- Speaker #0
Après une première édition déjà très prometteuse, le Wilstrubel by UTMB revient en 2023 pour une deuxième édition du 14 ou 17 septembre 2023. A l'occasion de cette nouvelle édition, j'ai eu le plaisir de recevoir Ryan Bowman, le directeur de la course, dans le podcast Au-delà du mur. Il va nous raconter comment est-ce qu'ils s'y sont pris pour faire en sorte que la course devienne incontournable dès la première édition. Il va nous parler de l'histoire de la course, des personnes qui ont fait la course et surtout des nouveautés auxquelles peuvent s'attendre les participants cette année. J'en profite aussi pour souhaiter une très belle aventure à toutes celles et ceux qui vont s'élancer autour du Wilstrubel. cette semaine. Je vous souhaite une très belle écoute. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast Au-delà du mur, je suis Hugo. Après avoir pratiqué la course à pied un peu au feeling pendant des années, je suis parti à la rencontre d'experts, de championnes et de champions pour trouver les techniques qui m'aideraient à progresser. Seul ou avec des invités, je vous partage mes découvertes, des conseils et des astuces pour que vous éprouviez du plaisir dans la course à pied et vous aider à construire votre propre champion. Installez-vous confortablement dans votre siège et c'est parti pour l'épisode du jour.
- Speaker #1
Bienvenue Ryan, merci pour ton soutien.
- Speaker #2
Merci à toi pour l'invitation.
- Speaker #1
C'est un plaisir. Pour les gens qui ne te connaissent pas, est-ce que tu pourrais nous faire un CV ? Savoir qui tu es, d'où tu viens ?
- Speaker #2
Oui, d'accord, avec plaisir. Je m'appelle Ryan. J'ai 50 ans, j'ai deux enfants de 8 ans et 10 ans. Je suis originaire du Jura. Je suis né à Boncourt, dans le canton du Jura. J'ai fait toutes mes écoles à Boncourt, et puis j'ai fait l'apprentissage en Banque Autonale du Jura, à Boncourt, non, à Port-Entruy, pardon. Et ensuite, après mon apprentissage, je suis allé travailler à Zurich, à la Banque Autonale de Zurich, et entre-temps, je passais toutes mes vacances de ski à Grand-Montana, et après la Banque Autonale de Zurich, j'ai tout quitté le monde de la banque pour venir. M'établir à Cremontana, d'abord comme prof de ski. J'ai fait 5-6 ans les saisons de ski. Et puis ensuite, j'ai fait des formations d'entraîneur de ski. J'ai travaillé à l'association romande de ski. Et puis ensuite, j'ai travaillé aussi 5 ans à Swiss Ski. J'étais entraîneur du cadre C-Homme. Donc j'ai fait la banque Swiss Ski, un parcours assez atypique. J'ai fait 10 ans entraîneur de ski. La chance de pouvoir travailler, vivre du ski, c'était ma passion le ski, pendant 10 ans, même 15 ans avec les 50 profs de ski. Donc 15 ans de ski, puis ensuite, j'ai été engagé comme responsable des sports à la ville de Sierre. J'ai fait 11 ans à la ville de Sierre jusqu'en 2021, et puis maintenant je travaille dans le domaine du travail. Trail à temps partiel pour l'organisation du Village Trouble et je travaille pour UTMB Group à temps partiel et puis à côté je fais un peu du coaching aussi.
- Speaker #1
Le mot est lancé, donc les gens qui ne savaient pas encore justement quel était l'intitulé, le thème qu'on allait aborder dans ce podcast là, c'est le Village Trouble by UTMB comme tu l'as très justement dit. Cette course, elle va vivre cette année, sauf erreur, sa deuxième édition. Et puis, j'ai l'impression, c'est l'impression que j'avais quand je parlais avec toi, et quand je me renseignais, j'ai quand même l'impression que c'est une course qui a directement réussi à trouver sa place dans le domaine du trait. Est-ce que tu peux déjà nous expliquer, nous parler un peu de l'histoire de la course, comment est-ce qu'elle a été créée, et puis ensuite peut-être ce qui fait que c'est déjà une référence dans le monde du trait ?
- Speaker #2
Alors, la course, il y a quand même une histoire un peu humaine là-derrière. Peut-être comme toutes les courses de trail quand elles naissent, il y a quelque chose d'humain, une aventure derrière. C'est que ça remonte déjà quand même à dix ans en arrière, où il y a une personne qui s'appelle Jean Ivray. Peut-être que les auditeurs connaîtront, parce que c'est un passionné de course à pied de montagne. Il avait plusieurs podiums sur Cierzynal. Ensuite, il avait fait du trail. Il a fait le sixième à l'UTMB, je ne sais plus en quelle année. Il a 50 ans. C'est un copain aussi, Jean Ivray, qui avait fait une fois le tour du Wilstrubel. C'était son parcours d'entraînement. Il a découvert ce tour, qu'il avait super bien aimé. Et puis, il a gardé ce projet dans un tiroir. Il ne voulait pas en faire de course à l'époque. Et ensuite est venu le Covid. Et pendant le Covid, il y a des personnes de UTMB Group, dont une personne qui habite aussi un peu sur la commune de Cremontana, qui s'appelle Rémi Duchemin, qui a donné l'idée du circuit UTMB à Jean-Yves, comme ça. conversation d'un entraînement de course à pied et puis Jean-Yves a dit à Rémi mais moi j'ai une idée de parcours, ça serait super cool, le tour du Ville-Strouble c'est incroyable ce tour, c'est sauvage, ça passe par cinq destinations, ça passe du Valais à l'Auberlande-Bernois et puis de fil en aiguille, UTMB s'est intéressé, Grand Montana l'office de tourisme aussi, les cinq autres... les quatre autres destinations, donc le Hecheléba, Kondorsteig, Lenk, Adelboden, il y a un groupe de travail qui s'est formé, et ils ont posé une candidature chez UTMB, qui cherchait encore quelques destinations pour son circuit UTMB, et en septembre 2021, la candidature de Cromantana a été acceptée, et en novembre 2021, le circuit UTMB a été annoncé, médiatisé, et Cromantana, le Tour du Bistroubal, donc ça faisait partie. du circuit UTMB, c'est un peu comme ça que c'est né. Et voilà, voilà un peu l'histoire. Donc tout est parti de Jean-Yves Rey. Lui, il m'avait contacté pour faire la reconnaissance parce qu'il avait encore besoin d'un avis. Moi, ça fait 20 ans que je faisais du trail, donc il avait besoin d'un avis un peu sur le parcours, sur un peu techniquement, comment on pouvait organiser les ravitaillements et tout ça. Donc on allait faire la reconnaissance sur deux jours. Et puis on a tous été convaincus que ça pouvait devenir vraiment un parcours qui pouvait plaire. Et voilà comment ça venait.
- Speaker #1
Donc le fait de faire partie de ce début de nouvelle aventure, donc circuit 8MB Montour, ça met quand même une grosse pression pour une course qui n'existe même pas.
- Speaker #2
Bah oui, c'est clair, parce qu'après... Tout de suite, UTMB, ils ont cherché un organisateur, un directeur de course. C'est clair qu'on avait le soutien de toutes les régions, les destinations, mais il a fallu partir de zéro au niveau des bénévoles, au niveau de toute l'organisation du comité local. On a dû chercher des personnes qui étaient motivées d'entrer dans le comité. On est parti d'une structure comme une course d'un comité bénévole, mis à part moi qui est employé à temps partiel par l'UTMB, mais sinon toutes les autres personnes, c'est des personnes bénévoles du comité. Donc en six mois, depuis à peu près septembre, octobre 2021, jusqu'à la première édition, on a eu six mois pour... Moi, je travaille encore à la ville de Sierre, j'ai démissionné, puis... J'ai commencé en mars 2022, puis en septembre on avait la course. On avait déjà trois courses sur l'édition 2022 de Beach Trouble, plus une course des enfants. C'était six mois très intenses, mais j'ai réussi à trouver des personnes motivées, passionnées du trail pour m'entourer. Et pour finir, la première édition s'est super bien passée.
- Speaker #1
Et puis, toi ton rôle, tu parlais que Jean-Yvray est venu te chercher, donc clairement on sent que tu as une expérience dans le trail et puis dans tout ce qui est entraînement, mais au-delà de ça, c'était quoi ton rôle au début et c'est peut-être quoi ton rôle aujourd'hui par rapport à ce qui était au début ?
- Speaker #2
Mon rôle, moi ça faisait quand même 15-20 ans que je suis passionné de trail depuis 2005. J'ai aussi créé avec mon beau-frère le Trail des Châteaux à Sion. J'avais quand même une expérience dans l'organisation d'une manifestation. Je suis passionné de sport et puis mon rôle dès le début c'était vraiment d'être le chef d'orchestre, d'organiser de A à Z toute la course, toute la coordination aussi avec les destinations, toutes les tâches inhérentes à l'organisation d'une course, toute la sécurité, les inscriptions, trouver des sponsors. Toutes les demandes d'autorisation, tout ce qui est relatif aux arrivées, les prix finisher, les buvettes. Il y avait vraiment beaucoup. Le fait, j'ai habité dix ans sur Camp Montana aussi, quand j'étais prof de ski et puis entraîneur. Et puis, ça a beaucoup aidé parce que je connais vraiment beaucoup de monde là-haut. Beaucoup de prestataires, les politiques. L'Office du tourisme, le directeur de l'Office du tourisme, je le connaissais depuis longtemps. Donc, toutes ces personnes, elles ont soutenu le projet depuis le début. Elles étaient aussi convaincues du projet, donc ça a beaucoup aidé. Et puis, mon rôle aujourd'hui, c'est la même chose. C'est d'essayer d'innover. Cette année, on a une quatrième course. On a rajouté une quatrième course. Comme ça, on a les quatre formats du concept UTMB. Donc le 100 miles, le 100K, le 50K et le 20K. On a une course des enfants. On a aussi créé cette année une course en e-sport pour faire aussi participer les personnes avec handicap à la manifestation. On aura une joëlette aussi, donc c'est une personne handicapée qu'on va transporter sur le parcours l'O.H.L.E.V.A.C.R. Montana avec des sportifs valides. Voilà, c'est tout des... des choses qu'on met en place pour essayer encore d'innover, d'améliorer l'organisation. Et puis aujourd'hui, on a quand même déjà 3 500, un mois de la course, on a 3 500 participants. Donc c'est une grosse augmentation par rapport à l'année passée. Donc il faut tenir compte de cette augmentation pour augmenter le volume des ravitaillements, l'espace, l'organisation en général.
- Speaker #1
Est-ce que la quatrième course qui a été rajoutée cette année, c'est le 100 miles, c'est ça ? C'est l'ultra ?
- Speaker #2
Oui, exactement. En fait, le système UTMB, c'est basé sur les kilomètres et forts. Donc, un 100 miles, c'est équivalent à 160 kilomètres et forts. Donc, nous, on a un 113 kilomètres avec 6600 mètres déniblés. Donc, ça équivaut à 170 et quelques kilomètres et forts. Donc, on est dans la catégorie 100 miles pour le tour du Ville-Strouble. Oui, on a rajouté aussi, pour arriver à ces 100 miles, on a ajouté la montée à la cabane Vichtroubel. L'année passée, on n'y passait pas. Et puis cette année, on s'est dit que c'était un peu bête de faire le tour du Vichtroubel sans passer par cette superbe cabane qui est tout près du glacier de la Plaine Morte et du sommet du Vichtroubel en fait. Cette année, on va passer à la cabine Wichtroubels qui rajoute 4-5 km et puis 400 mètres dénivelés.
- Speaker #1
Et puis, tu parlais, tu disais qu'il y avait 3500 inscrits. Au niveau des Carreformins, est-ce qu'il reste encore des places pour s'inscrire ou sold out, sold out ?
- Speaker #2
Alors, les grosses distances, ce qui est sympa, le tour du Wichtroubels et puis le 70 km, donc le 100 k, celles-là, elles sont pleines. Après, il reste quelques dossards pour le 50 au départ d'Adèle Baudin. Et puis, il reste 200 ou 300 places pour le 25 au départ de l'OF Lébac en Montana.
- Speaker #1
Et ça, c'est pour les parents comme moi qui cherchent à faire une petite randonnée et à convaincre leur douce moitié éventuellement de s'entrer à la course. Il paraîtrait qu'il y a l'entrée au bas de l'OF qui est compris dans le 25A. C'est juste ?
- Speaker #2
Exactement. Oui, l'office du tourisme. Ils offrent une entrée au bain à tous les participants du 25A. Et puis, pour les parents, ils peuvent aussi venir le vendredi soir déjà, faire participer leurs enfants. La course des enfants, elle est gratuite. Et on offre encore une assiette de pâtes à tous les enfants le vendredi soir. Comme ça, ils peuvent aussi assister à l'arrivée des premiers du Tour du Ville-Stroubeil. C'est super. Le premier, il est attendu pour 18 heures, en même temps que la course des enfants. Et puis ensuite, le dimanche, les parents peuvent participer à la course.
- Speaker #1
C'est un joli programme. Au niveau de l'organisation, à quoi est-ce que les participants peuvent s'attendre pour cette année ?
- Speaker #2
Tu dis dans quel sujet tu penses, quel domaine ?
- Speaker #1
Je dirais, l'organisation nationale, tu as dit qu'il y avait une quatrième course qui était créée, donc il y a un parcours différent sur le 100K qui va permettre de traverser, enfin de passer devant la cabane de Ville-Strouble. Au niveau du parcours, tu as dit qu'on va passer dans cinq communes, en comptant Montana. donc il y a des paysages au niveau de la mer Quelle météo vont rencontrer les participants au niveau des difficultés techniques, à quoi est-ce qu'il faut qu'ils attendent ? L'idée c'est de leur mettre plein les yeux.
- Speaker #2
Oui, la première édition, on a remarqué dans l'enquête de satisfaction que les parcours ont énormément plu, parce que je trouve que c'est hyper varié, et puis le tour entier du Ville-Struppel, on part de Cremont-Alain justement, donc on va à l'OF Les Bains d'abord, par les Alpages. On passe du Valais-Romand au Valais, c'est déjà deux cultures, deux régions différentes. Ensuite, depuis le Hlebin, on monte le fameux mur de la Guébi. Je ne sais pas, il y a peut-être pas mal d'auditeurs qui connaissent ce fameux mur de la Guébi. D'ailleurs, il y a une Guébi-Rolle qui... C'est un sentier dans la falaise, là, quand on est à le Hlebin, puis qu'on regarde en haut la Guébi, on se dit, mais ce n'est pas possible, on ne peut pas passer, là, il n'y a que des rochers, des falaises. En fait, il y a un sentier, il y a un chemin historique. Je pense que c'était des contrebandiers dans le temps qui passait là. Il y a une histoire derrière ce chemin. Et puis il y a aussi la Gamey Run qui a été créée par l'Office du Tourisme il y a des années. Si tu montes en moins de 60 minutes, on t'offre l'entrée au bain plus la descente en cabine pour les hommes. 65 minutes pour les dames. Et tu peux aller au bain le même jour gratuitement si tu arrives. C'est un défi intéressant à faire. Je l'ai fait avec les enfants. Et on l'a réussi. Les enfants sont montés en 56 minutes. Excellent ! C'est un super entraînement, c'est un super joli défi pour les personnes qui ont envie de faire ça aussi en famille. Les enfants sont tous excités, est-ce qu'on va y arriver ? Pendant la montée, ils étaient là, il ne reste plus que 12 minutes !
- Speaker #1
C'est un beau challenge !
- Speaker #2
Donc on monte ce col de la Guémi à la course, et puis c'est très dur, on presse 1000 mètres dénivelés sur 5 km. Et puis ensuite, on arrive sur le canton de Berne, au Berlin bernois, donc il y a une grosse descente assez roulante, avec un joli lac, le Daubensee. On arrive sur le Kandersteg, qui est bien connu, le président, ex-président de la Confédération Adolfo Guy, qui nous disait « c'est formidable, Kandersteg ! » Voilà, donc Kandersteg, et là on a un ravitaillement, on arrive dans un village. faire encourager. C'est un village qui est facilement accessible par le Lutschberg avec l'assistance. On peut se faire ravitailler à ses familles. Ensuite, on repart entre Kondorchteig et Adelboden. On emprunte la Via Alpina suisse. Numéro 1, c'est la Via Alpina qui traverse toutes les Alpes, depuis l'Italie Mugia jusqu'à Monaco. Il y a toute la partie suisse. On emprunte une partie Kondorchteig-Adelboden sur le parcours de la Via Alpina. Et là on passe à un col hyper sauvage qui est très peu connu, qui s'appelle le Bundesrieden, qui est magnifique, un super col. Et quand on est au col, on voit vraiment toute la vallée d'Adèle Baudin. Et on bascule, on arrive à Adèle Baudin de nouveau. Adèle Baudin qui est très connue pour sa station de ski, qui est une piste à Salongé en Coupe du Monde de ski alpin, où Didier Cuche a gagné, Marco Adhormat l'année passée. Cette fameuse piste de géant d'esquiel pinque, il y a le ravito à Delbonne, et ensuite on va remonter, on a voulu ça avec l'office du touriste, remonter la piste coupe du monde d'esquiel pinque, donc à l'envers, l'esquiel, la descente, on la monte.
- Speaker #1
Qu'on se rende compte de la violence du mur qui se prend.
- Speaker #2
Voilà, et en plus c'est un petit single qui monte vraiment, je dirais pas tout droit, mais qui monte bien raide sur la piste coupe du monde. Les gens peuvent se rendre compte où les skieurs descendent avec tous ces mouvements de terrain, c'est assez intéressant. On les fait passer dans le portier en départ, ça veut dire qu'ils sont à l'arrivée, eux ils sont au bout de la montée, ils sont à l'arrivée du portier en départ du Saint-Bien. Voilà, Adèle Baudin, ensuite on arrive au col du Hanonmos, c'est un col entre Adèle Baudin et l'ENC. Après on bascule sur l'ENC, là de nouveau. Il y a un gros ravitaillement, ils peuvent retrouver leur assistance, c'est facilement accessible, l'AINC c'est aussi nous. C'est une station de ski assez connue. C'est un joli petit village typique suisse. Vraiment typé des jolis chalets, des alpages très soignés. C'est l'Auberlande-Bernois. Oui,
- Speaker #1
tout propre.
- Speaker #2
Différent du Valais. Même les vaches, elles ont une couleur différente.
- Speaker #1
C'est la Suisse qui est repostale.
- Speaker #2
Voilà. Et puis après l'Enc, alors là, on va vraiment faire la grosse montée. Il y a 1700 mètres dénivelés. que de la montée pour rejoindre la cabane Wichttrubel en passant par l'Iphigenalp joli petit amour donc la cabane Wichttrubel on aura aussi un ravitaillement chaud un point chaud avec les bénévoles seront là-haut ce sera super sympa je pense faudra voir la météo c'est à 2800 mètres d'altitude la cabane Wichttrubel et ensuite on redescend sur sur le col du Raville, ça c'est aussi un col historique qui fait passer du canton du Loberland-Bernois au Valais. Et puis après, on arrive sur le lac du Tseuzier, très sauvage, donc en Valais, il y a un barrage. Et puis on finit par 11 km depuis le Tseuzier, par le Bisse du Rau. C'est un bisse qui relie le Tseuzier à Cremantana, avec une jolie passerelle de 70 m. Et puis après c'est la rivière sur Cremantala. Donc c'est très varié, c'est intéressant. On a ces cinq destinations, on a cinq cols, cinq montées, cinq descentes. Et puis chaque fois on arrive dans ces villages, ces stations de ski, ces stations touristiques où on peut retrouver de l'assistance, du monde, l'ambiance.
- Speaker #1
Donc des paysages vraiment extrêmement variés. Enfin à couper le souffle même, tu parlais des conditions, alors que j'espère qu'ils seront juste... C'est merveilleux, c'est fantastique. Et tu parlais aussi de ravitaillement et également d'assistance. Donc ça, c'est peut-être pour le 100K, mais est-ce que c'est pour toutes les courses où les gens ont le droit d'avoir leur assistance ? Ou c'est spécifique au 100K ?
- Speaker #2
Oui, on a pour chaque course, on a des points de ravitaillement, des postes de ravitaillement qui sont autorisés avec assistance. Surtout, on a Kondorsteig, on a Loesch-les-Bains, Kondorsteig, Adelboden et Lenk. et Josier, c'est 5 points et le 70K donc il part de Kandersteg, il arrive à Cremontana, toutes les arrivées sont à Cremontana le 50K il part d'Adelboden, arrivé à Cremontana et le 25K il part de Loche-les-Bains dans le sens inverse du 100K,
- Speaker #1
il revient sur Cremontana et tu parlais justement de la course Andy donc Joëlette que vous allez faire cette année sur le parcours 25K Merci. Sur les personnes valides, comment ça se passe ? Il y a combien de personnes qui vont accompagner cette personne handicapée ? Déjà, faire un trail de 25 km, ce n'est pas évident. Quand on est valide, on a déjà traîné notre propre carcasse. Quand on va amener quelqu'un d'autre, comment ça se passe ?
- Speaker #2
Exactement, c'est un gros défi. On le lance en collaboration avec l'association Sport Handicap Sierre, que je connaissais très bien quand j'étais responsable des sports. Hier, ils ont tout de suite, ils ont un nouveau comité avec une responsable, ils ont tout de suite accepté de participer au projet. Et donc eux, ils vont faire participer deux personnes avec handicap pour monter sur la joaillette. Puis ensuite, on a fait une recherche, eux dans leur réseau, nous aussi, avec notre comité UTMB. pour rechercher des personnes intéressées, des sportifs intéressés, pour pousser, tirer, accompagner cette joie d'être. Et puis on aura huit sportifs qu'on a trouvés. Donc c'est clair qu'il faut être quand même en bonne condition physique. Et le défi cette année, on va commencer par un 17 km. Donc on ne fait pas tout l'entier de l'OHD Bank Romantana. Parce qu'on trouvait pour la première année, c'était un peu trop. Puis on va déjà essayer de faire Varenal. Donc on part au 8e kilomètre, on va jusqu'à l'arrivée. Ça fait 17 kilomètres pour 500 mètres dénivelés. Et donc, on fait un entraînement dimanche prochain, le 27 août, pour essayer de tester tout ça et voir comment on s'organise à pousser et tirer cette joaillette. L'idée, c'est de faire un défi. On ne sait pas si on va y arriver. On va tout faire pour y arriver. Puis on verra les personnes. En tout cas... Moi je l'ai vécu à l'étranger sur plusieurs trails, ces joaillettes. Les personnes qui sont sur la joaillette, elles vivent la course de l'intérieur avec les autres concurrents, elles se font encourager et tout. Après, les sportifs qui entourent aussi, c'est très émouvant, il y a beaucoup d'émotions, surtout quand on passe la ligne d'arrivée.
- Speaker #1
C'est une belle expérience, une belle aventure que ça prête à vivre ces aventuriers bénévoles, c'est vraiment magique. Au niveau du calendrier de la course, elle aura lieu le week-end du 14 au 17 septembre, ça fait rare. Donc soit deux semaines après la finale des UTMB, le grand rout, la grand-messe du trail mondial. Au niveau du choix de la date, vous êtes en concurrence avec d'autres trails ou pas forcément ?
- Speaker #2
Oui, le choix de la date n'était pas facile parce que le calendrier suisse des trails est hyper chargé. Je crois qu'il n'y a pas un seul week-end où il n'y a pas de trail. Nous, c'était plutôt par rapport à Verbier-Saint-Bernard, by UTMB, qui était aussi dans le circuit. On voulait, comme Verbier est en début de saison en juillet, il ne fallait pas qu'on soit trop proche de Verbier, donc on a plutôt décidé d'aller en fin de saison pour avoir un UTMB en Suisse en début de saison, Verbier, puis un autre en fin de saison. Ensuite, en fin de saison, il y avait aussi Chamonix, UTMB à Chamonix. Il ne fallait pas être trop proche de Chamonix parce qu'on a quand même pas mal de ressources humaines qui viennent nous aider sur l'île Troubelle de Chamonix. C'est pour ça qu'on a laissé deux semaines d'intervalle. Après, il y a aussi avec l'Office du tourisme de Cremantana, donc il y a l'Open de Golfe, l'Omega Open de Golfe à Cremantana, le même week-end que Chamonix tout le temps. Il fallait aussi une à deux semaines d'intervalle. Donc la deuxième semaine de septembre, c'était idéal. Après, il fallait faire attention, il y a la Suisse Pique. aussi. Donc, il ne fallait pas être en même temps qu'à Swisspix. Donc, on a un week-end d'après, normalement. Donc, voilà. Maintenant, le deuxième week-end de septembre, on sait qu'il y a UTMB, Swisspix et Lille-Struval et ça va bien comme ça, je pense.
- Speaker #1
Oui, clairement. Et puis, je dirais, dernière question, au niveau de la station de Cremontana, c'est une station où je suis allé snowboarder et skier un certain nombre de fois. C'est une station qui a un certain standing quand même qui envoie Une certaine image, je dirais, du haut de gamme. Comment est-ce que le trail, que je vois plus comme un sport sans caricature, un peu dans la boue, un truc un peu hyper effort, tu parlais du golf avant, donc le trail ça a l'air moins avec le golf, comment est-ce que le Wilstrubel by UTMB s'intègre dans la station de Cremontana ?
- Speaker #2
Dès le début, Cremontana a eu la volonté quand même de se positionner Sur le trail, parce qu'il y a une volonté de venir sur des sports plutôt 4 saisons. Il y avait le ski, le golf et maintenant depuis plusieurs années, ils sont positionnés dans le VTT. Les championnats du monde de VTT en 2025 aussi à Cremantana. Et le trail, c'était un quatrième sport qu'ils voulaient vraiment développer aussi. Maintenant, c'est à la mode. Il y a encore un développement, une augmentation du nombre de trailers. Et à Montana, il y a un terrain de jeu incroyable aussi pour faire du trail. Donc, dès le début, ils ont eu cette volonté. Et puis, pour l'instant, ça fonctionne bien parce que la première édition, elle a super bien fonctionné.
- Speaker #1
Oui, c'est génial. Très bien. Et au niveau des têtes d'affiches, je ne sais pas si vous avez le droit ou si vous avez invité des trailers ou des traileruses qui sont reconnues histoire de faire un appeller. Ou est-ce que les stars, ce sera les populaires ?
- Speaker #2
On a 95%, c'est des populaires de toute façon. On n'a pas énormément d'élite, je dirais. Après, on en a quand même une certaine nombre qui sont... se sont annoncées. On a la championne de France, de Trail, Anis Rousset. On a pas mal d'étrangers aussi. On a 50% d'étrangers sur le nombre total d'inscriptions. Après, on a vu aussi l'année passée que on a beaucoup, on récupère quand même certains élites qui ratent un peu leurs courses du TMD. Donc, deux semaines après, ils viennent sur le Struval. Et ça, c'est sûr. C'est super sympa aussi, c'est super intéressant d'avoir des élites. Après, c'est sûr que d'avoir la finale du TMB World Trail Series deux semaines avant nous...
- Speaker #0
On n'aura jamais les grandes stars qui vont participer à la finale comme Mathieu Blanchard qui vient de journée, Courtney O'Dowd. Il ne faut jamais dire jamais. Il ne faut jamais dire jamais. Il suffit tout d'un coup qu'ils se loupent, qu'ils abandonnent l'UTMG et puis après ils viennent, ils ont envie de refaire une course et puis ils viennent sur la prochaine ou en série. Le système sportif de UTMB, il oblige chaque participant qui veut faire la finale, il doit faire une World Series. Même les élites, s'ils n'ont pas fait dans les trois premiers, certains indices UTMB, ils ne peuvent pas participer à la finale, donc ils doivent venir sur une World Series. Ça nous assure quand même aussi une certaine participation des élites.
- Speaker #1
En parlant de Courtenay de Walter, j'ai vu sur un poste du Wilstrubel qu'elle était, ou alors elle est peut-être encore, en tout cas elle était sur une portion du Wilstrubel cette semaine, la semaine dernière.
- Speaker #0
Oui exactement, elle est à la Guimille justement. Alors est-ce qu'elle a fait la Guimille Run en moins d'une heure ? Je pense que oui, vu sa forme. Mais j'ai vu une photo sur la montée de la Guimille, la fameuse. C'est juste qu'elle est... Parce que son mari, en fait, il a participé à la Suisse Alpes. C'est entre elles qu'il se passe dans la vallée de Conches. Et en fait, je pense qu'ils sont restés ici pour les dernières semaines d'entraînement pour elle, pour Chamonix.
- Speaker #1
Ah, clairement. Mon cher Aïan, tu es quelqu'un qui est très occupé, alors encore plus particulièrement les deux prochaines semaines. Avant que je te laisse tranquille, est-ce que tu peux me dire qu'est-ce qu'il te reste à faire avant de pouvoir lancer le... Cette deuxième édition du Winstruble.
- Speaker #0
Il reste encore beaucoup, beaucoup à faire. Il y a beaucoup qui a été fait durant toute l'année, mais maintenant il y a un peu les derniers détails. Il y a un peu tout le monde qui... Durant toute l'année, on travaille, on finalise les offres, et puis maintenant c'est les petits détails de mise en place. On finalise les commandes pour tous les postes de ravitaillement, on coordonne... Donc c'est des séances avec les destinations pour coordonner tout le programme de la journée de l'événement avec les bénévoles. Un responsable bénévole est en train d'enregistrer toutes les inscriptions bénévoles, de placer toutes ces personnes dans leurs différents secteurs, sur les plages. Après, il y a vraiment énormément les deux dernières séances. Il y a toute la logistique, les bus, parce que le concept du TMB, on amène les coureurs sur les départs en bus pour essayer d'éviter un maximum de va-et-vient avec les voitures. Il y a toutes les réservations, finaliser les réservations avec les bus, les bus à bandon aussi, la logistique avec les VIP invités. On a aussi des bus accompagnateurs, c'est-à-dire qu'on transporte les accompagnateurs qui sont inscrits, de camp d'architecte à Valboudin, d'Alboudin à Lens, qui puissent suivre leurs coureurs. C'est aussi un service qu'on propose. Donc il y a énormément de petits détails avec les chefs de poste, une quinzaine de chefs de poste. Et puis on a encore un comité, un dernier comité local le 4 septembre. Ensuite, moi, je vais aussi sur la semaine de l'UTMB participer à des... Toute la semaine de l'UTMB, on a des workshops pour les directeurs de course. De tous les événements UTMB, on se retrouve et puis on travaille sur des thématiques comme le PC course, sécurité, sur la logistique, sur plein de thèmes. Et puis voilà, et puis ensuite, je participe cette année à la fête de l'UTMB. Je vais faire une fois l'UTMB.
- Speaker #1
Ah, bien.
- Speaker #0
Le 100 miles, c'est un petit défi personnel que je m'étais lancé, je ne sais pas si c'est pour, surtout pour participer aux 20 ans, c'est l'anniversaire des 20 ans.
- Speaker #1
Oui, bien sûr, bien sûr.
- Speaker #0
Et puis j'ai de gros souvenirs sur cette course, donc je me suis réinscrit cette année. Je n'ai pas eu de passe droit, j'ai fait vraiment, j'ai fait les points, j'ai fait mes points à Nice, j'ai participé à Nice l'année passée, au 100 miles. J'ai fait trois rennais au X-Toros, et puis j'ai fait le tirage au sort, et puis j'ai été tiré au sort.
- Speaker #1
Excellent, donc en plus d'organiser le Vigis Trouble by UTMV, tu t'es dit, allez je fais un petit prépa ultra comme ça, pendant mon temps libre.
- Speaker #0
Ouais, on verra. Ça sera peut-être la seule année.
- Speaker #1
Génial. Que du bon pour la suite qui s'annonce assez corsée quand même, avec un super menu. Je vais peut-être te laisser aller t'entraîner parce que tu aimes bien ce temps pas longtemps. Je te souhaite une très belle course. Tout de bon. J'ai hâte de voir ce que le Vigetrouble 2023 va nous réserver.
- Speaker #0
Oui, merci beaucoup, c'était un plaisir, merci pour l'invitation, je vais travailler un petit peu, je vais m'entraîner entre midi et une heure, et puis pour Ville-Stroubelle, on sera prêt, j'espère, avec l'organisation, on fait tout pour être prêt, on fait tout pour affiner les détails, pour en fait, c'est les coureurs, pour nous, c'est le centre, c'est les coureurs, c'est satisfaire les coureurs, le confort des coureurs et tout. Puis après, ce qu'on ne peut pas décider, ce qu'on ne peut pas influencer, ce serait la météo. Donc là, on espère qu'au mois de septembre, on aura souvent en Valais, on a l'été indien. On espère qu'on aura ça. Sinon, il faudra faire avec. On a aussi imaginé un peu des parcours, des plans B. On a fait des exercices de gestion de crise, de neutralisation. Ça va aller. On sait qu'avec la météo, tout peut arriver au mois de septembre. On peut avoir la neige, on peut avoir la tempête, on peut avoir plein de choses. Il faudra s'adapter.
- Speaker #1
Exactement. C'est la montagne. C'est la montagne qui gagne toujours. C'est un merveilleux mot de la fin. Merci infiniment, Ryan, en tout cas. Et puis, comme je disais, bonne course, bonne UTMB. Et puis, je vous réjouis sur tes aventures. Et puis, à très bientôt.
- Speaker #0
Merci. Si jamais, comme j'ai dit, il reste des places sur le 25.
- Speaker #1
et la cause de l'enfant inscrivez-vous et en plus il y a moyen d'aller en part ouais exactement merci beaucoup Rayan merci,
- Speaker #0
tout le bon,
- Speaker #1
au revoir bye bye si cet épisode vous a plu,
- Speaker #2
merci de lui laisser un avis 5 étoiles et partagez-le avec vos amis et votre famille me laisser un commentaire c'est m'offrir l'occasion de m'améliorer pour continuer à être écouté par vous D'ici la publication du prochain épisode, vous pouvez retrouver mes aventures sur le compte Instagram Podcast Au-delà du Mieux. Portez-vous bien. Allez, à très vite. Ciao !