- Speaker #0
Bienvenue dans Balance Ta Vie, le podcast de deux psy pétillantes dans lequel on vous partage nos déséquilibres du moment, nos réflexions et nos actions. On le fait en toute légèreté et humilité pour vous inspirer, vous aider à trouver votre propre balance et kiffer,
- Speaker #1
être vous. Hello !
- Speaker #0
Salut Sarah !
- Speaker #1
Eh bien, bienvenue à tout le monde dans ce nouvel épisode de Balance Ta Vie. Ce podcast où on partage avec vous, sur tout un tas de sujets, avec toujours, toujours Léa,
- Speaker #0
sans exception,
- Speaker #1
les mêmes objectifs. On va le rappeler, c'est vraiment de nous rendre la vie la plus légère possible. Alors bien sûr, on a des responsabilités et des obligations, mais donc malgré ça, grâce aux échanges,
- Speaker #0
tenant compte de ça,
- Speaker #1
voilà, qu'elles soient la plus légère possible, quelque part du coup aussi la plus alignée à qui on est, ça veut dire en s'affranchissant. des dictates, on dit le T, des dictates, de la société, de notre éducation, etc. Alignées aussi à nos besoins, et bien sûr, on est toujours réaliste, en tout cas on essaye, à nos possibilités du moment, du moment de vie dans lequel on se trouve, en fonction de nos ressources, de nos obligations, de qui on est, de notre santé, etc.
- Speaker #0
Et tout ça, en fait, cet objectif, il passe par le fait de lever certains tabous. de normaliser, de partager des astuces et même des bonnes pratiques, que ce soit pour nous-mêmes, dans notre couple ou encore en tant que parents, pour nos enfants. Et on essaie aussi de mettre en lumière des éléments qui influencent notre vie, souvent positivement et négativement, sans forcément qu'on s'en rende compte vraiment, sans qu'on le comprenne vraiment.
- Speaker #1
Oui, et en fait, c'est ce qui nous amène au cœur du sujet. Du jour, ce n'était pas anodin. On réexplique pourquoi est-ce qu'on fait Balance ta vie et surtout comment on le fait. Parce qu'on va justement vraiment prendre le temps de s'intéresser à ce qui nous conditionne dans nos manières d'être et de faire. Je pense que c'est vraiment un fondamentaux. On a d'ailleurs déjà abordé un toile de fond plus ou moins importante. parfois de manière directe, parfois de manière indirecte. Bref, il s'agit, mais vous l'aurez vu dans le titre, nous l'aurez presque compris, de notre vision du monde. Et bon, on va être franches, on a eu un peu de mal à savoir si c'était finalement un sujet pertinent ou pas. Oui, c'est ça, pertinent ou pas. Ou plutôt,
- Speaker #0
en fait, si ça valait la peine de le faire. C'est plutôt ça. Oui,
- Speaker #1
d'en faire un épisode de podcast, vraiment comme on le fait maintenant. Et vous l'aurez compris, on a décidé que ça existait. Parce que c'est pertinent. C'est pertinent de discuter quelque part de ce qui influence nos croyances, de ce qui influence nos ressentis, tout ce que l'on perçoit. On ne se rend pas compte à quel point nos perceptions, ces choses qui nous paraissent si naturelles, sont conditionnées par notre lecture personnelle du monde qui nous entoure.
- Speaker #0
C'est ça. Et voilà, vous l'aurez bien compris avec cette intro, puisque... On en parle, c'est qu'on a décidé d'aborder le sujet dans le cadre d'un épisode de podcast à Balance ta vie. On discutera donc de ce que c'est que la vision du monde, de comment elle se construit, de comment est-ce qu'elle nous différencie et surtout en quoi est-ce qu'elle est utile pour nous, mais aussi parfois plutôt contraignante, handicapante, entravante. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Et cette vision du monde, qu'est-ce que c'est exactement ? Moi, j'aime bien, vraiment bien utiliser une image, celle d'une paire de lunettes que l'on met tous sur notre nez, imaginées évidemment, à travers laquelle on voit la vie.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
En psycho, on appelle ça aussi de manière un peu plus pompeuse, notre cadre de référence.
- Speaker #0
Et ça dit ce que ça veut dire.
- Speaker #1
Ça dit ce que ça veut dire parce que ça englobe, on l'a évoqué, nos croyances, nos valeurs, nos expériences et donc toutes nos perceptions de la réalité. C'est ce qui fait que, même si on pourrait dire que scientifiquement, il y a une réalité, tu vois, à l'instant T, là maintenant,
- Speaker #0
Factuelle.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, il y a autant de réalité que de personnes qui regardent cette situation.
- Speaker #0
Et d'interprétation. Oui, parce qu'en fait, on a tous notre propre paire de lunettes, et c'est des lunettes sur mesure, qui sont constituées à partir de notre éducation et de nos expériences, et surtout de la manière dont on a vécu et interprété cette éducation. et ses expériences. Et comme on la porte depuis longtemps, cette paire de lunettes, et qu'elle s'est construite, on a affiné le verre, mais en gardant toujours la même base et en ajoutant de l'affinage par-dessus. Oui,
- Speaker #1
parfois, excuse-moi de te couper, mais parfois même, je pense que ces lunettes, on les a carrément solidifiées avec le temps. Oui, elles se sont vraiment solidifiées.
- Speaker #0
Et donc en fait, on ne les voit même plus et on oublie que ce qu'on peut. perçoit, ça provient vraiment de ce que l'on croit, de ce qu'on a appris comme étant juste, bien. Et tout ça, en fait, ça passe quasi directement dans notre inconscient. C'est normal pour nous de voir les choses comme on les voit et ça détermine du coup la norme, notre normalité qui nous semble être la seule en fait, ou la plus logique, ou la plus normale.
- Speaker #1
Oui, et alors on pourrait se dire, ok, c'est bien, c'est un état de fait. de paires de lunettes, j'étais pas au courant, merci de me le dire. Oui, c'est ça. Mais en fait, ça a des implications. Et évidemment, c'est pour ça qu'on choisit.
- Speaker #0
C'est la question qui est intéressante.
- Speaker #1
Plein d'implications. Déjà, je l'ai évoqué, le fait qu'on puisse regarder toutes les deux une même situation et pourtant ne pas la percevoir, ne pas la comprendre et du coup, ne pas la raconter de la même manière.
- Speaker #0
De la même manière, complètement. Par exemple, si on parle de la personne qu'on a rencontrée tout à l'heure. Moi, je pensais que Paul, il est mal poli. Et toi, tu me mets en évidence que tu trouves qu'il était plutôt timide et que c'était une façon d'exprimer sa timidité. Parce que moi, dans mon exemple, j'ai été éduquée en disant que les règles de politesse, elles sont importantes et il faut les incarner. Ça dit du respect que tu as de l'autre, de la considération que tu as de l'autre. Et toi, en tant que timide, tu as exprimé les mauvais jugements sur son... comportement considéré comme un pli.
- Speaker #1
Oui parce qu'en fait il n'y a rien à faire parce que dans mes lunettes à moi étant quelqu'un de timide je sais ça ne se voit pas forcément mais en vrai je suis une timide alors pas une timide maladie mais je suis une timide et donc je sais que la timidité peut faire qu'on se renferme un petit peu qu'on soit peut-être gêné de dire bonjour ou d'aller interpeller quelqu'un ou dans une discussion, on en disait un petit peu moins, parce que je l'ai expérimenté, c'est ce qui fait que c'est dans mes lunettes. C'est ça. Ou parce que ça répète, parce que c'est dans le corps de quelqu'un. Du coup, je sais que quelqu'un d'autre, je pourrais imaginer, j'interprète naturellement que ça pourrait être de la timidité. C'est une option. Ça ne veut pas dire que c'est ça, mais c'est une option.
- Speaker #0
Ça rentre du coup dans le champ du possible, à travers tes lunettes, là où sans l'expérience et sans le vécu, tu ne peux pas avoir cette... Tu as comme un angle mort, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais du coup, tu vois, cet exemple illustre aussi le fait que ces perceptions que l'on a et qui nous sont propres peuvent générer des conflits. Parce que quelque part, si on est chacune persuadée que notre perception est juste, on estime qu'on a raison.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est ce qui se passe. On va penser que notre vision du monde, c'est la réalité, c'est la vérité, que les choses sont comme ça, on les interprète. Et les raisons sur les bases desquelles on les interprète ne sont pas négociables.
- Speaker #0
C'est ça. Elles ne sont même pas amenées à la conscience. En fait, elles ne se discutent pas. tu n'as pas conscience quand tu prends une décision ou quand tu vois les choses d'une telle manière que ça fait appel, que ça convoque tout un passé, toute une croyance, tout un apprentissage. Non, c'est juste que c'est la réalité et que ça te... Ça te semble une évidence. Une évidence, ça n'a pas vocation à être discuté.
- Speaker #1
Oui, oui. Et en plus, on peut quand même ajouter que notre cerveau aime les raccourcis. Il fonctionne avec ça. Sinon, ça prend beaucoup... Ça prend beaucoup d'énergie. Quand on fait ce travail de faire un pas de côté, on va y venir, ça demande beaucoup. d'énergie. Mais donc, puisque je suis persuadée que ma vision est juste, en tout cas si je ne fais pas ce pas de côté, parce que justement, j'ai un peu le nez dedans, le risque, c'est que je puisse t'en vouloir à toi de ne pas avoir fait telle ou telle chose, parce que c'est ce que j'aurais naturellement attendu dans la situation qui nous occuperait. C'est ça. Et en parallèle, toi, évidemment, parce que tu fais les choses pour des raisons qui t'appartiennent, qui sont tes lunettes, qui tu es, tu vas aussi être persuadée que ta manière de te conduire, de voir les choses est la bonne manière de le faire. C'est ça. Tu vois ce que je veux dire. Et donc tu vas penser que la manière de faire ceci ou cela est la bonne façon de faire et tu ne vas pas comprendre que moi, je puisse interpréter les choses négativement.
- Speaker #0
Et que tu te fâches dans une situation. Alors que tu vas me considérer comme étant quelqu'un d'intolérant, de rigide ou même de chiant. Moi, rigide ? Moi, noir ou blanc ?
- Speaker #1
Toi ? Jamais. Jamais. De qui parle-t-on ? complète dénuance.
- Speaker #0
Et en fait, quand ça va se cumuler dans le temps, souvent ce qui manque, en fait, c'est de la communication, c'est de se dire les choses. Dans le temps, ça risque de générer des conflits. Et pire, on ira se rassurer auprès de personnes qui portent les mêmes lunettes que nous, qui ont la même vision du monde que nous. Et ça viendra nous donner raison. Parce qu'effectivement, on a de bonnes façons d'interpréter et de voir les choses comme elles sont. Et qui sont, en fait, des raisons qui nous sont propres, qui sont liées à notre... à nos croyances, qui sont liées à notre éducation, qui sont liées à la façon dont on nous expérience. Résultat, on va renforcer notre vision du monde et on peut même créer des clans.
- Speaker #1
C'est classique dans les clans. Déjà, on a une tendance naturelle à se rapprocher des gens qui pensent que nous ressemblent. Déjà parce que c'est plus sain, parce que c'est plus agréable. Les philosophes diraient que ce n'est pas la bonne manière de faire. Oui, j'ai commencé un livre sur le sujet. Je ne dirai plus ça à un autre moment. Donc, on a cette tendance naturelle là. ennuyeuse là oui et ça s'observe donc dans des conflits où quand quelqu'un vient expliquer un problème combien ne nous décompte pas mais oui d'ailleurs tout le monde est d'accord avec moi je ne suis pas le seul à penser comme ça comme si ça donnait du crédit alors parfois c'est le cas je ne suis pas en train de dire que ce n'est jamais le cas mais c'est l'expression en tout cas de on a la même vision donc elle est juste elle est bonne c'est celle-là qui vaut alors je pourrais aussi ajouter qu'on a tout un tas de représentations qui sont fondées justement sur cette vision du monde et qui sont déjà bien établies par exemple si je dis alors Vas-y, t'es prête ? Si je dis médecin, si je dis vendeur de glace, si je dis artiste peintre ou agent communal, dis-moi pas que t'as pas eu des images mentales qui te font un peu si à chaque de mes métriques.
- Speaker #0
Et de genre, et de style, et de tenue, et d'âge même. À chaque fois, je me suis construit un personnage.
- Speaker #1
Certainement, si on va un peu plus loin et qu'on est honnête avec nous-mêmes, peut-être même que tu leur as déjà attribué un type de personnalité.
- Speaker #0
J'ai juste pas eu le temps, mais j'aurais pu !
- Speaker #1
Voilà, j'ai été trop rapide. Si c'est bien ou pas bien d'avoir telle ou telle fonction, ce que ça dit des personnes, en fait. Et ces images, encore une fois, elles sont construites sur base de quoi ? Alors, parfois sur base d'expérience, bien sûr, évidemment, puisque les expériences constituent nos lunettes, mais aussi sur ce qu'on nous a dit, sur ce qu'on nous aura appris.
- Speaker #0
Oui, c'est en fait ce qui fait que certains imaginent que les psys, c'est forcément des charlatans, où t'es forcément allongé et ils te font les pilules. pendant une heure. Les pieds nus, mais ça,
- Speaker #1
ça va.
- Speaker #0
Je sais ! Certaines personnes qui sont passées en coaching avec moi savent que je travaille pieds nus.
- Speaker #1
Ça ne m'étonne pas du tout. Mais c'est OK. C'est vrai que moi, la première fois que j'ai rencontré un psy pour... Je me souviens dans le cadre d'une recherche de locaux, la dame, elle nous a accueillis à pieds nus. Et autant, j'ai trouvé ça super cool qu'elle puisse s'affranchir des bonnes manières pour un confort qui est tout à fait OK. Ses pieds étaient propres. Et en même temps, ça renforçait un peu cette image du psy bobo. C'est bizarre. Ce truc à volant qui fait des bulles dans le jardin. Je kifferais de manière générale travailler, alors peut-être pas à pieds nus, mais en tout cas à chaussettes.
- Speaker #0
Enlever tes chaussures si tu as envie de les enlever.
- Speaker #1
Oui, mais tu vois, je ne le fais pas. Parce que dans ma vision du monde, et qui du coup a été constituée par la vision de la société, faire ça, c'est prendre le risque d'être quelqu'un de marginal, voire d'être considéré, et c'est ça qui est fou. d'être considéré comme quelqu'un de pas professionnel.
- Speaker #0
Illégitime,
- Speaker #1
en fait. Oui,
- Speaker #0
de perdre en légitimité, c'est ça. Oui, et c'est ce qui nous amène à parler du cadre de référence, à ce qui nous amène à parler de la vision que nous, on partage et que nous impose la société, la culture dans laquelle on vit. Un bon parent, c'est...
- Speaker #1
Être comme si...
- Speaker #0
Oui, on a une telle représentation du bon parent. Une femme professionnelle, c'est ça. Une femme désirable, elle doit être comme ça. Un enfant bien élevé, il a ces caractéristiques-là, etc. Et en fait, vous l'aurez compris, cette vision plus globale, elle se diffuse à travers les médias, à travers les livres, à travers les règles de bienséance, à travers le savoir-vivre. Et puis, ça prend encore une couleur différente à travers chacun d'entre nous. On vient y mettre notre propre épice. On vient y ajouter les choses.
- Speaker #1
Quelle belle image. Et là, vous vous dites peut-être... Oui, ok, c'est bien beau cette histoire de lunettes invisibles qui me dicte ma façon de voir les choses, de les interpréter. Mais, Cocotte, si c'est inconscient, en fait, qu'est-ce que je peux bien y faire ? Ou encore, ouais, c'est encore pire qu'avant, maintenant j'ai cette info et cuide, cuide.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ça, en fait. La première étape, elle est là. Elle est que prendre conscience de nos lunettes, de notre cadre de référence, ça nous permet de... Tu vois, passer une petite lingette sur ce verre, de le rendre un peu moins... Oui, c'est ça ! de le rendre un peu moins imprégné. Ça nous permet de voir plus clairement et de réaliser que notre perception, ça n'est au minimum pas la seule réalité. Je sais que pour nous, ça peut sembler tout à fait une évidence, mais pour beaucoup, la perception qu'on a de la réalité, c'est la réalité. Il y a vraiment une distinction à faire entre les deux. Et prendre conscience de nos croyances et de nos valeurs, c'est déjà un grand pas vers une meilleure compréhension de soi et des autres. Et aussi vers une plus grande liberté, moi, j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Oui, et tu vois, cet épisode, c'est déjà à ça qu'on essaye de contribuer, grâce à l'épisode, c'est ça que je veux dire si je parle français, un peu mieux. En fait, le premier pas, c'est déjà, comme bien souvent...
- Speaker #0
Savoir qu'il existe une différence.
- Speaker #1
Voilà, et l'accepter parce que c'est bousculant. C'est bousculant quand même. Et puis, il est aussi utile de s'ouvrir à d'autres perspectives que les nôtres. Et donc... faire le choix de s'activer pour élargir son champ de vision. Un peu pour élargir ses lunettes. Qu'est-ce que je peux faire ? Je peux lire des livres, je peux regarder des documentaires pour en apprendre plus sur un certain nombre de sujets. Je peux évidemment rencontrer des personnes qui ont des avis différents, des cultures différentes, une histoire différente. Échanger avec des gens qui, je vais le savoir consciemment, parfois, parfois pas, mais qui ne partagent pas nécessairement mon point de vue. Mais ce que je veux dire, c'est le faire, soit parce qu'on le sait, soit en cours de route quand ça se passe, plutôt que de dire c'est désagréable, c'est quoi ces visions. Dire ok, on a une vision différente, c'est ok, il n'y a rien de mal à ça. Et surtout, qu'est-ce que je peux tirer de sa vision ? Est-ce qu'elle peut amener de la nuance dans la mienne ? Est-ce qu'elle peut ouvrir mon champ de vision ? Voilà, ça c'est vraiment quelque chose, je pense, d'utile quand on veut faire ce pas de côté.
- Speaker #0
Moi, j'ajouterais aussi qu'on peut se rappeler ce point-là pour simplement lâcher la pression. C'est probable qu'une partie de nos besoins ou de nos exigences proviennent d'une vision du monde qu'on a totalement construite et dont on peut choisir de s'éloigner un peu, de se libérer, au moins partiellement. Moi, je dis souvent, le cadre et les règles, c'est fait pour savoir à quel point on s'en éloigne.
- Speaker #1
Moi, j'ai un exemple assez simple d'une personne qui m'est très proche et qui se reconnaîtra certainement, mais que je ne citerai évidemment. pas, c'est quelqu'un qui fut un temps ne voulait pas aller dans un magasin alimentaire à, donc au Deleuze par exemple, avec un sac de course du Carrefour. C'est ça. Ce qui est embêtant, surtout à cette époque qui, maintenant c'est toujours le cas, mais il fut un temps où on commençait à accumuler un peu ces sacs qu'il fallait acheter. Donc dans ton coffre, t'en as plein de tous les magasins où tu vas et tu sais pas ce que t'as avec toi ou pas. Et donc c'était pas ok pour lui, vraiment dans sa vision du monde, parce que c'était un peu, dans ses croyances donc... un peu un signe de déloyauté, de défiance. Une marque de non-respect, alors que c'est une valeur fondamentale pour cette personne. Évidemment, sinon, il s'en ficherait un peu.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Et donc, d'ailleurs, peut-être que certains d'entre vous se reconnaissent avec un sourire en coin pendant que les autres se disent Oh, quelle idée, c'est un peu fou, on a déjà assez de contraintes comme ça, qu'est-ce que je vais aller mettre comme contraintes de plus ?
- Speaker #0
En plus, oui, c'est ça. Et quand on est beaucoup à changer notre vision de quelque chose, ça devient encore plus facile pour tout le monde. Quand on est dans cette idée de se remettre en question sur nos visions et de partager autour de ça, ça devient plus flexible, plus agréable, plus normal, en fait, ça devient une nouvelle norme. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Elle est plus intéressante parce qu'on est en train de passer un peu à un niveau... au niveau 2 tu vois le niveau 2 du jeu entre guillemets qui est bien puissant il faut dire parce que par exemple tu vois les crises classiques des enfants de 2 ans le terrible coup qu'on n'évoquait pas il y a quelques années en tout cas je ne sais pas si c'est parce qu'on ne s'y intéressait pas nous comme on n'était pas oui peut-être mais c'est vrai que de savoir que ça existe et que c'est normal ça change la vie mais ça change la vie ça fait du bien de dire ok parce qu'en échangeant avec d'autres parce que les gens qui peuvent prennent la on ne peut pas prendre la parole offre une autre vision de la situation. Tu te dis, ok, donc ce que je vis et ce que je crois dans ma vision du monde, typiquement, je vais caricaturer, mais c'est, ah ça y est, je suis un mauvais parent, j'ai échoué, car mon enfant fait une crise, quelle honte, ça pourrait être ça. Et l'inverse, enfin l'inverse ou le corollaire, c'est, je suis dans un magasin, je vois un enfant de deux ans faire une crise et je regarde d'un air réprobateur le parent qui ne sait pas gérer son enfant. Quand t'es passé par là de un et que tu as entendu d'autres visions, Et que du coup, tu as pu changer ta propre vision. Pour toi, c'est plus cool. Et puis moi, je regarde les autres. Soit je l'ai fait exprès de ne pas regarder du tout maintenant, soit je regarde vraiment avec un air de... T'inquiète, on passe par là, c'est normal, tout va bien.
- Speaker #0
Et donc plutôt que de te figer sur le problème, tu cherches des solutions, tu commences à t'activer sur quelque chose que tu sais être possible, normal, partagé par d'autres. Donc ça te mobilise tout à fait autrement, de manière beaucoup plus constructive. Et on peut aussi se rappeler que notre vision du monde, justement, elle est malléable, elle est évolutive. Et ça peut être vraiment libérateur de se dire ça. Aujourd'hui, je vois les choses de cette manière-là. Je sais que ce n'est pas quelque chose qui se déconstruit en un claquement de doigts, mais c'est possible. Et on n'est pas figé dans notre manière de voir les choses. Et avec le temps, les expériences, la volonté, on peut aussi ajuster nos lunettes, changer de cadre de référence et faire évoluer ma vision du monde vers une vision qui est plus alignée avec mes valeurs profondes, avec mes aspirations, avec le moi actuel. C'est comme si tu me faisais un... Une mise à jour. Une mise à jour, c'est vraiment le mot que je cherchais. C'est ça. C'est une mise à jour de ton logiciel.
- Speaker #1
Oui. Oui, ça veut dire aussi que tu deviens une version qui se fout un peu plus la paix et qui fout un peu plus la paix aux autres. La fait aux autres. Oh punaise, ça va pas. Qui fiche un peu plus la paix aux autres. Parce que justement, tu peux te dire, c'est ce que je pense, ça m'appartient. Je ne suis pas forcément obligée de changer de façon de voir les choses aussi. C'est ça. Mais par contre, je peux ne pas l'imposer aux autres et ne pas l'imposer comme si ce que je pense est forcément...
- Speaker #0
La seule façon de penser.
- Speaker #1
Est-ce que ça se justifie par ce que j'ai expérimenté, etc. ? Forcément, je ne suis pas fou. Ce que je pense, j'ai des raisons de le penser. Mais je ne l'impose pas aux autres. Parce que je peux maintenant mettre de la nuance. Parce que j'ai compris qu'on avait tous des lunettes.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc voilà. J'espère vraiment, et sûrement que toi aussi, toi aussi, que cette discussion sur la vision du monde vous aura éclairé.
- Speaker #0
Interpellé.
- Speaker #1
Interpellé. C'est ça. Et du coup, vous aurez envie de jeter un coup d'œil sur vos propres lunettes, effectivement. Je vous invite à ne pas oublier que chaque petit ajustement, ça peut faire déjà une grande différence dans sa vie quotidienne, dans celle des autres et donc dans les relations qu'on nourrit avec les autres.
- Speaker #0
Tout à fait. J'ai envie qu'on clôture là-dessus. Merci Sarah et merci à vous de nous avoir écoutés. Et évidemment, si cet épisode vous a... plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous et à nous laisser un commentaire ou une note. Ça nous fait toujours plaisir. Et puis, on peut comme ça toucher un public de plus en plus large. On vous dit à très bientôt pour un nouvel épisode de Balance ta vie avec une voix moins malade.
- Speaker #1
J'allais dire, c'était vachement cool de t'entendre avec ta voix. Je veux casser comme ça. Merci d'avoir écouté cet épisode. On a à cœur qu'il vous ait inspiré. Si c'est le cas, pensez à le partager autour de vous, à déposer vos étoiles. et à vous abonner pour ne rien manquer. On se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode et d'ici là, sur Instagram et YouTube. À bientôt ! Voilà, j'ai fait des plays, hein. C'est un début, en vrai, comme ça. Oui, oui. Oh, dans tes yeux, on voit que c'est pas vrai.
- Speaker #0
Quand j'ai une voix de canard, j'ai pas une voix de Barry White.
- Speaker #1
En fait, la chanson, avec la voix cassée,
- Speaker #0
non.
- Speaker #1
Et toi ? Quand tu chantes, c'est pas top, mais quand tu peins, c'est un peu sexy.