- Rébecca
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti !
- Rebecca
Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode, un peu plus long que d'habitude. Je vous partage aujourd'hui l'histoire de Céline, qui a 5 enfants, et qui a donc vécu 5 accouchements très différents. Dans cette première partie, nous allons aborder ces 3 premiers accouchements. Dès le départ, Céline avait envie de faire 100 péridurales, mais finalement ce sont des accouchements médicalisés qu'elle aura, pour différentes raisons que nous allons voir. Vous pourrez retrouver la suite de son histoire vendredi. Je vous laisse donc découvrir cette première partie.
- Reb
Bonjour et merci à toi de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Céline
Eh bien bonjour, merci Rebecca de me recevoir, de me permettre de partager tout ça avec tout le monde. Donc moi je suis Céline, je suis la maman de cinq enfants, donc j'ai Jade. qui a 12 ans. Après, il y a Jao, qui va avoir 11 ans. Ensuite, notre troisième, c'est Janelle, qui a eu 6 ans. Et puis après, on a Jazz, qui, elle, a eu 2 ans. Et puis, nous avons accueilli, il y a maintenant 7 semaines, Jamy, du coup, qui est venue compléter notre petite tribu. Je suis avec Marco depuis bientôt 22 ans. On s'est rencontrés au lycée. Et voilà, en gros, en tout cas pour une petite présentation de ma famille.
- Reb
Oui, une belle famille en tout cas.
- Céline
Oui.
- Reb
C'est encore tout récent pour le dernier, du coup, un tout petit jibou.
- Céline
Oui, c'est ça. C'est ça, exactement. Un tout petit chouchou.
- Reb
Ok super, alors première question, est-ce que tu avais pensé accouchement dès ta première grossesse ? Est-ce que c'était quelque chose qui t'intéressait ou qui te faisait peur ?
- Céline
Alors effectivement j'ai pensé accouchement dès ma première grossesse. Alors déjà pour situer, moi du coup en fait... Tout le milieu de la périnatalité était un domaine qui m'intéressait, puisque moi j'ai fait des études de psychologie, donc j'ai été psychologue, diplômée, et j'ai été hyper intéressée par la périnatalité quand j'ai découvert que le métier de psychologue en maternité existait, mais qui était très peu présent à l'époque. Donc j'avais quand même pas mal de connaissances autour de ce domaine-là. Et au niveau de l'accouchement, j'y pensais parce que lorsque j'étais plus jeune, j'étais gymnaste et j'avais été voir un ostéopathe qui m'avait dit que j'avais un bassin qui était assez... pas large justement, j'arrive pas à trouver le mot que je veux dire, assez étroit, et que possiblement je devrais accoucher en césarienne. Et donc j'avais ça, en fait, qui crottait dans ma tête.
- Reb
Ah ouais, dès ado, on t'a posé le...
- Céline
C'est ça. Donc, dès ma première grossesse, en fait, je pensais à ça. Je me disais, ah tiens, l'accouchement, bon, on verra ce que ça donnera. Et voilà.
- Reb
Ok. Donc, du coup, à quel moment vous avez lancé Projet Bébé ? Est-ce que tu t'en souviens ?
- Céline
Oui, tout à fait. Alors, on avait une situation un peu particulière avec mon mari, puisque du coup, à cette époque, pendant un certain laps de temps, on a été à distance. Lui, pour des raisons professionnelles, était à l'étranger et moi, on avait décidé que je terminerais mes études justement de psycho et que je le rejoindrais une fois mon diplôme en poche. J'ai été diplômée en 2009. Donc, on est ensemble depuis 2002. J'ai été diplômée en 2009. Sauf que là, on s'est dit, bon, il avait un contrat qui allait bientôt se terminer. Donc, on s'est dit, je ne le rejoins pas maintenant, ce n'est pas utile parce qu'on ne sait pas où est-ce qu'il va atterrir pour la suite. Donc, moi, je suis restée sur Bordeaux. Et puis, voilà. Et puis, ça nous trottait en tête quand même depuis un petit moment puisque ça faisait quand même un petit moment qu'on était ensemble. Et finalement, en 2010, dans l'été 2010, on a eu... On n'était toujours pas ensemble physiquement, en tout cas, du coup, on était toujours éloignés. Mais on s'est dit, écoute, voilà, on est OK de ce qui pourrait arriver. Donc, on s'est dit, allez, on lance l'idée et puis on verra ce qui se passe. sauf que bon on se voyait pas souvent et en fait moi je l'ai rejoint là où il était je l'ai rejoint en février 2011 et finalement je suis tombée enceinte en mars 2011 donc assez rapide finalement
- Reb
ok et alors comment s'est passée cette première grossesse est-ce qu'on t'a reparlé de ton bassin est-ce que tout se passait comme il faut
- Céline
Écoute, du coup, j'ai vécu une première grossesse super chouette, malgré le contexte, parce qu'en fait, du coup, ce petit bébé est arrivé dans mon ventre, on était en Angleterre. D'accord. Et puis, en fait, je suis revenue en France. Et puis en fait c'est un petit bébé qui est né en Belgique Donc en fait voilà C'est une grossesse où on savait pas trop Où on allait se retrouver En fait mon mari était sportif professionnel En fait à ce moment là Et ça dépendait du contrat qu'il allait avoir
- Reb
D'accord
- Céline
Donc malgré ce côté Qui aurait pu être anxiogène En fait je le vivais quand même super bien J'étais sereine Une grossesse assez paisible Vraiment du coup pas de mot de grossesse particulier Oui J'avais toujours en effet cette idée par rapport à la naissance, par rapport à l'accouchement. Au final, quand on a atterri en Belgique, c'était en septembre. Et donc, j'ai posé ça auprès de... lors de mes rendez-vous mais on m'a dit écoutez franchement pour nous il n'y a pas de raison de partir sur une césarienne nous voilà pour un premier enfant on laisse faire les choses, ça se passe bien ça se passe bien et puis si jamais on voit qu'effectivement on doit envisager une césarienne, on envisage une césarienne mais on ne fait pas de radio ou quoi, on laisse la nature faire quoi donc voilà, moi j'étais toujours open de toutes les façons, il arriverait ce qu'il fallait qu'il arrive, j'étais ok avec ça en fait dans ma tête c'était ok
- Reb
Tu n'avais pas d'envie particulière pour ton premier accouchement ?
- Céline
Très naïvement, si j'avais envie d'accoucher sans péril. Mais je n'avais pas cette notion-là que d'accoucher sans péril, ça nécessitait une préparation autre que celle que j'avais faite.
- Reb
En tout cas, sur la gestion de la douleur, qu'est-ce qui se passe ? Je peux nous raconter comment ça s'est passé ? Comment tu as su que c'était le jour J ?
- Céline
Et bien écoute, du coup donc pour Jade, en fait ce qui s'est passé c'est qu'on habitait à quasiment une heure de Bruxelles. Donc en fait, du coup ma grande inquiétude c'était déjà comment je gère la douleur ? Est-ce que je la gère ? Est-ce que je la gère pas ? Et faut pas non plus qu'on tarde trop si jamais du coup parce que j'avais pas du tout envie d'accoucher dans ma voiture. Donc, on a eu une première alerte dans la nuit du mercredi au jeudi. J'ai adhéné le dimanche. Et donc, on a eu une première alerte dans la nuit du mercredi au jeudi où on s'est dit, bon, on va quand même aller faire un contrôle parce que j'avais des contractions régulières assez rapprochées, sans forcément qu'elles soient trop piquantes, mais bon, voilà. Donc, on y est allé et là, on m'a dit, écoutez, madame, on a fait un monito et on m'a dit, vous allez rentrer chez vous. Oui, effectivement, ça travaille tout doucement, mais... A priori, ça ne sera pas non plus aujourd'hui.
- Reb
Et tu étais à quel terme, toi, à ce moment-là ?
- Céline
Et là, j'étais autour de 39 semaines. 39 et un ou deux jours, je pense. Ouais, quelque chose comme ça. Et en Belgique, il faut savoir qu'il compte en 40 semaines d'aménorée. Donc là, on était autour du 14-15 décembre. Et mon terme était pour le 21 décembre, en Belgique.
- Reb
Donc on s'approchait quand même pas mal de la date.
- Céline
Ouais, on s'est approchés pas mal de la date. Et donc, on est rentrés à la maison. Et puis, effectivement, tout s'est calmé. Et puis, c'était OK. Donc là, c'était dans la nuit du mercredi au jeudi. Et puis, finalement, on rebelote le vendredi soir. Du coup, je sens qu'à nouveau, ça recommence, les contractions. Mais c'est un petit peu plus piquant. Mais bon, enfin, voilà, toujours ce doute. Comme elle était toutes les 2-3 minutes. Enfin, voilà, avec une régularité, c'était ça qui me faisait me dire, bon, comment on fait, comment on gère. au final on a attendu et puis c'est en plein milieu de la nuit où le fait de me rendre compte que ça continuait quand même malgré le spasmon, malgré les bains on a téléphoné, ils nous ont dit venez faire un contrôle voilà, ça ne mange pas de pain donc on y est allé effectivement ça avait bougé par rapport à la fois d'avant puisque là du coup la dilatation avait commencé mais c'était vraiment très léger parce que j'étais dilatée à 1 et que malgré le contrôle monito pendant 1h, 1h30 ça ne bougeait pas trop donc pareil ils nous ont dit bon ben vous rentrez chez vous Donc on est rentré à la maison. Là, mon mari devait avoir un match ce jour-là. Et je lui ai dit, écoute, franchement, je ne le sens pas. Je ne veux pas que tu partes. En plus, c'est un match à l'extérieur. Je ne veux pas que tu partes parce que je ne le sens pas du tout. Donc au final, il n'est pas allé à son match. Il a prévenu son coach. Et de là, effectivement, l'après-midi, on retourne à la maternité. Parce que là, ça continue. Donc on arrive, pareil. Donc ça avait un petit peu évolué, mais pas suffisamment pour qu'il me garde. Du coup... Et là, en fait, j'ai senti que les contractions étaient vraiment beaucoup plus douloureuses. Et que c'était vraiment pas très sympa. J'avais même les contractions dans les cuisses. Donc, j'arrivais plus à marcher. Enfin, c'était chaud. Mais bon, ils nous disent, non, non, vous êtes dilatés à deux. Là, nous, on ne vous garde pas. Enfin, on ne vous garde pas, du coup. Donc, vous rentrez. Vous rentrez et voilà, vous reviendrez plus tard. Donc, on rentre. Et là, on rentre. Et en fait, pour le coup, la douleur, ça ne diminuait pas du tout. Au contraire. ça faisait déjà 24 heures qu'en fait j'arrivais pas à dormir moi parce que du coup j'avais cette excitation je sentais qu'il se passait des choses et puis comme c'est un premier enfant tu sais pas comment tu gères donc en fait pour moi c'est ça qui m'angoissait c'est que je voyais que j'avais des contractions vraiment toutes les 2-3 minutes régulières, rapprochées et on te dit ça en fait en cours de prépa quand c'est régulier et rapproché on te parle aussi de l'intensité mais c'est vrai que moi c'était pas une intensité non plus trop folle mais bon je me disais voilà il y a des femmes qui gèrent super bien quoi et donc à ce moment là j'avais pas du tout le projet d'accoucher chez moi ou d'accoucher dans ma voiture toute seule quoi donc la soirée se passe franchement c'était pas très rigolo comme soirée pour moi je me souviens d'ailleurs mon mari était au téléphone avec son frère et moi j'émissais, j'essayais de gérer tant bien que mal Et on re-rappelle la maternité parce que du coup, on ne savait pas comment faire. Est-ce qu'il fallait y retourner, pas y retourner ? Et là, en fait, le fait que la sage-femme m'entende gémir derrière, quand c'est mon mari qui appelle parce que moi, je ne me sentais pas d'appeler, je n'étais pas bien pour, elle a dit non mais venez. et donc on est reparti et en fait on est arrivé vers 4h à la maternité le trajet ça a été une horreur parce que les routes en Belgique du coup sont pas forcément très sympas, il y a pas mal de nids de poules donc les contractions avec les nids de poules c'était atroce je sors de la voiture et là je vomis tout ce que je peux vomir pas grand chose parce que j'ai pas mangé depuis 48h quasi et en fait j'avais tellement mal et quand on arrive donc on m'auscule, donc effectivement ça a bougé mais pas non plus follement depuis l'après-midi à peine d'un demi voire d'un centimètre mais on me dit écoutez là c'est bon on va vous garder on voit bien que vous êtes en travail, qu'il se passe des choses et puis vu comment je souffrais et en fait il m'explique que du coup Jade en fait elle a bougé alors elle est toujours tête en bas mais elle est dos contre mon dos et elle se présente en fait par la face elle se présente pas par le sommet de la tête et c'est ça qui fait que du coup les douleurs sont vraiment hyper compliquées à gérer donc moi qui ne voulais pas de péril là pour te dire parce que j'arrive pas j'arrive plus à gérer je suis fatiguée, j'en peux plus j'ai pas dormi depuis 48 heures j'ai pas mangé non plus parce que j'arrivais pas à manger et donc là super sympa ils me disent écoutez on va trouver l'anesthésiste et on vous pose la péri pour que vous puissiez vous reposer et avoir des forces pour la suite donc effectivement en fait on m'a posé la péri j'étais à 3 alors j'étais hyper frustrée de me dire je voulais pas de péri et on vient d'entrer avec une péri mais en même temps aujourd'hui avec l'expérience et voilà je me dis oui j'étais pas du tout prête de toute façon pour donc voilà donc là on se repose On en profite pour bien se reposer, pour dormir un petit peu justement pour le coup. Donc ouais, il devait être 5-6 heures du matin. Et voilà, et donc le travail continue tout doucement du coup pendant qu'on se repose. Voilà.
- Reb
Et à quel moment ça prend un tournant ?
- Céline
En fait, Jade est née à midi et demi. et en fait du coup sur les coups des 11h on se rend compte que c'est bon je suis à dilatation complète alors pour le coup tu vois j'avais une péri je pense qui était bien dosée parce que j'ai absolument rien senti après non j'ai vraiment pas de souvenir de sentir malgré tout tu vois les contractions sans la douleur et par contre ce qui m'a marqué c'est que du coup ils ont appelé le gynéco qui était le gynéco qui devait m'accoucher ils ont appelé la gynéco et elle est arrivée. Voilà, du coup, elle m'a dit Ah ben bonjour Elle sortait de sa douche, du coup, elle avait laissé ses deux garçons et elle venait juste pour faire mon accouchement et puis elle repartait chez elle, quoi. alors que j'étais en CHU j'étais en CHU en Belgique c'est pas du tout ce qui se passe chez nous en France en tout cas je savais que c'était ça si le gynéco arrive en France c'est qu'il y a quelque chose qui va pas comme il faut oui c'est ça déjà exactement si le gynécologue est là c'est qu'il y a quelque chose qui va pas et puis c'est pas forcément celui qui t'a suivi lors de ta grossesse tu vois là effectivement du coup je sais pas si ça a évolué depuis ou pas en Belgique mais en tout cas la gynécologue qui me suivait pendant ma grossesse était celle qui était là à l'accouchement. Et en fait, la naissance de Jade s'est super bien passée. Deux poussées, elle était là, malgré les circonstances. Parce qu'il faut savoir qu'un bébé qui se présente par la face, le diamètre est beaucoup plus grand que ta dilatation complète. Et ça peut être vraiment beaucoup plus difficile. que le bébé sorte, c'est souvent des accouchements qui sont instrumentalisés ou des accouchements où ça termine en césarienne. Et pour le coup, pour moi, ça s'est extrêmement bien passé. Alors, le seul truc, c'est qu'une fois que j'ai adhéné, la gynéco m'a dit, par contre, j'ai dû vous faire une épisiotomie pour que ça puisse se passer sans encombre. Et voilà. mais en fait finalement du coup c'était une épisiotomie qui était quand même assez conséquente mais tu vois 12 ans après je me souviens que j'en ai pas souffert plus que ça franchement non je l'ai hyper bien ça s'est hyper bien géré voilà nickel et Jade était un beau bébé justement j'avais un ami sage-femme qui m'avait dit mais ça va au niveau du visage elle est pas tuméfiée elle est pas avec des bleus partout parce que c'est souvent c'est quand même pas facile même pour le bébé aussi de naître par le visage la face on avait un bébé magnifique sans bosse, sans bleu super quoi donc une expérience médicalisée mais au final tu l'as pas du tout mal vécu non franchement un très bel accouchement je l'ai très très bien vécu malgré toute la souffrance qu'il y a pu avoir avant franchement du coup je savais que c'est qu'il y avait malgré tout oui une utilité à tout ça aussi du coup c'était parce que bébé allait arriver non non mais un accouchement top et qui me donnait envie limite de réaccoucher en fait au final tu vois donc c'est que ça va dans ce sens là ouais ouais ouais complètement et du coup la rencontre avec ton premier bébé quand même bah écoute une belle rencontre toute émouvante toute géniale quoi enfin ouais non c'était et C'était chouette, un projet d'allaitement, donc forcément, la tétée d'accueil tout de suite. Non, vraiment, prendre le temps, se rencontrer, se découvrir. C'était top.
- Reb
Il ne te vient pas du coup de douleurs même post-accouchement ou d'incompréhension particulière ? Tout s'est bien passé, du moins sereinement quoi.
- Céline
Ouais franchement tout s'est bien passé. Donc la gestion de cet épisio qui était une grosse épisio du coup était top. Enfin ça s'est bien passé aussi parce que je pense que du coup à la maternité en fait il m'avait passé des serviettes hygiéniques qui étaient dans le congélateur. c'était juste génialissime parce que effectivement ça venait apaiser la douleur j'ai tout de suite fonctionné comme ça puisque après j'ai refait la même chose chez moi et en fait non franchement un post-mortem hyper serein après j'avais la chance aussi d'avoir mon mari en fait qui était là avec moi parce que c'est vrai que du coup étant sportif professionnel au final il avait essentiellement ses entraînements et il était absent quelques heures le week-end lorsqu'il avait des matchs mais en fait le quotidien il était à 3 tout le temps quasi donc ça aussi j'ai conscience que c'était hyper précieux et que ça aide en tout cas
- Reb
et que ça aide vachement en fait ok du coup dans ces conditions c'est quand même assez rapidement que vous vous dites on remet ça ?
- Céline
ouais en fait déjà dès la première grossesse on était assez ok sur l'idée d'avoir des enfants rapprochés ok Alors je me souviens que si j'avais écouté mon mari, du coup on aurait pu ne pas partir sur une contraception et puis se dire eh bien elle ne vienne que pour un et voilà. Sauf que moi j'avais juste besoin quand même de me poser un tout petit peu puis de voir comment ça allait se passer quand même avec Jade. Donc, du coup, je me suis dit, bon, je reprends une contraception. Et puis, on voit. Et finalement, trois mois après sa naissance, je me dis, allez, c'est bon. Franchement, ça serait nickel. Enfin, franchement, c'était un bébé bonbon. Franchement, elle était d'une sérénité, d'un calme. À un mois et demi, du coup, les nuits, elle faisait des superbes nuits. Elle ne se réveillait plus du tout. le quotidien était vraiment génial donc je me suis dit avec un bébé comme ça c'est ok de revivre l'aventure de la maternité donc on pose tout ça avec mon mari et puis ça c'était autour du mois de mars elle avait à peine 3 mois et au final du coup Jao est arrivé dans mon ventre dans mon bidou courant mai ok enfin ouais fin mai deux mois après du coup voilà deux mois après je enfin je pense que j'ai dû le découvrir plutôt en juin remarque mais voilà mois de juin donc Jade avait six mois quand j'ai découvert que du coup elle allait avoir un petit frère ou une petite soeur ok d'accord donc ça c'était ok ça vous faisait pas du tout peur ni à l'un ni à l'autre Pas du tout. Non, ouais, ça ne nous faisait pas du tout peur. On était trop contents parce que ça faisait pas petit. On avait projeté. Voilà, alors forcément, bien sûr, tu as des interrogations. Après, quand tu te dis, ah oui, quand même, du coup, ils auront 14 mois de différence. Bon, est-ce que ça va le faire ? Mais voilà, tu as des interrogations. Mais en fait, on était quand même hyper sereins. Et hyper, enfin, je ne sais pas. oui c'était un choix de votre part et c'est très bien déjà c'était un choix donc effectivement quand c'est un choix je pense que tu le vis aussi beaucoup plus facilement et du coup cette grossesse se passe de nouveau très bien et bah écoute ouais une grossesse qui se passe de nouveau super bien donc on est toujours en Belgique franchement une grossesse top top top top top Du coup, les seuls mots que je peux avoir durant cette grossesse, c'est plus des douleurs au niveau du dos, des douleurs sacroiliac qui viennent m'embêter en fait vers le septième mois de grossesse. Chose que j'avais un petit peu connue pour Jade, mais pas non plus follement. Pour Jade, à neuf mois de grossesse, on n'avait pas de voiture, on a eu la voiture très peu de temps avant l'accouchement. et en fait on se faisait les trajets j'ai oublié de préciser ça effectivement pendant la grossesse de Jade, on se faisait les trajets pour aller de là où on habitait jusque là à la maternité où j'allais accoucher on prenait le bus on prenait le métro et on marchait donc en fait j'avais tous mes rendez-vous qui étaient positionnés que ce soit gynéco ou que ce soit prépa le mardi et le mardi on partait à 7h30 du matin et on rentrait à 20h le soir et on se faisait une journée au folle où on marchait beaucoup et en fait j'étais en pleine forme du coup je donc Jao du coup pareil tout se passe super mais voilà les douleurs sacroiliac qui m'embêtent un peu donc je consulte ostéo et puis je reprends la prépa aquatique aussi que j'avais pris pour Jade parce que j'avais bien aimé et voilà une grossesse qui se passe vraiment bien
- Reb
et au niveau de tes projets pour l'accouchement est-ce que tu disais on revit la même chose et c'est très bien ou est-ce que tu avais d'autres envies alors en fait pour le coup j'avais d'autres envies mais en même temps en fait ce
- Céline
qui m'a un peu freinée sur essayer d'envisager autre chose c'est qu'on était dans un pays étranger où on ne maîtrisait pas encore vraiment tout comment ça fonctionnait on n'avait pas forcément trop de relais et puis Jade était petite et donc en fait c'est vrai que je me suis laissée porter par la simplicité on va dire et finalement de reprendre la prépa aquatique je connaissais, je savais que ça me faisait du bien on est allé dans le même centre hospitalier Bon, je me disais si quand même j'arrive à ne pas avoir la pérille, c'est ok. Mais tu vois, à ce moment-là, je pense que très naïvement et puis peut-être avec… Enfin voilà, on était jeunes aussi puisque c'est vrai qu'on avait… Moi, j'avais 26 ans pour la naissance de Jade et j'en avais 27 du coup pour la naissance de Jao. Et donc, je n'avais pas cette maturité qu'après j'ai eue pour les suivantes, les grossesses suivantes. Et donc, très naïvement, je pensais que je pourrais peut-être gérer sans la pérille. Par contre, là où je me suis dit que je ferais différemment, c'est pour l'allaitement. Parce que pour Jade, pareil, très naïvement, je pensais que c'était facile d'allaiter. Et en fait, je me suis rendu compte que ce n'était pas si évident que ça. Et donc, Jade, je l'ai allaitée exclusivement trois semaines. Donc, ça aussi, ça a été une grosse frustration pour moi. et puis après je l'ai allaité en mixte pendant trois mois et on a arrêté. Et ce n'était pas forcément mon projet initial. Mais voilà, après j'ai fini par accepter que c'était comme ça. Mais donc pendant la grossesse de Jao, je me suis dit, il faut que je m'entoure pour l'allaitement, il faut que je me renseigne. En fait, je me suis plus concentrée sur l'allaitement que sur l'accouchement finalement pour Jao.
- Reb
Parce que tu avais plus vécu comme un échec entre guillemets l'allaitement que l'accouchement que tu as très bien vécu au final.
- Céline
Exactement, tout à fait. Tout à fait. et donc du coup c'est plus ça sur lequel je me suis renseignée auprès de groupes par le biais de Facebook ou même du coup à la maternité où j'allais accoucher je savais qu'il y avait des consultantes en lactation donc j'avais aussi cette possibilité là c'est
- Reb
plus ça que j'ai préparé oui je vois et bon alors comment ça s'est déroulé ce deuxième accouchement, dis-nous tout
- Céline
Et bien, donc, ce deuxième accouchement, donc, en Belgique, on est sur 40 semaines améliorées. Donc, du coup, Jao était prévu pour le 18 février. Alors, c'était rigolo parce que Jade est née le 18 décembre.
- Reb
OK.
- Céline
Donc, le terme de Jao 18 février, on trouvait ça rigolo. Mais on se disait, il ne va jamais naître le 18 février parce que ça serait tellement... tellement idéal finalement qu'ils partagent ce même 18 et puis au final j'arrive le 17 au soir le 17 février au soir toujours avec mon bidou avec plein de petits messages de gens autour de nous qui font alors t'es toujours là t'as pas accouché donc en fait je le vis comme une pression je me dis putain mais foutez moi la paix du coup oui j'ai pas accouché mais c'est ok quoi du coup mon bébé il choisit quand il a envie de naître mais finalement je me rends compte que ça m'affecte donc je me souviens ce soir là je me suis effondrée, je me suis mise à pleurer en me disant mais presque j'avais l'impression d'être coupable de pas avoir accouché quoi la culpabilité de ne pas y arriver entre guillemets en temps et en heure ouais parce que tu vois comme les gens en fait et c'est pour ça après je me suis dit je ne dirai plus la date du terme parce que comme les gens avaient cette connaissance du fait que du coup mon terme c'était pour le 18 en Belgique en tout cas et c'est vrai que finalement tout notre entourage était plutôt en France donc si on faisait 7 jours supplémentaires c'était pas ça le terme du coup si on allait à 40 et une semaine Et en fait, ça m'a mis une pression. Et donc, nous, le 18 février, on avait un rendez-vous juste de contrôle à la maternité à 10h30, quelque chose comme ça, dans la matinée. Donc bon, au final, je pars me coucher le 17 au soir. Je pars me coucher. Et puis, le 18 au matin, à 7h, je suis réveillée par des contractions. Et je me dis, ah, tiens, c'est bizarre. Ça pique un peu quand même. Est-ce que finalement ce petit bébé, ça ne serait pas un bébé ponctuel ? Je commence à rêver que peut-être finalement il a tout fait. C'est ça. Et donc je me dis, écoute, de toutes les façons, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Il est 7h, on a rendez-vous à 10h30, donc on sera assez vite fixés sur ce qui se passe. donc je sais qu'à ce moment-là mon mari dormait toujours et je ne l'avais pas réveillé moi je vacquais à mes occupations dans la maison je me disais je vais ranger un petit peu si c'était aujourd'hui finalement j'espère que l'appart soit bien rangé Jade elle dormait toujours dans sa chambre donc voilà je fais des dernières petites photos de mon bidou pour immortaliser ce gros bidou parce que je me dis c'est de temps jamais ça se trouve je ne rentrerai pas avec voilà et effectivement en fait je me rendais compte que c'était possible que ça soit le jour. Et donc, j'en parle à mon mari quand il se réveille. On se prépare tranquillement pour aller à notre rendez-vous. Et puis, là, du coup, on arrive. Donc, on m'ausculte aux urgences maternité. Parce que finalement, il n'y avait plus de place. Enfin, je crois qu'il y avait un truc. Donc bon, finalement, je suis dans un bloc aux urgences. et on fait un contrôle monito donc effectivement j'arrive je suis déjà à 2 et en fait au final du coup au bout d'une demi-heure elle me dit on va faire un contrôle pendant une heure et puis on verra ce qu'elle a dit puis au bout d'une demi-heure elle revient et je lui dis t'es à 3 donc elle m'a dit bon bah écoutez là vous êtes en travail donc on va vous garder ok donc là je préviens Marco je lui dis écoute parce qu'il n'avait pas pu venir avec moi à ce moment là il devait rester en salle d'attente avec Jade qui était toute petite et qui ne pouvait pas passer en fait et donc je dis à Marco on avait prévu que ce soit des amis à nous de Belgique qui nous avaient proposé de garder Jade parce que c'était ça aussi la particularité c'est le fait de ne pas être dans notre pays et de ne pas avoir nos proches et d'un accouchement je ne sais pas trop quand est-ce que tu vas accoucher. Donc, c'est vrai que du coup, on avait trouvé une organisation avec des amis. Et donc, du coup, là, il fallait les appeler pour qu'ils viennent chercher Jade, pour que Jade puisse être avec eux le temps de la naissance de son petit frère. Donc, voilà, Marco organise tout ça et moi, je passe en salle de naissance du coup. Et donc là, on nous annonce que l'anesthésiste n'est pas du tout dispo pour l'instant. Donc voilà, que je réfléchisse à si je veux ou pas. la péridurale.
- Rébecca
et puis je dis à Marco écoute franchement oui ça picote mais bon vu qu'on a un peu le temps pour se positionner écoute je vais réfléchir et puis voilà donc on passe une heure deux heures et puis bon au fur et à mesure je commence à lui dire ouais bon en fait le seul truc je lui disais j'arrive à gérer les contractions le seul truc qui m'embête c'est est-ce que je vais réussir après une fois qu'on arrivera vers la fin à gérer et les contractions et la gestion de la poussée c'est plus ça qui m'inquiétait Parce que finalement, tout pareil, mais bon, à ce moment-là, je ne le savais pas. Mais maintenant, avec le recul, je me dis, en fait, j'avais eu une préparation à la naissance qui était quand même hyper légère, finalement, sur la préparation à la naissance. en fait on prépare plus à deuxièmement par an parfois qu'à accoucher vraiment là c'est un peu ça en fait maintenant avec le recul et toutes les connaissances que j'ai pu acquérir par la suite je me rends compte que je savais rien en fait de ce qu'était l'accouchement et de tout ça donc bon au final on revient nous voir alors qu'est-ce qu'on fait effectivement je demande la pérille et donc Et puis c'est ok parce que là tu vois pour le coup j'étais vraiment dans une hésitation et je m'étais dit je me laisserai porter par ce qui se passera à ce moment là. Oui. Et là pareil du coup un accouchement top. Vraiment. en deux poussées il est là enfin en trois poussées il est là du coup c'est pareil tu sentais plus rien toi à ce moment là enfin t'étais vraiment une grosse dose à l'été non du coup là c'était un peu pas pareil du coup parce que je me rappelle que du coup là pour le coup c'était différent et j'ai pu accompagner plus facilement les poussées et oui autre chose aussi dont j'ai oublié Pour l'accouchement de Jade, ce que j'avais adoré, c'est que la gynécologue m'avait proposé de la prendre. Une fois que la tête était sortie et que les épaules étaient passées, elle m'avait dit c'est bon, si vous voulez, vous pouvez venir chercher votre bébé Et donc j'étais venue chercher Jade, que j'avais moi-même posée sur moi. Et là, ce n'est pas le même gynéco qui me suit, puisque la gynéco qui m'avait suivie pour Jade a changé d'hôpital. donc c'était le chef de service mais c'est pas grave du coup il est là aussi même process du coup c'est lui qui est présent lors de l'accouchement oui donc c'est lui qui fait tout c'est pas vraiment un système de sage femme tout va bien comme chez nous alors que du coup mon accouchement tout se passait super bien tu vois donc là il est là aussi et en fait donc ce qui se passe donc première poussée du coup il me dit ah bah super la tête est là si vous voulez vous pouvez toucher donc en effet je sens la tête de mon bébé et et puis deuxième poussée hop il y a la tête et puis troisième poussée enfin ça va super vite en fait du coup enfin vraiment c'est des poussées qui vont très vite en plus du coup et pareil là on me propose à nouveau de venir chercher mon bébé de le prendre et de me le poser sur moi et pour ça je trouve ça enfin j'ai hyper aimé de vivre ça quoi que ce soit moi qui attrape enfin qui attrape mon bébé et qui me le pose sur moi quoi la première personne à toucher ton bébé c'est quand même magique c'est ça ouais du coup donc ça pour ça et je savais pas que je pouvais enfin je l'ai découvert pour Jade tu vois mais ouais j'avais pas eu cette notion là que c'était ok que c'était possible de faire ça en fait et donc là je trouve ça génial qu'on me le repropose une deuxième fois en plus tu vois alors que c'est pas du tout la même équipe qu'en plus on en a même pas parlé non plus en fait voilà parce qu'à ce moment là tu vois projet de naissance c'est pareil j'étais pas du tout au fait que ça existait donc il y a 11 ans ça devait quand même moins exister et moins être répandu que maintenant je pense aussi c'est possible aussi il y a eu pas mal de choses aussi qui ont évolué effectivement donc là super on découvre notre petit jaou et là on se dit waouh mais qu'est-ce qu'il ressemble à sa soeur truc de fou et Donc voilà, à chaque fois, un moment suspendu dans le temps, cette découverte de ton bébé, sa petite frimousse, ses petits cheveux. Oui Jade avait beaucoup de cheveux quand elle est née. Jao, lui, il avait la houppette de Kirikou. Il avait pas beaucoup de cheveux mais il avait une petite touffe comme Kirikou. Donc c'était trop rigolo. C'était trop marrant.
- Rebecca
Ok. Et est-ce que tu as eu encore une épisiotomie ?
- Rébecca
Rien. Nada. Super. Top.
- Rebecca
Et pas de déchirure non plus ? Non, rien du tout.
- Rébecca
Rien. Non. Impeccable.
- Rebecca
Donc, nickel, là.
- Rébecca
Ah ouais, nickel. Du coup, le gynéco me dit Mais en fait, vous, vous êtes faites pour accoucher. Parce que du coup, ça se passait franchement super bien. Et puis, vraiment, les poussées, du coup, je ne sais pas, en 5 minutes, il était là. Du coup, ça se passait super vite. Oui. Ok.
- Rebecca
Bon. Ok, et est-ce que du coup au cours de cette deuxième grossesse, vous étiez dit aussi c'est pas la dernière, on va recommencer ou pas vraiment cette fois-ci ?
- Rébecca
ouais alors du coup c'est vrai qu'on s'était toujours dit qu'on voulait avoir une grande famille pour le coup pour cette grossesse alors moi j'étais déjà dans la projection de ma troisième en fait à chaque grossesse je me projetais sur la grossesse d'après donc là c'est pareil je me projetais sur la grossesse d'après aussi mais je savais qu'elle serait pas aussi rapprochée parce que déjà il y avait un contexte où en fait on savait pas trop si on allait rester en Belgique ou pas on ne savait pas trop quel était notre avenir et où serait notre avenir donc on se disait déjà avec deux enfants de devoir gérer un déménagement et une gestion quand même quand tu es dans le milieu du sport il y a quand même une certaine insécurité par rapport au contrat, tu ne sais jamais comment ça va durer si ça va durer moi à ce moment là je ne travaillais pas au final c'est vrai que j'avais cette possibilité là d'être avec nos deux enfants donc on savait qu'on en voulait un troisième mais on savait que ça ne serait pas tout de suite du coup pas aussi rapproché que j'allais Jao oui plus que 14 mois d'écart ouais c'est clair ok et
- Rebecca
du coup à quel moment la question s'est posée sérieusement ?
- Rébecca
alors la question s'est posée donc Jao il est né en 2013 Finalement, on a quitté la Belgique peu de temps après sa naissance. Ce n'était pas du tout prévu comme ça, mais j'ai eu une opportunité professionnelle, moi, pour retourner en France et pour exercer justement en tant que psychologue dans un réseau périnatal et en maternité. Donc, juste le poste que je rêvais. et j'ai réussi à l'avoir ce poste là donc on a quitté la Belgique comme ça, de manière totalement imprévue parce que j'avais fait ma candidature en juin et finalement en juillet je suis qu'elle était retenue et en fait on a débarqué en Bourgogne en août donc le truc s'est fait hyper vite mais bon là il n'était pas forcément question d'avoir un troisième enfant à ce moment là donc moi je prends ce poste là Tout se passe nickel du coup. et puis finalement un an après en août 2014 donc on est tous les deux originaires de Bordeaux je rentre en vacances avec mes enfants Marco lui il était resté en Bourgogne parce qu'il avait réussi à trouver un contrat en Bourgogne aussi au niveau de ce qu'il faisait et du coup je rentre à Bordeaux et là j'ai une très bonne amie à moi qui me dit écoute franchement là où je bosse, donc une très bonne amie qui est psychologue, me dit on ouvre un poste donc si ça t'intéresse bah vas-y en fait ça m'intéressait pas plus que ça ce poste là parce que j'avais un super poste qui me plaisait, dans un domaine qui me plaisait mais finalement je me dis c'est quand même l'opportunité de rentrer chez nous, d'être auprès de nos familles d'être auprès de nos amis et de retrouver en fait quelque chose de précieux pour nous donc je postule et je décroche le poste donc finalement on redébarque sur Bordeaux en octobre 2014 en là avec une sécurité quand même certaine puisque moi je venais de signer un CDI dans une entreprise qui fonctionnait plutôt très bien Marco lui il était parti en reconversion professionnelle du coup donc il était en train de poursuivre son diplôme d'expert comptable on savait qu'il en avait pour un certain laps de temps mais on avait quand même une situation qui était stable contrairement à avant et donc moi là à ce moment là vers fin 2014, début 2015, j'ai cette forte envie d'avoir un troisième enfant. Je me dis, voilà, moi, j'ai la sécurité de l'emploi. Ça revient très fort, en fait. Parce qu'on avait, en tout cas à mes yeux, on avait une sécurité beaucoup plus que quand on a eu Jadejao, puisqu'on était quand même dans un pays étranger avec Marco qui avait des contrats d'un an, de six mois. Enfin, voilà, c'était des petits contrats. Enfin, voilà, c'était moins sécure. Mais en fait, du coup, on avait la sécurité financière et stable de mon côté. Mais finalement, Marco, lui, il était vraiment dans ce projet d'études. Et lui, en fait, il avait envie d'être focus sur ce projet d'études-là. Et en fait, envisager un troisième enfant, ce n'était pas OK pour lui à ce moment-là. Ce n'était pas dans le bon timing. donc je ravale un peu mon truc du coup en plus beaucoup de frustration parce que j'ai beaucoup d'amis qui dans cette année 2015 deviennent maman donc je me dis plus chronomique je pourrais pas être maman en même temps qu'elle du coup parce que oui c'est ça aussi c'est que nous on a été parents on a été les premiers dans nos familles respectives et on a été aussi les premiers au niveau du cercle d'amis oui Voilà. Et donc ça, ça a été une frustration pour moi, de me dire je ne peux pas partager une grossesse avec une amie, quoi. Ou avec... J'avais plusieurs amies en plus à ce moment-là qui étaient enceintes. bon bref et puis voilà et donc le temps passe et en fait du coup on en rediscute on rediscute de tout ça autour de fin 2016 oui voilà on en reparle début 2017 et puis bon Marco était toujours dans cette même dynamique parce que des études expert comptable ça prend beaucoup de temps là il est juste en train de finir et puis en fait un jour au boulot en mars 2017 je reçois un petit SMS de Marco qui me dit c'est bon c'est ok ok comme ça c'est bon c'est ok alors je me dis attends il me parle de quoi c'est bon c'est ok quoi est-ce que c'est ok autre chose en fait parce que c'était pas écrit noir sur blanc vraiment c'était bon c'est ok quoi qui sort un peu de nulle part ouais c'est ça qui sort un peu de nulle part et en fait du coup je le questionne et il me dit allez on peut envisager d'avoir un troisième enfant c'est ok on y va ok et donc c'est comme ça que du coup finalement deux trois mois après je découvre que je suis enceinte de notre troisième enfant d'accord Et là du coup, c'est très rigolo la vie parce que finalement ce troisième enfant, moi j'aurais aimé l'avoir un peu plus tôt, puis finalement on l'a au moment où c'est ok finalement aussi pour Marco et que ça s'harmonise pour tous les deux. Mais ça a été moins fluide, tu vois, dès le départ, ça a été moins fluide, en fait. Que Jade, là-haut, c'était fluide. On était OK en même temps, au même moment. Tout a été fluide. On a été OK.
- Rebecca
Il n'y a pas eu de réflexion, quoi.
- Rébecca
Ouais. Enfin, vraiment, les grossesses étaient faciles. Le choix du prénom a été facile. Tout a été facile. L'accouchement, tout a été facile. Là, eh bien, ça n'a pas été la même chose. Parce que la grossesse, elle n'a pas été aussi simple que ça. ça a été une grossesse assez particulière du coup parce que au bout de 3 mois et demi quand tu passes ce seuil de l'inquiétude de la fausse couche tu vois donc tu fais ta première écho, finalement tout se passe bien donc déjà moi j'étais hyper inquiète pour cette grossesse dès le début parce que je me disais, punaise en fait on a eu la chance d'avoir 2 grossesses merveilleuses 2 accouchements merveilleux 2 naissances, enfin voilà 2 enfants super Tout s'est toujours très bien passé. en fait entre la naissance de Jao et là ce moment où je vis cette troisième grossesse j'ai eu plusieurs amis qui ont fait des fausses couches il y a plein de choses qui sont venues me donner moi de l'inquiétude pour cette grossesse t'as
- Rebecca
conscience que ça peut ne pas forcément bien se passer je me dis écoute franchement l'univers il a été super cool avec nous,
- Rébecca
à quel moment il va ne plus être trop cool avec nous, alors je sais pas si c'est ces personnes là qui sont venues après me parasiter Mais donc du coup, au tout début du quatrième mois, je me retrouve à avoir des saignements. Donc forcément, là, tu t'inquiètes parce que tu te dis Ok, je fais une fausse couparde vive. Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas aux urgences, on te dit qu'on ne sait pas ce qui se passe pour toi, ni pour ton bébé, que tout va bien. Donc tu saignes, mais on ne sait pas pourquoi. Donc là, je me dis Ah bon, ça ne me va pas en fait comme explication, on te renvoie chez toi. et donc je dis à Marco mais c'est pas possible en fait personne n'est capable de me dire pourquoi je saigne mais pour moi c'est pas normal et moi j'avais trop peur qu'effectivement bah du coup le coeur du bébé fonctionne, ça marchait encore du coup ça allait bien mais que finalement quelques heures après en fait il se passe quelque chose quoi donc je dis à Marco si demain j'ai encore des saignements on y retourne quoi parce que moi je peux pas être dans cette attente de savoir qu'est-ce qu'il se passe effectivement on y retourne et là en fait on découvre que j'ai un hématome sur le col et que c'est cet hématome là qui fait que je saigne et là on m'explique les hématomes sur le col enfin les hématomes en tout cas enceintes, c'est courant ça peut arriver, en tout cas c'est pas anormal et c'est bénin et on sait pas d'où ça vient parce que je me dis un hématome, généralement quand on a un hématome c'est qu'on s'est cogné, c'est qu'il y a eu quelque chose quoi Là, on ne sait pas. Et ils me disent, cet hématome, soit il va se réserver tout seul, soit c'est possible que vous l'ayez durant toute votre grossesse et qu'il y ait des saignements pendant toute votre grossesse. Et que ça n'impacte en rien votre grossesse, que la grossesse ne passe pas. quelque chose de stressant en fait et voilà du coup on part dans une grossesse un peu particulière mais finalement tu vois cette grossesse elle m'amène à être hyper dans le positif à me dire écoute je vois qu'à chaque fois mon bébé va bien je vois que tout se passe bien je vois que personne n'est inquiet au niveau médical donc moi j'ai pas de raison de l'être donc je ne le serai pas Et effectivement, j'ai passé toute cette grossesse comme ça, en étant apaisée, alors que du coup, je me retrouve quand même à aller aux urgences plusieurs fois. Donc là, on était au mois d'août quand j'y suis allée pour la première fois, on était vers mi-août. Puis j'y retourne fin août. Puis j'y retourne mi-septembre. Et au final, du coup, la gynéco finit par me dire qu'on va vous arrêter jusqu'à la fin de la grossesse, du coup. Et en fait j'y retourne en octobre aux urgences pour des saliments parce que c'était ça, les saliments ils venaient et ils partaient, ils venaient, ils partaient, ils venaient, ils partaient. Et j'y retourne en octobre et là en fait on me dit bah en fait vous n'allez pas rentrer chez vous, on vous hospitalise. Et j'ai compris en fait que du coup comme il y avait, on attendait en fait en gros le seuil de viabilité. du bébé, pour pouvoir m'hospitaliser. Parce qu'effectivement, m'hospitaliser, s'il se passait quoi que ce soit, alors qu'on n'était pas à ces 24-25 semaines d'aménorrhée, on ne ferait rien. Et là, en fait, effectivement, la première fois qu'on m'hospitalise, c'est que je suis autour de 24-25 semaines et qu'ils préfèrent quand même m'hospitaliser pour contrôler, vérifier. Donc voilà, j'ai des contrôles de monito tous les jours, j'ai des échographies. Puis bon, finalement, je reste hospitalisée une semaine. Une fois que les saignements s'apaisent, du coup, je rentre chez moi. Première hospitalisation, on pense que j'ai fissuré aussi. On me dit que j'ai fissuré la poche des os. Sauf qu'en fait, du coup, quand tu saignes, souvent, ça fait des faux positifs au niveau du test pour la fissure de la poche des os. Donc, c'est ce qui s'est passé pour moi. On se rend compte que du coup, une fois que je n'ai plus de saignement, on me refait le test et effectivement, je n'ai pas fissuré. Donc, c'est OK, je rentre chez moi. Et puis, une deuxième hospitalisation début novembre. parce que là j'avais comme consigne stricte au moins de renseignements vous revenez aux urgences et on vous hospitalise donc deuxième hospitalisation début novembre donc c'était un bébé qui était prévu pour début février ok donc début novembre hospitalisation pareil je reste pas longtemps je reste 5 jours le chef de service au début je devais rentrer le lundi mais le chef de service dit oh c'est bon vous allez bien je vous fais confiance vous en faites pas trop chez vous vous pouvez aller vous rentrer juste avant le week-end du coup comme ça moi je retourne chez moi avec déjà des jaots quand même c'était quand même pas sympa à chaque fois et puis en fait je retourne chez moi pour quelques petits jours parce que mi-novembre re-hospitalisation Alors là, j'ai un peu le sentiment qu'on m'hospitalise pour rien, parce que vraiment, les saignements, ils sont ridicules. Et pendant qu'on m'hospitalise, en fait, j'en ai quasiment pas de saignements. Et donc, j'en discute avec la sage-femme, et elle me dit, effectivement, c'est prévu que vous sortiez demain. Et au moment où j'en discute avec la sage-femme, je lui dis, attendez, il se passe un truc trop bizarre. Et effectivement, bam, les saignements reviennent, et là, ils reviennent de plus belle. Donc, il est hors de question que je rentre. chez moi. Et en fait, je passe une semaine d'hospitalisation où je saigne pas mal, où j'ai des contractions pas mal aussi, qui commencent. Donc là, je suis sous surveillance plus, plus. Je vais parfois, même la nuit, en salle de naissance, du coup. Là, ça me pose la question de faire... Ouais. donc là ça commence à être un peu stressant quand même mais je stresse pas alors des fois je me dis mais est-ce que t'es dans le déni tu vois je me pose cette question je me dis c'est fou parce que je voyais j'arrivais à prendre le recul et me dire je vois autour de moi tous les gens qui sont paniqués de ce qu'il se passe pour moi mais moi je me sens je me sens en sécurité j'étais bien à l'hôpital j'étais dans un service où c'était bien en fait les professionnels étaient chouettes et je me sentais dans une bulle avec mon bébé je voyais que mon bébé allait bien puisque j'avais des contrôles très réguliers j'avais des monitoring plusieurs fois dans la journée je faisais des échographies aussi régulièrement pour contrôler que ce sang c'était bien juste mon sang et que c'était pas le sang du bébé donc j'étais dans une petite bulle en fait où j'arrivais à mettre à distance les angoisses des autres et les négatifs et donc des fois je me disais mais est-ce que t'es pas dans le déni de ce qui se passe pour toi est-ce que tu vois euh Bon, et donc là, on me propose quand même, ce qui me fait un peu bizarre, c'est qu'on nous dit, bon, au cas où, on vous propose, est-ce que vous êtes OK de faire la petite piqûre pour la maturation des poumons si jamais votre bébé devait naître prématurément ? Voilà, un peu plus tôt quand même, parce qu'on est quand même mi-novembre, il est prévu pour début février, donc bon, c'est en jamais. Donc de là, je me souviens, c'était une grosse réflexion parce que, alors c'est loin, mais il me semble qu'il y avait un truc comme quoi, si on la fait maintenant, cette piqûre, elle est là pour aider la maturation des poumons, mais elle a une efficacité que pendant quelques jours, quelques semaines, et on ne pourra pas la refaire. ok donc est-ce que vous voulez qu'on la fasse maintenant ou est-ce qu'on se laisse le temps pour la faire plus tard si jamais il y a eu besoin de la faire plus tard mais si vous la faites pas de maintenant et qu'on la fait plus tard et que votre bébé arrive avant et oui parfaitement donc tu vois ça a été un choix je me souviens cette nuit là j'avais mon mari au téléphone du coup pour gérer le truc, quoi. Comment on gère ? Bon, au final, on a pris la décision de faire. Donc, je vis une semaine sympa et en plus, des contractions, mais qu'on arrive à me stopper quand même et qui n'agissent pas. C'est des contractions qui n'agissent pas sur le col, rien. Donc, moi, en fait, je ne suis pas inquiète plus que ça. Par contre, fin novembre, début décembre, mon mari doit partir en Angleterre pendant une semaine. Et là, je lui dis, franchement, avec le contexte de ce qu'on vient de vivre là, je ne suis pas trop OK que tu partes. Non, je n'étais même pas rentrée chez moi. J'étais toujours hospitalisée. Et il avait été décidé avec les médecins que je ne rentrerais plus chez moi. C'était fini. Du coup, je ne rentrerais plus chez moi tant que je n'ai pas accouché. Parce que du coup, il y allait avoir la période de décembre, la période de fête. L'idée, c'était d'essayer de tenir quand même le plus possible. Mais tu vois, je pense que j'étais quand même dans un certain déni parce qu'en fait, à aucun moment, pour moi, je suis en menace d'accouchement prématuré parce que le chef de service m'a dit que pour lui, je tiendrais au moins jusqu'à 35 semaines. Donc moi, j'ai bu ses paroles, tu vois. Je me dis, pour lui, il est sûr que du coup, je… Parce qu'en fait, on a fait partie d'une étude, en fait. On s'est inscrits dans une étude. médicales par rapport à la piqûre de surfactant qu'on a eu, il y avait une étude à ce moment-là qui était en place en France et du coup de savoir si une dose ça suffisait parce qu'on en administre deux en fait à ce moment-là on en administrerait deux et voulait prouver qu'une seule ça suffisait bref, petit aparté et donc là le chef de service m'avait dit mais je suis convaincue que vous participez à l'étude là mais qu'on ne va pas vous retenir parce que vous irez plus loin que 32 semaines ok,
- Rebecca
donc on va faire ça
- Rébecca
ouais et donc j'étais dans cet espoir là enfin dans cet espoir là j'étais dans cette pensée là il a dit ça donc il a confiance et moi j'ai confiance aussi mais par contre je voulais pas que mon mari parte parce que j'avais peur quand même et en fait ce qui s'est passé c'est que du coup c'était le mercredi 29 novembre Il y a une sage-femme qui vient le matin faire son petit tour avec une étudiante sage-femme et elle dit Est-ce que tu peux m'expliquer cette patiente, pourquoi elle est là ? Et là, l'étudiante sage-femme, elle précise que je suis en menace d'accouchement prématuré. C'est la première fois que j'entends ça.
- Rebecca
Que quelqu'un te le dit devant toi.
- Rébecca
C'est un professionnel du service. J'étais quand même hospitalisée au service de grossesse bateau. et c'est la première fois en fait alors que j'ai vécu quand même plusieurs hospitalisations et que le service maintenant je le connais que c'est ce terme là qui sort de la bouche d'un professionnel et en fait pour moi c'est un choc parce que du coup j'en prends conscience à ce moment là en fait je me dis ah ouais en fait je suis en meneuse d'accouchement prématuré c'est comme ça en fait qui considère ma grossesse au delà d'être une grossesse pato du coup ouais ça me fait un truc c'est quelque chose qui me travaille toute la journée du coup c'est peut-être le terme menace aussi qui fait peur et du coup et en fait je pense que ça a eu un impact psychologique sur moi parce que ce qui s'est passé c'est que j'allais toujours très bien émotionnellement j'étais toujours dans le positif j'étais toujours bien mais en fait ce qui s'est passé c'est que j'ai rompu la poche des os dans la nuit du mercredi au jeudi la poche des os merci et donc là forcément ça devenait encore plus concret la menace d'accouchement prématuré forcément il n'y a plus de liquide pour le bébé et du coup tu te dis bon alors après moi je suis quelqu'un j'aime beaucoup savoir donc pendant cette grossesse je m'étais énormément renseignée qu'est-ce que ça fait de saigner tout le temps, comme ça, d'avoir des hémorragies. Et du coup, je m'étais rendue compte que ce que ça faisait, ça faisait que du coup, le risque, c'est que ça fragilise la poche des os et que du coup, tu te retrouves à rompre la poche des os. Donc, quand c'est ce qui...
- Rebecca
Je t'en doutais, en fait.
- Rébecca
Eh bien, en fait, je savais qu'il y avait ce risque-là, mais je ne voulais pas le voir, tu vois.
- Rebecca
Oui, je vois.
- Rébecca
Donc là, en fait, je suis à 31 semaines tout pile. en fait quand je ronds la poche des os donc on me dit c'est simple, c'est soit le travail se met en route en 48 heures et on laissera faire les choses soit non et ben non en fait c'est pas pareil qu'une grossesse à terme il m'explique qu'effectivement quand t'es à terme soit ça se met en route en 48 heures tranquillement ou soit si ça se met pas en route on déclenche mais là comme j'étais pas à terme du coup l'idée c'est que si ça se mettait pas en route en 48 heures on laissait faire et en fait après bon comme d'un sens j'étais hospitalisée bah t'es sous antibiotiques et puis que le liquide amniotique il se renouvelle régulièrement donc dans tous les cas tant que mon bébé va bien tant que moi je vais bien bah on surveille et effectivement dans le service où j'étais il y avait des femmes qui avaient déjà rompu leur poche des os mais qui étaient toujours là et c'était ok en fait donc moi j'ai qu'un espoir c'est que c'est que ce soit ça qui se passe c'est que du coup je puisse tenir encore et puis tous les jours que je peux tenir bah c'est une victoire quoi Ouais c'est sûr Je descends quand même en salle de naissance Et là oui pour la petite histoire Du coup mon bébé En fait pendant Beaucoup de temps il était en siège Et donc Je me questionnais de savoir comment j'allais accoucher Moi parce que parce qu'au final entre cet hématome qui était sur le col puis à un moment donné on m'avait parlé de placenta bas insérée aussi mais qui finalement c'était, après ça allait mieux donc il était plus bas inséré donc il n'y avait plus de risque de ce côté là mais mon bébé était en siège, parfois en transverse parce que du coup cette petite minette elle s'amusait dans mon bidou malgré tout donc en fait je ne savais pas comment j'accoucherais, est-ce que ça serait une césarienne est-ce que ça serait une césarienne programmée parce que du coup je me suis dit à un moment donné ils vont me proposer ça quand on sera sur un terme correct et en fait au moment où je rends la poche des os enfin où la poche des os s'est remplue et bah en fait notre petite minette elle était en bas donc c'est ok pour une voix basse j'avais questionné justement à ce moment là quand je savais pas si j'allais accoucher ou pas on avait dit ça sera tout bon parce que l'hématome c'est ok et puis le placenta c'est ok et puis votre bébé c'est ok donc tout va bien et puis bon bah finalement on m'amène en salle de nécessaire après la rupture de la poche des eaux j'appelle mon mari pour qu'il débarque heureusement qu'il n'était pas parti en Angleterre oui finalement t'avais senti le truc c'est qu'en fait on s'est dit waouh quoi et en plus du coup il avait décidé que pendant cette semaine là il partait pas en Angleterre mais il allait dormir chez ses parents avec nos enfants toute la semaine trop bizarre aussi parce que moi je l'appelle je l'appelle pour lui dire écoute voilà je sais pas si notre puce elle va naître aujourd'hui mais en tout cas la poche des os c'est rompu il faut que tu viennes et bah en fait il a pas besoin de réveiller nos enfants ils sont déjà chez mes beaux-parents donc du coup c'est super quoi tu vois oui et puis pas de soucis c'est bon le mode de garde il a trouvé déjà c'est bon moins d'angoisse et au final on a passé 24h en salle de naissance où il se passait rien donc je me disais trop bien trop cool allez on continue et en fait il me remonte en chambre sur les coups des 19h et au moment où il me remonte en chambre je commence à sentir des contractions et là je me dis oh putain je sens qu'ils sont en train et mon mari venait de partir donc j'ai dit bon et là dans ma tête je me dis je sens que les contractions sont en train d'arriver et ça se trouve ils vont me redescendre mais j'essaye de me mettre dans une bulle positive en me disant mais non allez on peut le faire je parle à mon bébé je lui dis écoute c'est pas maintenant c'est pas prévu comme ça du coup alors c'est ça reste au chaud bon mais en fait bah en fait non quoi du coup sur les coups des minuit une heure je finis par appeler les sages-femmes en leur disant écoutez voilà les contractions sont belles et bien là du coup on fait un monito effectivement effectivement on descend quoi c'est ça et puis oui on sculpte c'est ça la sage-femme au sculpte elle se rend compte qu'effectivement ça a commencé la dilatation a commencé quand elle sculpte elle se retrouve avec alors elle essaye de le cacher je vois qu'elle est inquiète en fait Mais je comprends ce qui se passe. En fait, je la vois partir avec son gant de manière bizarre. En fait, je présume que du coup, finalement, cet hématome que j'avais, en fait, il s'est évacué. Et que c'est ça qu'elle a dans ses mains, en fait. C'est mon cas. Lors de l'auscultation, en fait. Et effectivement, c'était ça. mais elle était partie justement un peu paniquée. Et donc, on décide de me descendre. Je rappelle mon mari pour qu'il revienne. Donc, il arrive vers 3h du mat. Et là, à 3h du mat, le travail a bien commencé. On vient de me poser la pérille.
- Rebecca
OK.
- Rébecca
et voilà donc une nouvelle péridurale cette fois-ci encore c'était de toi la demande ou est-ce que c'était obligatoire compte tenu de la situation c'était de moi parce
- Rebecca
que j'en pouvais plus j'avais passé une semaine pareil la semaine d'avant à souffrir au niveau des contractions c'était quand même assez éprouvant toutes ces nuits que je passais en salle de naissance j'avais même eu une nuit où on m'avait injecté je sais plus ce produit pour arrêter les contractions qui est un produit assez fort aussi du coup pour essayer de faire que le travail se mette pas en route et ouais non là j'étais fatiguée de tout ça puis j'étais un peu flippée aussi pour la petite histoire cette troisième grossesse au tout début tout début avant même d'avoir cet hématome on souhaitait euh enfin on envisageait un accouchement en maison de naissance puisqu'on avait une maison de naissance sur Bordeaux à ce moment-là donc j'avais pris contact avec les sages-femmes mais finalement ça n'avait pas pu se faire parce que l'équipe, il y avait enfin voilà, c'est une maison de naissance qui a fermé peu de temps après au final je crois qu'elle a fermé en 2018 et donc on m'avait dit au début on m'avait dit ok puis après on m'avait dit non on ne pourra pas assumer votre accouchement parce qu'on a déjà plusieurs accouchements prévus et on n'a pas assez de personnel Et finalement, deux semaines après, ma grossesse prenait une tournure qui n'était plus du tout la bonne.
- Rébecca
Compatible avec une maison de naissance, quoi.
- Rebecca
Exactement.
- Rébecca
Donc le projet d'accoucher sans péridurale reste quand même une donnée que tu gardes dans un coin de ta tête à chaque fois.
- Rebecca
Oui, que je garde dans un coin de ma tête à chaque fois et où j'avais envie de me préparer pour. Sauf que là, c'est vrai que comme je vois la tournure que prend cette grossesse-là, c'est un projet que je mets de côté et je me focalise vraiment à nouveau sur cette grossesse. Et puis comme il y a les hospitalisations qui viennent me parasiter dans mes préparations à la naissance, parce qu'en fait, du coup, au final, je n'ai quasiment pas fait de préparation à la naissance. parce qu'on avait commencé de l'haptonomie, on n'a fait qu'une seule séance d'haptonomie. Du coup, puisque j'ai commencé les hospitalisations à partir de 24 semaines, et que généralement la préparation à la naissance, tu la fais bien plus tard. et en fait Janelle elle est née à 31 semaines plus un jour donc en fait à ce moment là t'as pas encore généralement enfin où tu débutes tout juste les préparations à la naissance en fait ouais donc effectivement la Péry la Péry mais une Péry qui me soulage pas vraiment parce qu'elle est bizarrement faite je pense je sais pas mais j'ai le côté gauche qui souffre de dingue mais de dingue et le côté droit qui est plus là et donc je précise effectivement vers 4h du match je précise à la sage-femme je lui dis on m'a fait l'apérit je crois autour de 2h et 2h après je dis à la sage-femme mais non mais je souffre trop en fait je souffre trop à gauche je sais pas ce qu'il se passe mais c'est vraiment oui t'as mal et pourtant elle me fait une test du pain de glace et non du coup oui et c'est ok du coup je suis anesthésiée bref ils finissent par entendre que du coup j'ai besoin d'une nouvelle dose d'anesthésie donc ils me la font et en même temps elle m'ausculte et me dit ah mais en fait vous êtes à dilatation complète donc en fait j'étais passée de 4 à 10 en l'espace d'une demi-heure quoi ok Donc en fait elle me dit mais c'est pour ça que vous avez si mal, c'est que bébé est là, mais là faut pas pousser par contre du coup, parce qu'il faut que j'aille prévenir toutes les équipes derrière en réactif, en pédiatre, tout ça. Oui. Ok. Donc voilà, c'était un peu l'urgence quoi du coup, parce que moi je savais pas que j'étais à dilatation complète, personne n'avait imaginé. Et voilà. Donc là, donc voilà. Et au final, Janelle arrive très vite. Du coup, pareil, je crois. Du coup, en une poussée, c'est OK. Elle est là. Après, forcément, ça va être Barry en plus. On a la chance de pouvoir la voir avec nous pendant cinq petites minutes. Du coup, on voit qu'elle va bien. Mais après, elle part direct. et par direct donc ça c'est vrai que c'est très particulier de vivre ça de vivre une naissance ça te change par rapport aux autres naissances c'est toi qui as traqué le bébé pour le mettre en peau à peau là c'est complètement différent complètement, en plus on n'a même pas le temps de prendre de photos tu vois alors que pour les autres on avait pris quelques photos tout de suite après la naissance mais en fait on n'a même pas le réflexe dans ces 5 minutes qu'on a on profite vite fait voilà et donc voilà après malgré tout cette naissance si rapide au final on a un petit bébé qui va hyper bien qui finalement à 31 semaines fait le poids d'un bébé de 34-35 semaines donc donc en fait elle s'en sort super bien en néonate ça se passe très bien par contre moi j'ai pas la chance de pouvoir être avec elle parce que du coup au début elle est en box après elle est en chambre double donc ça c'est un peu une frustration de devoir à chaque fois faire les allers-retours alors après c'est cool parce que comme ça je suis avec Jade et Jao mais ça reste quand même frustrant de se dire que je suis pas avec mon bébé la nuit du coup c'est d'autres personnes qui s'en ont fait la nuit ça c'est pas simple et c'est vrai que ça fait bizarre de rentrer chez toi et t'as pas ton bébé t'as un projet d'allaitement donc forcément, puis tu sais qu'en plus c'est le meilleur qu'il peut y avoir pour un bébé né grand prima donc forcément tu rencontres ton tire-lait très régulièrement la nuit c'est pas ton bébé qui te réveille c'est ton réveil qui te réveille parce qu'il faut que tu ailles tirer ton lait toutes les 3 heures bon voilà c'est vrai que c'est un peu particulier mais on reste dans le positif en plus, enfin voilà moi je... En tant que psychologue avec des notions en périnatalité, je sais que c'est important, les premiers moments, le premier lien avec ton bébé. Donc, je me dis, il faut que je sois bien. À cette naissance particulière vient s'ajouter la perte de mon papa qui n'était pas du tout prévue 20 jours après. donc je dois accueillir mon enfant et en même temps dire au revoir à mon papa qui de manière assez brutale en fait décède donc ça c'est quand même pas facile non plus mais pareil tu vois je me dis faut que je tienne faut que ça aille quoi donc voilà pendant un an c'était comme ça du coup et finalement un an après je réalise que c'est chaud quoi qui vient de se passer et là en fait c'est un peu la chute et c'est là ce moment là où finalement je me rends compte que j'ai essayé de de pas couler mais que bon je coule un peu là d'avoir essayé de gérer tout ça mais en même temps tu vois avec le recul on était très bien entouré c'est pas si je pourrais dire que j'ai fait une dépression du post-partum du coup tu vois mais à peu près un an après j'ai été pas bien du tout Mais j'ai suivi de me relever en fait et ouais pendant deux trois mois ça allait pas trop mais j'ai tout lâché tu vois j'ai tout lâché professionnellement j'ai arrêté mon boulot de psy parce que je me sentais plus capable et puis je me suis partie dans un autre projet qui me correspondait plus et en fait compte finalement cette naissance elle est venue me faire réaliser qu'il fallait que je sois qui je suis et que j'arrête d'être qui il faut que je sois pour les autres.
- Rébecca
D'accord.
- Rebecca
Et ça m'a pas mal transformée.
- Rébecca
pour le coup ça a été un déclic quand même et aujourd'hui
- Rebecca
Janelle en fait elle est restée hospitalisée en néonate 4 semaines elle est sortie on ne s'attendait pas à ce qu'elle sorte aussitôt au final on a fait le premier de l'an avec Janelle du coup elle est sortie elle avait à peu près l'équivalent de 35 semaines d'aménorée du coup on pensait qu'on resterait jusqu'à mi-janvier et au final au final non et puis aujourd'hui c'est ça c'était vraiment ça et puis débuter la nouvelle année qui s'annonçait ensemble donc ça c'était top mais en fait c'est une petite minette qui a toujours tout est toujours allé bien qui a aucune séquelle de sa grande prématurité sinon si ce n'est son petit gabarit tu vois parce que c'est une petite crevette et franchement c'est une... c'est impressionnant, c'est vrai qu'on te dit que ces bébés-là ils ont une force et effectivement on le voit le caractère voilà et effectivement c'est une petite puce qui va très bien et qui a toujours été qui va très vite au niveau de son développement je sais qu'à chaque fois que j'ai fait une consultation pédiatrique, à chaque fois la pédiatre me disait non mais en fait votre puce elle est même au-delà c'est-à-dire qu'elle a rattrapé son avance enfin au tard du coup plutôt elle avait l'âge parce qu'on parle en termes d'âge corrigé avec les primats mais en fait là on parlait très tôt on a plus du tout parlé en âge corrigé pour Janelle et elle me disait mais elle est même elle va même plus vite quoi que les enfants de son âge et aujourd'hui encore plus fort donc donc on sait qu'on a beaucoup de chance dans ce parcours là une petite guerrière quoi ouais Ouais ouais, nous voilà pour la troisième
- Reb
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui Je vous laisse donc avec ces trois premiers accouchements Et vous donne rendez-vous vendredi Pour découvrir les deux derniers accouchements de Céline Un projet d'accouchement à domicile Pour se terminer avec un accouchement dans sa baignoire A vendredi !
- Céline
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement. ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avance en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.