- Rébecca
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Bonjour à tous et merci d'être présent pour ce nouvel épisode. Je vous propose aujourd'hui de découvrir le témoignage d'Elona. Elona a vécu deux grosses surprises. La première, un délire de grossesse où elle n'a appris et compris qu'elle n'était enceinte qu'à 6 mois et demi de grossesse. Et pour sa seconde grossesse, si la grossesse était programmée, elle n'avait pourtant pas prévu que ce seraient des jumelles qui seraient présentes dans son ventre. Nous allons aborder pour ce deuxième accouchement la prématurité. Elle a une grande prématurité, puisque ses filles sont nées à 25 semaines. La césarine en urgence et la néonatologie. Si vous voulez en savoir plus, alors c'est parti ! Alors bonjour, merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, je suis prête à te présenter en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Elona
Bonsoir, alors du coup moi c'est Elona, j'ai trois enfants, j'ai une fille de 4 ans et j'ai des jumelles qui ont 6 mois.
- Rébecca
D'accord, encore une expérience qui est toute fraîche.
- Elona
Oui, oui, oui.
- Rébecca
Ok, alors pour commencer, je vais te poser une première question. Est-ce que tu avais pensé accouchement dès ta première grossesse ?
- Elona
Du coup, pour la première grossesse, c'était un petit peu, même une très grosse surprise, parce que du coup, c'est un déni de grossesse. Je l'ai su à six mois et demi. Donc du coup, tout s'est fait très, très rapidement. tout allait bien au final quand on l'a découvert donc aucun souci là-dessus donc ça c'était plutôt rassurant et puis du coup l'accouchement c'était entre guillemets assez classique j'avais pensé à accoucher par voie basse à terme quelque chose de classique on avait peut-être pensé à une césarienne au cas où c'était pas exclu dans mon esprit que ça pouvait se passer comme ça mais en tout cas un accoutrement plutôt classique pour cette première grossesse.
- Rébecca
Et ce n'était pas quelque chose qui te faisait peur particulièrement au final ?
- Elona
J'avais des appréhensions normales, mais pas non plus de très très grosses peurs. Non, non, ça allait.
- Rébecca
Ok. Alors, est-ce qu'on peut revenir juste un tout petit peu sur ce vilain mot que tu as dit au début, donc dénigre de grossesse sur toi à 6 mois et demi ? C'est quand même pas un petit dénigre de grossesse.
- Elona
Non.
- Rébecca
Comment ça s'est passé justement ? Enfin, ou pas passé ? Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ?
- Elona
Bah du coup, alors en fait, j'avais toujours mes règles. Donc déjà, je ne pouvais pas du tout m'en douter. J'avais toujours mes règles. J'étais sous pilule. Donc du coup, règles et pilules. Bon bah pour moi, je ne suis pas enceinte.
- Rébecca
Vraiment, c'est quand même les deux indicateurs.
- Elona
Donc voilà, je ne me posais pas la question. mais une fois en allant à la douche du coup le papa a remarqué une petite prise de poids mais sans plus ça peut être tout et n'importe quoi et comme on va dire qu'il est assez stressé en général on se dit bon bah vas-y on fait un test au cas où et puis de toute façon ça va être négatif puisque je prends la pilule et j'ai mes règles je fais donc ce test et sans pression on va dire et donc je fais mon petit test je laisse le test poser en attendant qu'il y ait le résultat je mets ma petite musique, je me lave les mains tout tranquillement et puis je vois que du coup c'est positif et là du coup sur le moment je vois le test, j'étais toute seule le papa était un peu plus loin mais du coup je le découvre vraiment toute seule je réagis pas je vois que c'est positif mais je ne réagis pas je rejoins le papa et je lui dis c'est positif et je me mets à pleurer parce que du coup la peur c'était pas du tout prévu pour tout de suite on va dire on savait qu'on voulait des enfants mais pas à ce moment là et donc du coup positif je me mets à pleurer et puis le papa aime toujours rigoler, il a beaucoup d'humour et en fait à ce moment là il me sort bah au moins on est pas stérile sauf que ça me fait pas rire du tout ça me fait pas rire du tout mais bon enfin voilà c'est pas de sa faute, il voulait un peu détendre l'atmosphère on va dire donc du coup je découvre que le test est positif ce jour là je travaillais j'avais un job étudiant du coup je pars quand même travailler je fais mon après-midi entre guillemets comme si rien n'était Entre temps, le papa commence à se renseigner un petit peu sur les démarches, ce qu'il faut faire. On ne savait pas du tout à combien j'étais.
- Rébecca
Vous ne pensez pas une seconde à ne pas le garder ?
- Elona
Si, peut-être. Justement, à 6 ans de sous 3 mois, de toute façon, je faisais encore mes études en plus. J'étais encore en études, 6 ans de sous 3 mois, on ne gardait pas, mais on ne savait pas à combien j'étais. Du coup, ma journée se passe, on se revoit le soir, on a eu rendez-vous chez le médecin, le généraliste. On va le voir et puis du coup, on lui dit que j'ai fait un test de grossesse positif. Et puis, il me demande mes dernières règles, donc vous avez eu deux semaines avant. Et il me dit, c'est bon, t'es pas enceinte, puis si c'est le cas, tu peux toujours aborter, c'est bon, c'est pas grave. Sauf que du coup, mon ventre a déjà gonflé, il touche mon ventre. et il me dit ah bon bah non là vous allez aux urgences demain tranquillement mais vous allez aux urgences quand même demain pour contrôler ok donc le soir on rentre on discute on commence à se dire bon parce que si ça fait plus de 3 mois bon bah du coup forcément on garderait ça fait plus de 3 mois on commence à se poser la question est-ce que si c'est en dessous est-ce qu'on garde quand même ou pas enfin voilà on commence à un peu se poser à en parler le lendemain matin on va aux urgences ils me font des tests donc pipi dans un pot, prise de sang tout ça et puis du coup il y a un interne qui vient ça ça finit quand même une bonne heure avant que je ne sois pas en charge il y a un interne qui vient qui demande à toucher mon ventre et juste en touchant mon ventre il me dit ah bah là vous êtes bien à 6-7 mois de grossesse Juste en touchant en fait, il arrivait à sentir du coup le GBP qui était déjà à combien ?
- Rébecca
Et ton ventre n'était pas sorti, parce que je sais que des fois quand tu apprends un déni, ça sort d'un coup, là ton ventre il était pareil qu'avant.
- Elona
Du coup la veille, vu qu'on avait vu le test positif et qu'on avait été chez le médecin, ça commençait un peu à s'arrondir.
- Rébecca
Oui. Et pas non plus le temps,
- Elona
je l'étais à 7 mois, enfin pas à ce point-là. Mais lui quand il a tout fait, il m'a dit ça. Du coup après il m'a fait une échographie. Et là, du coup, on a vu le bébé en entier, déjà tête en bas, il nous a fait écouter le cœur, enfin voilà.
- Rébecca
On est déjà à 5,5 de grossesse.
- Elona
Voilà, donc un bébé à 6-7 mois, qui allait très bien, qui respirait très bien. il a pas pu nous dire du coup le sexe parce que comme c'est des urgences bah du coup le sexe n'est pas une urgence donc du coup il dit juste le bébé respire bien voilà si on voulait pour avoir d'autres précisions etc il fallait prendre un rendez-vous comme n'importe quelle consultation donc du coup voilà 6-7 mois de grossesse tout allait très bien, il respirait bien et voilà il nous a sorti les petites photos d'une échographie du coup voilà on ressort de l'hôpital on se regarde et on se dit bon bah voilà enfin du coup bah pas le choix y'a même plus la question de l'ongar voilà donc 6-7 mois donc on commence à appeler bah du coup nos familles respectives pour leur annoncer bah ils étaient pas tant surpris voilà bah ils étaient pas tant surpris de ah bah Elona elle est enceinte non ça bon bah voilà c'est entre guillemets une suite logique dans notre couple donc c'était pas tant surpris de la grossesse mais après quand on leur a dit mais par contre ça fait déjà 6-7 mois ah d'accord mais parce que vous ne nous l'avez pas dit avant ou parce que ah bah non non c'est parce que même nous on ne savait pas non plus et du coup s'en est suivi plein plein plein plein plein de rendez-vous pour savoir en fait déjà le sexe comment ça allait puis après le suivi classique d'une grossesse en très peu de temps du coup oui mais du coup jusqu'à les 6 mois et demi, les 6-7 mois où on ne savait pas j'ai vécu normalement en fait j'ai mangé tout ce qu'il ne fallait pas manger j'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas faire parce que je ne savais rien donc au final par chance elle est en bonne santé mais du coup pendant 6-7 mois j'ai fait ma vie comme si ça n'en était et une fois que qu'on l'a su, le ventre est sorti d'un coup. Et puis après, c'était la partie pour les rendez-vous, pour la préparation, l'arrivée, tout ça. Donc ça crée trop de surprises.
- Rébecca
Oui, et tu as réussi du coup à digérer quand même assez rapidement. Tu n'as pas eu une période de deuxième déni, entre guillemets.
- Elona
Non, parce qu'avec le papa, ça faisait déjà un moment qu'on était ensemble, on vivait aussi déjà ensemble. Et au final, on a été, soit par nos familles, par le côté médical, etc., on a toujours été très bien accompagnés, même si c'était un temps très court. Et même nous deux, on s'est toujours soutenus par rapport à ça. Et non, franchement, tout s'est très bien déroulé malgré tout. et non ça non franchement ça s'est bien passé alors que du coup je faisais encore mes études là c'était un peu le côté un peu plus compliqué de gérer mes études et la fin de ma grossesse du coup et du coup le regard des des personnes dans le lycée où j'étais. De voir annoncer à mes copines, à ma classe, le vendredi, je pars de cours, tout va bien. Le lundi, je reviens, je suis enceinte. Ça fait bizarre, sachant que quand on l'a annoncé au Tkano Famille, c'était le 1er avril. ouais d'accord peut-être les femmes ne le croyaient pas ouais c'était voilà mais non non après tout s'est tout s'est très bien passé tout s'est très bien déroulé donc donc tant mieux non non c'était ça
- Rébecca
a été ok d'accord et du coup comment tu arrives à te projeter est-ce que tu tu as quand même le temps de suivre des cours de préparation à l'accouchement est-ce que tu arrives à voilà créer quelque chose quand même ouais
- Elona
concrètement 9 mois et bah oui c'est clair bah du coup quelques jours après le soir dans le lit vraiment me concentrant j'ai commencé à sentir des coups que je suppose je sentais déjà avant mais il n'y avait pas de parce que si c'est mort le bébé il bouge bien donc j'ai commencé vraiment à me concentrer et à ressentir les coups Et puis du coup j'ai fait les cours de préparation assez rapidement aussi. Donc du coup il y avait plusieurs mamans, plusieurs histoires, la sage-femme était vraiment top. C'est pour ça aussi qu'il n'y a pas eu cette peur à l'accouchement parce que les cours étaient vraiment très très bien et il y avait du coup le papa qui pouvait venir aussi. C'était vraiment top. Du coup la peur de l'accouchement je ne l'ai pas trop eu grâce aussi à ces cours-là. Donc voilà. Et puis du coup, la préparation de la chambre, etc. on a été beaucoup aidé par nos familles parce que financièrement, d'un coup tout de suite, voilà, faut qu'on réussisse, sachant que j'étais encore en études, donc commencer à faire la chambre, etc. On a dû déménager aussi, ça je l'avais pas dit, on a dû déménager pour avoir du coup une chambre en plus. Donc, tout dans le speed, mais dans l'ordre et paisiblement, on va dire.
- Rébecca
Oui, vous étiez quand même assez serein, quoi.
- Elona
Oui, oui.
- Rébecca
Ok. Alors, comment se passe cette toute fin de grossesse et comment est arrivé le jour J, alors ?
- Elona
Alors du coup, la fin de grossesse, le début fin, ça s'est très bien passé. Je n'avais pas eu plus de douleur que ça au final quand on l'a su. Je n'ai pas été alitée, je n'ai pas eu de contractions. Alors je sais qu'il y a des mamans, même pour ma deuxième grossesse d'ailleurs, qui ont des contractions avant, mais là, vraiment rien du tout. pas de douleur particulière vraiment rien je sentais juste les coups du bébé et ça c'était vraiment bien mais tout ce qui est négatif je ne l'ai pas eu on va dire et ça s'est passé que on était chez des amis ce soir là des amis très proches donc du coup c'était plus cool on va dire parce que j'ai perdu les os là-bas chez eux donc pour ça des amis très proches c'était c'était Et donc j'ai perdu les os chez eux lors de la soirée qui se passait tranquillement. Je me suis levée, j'ai perdu les os. du coup là un petit peu la panique entre guillemets après j'ai peu eu mal mais du coup c'est impressionnant puis en plus t'es pas chez toi c'est un peu gênant aussi même si on les connaissait depuis un moment et tout mais ouais c'est resté un peu gênant puis tu te dis bon bah ça y est là du coup on y va, on y va pas, on fait quoi ça va être ce soir,
- Rébecca
ça va être demain ça va être après demain t'avais réussi à te déterminer une date de terme du coup parce que tu savais que tu étais plutôt près du terme ou pas
- Elona
Oui, du coup, ils avaient prévu le 25 juin et j'ai accouché le 16. Donc, ils avaient réussi à m'habiter malgré tout ça. Mais du coup, je perds les os chez eux. Du coup, on part direct aux urgences, mais je n'avais pas mon sac ni rien. Donc, du coup, nos amis sont partis chez nous chercher toutes nos affaires. Ils nous ont rejoints après à l'hôpital. pour me déposer toutes mes affaires. Et donc du coup, je suis arrivée. Ils m'ont fait monter parce que du coup, c'était à l'étage, etc. Elle m'a auscultée. Elle m'a demandé si je voulais la péridurale. Je lui ai dit oui, mais pas tout de suite parce que j'avais aucune douleur pour l'instant. Vraiment, j'avais rien de plus. Juste du coup plus la petite peur, la petite appréhension mais pas de douleur donc c'était cool. Donc on m'a mis juste dans une chambre pour patienter.
- Rébecca
On t'a fait un examen pour savoir si tu étais dilatée, si ça c'était bien.
- Elona
Oui oui elle a fait tout ça, la plage des os était bien percée, le bouchon muqueux était bien parti, enfin vraiment tout était en bonne voie mais pas de douleur pour l'instant donc du coup juste la chambre classique en attendant que ça arrive vraiment. donc du coup on est dans la chambre etc et alors je ne peux pas dire combien de temps après mais les douleurs ont commencé à arriver les contractions ont commencé à arriver et donc des bonnes bonnes contractions que du coup j'avais jamais vu jamais eu avant, j'avais jamais ressenti des contractions etc mais du coup grâce au cours de préparation et accouchement je faisais les exercices de respiration qui m'ont beaucoup beaucoup beaucoup aidé et ouais donc dès que ça venait je faisais ma respiration je tenais la main du papa super fort j'étais vraiment concentrée sur mon truc donc ça faisait très très mal mais en même temps j'étais tellement concentrée que ça passait quand même oui je vois et du coup j'ai attendu deux heures comme ça avec les contractions et au bout de deux heures j'ai dit bon bah là c'est bon je veux la péridurale j'en ai marre j'ai mal du coup ils m'ont fait passer en salle d'accouchement du coup avec la péridurale on reste pas dans la chambre classique déjà juste pour traverser de la chambre classique à la salle d'accouchement tout un parcours parce que du coup avec les contractions qui se rapprochaient du coup ils m'installent et tout l'installation aussi c'est compliqué parce que t'as mal on te demande on te demande de t'asseoir, de t'allonger un petit peu, de faire certaines positions, mais que du coup, les contractions arrivent. Donc, il faut essayer à tout gérer en même temps. Puis, le petit stress. Donc, on fait ma péridurale, qui ne m'a pas fait mal. J'ai ressenti juste une toute petite décharge en bas du dos. Mais moi, j'attendais tellement à avoir une douleur immense, parce qu'on en entend beaucoup parler, la grosse aiguille, tout ça. mais du coup j'ai eu juste une petite décharge au final les contractions me faisaient tellement mal que du coup c'était pas grand chose à côté et elle a fait quasi instantanément parce que du coup je me suis allongée on m'a dit dès que vous entendez le petit bip c'est que vous pouvez remettre du produit je pouvais mettre le produit moi-même en fait et du coup dès que j'entendais le bip j'appuyais sur le bouton parce que je voulais absolument pas avoir mal Du coup je faisais ça tout le temps et en fait je me suis endormie parce que j'étais tellement bien, plus de douleur, puis du coup il était 3-4 heures du matin en fait. Donc j'étais fatiguée, on avait fait notre journée, la soirée, voilà donc j'étais fatiguée donc je me suis endormie. Le papa n'a absolument pas dormi du coup parce que tout le stress etc. Mais moi je me suis endormie. on venait me voir toutes les 30 minutes, une heure pour voir à combien j'étais dilatée, etc. Puis à chaque fois qu'on me venait me voir, on me disait, bon, on attend encore une heure, on attend encore une heure, on attend encore une heure. Sauf que du coup, j'étais dilatée petit à petit. Ça se faisait petit à petit en fait, donc c'était long. Et vu que je ne sentais rien, c'était encore plus long. Mais voilà, c'est comme ça. Dès qu'il y avait les petits bips, je m'étais du produit. Je ne voulais absolument rien sentir. Et puis du coup, bah... Après, à bout d'un moment, vers 10 heures, ils reviennent, ils contrôlent. Ah bon, ça y est, là, on va y aller, on va chercher tout le monde, on y va. OK.
- Rébecca
D'accord.
- Elona
Ils se préparent. C'était un homme qui m'a fait accoucher. Ils se préparent. Et puis, comme j'étais branchée, ils voyaient mon rythme cardiaque, etc. Ils m'ont dit Ah là, vous commencez un peu à stresser. Je ne sais pas, un peu, mais c'est normal. Du coup, il va y avoir un rythme cardiaque, etc. et donc du coup il y avait deux femmes je pourrais pas dire leur fonction si c'était des infirmières, je sais pas mais il y avait deux femmes et un homme qui me faisaient accoucher et du coup ils ont commencé à m'installer les jambes que je ne sentais plus à cause de la péridurale je sentais plus rien du tout et au moment de la pousser pour moi je poussais vraiment mais vu que je ne sentais plus du tout le bas de mon corps pour eux c'était entre guillemets pas assez mais moi j'avais l'impression de tout donner puisque j'avais aucune sensation en fait donc je poussais, je poussais etc eux ils voyaient les contractions sur leur écran par rapport à la courbe mais en fait du coup c'est eux qui me disaient ah là il y a une contraction, on y va sauf que je me fiais juste par rapport à ce qu'ils disaient parce que je ne sentais vraiment rien puisque j'avais mis trop de produits donc ça au niveau douleur c'est sûr que j'ai rien senti mais après du coup c'était un peu euh...
- Rébecca
un peu trop il aurait mieux fait que je chante un petit peu quand même et puis t'as pas dû aider non plus au temps qui défilait parce que forcément plus de péridurale égale on allonge le temps de travail c'est ça donc du coup je pousse vraiment je
- Elona
donne tout et je me souviens très bien que lors des cours de préparation à l'accouchement il disait qu'au delà de 30 minutes ils commencent à se dire bon bah c'est zérienne ou pas et donc je me suis souvenue de ça et en fait là le sage-femme les infamères ils disent bon bah là ça fait 30 minutes donc on va on va voir enfin on va commencer à se poser des questions voir ce qu'on peut faire ce qu'on peut pas faire etc du coup je commence à me dire non parce que bah même si j'étais consciente qu'une césarienne était possible bah voilà une fois que je me suis lancée en voie basse voilà je voulais terminer comme ça Et du coup, vraiment au bout de 30 minutes, il me dit ça. Et au final, j'ai repoussé. Il m'a dit Stop, stop, stop, vous ne poussez plus Et du coup, il va y manipuler le bébé qui est en train de sortir, la tête, etc. Et en fait, je n'ai pas eu mal, mais j'ai senti vraiment quand il a attrapé le bébé pour le sortir. Mais vraiment, qu'il le sortait sans avoir mal. donc c'était très bien comme sensation de se sentir bébé en fait de plus de 3 kilos qui sort mais vraiment sans aucune douleur donc du coup pas césarienne même au bout de 30 minutes donc après ils l'ont mis sur moi etc elle a bien pleuré tout de suite je ne voulais pas la couper le cordon etc pas de soucis mais du coup j'ai pas eu de douleur mais ça m'a fait une déchirure du coup que je n'ai pas senti sur le moment. Et donc ça m'a fait une déchirure, mais toute petite, ils m'ont fait un ou deux points, donc c'est vraiment pas grand-chose. Mais du coup, avec la péridurale, je n'ai vraiment absolument rien senti. Et donc ça s'est fait très très rapidement. et donc non après pas de soucis particuliers ils ont beaucoup vu ils ont fait ce qu'ils avaient à faire et voilà le bébé allait bien ils l'ont pesé ils l'ont mesuré tout allait très bien il respirait bien le premier pot à pot etc donc non ce premier accouchement même si on l'a su très tard tout s'est très bien déroulé et les premiers moments avec ce bébé surprise de surprise Bah du coup, le pot à pot qui a duré très longtemps, très très longtemps avant qu'on revienne en chambre. Et en fait, initialement, je voulais essayer au moins d'allaiter. Sauf que du coup, alors je sais pas si ça a joué ou pas, mais vu qu'on l'a su tard, etc. j'ai un peu galéré à l'été. Et du coup, c'était très, très long parce que, vu que c'était à la base mon premier souhait, l'hôpital faisait tout, absolument tout pour que j'allais être. Sauf qu'au bout d'un moment, ça m'énervait tellement, je n'y arrivais pas, le lait ne sortait pas. Et du coup, on m'a gardé un petit peu plus pour que je réussisse à faire ça. Sauf que... quand la colère, quand la fatigue, tout ça s'est mélangé, le lait ne vient pas. Donc le bébé, les premiers jours, le bébé, le premier jour, il a perdu du poids. Oui, c'est bizarre, parce qu'en fait, il têtait, mais il n'y avait rien. Mais les médecins infirmières persistaient à vouloir donner le sein, parce que j'avais dit ça au début. Alors qu'on pouvait passer au biberon, et ce n'était pas grave, j'étais pas non plus déçue, c'était pour essayer. Donc du coup pour l'alimentation c'était un petit peu compliqué parce que du coup on mettait le bébé au sein, on faisait passer une petite sonde dans sa bouche qui était collée à mon sein et avec un tout petit biberon de côté pour stimuler le sein, mais que le bébé boive quand même. Donc du coup l'alimentation un petit peu compliquée. Après forcément les nuits compliquées aussi, mais vu que je n'avais plus la péridurale, toutes les douleurs sont revenues. Et en fait, je ne pouvais presque pas me lever ni me pencher pour prendre le bébé dans le berceau, pour m'en occuper correctement. Quand il y avait le papa la journée, du coup, le papa me l'a donné. Enfin voilà, il m'a aidée. Mais le soir où j'étais toute seule, c'était un peu galère parce que du coup, j'avais très très très mal à cause de ma déchirure. Du coup, j'avais super mal à cause de ça. Donc du coup, vraiment beaucoup de difficultés à me déplacer, à la porter. C'était vraiment compliqué par rapport à la douleur. Et après, je suis restée cinq jours à l'hôpital du coup. Parce que du coup, ils voulaient vraiment que j'allaitte. Au bout de trois jours, j'aurais pu sortir, mais comme ils voulaient vraiment que j'allaitte, je suis restée un peu plus à l'hôpital. Mais du coup, comme c'était avant Covid, on a pu avoir les visites à l'hôpital. Donc, tout le monde est venu. Enfin, ouais, c'est très bien passé. Pas de souci, on a eu de la visite, etc. Du coup, moi, je pouvais aussi voir du monde. Donc, c'était cool.
- Rébecca
Ouais.
- Elona
C'était sympa. Après, du coup, beaucoup de câlins, etc. Emploi à peau contre moi. Et puis... Donc, moi, c'était... à la maternité c'était cool mais en même temps tellement ils ont forcé pour que j'arrive à l'été que ça en est devenu long et fatiguant le bébé est en bonne santé je voulais juste rentrer et voilà quoi ok et du coup votre nouvelle vie à trois se passe bien malgré la pandémie oui du coup on rentre à la maison au bout de 5 jours par chance du coup c'était mi-juin le papa est professeur des écoles donc en fait avec ses jours de congé paternité etc ça a emmené aux vacances scolaires les grandes vacances donc du coup j'étais pas toute seule à la maison donc ça c'était basse C'est bien en fait, c'est pas mal quand on est à deux. Du coup, on a pu passer les deux mois de vacances d'été, tous les deux à trois, enfin tous les deux à s'occuper du bébé. Donc non, ça franchement, c'était vraiment bien pour prendre ses marques en fait, pour que nous on trouve un rythme, pour qu'on apprenne à connaître le bébé, pour que le bébé s'habitue à nous et inversement. Donc non, c'était vraiment bien que ça tombe pas dans les vacances d'été parce que sinon, enfin je connais pas le nombre de jours exacts, mais c'est peu en fait. Si on prend juste le congé classique du papa, c'est pas énorme. Donc là, ça tombait vraiment bien. et du coup généralement le papa durait plus longtemps dans la soirée donc du coup il s'occuait du bébé le plus tard possible et comme moi j'étais plus du matin, du coup je gérais plus le matin ok, bonne organisation mais voilà du coup comme lui il était plus du soir, il traînait plus tard le soir il gérait le soir et moi quand c'était plutôt du matin niveau fatigue etc je gérais mieux le matin donc du coup c'était moi le matin et puis lui plutôt le soir et euh Et puis voilà, on faisait notre petite vie pendant les vacances d'été. Puis après, on a enchaîné le vie avec le travail en septembre. Puis moi avec mes études encore.
- Rébecca
Oui.
- Elona
Donc voilà.
- Rébecca
OK. Oui, du coup, deuxième grossesse. Désirée cette fois-ci. Enfin, désirée. Oui. Pas une surprise cette fois-ci. Non.
- Elona
Non, du coup, deuxième grossesse. Donc on a attendu que la grande déjà aille à l'école. et puis surtout en fait après la première grossesse j'avais mis un implant contraceptif et donc du coup ça dure 3 ans et plus qu'au fond sur la pilule là c'est fini ah oui non je m'étais dit non non je trouve autre chose voilà donc du coup un implant et comme ça dure 3 ans je m'étais dit bon bah au bout de 3 ans je l'enlève soit je reprends une pilule le temps qu'on qu'on soit décidé à vouloir un deuxième enfant ou alors réservatif ou alors on en veut un deuxième et puis voilà c'est le temps de vous décider donc je retire mon implant je le retire en janvier au début on savait qu'on voulait un deuxième enfant on se protège quand même on fait attention et puis un mois après on se dit bon bah C'est parti, on en veut vraiment un deuxième, etc. Donc, on ne se préoccupe plus. Et ça prend tout de suite.
- Rébecca
ça prend le premier soir en gros on ne s'est pas protégé en fait ça va sur ton chien il est vraiment fertile donc du coup vraiment quand on a su la date parce qu'en fait du coup à cause de mon implant mes règles n'étaient toujours pas revenues mon cycle n'était pas revenu donc du coup je faisais quand même des tests de grossesse de temps en temps pour savoir puisque je n'avais pas mes règles pour me pour me signaler que tout était ok. Et donc du coup, quand on a su la date, on s'est dit, ah bon, ça a pris pile quand on a voulu en fait. Et donc du coup, elle s'était désirée, elle s'était attendue. Donc du coup, je fais le test un matin, parce que du coup, j'étais malade. Au début, j'étais malade de l'hiver, on va dire, un petit rhume, etc. Sauf que ça a duré. et puis bon bien bien malade je voulais pas manger l'odeur de la nourriture me dégoûtait enfin vraiment pas un rhume classique on va dire je me suis dit que t'étais pas trop au final vu que t'as jamais fait ça pour la première grossesse parce que j'avais peu de symptômes pour la première donc du coup je me suis dit bon bah j'ai déjà été malade mais pas comme ça donc c'est qu'il y a un truc quand même et puis bah du coup le matin je me réveille et tout je fais mon petit test du coup bah sans stress non plus puisque c'était hum attendu et du coup positif donc trop cool c'était le matin je vais réveiller le papa et je vais dire c'est positif il me dit trop bien c'est chouette c'est super il était content on va faire les choses dans l'ordre dès le début tout est classique c'est bon on le sait on sait que ça fait pas très très longtemps parce que j'ai retiré mon implant un mois avant donc voilà on sait que c'est classique quoi je fais la prise de sang et la prise de sang alors je pourrais pas dire exactement mais il calcule le taux de je ne sais quoi d'hormones bêta HCG et donc du coup il était très très élevé et en fait par rapport au taux je voyais le nombre de semaines ça ne correspondait pas avec le temps qu'il y avait eu entre le retrait de mon implant et le test ça ne coïncidait pas du tout Je me suis dit non mais c'est pas normal en fait parce que j'avais mon implant avant qu'ils me le retirent parce que du coup ils me le retirent sous anesthésie générale, ils m'ont fait une échographie pour voir si j'étais pas enceinte. Donc c'est sûr que j'étais pas enceinte avant mais avec mon implant.
- Elona
C'est certain que l'implant a pas eu une faille quoi.
- Rébecca
C'est ça. Et donc, du coup, on ne comprenait pas. Donc, je reste avec mon taux super élevé à me demander pourquoi. Je trouve une sage-femme, parce que du coup, je n'en avais plus. Enfin, je trouve une sage-femme, je lui montre mes papiers, le taux. Elle me dit, ah oui, effectivement, c'est très élevé. Elle me dit, bah là, du coup, vous êtes bien à 7-8 semaines, je crois, ou un peu plus, je ne sais plus. Et je dis, mais non, ce n'est pas possible, parce que mon implant, je l'ai retiré il y a un mois, en fait. Donc non, ce n'est pas possible. Et du coup, elle ne comprenait pas. donc après réflexion je ne sais pas si elle a pas compris ou si elle a pas voulu nous faire peur parce que du coup après j'ai pris rendez-vous avec un gynéco pour faire une éco de datation ok donc du coup pour l'éco de datation bon bah voilà c'est pour voir un petit point je peux y aller toute seule il va juste mesurer dire s'il y a un coeur qui bat donc je peux y aller toute seule et le papa travaillait donc j'y suis allée sans le papa il se réclame avec une avec une amie et du coup j'y vais j'y vais toute seule dans le dans le cabinet à matin dehors et donc du coup il me fait l'échographie et déjà sur l'écran du coup je vois deux ronds deux petits ronds mais comme je ne sais pas lire une échographie je me dis ça se trouve qu'il y a un bébé et autre chose quelque chose dans mon corps je sais pas Et puis le gynéco me dit félicitations, c'est une grossesse gémolaire Et je ne connaissais pas ce terme à la base. Je ne connaissais pas du tout ce terme. Mais du coup, j'ai vite compris ce que c'était. Il n'a pas eu besoin de m'expliquer. Parce que du coup, on ne dit pas grossesse gémolaire, c'est une grossesse entre guillemets classique. Donc du coup, je ne connaissais pas ce terme, mais j'ai vite capté que c'était deux. En voyant les deux petits ronds. donc du coup voilà puis il reste là dessus il fait son son échographie normale parce que pour lui c'est entre guillemets classique des rendez-vous il en a tous les jours il me l'annonce et puis voilà c'est tout son travail sur le moment du coup je suis toute seule du coup je dis ah bon bah ok c'est cool je ne rajoute pas trop j'écoute ce qu'il me dit tout va bien il y a bien les petits coeurs qui battent et tout et et Et du coup il estimait à un mois, deux mois, vraiment le tout début. Et donc du coup, le taux qui était super élevé, c'est parce qu'il y en avait deux. Et pour ça. C'est pas du tout le nombre de semaines, c'est parce qu'il y en avait deux. Donc forcément deux bébés, le taux était super élevé. C'est ça, donc il fait les petites photos, etc. Il fait mon petit dossier. Et là, il me dit, par contre, vous n'allez pas pouvoir être suivi par moi parce que les grossesses gemmelaire, c'est forcément l'hôpital. Alors qu'à l'hôpital, au tout début, j'avais appelé. Quand j'ai suivi la grossesse, j'avais appelé pour l'hôpital. Il m'avait dit qu'il ne suivait plus les grossesses à part les grossesses à risque. ou les Gemmler donc je dis bon bah tant pis je vais trouver quelqu'un d'autre à l'extérieur donc j'ai trouvé le fameux monsieur qui du coup m'a dit bah non ce sera pas moi donc du coup j'ai trouvé le pétale après il faut refaire mon suivi là-bas mais ouais il me fait mes petites photos mon petit dossier tout bien et tout puis il me dit bon bah du coup je vous reverrai pas mais voilà bonne continuation etc je ressors je retourne voir mon amie qui elle non plus ne sait pas lire les échographies
- Elona
forcément,
- Rébecca
on n'est pas confrontés en général on ne comprend pas le plus ce que c'est je lui montre la photo et du coup elle ne comprend pas elle voit juste les petits ronds elle doit dire qu'est-ce qu'elle montre celle-là ok il n'y a rien, il n'y a pas de bébé il n'y a pas de la forme d'un bébé et là je dis il y en a deux et je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps je ne sais pas si c'était de tristesse de peur, de joie je ne sais pas juste émotion en fait je me mets à pleurer et du coup elle elle savait pas comment réagir est-ce que je suis contente, est-ce que je suis pas contente est-ce que je dois la prendre dans mes bras est-ce que je sais pas quoi lui dire peut-être que tu savais pas en fait ce qu'il fallait dire c'est ça, j'ai juste dit bah y'en a deux et voilà donc du coup mais non, et puis bah je lui montre et puis du coup on voit bien les deux ronds et tout et là je me dis bon bah faut que j'appelle le papa maintenant maintenant que je sais que tout va bien mais il y en a deux donc faut que j'appelle le papa donc voilà je me calme etc et je l'appelle et je sais qu'il travaille et du coup il m'a raconté après mais il se dit pourquoi elle m'appelle, c'est très bien que je travaille donc si elle m'appelle c'est qu'il y a un souci sinon je leur ai juste envoyé un petit message donc je l'appelle et il me dit ça va tout va bien mais il y en a deux et en fait elle est prof des écoles et à ce moment là ils étaient du soir Et donc du coup pendant l'étude du soir c'est des petits groupes et du coup quand je lui annonce ça, il y a tous les élèves autour qui lui parlaient en fait, maître, maître, maître, et du coup je lui annonce qu'il y en a deux et tous les élèves autour qui lui parlent, qui font les devoirs avec lui en fait donc il dit ah c'est cool mais tout va bien mais du coup enfin un peu perdu aussi en fait, on sait pas si on est content, si on n'est pas content, enfin on sait vraiment pas. Donc il dit bon bah si tout va bien c'est le principal et j'ai dit oui oui bah tout va très bien en tout cas les cœurs ils battent et tout pour l'instant il n'y a pas de soucis tout va très bien. Bon bah ok d'accord voilà il est au travail on accroche, on sait pas si on doit être content, enfin oui ça on a peur c'est sûr mais... on ne sait pas si c'est une bonne nouvelle, on ne sait pas comment ça va se passer, on sait qu'il y a plus de risques. Enfin, vraiment, nous, à la base, on voulait...
- Elona
C'est un peu le retour en arrière de, bon, OK, qu'est-ce qu'on fait cette fois encore, du coup ? C'est ça !
- Rébecca
Moi, je voulais une grossesse classique, en fait. Et au final, il y en a deux. Donc, bon, on voulait faire les choses bien, entre guillemets. On les a bien faites, mais juste à deux, du coup. Mais voilà, on dit qu'on voulait juste un deuxième enfant et pas deux d'un coup. Même si dans la totalité on voulait trois enfants max, généralement on les a pas en même temps, ça c'est petit à petit. on l'annonce encore une nouvelle fois à nos familles alors je suis enceinte mais et l'ona elle est enceinte on l'a annoncé un petit peu avant les 3 mois parce que franchement ne pas en parler du tout c'est un petit peu compliqué on a juste à dire à nos familles on n'a pas parlé à plus de personnes parce qu'il y a toujours des risques mais on l'a annoncé un petit peu avant les 3 mois donc voilà l'ona elle est enceinte c'est cool, la suite logique c'est ça la grande sœur elle a 3 ans elle va à l'école, elle a retiré son implant bon bah voilà elle est enceinte, ok normal elle a 2 ok d'accord les mêmes petites blagues vous faites rien de normal vous bah oui on n'y peut rien des blagues qu'on rigolait aussi évidemment c'était pas méchant ni mal placé mais Donc voilà, on annonce qu'il y en a deux, etc. Donc nos familles, elles sont contentes pour nous, il n'y a pas de souci. Puis après, on l'annonce après les trois mois à tout le monde. Puis je ne l'avais pas dit explicitement, je l'ai annoncé sur les réseaux, et je ne l'ai pas dit explicitement. J'ai dit que la famille allait s'agrandir de deux cœurs et de quatre pieds. Je n'ai pas dit que j'attendais deux bébés. Donc il y en a qui ont tout de suite compris. Il y en a d'autres, ils n'ont pas compris. Et du coup, quand j'ai commencé à crier un petit peu, et que j'ai dit qu'il y en avait deux, ah bon ? J'avais pas compris ça, moi ? Bah oui, j'ai cru. Et du coup, mon ventre a tout de suite pris normalement, au final. Pas comme après un grosset. Ça a commencé à grossir petit à petit. Et puis, sans leur... Ni plus ni moins que une grossesse classique, on va dire que ce n'est pas parce qu'on en avait deux que j'ai tout de suite pris d'un coup. En tout cas, ça ne m'a pas paru énorme dès le début. Du coup, j'ai eu beaucoup d'examens au début parce que du coup, c'est 8++. Tous les mois, j'avais une échographie et tous les mois, j'avais une consultation classique. Donc au final, tous les 15 jours, j'étais à l'hôpital.
- Elona
au moins tu es sûr que rien ne passe à la trappe si tout le temps tu en fais plus
- Rébecca
Du coup, je fais mes petits rendez-vous classiques, tout se déroule bien, on apprend le premier sexe que du coup c'est une fille et que le deuxième on ne sait pas trop, on ne voyait pas. Donc on commence à réfléchir auprès de nous, etc. La grande sœur voulait deux petites sœurs. Déjà, on en a une.
- Elona
On en a passé la moitié déjà.
- Rébecca
On fait tout bien, etc. On commence à se faire à l'idée. Même si au début c'est compliqué à digérer parce que oui tu es content mais tu dis que c'est deux fois plus de travail, c'est deux fois plus de risques aussi pendant l'accouchement, pendant la grossesse. Il y a plein de choses positives et plein de choses négatives qui se mélangent. Mais après au bout d'un moment on assimile un truc et il y en aura deux, il y en aura deux. voilà après on apprend quelques temps après que le deuxième bébé c'est aussi une fille donc du coup la grande soeur ravie et puis du coup pour elle c'est normal d'avoir deux bébés dans le ventre c'est bon une copine elle en même temps sa maman était enceinte elle disait bah moi ma maman elle en a deux elle était trop contente ça se passait bien j'avais pas de merci de soucis particuliers, du coup, les restrictions en nourriture, etc., je les ai eues dès le début. Donc là, du coup, je me suis dit, c'est long, en fait. 9 mois comme ça, ça doit être très long. Mais bon, voilà, c'est comme ça. C'est normal. Et peu de temps avant les 3 mois, j'ai eu une grosse perte de sang. Donc du coup, la panique. la grosse panique du coup direct aux urgences etc ils me font plein d'examens pour me dire que c'était des caillots de sang dû à un effort trop intense en fait le week-end j'avais été à un mariage on a beaucoup marché, j'ai dansé ça a fait que effort trop intense donc grosse perte de sang et dans le dossier elle a bien mis que il y avait 50% de risques que ça se finisse en fausse couche.
- Elona
OK.
- Rébecca
Il y avait du coup... À l'oral, elle m'avait dit que du coup, il y a quand même des risques que ça n'aille pas jusqu'au bout, etc. Parce qu'il y a déjà eu ça. On peut aussi une grossesse gemellière, donc c'est encore plus de risques. Donc, je reprends le travail, mais tranquillement. je fais mes rendez-vous, etc. Il n'y a pas de soucis. Je n'avais pas plus de douleur que ça. Je prenais du ventre, mais à un rythme entre guillemets normal. Ça ne me gênait pas. Donc non, ça se passait bien. Et on arrive à 25 semaines de grossesse. Le soir, j'ai des contractions, des petites contractions, j'ai mal au ventre. Mais voilà, je sais que ça peut arriver d'avoir des contractions pendant la confesse. Je ne m'inquiète pas plus que ça. Je dors, ça passe. Le lendemain, pareil, toute la journée, contraction sur contraction. Ça me faisait mal, mais voilà, sans plus. J'envoie un message à Massage Femme en disant là j'ai des contractions quand même, c'est gênant mais quand est-ce que je dois consulter en fait ? Parce que je ne savais pas. et elle me dit tant qu'il n'y a pas de perte de sang ça peut être des contractions le corps qui se prépare ok pas de soucis c'est chiant, j'ai mal mais c'est normal je me lève pour aller aux toilettes et grosse perte de sang encore donc du coup on se dit c'est pas grave, c'est un effort trop intense encore on ne s'inquiète pas trop on retourne aux urgences on dépose la grande soeur avant chez la mamie parce que forcément elle ne vient pas avec nous comme pour la première fois on va aux urgences, on n'est pas trop inquiet on se dit que j'ai fait un effort trop intense et ça a passé sauf que ça a mis un peu de temps avant que je sois prise en charge et j'ai de plus en plus de contractions et de plus en plus proches et de plus en plus douloureuses alors que j'étais à 25 semaines donc c'est pas immense ça m'a fait mal
- Elona
Est-ce qu'à ce moment-là, tu commences à te dire c'est quand même bizarre ce qui se passe ?
- Rébecca
C'est bizarre, mais je ne me dis pas que je vais accoucher. Ils vont me faire des trucs et ça va passer. Quitte à ce que je rentre à l'hôpital. Mais voilà, ils vont faire ce qu'il faut. Ça va arrêter tout ça. Soit je rentre à la maison et c'est fini. Ou soit je reste à l'hôpital et que je poursuis ma grossesse à l'hôpital. Dans le pire des cas. Voilà, c'est ce que je me dis. Donc du coup, j'ai les contractions. Ils commencent à... un mot sculpté à regarder et en fait du coup le moindre truc qu'il faisait le moindre truc voilà je vais pas détailler non plus mais voilà dès qu'il regardait voir comment ça se passait ça me faisait mal je sentais du sang qui coulait tout le temps c'était pas du tout agréable et puis bah du coup les vraies contractions comme à ma première grossesse alors que c'était pas du tout le moment en fait, c'était à l'heure. C'est ça. Donc du coup, ils m'ont perfusé avec un produit pour arrêter les contractions qui n'a absolument pas fonctionné. Ça n'avait aucun effet sur moi, mais vraiment aucun. Ils ont fait une échographie pour voir si tout allait bien. Donc les bébés allaient bien, ils respiraient bien. Sauf que je ne pourrais plus dire exactement les termes. Il y avait le col qui devait faire tant en longueur à ce terme-là et ce n'était pas du tout le cas.
- Elona
Donc, elle était encourcie.
- Rébecca
Oui, beaucoup trop pour mon terme. Et en fait, à la base, ils voulaient me transférer... du coup dans un hôpital plus spécialisé parce que du coup celui qui part chez nous il y a des niveaux ou des stades de prise en charge et du coup celui qui part chez nous il ne prenait pas en charge donc du coup je devais être transférée sauf qu'avant d'être transférée il fallait que les contractions s'arrêtent sauf que comme elles ne s'arrivaient pas je ne pouvais pas être transférée en hélico ou en ambulance parce qu'on risque qu'il se passe un truc pendant le transfert Donc ils me mettent dans une chambre de notre hôpital par chez nous, ça passe toujours pas. On vient me voir toutes les 10-15 minutes, on vient regarder comment ça se passe, on regarde à l'intérieur comment ça se passe etc. ça me fait toujours mal, je sens toujours du sang qui coule au moindre déplacement que je fais, franchement c'est n'importe quoi. mais je me dis toujours pas que je vais peut-être accoucher ou que j'en sais rien, non je me dis toujours ça va s'arrêter et je reste là c'est sûr parce qu'il nous avait dit que de toute façon je ne repartirai pas, mais voilà que ça passerait donc j'attends j'attends, j'attends, puis au bout d'un moment on revient me voir, on m'écoute encore une dernière fois, on me dit bon bah Les bébés vont toujours bien, ils respirent bien. Moi, par la douleur, j'allais bien. Enfin voilà, je n'avais pas de baisse de tension, je n'avais pas tout ça. Enfin voilà, par les douleurs, ça allait bien. Et du coup, on m'a dit qu'on va à Césarine en urgence. Ok. Donc à 25 semaines. du coup comme ça s'est fait très très très rapidement t'as pas le temps de stresser en fait au final du coup le papa si mais moi bah non parce que le papa a pas pu venir du coup vu que c'est une césarienne en urgence bah il doit rester dans la chambre à m'attendre donc bah il m'emmène je pars donc direct là on t'annonce la nouvelle et c'est parti ils ont préparé tout et ils m'ont emmené et voilà ils m'ont emmené et tout et du coup je savais que ça pouvait arriver en fait une césarienne surtout pour une grossesse gemmelaire en fait mais pas si tôt pas à 25 semaines donc je me suis dit que oui il y a des risques que je fasse une césarienne mais bon bah aller à 7-8 mois pas à 5
- Elona
5 semaines on est tout juste au stade où les bébés sont considérés comme viables c'est ça donc du coup on m'emmène,
- Rébecca
j'ai pas trop le temps de paniquer en fait à ce moment là j'avais plus peur de la douleur de la césarienne que le fait de que les bébés en eux-mêmes en fait et du coup Donc ça se passe très très vite. Alors c'est pas une péridurale, c'est pas le même principe, mais pareil, il me faut une piqûre et tout, qui du coup pour le coup m'anesthésie pas seulement le bas du corps, mais m'a anesthésié à partir de la poitrine jusqu'au pied. Et donc du coup ça m'a anesthésié toute cette partie du corps-là. Et ça a été très vite, je me souviens je parlais avec l'infirmière. je lui disais mais vous êtes sûr que ça va pas me faire mal il me dit non non vous inquiétez pas vous me dites pas ça pour me faire plaisir ils ont fait des tests avec un petit coton imbibé de produits froids qui passait sur mon visage je leur disais oui oui là je le sens donc du coup mon visage n'était pas anesthésié mais quand il passait sur mon ventre du coup je sentais rien normal donc ça fonctionnait bien il n'y avait pas de soucis Donc je m'allonge, ils mettent leur drâle à leur couverture pour que je ne puisse pas voir ce qui se passe. Il y a une infirmière, je ne sais pas sa fonction toujours, mais qui est à côté de moi, qui me parle. Je lui dis mais vous êtes sûre, ça ne va pas me faire mal ? Elle me dit non, mais ils ont déjà commencé, ils ont déjà sorti un bébé. Je dis ah bon ? ok du coup ça va je sentais rien donc ça fonctionnait très bien du coup j'étais rassurée de ce sens là au moins j'ai pas mal déjà parce que je pensais pas du tout au bébé pour l'instant c'était tellement rapide que je me suis dit mince je vais avoir trop mal et il me dit non ça y est j'ai sorti un bébé déjà ok d'accord j'entends les bruits d'instruments, de pinces de tout ça mais je sens rien Elle me dit, bon, ça y est, le deuxième est sorti et tout. Ils les ont emmenés pour les prendre en charge tout de suite, en fait. Du coup, je ne les ai pas vus tout de suite, ce qui est normal, d'ailleurs. Ils les ont emmenés pour les prendre en charge très, très vite. Et du coup, c'est après que j'ai su, etc. Du coup, ils les ont intubés, ils leur ont injecté plein de produits pour leur rythme cardiaque, pour leur cœur. Vraiment plein de choses parce que du coup, à 25 semaines, c'était vraiment tout petit, petit, petit. Et donc, du coup, intubation pour les aider à respirer. Vraiment plein de choses, des médicaments pour... Vraiment plein de choses. Moi ça je l'ai su qu'après évidemment Mais du coup je reste dans la salle d'accouchement Les bébés sont sortis L'infirmière est partie les voir Et là j'entends Le bruit d'une agrafeuse Et du coup Je lui dis du coup vous mettez des agrafes Il me dit oui oui Et du coup c'était très perturbant parce que j'entends le bruit de l'agrafeuse Je sais que c'est sur mon corps mais je ne ressens rien, tant mieux, mais je ne ressens rien du tout, mais j'entendais tous les bruits, je me dis oh là là, ils en mettent plein en plus, mais voilà, je ne ressens rien, c'est passé, l'infirmière revient, elle me dit que les bébés respirent, sachant qu'en fait juste avant, ils avaient fait une estimation du poids, et en fait, ils nous avaient dit qu'en dessous de 600 grammes, ils ne réanimaient pas. et à l'estimation, elles faisaient 700 grammes. Et du coup, en les sortant, elles faisaient 700 et 715 grammes.
- Elona
Ok, donc elles étaient juste au-dessus des seuils qu'ils ont réussi.
- Rébecca
Et aussi, par chance, mais du coup, on n'a pas fait exprès, en dessous de 25 semaines, c'est très rare qu'il y ait une réanimation. Le plus qu'ils ont eu, c'est 24 plus 6. et moi j'ai fait 25 sinon en dessous ils font pas ou c'est très très rare je connais pas leurs critères entre guillemets mais du coup à 25 semaines et plus de 600 grammes ils font une réanimation etc en dessous ils se disent que ça va être trop compliqué c'est pas viable ça donc du coup voilà ils finissent ce qu'ils ont à faire avec moi le papa est mis au courant que les bébés vont bien et que moi je vais bien Donc on va bien. Et après du coup...
- Elona
Et toi à ce moment-là, tu as réalisé que tu avais accouché quand même ? Est-ce que tu as eu le moment où tu t'es dit ok c'est bon ? Ou tu étais vraiment dans le gaz ?
- Rébecca
Déjà je me suis dit j'étais plus mal. Déjà j'ai plus de contractions. Donc ça, c'est l'une des premières choses que je me suis dit, c'est que j'ai plus mal en fait. Et après, on m'a dit que les bébés respiraient. Donc voilà, pour moi, tout allait bien. C'est qu'après, évidemment qu'on se dit, mais purée, 25 semaines, c'est un truc petit en fait. Et sur le moment, les bébés respirent, j'ai plus mal, je vais bien, elles vont bien. Le papa était mieux. Il a vu des photos grâce au sachet, etc. Donc voilà, ça allait bien. c'est qu'après on se rend compte que les difficultés, mais voilà sur le moment tout le monde va bien en fait. On m'emmène du coup après, je les ai toujours pas vus, on m'emmène en salle de réveil, le temps que l'anesthésie du coup parte. Je suis restée peut-être aller une heure, une heure et demie. Et par malchance, ce soir-là, il y avait une tempête par chez nous. et on nous avait dit que une des deux filles devait partir en hélico pour être transférée parce que du coup ils ne prenaient pas en charge dans notre hôpital donc elle doit être transférée là où à la base je devais être transférée aussi mais que moi ils n'ont pas pu le faire et ils nous ont dit bah là il faut qu'elle parte parce qu'il y a une tempête qui arrive donc il faut qu'elle parte là en hélico ok ? donc du coup ils sont venus me la montrer donc il y a toute la couveuse la très très grosse couveuse tous les branchements enfin vraiment tout un bazar et puis du coup dans la couveuse je vois vraiment un tout petit tout minuscule bébé en fait il y avait déjà la forme on va dire tous les membres étaient faits vraiment la forme d'un bébé vraiment tout petit, tout fin, tout rouge parce que du coup il n'y a pas de gras c'est vraiment à même la peau c'est vraiment tout le sang en fait intubée parce que du coup elle ne pouvait pas respirer toute seule mais voilà je vois quand même un bébé formé moi je me suis dit qu'est-ce que je vais voir un bébé tout maigre évidemment mais quand même ça ressemblait quand même à un bébé donc on va voir la première qui part en hélicoptère juste après Et après, on me montre la deuxième. Pareil, de toute façon, 700 et 715 grammes, c'est quasiment la même chose. Donc voilà, le même petit modèle qui, elle, part en ambulance. Et du coup, voilà, elles partent toutes les deux sur Orléans. Du coup, c'est à une heure et demie de chez nous.
- Elona
Elles partent au même endroit quand même. Elles étaient Oui, oui, oui. Pas ensemble au moyen de transport, mais...
- Rébecca
Oui, elles partent quand même au même endroit, etc. Oui, quand même. Et donc, du coup, voilà, elles partent. Mais du coup là je me dis bon elles vont être prises en charge là-bas parce qu'elles peuvent pas être prises en charge ici et moi normalement s'il y avait eu de la place j'aurais pu être transférée là-bas. Sauf qu'il y a pas eu de place. Du coup bah vu que c'était une césarienne je suis restée 5 jours à l'hôpital et en fait durant les 5 jours j'aurais pu être transférée sur Orléans mais il y avait pas de place. Donc en fait… La première journée, je n'ai pas bougé forcément. La deuxième journée, j'ai commencé un petit peu à me lever. Et la troisième journée, on a été sur Orléans grâce à une ambulance de l'hôpital qui nous a emmenés là-bas. Du coup, je pouvais être quand même allongée parce qu'avec ma césarienne, j'avais super mal. En fait, je n'avais pas si mal que ça à la cicatrice. J'avais mal plutôt à l'intérieur. Et on m'a expliqué que c'était là où ils avaient pris le bébé que j'avais mal. Enfin, ils ne pouvaient pas arracher, mais de là où ils sont, ils le cherchaient en fait. C'est vraiment à l'intérieur que j'avais mal, pas à la cicatrice. Mais du coup, au moindre geste, au moindre à-coup, j'avais mal. Je ne pouvais pas être assise, je ne pouvais pas être allongée. Je pouvais être n'importe comment en fait. Mais du coup, au bout du troisième jour, on va sur Orléans. et donc du coup c'est tout un service où il n'y a que des bébés prématurés en fait c'est la réanimation néonate la réanimation et donc du coup on y va et je me souviens que la toute première fois j'étais tellement fatiguée j'avais tellement mal que je pleurais de fatigue et je me dis En fait, je pense que je ne me rendais pas encore tout à fait compte de tout ce qu'il y avait autour d'elle pour l'instant. J'étais vraiment fatiguée, les douleurs. Puis pour moi, elles étaient là à respirer, puis ça allait. Je ne voyais pas encore tout ce qui allait se passer par la suite. Mais voilà, et puis tous les bips, c'était stressant, tous les écrans, tout ça. Franchement, les toutes premières fois où je suis allée les voir, c'était vraiment pas ça. Parce que la fatigue, la peur, les douleurs et tout, ça allait vraiment pas. Et du coup, depuis ce jour-là, on y allait, on allait sur Orléans un jour sur deux. Parce que du coup, ça nous faisait long aussi, et puis on avait la grande sœur aussi à la maison. et puis par chance encore ça arrivait pendant les vacances d'été donc le papa était aussi là mais du coup on y allait un jour sur deux quand elle était sur Orléans et du coup je me suis assez vite remise de ma césarienne une semaine après je remarchais bon j'avais pas l'été de l'heure mais je remarchais ils m'ont retiré mes agrafes enfin donc de ce côté au niveau de la césarienne franchement nickel ça s'est très bien passé elle est très propre elle est elle est nette enfin franchement oui pour une urgence c'est quand même bien bien franchement c'était quand même bien réussi parce que moi du coup j'avais déjà vu enfin des des photos de césarienne qui sont quand même bon enfin après oui il y en a qui sont mal faites mais il y en a aussi qui sont quand même assez hautes et que du coup on peut voir quand on est en maillot de bain ou en sous-vêtements et du coup je dis bon bah si on la voit bon bah c'est pas grave je sais pourquoi je l'ai c'est pas non plus c'est pas une honte mais là pour le coup elle doit vraiment pas donc c'est enfin bon après je suis pas en arrière-dent non plus tous les jours de l'année mais voilà elle doit vraiment pas elle est vraiment discrète elle est vraiment super bien cicatrisée et tout donc même si c'était une salade en urgence voilà elle est quand même très propre très bien réussie y'a pas de soucis là-dessus enfin ça nickel elles ont fait les choses très très bien et puis bah voilà après s'en est suivie de trois mois de longue hospitalisation sur Orléans, entre les essais pour extuber pour qu'elle respire toute seule, le fait que ça échoue, donc ça au moins trois, quatre fois quand même, réintuber, extuber, etc. Donc c'est beaucoup. On nous appelle, ouais, elle était extubeur, bah trop bien, trop génial, et elle respire avec un petit masque à oxygène. Ah bah non, en fait, on l'a réintubé parce que ça n'allait pas. Ok, d'accord. puis quand on y allait alors parfois ça allait super bien en fait on voyait les écrans du coup on nous expliquait les écrans les chiffres ça représentait quoi donc du coup on savait quand les chiffres étaient bons et quand les étaient pas bons sauf que bah en fait à force de savoir bah du coup on comprend plein de choses et on se dit ah bon bah là c'est pas bon pourquoi c'est pas bon puis du coup on les voit débarquer dans les chambres etc enfin vraiment trois mois orléans très très très très long jusqu'au au jour où une des médecins nous dit, pas sans raison, mais nous dit comme ça, dans la chambre, un soir, qu'elles vont être réextubées quelques jours, quelques semaines après, mais que si ça ne fonctionne pas, ils ne réintuberaient pas et ils arrêteraient les soins.
- Elona
Elle nous dit ça comme si c'était un soir de violence.
- Rébecca
Alors que du coup, j'ai accouché fin juillet, elle nous a dit ça mi-septembre. Donc,
- Elona
ça faisait quand même deux mois.
- Rébecca
On nous avait toujours dit dès le début que rien n'était gagné, qu'il pouvait se passer plein de choses. Donc, on en était conscients. Mais on ne nous avait jamais dit ça. comme ça, un soir dans la chambre. Sans raison, devant les fins. Je ne dis pas qu'elles comprennent les choses, mais devant les filles, ce n'était vraiment pas du tout le lieu ni le moment. On n'a pas trop compris pourquoi. Et du coup, elle nous a dit plusieurs choses négatives qui n'allaient pas pour les filles. Mais après, en même temps, ces choses-là, on les savait aussi, mais on ne nous avait jamais dit qu'à cause de ça...
- Elona
Il y avait une date de, entre guillemets, péremption. À un moment, on a arrêté.
- Rébecca
Et du coup, elle nous dit ça. On se dit, ok, mais normalement, on l'a su après, mais quand on annonce ce genre de choses, alors déjà, il y a énormément de réunions entre le personnel de l'hôpital, avec d'autres hôpitaux, avec tout ce qui est psy, etc., avec nous-mêmes. Enfin, vraiment, c'est vraiment...
- Elona
Il y a plein de protocoles qui...
- Rébecca
Pardon, il y a un protocole qui est fait bien avant d'annoncer ça. Et du coup, forcément, on s'effondre quand on nous dit ça. Surtout que, alors, c'est pas que ça aurait été moins pire forcément, mais c'était les deux, en fait. C'était pas une des deux, c'était vraiment les deux. Et on s'effondre. On se dit, ok, mais là, en fait, ça fait deux mois qu'on se tape tous les allers-retours. Un coup, ça va, un coup, ça va plus. Et puis là, ils nous annoncent ça sans raison. Enfin, vraiment,
- Elona
c'était brutal.
- Rébecca
Puis la fatigue a cumulé, etc. Franchement, c'était dur. Et en fait, ce soir-là, moi, je devais rester sur Orléans pour être plus proche de l'hôpital. et le papa devait rentrer tout seul et au final j'ai dit au papa non mais en fait moi je reste pas ici toute seule ce soir je rentre avec toi à la maison je reste pas c'est pas que je voulais pas être avec les filles c'est juste que du coup je voulais pas être seule et puis on t'annonce ça, tu veux pas être tout seul en fait c'est ça tu veux pas rester dans la chambre mais pas à cause des filles c'est juste vrai dans la chambre tous les fils tout ça en fait t'en as marre quoi donc du coup je rentre avec le papa dans la voiture donc on a une heure et demie de route on ne se parle pas de toute la route on parle pas je pleure, le papa conduit donc du coup il est concentré mais je pleure tout le long de la route on se dit qu'est-ce qu'on va dire à la grande soeur aussi parce que du coup des fois elle venait à l'hôpital avec nous elle avait le droit de venir donc elle avait pu les voir à l'hôpital mais là du coup on ne l'avait pas emmenée parce que cette fois-ci on n'avait pas envie qu'elle vienne on n'avait pas envie qu'elle vienne ça faisait beaucoup aussi pour elle mais du coup on ne l'avait pas emmenée avec nous et on se disait mais mince on va lui dire quoi en fait parce que du coup elle va voir qu'on n'est pas bien elle n'est pas bête à 4 ans on comprend les choses Et du coup, on avait appelé la mamie pour lui expliquer. Et la mamie lui avait dit que ses petites sœurs étaient un petit peu malades. Mais voilà, malades pour une fille de 4 ans, elles toussent ou elles ont un rhume. Et du coup, elle leur avait expliqué qu'elles étaient malades. Et du coup, on l'a récupérée. Elle voyait qu'on n'était pas au top. Et elle a bien compris que ce n'était pas... une petite maladie comme ça quoi mais bon après on pouvait pas enfin là c'est compliqué de lui expliquer enfin voilà donc on la récupère etc on essaie de passer la soirée entre guillemets normalement avec elle puis bah voilà on la couche etc et puis bah là du coup bah les pleurs encore encore encore parce qu'on se dit bah mince en fait là on nous dit quasiment que ça va être fichu juste bah on sait pas la date en fait donc on se dit bah oui pourquoi la prochaine fois qu'il y a un mois textubé ça va fonctionner et du coup ouais si ça fonctionne pas quoi est-ce que ça sera donc voilà on se disait que ça allait se terminer mais on s'est dit c'est pas quand et en fait on nous a toujours répété que le meilleur médicament c'était nous et donc du coup ça c'était un dimanche soir le lundi je savais pas si j'allais à l'hôpital ou pas parce que du coup J'avais envie, mais j'avais aussi pas envie d'y aller. J'étais toute seule, le papa avait repris le travail. Vraiment, je ne savais pas trop. Je suis quand même allée, parce que du coup, les filles, elles sont pour rien. Je suis quand même allée. J'ai revu des infirmières qui m'ont dit qu'en fait, ce n'était pas du tout d'actualité, ce que le médecin avait dit. que ce n'était pas du tout le cas, que ce n'était pas du tout envisagé pour le moment pour les filles, que peut-être plus tard, oui, d'accord, à force de voir que ça ne fonctionne pas, mais pour l'instant, ça va. Donc, elles continueraient de faire tout leur possible, en fait. Du coup, elles m'ont rassurée.
- Elona
Parce que forcément,
- Rébecca
j'ai vu aussi la psy de l'hôpital et tout, qui m'a dit très honnêtement, il n'y a jamais eu aucune réunion, rien du tout, qui parlait de ça pour les filles en fait. Donc oui, ça peut arriver, mais pour l'instant, personne n'en avait parlé. Donc déjà, forcément, ça te rassure un petit peu. Et donc du coup, quand on nous avait dit ça, le lundi et le mardi, le papa a travaillé. Le mercredi, je ne sais plus. Et après, dès le jeudi, on est partis sur Orléans pendant deux semaines. Du coup, on est restés sur Orléans pendant deux semaines. On pouvait être avec les filles tout le temps. On jonglait avec la grande sœur, qu'on devait aussi occuper un petit peu. Et les deux petites qui avaient besoin de câlins. Donc des fois c'était papa qui prenait un câlin, des fois c'était moi, des fois on prenait les dents en même temps sur nous, enfin vraiment on faisait que ça, parce qu'en même temps on pouvait faire que ça. On faisait quand même les petits soins classiques, la couche, tout ça, dès le début de toute façon on a fait ça. Donc pendant deux semaines on est resté non-stop, du coup on a commencé à avoir une sorte de pression, parce qu'on s'est dit, ça y est ils extubent, donc ça veut dire que si ça ne fonctionne pas après, c'est foutu. et du coup ils ont ré-extubé et ça a fonctionné donc voilà il fallait juste du temps et en fait une fois qu'ils ont extubé ils passent par plusieurs petits modes au niveau de la respiration il y a un petit masque à oxygène après il y a juste des lunettes des petites lunettes dans le nez et après différents petits modèles etc jusqu'à temps le plus petit modèle de lunettes et puis bah en fait plus du tout mais voilà elles ont fait tout dans l'ordre au final on va dire elles ont fait dans l'ordre et tout et du coup on a commencé à nous reparler du transfert par chez nous parce qu'au bout d'un moment c'est bien beau Orléans pendant 3 mois mais ça nous fait loin En fait, il fallait plusieurs critères et quand on a réussi à réunir trois critères là, il fallait qu'il y ait deux plans. Sauf que du coup, énormément de temps. Mais quand on te dit, c'est bon, elle va être transférée, mais il faut qu'elle parte chez vous, c'est très long. au final ça a pris que une semaine on attendait on se disait il y a une place qui s'est libérée mais il y a un autre bébé d'Orléans qui doit aller par chez nous on se dit si on comblait à chaque fois la seule place qu'il y a au lieu d'attendre une deuxième du coup il n'y aura jamais de bébé qui n'aura jamais de place donc du coup trois longs mois sur Orléans elles peuvent être transférées telle jour à telle heure Bah ok, d'accord. Du coup on se dit ça y est, là, elle rentre par chez nous, ça sera déjà plus proche, donc plus calme. Et puis on dit que si elles sont transférées, c'est qu'elles vont bien en fait.
- Elona
Parce qu'Orléans,
- Rébecca
en réanimation, c'est que ça va pas du tout. Alors que quand elles sont transférées par chez nous, comme ils ont un... Un niveau de prise en charge, pas moins bon mais plus faible, elles vont mieux. Leur mode respiratoire peut être pris en charge par chez nous, tant mieux, moins grave. Elles sont transférées. forcément on est sur place le jour où elles sont transférées et du coup on est passé de Orléans où il y avait plein de bip partout où il fallait demander pour les prendre pour qu'on nous aide etc avec les couveuses vraiment tout un bazar à l'hôpital par chez nous où du coup elles étaient en berceau parce que du coup là il y avait une question etc où elles étaient en berceau où elles étaient juste branchées au niveau du du pied pour avoir l'écran classique, les chiffres classiques de personnes hospitalisées. Et voilà. Tu pouvais les prendre comme tu voulais, tu pouvais faire tout ce que tu voulais.
- Elona
Et c'était vraiment sorti de tout ce qui était à risque d'un coup.
- Rébecca
Peu de temps avant de rentrer par chez nous sur Orléans, on commençait bien un peu à boire au biberon. Et donc, en fait, quand ils sont arrivés par chez nous, ils avaient déjà enlevé les sondes gastriques, donc en fait elles étaient oubliées de boire au biberon, elles n'avaient pas le choix. Et quand même ils en étaient passés de Orléans, où du coup c'était vraiment, enfin c'est pas de leur faute, mais très très protocolaire, très très surveillé, à Bâle-Chesnou où tu faisais tout ce que tu voulais. T'avais plus de liberté, donc c'est cool, mais en même temps, bah t'oses pas trop parce que oui, c'était bébé, mais est-ce que j'ai le droit de faire ci, est-ce que j'ai le droit de faire ça, mais parce que du coup elle est quand même branchée, mais est-ce que, enfin du coup tu te poses quand même des questions. Et du coup on était beaucoup plus libres, donc c'est cool, mais ça fait peur. Et donc on a fait un mois en néonate. et là bah oui c'était vraiment beaucoup plus calme beaucoup plus cool, on y allait tous les jours il y avait quelques petits événements mais franchement tout petits comparé à ce qu'on avait eu à Orléans des petites choses mais vraiment rien de bien méchant et du coup on est resté un tout petit peu plus d'un mois et on est rentré à la maison début décembre l'une des deux est encore de l'oxygène à la maison Avec des petites lunettes dans le nez, une petite bouteille d'oxygène. Donc, ce n'est pas bien pratique. Mais en même temps, elle a encore besoin un petit peu. Donc, on préférait avoir ça à la maison qu'elle reste encore à l'hôpital. Alors qu'elle avait juste besoin de ça. Et ça, ce n'est vraiment pas grand-chose. Tu peux quand même le gérer à la maison. C'est faisable, on va dire. Ce n'est pas pratique, mais c'est faisable. Et donc, voilà. Ça fait deux mois qu'elles sont rentrées à la maison. Et bah ouais c'est tout un nouveau rythme du coup et toute nouvelle organisation parce que bah elle devait arriver fin octobre et au final elle s'en est repusée. Donc en fait tout ce qu'on a vécu jusqu'à temps qu'elle arrive à la maison bah elle n'était pas avec nous. Donc voilà mais on a quand même, psychologiquement, physiquement et tout, c'était compliqué. Donc oui, elles n'étaient pas avec nous à la maison, mais c'était quand même dur aussi à gérer tout ça avant qu'elles arrivent à la maison et de gérer d'autres choses du coup.
- Elona
Oui, donc c'est sûr que ce n'est pas un rythme très habituel.
- Rébecca
Ah ben non, c'est clair. Puis voilà, la vie a... avec trois enfants qui a commencé, et toute une nouvelle gestion et organisation à trouver, avec du coup les rendez-vous médicaux de bébés prématurés, en plus, qui se font petit à petit aussi, parce qu'elles sont quand même vachement suivies, mais elles vont très bien.
- Elona
Six mois plus tard, enfin. 6 mois d'âge réel ça aussi âge réel,
- Rébecca
âge corrigé du coup là en âge corrigé elles ont 2 mois en fait donc elles ont la taille d'un bébé de 2 mois mais elles ont eu 6 mois il n'y a pas très longtemps c'est pas trop d'organisation du coup avec 3 enfants dont 2 qui ont des besoins
- Elona
un peu plus important ?
- Rébecca
si c'est beaucoup d'organisation mais déjà à la base j'aime bien quand les choses sont bien organisées bien cadrées etc donc j'ai très vite enfin de toute façon j'ai peu le choix mais j'ai trouvé mon rythme et non non j'ai trouvé un bon rythme je pense qui est très fatigant, mais en même temps, avec des jumelles et une grande, tu n'as pas le choix. Donc, très fatigant, mais j'arrive quand même à bien gérer les deux petites, la grande, la maison en plus, le papa qui a le travail, etc. Donc, beaucoup, beaucoup, beaucoup de fatigue, ça c'est sûr. Mais beaucoup d'organisations qui facilitent aussi en partie le quotidien.
- Elona
Oui. Oui, en tout cas, merci beaucoup pour ces témoignages, pour ces expériences pas tout assez habituelles. Du coup, tu pourras peut-être aider des mamans ou des futures mamans qui sont dans le même cas que toi, parce que tu dénies pour les futures mamans.
- Rébecca
Pour leur faire peur.
- Elona
Non, pas tant que ça, parce que franchement, comme tu l'as vécu, on se dit ça va,
- Rébecca
ça va C'est ça.
- Elona
En tout cas, merci beaucoup à toi.
- Rébecca
Je t'en prie.
- Elona
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement, ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir, et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avancer en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.