- Speaker #0
Salut à toutes et à tous et bienvenue dans ce cinquième épisode au fond du canap' coupe du monde de football en Amérique. Début de Wimbledon, fin du top 14, on deviendrait accro à l'herbe en ce début de mois de juillet. à consommer avec modération par contre. Et si le top 14 s'est terminé il y a un peu moins d'une semaine avec la victoire de Toulouse, une toute nouvelle compétition remplace la traditionnelle tournée d'été. Et ce n'est pas pour nous déplaire, on en parle avec l'étoile montante du commentaire. Coupe d'Europe sur Bainsport, tournoi des 6 nations et désormais championnat des nations sur TF1. Bonjour, ou plutôt bon dia, Pierre Dodiez.
- Speaker #1
Bon dia, Bastien.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #0
Ça va, nickel. Alors pour la grande majorité des commentateurs rugby, la saison est finie. Toi, ce n'est pas le cas. Comment tu te sens dans cette saison qui a été belle, longue, dense, mais qui est loin d'être finie pour toi ?
- Speaker #1
Je me sens bien. J'ai hâte déjà que ça démarre, que le championnat des Nations démarre. C'est vrai que c'était une saison particulière pour moi. J'ai vécu énormément de belles choses. Donc ça se poursuit sur ce mois de juillet. Vraiment, je suis très content de pouvoir faire ça. dans cette nouvelle compétition, de pouvoir commenter, de pouvoir recommenter avec Xavier aussi Garbageosa que j'ai découvert pendant le tournoi. On a vécu des matchs extraordinaires et je crois qu'avec cette compétition qui arrive, on risque d'en vivre encore quelques-uns. Donc voilà, on prolonge un peu la saison, mais c'est vraiment pour la bonne cause et franchement j'ai vraiment hâte.
- Speaker #0
Alors on va bien sûr en parler de ce championnat des nations dans lequel la France entre en lice ce samedi 4 juillet. En Nouvelle-Zélande, on va revenir avec toi aussi sur les dernières performances des Bleus lors du tournoi des Six Nations que tu as suivi et commenté sur TF1. Mais avant, je voulais que les fans de rugby apprennent un peu à te connaître. Qui est véritablement Pierre Dodiès ? Alors c'est parti pour le portrait que je qualifierai façon sud-ouest de Moyenas. Comme dit Julien Cazart, je ne sais pas si tu connais, grand philosophe foot. Tu n'es pas Louis XIV et je ne suis pas Stéphane Bern. Donc l'un dans l'autre, ça fonctionne plutôt bien. Alors. Pierre Dodiès, tu es né le 8 novembre 1997 à Perpignan. 8 novembre comme Géraldine Lapalus, Alain Delon et Florence Foresti. Tout se fait un hasard, figure-toi. Géraldine Lapalus, car pour toi la Catalogne c'est un peu ton camping-paradis. Alain Delon, car les critiques envers l'USAP ne sont que des paroles et des paroles et des paroles. Et enfin Florence Foresti. Car il faut beaucoup d'humour et d'autodérision lorsqu'on te demande le lundi matin ce qu'a fait Lussap ce week-end. Justement, toi qui es né à Perpignan, tu n'as pas eu d'autre choix que d'être ultra catalan. C'est via ton père que la transmission est faite ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mon père qui est né aussi à Perpignan. Toute ma famille de ce côté-là. Je pense que quand tu es né à Perpignan, tu as 99,9% de chance. d'être supporter de l'USAP et je fais partie de ce quota-là donc je suis très fier d'être un des supporters de ce club.
- Speaker #0
C'est quoi ton premier souvenir de stade ou en tout cas ton premier moment marquant en rugby ?
- Speaker #1
Mon premier souvenir de stade en tout cas le plus marquant je dirais que c'est la finale de Perpignan en 2004 contre le stade français une finale perdue largement par Perpignan mais c'était la L'une des premières fois où, avec mes parents, je montais à la capitale. Je me souviens avoir vécu le match avec ma mère ce jour-là. C'est un souvenir à la fois extraordinaire, parce qu'il y avait tous les Catalans qui montaient à Paris, c'était extraordinaire, l'ambiance était folle, et à la fois un souvenir terrible, parce que ce match-là, l'USAP prend une valise terrible, le stade français s'impose largement. Mais c'est l'un des premiers souvenirs vraiment marquants. de rugby au stade, en tout cas que j'ai, c'est le Stade de France rempli de catalans et cette déception à la fin, la défaite contre le Stade français.
- Speaker #0
Entre 2000 et 2010, c'est vraiment la période dorée de l'USAP. Je crois que quelqu'un d'autre est nostalgique de cette époque.
- Speaker #2
Je me souviens surtout de nos premiers matchs ensemble, comme des fous derrière le posage de tribunes Gouta à l'ancienne, où il n'y avait pas encore les tribunes. Ça a été les bonnes années de l'USAP. On avait à peine 10 ans peut-être et déjà complètement fous de ce club. On était capable d'attendre les joueurs pendant des heures pour avoir nos petites photos et nos carnets avec nos autographes à l'intérieur. J'avoue que tu connaissais encore plus. Jusqu'à moi, n'importe quel nom de joueur, adversaire ou équipe de l'USAP, tu étais déjà un peu passionné. Même encore il y a quelques semaines, tu m'as fait partager encore ce moment parce qu'à l'Access Match, je crois qu'à un regard, quand je me suis tourné vers toi, que j'ai vu ta tête, j'ai dit bon là Pierre, on dirait qu'on a 10 ans alors qu'on a la 28.
- Speaker #0
Alors pour recontextualiser, ta pote d'enfance, voisine, Valentine, on est un peu nostalgique, donc vous êtes nostalgique de cette époque-là.
- Speaker #1
Forcément, je pense que... On a vécu les plus belles années de l'USAP quand on était jeunes. Effectivement, je me rappelle de ces moments-là dont elle parle, où on restait pour faire les photos avec les joueurs. C'était vraiment, pour nous, des icônes, Perpignan. Et puis il y a ce titre en 2009 qui vient un peu couronner le tout. Et vraiment, j'ai presque ce regret d'avoir été un peu jeune pour le vivre à ce moment-là. Mais c'est quand même des souvenirs qui sont extraordinaires. Et effectivement, voilà, l'Access Match, j'étais encore présent pour pousser derrière mon équipe. On était juste à côté. Le hasard a fait qu'on a trouvé des places vraiment pas loin l'un de l'autre. Et effectivement, voilà, tout le match, les 30 premières minutes, on a eu très très peur et on se regardait. On avait un peu ce truc de « est-ce qu'on va vivre cette descente ensemble ? » Et finalement, au bout d'un moment, vers la 60e, voilà, là on a compris que... On pourrait aller sur le terrain ensemble, célébrer ça avec les joueurs. Donc voilà, mais oui, les années entre 2004 et 2011, on va dire que c'était les belles années de l'USAP. Et donc, des super moments qu'on a vécu.
- Speaker #0
Tu as parlé de ce titre, le quatrième bouclier de Brenus du club le 6 juin 2009, face à Clermont. En plus, très solide équipe de Clermont. C'est le plus beau jour de ta vie.
- Speaker #1
C'est difficile de le dire parce que ce jour-là je ne suis pas au stade en 2009. Je suis en Espagne avec mon club de rugby et j'ai un petit regret ce jour-là, c'est de ne pas avoir été au stade justement pour le vivre. Ma mère et ma soeur étaient au stade et je ne peux pas dire que ce soit le plus beau jour de ma vie parce qu'en vrai il y a ce regret de ne pas avoir été au stade. Mais en tout cas, c'était une émotion très très forte à ce moment-là. J'étais jeune, donc on ne comprend pas vraiment les enjeux. Ça faisait plus de 50 ans que l'USAP n'avait pas gagné de bouclier de Brenus. Donc forcément, oui, il y avait cette délivrance, etc. Mais je ne dirais pas que c'est le plus beau jour de ma vie, honnêtement. Parce qu'il y avait ce petit regret, j'étais loin, je n'étais pas au stade. Donc il y a cette petite déception là.
- Speaker #0
Dans cette période là de ton adolescence, tu joues aussi au rugby, notamment avec une équipe de fous furieux on m'a dit en UNSS. Donc tu es voulu à l'aile, c'est ça ? Mais un jour, il y a eu un petit changement et je crois que tes poumons s'en souviennent encore.
- Speaker #1
Salut mon poulie, j'espère que tu vas bien. On m'a dit qu'aujourd'hui on allait parler de toi. Donc je me suis dit que c'était le moment de mettre en lumière le fait que tu aurais pu, il y a quelques années, devenir le Arthur Autier catalan. Je ne sais pas si tu te rappelles bien, mais c'était lors d'un match en MSS, tu as été replacé à la mêlée, alors que ton poste de prédilection était plutôt à l'aise, tu étais plutôt connu pour tes qualités de vitesse et de finition. Donc je voulais savoir comment tu avais vécu cette expérience et que tu nous en dises un peu plus. Écoute effectivement donc là je reconnais c'est Louis Boudot qui est un de mes meilleurs potes qui jouait demi d'ouverture dans cette même équipe et c'est vrai qu'on a formé la charnière ensemble alors j'étais pas un demi de mêlée de base et effectivement je pense que je lui ai envoyé que des briques pendant toute la partie et donc c'était pas mon meilleur match, j'ai plus beaucoup joué en demi de mêlée après ça Je suis resté sur mon poste d'Elié qui m'allait très bien, où je courais vite et je marquais des essais. C'est vrai qu'en demi-mêlée, j'avais un peu moins de qualité, en tout cas je n'avais pas une très bonne passe. Et comme c'était l'ouvreur ce jour-là, je crois qu'il s'en souvient. C'est vrai que c'était un moment un peu marquant.
- Speaker #0
Il y avait la pression du coach aussi, Alain Macabio, ancien joueur de l'USAP, demi-mêlée.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'il y avait Alain Macabio. J'ai jamais trop compris pourquoi il avait voulu me mettre demi de mêlée, lui qui était un très très grand demi de mêlée. Il a pensé qu'il y avait un potentiel peut-être à me mettre à ce poste-là, mais je crois que ce jour-là, il s'est un peu trompé.
- Speaker #0
Parce que c'est Matteo Rodor, le joueur de Valence-Romand, qui se pète, et c'est toi qui l'as remplacé.
- Speaker #1
Ouais, il y avait... Alors je sais plus exactement si c'est parce qu'il se pète ou parce qu'il était pas là, mais c'est vrai qu'il y avait Matteo Rodor qui jouait dans cette équipe, qui était le demi de mêlée de cette équipe. On en entendait déjà parler comme un super joueur, etc. Et ce jour-là, c'était à mon tour de prendre sa place. Mais la comparaison n'a pas été positive pour moi.
- Speaker #0
Alors, on avait entendu Valentine il y a quelques minutes, ta pote d'enfance, ta voisine de champ, qui a repris l'exploitation agricole de ses parents. Toi, tu t'es défilé ?
- Speaker #1
Oui, je me suis défilé parce que... Parce que déjà très tôt, j'ai su que je voulais faire journaliste sportif, vraiment très très tôt. Et parce que pour moi, agriculteur, c'est vraiment le métier le plus difficile du monde, vraiment. Je respecte tellement les gens qui font ce métier-là, mon père, tous les gens du département et même partout en France qui font ce métier-là. vraiment c'est un métier tellement difficile qui est hum hum qui est soumis à tellement de contraintes, la météo, la difficulté du travail, etc. Donc voilà, je me suis dit que ce n'était pas fait pour moi. J'ai travaillé de temps en temps avec mon père aussi, j'ai vu ce que c'était. Et voilà, j'ai très vite compris que ce n'était pas pour moi, que j'allais essayer de m'échapper et de trouver une autre branche pour m'épanouir un peu plus.
- Speaker #0
Dans le journalisme, tu as cette filière commentaire qui de suite te donne des petites envies ou des idées, ou ça vient après sur le tard ?
- Speaker #1
Oui, en fait, très vite, je veux être commentateur. Je disais à mes parents que je veux être parleur de rugby. Donc très vite, il y a ça qui arrive. Et je sais que ça va être difficile parce que je sais qu'il y a beaucoup de... de gens qui veulent faire ça, que c'est un métier qui est vu comme un métier passion, etc. Mais ce que je voulais faire dans le journalisme, c'était commenter. Après, au fur et à mesure de l'évolution et de mon parcours, j'étais plus sûr de vouloir faire absolument ça, absolument du commentaire. Il y a eu un moment où j'étais attiré par la presse écrite, j'ai été aussi un peu attiré par la radio. Finalement j'ai été en stage dans la télé donc forcément je me suis lancé à fond dans ce côté télé et j'ai franchi les échelons petit à petit. Mais le commentaire, très vite en tout cas, c'était la première chose que je voulais faire, c'était commenter du rugby et si possible la télé.
- Speaker #0
Juste après le bac, tu files à Nice pour intégrer l'école du journalisme de Nice, ville dans laquelle tu resteras donc trois ans. Pourtant, avec une des premières journées comme ça, ça peut paraître compliqué.
- Speaker #3
On était en première année d'école de journalisme à Nice. C'était notre journée d'intégration, ça faisait juste quelques jours qu'on était à l'école. La journée était organisée au château de Nice. Et en fait, il y avait une espèce de piste d'athlétisme avec un gros bac à sable au bout. Et du coup, on faisait les cons, on faisait une espèce de concours de saut en longueur. Et là, Pierre, il commence à prendre son élan. Et là, il y a une fille de l'école qui traverse la piste et qui ne le voit pas, qui n'a pas vu ce qu'on était en train de faire. Et du coup, lui, d'un moment, il n'arrive pas à freiner, il n'arrive pas à l'éviter, il fonce dedans. Donc, elle tombe par terre et tout. Je ne me rappelle plus exactement ce qu'il a eu, mais je sais qu'elle était partie à l'hôpital. Et donc, première journée d'intégration à l'école de journalisme, Pierre n'était pas au top de sa forme après avoir... après avoir renversé une collègue.
- Speaker #1
Déjà, comment elle allait après ? Elle a eu quoi ? Alors, juste, je précise parce que c'est pas vraiment le premier jour de la première année. Je crois que c'est en deuxième année, plutôt. Et en fait, c'était... On avait des filleuls. Et en plus, il se trouve que c'était ma filleule. Donc, c'est ça qui était... Par pur hasard. Et en fait, ce qui se passe... Après, tout le récit est bon. Et du coup, effectivement, je lui ai cassé le nez. Voilà, donc vraiment, j'étais...
- Speaker #0
Sur le choc ou en retombant ?
- Speaker #1
Sur le choc, je ne sais plus comment je me suis démerdé, mais voilà. Tête-tête, contact tête-tête ? Non, je crois que c'était l'épaule ou bref. Mais voilà, et la pauvre, vraiment, je m'en suis voulu terriblement après, parce que du coup, nous, on avait la soirée d'intégration. Elle, elle l'a passée du coup à l'hôpital. Et pour le coup, elle était en première année, donc c'était vraiment ses premiers jours à l'école. Donc assez terrible. C'est vrai qu'il y a ce moment-là qui m'a marqué durant ce passage à l'école de journalisme de Nice.
- Speaker #0
Tu avais déjà mis des bouchons comme ça sur le terrain ? Ah non,
- Speaker #1
pas beaucoup non. Franchement, j'étais pas du genre à mettre des bouchons. Mais là, on va dire que comme c'était le hasard, sans faire exprès, c'est peut-être pour ça que j'ai réussi à en mettre un.
- Speaker #0
Après ton bachelor, tu files un petit peu en Australie, c'est ça ? Tu vas faire un ou deux mois en Australie avant ton stage à Canal+. Tu avais besoin de couper, de voir autre chose ? Qu'est-ce que ce séjour t'a procuré ?
- Speaker #1
Déjà, c'était un rêve depuis tout petit, ça aussi, de partir en Australie. J'ai eu l'opportunité de le faire. Du coup, je savais que j'avais mon stage à Canal en décembre. Et du coup, il me restait trois mois à combler. Et j'avais dit à mes parents, j'ai envie de partir pour déjà me perfectionner en anglais. et voir autre chose, et puis aller en Australie. Et du coup, ça m'a vraiment apporté beaucoup ce passage-là, parce que je pense que je me suis ouvert un peu plus. J'ai aussi pas mal travaillé mon anglais à ce moment-là. Et du coup, c'est vraiment un voyage qui m'a beaucoup appris. J'ai rencontré des personnes formidables de tous horizons, et ça m'a vraiment servi, je pense, encore aujourd'hui. Je pense que ça me sert dans ma vie de tous les jours.
- Speaker #0
Donc la prononciation des joueurs australiens dans les jours qui arrivent là...
- Speaker #1
Alors il se trouve que ça fait quand même maintenant 6 ans, même plus, 8 ans que je suis parti en Australie, donc j'ai un peu perdu l'anglais du coup, je ne l'ai pas beaucoup travaillé. Ouais, c'est vrai,
- Speaker #0
mais tu auras la préparation pour ça. Derrière te voilà à Canal+, j'imagine que tu ne commences pas direct par le commentaire. Quelles sont tes premières missions et à quel moment cette porte du commentaire vient s'ouvrir ?
- Speaker #1
Alors les premières missions à Canal+, c'était vraiment de la fabrication d'émissions. Donc c'est tout ce qu'on fait pour préparer les émissions. Donc à l'époque il y avait le Light Rugby Club, donc on travaillait surtout sur cette émission-là et le Canal Rugby Club aussi, mais beaucoup sur le Light Rugby Club et en fait toutes les images qui arrivaient à l'antenne ou sur le plateau derrière, ce qu'on appelle des barcos, c'est derrière le présentateur généralement, mais aussi toutes les images. sur lesquels les consultants vont parler, etc. Ça, en fait, j'ai aidé à la préparation de ces émissions-là avec Thibaut Palordé, qu'on a entendu tout à l'heure, qui est maintenant aussi...
- Speaker #0
On ne l'a pas cité,
- Speaker #1
merci. Qui est maintenant journaliste à Canal+, au rugby aussi. Voilà, donc on préparait en fait toutes les émissions, etc. C'est un peu assistant d'édition, journaliste fabrication d'émissions. Tout le début, c'est ça, c'est... Faire des offres, faire des barcos, être le plus rigoureux possible aussi sur ces missions-là pour pouvoir ensuite franchir petit à petit les échelons.
- Speaker #0
Et donc le commentaire, à quel moment ?
- Speaker #1
Le commentaire, je ne saurais pas dire exactement, mais je dirais au bout de deux ou trois ans de pige à Canal. Je me souviens, mon premier commentaire, c'est avec Francis Delterral. Donc illustre consultant à Canal+, c'est sur un match sud-africain de Curry Cup je crois. C'était un super souvenir, c'était vraiment difficile au début, je pense que si je me réécoute, ça devait être catastrophique. Mais ouais, c'est arrivé un petit peu plus tard le commentaire à Canal, mais ce qui pour moi est normal, parce que du coup, comme je le disais, il y a des échelons à franchir. Et c'est vrai que j'ai essayé de pas trop brûler les étapes pour vraiment comprendre aussi tout ce monde de la télé qui est vraiment complexe. Et comme ça, quand on commente, après, on comprend mieux tout ce qui nous entoure. J'ai vraiment été préparé un peu à tout au niveau télévision, que ce soit de l'édition, des sujets, des reportages et du commentaire. Et finalement, ça m'a beaucoup servi et ça me sert encore.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es au départ modelé un commentaire ? type Canal+, et ensuite tu t'es démarqué sur ta voix, tes intonations ou pas ?
- Speaker #1
Honnêtement pas du tout j'ai essayé de commenter comme je commente depuis toujours, parce qu'en fait j'ai toujours un peu commenté quand j'étais chez moi en jouant par exemple à la Playstation ou des trucs comme ça donc j'ai essayé de faire en fait comme je faisais avant, comme aussi j'avais entendu des commentateurs commenter J'étais un grand fan de Jean Resseguier, notamment au foot, j'écoutais beaucoup. Thierry Gilardi à l'époque aussi, que je trouvais vraiment très très bon. Et à force d'écouter des commentateurs, je pense que j'ai pris un peu... à droite à gauche de chaque commentateur pour façonner mon commentaire à moi mais maintenant il n'y a pas de fin je suis pas sûr qu'ils aient vraiment un commentaire type canal ou type je sais pas tf1 eurosport bref je pense que chaque commentateur commente comme lui pense qu'il est qu'il est bon de commenter et il ajoute un peu d'une petite touche personnelle et je pense que c'est comme ça. C'est ma façon à moi en tout cas de commenter, je ne me suis pas restreint à un type de commentaire particulier.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des mecs comme Eric Bail, Bertrand Guimien, Philippe Broussard qui te donnent des conseils un peu au départ ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, Eric beaucoup. Eric Bail qui est le rédacteur en chef du service rugby à Canal. et forcément Eric Il a toujours regardé, en fait, il regarde énormément ce que font les pigistes, les stagiaires, etc. Et oui, forcément, il m'a conseillé. Bertrand Guimain aussi, je me souviens à l'époque, il m'avait conseillé, je lui avais demandé conseil. Il m'avait pas mal conseillé. Et Philippe Brossard, lui, honnêtement, c'est peut-être le commentateur que je préfère. Donc, pour le coup, sans trop lui demander de conseil, je me suis par contre pas mal inspiré. de ce qu'il faisait pour faire vivre le match. Donc oui, bien sûr, à Canal, j'ai reçu énormément de conseils de tout le monde. Et forcément, pareil, encore une fois, je m'en suis servi pour façonner mon commentaire aujourd'hui.
- Speaker #0
Dans cette période-là, et même encore aujourd'hui sur Bainsport, tu as pu être amené à commenter des matchs de l'USAP. Comment as-tu réussi à te détacher de ce côté supporter ?
- Speaker #1
Ça, c'est vrai que j'avais une vraie appréhension. Au tout début, les premiers matchs que j'ai commenté de l'USAP, d'ailleurs c'était sur Canal les premiers, et au final en fait, je me suis toujours complètement détaché, bizarrement, alors que quand je ne commente pas un match de l'USAP, je pense qu'il faut me voir quand même, je suis vraiment à fond. Mais au commentaire, j'ai réussi en tout cas à switcher à chaque fois, en me disant que c'était le travail, et du coup à prendre plus de recul. Et à commenter comme si je commentais n'importe quelle équipe en fait. Alors il y a des moments où pendant le commentaire, on repasse un peu en mode supporter et on voit le score. Généralement, à chaque fois que j'ai fait un match de USAP, ça se passait mal. Et à ce moment-là, on se dit, oh là là, c'est terrible ce score. Je me souviens d'un USAP Racing que j'ai commenté où il y a 66 à 6 à la fin, je crois, ou un truc comme ça. Donc ça pique. Il y a des moments pendant le match où on switch, on se dit « Ah mince, ils sont en train de passer à côté du match » et puis ensuite on repasse en mode commentateur. En fait, c'est le travail au final et franchement, j'ai réussi à chaque fois à bien switcher, à bien passer en mode commentateur et professionnel. J'ai essayé de rester professionnel au maximum.
- Speaker #0
Tu as fait la transition parfaite justement sur ces petits moments où il y a un décrochage. Je vais te ressortir le dernier essai. Le huitième de finale de Challenge Cup cette année entre Montpellier et l'USAP. Tu vas me dire si selon toi là, t'as un petit peu, t'as fait une petite sortie de route. Tu me dis ça.
- Speaker #1
Surtout qu'ils ont été très très bons en touche, ils ont été bons sur les ballons portés. Tout à l'heure, Richie Telly a marqué comme ça et il continue d'avancer et il va peut-être s'offrir en doublé. Un nouvel essai Montpellier 1, là ça devient beaucoup trop facile. A chaque incursion dans les 22 mètres, c'est un essai pour Montpellier. Et ils vont passer la barre des 50 points.
- Speaker #0
Voilà. Est-ce que là, honnêtement, tu sens là, c'est dur ?
- Speaker #1
Alors je vois ce que tu veux dire, parce que c'est vrai que là ça commence à piquer au niveau du score, etc. Je pense très honnêtement que j'aurais pu commenter pareil. si ça avait été une autre équipe, vraiment, si je suis très honnête. Après, ce match-là, il est particulier parce que je commente avec Julien Candelon, que je salue d'ailleurs. Un des idoles. Oui, qui est champion de France en 2009 avec l'USAP, qui est encore aujourd'hui très attaché au club de l'USAP. Et donc, en fait, on se retrouve tous les deux. Et déjà, avant le match, on sait qu'on va commenter ce match-là. Et on sait que ça va être particulier parce qu'il me connaît, il sait que je suis un fervent supporter de l'USAP. Moi je le connais, je sais qu'il est toujours très attaché à ce club-là. Et du coup, on avait en tout cas, avant le match, espoir que ça se passe différemment. Et c'est vrai qu'au fur et à mesure du match, peut-être qu'on est un petit peu tombé dans ce truc, qu'on était un petit peu triste pour l'USAP et pour le déroulé du match. Mais après honnêtement, je pense que j'aurais pu commenter. De la même façon, si ça avait été n'importe quelle équipe, notamment au moment où je dis que c'est un peu trop facile, c'est vrai qu'à ce moment-là, c'était trop facile. C'était trop facile pour Montpellier et je pense qu'il n'y avait rien d'autre à dire.
- Speaker #0
C'est pour ça que tu ne comptes pas trop l'USAP au final, c'est que tu es le chat noir et tu sais qu'à chaque fois, il y aura 50 options dans la tronche.
- Speaker #1
C'est ça, c'est un peu ça. Je préfère ne jamais les commenter mais qu'ils gagnent tous les week-ends plutôt que de les commenter tous les week-ends mais qu'ils perdent à chaque fois.
- Speaker #0
Alors ce qui est parfois aussi pas évident, c'est de trouver un équilibre avec ton consultant. Est-ce que ça a été compliqué avec certains au départ et après c'est devenu au fil du temps plus fluide ?
- Speaker #1
Oui, alors les consultants en fait, c'est vrai, tu fais bien de le souligner, ils ont chacun leur façon de commenter. Il y en a qui vont être très calmes. Il y en a qui vont être beaucoup plus expressifs. J'ai plus de facilité à commenter avec des commentateurs qui sont très expressifs, qui sont à fond, qui vivent le match. Parce que c'est un peu ma façon aussi de commenter. Je vis le match comme si j'y étais et j'essaye de le faire vivre aussi de cette manière-là. C'est vrai qu'il faut toujours trouver un équilibre entre le journaliste et le consultant. Et à Canal, la particularité aussi que j'avais, c'est que On commentait souvent seul et à chaque fois qu'on commentait avec un consultant, c'était rarement le même. Donc c'était difficile de trouver des automatismes. Là, depuis que je commente avec Xavier, forcément au début il y a eu des petits ajustements à trouver. Mais je trouve qu'on s'est plutôt bien trouvé assez rapidement. Pour le coup, on a un peu ce truc-là aussi, on vit vraiment le match tous les deux. Donc voilà, je pense que là-dessus, on s'est bien trouvé avec Xavier. Mais oui, le commentaire varie en fonction du consultant et il faut toujours essayer d'ajuster un peu son commentaire à son consultant aussi.
- Speaker #0
Donc c'est sur TF1 justement que tu as trouvé cette complicité avec ton duo Xavier et Garbageosa. Comment ce minimum s'est formé ? Je sais que vous êtes quand même un petit peu côtoyé à Canal et à Béline avant d'arriver sur TF1.
- Speaker #1
Ouais. On s'était côtoyé à Canal au début, où moi je faisais de la fabrication d'émissions, etc. Lui était déjà un des consultants stars de Canal. On se connaissait, mais sans vraiment se côtoyer. Et puis ensuite, à BeinSport aussi, on s'était croisé quelques fois, effectivement sans jamais commenter ensemble. Et du coup, à TF1, quand on m'a dit que je serais avec Xavier, pour le coup, j'étais vraiment très content. Ouais un petit peu peur aussi parce que forcément la pression quand même. Xavier ça fait partie quand même des meilleurs consultants aujourd'hui en France. Et du coup il y a un petit peu de pression. Mais pour le coup là-dessus il a été vraiment extraordinaire parce qu'il m'a vraiment mis à l'aise tout de suite. Et voilà on s'est entraîné un petit peu. On a eu deux entraînements avant le tournoi Destination. On a eu deux commentaires à blanc entre guillemets. Ce qui nous a permis de nous caler un peu l'un sur l'autre, de voir un peu comment l'autre commentait. Et c'est ce qui a fait qu'ensuite, on était prêts pour le tour de la destination.
- Speaker #0
Le premier match que vous faites ensemble, c'est sur le dernier tournoi, Irlande-Italie, si je ne dis pas de bêtises.
- Speaker #1
C'est ça, ouais.
- Speaker #0
Et vous vous êtes pas mal mouillé à Dublin, non ?
- Speaker #1
Irlande-Italie ? Non, je crois que c'est sur le pays de Galles-Écosse qu'on s'est trempé, ouais. Sur le pays de Galles-Ecosse, on s'est trempé. On avait la voiture garée très loin du stade. Et on a dû faire une grande partie du trajet à pied, sans parapluie. Et du coup, effectivement, on est arrivé trempé, enfin complètement trempé même. À une heure et demie du coup d'envoi, on n'était pas encore sec. Enfin même bien, bien, bien trempé. Donc voilà, mais ça fait partie des aléas aussi du journalisme. Et du charme aussi de ces matchs-là. On s'est retrouvés à arriver au Millenium trempés comme il faut. On s'est changés dehors. On a mis la chemise sous la pluie, etc. C'était un vrai périple. Mais ce sont des anecdotes qu'on gardera. Et ça permet aussi de créer des liens entre journaliste et consultant. C'est des moments sympas à passer avec son consultant.
- Speaker #0
Sinon, global, comment tu as vécu ? premier tournoi, c'est jamais trop évident d'arriver sur une chaîne comme TF1 en plus qui diffuse du rugby depuis peu on peut le dire, est-ce qu'il y a eu quelques galères au départ quelques ajustements à faire ?
- Speaker #1
Honnêtement
- Speaker #0
Non, tout s'est très bien passé du début à la fin. Je pense qu'ils ont été très présents pour m'accompagner. Comme je l'ai dit, ils m'ont permis d'avoir des commentaires à blanc avant le tournoi, donc pour arriver prêt. C'est vrai qu'il y avait une grosse pression, mais j'ai essayé de ne pas trop me la mettre non plus. J'ai essayé de me dire que je voulais surtout profiter. un maximum de ces moments-là. C'est ce que j'ai fait sur les trois matchs. J'ai pris énormément de plaisir. J'en garde vraiment qu'un bon souvenir. Je n'ai pas eu tant de difficultés que ça à basculer, à me mettre au niveau de TF1. J'ai eu de la pression, mais j'ai tout fait pour la gérer avant. Et puis une fois que c'était lancé, ensuite j'étais prêt et je pense que, en tout cas des retours que j'ai eus, je pense que ça s'est plutôt bien passé.
- Speaker #1
Il y a eu une bonne vague d'insultes sur Stéphane Atchiveri et Thomas Lombard depuis la Coupe du Monde 2023. Est-ce que tu avais cette crainte aussi au fond que ça t'arrive tout simplement ?
- Speaker #0
Je pense que... La pensée ? Oui bien sûr, mais je pense que tous les commentateurs... sont soumis aujourd'hui à des critiques. Je pense que c'est impossible de faire l'unanimité dans ce métier-là. Le commentaire, c'est très subjectif. Tu vois, moi, je peux te dire que j'ai un commentateur préféré. Si je te pose la question, toi, ce sera peut-être différent. Et je pense que là-dessus... Et même, moi, le commentateur que je préfère, il est soumis à des critiques. Celui que toi, tu vas préférer, il va être soumis à des critiques. je pense que en faisant ce métier là on est forcément soumis à des critiques donc oui j'y ai pensé, pareil j'ai essayé de m'en protéger un maximum je me suis dit que je regarderais un minimum les réseaux sociaux pour vraiment rester en dehors de tout ça et voilà on y pense forcément mais je pense que de toute façon on est soumis à des critiques quoi qu'on fasse on peut pas plaire à tout le monde et l'objectif c'est d'essayer en tout cas de s'améliorer à chaque fois, je sais que Je n'ai pas été parfait pendant ce tournoi Destination, je ne le serai peut-être jamais. Mais en tout cas, à chaque fois, j'essaye de m'améliorer de match en match pour me rapprocher de ce qui se fait de mieux.
- Speaker #1
Au passage, Xavier Garbajosa te passe le bonjour. Il t'attend pour le brunch. Alors pourquoi demain ? Tout simplement parce que nous serons le samedi 4 juillet. Et c'est le début d'une toute nouvelle compétition, le Championnat des Nations ou la Nations Cup pour ceux qui veulent se la péter. Alors ce nouveau tournoi va se dérouler tous les deux ans en année paire, comme il n'y a ni Coupe du Monde ni tournée des Lyon britanniques. Ça vient remplacer les deux fenêtres internationales, estivales et automnales. Et ça vient surtout rajouter de l'enjeu avec un trophée à la clé. Cet été, ce sont les équipes de l'hémisphère nord qui se déplacent dans le sud avant que l'inverse ne se passe en novembre jusqu'à avoir la finale à la fin de ce mois. Déjà première question, que penses-tu de ce nouveau format, de cette nouvelle compétition ?
- Speaker #0
C'est une bonne chose, je trouve. Les test-matchs, j'adorais les test-matchs, c'est vrai. Et d'ailleurs, il y en aura encore de temps en temps. Mais c'est vrai que ça apporte un côté compétitif au rugby mondial qui va lui permettre peut-être de progresser encore en intégrant en plus le Japon et les Fidji pour l'instant qui sont deux nations émergentes et qui peuvent... désormais batailler avec les plus grandes nations pour essayer de franchir un cap comme ça a été le cas par exemple avec l'italie dans le tournoi des six nations voilà ces équipes là vont pouvoir se mesurer à ce qui fait à ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial donc donc je pense que vraiment c'est une compétition intéressante à suivre en plus ça offre des super affiches quand même on est un an de la coupe du monde et on va avoir quasiment les affiches de les affiches phares de la prochaine Coupe du Monde. Je pense, par exemple, à un match que je vais commenter qui va être Australie-Irlande. Sur le papier, c'est un super match. Il va y avoir un Nouvelle-Zélande-Irlande aussi. Les Bleus vont jouer contre la Nouvelle-Zélande et l'Australie, en terminant par le Japon. Je pense que ça va préparer chaque nation à la Coupe du Monde qui arrive. Et en plus, il y a ce côté compétitif où la France... pourra jouer un titre en novembre prochain, à condition qu'elle termine première de l'hémisphère nord. Peut-être un France-Afrique du Sud qui va passer par là. Et ce serait bien, à quelques mois de la Coupe du Monde, de battre ces Sud-Africains.
- Speaker #1
Avec un petit goût de revanche toujours. On parle aussi de gestion des organismes, de sécurité des joueurs. Sur le papier, alors ça fera un match de plus pour la France, vu qu'il y a ce quatrième match en novembre qui sera pour le classement, ça pourrait être une finale, ça pourrait être aussi un match de classement. Est-ce que tu n'as pas peur que ça déteigne un petit peu sur le top 14 par exemple ?
- Speaker #0
Alors, effectivement, oui, ça fait un match supplémentaire. Et je pense que, pour le coup, ça, c'est pas une bonne chose pour les joueurs. On parle beaucoup de la santé des joueurs, de ce rythme effréné des joueurs du top 14 qui n'en finissent pas de jouer, etc. Mais pour moi, c'est pas sur ces fenêtres-là qu'il y a du temps à gagner. C'est plus sur la compétition européenne qui, pour moi, aujourd'hui, perd beaucoup de crédibilité. On le voit avec les matchs. et des scores de plus en plus fleuve, etc. Pour moi, c'est plus ce modèle-là qu'il faudrait retravailler en réduisant le nombre de matchs, plutôt que sur les fenêtres internationales, que l'équipe de France ait un match de plus à jouer. À la limite, ça ne me dérange pas. Je préfère voir un match de l'équipe de France supplémentaire plutôt que de voir un match de Champions Cup où l'UBB va gagner 80 à 40 contre une équipe anglaise. Donc pour moi, c'est plus... Il faut retravailler le calendrier global du rugby mondial. Mais par contre, pour moi, ce n'est pas sur ces fenêtres internationales qu'il faut gagner du temps. C'est plus sur la compétition européenne qu'il faudrait retravailler, et notamment aussi la Challenge Cup. Pas que la Champions Cup, mais la Challenge Cup aussi.
- Speaker #1
Tu en as parlé rapidement. La France a du pain sur la planche de suite avec un déplacement en Nouvelle-Zélande avant d'enfronter l'Australie et le Japon. Ce groupe-là, ces trois premiers matchs, est-ce que la France peut faire un 3 sur 3 ? Avec un groupe qui est quand même un peu remanié, je le rappelle.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ça et c'est ce qui me fait dire que ça va être difficile quand même. Surtout le premier match contre les Néo-Zélandais sans les finalistes. Parce que les finalistes vont intégrer le groupe la semaine d'après. Je dirais que ça va être très difficile contre la Nouvelle-Zélande. Un 2 sur 3, oui, parce que je vois bien les Bleus être capables de s'imposer contre l'Australie et contre le Japon. Par contre, contre la Nouvelle-Zélande, ça risque d'être difficile, même si sur le papier, l'équipe de France est vraiment intéressante, avec les Bordelais qui sont dans cette équipe de France. Une charnière, Lucu, Jalibert, ce n'est pas négligeable. Et même la paire de centres va être solide. Derrière, ça va être costaud. on va dire qu'il y a une possibilité de 3 sur 3 mais ce match contre la Nouvelle-Zélande risque d'être quand même très très difficile il y a une possibilité de 3 sur 3 tu dis pas ça parce qu'il y a Théo Fonder dans le groupe alors je suis pas sûr qu'il joue beaucoup mais c'est vrai que quand même ça m'a fait vraiment très très plaisir de voir qu'il y avait un catalan dans ce groupe d'ailleurs cette équipe de France qui est de plus en plus catalane avec Patrick Arletas, Laurence Ampéré et Gérald Bastide qui sont dans le staff aujourd'hui et qui sont des Catalans. Donc voilà, ils ont sélectionné en plus un Catalan, donc c'est parfait. Pour gagner des matchs, il faut forcément qu'il y ait des Catalans dans une équipe.
- Speaker #1
On va surveiller tout ça, ça fait peut-être un peu trop de Catalans. Donc on le rappelle, tous les matchs seront à suivre sur le groupe TF1, TF1 ou TMC et pour sûr sur la plateforme TF1+. Alors déjà que les horaires vont être décalés, On parlait de gestion des joueurs, est-ce qu'il y aura une gestion des commentateurs ? Parce que je vois que vous serez à deux matchs par jour.
- Speaker #0
Oui, effectivement, on sera à deux matchs par jour. La gestion a un petit peu commencé. On a quand même du repos entre les matchs. Après, je pense que deux matchs par jour, ça se fait. En tout cas, personnellement, ça m'est déjà arrivé de le faire, de commenter deux matchs dans la même journée. Donc oui, il va peut-être falloir qu'on se repose. Il va falloir se mettre à la sieste parfois, vu qu'il y aura des matchs qui sont très tôt le matin, d'autres qui arrivent quand même à 21h, des matchs à 21h. Donc voilà, on va essayer de se gérer. Mais bon, je pense qu'il n'y aura pas de problème. On va très bien s'en sortir, on est préparés. Donc c'est bon.
- Speaker #1
On connaît les matchs que tu vas commenter en compagnie de Xavier Garbajosa. Donc journée 1 ce samedi. 4 juillet, Australie-Irlande à midi 10 et Argentine-Écosse à 21h10, journée 2 le samedi 11 juillet, Nouvelle-Zélande-Italie à 7h10, là ça va piquer un petit peu, et Fidji-Angleterre à 15h10, journée 3 le samedi 18 juillet, Australie-Italie à midi 10 et Afrique du Sud-Pays de Galles à 17h40. Programme alléchant quand même.
- Speaker #0
Oui, programme alléchant. Il y a de très belles rencontres. On démarre très fort avec ce Australie-Irlande et Argentine-Écosse. Je pense que c'est vraiment deux belles affiches pour démarrer. Il y a ce premier match Australie-Irlande où on a une équipe d'Irlande. On n'arrive pas trop à l'évaluer aujourd'hui. Elle va aller se tester du côté de l'Australie. C'est une équipe australienne qui, elle aussi, est en train de préparer une Coupe du Monde à domicile. Va devoir prouver aussi qu'elle est au haut niveau face à des équipes de l'hémisphère nord. Donc voilà, c'est une première journée très intéressante. Argentine-Ecosse aussi, je pense qu'on va avoir pas mal de jeux. Et puis sur les autres journées, il y a aussi de très très belles affiches. Ce qui est bien, c'est que tout au long de la journée, on a du rugby de très haut niveau sur TF1. Donc ça, c'est cool. Et je pense qu'on va se régaler. Trois semaines de régal.
- Speaker #1
Comment tu vis le fait que tu vas plus voir Xavier Garbage-Osa que tes proches ?
- Speaker #0
Je le vis plutôt bien Xavier il est très cool on va passer des bons moments je pense on a déjà passé des bons moments dans le tournoi je pense qu'on va en passer des bons là aussi Et on vous suivra les 3 samedis de juillet dans ce bel été de sport qui s'annonce ce podcast c'était aussi l'occasion de parler de la saison de top 14 qui vient de s'écouler forcément quand on est catalan on
- Speaker #1
ne choisit pas d'être ultra du sap même si ces dernières années c'est un peu compliqué Merci. Côté ambiance, il y a cette chaleur, cette passion exacerbée, ce chauvinisme qu'on aime bien retrouver dans le rugby. Un peu comme l'OM en foot, je dirais. Est-ce que comme Marseille cette saison en ressenti, c'est la plus longue que tu as vécu ?
- Speaker #0
Elle est longue, c'est vrai qu'elle est longue celle-là, elle a été longue. Elles sont toutes longues depuis quelques temps, honnêtement, ça fait trois saisons qu'elles sont longues. Mais c'est vrai que celle-là était particulièrement longue, parce que très tôt on a su que... C'était terminé au bout de 7 ou 8 matchs. On savait qu'on allait jouer l'Access Match. Donc celle-là a été très longue. C'est bien terminé, mais on a grillé beaucoup de jokers ces dernières saisons. Il ne va pas falloir jouer trop longtemps avec le feu parce qu'on risque de terminer par se brûler.
- Speaker #1
Une saison particulière avec des débuts plus que compliqués. Puis les arrivées de Laurent Labitte et Benjamín Uruda-Pilleta ont quand même fait un petit peu de bien. Vous avez sorti un petit peu la tête de l'eau, mais avec le retard accumulé, vous saviez qu'il allait falloir passer par ce fameux barrage. Tu étais à Aix-en-Provence. Comment tu l'as vécu ?
- Speaker #0
Je l'ai très mal vécu. Honnêtement, j'ai très mal vécu. Au bout d'une demi-heure 10-0, un carton orange de la tribune dont on pensait que c'était un carton rouge.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Donc en fait, j'ai regardé un de mes potes et je lui ai dit « je m'en vais » . Tout simplement, je lui ai dit « je ne veux pas voir la suite » . Pour moi, c'était fini. Il m'a convaincu de rester un peu, je le salue Hugo d'ailleurs, il m'a convaincu de rester un peu et j'ai bien fait, parce qu'à la mi-temps il y a 14-10, donc là on commençait à souffler un peu et après on a déroulé, ça a été beaucoup plus tranquille, donc un petit peu les montagnes russes sur ce déplacement là, mais bon ça s'est bien terminé.
- Speaker #1
Le poste fraîcheur, on fait du bien, c'est juste après le poste fraîcheur, vous avez fait mal à cette équipe de Provence. Est-ce que dans ce cas, à la fin, tu as une émotion forte comme titre, une qualif en finale, etc. Ou c'est juste un ouf de soulagement et on passe à la saison suivante ?
- Speaker #0
C'est ça qui est fou, c'est qu'on a vraiment ce sentiment fort d'avoir gagné quelque chose alors qu'on n'a rien gagné du tout. Je sais que... Il y a des supporters qui aiment bien dire champion du monde de l'Access Match. Parce que c'est vrai, on a l'impression qu'on est champion du monde alors qu'en fait on a juste gagné l'Access Match et on a juste gagné le droit de revenir en top 14 l'année prochaine. Donc oui, il y a vraiment une émotion qui est particulière et souvent j'en parlais avec des potes. Je disais que... Je préfère presque finir 13e, jouer l'accès match et le gagner, plutôt que de finir 12e et de ne rien jouer. Alors c'est pas normal de penser comme ça, mais c'est vrai qu'on a quand même ce truc d'une émotion forte en fin de saison. Maintenant j'espère bien sûr qu'un jour on sera dans les 6 premiers et qu'on pourra jouer un match de barrage ou de demi-finale.
- Speaker #1
Le top 14 est tellement fou qu'on ne sait pas ce qui va se passer la saison prochaine. Je te laisse me répondre rapidement sans forcément trop argumenter. C'est juste ta vision à l'instant T, c'est dur de voir à long terme. Tu l'as dit, à force de jouer avec le feu, on risque de se brûler les ailes. L'année prochaine, c'est Vannes qui arrive. Ils ont pris de l'expérience. Est-ce que tu penses qu'ils vont réussir à privoiser le plus gros championnat du monde ? Ça va être encore un peu dur, il y a quand même un petit écart.
- Speaker #0
Je pense qu'ils vont y arriver encore mieux que la dernière fois. La dernière fois, ils ne sont pas passés loin. mais du coup ça va être un championnat qui va être complètement différent cette année il était un peu bizarre le championnat parce qu'il y avait Montauban qui était vraiment en difficulté c'est ça et du coup en fait ça a serré vraiment toutes les équipes du haut là je pense que ça va vraiment être 14 équipes qui vont être beaucoup plus serrées il va y avoir une vraie bataille pour le maintien je pense et donc voilà je Je ne pourrais pas pronostiquer et dire qui va terminer 14e et 13e la saison prochaine. Ça va être vraiment une vraie bataille. Toutes les équipes se sont vraiment armées. Ça ne va se jouer à rien du tout, je pense. Mais je pense que Van ferait une meilleure saison qu'il y a deux ans.
- Speaker #1
Dans ce groupe éto'o, pour le maintien, tu mets qui justement ?
- Speaker #0
Je mettrais Bayonne. Au vu de leur fin de saison, ils ont été... Ils ont été en difficulté depuis que Pata est parti, c'est vraiment difficile. Je mettrais Lyon aussi, qui a vraiment du mal à franchir ce cap. Finalement, chaque saison, ils sont toujours en bas, en train de batailler. Et après, je me dis que chaque saison, il y a toujours une équipe qui passe un peu au travers. On ne sait pas trop qui, mais à chaque fois, il y a une équipe qui passe au travers et qui se retrouve à jouer le maintien alors qu'elle n'est pas préparée à ça. Donc voilà, je mettrais Vannes, Perpignan. Bayonne, Lyon et une équipe surprise qui jouerait le maintien sans en être...
- Speaker #1
J'ai radé un peu au niveau des recrutements qui ont été faits c'est vrai que Lyon, j'ai aussi noté Castres le recrutement est un petit peu léger et puis il y a quand même cette interrogation section paloise aussi où ils ont été très hauts cette année la confirmation derrière n'est pas évidente on l'a vu avec Bayonne, même s'il y avait un côté malsain dans la gestion mais ça ne va pas être aussi évident de confirmer et rester en haut Merci.
- Speaker #0
Ouais c'est ça, Pau typiquement ça peut être une des équipes qui va avoir un peu de mal à gérer les attentes qu'il va y avoir sur cette équipe parce que du coup la Pau ils ont complètement changé de statut, ils sont passés d'une équipe du milieu de tableau du top 14 à une équipe qui joue les premiers rôles et je pense que pour eux ça va vraiment être difficile de gérer cette transition là à chaque fois qu'ils vont se déplacer quelque part, ben ça sera plus le pot que l'on n'attend pas trop, mais par contre ce sera une équipe qu'on a envie de battre, qu'on a envie de faire tomber à domicile. Donc Po, ça peut être un peu difficile pour eux, même si je trouve que ça travaille très bien dans ce club. Et que franchement, ils ont de très bons joueurs, ils ont de plus en plus de joueurs sélectionnés à l'équipe de France aussi. Donc je ne suis pas non plus hyper inquiet pour la section paloise.
- Speaker #1
Les équipes de la région parisienne aussi sont les spécialistes du up and down. Est-ce que là, avec une structure assez solide, des bases conquérantes devant, sur les fondamentaux, est-ce que tu penses qu'ils ont franchi le cap ?
- Speaker #0
J'ai un peu peur pour le stade français. Leur recrutement, je n'arrive pas trop à le cerner pour la saison prochaine. Autant ils ont fait de vrais coups, je pense à Dougie Ballou par exemple, qui est un super joueur. Il joue à Perpignan, mais c'est vraiment un super joueur. Et après,
- Speaker #1
il y a du monde au centre.
- Speaker #0
Il y a déjà du monde au centre, c'est pour ça que je n'ai pas trop compris ce choix-là. Et à contrario, ils vont recruter un joueur comme McLean, qui est sorti un peu des radars européens ces dernières saisons. Et voilà, qui me fait m'interroger sur ce recrutement du staff français que je ne trouve pas spécialement cohérent. Mais après, on ne sait jamais. Eux, ils sont capables de tout. Les Parisiens, on l'a vu, peut-être en bas du classement. Et l'année d'après, en demi-finale du top 14.
- Speaker #1
Il y a une équipe qui a réalisé un grand recrutement. C'est l'USAP quand même. Quand tu penses que tu as de l'hôte descendant en Pro D2, que tu aurais pu jouer avec cette équipe-là en Pro D2. Alors, j'ai noté Gomez Saldulou, Forleta. de Montpellier, Riccioni, pilier italien des Saracens, Madeira, gros second ligne portugais de Grenoble, Swinton, troisième lineal de l'UBB, Magras, demi-méli-irlandais en provenance du Leinster, Garbici de l'ouverture de Toulon, Rabut, bon centre d'Ollona, et enfin, surtout, les deux Neo Z, Braydon et Nord, et c'est Maurice en provenance des Crusaders. Il y a de quoi faire.
- Speaker #0
Oui, il y a de quoi faire. Bien sûr, sur le papier, il y a de quoi faire. Après, La saison dernière, si je me souviens, en fin de saison, on avait quand même fait un bon recrutement et tout le monde, beaucoup de gens disaient attention, Perpignan, il y a un super recrutement, etc. Au final, ça n'a pas pris du tout et on s'est retrouvé dans une situation difficile. Là, c'est vrai que quand même, si avec l'équipe qui se construit, on n'arrive pas à faire mieux que 13e, je pense qu'il va y avoir des vraies décisions à prendre parce que c'est vrai que quand même sur le papier... Il y a du beau monde qui arrive et je pense qu'il y aura une équipe pour se maintenir sans passer par l'Access Match l'année prochaine.
- Speaker #1
J'ai une bonne question pourrie qui me vient, un peu à style question moyenne du Moscato Show. Saison prochaine, tu as le choix entre retrouver l'USAP dans les 6 ou commenter un match du 15 de France. Tu faisais quoi ?
- Speaker #0
Honnêtement, je vais choisir l'USAP dans les 6 parce que commenter... L'équipe de France, peut-être qu'un jour j'aurai droit. Mais pour l'instant, ce n'est pas du tout dans mes plans. Pour l'instant, j'ai juste envie de profiter de ce qui m'arrive. Alors que l'USAP dans les 6, ça fait longtemps que je l'attends. Donc en vrai, je vais choisir ça quand même. Le choix du cœur, l'USAP dans les 6.
- Speaker #1
C'est tout ce qu'on te souhaite. En attendant, dans l'objectif toujours de te connaître un peu plus, c'est parti pour Fétiche ou Fétache. Ça vaut 15 000 francs ça ? Non, 30 000. 20 000 francs ? Non, 30 000. Alors tu as ramené des petits objets. Juste avant, je vais te rappeler des objets qui font tâche, qui ont été ramenés dans les précédentes émissions. Alors tu vas voir, ils sont juste là derrière dans le décor. Premier épisode, ce magnifique cochon qui nous a été ramené par Romain Magellan. Tu connais ce genre de cochon ? Ça fait du bruit. Il était utilisé pour le quiz du Water Rugby. Deuxième épisode, Steve Chenel, consultant vélo Eurosport, nous a ramené ces magnifiques lunettes aux clés qu'il avait portées lors des championnats du monde au Luxembourg, qu'il avait fait peindre pour l'occasion. Il m'avait dit, elles sont petites, elles sont rayées, j'allais les jeter. Tant mieux, ça te servira. Troisième épisode, on a Frédéric Verdier. commentateur tennis Prime Vidéo à Roland Garros notamment qui nous a ramené sa première accrède qu'il avait sur Roland Garros avec Prime Vidéo il dit que l'accrède c'est le truc qui nous sert pendant deux semaines et après on ne sait plus comment faire donc c'était l'occasion de la donner et en cette période de canicule Sipion lors du quatrième épisode nous a ramené ce magnifique éventail qui vient de Des Kawasaki frontales au Japon, éventail très utile qu'on a déjà utilisé pour le coup. Pour ce cinquième épisode, que nous a ramené Pierre Dodiès ? On commence par l'objet que tu apprécies, que porte bonheur.
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas vraiment un porte bonheur, c'est plus un moment important de mon évolution professionnelle. Pour le coup, c'est une accréditation que je ramène. C'est l'accréditation du match entre l'Italie et l'Angleterre. La première victoire des Italiens contre les Anglais dans le tournoi. C'était vraiment un moment extraordinaire vécu au stade, au stadio Olimpico. Une ambiance dingue, un de mes premiers commentaires dans le tournoi. Un moment historique quand même, les Italiens qui réalisent cet exploit-là. Donc voilà, c'est plus...
- Speaker #1
Sentimental. Ouais,
- Speaker #0
en fait, je pense que pour le coup, c'est pas un objet fétiche, mais c'est un objet que je vais garder pendant longtemps, parce que ça m'a vraiment marqué, tout en fait, tout ce qu'on a vécu là-bas. C'était extraordinaire en fait, l'ambiance, le scénario du match, l'intensité qu'il y a eu. Tout ça fait que vraiment, je voulais ramener ça parce que c'est un moment important de mon évolution professionnelle.
- Speaker #1
C'est vrai que ce match, c'était quand même quelque chose. Et l'objet dont tu souhaites te débarrasser et qui va intégrer le décor de l'île studio ?
- Speaker #0
Écoute, c'est pareil, tu vois, c'est pas un objet fêtache, tu vois, mais c'est... En fait, c'est mon dernier short de rugby. Voilà, donc de l'étoile sportive catalane, Arjouès-sur-Mer, qui est un club qui a beaucoup compté pour moi. Et donc, moi, j'ai dû arrêter le rugby assez jeune. Je me suis blessé au dos. Donc, j'ai arrêté ça. Ensuite, j'ai... plus fait de rugby on m'a interdit de jouer au rugby et du coup c'est mon dernier short donc écoute je le mets plus et s'il peut intégrer le décor je suis très content de mettre l'étoile sportive catalane dans ton décor donc voilà c'est le dernier short que j'ai porté il fait pas tâche mais je m'en sers plus et honnêtement je suis fier de pouvoir te le donner
- Speaker #1
Très bien. la propagande katana continue ok il va être intégré, on va lui trouver une petite place au milieu de tous ces objets je te remercie pour finir, une dernière séquence histoire de bien savoir qui tu es vraiment au quotidien, rien de mieux qu'un vrai ou faux tu me réponds et tu développes légèrement derrière sur ce qui est vrai ou faux ou pas vrai ou faux, Pierre Dodier c'est une marmotte Merci.
- Speaker #0
elle dort beaucoup alors oui j'adore dormir oui vrai ou faux tu fais de la boxe et tu es bien plus doué en boxe qu'en course à pied en tout cas je préfère la boxe que la course à pied je suis peut-être pas très doué en boxe mais je préfère la boxe que la course à pied course
- Speaker #1
à pied surtout quand on a des périodes petites ça pique vrai ou faux tu es un bon joueur, tu n'en râles jamais même quand tu perds faux
- Speaker #0
C'est complètement faux ça. Je suis très mauvais perdant, très mauvais joueur. Mais je pense savoir qui t'a aidé à répondre à ces questions.
- Speaker #1
On va l'écouter tout simplement.
- Speaker #2
Il faut savoir que Pierrot est un très très mauvais joueur, mais surtout un très mauvais perdant. Dans notre ancien amortissement, après quelques parties de FIFA perdues, on a eu quelques petits dégâts quand même, parce qu'on a dû jeter une table basse qui s'est retrouvée avec un gros trou. Et quand on a dû quitter notre appartement, il a fallu reboucher les trous parce que la manette, elle a valsé deux, trois fois quand même.
- Speaker #1
Pour FIFA, sérieusement ? Écoute,
- Speaker #0
depuis tout un temps, j'étais un bon joueur de FIFA. Voilà, donc je jouais beaucoup et oui, bah oui, voilà, écoute, ce jeu rend fou. J'ai un peu arrêté, ça fait 30 ans que je n'ai pas joué.
- Speaker #1
Mais oui, oui, sur FIFA, j'ai ragé deux, trois fois. Vrai ou faux ? Tu es un grand cuistot. C'est faux ça je pense. Justement, je voudrais te mettre un petit peu à l'épreuve si tu acceptes. On voit ça des fois, tu sais, dans certaines publicités à la télé, avec certains commentateurs, certains se prêtent au jeu et commentent une action dans la vraie vie, façon vraiment commentateur de match. Je vais te filer un script. et il va falloir le lire comme si tu commentes un match. Est-ce que tu l'es ? Ouais, écoute,
- Speaker #0
on va essayer.
- Speaker #1
Je suis pas sûr que j'y arrive. Je vais te filer le script. Allez, c'est parti.
- Speaker #0
Il est midi, le ventre de Pierre Dosiez commence à garouiller et il est l'heure de se faire à manger. Il a envie d'innover pour sa recette et décide de récupérer un paquet de pâtes dans le placard. Des tranches de jambon dans le frigo et ouf, heureusement, il reste de la sauce tomate. Alors Pierre, il commence à faire bouillir de l'eau dans sa casserole. Une fois que c'est fait, il faut absolument bien calculer la quantité de pâtes à faire cuire. Parce que les pâtes réchauffées, le lendemain, c'est dégueulasse. On part sur 8 minutes pour qu'elles soient bien al dente. Il les fait égoutter avant de les remettre dans la casserole avec la sauce tomate. Attention à ne pas en mettre à côté, sinon c'est Thelma qui va m'engueuler. Pierre mélange bien et les dispose parfaitement dans l'assiette avec le jambon. C'est un geste technique magnifiquement bien réalisé de sa part. On sent qu'il est bien habitué.
- Speaker #1
Formo. Pas facile comme exercice. Parle-nous de ce plat fétiche, la pâte sauce tomate jambon. Écoute,
- Speaker #0
classique. J'ai pas besoin de grands plats pour me faire plaisir. Pâtes, sauce tomate, jambon, c'est la base d'un étudiant. Moi, je suis un étudiant dans le ventre.
- Speaker #1
Vrai ou faux ? Rien à voir. Tu préfères Ronaldo à Messi ?
- Speaker #0
Faux.
- Speaker #1
C'est vrai ? Quel est ce fan inconditionnel de Messi ?
- Speaker #0
Pour moi, il ne devrait même pas y avoir de... La question ne se pose même pas. Messi, c'est le plus grand joueur de tous les temps. Je ne peux même pas débattre. C'est le joueur qui m'a fait le plus rêver. J'ai tellement de souvenirs avec ce joueur incroyable. Il m'a tellement levé du canapé. J'ai même pas envie de dire des dizaines de fois, des centaines de fois encore maintenant pendant la Coupe du Monde. Il me fait me lever de mon canapé. C'est extraordinaire ce joueur.
- Speaker #1
Vrai ou faux, tu te reconvertis un petit peu en entraîneur ces derniers temps.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. J'essaye en tout cas. Ce n'est pas facile honnêtement. J'entraîne une équipe de 4e division FFSE à Paris. qui s'appelle les All Pinks d'ailleurs, je les embrasse aussi. Et ouais, écoute, j'essaye, j'essaye d'entraîner. C'est pas facile, mais j'essaye.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux rappeler comment ça s'est fait d'ailleurs ? C'est récent, depuis janvier.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Depuis janvier, j'ai un copain qui jouait dans cette équipe, qui m'a envoyé un message, il cherchait un entraîneur. Alors j'aurais dit que je pensais ne pas être légitime du tout pour faire ça. Mais ils m'ont dit t'inquiète, il n'y a pas de pression, on a juste besoin d'un mec pour encadrer les entraînements. Et donc je me suis lancé et en vrai j'ai vraiment apprécié. C'est un exercice qui est particulier mais ça me permet de renouer un peu avec le rugby. Comme je t'ai dit, j'ai dû arrêter il y a longtemps. Et du coup, le fait de pouvoir retrouver cette ambiance, copains, tout ça. Puis le côté compétition aussi, d'essayer d'amener des joueurs, même dans l'équipe on a des joueurs qui n'ont jamais joué au rugby de leur vie, qui découvrent, et ça c'est bien, parce que je trouve que c'est un très beau sport, il faut essayer de le faire comprendre aux plus de gens possible, et donc c'est ce que j'essaie de faire aux entraînements.
- Speaker #1
On m'a dit que passer les diplômes et coacher, c'était dans un petit point de ta tête.
- Speaker #0
Ouais bien sûr ouais, il y a un moment où j'y ai pensé très très fort parce qu'il y a un moment où... Professionnellement, j'étais un petit peu dans le dur, etc. Et donc, je m'étais dit que j'allais peut-être me réorienter. Et oui, j'ai pensé à passer le diplôme. D'ailleurs, c'est toujours d'actualité, je pense. J'ai bien envie de... Maintenant, en plus que j'entraîne un peu, j'aimerais bien être un peu plus légitime, du coup, et avoir, pourquoi pas, quelques diplômes pour pouvoir progresser en tant qu'entraîneur.
- Speaker #1
Vrai ou faux, tu utilises... Peut-être que c'était au début et plus maintenant. Tu utilises ChatGPT pour préparer tes entraînements.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, j'assume. Au début, je me suis un peu aidé de ChatGPT. Quand tu pars de zéro, j'ai demandé des conseils à droite à gauche. Mais oui, j'ai utilisé un peu ChatGPT. Mais je me suis plus servi d'Internet. Sur Internet, j'ai trouvé des vrais exercices de rugby qui m'ont aidé à préparer. préparer les entraînements.
- Speaker #1
VréoFo, rien à voir, tu nuls la pétanque.
- Speaker #0
Ah putain, ça c'est dur. On va dire que la personne avec qui je joue est meilleure que moi.
- Speaker #1
Ok. Meilleure ou moins pire ?
- Speaker #0
Non, elle est meilleure. Elle est meilleure.
- Speaker #1
Et pour finir, dernière question. VréoFo, tu as fait plus la brinque que travailler à la Perla à Barclays.
- Speaker #0
Ouais, ça, en vrai... Je ne peux pas dire faux. Honnêtement, je suis quand même un fêtard. Donc, j'ai pas mal profité de mon travail. La Perla, c'est le club de plage de Louis qu'on a entendu tout à l'heure, qui est mon meilleur pote. Et j'ai travaillé pendant quelques saisons. Effectivement, j'ai fait pas mal la fête.
- Speaker #1
Parfait. Merci beaucoup pour ces réponses. Vous savez un peu plus sur qui est le futur grand commentateur rugby. Merci Pierre pour ce moment. Merci à toi. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode au fond du canap. N'hésitez pas à liker et à vous abonner. Ciao, ciao.