Speaker #0Bonjour, je suis Cécile, sexothérapeute. Les gens qui m'ont déjà rencontrée ou qui me connaissent savent que j'ai l'habitude de dire que moi je travaille pour l'amour dans le monde. Je suis assez fière, ça veut dire qu'en vrai, j'accompagne les personnes, les couples, à récupérer ou à vivre une intimité plus confiante, plus épanouissante. Ça fait quelques années maintenant que j'exerce et je me rends compte que bon nombre de situations sont traversées ou vécues, partagées par beaucoup de gens. Du coup, j'avais à cœur d'ouvrir ce podcast qui... Épisode par épisode, prends point par point un blocage, une croyance, une situation difficile et vous offre des clés d'accompagnement pour mieux la comprendre, mieux la traverser. Ma méthode, c'est tête, cœur, corps, parce que ce n'est jamais uniquement dans la tête, ni uniquement dans la relation, ni uniquement dans le corps, c'est souvent les trois à la fois. Bienvenue dans Au-delà du corps. Vous avez l'endométriose, vous savez ce que c'est, la douleur. Et la douleur au moment où on la souhaite le moins. La douleur pendant les règles, la douleur au quotidien, et pendant les rapports sexuels. Elle peut être profonde, insupportable, à vous couper le souffle. Vous avez peut-être même complètement arrêté l'intimité. Et cette question est centrale. Comment retrouver une intimité quand mon corps associe sexualité et douleur ? Aujourd'hui, on va en parler. Pourquoi ça fait mal ? Comment gérer si je peux vous apporter des astuces de plus ? Comment reconstruire cette intimité sans douleur dans votre couple ? Toujours avec les mêmes méthodes tête, cœur ou corps. Alors première partie, la tête. Il s'agit de comprendre ce que c'est l'endométriose, ce qui cause des douleurs et ce que ça va générer. L'endométriose, c'est quoi ? Si on reprend depuis le début, c'est du tissu, des tissus qui sont semblables aux cellules de l'endomètre, donc la muqueuse utérine qu'on a à l'intérieur de l'utérus, qui vont se développer en dehors de l'utérus. Ne me demandez pas pourquoi, on n'en connaît pas tout à cause. Sur les ovaires, au niveau des trompes, au niveau des lugaments, au niveau des intestins, vestiges, du péritone, donc toute la sphère digestive, tout ce qui est aux alentours. Et ce tissu a pour la particularité de réagir aux cycles hormonaux. Il va saigner, s'enflammer et créer des adhérences. Donc au niveau de la sexualité, ce n'est pas toutes les endogirls qui vont avoir ça, mais certaines vont vivre vraiment de disparunies profondes. C'est-à-dire des douleurs pendant les rapports sexuels, lorsque la pénétration est plus profonde. Parfois, il peut y avoir des localisations très très précises. Les localisations les plus fréquentes, c'est vraiment celles qui sont au fond de l'utérus, derrière l'utérus, parce que ça impacte aussi les ligaments utérosacrés. C'est les petits ligaments. qui maintiennent l'utérus attaché au niveau du sacrum. Et typiquement, les positions telles que la levrette vont avoir des pénétrations plus profondes et créer des douleurs vraiment intenses. On rappelle que c'est une femme sur dix qui est concernée par l'endométriose, que très souvent, il y a un diagnostic tardif. Aujourd'hui, on reste sur une durée à peu près de sept ans d'errance médicale. Et ça a un impact majeur sur la qualité de vie. Donc, un impact direct sur le couple et dans l'intimité. Pourquoi ça crée des douleurs ? Parce qu'en première raison, on va trouver des lésions, en vrai, dans la cavité pelvienne. Et donc le tissu, les ligaments, toutes ces zones-là sont inflammées. Ça va générer des douleurs qui sont vraiment aigües. Il peut y avoir aussi, en deuxième cause, des adhérences, comme du tissu cicatriciel finalement, qui collent les organes un peu entre eux. Ça va créer une perte de mobilité, des tiraillements pendant les mouvements. Et aussi, on le rappelle, pendant l'excitation, notre organe est complètement mobile. Le col se déplace, l'utérus se déplace et le canal vaginal se gonfle, se dilate. Donc tous ces mouvements-là, ça va activer finalement des douleurs et des lésions aux alentours. La troisième raison, c'est qu'on peut avoir des inflammations chroniques, c'est-à-dire que toute la zone pelvienne finalement est inflammée, est hypersensible. Ça peut être vraiment chronique. Il y a certaines périodes du mois où, parce qu'il y a un pic de douleur, une crise intense à un moment donné, ça met tout un temps finalement à se résorber. Et donc la moindre douleur, la moindre stimulation va créer une douleur. En quatrième raison, on va trouver des vaginismes secondaires, c'est-à-dire que le corps, arrivé à un stade où il va anticiper la douleur, il va créer une contraction du périnée qui va empêcher. de pénétration. Et donc là, on est vraiment sur un cercle vicieux. L'anticipation génère la contraction qui elle-même va créer la douleur et donc ça crée encore plus d'anticipation, d'anxiété, etc. Les trois types de douleurs qu'on va retrouver avec cette situation-là. Il y a vraiment tout ce qui est autour de la pénétration. Ça peut être dès l'intromission ou bien seulement en profondeur. Ça peut être localisé ou ça peut être très diffus. Ça peut être lié à certaines position. ou rendre même certaines positions impossibles. Ça peut être aussi une douleur qui émerge après le rapport. C'est-à-dire que le rapport peut se passer plutôt bien, voire même très bien. Et la douleur va émerger plutôt après. Elle peut durer quelques minutes, quelques heures, voire même, j'ai vu, quelques jours. Ça va être des crampes, des tiraillements, comme la sensation que tout est enflammé. Ça reste la meilleure description. La troisième type de douleur, c'est la moins cool, je trouve, mais bon, ça arrive. C'est vraiment les douleurs qui sont pendant l'excitation et pendant l'orgasme. Comme je le disais, pendant le rapport sexuel, nos organes bougent. Et pendant l'orgasme, il y a des contractions utérines. C'est ça, finalement, qui déclenche aussi l'orgasme. Mais du coup, certaines femmes vont éviter l'orgasme pour éviter la douleur. Je vais vous parler maintenant de Léa, 29 ans. Elle a été diagnostiquée à 26 ans. Après plusieurs années de douleur, elle a des rapports douloureux depuis toujours. Elle est en couple depuis 4 ans et ils n'ont plus fait l'amour depuis 6 mois. Ce qu'elle me dit c'est, au début je pensais que c'était normal d'avoir mal, qu'il fallait juste s'habituer. Maintenant, rien que l'idée me fait peur. Mon corps se ferme avant même qu'il me touche. Mon copain est patient, mais je veux bien qu'il souffre et moi ça me culpabilise. Ce qui s'est passé, on voit... On devine le schéma qui émerge, c'est-à-dire que pendant des années, elle s'est forcée, elle pensait qu'il fallait faire comme ça. La douleur est devenue systématique, parfois plus forte que d'autres. Et son corps a appris que finalement, l'intimité égale douleur. Il y a eu une association malheureuse. Elle a déclaré un vaginisme secondaire, une forme de contraction réflexe. Là, je n'en parle pas, mais il y a aussi tout ce qui s'est passé en parallèle du type. dit du diagnostic, et toutes les situations finalement inconfortables qu'elle a dû vivre, qui se sont associées aussi à celles de l'intimité. Ça crée ce cercle vicieux, l'endométriose, qui génère de la douleur, qui crée une anticipation, qui va créer une contraction, qui va créer encore plus de douleurs, et qui va créer un évitement complet. Bon, comment on sort de là en vrai ? Et puis aussi, comment est-ce qu'on arrête de se forcer en vrai les filles ? Comment en parler ? Faire comprendre à votre partenaire. Ce que j'observe, moi, c'est qu'il y a plein de couples qui sont à des stades différents. C'est important de vraiment pouvoir faire comprendre à l'autre ce qui se passe parce que très souvent, il se retrouve dans la situation de celui qui fait mal alors que ce n'est pas ce qu'il veut. Ce n'est pas son intention, il veut plutôt procurer du bien-être. Et c'est extrêmement inconfortable. Quand il y a un diagnostic, vraiment, ça aide. Ça permet de dire que ce n'est pas psychologique, que la maladie est physique. chronique, que la douleur est réelle et que ça ne passera pas juste respire, détends-toi ce forcé va vraiment être un processus qui empire tout les garçons, enfin ou les partenaires peuvent insister mais il y a aussi beaucoup de filles qui le font d'elles-mêmes pour faire du bien à l'autre mais elles s'oublient complètement là-dedans. Chaque rapport douloureux continue d'associer l'intimité à la douleur Et c'est vraiment un risque pour vous à terme, à la fois pour votre désir et pour votre corps. Vraiment, cultivez le fait qu'il existe d'autres formes d'intimité. La pénétration, c'est une pratique comme une autre en vrai. L'idée, c'est de pouvoir jouer ensemble, de jouer aux cartes. On n'est pas toujours obligé de jouer les mêmes cartes. Il y a plein d'autres plaisirs qui s'explorent, les caresses, les toucher. Et développer une intimité sans pénétration, c'est vraiment une intimité valide et vous gagnez du temps. dans votre vie parce qu'il y a plein de situations dans la vie où finalement la pénétration elle est inconfortable, soit pour vous, soit pour l'autre. Et développer cet espace-là, c'est vraiment cultiver de la diversité et du bonheur. Ce qu'il est important de ne pas faire pour votre partenaire, évitez d'insister, vraiment s'il vous plaît, allez on essaye doucement, ça c'est non, ok ? Minimisez, c'est peut-être pas si grave, non, vraiment, vous ne voulez pas créer ça, c'est pas du tout ce que vous voulez. Ou culpabiliser, aller on peut plus rien faire avec toi, ça c'est pareil, on arrête d'envisager ça, ni de dire ça. Ce que vous pouvez faire, c'est, dis-moi ce qui est ok pour toi, on explore sans pénétration. Ou tu me dis stop, dès que ça va, dès que ça va pas. Ça c'est des vraies clés, ça c'est des vraies propositions, ou vous êtes un partenaire constructif. Réinventer l'intimité, ça se prépare. D'abord, l'intimité sans pénétration du tout. Juste explorer le plaisir clitoridien. Avec les doigts, avec un vibro, avec votre bouche, tout ce que vous voulez. Les caresses, les massages, le toucher mutuel, le plaisir partagé sans douleur. Et là-dessus, vive le lubrifiant. Ça aide, ça stimule. Deuxième option, avoir des pénétrations qui sont adaptées. D'accord ? Si vous voulez essayer, vous tentez. Vous voyez si les signes sont plus positifs. Dès qu'il y a le moins de trucs négatifs, on arrête. Une position où peut-être madame vous contrôlez la profondeur. Souvent, c'est quand on est au-dessus. Parfois, il y en a qui préfèrent laisser l'autre faire parce qu'elles ont confiance totale en leur partenaire. Et puis, les pénétrations, pas forcément profondes, pas forcément complètes. Vraiment, progressivement. Toujours du lubrifiant. Et la possibilité de s'arrêter n'importe quoi. La troisième option, ça va être d'explorer l'intimité selon les phases du cycle. certaines phases vont être moins douloureuses. Il y a des fenêtres que vous allez pouvoir identifier, parfois après l'évêque, moins en période d'ovulation prémenstruelle. Adaptez selon votre corps, selon votre connaissance de votre cycle. Là, ce qui est important de savoir et de retenir, c'est que vous n'êtes pas obligé d'avoir une sexualité pénétrative. D'accord ? Une sexualité épanouie, ça peut vraiment exister sans. Explorez d'abord ce qui marche pour vous. Et ce n'est pas parce que votre couple a une sexualité non pénétrative qu'il est moins valable qu'un autre. On ne se compare pas. Ce qui marche pour vous correspond à votre couple, correspond à votre alchimie, et c'est important de s'en tenir à ça. Si ça vous correspond à tous les deux, c'est tout ce qu'il est important de savoir. Les membres que ça concerne sont d'accord, point barre. Ça ne concerne personne d'autre. Foutez-vous la paix avec ça. Allez, dans une troisième partie, je vous propose de descendre un peu plus dans le corps et de voir ce qu'on peut désapprendre aussi dans l'association douleur et sexualité. Alors, troisième partie, ressentir. Désapprendre, l'association intimité et douleur. Très bonne nouvelle pour vous mesdames, il y a deux clés qui sont non corporelles. En un. Développez un toucher qui soit non sexuel. Si vous vivez une intimité avec des contacts, avec des câlins, avec des baisers, où vous sentez qu'il n'y a aucune attente, aucune pression sexuelle, ça va être une clé majeure pour vous et pour votre couple. Faites écouter ce podcast à votre partenaire s'il y a besoin, mais vraiment, développez ces contacts et cette intimité qui soit non sexuelle, non connotée, c'est fondamental. En deux, Ça va être avoir tout ce qui est de cette conversation autour de la sexualité. Arriver à en parler, arriver à développer un vocabulaire, arriver à se sentir confiante, accueillie, avec bienveillance sur ce sujet-là, ça va aussi diminuer la pression énormément. Là, moi, après, je vais vous donner quelques clés pour travailler sur votre corps. Donc, le problème qu'on a identifié, c'est vraiment qu'il y a cette association Intimité égale douleur et le corps a retenu que la douleur est un danger. Il crée une réaction automatique, une contraction, et ça a installé un cercle vicieux instantané. Donc, pour réapprendre, on va créer tout plein de situations où progressivement, on va recontacter la zone avec aucune pression. On va créer de nouvelles associations progressivement, patiemment. Donc ce premier exercice, le toucher sans douleur, ça va être un toucher qui est non génital. D'accord ? Ça peut être une extension de ce que je disais tout à l'heure, les gestes du quotidien, le fait de s'enlacer, de se tenir la main. Là vraiment, simplement des caresses sur les bras, les jambes, le dos, le ventre. Un contexte agréable. Une lumière douce, une musique. Il n'y a pas d'attente. Juste se toucher. Réapprivoiser la proximité et le contact de l'autre. tranquillement. Ça peut être habillé, ça peut être nu, vraiment, comme vous voulez. Quand vous voulez que ça c'est tranquille pour vous, on peut aller sur une autre étape. On va d'abord explorer le toucher génital externe. Plutôt seul peut-être d'abord. Vous, tranquille chez vous, explorez votre sexe, votre vulve, peut-être avec un miroir pour voir à quoi vous ressemblez. Utilisez un petit lubrifiant ou une huile végétale bio et simplement explorez la vulve. Les lèvres externes d'abord, peut-être déplier les lèvres internes. Le capuchon du clitoris, le remonter un peu si vous voulez. Identifier ce qui est agréable, pas forcément douloureux, juste le toucher qui est agréable. Vos cartographies en fait, les zones. Si vous voulez continuer, explorez avec votre partenaire en fait, toujours sans pénétration. Un toucher doux. Et c'est vous qui gardez le contrôle en fait. Plus doux, là c'est bien. Ah, stop, c'est trop, pas de pénétration, juste du plaisir sans douleur. Ça peut être un jeu. Et vous pouvez réutiliser aussi ce que je vous ai dit dans les précédents épisodes, mais utiliser le principe du feu de signalisation, d'accord ? Vers John Walsh. Et puis la pénétration, comme une dernière étape, en fait très progressive. Commencez par un doigt, le vôtre ou celui de votre partenaire. Vérifier que la lubrification est suffisante. Toujours en ajouter si ça fait une bonne sécurité finalement. Une prénétration peut-être superficielle au début. Et puis sentir qu'on a le droit et la possibilité de s'arrêter dès qu'on veut. Ce qui est important de retenir, c'est qu'il n'y a pas de calendrier imposé. Certaines femmes en restent à l'étape 3 et c'est ok. D'accord ? Vous allez à votre rythme. Pas de pression. S'il vous plaît. Offrez-vous ça, pas de pression. Maintenant, je vous offre un exercice d'idée, plutôt pour détendre votre périnée en une minute. L'idée, c'est que vous soyez plutôt chez vous, tranquille, allongé, les jambes pliées, et vous posez une main sur votre ventre, d'accord ? Plutôt dans cet espace entre le nombril et le pupice. Vous fermez les yeux et vous inspirez pendant 4 secondes. Confliez le vent. Pendant ce temps, le périnée se relâche. Voilà, détente complète. Et à l'expiration, le ventre se dégonfle et le périnée se contracte. Il a une légère tenue parce qu'il remonte légèrement. D'accord ? On reprend ça tranquillement en ayant conscience du mouvement que la respiration induit sur votre périnée. On inspire. Deux, trois. Et on expire. D'accord ? Continuez tranquillement. J'inspire. Et j'expire. Vous avez senti le mouvement qui va avec ? Ce que vous venez de faire, c'est réapprendre à relâcher votre périnée de façon intuitive avec la respiration. Avec ces situations d'endométriose, de vaginisme secondaire, votre périnée est contractée finalement en permanence. Cet exercice quotidien, ça vous aide à désapprendre la contraction. Maintenant, je vais vous aborder aussi... plein de petites astuces que je propose aussi en consultation et des choses qui vraiment gagnent à être connues. Il y a beaucoup de femmes qui ne savent pas qu'il existe de la kiné périnéale qui peuvent accompagner toutes les douleurs de la sexualité. Et c'est super intéressant de se faire accompagner. Je sais que c'est un cap, mais vraiment, très souvent, c'est des praticiens qui sont dans une rééducation et dans une bienveillance folle. Vraiment, allez-y. Il existe aussi des outils qui sont des adaptateurs de pénétration, c'est des anneaux de confort sexuel. Moi, je recommande ceux de la marque Onut, O-H-N-U-T. Le silicone est ultra doux, ultra souple, très très très élastique. Et l'idée, c'est de créer quelque chose qui est enfilé au niveau du pénis, mais qui va permettre d'empêcher la pénétration profonde complète. Et ça permet de vous rassurer et de le rassurer lui aussi. Comme ça, il y a vraiment une ceinture de sécurité et personne ne se fait mal. Il y a aussi tout ce qui est technique d'ostéopathie, d'acupuncture, qui peut vraiment soulager. en dissoudre les tensions dans le corps, au niveau du bassin, au niveau du sacrum, et c'est vraiment très intéressant. Tout ce que vous allez pouvoir apprendre aussi en approche sexologie, ça peut vraiment aussi détendre dans le côté psychique, apprendre une sexualité, vraiment se réapproprier cet espace-là et se le personnifier, reconstruire cette intimité, d'accord ? Évitez de rester seul avec cette question-là. L'endométriose, ça se traite, ça s'accompagne. Il y a de plus en plus de centres qui sont spécialisés. Vraiment, cherchez de l'information. Autour de vous, il y a tout un tissu associatif. Vous pouvez rencontrer d'autres personnes, d'autres professionnels. Vraiment, je vous invite à vous mettre en contact et à vous mettre en lien. Vivre une intimité épanouie avec l'endométriose, c'est vraiment possible. Ça demande des adaptations, du soutien, de la patience, mais ça se fait. Alors, si je résume ce qu'on s'est dit aujourd'hui. L'endométriose, c'est une maladie chronique, systémique, inflammatoire. La douleur est réelle, pas psychologique. D'accord ? On arrête avec ça. Vraiment. Ça génère ou ça peut générer des dyspareunies, des douleurs profondes, fréquentes, souvent liées à des adhérences, des lésions, des inflammations. Et surtout, ce cercle vicieux, douleur, crée de l'anticipation et une contraction, qui va générer encore plus de douleurs. Dans la relation, on a vu que c'était nécessaire d'expliquer factuellement, chez l'endométriose, la douleur est réelle pendant les rapports, d'inviter la personne à faire des recherches, à se documenter. Et pour le partenaire, ce qui est important, c'est vraiment de sentir que cette idée de forcer ou de faire une forme de pression, c'est pire que tout, et qu'il faut ouvrir son esprit et comprendre qu'il existe d'autres formes d'intimité. Réinventer avec moi. de pénétration, plus de plaisir souvent aussi, des positions adaptées et écouter aussi les fenêtres qui sont peut-être parfois possibles avec le cycle. Quand on a exploré la partie du corps, j'ai vraiment donné des clés sur le côté comment désapprendre à associer l'intimité et la douleur. Tout d'abord en développant un toucher qui soit non sexuel, accompagné d'une conversation bienveillante et constructive autour de la sexualité et du plaisir. puis progressivement en explorant des zones de son corps. Et enfin, une métration qui pourrait être progressive. Le toucher sans douleur, le toucher non génital, puis génital externe. Vous pouvez associer votre partenaire. Et enfin, un exercice de respiration qui permet d'associer le périnée et de générer une détente, apprendre à le relâcher. Avec tout ça, ce qu'il est important de retenir... et de faire comprendre. Quand l'endométriose détruit votre intimité, que la douleur est là depuis des années, parfois quand même un vaginisme secondaire a pu s'installer, savoir que ça ne se résout pas seul et que vous avez le droit d'être accompagné sur cette question. Entourez-vous. C'est exactement ce que je fais en consultation. Et c'est possible d'accompagner une reconstruction avec l'endométriose. C'est possible de se désensibiliser progressivement, d'avoir une gestion de ce qui se passe. de retrouver une intimité épanouie, malgré la maladie. Si cet épisode vous parle, si l'endométriose a pu impacter votre vie sexuelle ou intime, et que vous souhaitez me rencontrer dans un accompagnement, les infos pour prendre un rendez-vous sont disponibles en description. La semaine prochaine, on parlera de toute autre chose, on parlera des fantasmes. Faut-il tout dire ? C'est très souvent une question qu'on retrouve régulièrement. On en parlera. On parlera du coup de partage, des limites et de ce qui doit rester pour soi. Et d'ici là, rappelez-vous, votre corps n'est pas cassé, il est simplement malade. Et ça, ça se gère. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, s'il résonne pour vous ou si vous pensez qu'il peut aider quelqu'un, je vous en prie, partagez-le. Je suis moi-même amatrice de podcast et une des frustrations, c'était de ne pas avoir pris note de ce que j'avais appris ou compris pendant l'épisode que je venais d'écouter. Aussi, j'ai créé pour vous une petite checklist des éléments clés que j'aborde dans cet épisode. Vous la trouverez dans le lien d'accès qui est mis en description et vous pourrez ainsi accéder à toutes les ressources des épisodes précédents. C'est 100% gratuit. Également, si vous êtes prêts à aller plus loin, je propose aussi des consultations individuelles et en couple. Et ainsi, on peut faire du sur-mesure. Toutes les infos sont sur mon site. En ligne, je vous retrouve mardi prochain, 6h. D'ici là, prenez soin de vous.