Speaker #0ça vous est peut-être déjà arrivé d'être un petit peu fâché parce que vous avez préparé le repas et vous n'avez pas entendu un merci parce que votre collaborateur collaboratrice votre patron il n'a pas fait remarquer ou remercier tout le travail que vous avez fait tout le travail que vous avez effectué après. Une période de grosse charge de travail, par exemple dans un cabinet comptable. Parce que votre enfant, votre fils, votre fille vous a rejeté, vous a pas remercié ou est ingrat avec vous. Et quand ces sentiments-là arrivent, on est vraiment face à un besoin de reconnaissance qui est profond. Le sujet... L'épisode de podcast aujourd'hui, c'est parler de ce besoin de reconnaissance qui cache en réalité un besoin d'être spécial. Et on va voir à quel point cette chose qu'on pense qui est légitime est en train de nous détruire et détruire nos relations, notre entourage. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis Rita Osterbeek, enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vise à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Parce qu'en fait, ce besoin de reconnaissance, c'est quelque part un besoin d'être spécial. Parce que quelque part dans notre enfance ou à un moment donné, on a compris, on a intégré que pour être quelqu'un, pour être aimé par exemple, il fallait être d'une certaine façon comme ci ou comme ça. Nos parents nous ont dit peut-être, quand on était enfant, Je suis fier de toi, tu as gagné telle course, tu as réussi tes épreuves. Et l'enfant, il a interprété à ce moment-là, c'est un exemple bien sûr, que pour être aimé, j'ai besoin d'acquérir cette chose-là, j'ai besoin d'avoir des bons examens, j'ai besoin d'être comme ci, comme ça. Et on se forge de cette façon-là, donc c'est juste un exemple, mais derrière ce... Ce qu'on croit devoir faire pour mériter l'amour ou autre de nos parents, c'est ce qu'on va reproduire toute notre vie. Et du coup, on va prendre la place d'un personnage qui n'est pas vraiment celui qu'on est, mais on va prendre la place du personnage qui est capable de faire cette chose-là et qui a besoin d'être aimé. Et donc, pour qu'il se sente aimé, il attend... le retour de l'autre, qu'il te dise je t'aime, je suis fière de toi, c'est bien ce que tu as fait. Ce qui fait que quand je suis dans une entreprise, quand je fais le travail que mon patron m'a demandé, et quand j'estime d'avoir fait très bien mon travail, au-delà de mes fonctions par exemple, j'attends un retour de sa part. Un retour qui va dire tu as très bien travaillé, tu mérites une prime, tu mérites quelque chose. Derrière ça, il y a un tu mérites mon amour. Ce même amour qu'il y avait de tes parents. Mais c'est une quête sans fin. J'ai un exemple d'une copine à moi comme ça. Elle avait déjà un premier enfant, elle était enceinte de deuxième enfant. Elle travaille chez Airbus en Allemagne. Donc une grande, grande entreprise. Et il y avait un travail supplémentaire que personne ne voulait faire et elle a pris ce job-là. Elle a pris ce job-là parce que personne ne voulait le faire et parce qu'il fallait quand même que quelqu'un le fasse. Et ça l'a épuisée parce qu'elle avait déjà un enfant à un bas âge, qu'elle était enceinte, que c'était trop de charge. C'était un choix qu'elle a fait et à la fin, pas de reconnaissance. À la fin, la personne, le patron, il a dit... Quelque chose comme tu as fait 110% du travail, alors qu'elle attendait qu'ils disent qu'elle a fait 200%. Je ne me rappelle plus exactement d'expression, mais le patron, il a valorisé, mais pas à la hauteur de ce qu'elle estimait. Donc elle était très fâchée. Et bien sûr que moi, dans ce cadre-là, j'étais sa copine, donc j'ai juste écouté. Mais la réflexion de ce besoin de reconnaissance est un bon exemple pour cet épisode de podcast, parce que ce n'est pas le patron qui lui a demandé de faire ce travail supplémentaire. Ce n'est pas son mari, ce n'est pas ses enfants qui ont demandé à qu'elle ait moins de temps à la maison. Personne ne lui a demandé de ne pas se reposer. C'était ses choix. Et elle a fait ses choix. Dans ce qu'elle avait ramené à la conscience, c'était pour aider les autres. Mais ce qu'on comprend dans les sciences médiques, c'est que dans ce regard d'aider les autres, il y a toujours l'aider-moi. Et l'aider-moi, c'était ce besoin de reconnaissance qui était extrêmement profond. Et à la fin, elle se sentait diminuée parce qu'elle n'avait pas obtenu ce besoin de reconnaissance. Mais si on prend l'exemple d'une maman chat qui allaite ses bébés, et que selon le nombre de bébés, ça peut avoir beaucoup de bébés, elle s'allonge et elle allaite les bébés, les élèves et les alimente, jusqu'à ce qu'ils puissent avoir, être indépendants. Cette maman chat, elle n'attend pas un merci et un retour. Le patron, il a proposé le travail à quelqu'un qui a se proposé. On attend de notre patron qu'il la dise « Bravo, bravo, c'est très bien ce que tu as fait » . Non, même nos parents, en fait, ils le font pendant une période de notre vie. Après, il faut qu'on puisse lâcher ça. La vie, les gens, le monde autour de nous, il n'est pas là pour nous applaudir ce qu'on fait. Et si je fais quelque chose pour attendre un merci, pour attendre une reconnaissance, je ne l'ai pas fait pour les bonnes raisons. Donc il y a un changement de regard, c'est un changement de regard qui l'ego il n'aime pas beaucoup, parce que ça nous oblige à nous remettre en question. Mais c'est ça qui nous sauve, parce que ce besoin de reconnaissance, ce besoin d'être spécial, ça nous emprisonne, ça nous fait aller à l'épuisement comme le cas de ma copine qui ne voulait pas faire ça. C'était pas le moment de le faire ça. Il y avait d'autres qui pouvaient le faire, parce qu'après elle accusait les autres qui n'ont pas voulu le faire. Pourquoi elle l'a fait ? Parce qu'elle avait besoin de reconnaissance. Et ce besoin de reconnaissance l'apprisionne et le fait de faire des choses qui ne sont pas en adéquation avec elle-même. Jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'il faut changer de façon de fonctionner. Qu'elle n'a pas besoin vraiment de cette reconnaissance qui vient de l'extérieur. Donc, pour solutionner ce problème, ce besoin de reconnaissance qui nous semble tellement fondamental et que... C'est l'autre qui est le coupable de ne pas m'avoir remercié, de ne pas m'avoir validé ce dont j'attendais que ce soit validé. J'ai besoin de comprendre que c'est en moi, cette validation. J'ai besoin de comprendre que je ne serais pas aimée de tout le monde et que c'est OK. Et que ce que je fais, je le fais pour moi. Je fais parce que j'ai une fierté de mon travail, par exemple. Parce que je veux faire bien. Parce que ça me plaît. Il faut que ça soit par rapport à moi, et pas pour me dire que je vais sauver les autres. On n'élève pas les enfants pour qu'un jour ils nous disent merci, pour qu'un jour ils s'occupent de nous. On élève les enfants de cœur. Si on trouve que plus tard l'enfant est en grain, c'est quand on a donné, on a donné pour des mauvaises raisons. Donc si on remet les choses à la bonne place, la maman qui a l'impression de se sacrifier, Ce n'est pas une bonne chose. Parce que plus tard, elle va en vouloir à son enfant de faire sa vie alors qu'on l'a élevée pour ça. Donc au lieu de se sacrifier, j'ai besoin de comprendre quels sont mes besoins fondamentaux. Je suis une maman, mais je suis aussi une femme, je suis aussi une personne qui travaille, j'ai aussi mes copains. Et donc je peux trouver un équilibre qui est juste pour moi sans avoir la sensation de me sacrifier. Ni pour mon enfant. Ni pour mon employeur, ni pour mes relations de façon générale, ni pour une situation en particulier. Parce que personne ne me demande ça, c'est mes choix. Si je me sacrifie, dans la notion de sacrifice, il y a derrière cette notion ce besoin de reconnaissance derrière. Si je fais quelque chose en me sacrifiant, c'est parce que je m'attends à avoir un merci, je m'attends à avoir un amour. pour lequel je ne me sens pas légitime si je ne le fais pas. Donc on a besoin de trouver cet amour en soi. Ça se travaille, ça prend du temps, mais ça fait partie, pour arriver là, cette claque de l'ego, de se dire, c'est toi qui as choisi, tu n'as pas demandé la reconnaissance pour soi. Ça, ça fait partie du chemin pour pouvoir revenir à l'amour en soi. Donc la clé, c'est déjà, si je m'aperçois Que je suis fâchée parce que quelqu'un ne m'a pas donné la place que j'estime devoir avoir eu lors du travail, lors d'une formation, lors d'un échange relationnel. Pourquoi je remets la faute chez cette personne ? Pourquoi j'ai ce besoin de reconnaissance ? Et comment je peux le trouver cet amour en moi ? Ça c'est le tournant qu'on cherche avec cet épisode de podcast. Merci pour votre écoute. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.