoir pu trouver cet établissement-là pour elle. Ma fille vient de terminer sa sieste, donc vous allez peut-être l'entendre en fond. Mais ce que je voulais rajouter aussi... Et c'est que parfois, on va me dire, oui, donc en fait, c'était une école qui était que pour la maternelle. L'école alternative, c'est sympa. Mais dès qu'on passe au CP, dès qu'on rentre dans le dur, etc., c'est vraiment mieux qu'ils aillent dans l'école publique. Encore une fois, non, je ne pense pas. C'est le cas, moi, dans cette école spécifique, parce que la pédagogie, un petit peu, qui était la classe du thune, correspondait moins à Alma. Aussi parce que dans cette école, il y avait peu d'enfants. Mais je connais des écoles Montessori où il y a des effectifs qui sont semblables à l'école publique. Et où il continue aussi un apprentissage Montessori. Donc forcément, il y a aussi beaucoup plus d'élèves. Donc il y a beaucoup plus de challenges, beaucoup plus d'élèves du même âge, etc. Vraiment, je pense que c'est très spécifique à l'école, très spécifique à votre enfant aussi. Et donc, moi, je sentais qu'Alma, en tout cas, avait besoin d'un autre environnement. Elle était prête aussi à aller dans une école publique. Aussi, ce n'est pas la même école dans laquelle je l'avais mise quand elle était en petite section. Donc, c'est une autre école, vu qu'on a déménagé. Et en déménageant, on a clairement cherché à habiter près d'une école qui serait bien. Et ça aussi, c'est quelque chose qui me rend dingue. C'est que, clairement, on sait qu'il y a des écoles qui sont moins bien que d'autres. Là où on veut nous dire, oui, l'école publique est gratuite et c'est pareil pour tous, etc. Pour moi, clairement, non, c'est faux. Et je trouve que l'école hors contrat où elle m'a été, il y avait beaucoup plus de mixité sociale. c'est sûr et certain que dans l'école publique où j'aurais pu la mettre à la base, sachant que là, ok, c'est 3000 euros l'année, 3500 euros l'année, mais chacun organise son budget comme il le souhaite. Il y avait des personnes qui gagnaient très peu, mais qui avaient décidé de miser sur l'éducation de leur enfant, c'était vraiment leur priorité. C'était vraiment beaucoup plus variable, je trouve, il y avait beaucoup plus de mixité. Aujourd'hui, c'est une école de village, qui est aussi plus petite, où tout le monde se connaît un petit peu plus. Et honnêtement, je ne sais pas si j'aurais tenu le même discours si Alma était restée dans cette école dont on dépendait parce que... Aujourd'hui, on sait qu'il y a des écoles qui sont moins bien que d'autres. Mais bon, ça, c'est un autre sujet. Et donc, c'est vraiment très spécifique, je trouve, aux écoles, aux enfants, à chaque pédagogie qui est proposée. Et en fait, c'est complexe. C'est très, très, très complexe. Et c'est pour ça que je trouve qu'en tant que parent, c'est aussi complexe de s'y retrouver. On n'a pas tous la possibilité de pouvoir travailler n'importe où, de pouvoir déménager quand on le souhaite pour trouver une école à son enfant, etc. même si bah Pour ma part, je sais que j'en fais ma priorité, mais c'est compliqué dans cette société de faire de l'éducation de nos enfants une priorité. Et c'est complètement, je trouve, lunaire qu'on ne puisse pas en faire une priorité justement parce que notre temps est accaparé à autre chose, à travailler. En tout cas, c'est ce que la société veut qu'on fasse, qu'on soit le plus productif et qu'on travaille le plus possible. Et donc, leur laisser nos enfants fait partie de ce processus-là. Voilà pour ce qui est des raisons qui ont fait ce changement de situation. Mais comme je vous le disais, il y a énormément d'écoles alternatives qui existent. Et vraiment, il faut vraiment se renseigner, aller visiter, si on sent en tout cas que c'est quelque chose qui peut correspondre à notre enfant à un moment donné. Mais l'école publique est aussi très très chouette pour grand nombre d'enfants. Et s'ils s'y sentent bien, c'est aussi l'essentiel. J'espère que j'ai été claire dans cet épisode. N'hésitez pas à me dire si vous avez des questions sur Instagram ou même en... commentaires, il me semble que c'est sur Spotify, on peut laisser des commentaires et je peux y répondre. C'est un sujet qui est très complexe, qui est très vaste, et ça fait plusieurs années maintenant que c'est un sujet qui me préoccupe aussi. Je pourrais parler, je pense, de ce sujet pendant des heures, surtout que je vais avoir à refaire face, finalement, à cette problématique quand Esme aussi rentrera à l'école, et en fait, je pense que je ne ferai peut-être pas les mêmes choix pour elle. C'est vraiment très spécifique aussi, selon notre situation sur le moment, selon notre travail, selon notre... possibilités dans l'idée et en tout cas si l'école alternative est toujours dans la même dynamique quand Esme aura 3 ans, je pense qu'elle ira dans cette école là parce que pour moi c'est vrai qu'en étant tout petit, c'est vraiment un lieu qui est magique, qui est extraordinaire pour les enfants merci en tout cas d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout, j'espère que ça a été intéressant pour vous et on se retrouve sur Youtube et sur Instagram d'ici là, ciao !