- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Bonjour, je suis Caro.
- Maïmouna
Bonjour, je suis Amarjab Kaur. Bienvenue sur le podcast Au fil du yoga.
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Podcast dédié au yoga,
- Maïmouna
à sa philosophie et à son histoire. Bonjour à tous. Bienvenue sur le podcast Au fil du yoga. Je suis Amarjab Kaur et Caro Caro qui m'accompagne pour cet épisode d'aujourd'hui qui va concerner un sujet passionnant et une vraie question à se poser. exposé, pourquoi suivre la voie du yoga ? Et oui, pourquoi suivre cette voie en particulier plutôt qu'une autre ? Donc, on va aborder plusieurs sujets et on va commencer par expliquer pourquoi on est là, pourquoi on parle devant vous, à savoir qu'est-ce qui nous a motivés en fait tout simplement à suivre la voie du yoga et ensuite de ce fait-là à... à créer ce podcast pour partager avec vous nos impressions et notre vie yogique. Donc Caro Caro, la question est pour toi. Pourquoi as-tu choisi de suivre la voie du yoga ?
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Au début, j'ai pas suivi de façon consciente la voie du yoga. J'ai commencé le yoga comme élève. Parce que j'avais besoin de faire du sport, tout simplement. En fait, c'est une des motivations qui revient le plus souvent pour les gens qui commencent à faire le yoga. Bouger différemment parce que je n'avais pas le temps de faire autre chose. Et j'ai commencé par différentes formes, différents types, différentes écoles. Le Raja Yoga et le Hatha Yoga.
- Maïmouna
Tu peux nous expliquer la différence entre ces deux écoles ?
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Alors, elles sont très proches. En fait, le Hatha Yoga, c'est ce que la plupart des gens connaissent, c'est-à-dire des postures que l'on tient avec le souffle, mais une respiration Ujjayi, ou une respiration classique, j'inspire, j'expire. Ujjayi fait quoi ? Pardon, Ujjayi, c'est une respiration qu'on appelle la respiration du souffle victorieux, du guerrier victorieux. Ujjayi s'est inspiré et expiré en contractant le fond de la glotte de cette façon-ci. On produit ainsi le petit bruit de la vague qui vient s'échouer sur le rivage. D'autres vous diront que c'est la voix de Dark Vador. Prenez ce que vous voulez. Et en fait, le fait d'inspirer et d'expirer longuement permet de baisser le niveau du stress dans le système nerveux et d'être de plus en plus concentré et focalisé sur ce qu'on fait. Donc voilà, le Hatha Yoga, c'est plutôt cette forme-là, mais tu nous en parleras plus facilement peut-être parce que je ne suis pas prof de Hatha Yoga et que je n'ai pas... poursuivis dans cette tradition-là. Le Raja Yoga est un peu différent dans le sens où la respiration, ce sera plus souvent Bastrika et Kapalabhati. Alors Bastrika, c'est le soufflet de forge. Donc imaginez le soufflet que vous activez pour faire naître le feu dans une cheminée. Ça va ressembler à quelque chose de cette façon-là. J'ai toujours trouvé ce son un peu bizarre. Et Kapalabhati, c'est la respiration du crâne brillant. C'est-à-dire qu'il est basé sur des expirations brèves, de cette façon-ci, en contractant le ventre. Voilà. Et c'est très intense. C'est un yoga très intense. Et j'ai commencé avec Lucie. qui était prof ici à Marseille, avec qui j'ai accroché. Lucie fait partie de mes amis maintenant. J'ai beaucoup aimé. Et puis, un soir, je suis allée à un cours de vinyasa yoga. Le vinyasa est un type de yoga où on enchaîne des postures avec Ujjayi. Mais c'est très, très dynamique. On ne reste pas longtemps dans la posture. C'est vraiment un enchaînement, un flow. Et c'était avec Amy, Amy Mouneim, une Américaine qui vivait à Marseille. Depuis, elle est repartie vivre au Canada avec sa famille. Amy a été là et m'a enseigné le vinyasa. Et en fait, j'ai accroché parce que ça correspondait plus à ce que je recherchais au niveau sportif. J'avais vraiment l'impression de me dépenser. Et puis, j'ai beaucoup aimé la façon dont Amy enseignait le vinyasa. C'est-à-dire qu'au départ, il n'y avait pas tout ce qui imprègne le yoga au niveau spirituel. Et pour moi, c'était plus facile. J'ai accroché, j'ai accroché, j'ai continué, j'ai suivi Amy dans le studio qu'elle a créé. Et très rapidement, je me suis inscrite à la formation de professeur de yoga en Vinyasa qu'elle offrait dans son studio. Et j'ai commencé à aller quasiment tous les jours pratiquer. J'adorais les enchaînements, le fait que je me sentais bien dans mon corps, je transpirais beaucoup, j'en avais besoin en fait. Parce que j'avais un travail qui est stressant, qui demande beaucoup et j'avais besoin d'évacuer. Donc en fait, d'évacuer ce stress. Et puis il y avait aussi l'environnement. Les gens que j'ai rencontrés pendant ces cours, cette communauté. Et Amy proposait des stages. Et des ateliers, j'ai fait ces stages, j'ai fait ces ateliers, j'ai rencontré des gens et on s'en revoyait progressivement. Et ça, ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup plu. J'ai fait la formation de professeur de yoga avec elle. Ça a été difficile. Ça a été une formation de quatre semaines réparties 200 heures, réparties sur à peu près huit mois. où on a fait beaucoup de pratiques, beaucoup d'enseignements de l'anatomie, beaucoup d'anatomie. On a eu un enseignement sur le Sankhya, la Bhagavad Gita et les Yoga Sutras, avec du chanting, une initiation au Yoga Nidra. Je pense qu'on reviendra toutes les deux plus tard sur le Yoga Nidra. Mais ça a été très dur. J'avais l'impression que j'enlevais des pelures, et des pelures, je pleurais très souvent. mais ça m'a fait du bien. Et puis, j'ai rencontré, grâce à Amy, Jumbo, Jumbo Trung, qui est prof de Forest Yoga. Amy, entre-temps, a été devenue aussi prof de Forest Yoga. Alors, le Forest Yoga, c'est du vinyasa, qui est... C'est du forest sugar qui est basé sur de la respiration, sur un positionnement du corps aussi, où on intègre. On intègre vraiment le corps de telle façon à aller dans tous ces endroits où on se sent un peu étriqué, où on n'est pas bien. Donc il y a beaucoup de psycho-émotionnel là-dedans. et c'est une façon d'enseigner qui me plaît beaucoup parce qu'en fait elle tient compte de tous les mots modernes la façon dont on se tient le cou les pieds en fait on n'est pas très ancré et dans ce yoga là le professeur assiste énormément de ses mains l'élève si l'élève accepte cette assistance bien entendu Merci. Ça, c'est le Forest Yoga. Il a été créé par Anna Forrest, qui est un professeur de yoga américain. Et c'est énormément teinté. Alors, pas de l'esprit indien de l'Inde, mais des Amérindiens, les Indiens américains. Et on fait beaucoup appel à ce qu'on appelle l'esprit ou l'âme, comme on veut bien traduire le mot « spirit » . Donc, j'ai rencontré Djambot. qui est quelqu'un que j'adore. Il est devenu mon prof, puisqu'en fait, j'ai fait une deuxième formation de professeur de yoga, Forest Yoga. Jumbo, c'est quelqu'un qu'il faut, à mon sens, connaître. Bouddhiste, taoïste, sino-vietnamiens, anglais, et prof de méditation, de yoga, bodyworker, c'est-à-dire qui travaille sur le corps. C'est... quelqu'un qui a une approche très holistique de la personne, de son corps et de son esprit. Donc j'ai suivi la formation de Forest Yoga l'année dernière. Elle a été sensationnelle, vraiment géniale, une belle communauté. J'adore la communauté du yoga pour ça. Et j'avais commencé à enseigner avec Emy. D'abord, une espèce de Hatha Vinyasa où j'avais quasiment personne. J'avais que le plus souvent une élève. C'était très frustrant. Cette année-là, j'ai suivi la formation de Yoga Nidra avec toi. Et le Yoga Nidra, ça a été une révélation. C'est-à-dire qu'il y a eu un moment où j'étais presque prête à ne plus pratiquer physiquement pour ne faire que du Yoga Nidra. Et c'est à ce moment-là que j'ai vraiment, vraiment, vraiment senti que j'avais besoin d'aller au-delà de la pratique purement physique pour trouver justement cet esprit. Et c'est là, c'est vraiment à ce moment-là que je me suis engagée sur la voie du yoga, je pense. Il m'a fallu tout ce temps-là pour y arriver. Et cette voie du yoga, en fait, c'était aussi s'interroger sur... qui je suis vraiment. Et j'ai découvert, j'ai découvert parce qu'il m'a fallu beaucoup de temps et puis que c'est pas facile, parce qu'il y a beaucoup de remises en question, parce que se découvrir, ça veut dire d'abord accepter ses défauts et ses qualités. Donc, j'ai découvert que j'avais beaucoup de qualités. Et je me suis découvert une véritable passion pour les textes et une curiosité. Et cette passion, je la dois aussi à mes enseignants parce qu'en fait, c'est eux qui… Ils ne l'ont jamais fait exprès, ce n'était jamais fait pour ça, mais c'est eux qui m'ont guidée sur cette voie-là. Comprendre, comprendre et déterminer qui on est, puis ensuite partager. Et en fait, ma voie du yoga à moi, c'est ça. Mon dharma, le... Pourquoi je suis là ? C'est de partager. Et djambo, à la fin de ma formation qui s'est terminée au mois de fin septembre de l'année 2020, Caro, il faut que tu fasses un podcast. Alors, il faut savoir qu'entre-temps, j'avais monté mon association de yoga pour pouvoir enseigner. Et je me suis dit, oh là là, mais je ne peux pas faire tout ça. Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. Et j'avais envie en même temps. parce que j'avais envie de parler du yoga. J'écrivais déjà mon blog et je me suis dit, non, mais il faut que tu le fasses. Je t'ai proposé de faire ce podcast parce qu'on se met souvent à parler de plein de sujets et je trouve ça passionnant. Je n'ai pas de formation philosophique du tout. Je vais même détester la philo. quand j'étais au lycée. Par contre, j'adore étudier, de lire des livres. J'ai des milliers de livres à la maison. J'exagère à peine. Et je me suis dit que ça allait être un super complément et que ça pouvait apporter beaucoup de choses. C'est pour ça que j'ai demandé à Amarjab, cher auditeur, Amarjab Khor, de faire ce podcast avec moi. Parce qu'en fait, on est hyper complémentaires, toutes les deux. Et vous allez nous découvrir au fur et à mesure, mais en même temps, vous allez avoir peut-être aussi différentes perceptions de ce qu'est la voie du yoga. Du coup, Amarjab Kaur, pour toi, qu'est-ce qui t'a amené, toi, sur la voie du yoga ?
- Maïmouna
Alors moi, un peu comme toi, c'était le hasard. Quand j'étais étudiante... Il y a longtemps, il y a 27 ans au moins, 26-27 ans. À l'époque, j'habitais à Paris. Et en fait, j'avais une amie qui était américaine. Bref, et qui fréquentait en fait un centre de yoga qui s'appelle toujours le centre Yoga Shevananda, qui est toujours à Paris. Donc, c'est un yoga assez traditionnel, c'est du Hatha. Et en fait, ce qui m'a menée là-bas, c'est tout simplement que les cours à 6h du matin étaient gratuits. Et vu que je n'avais pas un rond et que j'avais envie d'avoir une activité physique et spirituelle, parce que la spiritualité m'a toujours intéressée, je me suis dit, bon, ce n'est pas grave, c'est 6h du mat, mais ça me permettait après d'aller en cours ou de bosser sur mes journées. Et donc, j'ai commencé à aller dans ce centre de... de yoga complètement par hasard, puisque l'idée était d'aller assister à des cours gratuits. Et en fait, ça m'a plu. Le Shivananda, c'est le nom du maître mondial qui a apporté ce yoga en Occident. Les centres Shivananda sont des centres extrêmement traditionnels, dans le sens où on y pratique le yoga sous toutes ses formes, donc aussi bien les postures, les respirations, mais aussi le yoga dévotionnel. C'est très hindouiste. Les personnes qui enseignent sont des swamis, je dirais l'équivalent, c'est un peu comme des moines. Ils ont prononcé des voeux, ils sont en orange, etc. Donc pour moi, c'était vraiment un monde tout nouveau. dans lequel je suis arrivé quand j'ai commencé. J'ai tenu bon, j'ai assisté aussi aux pratiques de méditation, aux pratiques dévotionnelles, aux pujas, qui sont des moments d'offrandes pour les divinités hindoues. Il y avait des gens sympas, c'était un milieu qui était assez ouvert. J'ai commencé comme ça il y a 26 ou 27 ans, je ne sais plus. La pratique du yoga. Et donc à la question, qu'est-ce que la voie du yoga ? Au début, je voyais ça un peu comme les voies de Kung-Fu, d'arts martiaux, puisque j'ai pratiqué des arts martiaux, à savoir en fait une discipline, pour moi ça a toujours été une discipline spirituelle, puisque j'ai eu la chance d'arriver dans un centre très traditionnel. Et donc, de ce fait-là, il n'y avait pas de doute sur la possibilité que ce soit quelque chose d'extrêmement spirituel, voire même, quand j'étais jeune, je pensais que c'était même religieux. Parce que, c'est sûr, ce n'était pas du fitness. Les personnes qui nous enseignaient, à l'époque, ce n'étaient pas des personnes hyper musclées particulièrement. portaient la robe jaune, donc on sentait bien qu'on n'était pas dans un cours de sport. Et c'est ça qui m'a plu, et qui a fait que pendant très longtemps, je pensais que le seul yoga Hatha enseigné était forcément sous cette forme-là, parce que c'est extrêmement codifié, le yoga Shivananda, avec un certain nombre de postures qui doivent être exécutées dans le même ordre. et donc après quand j'ai fréquenté d'autres cours de yoga je ne comprenais pas du tout pourquoi le prof était déjà en legging ou à moitié à poil je ne comprenais pas du tout ça je ne comprenais pas pourquoi les postures me semblaient être complètement dans le désordre Je ne comprenais pas, parfois, il n'y avait pas de respiration. Caroline vous a parlé de pranayama. Oui, pardon. Oui, tout à fait, je ne comprenais pas pourquoi il n'y avait pas de pranayama au début, uniquement des pranayamas, sans aucune posture. J'étais extrêmement formatée par ce yoga. J'ai pratiqué ce yoga pour trois ans. je continue à le pratiquer, mais voilà, je l'ai vraiment pratiqué uniquement ce yoga-là pendant moins, je ne sais pas, plus de 15 ans, 15 ou 20 ans, je n'ai pratiqué que celui-là. Au bout d'une dizaine d'années, j'ai commencé à l'enseigner sur les conseils de mes enseignants. Parce que dans, alors évidemment, il propose une formation de Chimadanda. la meilleure formation de Hatha Yoga qui se passe sur un mois. Mais moi, mes enseignants me disaient aussi que la notion de diplôme… en yoga a peu de sens, en fait, au final. Je vais vous expliquer pourquoi, parce que pour eux, c'est quelque chose qui a été inventé pour les Occidentaux, alors déjà dans une vision assez mercantile de la France, pour se faire du tout. Et puis voilà, ça valorise l'Inde. Mais dans... Enfin voilà, moi, les enseignants que j'ai rencontrés m'expliquaient qu'en fait, la voie du yoga, telle qu'elle est pratiquée, c'est un peu comme dans le film... qu'on fout justement avec David Carradine, c'est-à-dire qu'on suit un maître, on rencontre un maître, donc une tradition, et en fait, on va dédier sa vie à approfondir cette tradition, cette discipline, et que suivre la voie du yoga, c'est ça. Et qu'en fait, à un moment ou à un autre dans notre parcours, le maître va nous dire « Bon, maintenant, tu peux enseigner. » Mais c'est parce qu'il estime qu'on est prêt. Donc, ce n'est pas forcément parce qu'on aura fait une formation de 200, 500, 1000 heures qu'on est prêt à enseigner. Parce qu'en fait, dans ces formations-là, à l'époque, c'était aussi, voilà, on apprend à faire des postures, on apprend à construire un cours, on apprend pas mal de choses. Mais ce qui est important, puisque le yoga est une discipline spirituelle, le yoga, vous le savez, c'est l'union avec sa propre conscience. pure et l'union du soi avec l'univers. Donc, si on est dans cette vision très spiritualiste de yoga, forcément l'idée est que l'enseignant, donc celui qui transmet cette discipline, cette spiritualité, est lui-même prêt à le faire. Et donc ça, c'est pas l'apprentissage des postures, mais c'est en fait le travail interne. de libération de sa propre conscience, de travail sur le détachement, qui va faire qu'à un moment, pour progresser, le maître va nous guider pour enseigner. Mais ça ne sera qu'une étape. Donc, j'ai commencé à enseigner au bout d'une dizaine d'années, d'abord pour des amis, et ensuite pour des groupes de plus en plus larges. J'habitais en Nouvelle-Calédonie, j'habitais en Australie aussi. Bref, j'ai enseigné au début des années 2000. C'était au début des années 2000 que j'ai commencé en France. Voilà, on est en 2021. Oui, c'est vrai, c'est comme ça. Oui, bon, bref. Et ensuite, quand je suis revenue en métropole, j'habitais Grenoble à l'époque et j'avais fait plusieurs cours de yoga, mais ça ne me satisfaisait pas en tant qu'élève. Peut-être qu'il y avait de l'ego, mais aussi parce que moi, ça me semblait trop axé sur le corps. Pour moi, en tout cas, ce n'était pas un centre de yoga avec cette dimension spirituelle. Donc du coup, je ne me retrouvais pas vraiment. Et dans mon immeuble, au rez-de-chaussée, il y avait une femme un peu étrange avec un turban qui faisait un cours de... alors pas de Hatha Yoga. qui faisait un cours de Kundalini Yoga. La Kundalini, je savais vaguement ce que c'était, cette énergie qui monte dans le dos, mais je ne voyais pas du tout ce que c'était le Kundalini Yoga. Je ne comprenais pas très bien non plus son style vestimentaire, son style tout court, parce qu'elle avait les poils sous les bras, elle ne s'épilait pas, elle ne se maquillait pas, elle avait un turement gigantesque, elle était en sarouel, etc. Mais je me suis dit, je vais aller quand même à son cours. Et là, ça m'a beaucoup plu parce que du coup, c'était très axé aussi sur le champ de mantra, en dehors des postures qui n'étaient pas physiques, dans le sens, ce n'était pas des postures très compliquées, mais en fait, la répétition des postures faisait qu'à un moment, en fait, on était quand même assez épuisé. Donc du coup, j'ai pas mal adhéré, même si je trouvais ça un peu bizarre, mais j'ai pas mal adhéré en fait. au chant, à la méditation, au souffle, etc. Donc ça, c'était le Kundalini Yoga. Et elle, elle m'avait demandé de la remplacer, je me souviens. et là aussi c'était très codifié donc ça m'a plu donc je l'ai remplacé un peu je sais plus où elle était partie, enfin c'était pas longtemps c'était quelques cours et je me suis dit tiens peut-être que ça a l'air assez complet donc j'avais regardé des trucs sur internet et tout et ça me semblait assez complet et donc je me suis dit tiens pourquoi pas enseigner ce yoga et Et c'est ce qui m'a poussé à faire la formation d'enseignante Kundalini Yoga, où il y a une partie qui se passe dans un ashram. C'est un peu comme un monastère de yoga, si vous voulez. Donc voilà, j'ai fait ça. Sachant qu'en parallèle, depuis 18-19 ans, je pratique la méditation bouddhiste. Aussi bien le bouddhisme tibétain que le bouddhisme japonais. et donc du coup la méditation avait toujours une grande place en fait dans la pratique de yoga que ce soit donc dans la version bouddhiste mais aussi dans la version vraiment yogique hindouiste et ça c'est quelque chose que je retrouvais dans le dans le kundalini yoga donc voilà j'ai fait la formation le sondage effectivement comme vous le disait caro c'est 200 heures en fait En général, c'est 200 heures pour l'enseignement des postures. Moi aussi, je crois que ça faisait 200 heures. Moi, c'était étalé sur un an. C'était un week-end par mois pour avoir le temps d'assimiler les concepts. Ensuite, j'ai fait une formation de yoga nidra par hasard parce que ce n'est pas bien loin depuis moi. C'est comme ça que j'ai rencontré Caro Caro. Le yoga nidra, c'est de la méditation. Donc, on s'est rencontrés là. Ça m'a plu. C'était beaucoup plus court. Ce n'était pas 200 heures.
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
C'était 35 ou 50 heures. Je ne sais plus.
- Maïmouna
Donc, voilà. Et parallèlement à ça, depuis une vingtaine d'années, je vais régulièrement faire des retraites spirituelles dans des ashrams, dans ces fameux monastères de yoga. En général, j'essaie d'y aller 3-4 fois par an, soit pour faire un stage, soit juste pour... faire du karma yoga, on va dire que c'est du bénévolat en conscience. On peut rester en silence. J'ai fait plusieurs ashrams. Un ashram, c'est lié souvent à un maître spirituel, vivant ou mort, peu importe. J'ai été à Surya Vananda, dans notre région, dans le sud, il y a celui d'Amma. qui est aussi sympa qui pratique plus un yoga dévotionnel donc c'est beaucoup de chant donc voilà ça fait aussi partie de ma voie de yoga et de ma voie spirituelle et donc j'enseigne le hatha le kundalini donc le nidra J'enseigne les trois, c'est un choix de ma part, parce que déjà je veux enseigner les trois, ça n'a plus longtemps qu'à faire, mais c'est parce que je veux pas... Après j'ai ma propre voie spirituelle, qui finalement mixe la tradition hindouiste, notamment dans les champs dévotionnels. Dans ma pratique aussi, essentiellement, je pratique le Kundalini Yoga. Mais il y a des moments, comme par exemple là, on est en début d'année, j'ai plutôt envie de pratiquer du Hatha pour l'aspect vraiment très physique, de tenir les postures, d'être vraiment dans l'immobilité de la posture et non pas le mouvement. Pour moi, c'est plus difficile. Donc voilà, moi, en ce moment, j'ai envie de pratiquer ça. Et puis, bien sûr, l'Urganidra et la méditation. mais... Ça, c'est complètement mon point de vue. Vous ne serez pas d'accord. Mais par mon histoire personnelle aussi, ça ne m'intéresse pas d'être clivante et de dire qu'il y a un seul yoga qui mène à la réalisation. Pour moi, tout se mène. Donc, on peut choisir de choisir une seule tradition et de l'approfondir au maximum. Comme on peut, si c'est mon cas, choisir, mais bon, c'est vrai que ça fait vraiment longtemps que je pratique, mais choisir de pratiquer chacune des, on va dire, à des moments différents de la journée, dans ma sadhana, donc dans ma pratique spirituelle, dans ma discipline spirituelle, je choisis de... pratiquer parfois du hatha, parfois du kundalini, parfois que des chants, parfois que des respirations parce que je me connecte à mon intuition
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Et moi, en tout cas, ça correspond à ce qui me semble être mon dharma, c'est-à-dire ma discipline spirituelle est multiple. Et je vais dire, je l'assume, oui. Donc ça peut être déroutant pour certains. Mais en tout cas, moi, j'en suis là. Voilà, moi, j'en suis là. J'ai pratiqué chacune des disciplines spécifiquement pendant des années. Aujourd'hui, au bout de 26-27 ans de pratique, je ne veux exclure qu'une de ces deux disciplines majeures que sont la voie du Hatha, parce que le Nidra est une méditation, mais qui vient d'un disciple de Sri Vananda. Donc, je ne veux pas mettre de côté cet aspect hindouiste, ni le Kundalini Yoga, qui lui est un yoga qui est à l'instar de la plupart des yogas. qui sont eux plutôt hindouistes, ou en tout cas de tradition hindouiste par leur maître. Le maître de Kundalini Yoga était sikh, donc les mantras sont plutôt dans la langue des sikhs, c'est-à-dire en Gurmukhi, etc. Donc moi personnellement, je pratique ce que les divinités, ce que l'univers m'enseignent, puisque je considère que tout est un outil. Et que je ne vais pas utiliser qu'un seul outil pour me réaliser.
- Maïmouna
J'aime beaucoup ce que tu as dit sur la voie du yoga. Parce que je pense que sur les parcours, le tien en yoga est beaucoup plus long que le mien. Parce que moi, je n'ai commencé qu'en 2004 à faire du yoga. 2014, à chaque fois que je me trompe. Par contre, ce qui est intéressant, c'est dans nos itinéraires à chacune. En fait, ce qu'on vient de dire, c'est que ce n'est pas une, mais des voies du yoga, ou plutôt que c'est une voie du yoga qui emprunte, qui fait un mélange de beaucoup de choses. Une grande ouverture. La voie du yoga, on pourrait la résumer presque à une grande ouverture. Il n'y a pas de bon et de mauvais yoga. Chacun, en fait, choisit. Ou ne choisit pas d'ailleurs, parce que des fois, ce n'est pas un choix conscient de suivre ce chemin-là. Et moi, ce que j'aime beaucoup aussi, c'est le lien, la prégnance avec la modernité. Je veux dire, on n'habite pas en Inde. Je n'ai pas baigné dans une éducation où la spiritualité indienne, hindoue, était présente. Pas du tout. Et moi, je suis toujours restée en France, en plus en Occident. Et je n'ai pas eu des professeurs traditionnels de yoga, ce qu'on appelle le yoga traditionnel. Mais je ne me sens pas enfermée non plus dans un style. C'est ça que je veux dire. C'est qu'en fait... Chacun est complètement libre de vivre ses styles de yoga, notamment tout ce qui est pratique physique, de la façon dont il a envie de le suivre. Et ce qui est bien, c'est de s'écouter. En définitive, peut-être qu'on pourrait définir la voie du yoga par cette ouverture à l'écoute de soi et de qui l'on est vraiment. Et je pense qu'il n'y a pas une forme définitive. On évolue, peut-être parce qu'on ne se découvre pas tout de suite. Ou peut-être parce qu'on évolue avec son temps. Je veux dire, on est inscrit dans une société, dans un contexte. Par exemple, l'année qu'on vient de finir nous a obligés à s'inventer. On a toutes les deux suivi des formations profs de yoga. Pour autant, on enseigne toutes les deux de façon complètement différente. On n'enseigne pas les mêmes choses. et on n'a pas le même public non plus. Et je crois que c'est ça la voie du yoga, c'est en fait cette connaissance de soi, ou en tout cas la recherche de la connaissance de soi en étant le plus ouvert possible. Et pourquoi vivre la voie du yoga ? Qu'en penses-tu toi Amar Jakor ? Pourquoi vivre la voie du yoga ?
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Je pensais que c'était pourquoi vivre, voie d'interrogation. Pourquoi vivre la voie du yoga ? Alors, ce que je n'ai pas dit... qui a vaguement son importance, c'est que moi, j'ai un master 2, donc c'est un DEA, en fait, en philosophie. Donc, en philosophie, en français, en langage et cognition. Quand je travaillais sur mon style d'être austère, c'est toujours la perception. Et de ce fait-là... Pourtant Caro, c'est beaucoup la curiosité qui l'a mené à aller lire les textes pour les approfondir, les textes de yoga. D'ailleurs, on fera un podcast là-dessus. Mais moi, c'est… Alors oui, il y a la curiosité quand même. Après, dans les formations en général, on aborde quelques grands textes. Mais ma formation a fait que... que forcément, moi aussi, je vais aller essayer de comprendre l'essence de la voie que je pratique. Et donc, à la question « Pourquoi vivre la voie ? » C'est ça, c'était « Pourquoi vivre le yoga ? »
- Maïmouna
Oui, pourquoi vivre la voie du yoga ? Pour répondre à cette question en profondeur, donc pour ne pas être dans l'altération, de ma propre perception. Du coup, moi, j'ai effectivement aussi lu les textes. Pas tous, clairement pas tous. Je suis beaucoup plus flémarde que Caro Caro, je vous le dis.
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Je n'ai pas tout lu !
- Maïmouna
Mes chers amis ! Mais du coup, moi, je me suis intéressée au tantrisme parce que le Kundalini Yoga et le Yoga Nidra sont des yogas tantriques. Et je ne comprenais pas déjà ce que ça voulait dire. Mais ça, on vous expliquera. Je ne comprenais pas très bien ce que ça voulait dire, mais je voyais bien qu'il y avait quand même une sacrée différence entre un cours traditionnel de Hatha Yoga et un cours de Kundalini ou de Nidra où il y avait une dimension... De prime abord, ça avait l'air quand même sacrément perché. Et je ne comprenais pas pourquoi ou comment c'était possible. Et donc, en allant chercher dans les textes... J'ai compris en fait, pourquoi ? Parce qu'en fait il y a une dimension de conscience, enfin après, ce n'est pas maintenant, aujourd'hui, qu'on va vous expliquer ce qu'est le tantrisme, mais il y a une dimension de la conscience et du sacré, et on va dire de la spiritualité, qui est légèrement différente par rapport aux voies plus traditionnelles hindouistes. comme le rata. Et donc, les textes qu'on va dedans sont une source inaltérable de compréhension, en fait, de cette quête. Parce que finalement, en fait, pourquoi vivre la voie du yoga ? J'irais plus loin que pourquoi vivre, je dirais... Pourquoi se l'infliger, en fait ? Parce que franchement, je pense que vous avez compris, il s'agit que vivre la voie du yoga, ce n'est pas juste aller un cours une fois par semaine, ça impacte l'intégralité de notre vie, aussi bien nos relations aux autres, notre relation à nous-mêmes, que les choix qu'on va faire, dans une certaine mesure. Ça ne veut pas dire lâcher son boulot et aller vivre dans une grotte, mais bon, c'est même plus difficile, finalement, de rester dans... notre monde tel qu'il est et d'être toujours dans la spiritualité. Donc du coup, pourquoi se l'infliger ? C'est donc cette quête, parce qu'on a toujours l'impression qu'on est à la recherche de quelque chose, un peu comme dans Le Seigneur des Anneaux, Frodon, il cherche, il cherche cet anneau sur des épisodes et puis à une fois il l'a trouvé, alors il le porte, c'est lourd, c'est compliqué, on se demande, voilà. En plus, c'est un parallèle. Mine de rien, parce qu'il porte l'anneau, mais il le porte pendant les trois épisodes, les trois films. Et on se dit, mais pourquoi ils ne le jettent pas ? Parce que ça lui fait mal, c'est compliqué, il se dispute avec son copain. Et puis, il y a Goloum, ça lui fait faire des aventures. Elle est très loin de la comté, très très loin, dans une région. où clairement aucun petit hobbit n'a été en fait. Et quand il poursuit sa quête, le yoga, la voie du yoga pour moi c'est un peu la même chose, c'est-à-dire que... Une fois qu'on a compris toute la dimension du yoga, il y a toujours un instant ou un moment où on se dit « Waouh, c'est énorme parce qu'en fait, il faut être dans le détache. » On nous recommande le détachement, on nous recommande une forme d'assaise alimentaire dans les relations à l'autre, dans les relations sexuelles, dans tout. Enfin bon, ça a l'air hyper lourd en fait. Et on continue quand même. On n'a pas rejeté l'anneau. Parce qu'on sait que c'est... c'est précieux c'est bon c'est précieux je m'en disais mais c'est vrai c'est vrai c'est ce qui fait que beaucoup de maîtres vous diront ce qui est le plus important c'est le chemin c'est pas l'objectif, c'est pas le but le but c'est la libération de la conscience pure et c'est le chemin qui mène qui est le plus important mais pour le coup effectivement puisque le chemin est en fait une juxtaposition d'expérience, de vie et donc en fait de confrontation entre la théorie, l'enseignement quel que soit le maître ou le texte auquel vous allez vous référer ou la tradition et la vie réelle parce qu'il est évidemment plus facile d'entrer en méditation, d'être calme, d'être serein, rempli d'amour dans un lieu euh Imaginons dans la nature, avec que des personnes très douces, très gentilles, ou même seules, que dans notre quotidien, en allant travailler le matin, en emmenant les enfants à l'école, en pensant aux impôts et en étant en plein confinement, c'est sûr. Mais ce qui est important, c'est le chemin. Donc finalement, c'est plus défiant, et enfin je veux dire, il y a plus de challenge, à suivre la voie du yoga. dans ce contexte-là, déjà, il me semble. Et par ailleurs, l'objectif restant toujours cette libération de la conscience, c'est cette confrontation à l'autre, l'autre, c'est-à-dire celui avec lequel on va interagir, qui va, si on le fait en conscience, bon là, on est en train de tomber, si on le fait en conscience, d'un coup, on va prendre conscience aussi de nos limites, des choses qu'il faut qu'on travaille. Donc, pourquoi vivre la voie du yoga ? Parce que du coup, on ne s'ennuie jamais. Eh bien non, on ne s'ennuie pas, parce que dans chaque moment, entre le chat qui miaule, le mari qui ne comprend rien, les enfants qui sont à l'arrêt. Bref, on est sur ce chemin. Donc, on est... tout de même, quoi qu'il arrive sur la voie de l'amélioration, le yoga, dans cette dimension spirituelle, est un outil fantastique pour cheminer. Sinon, on est désarmé, on est à poil, et il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas beaucoup de transformations possibles. Tandis que là, on ne peut que faire mieux, on ne peut que être dans l'amélioration, et de plus en plus... aller dans le cœur de l'enseignement, quelle qu'en soit sa forme. C'est pour ça qu'on choisit aussi d'avoir une discipline spirituelle qu'on appelle sadhana, parce que c'est quelque chose qui va articuler notre mental, idéalement on fait ça le matin, donc articuler au passage aussi notre journée. Donc, ça peut sembler chiant et fou de faire tous les matins du yoga, peu importe la forme, ça vous l'aurez compris. Mais voilà en fait un premier pas dans notre journée qui est dédié finalement à soi. Et donc, ça veut dire aussi psychologiquement. décider que la chose la plus importante de la journée par laquelle on va commencer, c'est son bien-être personnel, c'est-à-dire mon moi le plus profond, c'est-à-dire ma conscience pure. C'est ce qui a le plus d'importance dans cette vie. Et en choisissant de faire ça, ça veut dire que c'est plus important qu'allumer la télé, plus important que de fumer une clope, c'est soi. Et ça peut sembler égocentrique pour un regard occidental, pour des raisons que nous évoquons. mais finalement, être égocentrique, ce n'est pas forcément mal. Ça veut dire juste que je comprends que je suis la source. Et donc, si moi, je suis bien, je suis dans la capacité d'avoir des relations justes avec les gens. Voilà. J'en terminerai par là. Caro, une pensée ?
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Moi, je m'éclate sur la voie du yoga. Je crois que je résumerais comme ça. J'y rencontre des gens fantastiques. Je me découvre, j'apprends énormément et en même temps, j'y suis bien. J'y suis bien et en fait, je ne me pose presque pas la question. En fait, c'est quand on fait ce genre d'épisode ou quand on écrit à ce propos qu'on y réfléchit vraiment de façon consciente. Moi, je dirais que j'agis peut-être un peu plus inconsciemment par rapport à ça. Mais j'adhère complètement à tout ce que tu as dit. Complètement. C'est exactement ça. C'est un cheminement. Le cheminement, c'est son propre chemin. C'est soi, ce n'est pas les autres. Et effectivement, ça peut s'articuler. Enfin, je trouve que ça peut s'articuler avec la vie qu'on mène d'aujourd'hui, qui n'est pas tout le temps facile, sans être à 100 %. prof de yoga. Moi, ce n'est pas ma profession, j'ai un autre métier. Et il faut juste réussir parfois à jongler un peu avec son emploi du temps, mais effectivement le matin, c'est dédié à soi. Et ouais, c'est rare que je m'ennuie en yoga, sur le chemin du yoga, sur la voie du yoga. Et j'ai même plutôt l'impression de vraiment, vraiment m'exprimer. Je n'ai pas encore peut-être complètement trouvé, mais en tout cas, voilà, j'exprime qui je suis.
- Maïmouna
C'est magnifique.
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Je crois.
- Maïmouna
Car caro caro. C'est magnifique ce que tu dis.
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Oui. Merci. Et effectivement, nous allons terminer sur ces belles paroles pleines d'inspiration. Oui, et j'espère que ça vous a plu, que ça permet de nourrir votre propre réflexion sur votre voie du yoga à vous. Et je crois qu'on peut dire qu'on souhaite une bonne journée à nos auditeurs.
- Maïmouna
Tout à fait, bonne journée chers amis, et à la prochaine.
- Caro Caro Au fil du yoga A l'ombre du Banyan
Au revoir.