Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast au fil du yoga à l'ombre du bannian. Le podcast qui t'invite à ralentir, à respirer et à revenir à l'essentiel. Ici, on déroule le tapis autant que les pensées. On explore le yoga et le bouddhisme sous toutes ses formes. Le corps bien sûr, mais aussi l'esprit, les émotions et ce fil invisible. qui relie tout. Que tu sois pratiquant, curieux, yogi passionné ou simplement en quête d'un peu plus de calme dans le tumulte du quotidien, tu es au bon endroit. A chaque épisode, je t'emmène dans une parenthèse douce et authentique entre réflexion, pratique et inspiration pour t'aider à te reconnecter à toi. Alors, installe-toi confortablement et laissons le fil se dérouler. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode des petites bulles de l'été 2026 du podcast au fil du yoga à l'ombre du bagnon et c'est Carou Carou qui vous parle. D'abord excusez-moi, excusez-moi du temps entre deux épisodes et puis aussi de la qualité sonore de cet enregistrement-ci parce que je galère depuis plus de deux heures à essayer de connecter mes super micros sur mon logiciel de montage et je ne sais pas pourquoi cela ne marche plus. Donc je suis revenue aux bons écouteurs filaires de mon téléphone portable. Aujourd'hui, intéressons-nous à un mot, à un concept, à Vidya. A Vidya, vous allez le retrouver aussi bien en yoga qu'en bouddhisme. Intéressons-nous d'abord au terme lui-même. La racine du mot, c'est « vide » . « Vide » étant le mot sanscrit plus exactement, signifie en français « savoir, percevoir » . comprendre. Vidya est donc le savoir, la connaissance, la sagesse, la science. Et comme nous avons le préfixe « a » devant, « avidya » voudra dire le contraire du savoir de la connaissance. Et on va le traduire plus communément par l'ignorance. Alors, d'abord, vous allez me dire, mais moi, dans mes cours de yoga, mon professeur a souvent utilisé le terme Maya, M-A-Y-A. Maya veut aussi dire ignorance. Mais Maya a une signification légèrement différente. Maya, c'est l'illusion universelle. C'est ce qu'on appelle le voile cosmique. C'est le voile qui est sur la connaissance en tant que réalité elle-même. C'est la nature de l'existence. Et tout notre cheminement, quand vous avez entamé, que ce soit d'ailleurs le chemin du yoga ou le... sera d'arriver à la perception de la réalité telle qu'elle est. Et le mot avidia, lui, a un sens plus personnel, dans le sens justement de la méconnaissance, mais personnel. Elle renvoie à l'individu elle-même. Et je pense que pour cette raison, avidia, Lorsque l'on se replace surtout dans notre situation actuelle, dans l'endroit, l'espace que nous occupons en tant qu'individus, dans cette société ou dans ce monde, Avidya a une résonance. particulière. Alors allons d'abord voir ce qu'est Avidya dans le monde du yoga pour comprendre. Et il faut pour cela se reporter au deuxième pada ou si vous préférez le deuxième chapitre des Yoga Sutras de Patanjali. Patanjali Il nous dira que dans le troisième sutra du deuxième pada, les causes de souffrance, duka, mais qu'on va traduire aussi par klesha, sont l'aveuglement, avidya, autre traduction, asmita, le sentiment de l'ego, aragga, le désir de prendre, de posséder, le désir, Ausha, le refus d'accepter, l'aversion, abiniveshe Ausha, l'attachement à la vie, donc la peur de la mort. Et puis, il continuera en expliquant dans le Sutra qui vient juste après L'ignorance de la réalité est la source des autres causes de souffrance. qu'elle soit développée ou en sommeil. Ce que l'on comprend immédiatement, c'est que l'ignorance est la première des afflictions. C'est vraiment la base, le cléchat principal dont découlent tous les autres. Pourquoi ? Asmita. Le sens du « je » , du « moi » en tant qu'individu, complètement séparé des autres. Il vient justement de cette ignorance, de l'existence d'autres et de l'interdépendance entre les personnes. Le rapport avec « raga » , il est encore plus évident. « Raga » , c'est l'attachement, le désir, l'attirance. L'ignorance nous fait tout le temps nous projeter dans un attachement, par exemple, un désir. Par exemple, vous aimez la mode, il y a un vêtement qui vous fait envie, donc vous avez un désir de posséder. Vous allez tout faire pour posséder cet objet. Et puis, en fait, avec... Avidya, le plaisir que vous avez ressenti va devenir fugace, va disparaître. Et Avidya va vous projeter dans un nouveau désir. Parce qu'on va ignorer d'abord le plaisir qu'on a reçu et surtout c'est qu'on voudrait que le plaisir soit permanent. Avidya va... complètement transformer notre rapport au temps et à l'impermanence des choses. Vous avez Ausha, l'aversion, la douleur. Eh bien, c'est un peu aussi lié à ce que je viens de dire précédemment, où le fait de ne pas remplir ce plaisir va conduire à la douleur. Et très souvent, c'est cette ignorance qui fait qu'on ne tient pas ce qu'on veut, donc on a une espèce de souffrance. Alors, bien entendu, on ne parle pas nécessairement de souffrance physique, mais ça aura plutôt un lien avec tout ce qui est la souffrance émotionnelle. Et puis, lorsqu'on s'accroche à la vie, et bien évidemment, on tend à ignorer les signes, et surtout... temps à ignorer Le fait que la vie est impermanente et qu'on le sait, et au lieu de se projeter systématiquement vers la mort et de craindre la mort, on en oublie de vivre le présent. C'est par exemple le cas pour les personnes hypochondriaques qui ont besoin de tout le temps connaître les paramètres de leur corps parce qu'il y a cette peur de la maladie. de l'affliction et on pense qu'on maîtrise quelque chose d'irrémédiable par la technique. C'est en fait ignorer qu'on ne peut pas saisir la vie. C'est comme un peu la recherche, la lutte contre les rides, contre le fait qu'on vieillit et qu'on n'accepte pas le corps qu'on a. C'est cette projection vers le futur, mais par effet rebond vers le passé, pour ne pas aller trop vite vers l'avant. Enfin, Patanjali, dans le Sutras numéro 5, nous dit que Anitya Ashuchi Dukha Anamats « Anatmasu nityasuchi sukha atma khyatir abhidya » L'ignorance de la réalité, c'est prendre l'impermanent, l'impur, le malheur, ce qui n'est pas le soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le soi. À quoi nous invite alors Patanjali ? Eh bien... à prendre conscience de ces cinq kleshas et notamment de Avidya, l'ignorance. Je voudrais faire maintenant le parallèle avec le bouddhisme, un parallèle d'ailleurs dont les idées se rejoignent. Dans le bouddhisme, il y a deux types d'ignorance. Il y a d'abord l'ignorance de ce que l'on appelle les quatre nobles vérités. ou plutôt les quatre vérités des nobles, qui sont la nature de la souffrance, les causes de la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin à utiliser pour sortir de la souffrance. Et puis la deuxième ignorance, c'est l'ignorance d'anathman, c'est-à-dire en Le fait de penser qu'il y a un soi individuel et qui va en fait renier la vraie nature du soi. Pour les bouddhistes, à Vidya, l'ignorance est à la racine du samsara. Le samsara c'est quoi ? C'est ce qu'on appelle la roue du samsara, donc la roue des naissances, de la mort et des renaissances, qui illustre ce qu'on appelle l'origine dépendante ou dans une autre expression, la coproduction conditionnée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Eh bien, c'est qu'une cause va avoir une conséquence. Donc, Satan a à reconnaître la nature interconnectée et inconditionnelle de l'existence. Le plus bel exemple de Avidya, et c'est pour ça que je voulais faire le parallèle avec les Yoga Sutras de Patanjali, on le retrouve dans ce qu'on appelle Bhava Chakra, la route de la vie. C'est un mandala, donc c'est une image qui est très représentative des principaux concepts bouddhistes. Vous l'avez très certainement déjà vu. En effet, cette image représente une grande sphère centrale. où figurent des êtres sur le chemin de l'évolution spirituelle et une fine corde dorée va les conduire au-delà des confins du temps et de là à ce qu'on appelle des renaissances, la transmigration, jusqu'au royaume céleste des Bouddhas. Cette roue de la vie, elle est tenue par Mara. qui est représenté plutôt comme un démon au croc affûté, couronné par des crânes qui figurent l'impermanence et drapés de flammes, de poux de tigre. La roue de la doctrine bouddhiste, puisqu'il s'agit en fait bien de cela, figure sur ses pieds et l'œil vertical de la sagesse repose en fait sur le troisième oeil, au milieu de son front, et indique ainsi que les cycles du temps ne sont pas de simples illusions, mais une réalité de notre existence relative. Parce qu'en bouddhisme, il existe deux types de réalité, la réalité relative et la réalité absolue. La réalité relative, c'est la nôtre, c'est celle que l'on perçoit. Et ce qui est très intéressant dans cette roue, de la vie, Bhava Chakra, c'est qu'on y trouve les images entrelacées d'un porc, d'un coq et d'un serpent qui représentent symboliquement l'ignorance, l'avidité et la colère, l'aversion. Ce que vous devez comprendre dans cette représentation, c'est que le coq, le serpent et le porc représentent ce qu'on appelle les trois poisons. Et si vous faites le parallèle avec les cléchats, eh bien on retrouve les mêmes. Et pour les bouddhistes, Avidya est bien le premier des poisons. Avidya dans les deux cas, l'ignorance, yoga, sutra et bouddhisme. Vous avez Raga, l'attirance, avec Dvesha, la version qui va représenter l'attach... Ce que l'on appelle, oui, la version, enfin, Ausha et Abinivecha, c'est la version, pardon. Et puis vous avez Asmita et Raga qui vont, eux, plutôt être catégorisés dans la partie relative aux attachements, l'avidité. Et tout ça, tout ça c'est lié au fait que l'on prend notre vie comme quelque chose de permanent. Et c'est pour ça que je voulais faire un podcast qui est un peu plus long que les petites bulles habituelles. Pourquoi ? Eh bien, par exemple, nous avons quelque chose qui se voit matériellement maintenant, qui est le changement des saisons. Moi, je vais vous dire le réchauffement climatique, qui a Pour conséquence, une multiplication des canicules. Comme il y aura plus tard une multiplication des tempêtes, alors ici à Marseille on va avoir de plus en plus de pluies méditerranéennes, c'est-à-dire une accentuation des phénomènes extrêmes, mais qui s'accompagne en fait par une augmentation continuelle des températures. L'ignorance va faire quoi ? Et vous le voyez par exemple à travers les différentes publications sur internet, les discours politiques, c'est d'abord de ne pas voir les causes et notamment nos causes en tant qu'individus, que ce soit au niveau purement personnel mais aussi en tant que collectivité et société, et puis la responsabilité étatique. ou on a préféré ne pas. pas voir les choses en face en espérant que le climat que nous avions qui nous convenait était impermanent. Ne changez pas. Et c'est un peu ce qui se passe aussi quand on vous dit mais les changements climatiques ont toujours existé. Oui, c'est vrai, mais pas sur la même échelle. Il y a une accélération. C'est cette ignorance-là due à l'idée d'impermanence, mais qui est aussi peut-être liée à l'idée de peur. Il n'y a rien de serein à imaginer un avenir où les températures, notamment estivales, seront de plus en plus élevées, où les épisodes de canicule seront de plus en plus nombreux. Pourquoi nous le voyons avec les incendies ? qui se multiplient, qui détruisent notre environnement et qui vont nous projeter encore un peu plus dans Abiné Ausha, la peur de la mort. Et l'ignorance est aussi un facteur émotionnel. L'évolution émotionnelle psychologique nécessite de se confronter. à sa propre ignorance. Et nous avons tous une ignorance, un voile d'ignorance. Bien sûr, celui-ci ne va pas être le même selon les personnes. Pourquoi ? Eh bien parce que nous avons une éducation différente, notamment due au milieu social d'où l'on vient, une ignorance qui est due aussi à notre métier, qui nous fait voir les choses d'une certaine façon. Peut-être aussi une ignorance due à notre âge. On ne voit pas les choses de la même façon quand on est jeune, et puis quand on devient très vieux, quand on est actif, quand on est bien portant et quand on est malade. Savoir qu'on a un voile d'ignorance, c'est important. Parce que ça nous permet d'essayer de voir les choses différemment. de les comprendre différemment et d'accepter que d'autres personnes voient un objet de façon différente par rapport à ce que nous, nous voyons. Savoir qu'il y a un voile d'ignorance pour toutes les personnes, il n'y a pas une question de quelqu'un qui est moins ignorant qu'un autre, et surtout pas dû à ce que j'allais dire à l'éducation ou à sa place dans le monde économique. ou politique, ou médiatique, ça permet peut-être aussi d'avoir plus de tolérance. Comment fait-on pour aller au-delà de Avidya ? Alors, il y a plusieurs techniques. Le yoga va vous demander... par exemple les huit membres, l'ashtanga yoga de Patanjali, de cheminer vers un samadhi, c'est-à-dire d'abord la mise en place de la cessation des fluctuations du mental, donc de vraiment travailler par rapport au klesha, au saint klesha, pour arriver à ce qu'on appelle l'isolation. Kaivalya, libération, peut-être faire des postures de yoga où vous allez travailler sthira, sukham, la stabilité et l'équilibre. Parce que l'équilibre est une façon de considérer l'ignorance et puis de la contourner ou si vous voulez de la transpercer. La méditation et surtout l'observation du mental, tout observer sa propre ignorance et en être conscient. L'étude de soi, ce qu'on appelle le soi d'yaya. Et puis la mise en place de viveka, la discrimination. Ça prend du temps, ça nécessite de savoir réfléchir, d'apprendre à réfléchir, pas de façon intellectuelle, mais de s'observer. dans les bons et les mauvais jours, dans ce qu'on va appeler les traits positifs et puis aussi les traits négatifs, être en capacité d'accepter ce que disent les autres, et c'est loin d'être facile, ce qu'on appelle la voie de la sagesse. Et le bouddhisme, lui, va vous proposer, mais c'est très proche, ce qu'on appelle le noble octuple sentier, qui, à bien des égards, Parce que bon, ce sont des choses qui sont... qui se complète, se rapproche de l'éthique des yamas et des niyamas de Patanjali, mais aussi des principes éthiques que l'on retrouve dans la Bhagavad Gita, parce que le discernement et aussi le fait de se couper des fruits de l'action, donc de l'action désintéressée, conduisent en fait à transpercer l'ignorance. Le noble Octus Merci. Le sentier, c'est quoi ? Eh bien, c'est ce qu'on appelle la compréhension juste ou la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d'existence justes, l'effort juste, l'attention juste et la concentration juste. Alors, si on revient assez rapidement sur ce que c'est, d'abord le terme juste, on peut le traduire par parfait. Ce n'est pas le juste de justice, mais vraiment, c'est un entraînement qui conduit à une attitude parfaite. La compréhension juste, c'est la compréhension de la réalité, les quatre nobles vérités, mais aussi ce dont je parlais tout à l'heure, Anathman, Dukkha, la souffrance. Et puis la pensée juste, ça va être, ou l'émotion juste, c'est d'avoir une pensée libre de jalousie, de colère, de mauvaise volonté, de haine bien entendu. La parole juste, ce sera d'éviter de mentir, de médire, de parler de façon futile. L'action juste, eh bien c'est ne pas tuer, ne pas blesser, ne pas voler, ne pas avoir de méconduite sexuelle. Le moyen juste, c'est gagner sa vie de façon... digne, en étant honnête. L'effort juste, c'est celui de surmonter ce qui est défavorable. L'effort d'éviter ce qui est défavorable aussi. L'effort de développer ce qui est favorable et l'effort de maintenir ce qui est favorable. Et puis vous avez ensuite l'attention juste. C'est une contemplation. qui est très proche de la méditation et la concentration, ça va être la fixation de l'esprit sur un seul objet. Voilà, voilà ce qu'est Avidya. Plus que parler de Avidya pendant un cours d'asanas, de posture, je pense qu'il est intéressant vraiment... Même au-delà des yogas sutras de Patanjali ou du bouddhisme, c'est de comprendre ce que ça veut dire pour nous avidya, avide, donc le contraire du savoir, de la perception et de la compréhension, et puis de voir les propres causes de notre ignorance. Le contraire de l'ignorance, le savoir, est conduit par Viveka, le discernement. Je vous remercie de m'avoir écoutée parce que je vais vous laisser sur cette conclusion peut-être hâtive, mais je pense juste, dans le sens où elle vous permet... Elle a enclenché la réflexion. Merci beaucoup pour votre soutien. Merci beaucoup d'écouter le podcast Les petites bulles de l'été ou le grand frère au fil du yoga. Merci aussi d'en parler autour de vous, de soutenir le podcast. Et puis n'hésitez pas, vous pouvez m'envoyer des messages via... Le profil Instagram du podcast Au fil du yoga, c'est là où vous pouvez me retrouver sur Instagram. N'hésitez pas à me chuchoter des sujets. J'essayerai d'y répondre du mieux que je peux. Cette année, peut-être même depuis un an et demi, deux ans, enregistrer des épisodes est un peu difficile pour moi. J'ai envie de faire beaucoup de choses et en même temps, j'ai des journées tellement remplies que je n'arrive pas à trouver tout le temps le temps ou la force aussi. Donc l'ignorance ne vient pas que, l'explication c'est pas... uniquement le fait que je fais beaucoup d'autres choses, c'est que des fois je n'ai pas envie de me consacrer à peut-être d'autres personnes, donc une envie de me replier un peu sur moi. Mais je serai toujours très heureuse de pouvoir entamer une espèce de dialogue ou en tout cas une réflexion sur les questions que vous pouvez poser avec toujours l'idée, c'est que... En vous proposant mes propres réflexions, vous y trouviez un support, parmi d'autres d'ailleurs, qui vous permettent à vous d'avancer. Merci encore. Et voilà, cet épisode d'Office du Yoga à l'ombre du Bagnan se termine. Merci d'avoir pris le temps, d'avoir pris ce moment pour toi, pour ton corps. pour ton souffle. Même quelques minutes peuvent changer le rythme d'une journée. Si tu as aimé cet épisode, partage-le autour de toi. Fais-le circuler. Ou reviens. Reviens l'écouter quand tu en auras besoin. En tous les cas, on se retrouve très vite pour continuer à dérouler ensemble ce fil du yoga à l'ombre du bagnon. D'ici là, reste à l'écoute de toi-même et avance.