- Rébecca
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Bonjour et merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode. Je vous propose aujourd'hui de découvrir la suite de l'histoire de Céline. La première partie a été diffusée mercredi dans l'épisode 60. Nous avons abordé ses trois premiers accouchements, entre épisiotomie, travail le jour du terme et naissance prématurée. Je vous laisse donc découvrir aujourd'hui son projet d'accouchement à domicile et son dernier accouchement, comme dans ses rêves.
- Rebecca
Et du coup après ce troisième enfant avec une arrivée mouvementée et une grossesse agitée aussi vous vous êtes quand même dit on continue, on a encore envie de donner la vie
- Céline
Complètement c'est vrai que moi dans ma tête je m'étais dit j'aimerais bien avoir 4 enfants, mon mari était plus sur 5 donc forcément il y avait ce quatrième enfant qui était là mais alors pas tout de suite parce que c'est vrai que du coup je sentais que j'avais besoin de me remettre de tout ce qui s'était passé Oui Donc après j'ai eu un projet professionnel Du coup j'ai voulu monter une maison d'assistante maternelle Donc je me suis lancée à fond dans ça Et puis du coup Donc là on est en 2019 Du coup ce qui s'est passé c'est que notre quatrième puce Elle est arrivée de manière prise C'est à dire que du coup on l'avait dans notre tête On l'avait dans notre coeur Mais on s'est pas dit tiens allez on y va On se lance pour un quatrième. Mais, si tu veux, du coup, j'avais plus de moyens de contraception. Donc, en fait, du coup, il y avait toujours ce risque-là. Alors, on était, avec le moyen de contraception, on utilisait donc les préservatifs pour justement éviter d'avoir un quatrième enfant. Et en fait, il y a eu une fois où, en fait, on s'est laissé porter. on savait qu'on prenait ce risque-là, mais en fait, on sait aussi que finalement, c'est un risque qui peut ne pas en être un. Et il s'est avéré que du coup, notre petite Minette a voulu arriver à ce moment-là et finalement, c'était OK pour nous, que ce qu'elle arrive à ce moment-là, malgré tout.
- Rebecca
Oui, au final, c'était un risque un peu... On a pris une conscience quand même.
- Céline
C'est ça, complètement. Et donc du coup, là on était en janvier 2021, moi ma mam elle allait ouvrir en avril 2021, donc c'est vrai que j'avais pas du tout... prévu d'avoir un bébé à ce moment-là parce que j'étais en train de faire naître un autre bébé. C'était ce projet de mame. Mais c'était OK. Et même si ça a été angoissant les premiers temps de me dire comment je vais faire parce que du coup, quand même, professionnellement, ça veut dire que je vais commencer à travailler en avril, mais je serai en congé mat à partir du mois d'août. Enfin, voilà. mais en fait je me disais si ça s'est fait comme ça c'est que ça devait se faire comme ça et ça va être ok et ça ira on va gérer et au final on a hyper bien géré tout s'est très bien géré la grossesse s'est extrêmement bien passée et là pour cette grossesse je savais que maison de naissance c'était plus possible, il n'y en avait pas mais par contre du coup hum hum en fait, à moi, l'idée d'un accouchement à domicile. Et je savais que...
- Rebecca
Comment vient l'idée ? Parce que, généralement, soit on a l'envie dès le départ, après c'est une généralité, et soit on a envie dès le départ, soit c'est parce qu'on a vécu quelque chose qui ne nous a pas plu et qu'au final, on se dit finalement, la vie, c'est mieux. Au final, tu as toujours bien vécu tes accouchements. Qu'est-ce qui te fait la petite étincelle de te dire, à la maison, pourquoi pas ?
- Céline
En fait, parce que déjà, c'était un petit peu là pour Janelle. On avait le projet de maison de naissance, d'être accompagnée pour un projet d'accouchement physiologique. Et c'est vrai que quand le projet n'avait pas pu aboutir, j'avais plusieurs amis qui m'avaient dit, donc avant que ma grossesse commence à basculer, j'avais plusieurs amis qui m'avaient dit Mais pourquoi tu ne contactes pas la sage-femme qui fait les accouchements à domicile ? Parce que si tu veux véritablement ce projet-là, tu peux être accompagnée. Et en fait, à ce moment-là, je n'étais pas du tout prête. Je ne me voyais pas faire ça. Mais en fait, c'était dans ma tête. Et en fait, du coup, j'ai réussi à le faire cheminer entre 2017 et 2021. et en fait du coup finalement c'était une évidence on en avait parlé aussi avec mon mari et on s'était dit à notre quatrième enfant et bien on se lancera dans ce projet là et on se fera accompagner pour ce projet là parce que effectivement j'avais pris conscience que du coup il fallait un accompagnement autre que juste en autodidacte en mode c'est bon je vais le gérer il y en a qui le gèrent donc pourquoi pas moi tu
- Rebecca
as vécu le fait de vouloir ne pas avoir de péril et au final ne pas réussir entre guillemets à tenir jusqu'au bout parce que
- Céline
parce que plein de choses au final ouais et en fait du coup j'avais une amie qui m'avait parlé d'une sage-femme avec qui elle elle travaillait du coup pour qui était en train de se lancer dans les accouchements à domicile ok et qui donc cette amie là est photographe et qui du coup était en contact avec cette sage-femme pour faire des reportages d'accouchements à domicile pour les familles qui étaient ok de faire ça et donc elle me dit voilà je connais une super sage-femme donc si jamais ça t'intéresse et bien sûr que ça m'intéresse et puis en plus connaissant cette amie je me dis je suis convaincue que la sage-femme ça va matcher quoi je le sens en fait et donc en effet très tôt dans ma grossesse j'appelle Christine et voilà et on se rencontre et ça match bien on sait qu'elle c'est tout nouveau, elle se lance des accouchements à domicile, on fait partie des premières familles qu'elle va accompagner mais c'est ok pour nous parce qu'on est clairement en confiance et on sent que c'est fluide et on sent qu'on est sur la même vision des choses pour plein de trucs en fait donc voilà la grossesse se passe hyper bien malgré le fait que du coup je commence mon nouveau boulot d'assistante maternelle donc j'accueille 4 petits loulous au quotidien ça se passe trop bien je kiffe ce que je fais enfin voilà et pendant cette grossesse juste le seul petit truc qui est un peu embêtant c'est qu'à chaque fois que je vais voir Christine j'ai de la tension mais en fait je pense que c'est vraiment juste parce que du coup je vais voir Christine que j'ai de l'attention parce que je sais qu'avoir de l'attention c'est un des signes qui fait que ça peut faire capoter ton projet alors que quand je vais chez mon médecin j'en ai pas je fais quand même un suivi en maternité parce que du coup, on reste toujours ouvert avec l'idée que si jamais il y a quoi que ce soit, il faut que du coup, tout soit bien sécurisé. Donc, je vais à la maternité faire mon suivi. Je parle de mon projet. J'assume ce projet-là et j'en parle parce que je me dis... Eh bien, tant pis comment c'est reçu, mais si... Parce que je n'ai pas envie de le taire, en fait. Parce que je me dis, si je le tais pour être bien perçu et pour ne pas qu'on m'étiquette, en fait, jamais on ne va réussir à faire développer ces projets-là, en fait. Enfin, à faire que ça se développe.
- Rébecca
Oui.
- Céline
Quand j'en parle, bon, après, c'est... Bien sûr, j'en parle une fois, parce que je le sens. à l'interne et l'interne essaye un peu de me dissuader parce que les risques tout ça mais bon moi je sais qu'il y a des risques mais ils sont pas si gros que ça et de toute façon j'en prendrai pas, personne en prendra à la sage-femme non tu n'en prendras pas, on n'est pas non plus et donc à la maternité quand on prend la tension ma tension va très bien, c'est juste que quand je vois Christine que ma tension elle est un tout petit peu haute du coup elle est pas non plus au taquet, mais elle est un petit peu haute. Et donc, j'achète un tensiomètre. On se rend bien compte que chez moi, ma tension, elle va très, très bien. Donc, effectivement, on prend conscience que c'est plus émotionnel, en fait. Et donc, voilà. Et donc, grossesse, tout super. Deux douleurs à nouveau, sacroiliac, du coup, qui m'embêtent, quand même, pour ce grossesse. Mais vers la fin... mais ça c'est finalement sur ma deuxième ma quatrième et ma cinquième grossesse c'est vraiment les seuls mots dont je vais souffrir j'ai la chance sinon de vivre des grossesses où j'adore être enceinte et même la grossesse de Janelle qui a été une grossesse particulière j'ai adoré cette grossesse elle m'a fait vivre autre chose du coup elle m'a permis de découvrir autre chose mais j'ai adoré cette grossesse ok merci et du coup tous les voyants sont au vert pour que tu puisses accoucher à la maison ouais exactement tous les voyants sont au vert pour que je puisse accoucher à la maison et du coup comment ça se passe ? ça se passe que du coup il y a un pré-travail quelques jours avant où je me dis ah tiens peut-être que c'est ce soir et puis je trouvais ça très rigolo parce que nos deux aînés j'ai déjà eau ils sont nés tous les deux en 18 pour le coup Jade est née le 18 décembre et Jaouen est née le 18 février et en fait du coup là on est le 30 septembre et je commence à avoir pas mal de contractions et je me dis tiens ça serait trop rigolo que Jazz elle naisse le 1er octobre parce que Janelle elle est née le 1er décembre et je me dis ça serait quand même fou qu'on ait deux binômes comme ça qui partagent dans les enfants bon et bon effectivement c'était pas le 1er octobre je me suis un peu emballée dans ma tête parce que les contractions ont fini par s'arrêter vers 4 ou 5 heures du matin et voilà c'était juste du pré-travail pour me dire que du coup voilà ça se préparait tout doucement et puis en fait là j'étais le 1er octobre j'étais presque au même terme que Jao puisque c'était le 2 octobre où j'étais à 40 semaines d'accord donc voilà je zyote un peu les termes des précédents enfin en tout cas j'ai déjà reçu pour voir est-ce que finalement elle va arriver à me réparer et en fait du coup c'est le 2 octobre où donc c'est un samedi on passe une super journée je passe une super journée je me souviens il faisait super beau le samedi généralement avec mon mari c'est une soirée en amoureux où on se fait un petit repas tous les deux à la maison les enfants ils mangent avant ils vont se coucher ou ils vont se regarder un petit film ou ils lisent et nous on est en amoureux tous les deux et on se fait notre petit repas qu'on veut, un petit film mais là ce soir là je dis à tout le monde allez ça vous dit, on fait une soirée famille et on se fait une petite raclette on est le 2 octobre mais on s'en fout il fait hyper beau, hyper chaud mais c'est pas grave rire Donc de là, on n'a pas d'appareil raclette, donc je leur dis c'est bon, je vais toute seule, je vais chercher mon autre appareil. Donc on se fait une petite soirée super, raclette, tout ça. Enfin voilà, on passe la soirée et puis je vais pouvoir aller me coucher sur les coups des minuits. Mais je suis hyper excitée en fait, du coup, je ne sais pas, je sens qu'il se passe quelque chose. Et effectivement, je commence à avoir des contractions qui arrivent tout doucement. et j'arrive pas à dormir parce que je sais pas je me dis ça se trouve et puis de là Janelle se réveille donc il est minuit et demi quelque chose comme ça elle se réveille Marco essaye de gérer pour l'aider à se rendormir mais ça marche pas et moi je veux rester dans ma bulle parce que je sens que je commence à avoir des contractions donc du coup j'interviens pour apaiser Janelle et puis finalement je me dis non mais en fait ce qu'on va faire c'est qu'on va appeler ma mère parce qu'on avait l'idée que ma mère vienne chercher les enfants pour qu'on puisse être que tous les deux tranquille du coup pour la naissance de notre puce on préférait vivre ça comme ça surtout qu'en plus avec Janelle c'était très très fusionnel à ce moment là et donc je savais pas comment gérer cette fusion au moment de la naissance de notre quatrième du coup si jamais elle venait me sortir de ma bulle ou autre, j'avais vraiment envie de la faire d'avoir cet espace-là tranquille donc en fait on appelle ma mère pour qu'elle vienne chercher les enfants donc elle vient les chercher autour d'une heure et demie et en fait moi je suis hyper frustrée parce qu'elle part et je me rends compte que j'ai plus de contractions et je me dis bah non ça refait la même chose que les deux jours d'avant ou on avait aussi fait venir ma mère d'ailleurs pour qu'elle prenne les enfants à ce moment-là parce qu'on s'était dit peut-être ou voilà et donc là ça refait la même chose et donc ça me frustre vraiment j'ai de la colère en fait et je me dis ok bon tu sais quoi tu vas à l'état apaisé donc je vais dans le salon je me mets des petites méditations que nous avait présentées Christine lors de la préparation à la naissance donc là effectivement la préparation à la naissance je la fais par le biais de Christine donc là où j'ai vraiment une préparation à la naissance hyper riche, déjà je m'intéresse énormément du coup à la naissance à la physiologie de l'accouchement, à comment se passe un accouchement, à quel sens ça a la douleur à comment gérer cette douleur je fais aussi la préparation de Karine de Quantique Mama donc en fait là j'apprends énormément et je me rends compte à quel point effectivement d'avoir toute cette connaissance là c'est déjà d'une richesse et en plus en fait quand t'as cette connaissance tu vois la naissance de ton enfant différemment aussi et c'est comme ça que j'ai compris que pour Jade, Jao et Janelle j'étais peut-être pas encore prête totalement dans ma tête pour ça parce que je n'avais pas été chercher toute cette connaissance-là et que très naïvement, je pensais que je pourrais y arriver sans tout ça en fait. Sauf que là, je me sens armée et je sais que j'y arriverai et je le sens que j'y arriverai et voilà. et donc j'utilise les petites sophrologies de Christine pour me remettre dans cette bulle je vais dans mon salon dans le noir éclairer quelques petites bougies et je parle à mon bébé et j'essaye de me remettre dedans et finalement ça fonctionne puisque sur les coups des 4-5 heures du matin les contractions reviennent ça revient tout doucement mais ça revient et voilà donc je je gère tranquille parce que c'est vraiment hyper léger et que c'est vraiment le tout début donc je gère tranquille mais je sens que c'est je sens que c'est maintenant, enfin je sens que c'est aujourd'hui je sens que ça sera là que cette fois-ci finalement c'est pas pour rien d'accord mais bon je prends le temps tu vois de rester toute seule du coup de gérer et puis je crois que c'est sur les coups des des 8-9 heures du coup où je me dis bon je vais peut-être juste prévenir Christine que ça commence tout doucement parce que bon c'est dimanche tu vois je me dis voilà juste que je la laisse dormir et puis je vais juste la prévenir qu'elle se tienne qu'elle se tienne dispo parce que je sens que ça peut être aujourd'hui que ça sera aujourd'hui donc voilà on en conclut ensemble qu'on la recontacte quand on sent que ça commence à picoter bien et que je commence à être dans un état de conscience un peu différent du coup et que je ne suis plus trop présente et puis finalement elle m'envoie un message au bout d'une demi-heure 45 minutes après qu'on se soit dit tout ça en me disant non non je vais venir parce que pour un quatrième on ne sait jamais ça peut lâcher très vite et je voudrais ne pas rater la naissance quoi Donc en fait elle arrive sur les coups des 9h30-10h Quelque chose dans le genre mais je suis encore bien parce que je suis encore présente je suis encore dans la réalité je suis encore là du coup je peux parler avec elle alors Christine elle travaille en binôme donc elle arrive avec Océane qui est infirmière donc elles arrivent toutes les deux je gère mes contractions tranquillement sur mon ballon ou même je les gère plutôt debout en dansant, je danse il y a de la musique, je danse et je fais mon truc et voilà et puis en fait du coup c'est tout tranquille et puis il y a un moment donné où ça se met quand même à picoter un peu plus donc Christine est hyper soutenante Marco mon mari est hyper présent aussi voilà il m'aide dans la gestion des contractions, Christine lui montre qu'avec une écharpe en fait en enveloppant mon ventre du coup quand il y a une contraction le fait de tirer sur l'écharpe ça peut aider justement à faire que le bébé s'engage dans le bassin enfin voilà il me fait des petits massages dans le bas du dos vraiment trop génial quoi je me sens hyper bien parce que je suis entourée, je suis coucounée et puis moi je fais comme j'ai envie voilà Je sens qu'en fait c'est dur la gestion de la douleur, mais je sens que c'est ok, je sais que ça a du sens, je sais que cette douleur elle est pas là pour rien. Et en fait voilà, je me dis toutes ces phrases là en fait, c'est pas facile, ouais c'est clair, c'est pas facile, enfin arrive à un moment donné où c'est pas facile, mais je sais pourquoi c'est en fait. Donc ça, ça fait que du coup j'arrive à oublier tout ça. à un moment donné il y a Océane qui me dit quand même ça fait un moment que t'es debout que tu danses sur tes jambes viens t'allonger sur le canapé et donc là je m'allonge sur le canapé sauf que du coup c'est l'horreur mais vraiment en étant allongée sur le dos c'est une horreur je vis une contraction allongée sur le dos et je dis non mais je peux pas c'est juste pas possible je peux pas rester dans cette position allongée sur le dos en fait et là pour le coup je me rends compte du coup hum on peut vivre en maternité quand t'as pas la péridurale et que t'es allongée sur le dos et que t'as la douleur tu peux pas tout de la même manière donc là je leur dis je peux pas donc il faut qu'on trouve une autre solution et là en fait je reste sur mon canapé et je me mets à quatre pattes et finalement en fait c'est que du coup c'est quasi la fin parce qu'en fait au final je me rends compte que tout s'accélère là du coup et je sens effectivement que jazz ça pousse et donc là Christine m'accompagne dans ça me dit qu'en effet bébé est là et que là du coup c'est bientôt terminé et là en fait je prends peur parce que du coup je me rends compte que c'est hyper puissant que je sais qu'il y a toute cette puissance et je sais qu'il y a toute cette douleur, le cercle de feu. Je sais que ça t'amène dans un état... mais en fait ça me fait flipper de dingue mais en fait j'ai peur d'exploser des choses que j'avais lues en fait donc je sais que c'est pas vrai mais en fait compte du coup et tout d'un coup j'ai ça qui vient à moi tout va exploser et que c'est pas bien qu'il y a un truc qui va pas parce que j'arrive pas à lâcher prise et elle me dit mais qu'est-ce qui se passe pour toi Céline ? et je lui dis mais en fait j'ai peur j'ai peur que tout se déchire je lui dis et elle me dit t'inquiète pas tu l'as déjà fait trois fois ton corps il sait faire juste le fait qu'elle me dise ça c'est bon, mon corps il sait faire il a déjà fait trois fois, il a pas fait trois fois comme ça mais il a déjà fait trois fois donc il sait ce que c'est en fait c'est juste moi qui consciemment ne sait pas ce que c'est en fait finalement parce que moi j'ai été anesthésiée en fait oui mais le corps il l'a fait et à partir de là du coup je lâche prise et effectivement du coup ça ça va quoi du coup et donc là j'accompagne quand même du coup les poussées je me souviens pour Jazz et ça me paraît long alors que c'est pas long du tout mais comme du coup tu vis la douleur du coup ça te paraît long et en fait quand on avait convenu que ça serait Marco qui accueillerait Jazz d'accord Et donc c'est ce qui se passe, c'est Marco qui est là avec Christine à côté, mais c'est Marco qui est là pour accueillir notre quatrième enfant et Jazz elle n'est pas faite. C'est-à-dire que la poche des os en fait elle a lâché qu'au moment où en fait on a des photos de la naissance de Jazz et en fait on voit la tête encore dans la poche des os. Ah oui ! Elle est couche. donc la poche des poches elle a vraiment lâché quand la tête est sortie quand les épaules sont sorties c'était hyper puissant mais c'était trop beau de vivre ça c'était trop fou et le postpartum se passe super bien aussi c'est tout facile d'être à la maison, tout est limpide pour mon mari aussi c'est hyper facile du coup il est trop content d'être là Tu vois que, au final, les précédents post-partum, enfin pas post-partum, mais en tout cas les premiers jours aussi, sur les premiers jours, du coup, en tout cas, il était là. Alors qu'à la maternité, il n'était pas là quand, pour Jade et Jao, il n'était pas avec moi, du coup, parce que j'étais en chambre d'eau en plus. Et pour Janelle, c'était particulier, quoi. donc ouais ouais c'est autre chose du coup à vivre et tout se passe super bien le postpartum aussi se passe super bien c'est vrai que par contre tu vois je prends conscience par le biais du postpartum de Jazz et celui aussi de Janelle que ce qu'on a vécu pour Jade et Jao c'est vraiment des postpartums de privilégiés parce que le fait d'être 24h sur 24 quasiment tous les deux avec nos bébés c'est vrai que Janelle et Jazz c'est pas la même chose parce que je travaille ils travaillent en études du tout dans le même quotidien et dans la même dynamique donc en fait compte à chaque fois le postpartum de Janelle et de Jazz au final du coup j'étais beaucoup plus seule entre guillemets on va dire on
- Rebecca
était quasiment tout le temps ensemble ouais je vois et du coup t'as pas eu toi de soucis au niveau de ton corps post-accouchement il savait très bien faire et il a pas été affecté oui
- Céline
non encore super alors je me dis est-ce que ma condition d'ancienne gymnaste j'ai fait de la gym pendant des années et à un certain niveau est-ce que c'est ça aussi qui fait que du coup mon corps était et comme il est du coup je sais pas mais en tout cas franchement non je me remets hyper bien à chaque fois et là pour le coup je sens qu'en ayant accouché à domicile et sans rien du tout c'est à dire que du coup je n'ai eu aucune perf de quoi que ce soit j'ai même pas eu à la naissance du placenta du coup on te propose l'ocytocine mais là moi je ne l'avais pas demandé j'avais dit à Christine que non donc enfin ouais non et effectivement je me remets hyper bien quoi hyper bien hyper vite donc voilà
- Rebecca
Bon, il y a cette essence magique. Du coup, là, clairement, c'était plus bien vécu. C'était carrément magique pour le coup. Du coup, peu de temps après, vous vous dites... On y retourne, une cinquième fois. Toi, tu changes un petit peu tes plans, parce que tu es partie sur quatre.
- Céline
Oui, c'est ça, exactement. En fait, c'est vrai que mon mari était plus partie sur cinq et moi sur quatre. Et c'est vrai que pendant la grossesse de Jazz, ça me titille parce que je me dis... j'ai du mal à envisager que cette grossesse soit la dernière en fait tu vois ça se passe super bien je sais qu'on a un beau projet pour sa naissance et puis une fois que sa naissance une fois qu'elle arrive une fois que ce projet se concrétise et qu'on le vit et puis je sens que du coup j'étais pas prête en fait c'est comme s'il manquait quelqu'un en fait donc effectivement on se dit qu'on aura un cinquième enfant ouais on se dit qu'on aurait un cinquième enfant moi clairement je dis à mon mari que pas forcément tout de suite tout de suite mais pas forcément non plus dans trop longtemps parce que au final on a eu notre premier enfin moi j'ai eu ma première j'avais 26 ans on a un an de différence avec mon mari j'avais 26 ans donc Jazz est arrivé j'en avais 36 et Jazz elles ont 10 ans de différence donc je me dis non plus pas dans trop longtemps mais en même temps j'avais envie quand même pas aussi rapprocher que j'allais déjà haut et en fait on a pris la décision d'avoir notre cinquième petit loulou le 31 décembre 2022 en allant c'était la fin de cette année 2022 et en allant s'ouvrir pour 2023 on s'est dit allez oh on y va et on verra ce que nous réserve la vie si c'est ok ou si c'est pas ok et donc du coup j'ai appris que Jamy était en train de grandir en moi on était en avril d'accord du coup donc finalement 3 mois après oui encore une fois vous n'avez pas attendu encore très longtemps non alors et c'est pour ça et c'est ça et tu vois et franchement on a une on est hyper reconnaissant de ça tu vois on a conscience qu'on a une chance mais juste extrême c'est à dire qu'à chaque fois qu'on a décidé d'avoir un enfant cet enfant est arrivé assez rapidement on en a vraiment conscience parce qu'à chaque fois en tout cas quand Jazz on l'avait dans notre petite tête on l'avait pas décidé consciemment mais c'était décidé partiellement inconsciemment ou partiellement consciemment mais sinon pour tous les autres 2-3 mois après qu'on se soit dit allez c'est bon on se relance dans l'aventure bam et et ça en fait on sait que c'est hyper précieux et on sait que du coup c'est vraiment une chance ouais c'est vraiment une chance et on est hyper reconnaissant et plein de gratitude quoi parce que ouais on sait à quel point et on le voit autour de nous à quel point ça peut être compliqué pour d'autres personnes et parfois même tu vois moi ça me culpabilise tu vois alors que j'ai pas à culpabiliser les jeux Kodi et là ouais du coup je me ouais donc bon mais en tout cas ouais Jamy était là donc super content super content on avait prévenu alors c'est vrai qu'à chaque à chaque projet d'enfant d'avoir un nouvel enfant on avait prévenu nos enfants en fait on leur en avait parlé voilà ils savaient aussi que du coup on avait ce projet de grande famille et qu'on avait ce projet d'avoir 5 enfants donc donc donc ils savaient donc super contentes de se dire qu'ils allaient accueillir un petit frère ou une petite soeur on leur avait dit par contre c'était au clair dans notre tête à tous les deux avec mon mari que pour nous c'était notre dernier enfant là pour le coup vraiment c'était posé et ça a été posé comme ça pendant toute la grossesse et même encore aujourd'hui enfin voilà on sait que c'est ok notre famille t'as pas réfléchi dans ta grossesse en disant la prochaine fois ça sera comme ça alors que pendant toutes les autres du coup j'avais toujours cette petite image de la prochaine ah et la prochaine fois ça sera quand tu vois que là pas du tout là vraiment du coup j'avais vraiment cette idée de je vis à fond ce que j'ai à vivre et il y aura d'autres choses à vivre après j'adore être enceinte donc je me suis dit peut-être que ça va être compliqué pour moi de me dire que c'est terminé ouais tu vois j'employais exactement ce mot là faire le deuil et tu vois finalement aujourd'hui je me rends compte que j'avais très peur que ce soit compliqué pour moi vraiment parce que j'adore être enceinte j'adore me voir enceinte je me sens bien et puis j'adore accoucher en fait au final mais en fait mais en fait non ouais je crois que c'est tout finalement c'est tout ouais Ok, ouais. Et donc là, ouais, nouvelle grossesse.
- Rebecca
Tout se passe bien ?
- Céline
Ouais, nouvelle grossesse, tout se passe super bien. Du coup, alors, un peu pareil que finalement pour Janelle et pour Jazz.
- Rébecca
hyper impatiente de la première écho pour vérifier que tout va bien et pour vérifier que c'est ok parce que toujours ce premier trimestre ouais moi je vis des grossesses qui se passent bien avec des premiers trimestres qui se passent super bien où j'ai quasi aucun symptôme et ça aussi donc en fait je ne sais pas que je suis enceinte c'est à dire qu'il faut que j'aille vérifier mon test de grossesse tu vois j'ai vérifié mon test de grossesse toutes les semaines pour vérifier que j'ai pas halluciné en fait parce que j'ai pas de symptômes en fait du coup bon si ce n'est qu'effectivement au bout de la cinquième grossesse ton ventre même à deux mois il a quand même déjà une petite forme bien pris et quatre mois tu te retrouves avec un ventre qui est presque aussi gros que celui d'une femme enceinte de six mois ou en tout cas si tu fais la comparaison avec ta première grossesse tu te rends compte que ouah voilà bon si voilà il y avait ça sinon les signes physiques parce que mon ventre prenait vachement plus vite effectivement mais sinon non aucun donc voilà et puis à chaque fois ce qui revenait en moi c'est effectivement je me disais on a cette chance à chaque fois qu'on veut avoir un enfant que tout se passe bien et donc en fait j'avais toujours cette peur de me dire c'est ok que ça se passe pas bien parce que ça peut ne pas se passer bien en fait tu vois ça peut arriver oui et Donc, en fait, j'étais dans cet entre-deux, en fait, avec cette peur que du coup, ça puisse nous arriver. Mais j'étais OK avec le fait que ça puisse nous arriver aussi, en fait. C'est-à-dire que je me disais, s'il se passe quoi que ce soit, c'est que ça devait se passer comme ça, en fait. Donc, il n'y a pas de problème. donc voilà donc premier écho qui arrive premier écho en plus que je fais toute seule c'est la première fois que ça arrive parce que mon mari en fait il est parti en voyage découverte avec notre fils et il doit se faire à ce moment là donc mais bon je me dis bon après tout c'est pas comme si c'était pour lui son premier enfant,
- Rebecca
il le vit très bien je le vis très bien aussi oui vous connaissez quand même comment ça se passe donc c'est pas hyper décevant non plus
- Rébecca
Non, complètement.
- Rebecca
Ok. Et du coup, directement, tu te prépares à un nouvel accouchement à domicile, je suppose.
- Rébecca
Ouais, carrément. Dès que je suis que j'étais enceinte, j'ai appelé Christine tout de suite pour lui dire. Et ouais, c'était une évidence qu'on reparte ensemble. En tout cas, si tous les feux étaient ouverts durant cette grossesse, qu'on reparte sur ce type de projet.
- Rebecca
Ok.
- Rébecca
donc voilà donc ouais la grossesse se passe super bien forcément à chaque fois que je vois Christine j'ai ma tension qui est au taquet ça nous fait rire finalement maintenant on sait que du coup c'est juste réactionnel ça fait de l'avoir en fait c'est ça c'est ça c'est juste ça et même encore aujourd'hui je suis allée faire mon rendez-vous post-partum lundi dernier j'étais dans son cabinet il n'y a plus d'enjeu à ce jour il n'y a plus d'enjeu j'ai quand même ma tension qui est à 13,9 14,9 c'est pas ma tension de l'habitude je suis à 11,7
- Rebecca
12,8 enfin je suis jamais sur ces tensions-là quoi et quand je suis avec Christine c'est physique en fait au tournant
- Rébecca
ouais et donc ouais une grossesse qui se passe super bien pareil alors au niveau du boulot cette fois-ci je vis mon premier trimestre au boulot donc avec les enfants que j'accueille contrairement à la grossesse de jazz où finalement mon premier trimestre tu sais où tu es un peu plus fatigué quand même du coup je l'avais vécu encore dans la phase de préparation la même donc dans la phase de préparation donc c'est vrai que du coup je peux me poser tranquillement chez moi là c'est différent mais bon du coup ce qui est chouette c'est que voilà c'est un boulot où tu accompagnes les enfants on a nous on accompagne les enfants à la sieste et donc on est à leur côté et donc je ne suis pas non plus en mode hyper actif je suis posé tu vois en mode je me repose donc je peux avoir des espaces de temps où en fait du coup je sais pas comme à l'époque où j'étais psychologue où vivre une grossesse et un premier trimestre et que tu es en consulte du coup tu vois et que tu sens que tu piques du nez c'est compliqué à gérer quoi la dispute du nez quelques minutes et que je suis au côté des enfants qui font la sieste, c'est pas non plus trop dramatique parce que du coup je peux m'autoriser aussi je suis quelqu'un d'assez actif. Tu vois, j'ai besoin que ça bouge dans ma vie, j'ai besoin d'avoir des projets. Donc voilà, cette perspective-là m'emballait bof. Et puis finalement, je n'ai pas trop le choix parce que la prépa à la naissance qu'elle proposait commençait à partir d'une certaine date. Il fallait que je sois disponible pour la faire aussi. Et après, ma remplaçante était disponible pour prendre le relais au moment où Christine m'avait dit que ça serait bien que je m'arrête. Donc c'était tout cool. Je me suis arrêtée fin septembre. Pour profiter aussi de cette fin de grossesse. mais finalement tu vois du coup j'ai mis du temps avant de me mettre enfin en fait je me suis dit bon on l'a déjà vécu alors autant pour Jazz vraiment j'étais dans cette préparation lire, m'informer me nourrir en fait de récits regarder aussi des vidéos de naissance à la maison voilà j'étais à fond pour la grossesse de Jazz que là pour la grossesse de Jamy en fait j'étais un peu plus détachée tu vois j'étais un peu plus en confiance je savais que je pouvais le faire je savais que je l'avais déjà fait surtout tu connaissais un petit peu plus qu'un espèce
- Rebecca
Et donc, il y avait moins d'enjeux à t'informer, à te sur-informer.
- Rébecca
Oui, complètement. Donc voilà, je me suis un peu laissée porter. Et puis, écoute, du coup, on arrive à 40 semaines. Et là je me dis ok, il reste une semaine pour que du coup ça puisse se concrétiser. Et il ne faut pas que... Il m'a toujours dit quand on sait qu'on attend un dernier enfant, c'est son dernier enfant, on l'amène au bout. Donc j'avais toujours pendant cette grossesse, je m'étais dit je suis sûre que Jamy, ça sera le bébé que j'amènerai le plus loin. Et donc on arrive à ces 40 semaines et je me dis ok, je ne suis pas stressée parce que je me dis que je n'ai pas envie d'aller trop loin non plus. J'aimerais bien pouvoir faire que ce projet d'accouchement à domicile se concrétise. Je vois Christine le vendredi et elle me dit que tout est plutôt favorable parce que j'avais quelques petites contractions qui étaient là quand même. Et effectivement, c'est un cinquième, donc ce n'est pas étonnant que le col soit déjà un petit peu ouvert. et puis en fait bon elle me propose de me faire un décollement des membranes et je me dis allez pourquoi pas parce que j'avais vraiment peur en fait d'aller jusqu'au terme et je me suis dit on sait jamais peut-être qu'on va pouvoir accoucher chez toi peut-être que ça marchera peut-être que ça marchera pas puis comme du coup ouais j'avais trop envie d'accoucher chez moi j'avais trop envie que ça se passe comme ça et en fait du coup comme j'avais déjà pas mal de contractions en fait dans cette journée là je me suis dit bon ça se trouve j'étais déjà en train de se préparer mais bon après tout bon donc voilà et puis effectivement du coup ce vendredi soir j'avais des choses de prévues mon mari avait des choses de prévues et puis mon mari annule sa soirée aussi et ma maman que je préviens et elle me dit si tu veux que je te propose de prendre les enfants au moins t'es tranquille petite soirée tranquille effectivement j'ai toujours quelques contractions qui sont là voilà Et voilà, on fait un bon petit repas. Mon mari me prépare des pâtés à la carbo, me fait des crêpes, j'avais envie de crêpes. Je sens que je suis fatiguée et puis c'est bon, jamais. Si ça bouge, du coup, je préfère me reposer. Les petites contractions sont là. Et finalement, j'arrive à m'endormir malgré les contractions. Puis je me rends compte que j'en ai un petit peu moins. Donc là, je me dis, il ne faut pas que je me laisse envahir par la frustration comme ça avait été le cas pour Jazz. c'est ok en fait donc voilà j'accueille ça je me dis c'est ok c'est juste que c'est en train de se préparer et ça se prépare et voilà donc vraiment je le prends positivement oui et puis et puis en fait du coup sur les coups des 5-6 heures Je me lève parce que je suis réveillée et que les contractions sont là, enfin reviennent du coup. Et donc je vais dans mon salon, tranquille, sur mon ballon. Je sens qu'effectivement ça reprend en cadence, ça reprend un petit peu plus piquant. Donc je me dis finalement que je pense que ça se relance. Et c'est marrant parce que j'ai l'impression de revivre ce qui s'était passé pour Jess parce que du coup finalement Jess s'était ré-enclenchée vers 5-6 heures du matin. puis j'avais passé ce début de travail toute seule et donc là c'est ce qui se passe c'est à dire que ça se réenclenche vers 5-6h je suis toute seule dans mon salon je m'étais créé un petit espace sympa avec mes petites bougies et là cette fois-ci j'ai investi vachement le ballon contrairement à l'accouchement avec Jazz mon mari se réveille je lui dis écoute franchement je pense que ça va être aujourd'hui hum et puis donc c'est chouette parce que les enfants sont pas là donc y'a pas besoin de gérer ça je lui dis bon ben et en fait je lui dis pour l'instant on va attendre avant de prévenir Christine je crois qu'il était 7h quand du coup il s'est réveillé lui aussi et donc on attend un petit peu et puis en fait tu vois moi c'est toujours le truc de on attend jusqu'à quand parce que moi en fait du coup tu vois pour le coup je savais que j'avais envie d'être accompagnée c'est à dire que moi je voulais pas faire un accouchement à domicile toute seule tu vois du coup et que Christine débarque quand mon bébé était là je sentais que j'avais besoin de ce soutien là j'étais en confiance avec moi même tu vois mais je sentais que j'avais besoin de ça Et donc toujours pareil, par contre ce que je n'arrive pas à évaluer chez moi, c'est le degré de à partir de quand en fait vraiment finalement... il y a besoin tu vois finalement c'est un peu ça ça a été ça aussi pour plusieurs naissances du coup et donc donc Marco il me dit écoute voilà ça a l'air d'être rapproché donc même si j'étais encore là et que c'était encore clairement gérable du coup il me dit j'appelle Christine donc il appelle et là pareil Christine elle dit la même chose elle dit je vais arriver parce que toujours cette notion d'un cinquième ça peut aller très vite et effectivement maintenant quand tu vois je revois Janelle qui était en troisième je suis passée de 4 à 10 en 30 minutes donc c'est allé très vite et finalement Jazz c'est pareil j'ai été à dilatation complète en fait Christine elle m'avait auscultée pendant la naissance de Jazz et j'étais autour de 4 et en fait je suis passée de 4 à 10 pareil en même pas une heure c'est allé très très vite Donc, Christine arrive, il est autour pareil que Jazz, autour de 9h30.
- Rebecca
Pour moi, elle est dans la même situation, tu vis là.
- Rébecca
C'est dingue. En plus, c'est le week-end, parce qu'on est samedi, donc elle est hyper contente. Elle me dit, mais toi, c'est génial. Toi, ta couche, à chaque fois, c'est parfait, parce qu'en fait, elle n'a pas besoin de modifier sa journée de consulte. Là, elle a changé de binôme, donc elle arrive avec Marion, que je connais très bien, Marion aussi. Parce qu'en fait, Marion est une infirmière pluricultrice et consultante en lactation, et qui a travaillé en néonate à l'époque où Janelle était en néonate. Et elle s'est occupée de Janelle les nuits, quand Janelle était hospitalisée. elle nous a beaucoup accompagné pour l'allaitement avec Janelle elle m'a aussi un petit peu accompagné pour l'allaitement avec Jazz parce qu'il y avait eu des petites questions par rapport aux freins donc en fait moi là je me dis c'est trop génial quand j'ai su Christine elle allait travailler avec Marion je me dis la boucle est bouclée je l'appréciais énormément donc trop génial j'étais trop contente donc elles arrivent toutes les deux voilà et puis du coup écoute je gère tranquillement et je gère bien et en fait au final j'ai mal ça picote tu vois mais comme je dis à Christine j'aime bien cette douleur en fait ça me fait mal mais j'aime bien cette douleur on discute de plein de trucs on discute d'une formation qu'on vient de faire d'ailleurs ce week-end ensemble on discute de plein de choses et en fait en même temps sur mon ballon je sens que ça pousse mais un truc c'est puissant et donc je leur dis au fil et à mon mari je dis ça pousse je sens qu'il est en train de pousser ça pousse très fort bon et donc on continue comme ça et tout mais en même temps je me dis mais c'est fou parce que je sais qu'en fait il y a un moment où t'es dans dans un état de conscience modifié en fait, où vraiment t'es là mais t'es plus là, tu vois, je l'ai vécu pour jazz, donc je sais qu'à ce moment-là, et là en fait je sais que je suis hyper ancrée dans la réalité du quotidien, je sais que je tiens des discussions, et je me dis c'est pas possible que du coup il arrive parce que... C'est pas possible. Bon, et effectivement Christine se dit ça aussi, et à un moment donné elle me propose de m'ausculter pour voir où j'en suis. Oui, parce que quand elle arrive, elle me demande est-ce que tu veux que je t'ausculte ? Et je lui dis non. Je dis que j'ai pas envie, je veux pas savoir, j'ai pas envie. Et là, en fait, il est autour de 11h. Tu vois, ça fait une heure et demie, deux heures qu'elle est là, qu'on papote en même temps que je gère mes contractions. Et elle me dit, est-ce que tu es OK que je te sculpte quand même ? Parce que j'aimerais bien savoir quand même où tu en es, parce que tu me dis que ça pousse et voilà.
- Rebecca
C'est ça, tu as quand même un discours qui fait un peu peur, entre guillemets, qui montre que c'est engagé.
- Rébecca
c'est ça, qu'il se passe des choses donc elle m'ausculte et en fait au moment où elle m'ausculte du coup je pense que c'est là où j'ai commencé à partir tu vois, parce qu'en plus du coup elle m'ausculte, moi dans ma tête j'ai même pas l'idée de lui demander alors ça dit quoi machin elle m'ausculte et en fait elle me dit rien et elle en dit rien de cette auscultation mais en fait moi je m'en rends même pas compte si tu veux ouais t'entends quand même pas parce que c'est Ouais et je pense qu'en fait c'est à ce moment là. Après quand je me suis levée du coup et que je suis repartie dans ma gestion, oui en fait après c'est ça, on avait mis un matelas au sol donc je me mettais aussi sur le sol et donc voilà à quatre pattes tout ça, j'essayais de gérer les contractions et je sentais qu'en fait là ça commençait à expliquer beaucoup plus en fait, c'était beaucoup plus complexe. Donc ouais, il était 11h15, 11h30, quelque chose comme ça. Et donc là, je reprends le ballon. Et en fait, Christine m'aide beaucoup. J'ai Marc Coquet dans mon dos aussi qui m'aide. Et là ça y est je suis partie, je suis plus là. En fait quand elle m'a auscultée, mais ça je le saurai après, quand elle m'a auscultée à 11h15 j'étais à 2. D'accord. Donc en fait du coup depuis le temps qu'elle était là il s'était pas forcément passé grand chose.
- Rebecca
Il y a pas eu grand chose quoi.
- Rébecca
j'avais une contraction qui était là qui était régulière, hyper présente mais voilà et en fait du coup donc 11h15 j'étais à 2 et puis donc je continue donc là je sens effectivement que mes contractions puis elle, elle le voit très bien que du coup c'est plus du tout la même chanson et que je ne chante plus du tout pareil du coup tu ne parles plus des formalités et des formations non là je parle plus exactement je génie et je génie grave de plus en plus donc voilà puis elle voit que c'est enfin elle voit que c'est compliqué elle voit que oui du coup je gère mais que ça avance et que c'est un peu pas cool et en fait à un moment donné elle me propose si je veux aller dans l'eau dans ma baignoire parce que tu vois Un truc que je n'ai pas dit, mais c'est vrai que j'ai toujours rêvé d'accoucher dans l'eau. Sauf que du coup, dès le projet avec Jade de naissance, mais comme on est arrivés en Belgique, qu'on ne connaissait rien, qu'on est arrivés en septembre et que l'accouchement était pour décembre, ce n'était pas possible. Et puis en fait, à chaque fois, je l'ai mis de côté ce projet de naissance dans l'eau. Pour jazz, j'y avais pensé, mais mon mari m'avait dit, écoute, un accouchement à domicile, tu veux faire un accouchement physiologique, accoucher dans l'eau, ce n'est pas forcément naturel aussi, d'avoir une piscine et de te mettre dans la piscine. Et je lui avais dit, après tout, pourquoi pas, tu as raison, on laisse comme ça, on se fait le truc comme ça. Et donc là, c'est très lolo parce que du coup, Christine, elle me dit, je sens que tu aurais besoin... que l'eau ça pourrait te faire du bien je ne saurais pas te dire pourquoi mais je sens que du coup ça pourrait te... et donc elle me le propose à plusieurs reprises, deux ou trois fois et je finis par lui dire oui ok, c'est vrai ouais, ok et donc du coup elle demande à mon mari d'aller préparer un bain et ce qui est rigolo c'est que la veille j'avais pris une douche et en prenant une douche en ayant des contractions je me disais ah finalement l'eau c'est pas mal en fait, j'en étais presque à regretter de ne pas avoir choisi de prendre une piscine parce que je me disais finalement l'eau chaude comme ça quand t'as des contractions c'est du bien bon bref et donc me voilà finalement arrivée dans mon bain du coup que mon mari a gentiment fait couler j'avais rajouté des pommes pour les eaux chaudes parce qu'on a un chauffe-eau qui chauffait pas très bien apparemment et en fait donc là je suis dans ma baignoire et trop mignon, Christine et Marion nous laissent tranquilles tous les deux dans la salle de bain avec une petite bougie c'était trop chouette votre petite bulle là dans une petite bulle du coup donc mon mari qui était là avec des petites tasses de thé enfin les gros mugs plutôt du coup qui me versaient de l'eau chaude dans le boulot pour que ça soit agréable et puis là tout d'un coup je lui dis là ça pousse, là il est en train d'arriver et donc du coup il les appelle donc elle débarque et du coup là j'ai Christine qui me dit est-ce que tu crois que tu pourrais sortir de la baignoire ? et là je lui ai dit ah non mais pas du tout parce qu'en fait une fois que je suis rentrée dans ma baignoire je savais que je n'en sortirais plus c'était fini en fait quand j'ai goûté au fait que c'était trop bon et que du coup ça m'apaisait beaucoup je me suis dit je serais incapable de sortir et de revivre la douleur brute avec l'eau c'était vraiment plus facile et donc là elle s'est dit bon ok, elle savait qu'elle prenait ce risque là de toutes les façons en me proposant d'aller dans la baignoire mais c'est vrai que dans une baignoire c'est hyper exigu donc s'il y a des gestes à faire en urgence ou autre c'est un peu plus complexe de le faire et puis bah écoute en fait au final elle est arrivée et je sais pas moi quelques secondes après en fait bah Jamy était là parce que pour le coup en fait alors je sais pas si c'est l'effet de l'eau mais alors j'ai même pas poussé pour le coup autant tu vois pour tous les autres bah j'ai eu cette conscience en tout cas de pousser notamment pour Jazz aussi, malgré le fait que ce soit physiologique. Là, pour Jamy, je n'ai rien poussé. C'est-à-dire que du coup, c'est vraiment la poussée réflexe, en fait. Je sentais que ça poussait et en fait, il est sorti tout seul.
- Rebecca
Et ton corps a fait vraiment tout seul.
- Rébecca
Exactement. Il a fait vraiment tout seul. Et en une fois, c'est-à-dire que... C'était... Alors, est-ce que c'était... Plouf, on arrive dans l'eau. Je plonge. Mais ouais. Mais c'était... Alors là, pour le coup, j'étais... Ah oui, c'est moi qui l'ai récupéré parce que du coup, j'avais émis ce souhait-là. Je voulais que ce soit moi qui le prenne. D'accord. Du coup, donc... donc voilà c'est moi qui ai attrapé mon petit Jamy que ça lui fait sourire là il est là, trop mignon ouais je l'ai attrapé, je l'ai pris et là en fait j'étais écoute c'est trop fou mais c'est la première fois que je pleurais en fait en m'étant au monde comme enfant parce que pour les autres enfants du coup j'étais hyper émue mais alors pourtant je suis quelqu'un de très sensible mais en fait je ne sais pas j'étais tellement dans l'émerveillement j'étais dans des émotions complètement différentes je pense et en fait j'étais ah ouais c'était, et même là encore tu vois ça me fait monter les larmes c'était tellement tellement dingue ouais c'était hyper intense, hyper puissant aussi comme pour Jazz mais là le fait en plus que symboliquement finalement c'était dans l'eau c'est notre dernier bébé, enfin tu vois je sais pas c'était chargé en émotions c'était wow et puis c'est trop mignon parce que là il me regarde en fait tout apaisé en train de faire tout ça et ouais c'est moi la star c'est ça parle de moi et je remercie vraiment Christine de cette proposition ça lui est venu comme ça même après on en a reparlé j'ai senti que t'avais besoin de l'eau et je la remercie parce qu'effectivement ça m'a permis de vivre ça et je trouve que symboliquement il n'y a que des choses symboliques qui se passent autour de la naissance de Jamy ça trouve beau quoi on sait que c'est notre dernier enfant et donc de vivre cette naissance comme ça comme on l'a vécu ouais non c'est top très belle expérience ouais génial et puis l'après les frères et sœurs, deux heures après qu'ils arrivent et qu'ils découvrent leurs petits frères et qu'ils sont complètement émerveillés. Et puis même là, tout ce qui se passe depuis cette semaine, c'est génial. Et encore une fois, comme je te dis, j'ai conscience que du coup, j'ai une chance énorme de vivre ça comme je le vis, parce que malgré tout, j'ai vécu des grossesses faciles, des accouchements faciles, des postpartums. relativement facile même s'il y a eu celui de Janelle qui a été plus complexe dans la gestion mais quand même tu vis chaque expérience bien et ok
- Rebecca
en tout cas merci beaucoup pour tous ces récits et toutes ces expériences à la fois différentes et à la fois pas vraiment c'est ça qui est marrant
- Rébecca
ouais ouais c'était des très belles expériences que j'aime beaucoup partager et j'aime beaucoup ce domaine là de la naissance en fait si ça peut inspirer en tout cas d'autres d'autres
- Rebecca
futures mamans je pense que si ça m'a inspiré au moins informer et donner toutes les cartes possibles
- Rébecca
Il faut se faire confiance.
- Rebecca
Je pense que c'est la clé. Ce qui peut ressortir aussi de toutes tes histoires, c'est d'être apaisée dans ta tête. Pas prendre les choses mal et vraiment accepter. Parce qu'à chaque fois, c'est ce que tu as fait. C'est ce qui fait que tu ne gardes aucun mauvais souvenir et que toutes les personnes, tu les as bien accueillies.
- Rébecca
mais ouais mais c'est vrai que c'est ça et complètement et en fait c'est vrai que déjà en fait tu vois je m'étais mise dans ma tête si je dois accoucher par césarienne ça sera par césarienne et c'est ok si je dois accoucher par boba je serais super heureuse si je dois accoucher par césarienne en urgence parce que je m'étais dit qu'il y avait cette possibilité là et en fait c'est vrai que du coup ce que je me rends compte c'est qu'en fait à chaque grossesse à chaque fois qu'on savait qu'on allait accueillir un enfant que ce soit pendant la grossesse ou pendant la naissance c'est vrai que je me suis toujours dit ça je me suis toujours dit il arrivera ce qu'il arrivera et c'est ok en fait j'ai toujours été ouverte à ce que ça puisse mal se passer aussi parce que dans tous les cas je sais que je peux pas y faire grand chose tu vois comme pour la naissance de Janelle j'avais pas du tout projeté que Janelle arrive comme elle est arrivée mais en même temps du coup bah voilà pendant cette grossesse si particulière j'ai jamais réussi à dire que c'était une grossesse compliquée tu vois Pour moi, c'est une grossesse particulière, du coup, qui a amené en effet une naissance dix semaines avant.
- Rebecca
Mais c'est juste pas son habitude, mais c'est pas pour autant mal ou traumatisant ou quoi que ce soit.
- Rébecca
Exactement.
- Rebecca
En tout cas, merci encore à toi pour tes témoignages et pour tes conférences.
- Rébecca
Merci à toi de m'avoir laissé cet espace-là.
- Céline
Avec grand plaisir. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement, ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir, et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avancer en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.