- Speaker #0
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Alors bonjour, merci à tous de nous rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît, en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge tu as, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Speaker #1
Bonjour, alors je m'appelle Marie, j'ai deux enfants, deux petits garçons de 5 ans et 2 ans. Je suis infirmière initialement, mais j'ai arrêté de travailler à la naissance de mon premier enfant. Du coup, je l'ai fait assistante maternelle et j'ai aussi créé mon entreprise d'accompagnement à l'allaitement et tout ce qui touche à la périnatalité. C'est un beau projet. Voilà. Et je suis mariée à Jonathan. On a déménagé il n'y a pas longtemps. On habite dans une belle maison en Haute-Savoie.
- Speaker #0
Voilà. Ok, super. Parfait pour les raclettes, ça.
- Speaker #1
Exactement. C'est la saison.
- Speaker #0
Pour commencer, je vais poser la question que je posais à tout le monde au début du podcast. Est-ce que tu avais pensé accouchement dès le début de ta première grossesse du coup ? Est-ce que c'était quelque chose qui te stressait ou pas particulièrement ?
- Speaker #1
Alors initialement, comme je disais, je suis infirmière et je travaillais en néonate. D'accord. Je baignais un peu là-dedans. Et du coup, pour moi, le 100% de ce que je voyais en néonate, c'est le tout petit pourcentage de ce qui se passe mal. Donc j'avais beaucoup d'appréhension, mais à la fois, je savais aussi de quoi on était capable et j'avais quand même envie de me tourner vers du naturel et de me dire, laisse un petit peu tes... tes appréhensions et tout ce que tu as vu à l'hôpital de côté, ce n'est pas le 100% de ce qui se passe, même si pour moi, c'était presque une évidence. Au début, je me disais, forcément, il se passait quelque chose. Pour mon premier accouchement, en tout cas. Après, une fois qu'on en a déjà vécu un, c'est toute autre chose. Et là, du coup, en plus, je ne travaillais plus depuis trois ans et demi. En tant qu'infirmière, je n'étais plus en néonate, donc du coup, ça m'a permis de prendre du recul et de voir que dans la majorité des cas, ça se passait bien et que je pouvais être actrice de mon accouchement, qu'il n'y avait pas besoin de surmédicaliser. Un petit peu de déformation professionnelle. Au début, je voulais vraiment être dans une maternité qui pouvait tout faire pour réanimer le bébé, la maman, alors qu'en fait, il n'y a pas besoin de tout ça. Il fallait juste déstresser un petit peu.
- Speaker #0
J'ai toujours demandé comment l'infirmière qui travaille en EHMET arrive à se lancer elle-même dans un projet à bébé. Parce que tu vois tellement de choses et tellement de choses pas cool.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. On arrive quand même à faire la part des choses et puis on voit des choses pas cool, mais on le sait que ce n'est pas la majorité de ce qui se passe, mais on a quand même tendance à y repenser quand ça nous touche, nous. La moindre échographie, par exemple, s'il bug sur quelque chose, le gynéco, tu vas dire, tu vas repenser à une situation. Donc, c'est vrai que c'est difficile de... de se détacher de ça, mais on y arrive, la preuve, on a quand même toutes des enfants et finalement, ça se passe bien.
- Speaker #0
Ouais. Ok, donc du coup, est-ce que tu te souviens du moment où vous avez lancé Projet Bébé 1 ? Du coup, est-ce que c'était voulu ou pas vraiment ?
- Speaker #1
Oui, c'était voulu. Alors en fait, je faisais de la... C'est rigolo, la petite anecdote, je faisais de la pole dance et... j'étais très accro, je faisais plusieurs heures par semaine et je m'étais dit je vais faire une compète le jour où j'aurai fait une compète c'est ok on peut faire un bébé mais je veux vraiment avoir fait cette compétition et donc j'ai fait ma compétition mi-juillet et mi-août je suis tombée enceinte c'était le déclic quoi j'avais coché cette case et du coup c'était ok pour passer à autre chose et depuis je n'ai pas retouché une barre de pôle et ça ne me manque pas du tout alors que je faisais 6-7 heures par semaine quoi
- Speaker #0
C'est une étape, tu as tourné la page quoi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok, et alors comment s'est passée cette première grossesse ? Tu n'as pas eu des symptômes particuliers ?
- Speaker #1
dans l'ensemble mes deux grossesses se sont super bien passées j'ai adoré être enceinte j'ai eu des nausées comme tout le monde presque mais rien de méchant et tout s'est très bien passé jusqu'au terme je l'ai adoré être enceinte et je comprends pas qu'on puisse pas aimer ça tellement moi ça s'est bien passé tu as vraiment vécu ça très bien et
- Speaker #0
C'est épanoui d'ailleurs, vu ton orientation professionnelle maintenant, je pense que ça a été une vraie révélation.
- Speaker #1
C'est ça, ça a été une porte qui était déjà un petit peu entreouverte avec la néonate, mais qui du coup s'est ouverte encore plus et je me suis dit, c'est là-dedans que j'ai envie d'aller.
- Speaker #0
Et du coup, pour cette première grossesse, est-ce que tu avais suivi des cours de préparation à l'accouchement en particulier ou tu avais suivi des cours classiques ?
- Speaker #1
Ouais, j'avais suivi les cours classiques, donc ceux qu'on a avec la sage-femme, qui sont pas forcément… alors c'était de l'individuel, je voulais pas du tout du collectif, mais du coup avec du recul et avec les cours que j'ai eu pour la deuxième grossesse, je me dis qu'ils n'en serviraient à rien.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, pour ce premier accouchement, tu y allais un petit peu dans l'optique d'un accouchement, si on veut dire classique, médicalisé, ou tu avais déjà commencé à réfléchir à quelque chose de naturel ?
- Speaker #1
Alors je voulais quand même quelque chose de naturel tu vois par exemple je m'étais dit je prendrais pas forcément la péridurale mais c'était tout du peut-être, il n'y avait pas de choses actées, j'étais pas assez sûre de moi justement et mon mari non plus et c'est pour ça qu'en fait quand on s'est retrouvé face à une équipe qui te dit ben non on va faire ça non vous vous mettez pas dans cette position mais plutôt dans celle-là et c'est comme ça, ben en fait on s'est laissé porter, on a dit oui bon d'accord on l'a pas du tout mal vécu parce qu'on avait quand même une équipe super bienveillante enfin... ça s'est bien passé dans l'ensemble, même si avec du recul maintenant, quand on y repense, on se dit Ouais, là, ils n'ont quand même pas respecté ce qu'on avait demandé. Mais on l'a bien vécu et je pense que c'était surtout un manque de confiance en nous et on n'avait pas été assez préparés. On ne s'était pas dit, là, par exemple, nous, on va vouloir telle chose, mais forcément, l'équipe médicale va être un peu réticente, il faut qu'on reste sur nos positions. Non, du coup, on s'est laissé porter. Ça s'est quand même bien passé. Mais pour le coup, ce premier accouchement, s'il était à refaire, maintenant, avec l'expérience qu'on a, il y a plein de choses qu'on modifierait.
- Speaker #0
Oui, vous affirmeriez peut-être plus aussi.
- Speaker #1
Exactement. Autant dire que pour le deuxième, on était là, ouais, si on nous dit ça, on... on répond, on est sûr de nous, on refuse. Tu vois, on était beaucoup plus enseignés et du coup, plus sûrs et prêts un peu à se confronter au médical, en fait.
- Speaker #0
Oui, prêts à faire respecter vos choix et vos envies.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
OK. Bon, alors raconte-moi ce premier accouchement. Est-ce que tu te souviens du moment où tu t'es dit OK, là, je pense que c'est pour maintenant, il faut y aller
- Speaker #1
J'ai eu des contractions qui sont arrivées assez crescendo et qui se sont rapprochées. Vraiment, c'était le schéma classique de ce qu'on dit en cours, en prépa. Du coup, il y a un moment, j'ai dit, vas-y, on part à la maternité. Mais j'étais assez sereine. J'avais hâte d'arriver parce que j'avais envie d'être dans cet environnement médical. pour être vacillée. Mais après, je me disais, mais par contre, je ne veux pas de péril et tout. Tu vois, je vais y arriver, quoi. Puis en fait, arrivé à la maths, je ne sais plus quelle heure, il devait être une heure du matin. Et là, ils m'ont dit, on a un anesthésiste qui est là, mais par contre, c'est maintenant. Après, il ne sera plus là. donc là j'ai dit ok tant pis, péris et déjà là t'as lâché il est venu pile sur une grosse contraction j'ai dit vas-y tant pis, péris du râle et du coup déjà là c'était le premier je pense la première barrière le premier truc qui n'a pas été respecté mais c'était pas grave parce qu'au final même avec la péris ça s'est bien passé et du coup à ce moment là on t'avait examiné quand même pour voir l'ouverture de ton col Oui, on m'avait examinée. Non, je crois que j'étais quand même en début de travail et que du coup, quand elle m'avait dit qu'on n'aurait pas d'anesthésiste, elle m'avait aussi dit qu'il y en aurait pour longtemps. Sauf que je n'avais pas eu une prépa très poussée. Et finalement, même à l'école d'infirmière, c'est des choses qu'on n'apprend pas. Donc, je ne savais pas comment ça allait se passer, jusqu'où l'intensité allait monter. Donc, j'ai dit, vas-y, j'assure mes arrières, je prends la pérille. Et puis, tout n'était pas foutu. J'avais encore plein de... de souhaits pour l'accouchement. Donc, c'était pas grave en soi. Et aujourd'hui non plus, c'est pas grave que j'ai eu la péridurale pour cet accouchement. Au contraire, c'est peut-être ça qui a fait que la deuxième expérience s'est si bien passée, parce que j'étais sereine. Donc, je ne regrette pas, mais on aurait peut-être pu s'affirmer un peu plus.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, où on te l'a posé, tu avais mal ou c'était gérable ?
- Speaker #1
Sur le coup, je t'aurais dit oui, j'avais mal. Après avoir vécu un deuxième accouchement sans péril, je dirais non, en fait, j'aurais pu gérer encore plus longtemps.
- Speaker #0
Ok, bon alors, si on revient à ce premier, donc là, tu as la péridurale. Et c'est une péridurale que tu peux doser toi-même ou elle est directement dosée par anesthésie ?
- Speaker #1
Elle est directement dosée. Alors après, elle n'était pas très, très dosée. Je sentais quand même tout mon corps. Je sentais les contractions. Elles n'étaient pas douloureuses, mais je les sentais. Mais par contre, du coup, j'étais... Le médical... L'infirmière est revenue, tu vois, à ce moment-là. Et genre... la péri, dès que j'entendais la sonnette, comme quoi ça se bouchait, ou comme quoi c'était vide, mais là j'étais en panique, genre la douleur elle va revenir, il faut vite me recharger, il y a vraiment la déformation professionnelle qui était là, et tu me faisais un peu sortir de ma petite bulle, tu es en train de vivre ton accouchement, et donc j'ai un peu été sur le qui-vive de ça, je les ai appelés en disant, la perf elle est vide, il faut remettre, des choses où j'aurais pu lâcher prise, ça serait aussi bien passé.
- Speaker #0
Ouais Et t'étais dans l'hôpital où tu travaillais ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non pas du tout Ok
- Speaker #0
Ouais donc tu connaissais pas les équipes
- Speaker #1
Non je connaissais personne
- Speaker #0
Ok Et alors du coup t'avais quoi comme souhait toi à ce moment là tu te souviens ?
- Speaker #1
Une fois la péridurale posée je me souviens juste que mon seul souhait c'était d'accoucher sur le côté Pourquoi ? Enfin pourquoi si je sais mais c'était vraiment le truc qui me tenait à coeur Après le reste Ok Je n'avais pas d'attente particulière, ni de vouloir que ça se passe bien en fait, mais j'étais assez d'accord sur le fait que, ok, si ça doit partir en César, ce n'est pas grave, c'est pour mon bien ou le bien du bébé. J'avais conscience de tout ce qui peut se passer autour d'un accouchement, donc du coup, c'est ça aussi qui a fait que je me suis laissée porter par l'équipe et que je leur ai fait confiance à 100%. Du coup, non, pas d'attente particulière. Et mon mari non plus parce qu'au final lui il n'est pas du tout dans le milieu et il n'avait jamais vécu d'accouchement donc lui il se laissait encore plus porter.
- Speaker #0
Ouais. Ok et du coup comment ça s'est passé ensuite alors ?
- Speaker #1
Eh bien, du coup, j'ai accouché à 14h30. Donc, autant dire qu'entre la pause de l'apérit et l'accouchement, il s'est passé du temps. Je pense que déjà, ils ont voulu prendre leur pause déjeuner à midi. C'est pour ça que ça a attendu un petit peu. Et à un moment, le gynéco est arrivé un peu comme un cow-boy. Il a dit, bon, allez, maintenant, on y va. Ouais, OK. Moi, je l'ai dit, je veux me mettre sur le côté, sur le dos. D'accord, ce n'est pas grave, sur le dos. Et après, en quelques poussées, il était là, c'est allé super vite et je n'ai pas forcément souffert. J'ai juste un souvenir qui m'est resté très longtemps, un son, j'ai envie de dire. J'avais demandé dans mon projet de naissance à ne pas avoir d'épisio si c'était possible. et pendant longtemps j'ai entendu ces deux coups de ciseaux, ce schlack schlack qui m'a pas été, enfin on m'a pas prévenu et je me suis fait fêter moi les deux coups de ciseaux donc quand je l'ai entendu je me suis dit le salaud il a fait ça quoi mais après voilà j'ai eu mon bébé dans la il y a eu un peu de ventouse parce que j'étais pas sur le côté j'en suis persuadée, il arrivait pas à s'engager mon bassin je suis trop cambré enfin voilà maintenant avec du recul et les connaissances que j'ai je sais que c'était certainement à cause de ça mais Sinon non, à la fin on allait tous bien et puis c'était top, l'équipe de sage-femme elle était géniale, mais c'est vrai que le gynéco pour le coup il a pas du tout respecté nos souhaits, je pense qu'il a même pas lu le projet de naissance et voilà c'était...
- Speaker #0
c'est vraiment le cow-boy qui est arrivé laissez-moi faire exactement,
- Speaker #1
alors après il s'avère que j'ai gardé Gigi Nicolas parce que je l'adore dans le sens où il cache jamais rien s'il y a quelque chose à dire par exemple pendant la grossesse il va le dire, il est hyper franc et du coup je l'ai gardé quand même mais pour le coup pour la deuxième grossesse je lui ai dit les choses tu t'es affirmée aussi et du coup la rencontre avec ce petit bébé Ce gros bébé ? En fait, quand je travaillais en Néonate, on avait tendance à loger un petit peu le bébé, à dire quand il arrivait, il fait tel poids, faire des petits paris entre collègues, des petits paris gentils. Et du coup, quand on me l'a posé sur moi, j'ai fait, oh la vache, il fait plus de 4 kilos. Et la sage-femme qui était là a dit, non, je pense pas, juste en dessous. Je fais, non, bien au-dessus à mon avis. C'était rigolo parce que du coup, il y a eu ce petit challenge avec la sage-femme. et il s'avère qu'il faisait 4,5 kg donc j'avais raison ah oui et écoute la première rencontre a été chouette c'est un petit peu l'avantage du shoot d'hormones c'est qu'on oublie vite tout ce qui s'est passé avant ouais c'est ça et on a direct ma passion pour l'allaitement je pense à aussitôt et aussitôt à toi ouais et puis depuis on s'est plus quitté depuis l'allaitement et moi y'a pas une pause encore ok il y a un deuxième forcément mais non ton rencontre c'était même pas C'était intense, forcément, comme toutes les naissances. Mais je ne pense pas que c'est ce moment-là où je suis tombée amoureuse de mon bébé. C'est plus quand on s'est retrouvées dans la chambre, tous les trois, et que là, tu atterris un petit peu. Mais sur le coup, quand tout est médicalisé, que moi j'étais encore sur le qui-vive de attends, il va me recoudre, et puis la pérille est finie parce qu'elle sonne tu vois, j'étais encore trop dans le… dans le contrôle de tout ce qui se passait autour. Donc, c'est après qu'il y a eu ce coup de foudre et l'amour fou pour mon bébé.
- Speaker #0
L'amour inconditionnel qui t'implante.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
OK. Et alors, du coup, au niveau de ton post-accouchement, au niveau des points, est-ce que tu as eu des soucis, des douleurs, des incompréhensions ?
- Speaker #1
quelques douleurs oui parce que forcément t'as des points donc ça fait un petit peu mal mais non c'est quand même assez vite passé et puis pour le coup je m'étais en néonate on s'occupait un petit peu du postpartum et des mamans donc c'est plein de choses dont j'avais déjà entendu parler je m'y attendais donc il n'y a pas eu de mauvaise surprise je ne dis pas que c'était hyper agréable et que c'était fun mais ça s'est plutôt bien passé et puis surtout je n'ai pas eu mal très longtemps ok
- Speaker #0
Et ton allaitement du coup s'est bien mis en place directement, tu avais déjà des petits tips que tu connaissais pour aider.
- Speaker #1
Heureusement, je pense que j'avais mes connaissances parce qu'à la maternité, on m'a donné des conseils pour lesquels je disais ils sont fous, c'est pas ça qu'on dirait une maman qu'à l'être Après, j'étais un peu sur mon nuage de post-accouchement, donc j'ai quand même appelé des copines dans le doute, des copines infirmières avec qui je travaillais. Toi aussi, tu as l'impression que ce qu'on m'a dit, c'était n'importe quoi, il ne faut pas que je fasse ça, on est d'accord Je pense que heureusement que j'avais ces connaissances, sinon je n'aurais peut-être pas réussi à lancer mon allaitement aussi bien. En fait, le jour où je suis sortie de la maternité, par exemple, on m'a dit Ah bah vous, vous avez un bébé de 4,5 kg, on est dimanche, vous n'allez pas avoir assez de lait, donc prenez des biberons. Et ils m'ont forcé à partir avec des biberons. Sur le coup, j'ai dit Non, j'en aurais pas besoin. ils m'ont forcé à partir avec des buvrons. Et certes, le soir qui a suivi, c'était chaud. Il fallait le mettre au sein tout le temps pour stimuler cette montée de lait que je n'avais pas encore eue. Et je pense que si je n'avais pas eu les connaissances, j'aurais fait quoi ? J'aurais donné un buvron ?
- Speaker #0
Oui, forcément.
- Speaker #1
J'aurais directement mis à mal la mise en place de l'allaitement. c'est ce que je dis maintenant aux mamans que j'accompagne, même quand elles sont enceintes, c'est qu'en fait, ça dépend sur qui en tombe. La mise en place de l'allaitement va dépendre de la personne qui sera là à l'instant T. Et pour le coup, moi, elles ne m'ont pas du tout aidée.
- Speaker #0
oui, quand t'es pleine de doutes que tu viens d'accoucher et que t'as plus beaucoup de chance en toi toi avec un premier enfant t'es confrontée à tellement de doutes que du coup tu peux facilement être influencée et puis mettre en place des mauvaises choses et que ça ne marche pas exactement,
- Speaker #1
donc du coup heureusement que j'avais mes connaissances et mes copines de l'autre côté du téléphone pour me conforter dans ce que je faisais
- Speaker #0
Et du coup, le retour à la maison à trois, tout s'est bien passé ?
- Speaker #1
Oui, super. Ça s'est super bien passé. On avait refusé les visites à la maternité. Pourtant, c'était avant le Covid, mais on avait déjà eu cette idée. Et du coup, on a pu, une fois rentrés à la maison, petit à petit accueillir du monde pour présenter notre bébé. Mais on est restés tous les trois dans notre coton. C'était nous qui étions maîtres du ok, tu peux venir à la maison ou pas On n'a pas été envahis, donc on a pu s'habituer, prendre un rythme. tous les trois et ça c'était cool et je le conseille aussi à toutes les mamans c'est de rester on a le temps de présenter son bébé oui il va grandir a priori il y aura du temps oui alors il y a quel moment que vous avez lancé
- Speaker #0
Projet Bébé 2 du coup ?
- Speaker #1
tiens Maë avait 3 ans un peu moins En fait, on ne s'est pas forcément posé la question.
- Speaker #0
C'était naturel.
- Speaker #1
C'était OK si je tombais enceinte, mais il n'y a pas eu de programmation. Alors, j'allaitais encore. Ça, c'était ce qui a été un petit peu difficile au début de la grossesse parce que j'ai fait une très, très grosse aversion. C'est-à-dire que je repoussais ma haie. C'est très dur à vivre en fait. Quand il t'était, c'est animal en fait. En gros, je suis en train de fabriquer un autre bébé, je ne peux pas en aller faire un autre, il est assez grand. Et du coup, ça a été très dur. Mais du coup, la grossesse a induit le sevrage. Maï avait trois ans. trois ans et un mois, je crois.
- Speaker #0
Et du coup, le fait que ta lettre n'a pas freiné, le fait que tu tombes enceinte, au final ?
- Speaker #1
Non, c'est un mythe.
- Speaker #0
Ok, c'est bon, c'est bon.
- Speaker #1
En fait, vu que j'avais eu mon retour de couche, de toute façon, je pouvais tomber enceinte sans problème. Le retour de couche, il arrive quand les tétés sont suffisamment espacés. Donc, Maëlle... À ce moment-là, ils tétaient surtout la nuit, mais sinon, la journée, ils faisaient quand même des grosses pauses sans téter. Donc, j'avais quand même des cycles réguliers. Et du coup, non, ça n'a pas du tout freiné la mise en place, enfin, le début d'une grossesse.
- Speaker #0
OK. Et alors, cette seconde grossesse, comment ça se passe ? Du coup, toujours aussi bien, pas de symptômes particuliers ?
- Speaker #1
Alors, beaucoup plus de nausées, mais aussi parce que quand c'est un deuxième, il y a le premier à s'occuper et du coup, on ne s'occupe pas que de nous. Donc, ça se trouve, j'en ai eu autant, j'en sais rien, mais elles étaient beaucoup plus... plus difficile à virer bien que Maë et Jonathan mon mari étaient aux petits soins mais voilà c'était le seul côté négatif qui a duré jusqu'au quatrième mois à peu près mais sinon après tout
- Speaker #0
était trop bien comme la première grossesse donc aucune complication c'était génial ok et du coup à ce moment là toi tu te dis cet accouchement ne sera pas comme le premier tu t'es préparé un peu plus du coup
- Speaker #1
C'est ça. Alors en fait, au début, j'avais une sage-femme qui me suivait, avec qui je n'ai pas du tout accroché. Et j'ai dit, bon, en fait, je ne vais pas faire les cours avec elle. Je vais même arrêter les suivis avec elle. Et j'ai une copine qui m'a parlé de... Donc, une copine qui avait accouché à domicile quelques mois avant que je tombe enceinte. Et donc, moi, je trouvais ça trop courageux de sa part, un peu fou, parce que j'avais encore mes petits démons de néonates.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et elle m'a dit, mais fais la prépa à la naissance de Quantique Mama, tu verras, ça va te rassurer sur tous les points qui te tracassent. Effectivement, avec mon mari, on a fait la prépa tous les deux. et lui en fait il était méga chaud pour un accouchement à domicile il m'a dit mais si on accouche à la maison et moi j'étais là non je peux pas il y a deux choses qui me faisaient trop peur surtout une c'était l'hémorragie de la délivrance je sais pas pourquoi c'est le truc qui me faisait trop peur et j'ai dit je peux pas ça sur un accouchement à domicile comment ça va se passer et il m'a dit et du coup on a fait un projet un projet de naissance où vraiment là on était sûr de nous sûr de ce qu'on voulait on s'est dit quand on arrive à la mat on leur balance ça et puis c'était prévu que Jonathan ce soit mon bouclier il était contrairement à la première grossesse et le premier accouchement où il s'est laissé porter là il avait dit non mais t'inquiète je vais te défendre sur ça il était calé sur les hormones sur toutes les phases de l'accouchement ça c'était top mais non je ne voulais absolument pas malgré tout accoucher à la maison donc on s'est dit on va faire un accouchement à l'hôpital mais limite on va dire aux gens de rester en dehors de la pièce on les appellera si on a besoin tu voulais la maison à l'hôpital voilà c'est ça mais quand même tu vois alors après je m'étais renseignée pour la maison de naissance mais j'habite en pleine campagne et je suis pas prioritaire sur la maison de naissance qu'il y a à côté de chez moi J'aurais pu mais il fallait faire des dossiers machin puis je pense qu'il y avait quand même un petit coin de ma tête qui disait non l'hôpital c'est bien
- Speaker #0
et salle nature ou pas ?
- Speaker #1
alors il y avait je me souviens d'ailleurs pour Maë pour mon premier accouchement elle n'était pas dispo quand on est arrivé donc là je me suis dit si elle est dispo qu'elle soit dispo ou pas dispo notre projet il était quand même envisageable j'avais pas forcément prévu d'aller dans l'eau par exemple si ça se présentait à moi peut-être mais voilà je m'étais dit même si on n'est pas dans une salle nature on peut quand même faire quelque chose c'est vrai
- Speaker #0
et au niveau de la gestion de la douleur pour les contractions, le travail est-ce que tu t'étais préparée avec Cantique Mama peut-être ?
- Speaker #1
oui grâce à Cantique Mama franchement je m'étais dit tu vas avoir mal mais toutes les femmes le font donc tu vas gérer après j'étais pas complètement fermée à une péridurale ou à ce que ça parte ou que ça soit médicalisé il y a quelque chose que je disais pas à mon mari c'est que dans ma tête sur la fin de grossesse Je me disais, non mais en fait, vas-y, je lui fais croire que je prendrais absolument pas la pérille, mais peut-être que quand même. Je ne lui disais pas parce que lui, il était tellement, non, tu vas y arriver, tu peux le faire et tout. Donc je ne disais rien et puis j'avais un peu peur parce que je lui avais dit vraiment, même si au moment où je vais te dire on arrête tout et tout, non, il faut que tu continues à me pousser. Et dans ma tête, je me disais, waouh. Terrence on était trop informés et je lui ai dit en lui demandant de continuer à me pousser si vraiment je la veux,
- Speaker #0
comment ça va se passer tu vois moi je vais peut-être l'apprendre c'est sûr que s'il n'est pas au courant c'est compliqué
- Speaker #1
c'est ça voilà donc c'était le petit truc mais je pense que je crois que j'en ai parlé sur la fin de grossesse et il avait dit mais non tu vas y arriver il a été très encourageant et je pense que ça a été le meilleur soutien d'ailleurs il n'y a pas mieux quand le coparent est présent et
- Speaker #0
partage voire même toi c'est même lui qui nourrit le projet de naissance au final c'est ça ok donc du coup il a été quand même armé et au niveau du projet de naissance donc tu n'avais pas forcément de péridural tu avais d'autres souhaits
- Speaker #1
Je crois... En fait, c'était que notre volonté du moment soit respectée. On n'avait pas de souhait particulier. Alors s'il y avait encore ces deux bruits de coups de ciseaux qui me hantaient, que je ne voulais absolument pas, Jonathan, il était prêt à s'énerver et à intervenir, en tout cas, s'il voyait quelqu'un sortir des ciseaux pendant l'accouchement. Mais on n'avait pas forcément d'attente particulière. On savait ce qui pouvait se passer. On savait... comment on voulait que ça se passe, c'est-à-dire le plus naturellement possible, mais on était quand même ouvert à toute modification de notre projet. On n'était pas arrêté sur quelque chose de très fixe et très ordonné.
- Speaker #0
Ok, donc le grand jour arrive, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors en fait, c'est le jour du terme. J'ai rendez-vous à la maternité parce que jour du terme et que je n'ai toujours pas de contractions. Et voilà, il faut faire un petit check. Donc je me rends à la maternité. Je crois que j'avais rendez-vous à 10h, 10h30. Et la sage-femme m'examine. Elle me dit non, votre col est complètement fermé. Ce n'est pas pour le jour de vie. Je fais ouais, j'ai eu quelques petites contractions cette nuit, mais pas du tout douloureuses. Parce que pendant ma grossesse, moi, zéro contraction. Enfin voilà, du coup, ça commençait à devenir un peu dur mon ventre. Je dis ouais, j'ai eu des contractions, mais j'ai pas mal. et dans le couloir je croise le gynéco qui me dit mais venez je vous fais une petite écho comme ça vous n'êtes pas obligé de revenir à intervalles réguliers si on voit qu'il y a plein de liquide on se rappelle et on évalue parce que j'habite quand même à 40-45 minutes de cette maternité donc il me fait une petite écho il me dit non non il y a plein de liquide il n'y a pas de problème, le col est hyper fermé c'est pas pour aujourd'hui, vous pouvez rentrer chez vous Donc on rentre chez nous, puis il nous dit éventuellement de rappeler dans 48 heures et on verra si on se redéplace ou si on attend encore un peu en fonction de comment je me sens. Et donc on monte dans la voiture, puis là je commence à avoir des contractions qui me font un peu mal. Je me dis mais bon, c'est rien quoi, ça me crée un peu...
- Speaker #0
Tu es un peu fatiguée.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et puis le trajet en plus, il y a eu la voiture, je me dis que c'est certainement ça. on s'arrête sur la route pour prendre à manger parce qu'il était midi donc on se dit on va se prendre des petits sandwiches et puis on va aller manger à la maison il y avait ma maman qui gardait Maë donc on ramène à manger pour tout le monde et quand Jonathan s'arrête pour prendre les sandwiches là il était un petit peu long à commander et je fais ouais là quand même comment ça se rapproche c'est bizarre mais bon j'avais quand même cette cette notion, le gynéco venait de me dire c'est pas pour aujourd'hui, donc pour moi si le gynéco le dit,
- Speaker #0
c'est pas pour aujourd'hui c'est toujours cette passion ce respect pour le médical c'est ça, c'est dingue quand on le dit,
- Speaker #1
c'est comme ça alors qu'aujourd'hui, maintenant avec du recul, je me dis mais il avait tout faux et donc on rentre à la maison là mes contractions sont quand même de plus en plus rapprochées et intenses ma maman commence à avoir un regard inquiet genre mais t'es sûre ? Ouais ouais je vais manger mon sandwich enfin tu vois je l'y tenais à mon subway j'avais trop la dalle quand il est question de manger tu vois c'est prioritaire je pense que la moindre petite envie on y va Et du coup, on est sur la terrasse en train de manger et d'un coup, je fais waouh j'entends un claque et j'ai fissuré la poche des os. Donc là, on se dit bon, on y va, mais tranquille J'avais des contractions bien intenses quand même. À chaque contraction, je ne parlais plus, je me mettais dans mon... dans ma bulle et puis j'attendais que ça passe et voilà Maë était au petit soin, vous partez donc il m'amène un oreiller à prendre dans la voiture il me dit qu'on est pas confortable, genre trop chou on lui offre une petite boîte avec des petits cadeaux parce que c'est la première nuit qu'il avait passé sans moi parce que je me doutais bien que j'allais passer la nuit à la maternité et et on repart et là au moment où on part on a quand même pris notre temps pour préparer la voiture et tout il faut savoir qu'on avait une nouvelle voiture donc Jonathan a été très prévoyant, il a mis des serviettes parce qu'il ne voulait pas que je tâche la voiture vu que j'avais fissuré la poche et du coup on part et au moment où il recule en fait je vois ma maman avec Maë dans le cadre de la porte
- Speaker #0
Elle a un regard assez inquiet. Lui, il a l'air tout excité. Je vais rencontrer mon petit frère. Et là, dans ma tête, je me dis est-ce qu'on ne resterait pas là ? Et puis, je vois ma maman et je dis non, on y va. On ne peut pas rester là. Je ne suis pas dans un environnement. Je ne suis pas dans ma bulle. On s'en va, on verra.
- Speaker #1
Tu l'as quand même pensé jusqu'au dernier moment. Est-ce que je ne fais pas la maison ?
- Speaker #0
En fait, je me suis dit est-ce que ce n'est pas trop tard pour y aller ? Oui. mais bon on était enfin je sais pas ça faisait genre deux heures qu'on avait vu le gynéco enfin voilà je trouvais ça très rapide et là je l'appelle quand même la maternité je leur dis on est en route mais j'hésite il y a une autre maternité qui est plus proche de chez moi où je voulais pas accoucher je dis à cette femme j'hésite à aller dans celle-là parce que c'est plus près quand même je me fais non mais vous inquiétez pas ça va aller venez jusqu'à nous et tout donc on prend la route et donc on a nos petits nos 40 minutes de route à faire il y a un village qu'on traverse à côté de chez nous où il y a, je crois, sept ou huit dodanes à l'affilée. J'ai dégoûté ces dodanes. C'est horrible. Encore aujourd'hui, ça se passe dessus. J'en ai des frissons. C'était horrible. Même Jonathan qui essayait de rouler hyper tranquille, de ne pas me secouer et tout. Les dodanes, ça a été le moment horrible pour lui. Et donc, passer ce village, je lui dis, il faut rappeler la maternité. J'ai trop mal, quoi. Je ne sais pas comment je vais gérer jusque là-bas. en même temps j'écrivais à une copine donc à ma copine qui a accouché chez elle et je lui disais enfin je lui disais un petit peu ce qui se passait puis après coup elle m'a dit qu'elle en lisant mes messages elle savait qu'on n'arriverait pas à la maternité ouais elle avait compris donc voilà donc après on s'est mis en la sage-femme est restée au téléphone avec nous et au bout d'un moment ils étaient en staff avec toutes les sages-femmes le gynéco et tout donc on a su ça après qu'au final tout le monde a entendu ce qui se passait et au bout d'un moment je l'entends dire non mais là vu les cris qu'elle fait elle va accoucher dans la voiture et c'est vrai que dans la prépa de quantique maman elle dit qu'on va faire des vocalises et tout et moi j'étais là non mais moi je suis pas comme ça je ferai jamais ça et en fait ouais j'ai fait des cris d'animaux complètement et du coup elle a dit à mon mari bah là faut vous arrêter et lui il était ah non non non on va y arriver on va y arriver on va pas s'arrêter et là je lui ai dit si si on s'arrête donc il s'est arrêté sur un au bord d'un lac où on va souvent se promener avec Maëlle enfin c'est genre notre balade favorite surtout pendant ma grossesse donc c'est rigolo et il faut savoir que je l'avais dit à ma sage-femme la veille ou l'avant-veille j'ai trop peur d'accoucher dans ma voiture et
- Speaker #1
Ok, comme quoi ça...
- Speaker #0
Elle m'avait répondu, t'inquiète pas, on n'accouche pas là où on ne se sent pas bien. Et je lui avais dit, ouais, mais on a une nouvelle voiture, je l'adore. Puis elle avait rigolé, elle m'avait dit, non mais t'inquiète. et ma deuxième peur c'était d'accoucher avec les pompiers parce que je sais que les pompiers c'est pas ce qu'ils font le plus souvent et qu'ils savent pas forcément faire au pire si les gestes d'urgence tout ça mais l'accouchement lui-même je me suis dit je veux pas t'avais quand même peur d'un accouchement trop rapide au final parce que c'est pas ce que tu voulais mais t'as quand même préparé
- Speaker #1
le terrain entre guillemets mais t'avais quand même toutes les peurs
- Speaker #0
tu sais là après tu vois on me répétait souvent ouais c'est un deuxième ça va aller plus vite t'es sûre de la maternité à 45 minutes tout ça enfin tu vois il y a aussi ça qui faisait que t'as entretenu un peu cette peur là pour cette peur si si c'était un peu une peur et du coup on s'arrête la sage-femme était encore au téléphone elle nous a dit après coup que c'était la première fois qu'elle faisait du télétravail et du coup moi j'étais déjà à l'arrière de la voiture je m'étais installée à l'arrière parce que j'étais mieux pour m'étaler dans la voiture
- Speaker #1
à ce moment là les douleurs étaient comme ingérables,
- Speaker #0
est-ce que t'arrivais à te concentrer sur ce que t'avais appris ouais carrément en fait j'étais dans mon truc la sage-femme au téléphone à peine, je l'entendais quand j'avais une question à lui poser j'entendais sa réponse mais sinon tout ce qu'elle a dit avec Jonathan je ne sais pas ce qui s'est passé j'ai eu des moments en fait où je sais enfin des moments qui sont où j'ai été lucide j'ai envie de dire par exemple à un moment je vois deux mamies passer devant ma fenêtre et j'ai eu envie de leur dire mais barrez-vous en fait vous n'avez rien à faire là mais sinon en dehors de ces deux petites mamies j'ai l'impression qu'on était tout seul alors que non il y a une vie hyper passante enfin c'est alors on était tout seul il n'y avait personne autour de la voiture mais je pense qu'il s'est passé plein de choses autour et quand on a reparlé avec Jonathan derrière on a écrit tous les deux un récit d'accouchement et on n'a pas du tout vécu la même chose Moi j'avais l'impression d'être dans ma voiture entièrement vide teinté, hyper grande, alors que lui non, il était bien au bord d'une nationale.
- Speaker #1
Avec la voiture qui était bien sans vide teinté.
- Speaker #0
C'est ça, avec les sièges qu'elle est stachée, tu vois, plein de choses. Voilà. Et du coup, cette femme, elle dit, de toute façon, vous n'arriverez pas à la maternité. Et là, des mots de longtemps, j'appelle les pompiers. Et là, j'ai fait, ouais, non, elle appelle les pompiers, c'est pas possible. Donc, elle demande où on est garé et tout. Et puis, elle me demande de toucher si je sens la tête. Et effectivement, je lui dis, oui, je sens la tête.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
et donc là je commence à je commence à pousser parce que de toute façon là ce qu'elle dit ou ce qu'elle dit pas je fais ma vie t'es dans quelle position toi à ce moment là pour favoriser Je suis à quatre pattes sur la banquette arrière. OK. Avec la tête contre la vitre, justement, où c'est là que j'ai vu les mamies passer.
- Speaker #1
OK, c'est vraiment mon critique, elles sont passées en plus.
- Speaker #0
Et puis en fait, elles étaient un peu curieuses parce qu'elles m'entendaient chanter. Enfin, voilà. Elles ont regardé, mais franchement, elles ne se sont pas intervenues, elles ne se sont pas arrêtées ou quoi. Mais moi, j'ai cette image de ces deux petites mamies qui a duré une fraction de seconde et qui m'a gonflée. Oui. en fait je pense que c'était un peu le non mais barrez-vous vous allez me faire sortir ma bulle je suis trop bien barrez-vous et du coup la tête était sortie et Jonathan était au téléphone avec la sage-femme je sais pas exactement ce qu'il disait et là moi je me suis dit ok là c'est la pause et je l'ai vraiment pris comme une pause sauf que la sage-femme à l'autre bout du téléphone elle disait non le bébé il peut pas rester avec la tête coincée là il faut pousser madame il faut pousser je lui ai dit non, non moi je prends ma pause rires et en fait il y a eu des moments de lucidité où je lui ai parlé parce que même avant que la tête sorte peut-être après je ne sais plus je savais qu'il y avait ce moment où on a l'impression qu'on va mourir et tout mais je ne le vivais pas donc en fait au bout d'un moment je me suis dit je vais mourir c'est juste pour savoir où j'en étais enfin je ne sais pas c'était bizarre un petit peu comme question tu essaies de faire les étapes en fait tu savais qu'il faire les têtes du coup tu dis je vais la faire là la meuf qui n'arrive pas trop à lâcher prise quand même mine de rien et du coup elle elle m'a répondu mais non allez vous allez y arriver et là ça m'avait redonné un coup de boost mais là quand elle me disait faut pousser moi j'étais dans ma pose, même Jonathan il savait que cette pose elle était normale c'était pas grave donc il lui disait oui oui vous inquiétez pas genre c'était toi on gère en fait et en fait avant l'arrivée sur le parking où on était c'est une grande ligne droite de là où arrivaient les pompiers et d'un coup j'ai entendu la sirène et là j'ai dit je veux pas coucher avec eux, je veux pas je veux pas je veux pas
- Speaker #1
C'est pas de la pause, là.
- Speaker #0
C'est ça. Alors, la sage-femme au téléphone disait aussi qu'il faut qu'elle se mette sur le dos et tout, mais j'étais là, mais comment tu veux que je me mette sur le dos ? Enfin, j'ai une tête entre les jambes, je ne peux pas.
- Speaker #1
C'est compliqué.
- Speaker #0
Il s'avère que j'ai réussi à me mettre sur le dos parce que je n'avais pas assez de place. Pour le coup, j'étais trop mal installée. J'avais un pied qui était par terre et un pied qui était sur la banquette, donc mon bassin était déséquilibré et ça ne le faisait pas. Donc, j'ai réussi à me mettre sur le dos et je donnais tout. Les pompiers se garent. donc je le vois mais tu vois ça reste quand même assez flou ça Jonathan est dans la portière enfin tu sais dehors mais portière voilà et en fait là alors j'ai une image mais un peu débile je sais pas ce qui m'est resté dans la tête Jonathan il me dit ça s'est pas passé comme ça en gros j'ai l'impression qu'il y a plein de petites têtes de pompiers qui ont popé tout autour de lui t'es genre alors
- Speaker #1
en fait non il n'y en avait qu'un en fait c'était un phobie des pompiers tu t'es dit il y avait trop de pompiers là non ?
- Speaker #0
je sais pas en fait il n'y en avait qu'un après il y en a eu plein autour de nous mais voilà et en fait quand il est arrivé il a tendu les mains et il a attrapé loup vraiment c'était terminé il a rien eu à faire donc j'avais coché ma case de j'ai pas accouché avec les pompiers c'est bon c'est fait au niveau d'avoir fait la voiture au moins c'est sans les pompiers super et donc il a mis un petit temps à pleurer donc tu vois les pompiers ils étaient un peu genre faut qu'il pleure faut le frictionner et tout un peu le stress alors que moi j'étais genre qu'est-ce que j'ai fait pas du tout stressé hyper détendu donc après ils me l'ont donné je l'ai directement mis au sein Et après, il a fallu gérer la logistique dont on fait sortir cette maman de la voiture pour la mettre dans le camion.
- Speaker #1
Les pompiers,
- Speaker #0
au début, ils étaient là tout seuls. Ils ont vu qu'on était assez sûrs de nous, qu'on gérait la situation. Ils ont vu qu'il y avait la sage-femme au téléphone. Donc, ils ont été un soutien. Et ils ne sont pas intervenus médicalement. Après, le SMUR est arrivé, et là, ça a été autre chose. Le médecin du SMUR, encore le médecin cow-boy, qui est arrivé direct, ses gants stériles, ses ciseaux, et là, Jonathan, il a fait stop, vous ne coupez rien. Et là, elle dit si, si, on va couper le cordon. Jonathan, il a fait non. Elle dit mais pourquoi ? Donc, il lui explique tous les... Enfin, un petit peu sur la défensive quand même, mais il lui explique pourquoi, et pourquoi on ne veut pas, et pourquoi il faut attendre, et voilà.
- Speaker #1
Pour absorber tous les nutriments, pour que... Voilà.
- Speaker #0
Ils arrêtent de battre, en fait. Et elle finit par dire, passez-moi la sage-femme au téléphone, je vais lui demander. La sage-femme, elle dit, ils ont tout à fait raison, laissez-les, c'est pas grave si le placenta est encore... Enfin, si le cordon n'est pas coupé. Et si le placenta est expulsé, ok, s'il l'est pas, c'est pas grave, on s'en chargera quand elle arrive à la maths. Donc, la nana du SMUR se détend un petit peu. Après, ils ont voulu faire une glycémie à loup, alors qu'il était né il y a deux minutes. Je fais, mais faites-la à moi, la glycémie, plutôt que de le piquer lui. Enfin, on a le même sang pour l'instant, je veux dire. La glycémie, elle est la même.
- Speaker #1
Il a encore venu à moi, là. Du coup, ça va.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Et en fait, ils ont voulu faire du médical direct. Alors après, j'aurais fait pareil à leur place. Mais là, j'étais de l'autre côté et je voulais qu'on me laisse tranquille. et donc sur le coup Jonathan il fait non non mais c'est moi qui l'emmène à la maternité vous la mettez pas dans le camion, là je le regarde je me dis mais ça va pas bien, je suis trop mal installée tu me laisses aller dans le camion et donc ils me alors ils sont c'est rigolo ils sont montés je crois qu'il y avait 4 ou 5 pompiers dans la voiture pour réussir à mettre le drap sous moi pour me tirer ils ne veulent pas que je me lève c'est d'ailleurs comme ça après qu'on a annoncé la naissance on a dit aux gens à votre avis combien on fait monter de pompiers dans un 5008 c'était 5 dans le 5008 c'était marrant et du coup je monte dans le camion et là il n'y a plus mon bouclier avec moi et donc la médecin du SMUR toutes les deux secondes je l'avais à regarder le cordon et faire c'est bon il ne bat plus et là il a fallu que je sorte de ma bulle et que je me défende un petit peu toute seule de ce que je voulais donc je lui ai dit plusieurs fois non on coupe pas elle regardait sous le drap le placenta est toujours pas sorti vous pouvez me demander je sais ce qu'il se passe dans mon corps donc heureusement que j'étais aussi assez sûre de moi et que j'ai réussi à défendre un peu mes idées après les pompiers qui étaient avec nous ils étaient trop cool il y en a un il faisait très très chaud dans le camion de pompier parce que déjà il voulait pas mettre la clim parce qu'il y avait un tout petit bébé on était le 13 septembre donc il faisait encore très chaud et du coup au bout d'un moment il y a un des pompiers qui se met à parler en Chimaoré donc la langue qu'on parle à Mayotte et j'ai travaillé à Mayotte et du coup là ça a cassé une barrière et je le regarde je lui fais waouh mais on a travaillé au même endroit et en discutant en fait l'atmosphère s'est détendue et la médecin du coup s'est un petit peu effacée parce qu'elle s'est rendue compte qu'on était toutes dans un bon tous dans un bon mood et qu'elle elle était là juste avec ses ciseaux et quand est-ce que je fais un truc à couper le cordon En fait, elle a servi à rien et je pense qu'il y avait cette frustration de ouais, j'ai rien fait Donc voilà, on est arrivés à la maternité avec encore le placenta dans moi et le cordon pas coupé. Donc petite victoire.
- Speaker #1
Ouais, t'as réussi à tout faire.
- Speaker #0
Et là, grosse joie aussi de revoir Jonathan parce que du coup, il nous a suivis en voiture. les pompiers lui ont dit nous on va rouler vite mais vous vous prenez votre temps vous faites pas le fou enfin voilà donc il est arrivé un petit moment après moi et j'ai eu ce moment de mais il est où quoi parce que ça a été trop dur pour moi de me défendre comme ça auprès de la médecin dans la j'avais envie de relâcher prise en fait de me redire allez c'est bon il peut plus rien m'arriver il a été un peu sur la défensive et du coup j'étais très contente de le retrouver et puis même parce que quand je l'ai vu on s'est redit, waouh, qu'est-ce qu'on a fait c'était ouf et quand on est arrivé à la maths il s'avère que la sage-femme qui était au téléphone avec nous nous accueille et c'était la même qui était là pour l'accouchement de Maï, donc c'est rigolo d'accord et donc elle nous redit c'est rigolo, c'est la première fois que je fais du télétravail on était hyper attendus parce que j'étais venue le matin et donc on nous demande comment s'appelle notre bébé on dit Lou et la sage-femme que j'avais vue le matin s'appelait Lou il y avait plein de petites choses, de petits signes trop mignons et le gynéco arrive et là il fait comme je me suis plantée mais qu'est-ce que t'as fait ? et du coup pareil le gynéco qui avait entendu toute la conversation téléphonique qui était présent finalement à l'accouchement aussi je vous félicite et puis on a pu donc après ils nous ont proposé, j'avais le choix du coup de rentrer chez moi ou pas si je voulais ok tu pouvais rentrer du coup parce que t'avais pas accouché là-bas et en fait je voulais quand même ma petite pause à la maternité qu'on me fasse à manger et tout ça voilà et puis du coup la délivrance du placenta s'est fait une fois arrivée à la maternité ok et donc on a appris quelque chose à la suite de ça c'est que quand le bébé est né ailleurs tu peux choisir le lieu de naissance soit l'endroit où le bébé est né ou alors là où le placenta est sorti Donc on avait le choix, on pouvait choisir où il était né. Bon, on a quand même choisi notre petit bord de lac, on trouvait ça plus cool.
- Speaker #1
Bah oui, c'est beaucoup plus mignon.
- Speaker #0
Et voilà, donc finalement, tu vois, on voulait un accouchement à la maison et à l'hôpital. Et puis du coup, on a fait mi-chemin.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Tu as fait en chemin, en fait. Ok. et du coup est-ce que ton placenta est sortie tout seul ou est-ce qu'on t'a aidé pour le coup ?
- Speaker #0
elle m'a juste demandé de pousser elle n'a pas tiré ou quoi je me souviens qu'elle m'a dit bon allez maintenant on va pousser je lui ai fait non franchement est-ce que je peux me mettre debout pour qu'il tombe tout seul je suis fatiguée je n'avais plus envie elle me fait mais non ça va être super facile et tout et puis effectivement enfin en une poussée le chemin est fait du coup c'est ça
- Speaker #1
Ok, et alors est-ce que tu as ressenti le cercle de feu, par exemple, pendant ton accouchement ou pas du tout non plus ?
- Speaker #0
En fait, quand je repense à mon accouchement, je me dis que c'était intense, mais il n'est pas mal. j'ai pas eu de moment où je me suis dit je vais mourir de douleur pour moi c'était intense et c'était normal après oui j'ai ressenti ce cercle de feu où je me suis dit ouais mais je suis en train d'exploser ouais quand même ça a duré tellement peu de temps et puis et puis en fait j'étais en train de vivre un truc tellement fou tu vois dans ma voiture que ouais en fait j'ai senti ce cercle de feu et je me suis dit ok c'est une des étapes, elle est normale, elle est passée, vas-y on passe à autre chose c'est un peu mais ça a été largement insupportable.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que c'est ta préparation qui t'a permis de vivre aussi bien ?
- Speaker #0
un accouchement très très physio ou est-ce que tu penses que c'est juste que tu t'es faite pour ça je pense qu'il y a un peu de tout je pense que c'est la préparation alors ma préparation mais aussi la préparation de Jonathan parce que clairement il aurait pas été là je pense que j'aurais attendu les pompiers enfin tu vois il y a plein de choses qui se seraient pas passées il est resté d'un calme du début à la fin enfin sur la route il était hyper calme avec du recul il m'a dit j'étais en panique mais il l'a pas du tout fait sentir merci Pendant l'accouchement, pareil, il a été là pour répondre à toutes les personnes qui gravitaient autour de nous, que ce soit les pompiers, la sage-femme au téléphone et tout. S'il n'avait pas été là, ça n'aurait pas été aussi serein. Donc il n'y a pas que la prépa qui a joué. Le fait d'avoir une copine quelques mois avant qui a couché à la maison et que ça se passait super bien et que c'était trop beau son expérience, je pense que ça a joué aussi. et j'avais déjà accouché aussi donc je savais que j'étais capable de le faire j'avais accouché d'un gros bébé donc je n'avais pas cette appréhension je pense que oui il y a plein de facteurs qui entrent en jeu Après ma visite, après la première grossesse, je suis retournée chez le gynéco six semaines après, et en fait, il m'avait dit, Ouais, mais vous, vous êtes faite pour faire des enfants. Tout est déjà remis en ordre. Il n'y avait pas de rééducation du périnée à faire, malgré un bébé énorme. Et du coup, tu vois, ce mot-là, Vous êtes faite pour faire des enfants alors on devrait le dire à toutes les femmes, parce qu'on est toutes faites pour ça, mais je pense aussi qu'il m'a confondue. J'y ai souvent repensé, et c'est une phrase qui est restée un peu dans un coin de ma tête. donc il y a tout ça qui a fait que ça s'est bien passé il y a aussi le fait qu'on est tombé sur des pompiers extraordinaires donc au final je leur en veux pas d'être venus ouais au contraire c'est ça on est resté en contact avec eux derrière, ils ont fait visiter la caserne ils sont venus au 1 an de loup ah oui c'est trop mignon Donc, je pense que tout fait que ça s'est bien passé comme ça. Heureusement qu'il n'y avait pas que la médecin du SMUR qui était là.
- Speaker #1
Oui, parce qu'une équipe de médecins du SMUR, ça aurait été compliqué du coup. Est-ce que Lou était aussi gros que son grand frère ?
- Speaker #0
Oui, 4,5 kg aussi, pareil.
- Speaker #1
Pas même, hein ?
- Speaker #0
Le gynéco n'avait pas voulu nous faire d'estimation de poids parce qu'il avait dit, on sait que vous êtes capables de faire des gros bébés, je ne vous dis rien parce que je vais me tromper. Mais quand on est arrivé à la maternité, il a dit, j'avais vu que c'était un gros bébé. Donc quand je l'ai su que vous étiez en train d'accoucher dans la voiture, il a avoué qu'il avait un peu paniqué quand même.
- Speaker #1
Oui, quand même.
- Speaker #0
je savais que ça n'allait pas passer tout seul alors qu'en fait si,
- Speaker #1
ça passait tout seul et toi au niveau du passage tu n'as pas eu de points, de soucis particuliers ça s'est vraiment fait tout seul ?
- Speaker #0
j'ai eu quelques points, j'ai eu une petite déchirure mais franchement pas grand chose par rapport à l'ampleur peut-être au niveau de l'épidiotomie ça a peut-être fragilisé et bien ouais c'est là que ça a fissuré un petit peu il y a eu deux fissures Mais clairement, le gynéco, il a dit Waouh, mais par rapport à la taille du bébé et les circonstances d'accouchement et tout, c'est rien.
- Speaker #1
Du coup les suites se sont bien passées du coup forcément je pense que vu que t'as pas eu de péridurale et qu'il a tout fait toute seule tout s'est bien passé, remis en place directement
- Speaker #0
Alors après tu vois ça s'est aussi bien remis en place que pour le premier accouchement j'ai pas vu trop de différences mis à part l'épidiotomie qui pour le coup est plus longue à cicatriser mais non ça a été tout simple et hyper fluide les suites de couches
- Speaker #1
Ok, et du coup la mise à place de ton allaitement toujours très simple ?
- Speaker #0
Oui, alors là plus simple, pour le coup à la maternité on m'a vachement laissé tranquille, je leur ai dit que je savais ce que je faisais, qu'il n'y avait pas à venir m'embêter pour l'allaitement et tout, et du coup je pense qu'on m'a plus fait confiance, je me suis plus fait confiance aussi parce que je savais à quoi m'attendre. ça a été hyper fluide aussi j'ai eu des petites douleurs mais je savais quoi faire et ça s'est bien passé après je dis que j'avais personne sur le dos à la mat, c'est faux au vu de l'accouchement qu'on a eu ils m'ont collé une psychologue qui venait deux fois par jour pour me dire vous êtes sûre que ça va ? et moi je lui disais mais oui en fait c'était trop bien laissez-moi tranquille, allez voir d'autres mamans qui peut-être ont choqué, moi c'était trop bien et elle voulait absolument rencontrer Jonathan Jonathan c'est pareil, il était trop fier de ce qu'on avait vécu et voilà c'est juste la psychologue qui a pas arrêté de venir nous voir de peur que ça soit traumatisant pour nous
- Speaker #1
Bon après ça parle d'un sentiment mais c'est vrai que c'est en général c'est plus ça se passe plutôt bien quand c'est comme ça, c'est plutôt la fierté que la peur et l'angoisse.
- Speaker #0
Moi je me suis dit que c'était trop cool mais j'ai pas besoin d'un soutien psychologique ou quoi.
- Speaker #1
Ouais. Et la voiture a-t-elle survécu ?
- Speaker #0
Alors la voiture avait une mini tâche, tu vois, mais en fait, trois fois rien. Donc on l'a fait, enfin en fait on l'avait acheté d'occasion et on s'était dit on fera un nettoyage genre pour avoir une voiture vraiment comme elle. Et du coup, on l'a fait juste après l'accouchement. Mais non, il n'y avait pas rien. C'était, Jonathan avait bien anticipé avec les serviettes.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ce témoignage épique.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
L'accouchement dans la voiture, ce qui, je pense, angoisse et fait rêver beaucoup de futures mamans en même temps.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Merci beaucoup, c'était très intéressant. Et puis le parallèle entre les deux accouchements, effectivement, il n'y a rien à voir.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est un grand écart, mais aucun regret pour les deux. C'est le principal.
- Speaker #1
Tu envisagerais un petit frère ou une petite soeur ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Jonathan serait là et dirait non. Moi, j'aime trop être enceinte, j'aime trop accoucher.
- Speaker #1
C'est la maison du coup. tu vois j'ai encore mes appréhensions ah ouais même si tu l'as fait toute seule comme une grande et que ça s'est bien passé je me dis est-ce qu'il vaut pas mieux à la maison que dans la voiture ça se discute voilà
- Speaker #0
mais on verra l'avenir nous le dira je sais pas en tout cas merci beaucoup à toi merci aussi
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu, n'hésite pas à me laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement et à me laisser un petit commentaire sur Apple Podcasts. Quelques petits instants qui pourront beaucoup m'aider à grandir. Si tu souhaites échanger sur cet épisode ou si tu souhaites toi aussi participer à cette aventure, n'hésite pas à me contacter sur les réseaux sociaux. Les liens sont en barre d'infos. En attendant, je te donne rendez-vous mercredi ou vendredi prochain, selon le jour auquel tu écoutes, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode.