- Speaker #0
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Alors bonjour, merci à toi de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, où ils l'ont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Speaker #1
Bonjour, merci de m'accueillir sur ton podcast. Moi c'est Ophélie, j'ai 29 ans et je suis maman d'un petit garçon de 14 mois.
- Speaker #0
Ok, d'accord. première question que je pose à chaque fois est-ce que tu avais pensé accouchement dès le début de ta grossesse ? est-ce que c'était quelque chose qui te faisait peur que tu appréhendais ?
- Speaker #1
alors j'ai pas pensé dès le début à l'accouchement pour être tout à fait honnête au début j'ai un peu vécu au jour le jour de ma grossesse parce que j'avais beaucoup de stress que ça se termine tout simplement j'ai vraiment pensé à l'accouchement je pense qu'on était au deuxième trimestre Je n'y ai pas du tout pensé avant. Avant, j'étais vraiment au jour le jour à espérer que la grossesse tienne et que ça se passe bien.
- Speaker #0
Et alors, qu'est-ce qui a mené du coup à cette angoisse ? Est-ce que c'était naturel de t'avoir entendu des choses ? Ou est-ce que tu as vécu des expériences qui font que tu as été quand même particulièrement stressée ?
- Speaker #1
Mon petit garçon, du coup, j'ai un petit garçon, mais j'ai eu donc trois grossesses avant. Enfin, en tout, j'ai eu quatre grossesses. Donc j'ai eu lors de ma première grossesse un arrêt de... Le cœur de mon bébé s'est arrêté lors de la première échographie. Ok. J'étais à 12 semaines d'améliorer. On avait déjà eu une échographie en amont et l'échographie, on avait entendu le cœur de notre bébé. Ça allait bien. Et puis à l'échographie du premier trimestre, on nous a du coup annoncé que le cœur du bébé... ne battaient plus depuis quelques semaines déjà et que bébé était était décédé quoi donc dans un an trois.
- Speaker #0
Ok et comment tu as appris cette nouvelle quand même qui arrive à un stade où on s'y attend plus trop où on se dit justement c'est gagné enfin c'est presque gagné du coup je saurais pas comment l'expliquer mais déjà dans tous les cas j'étais pas très sereine je sais pas c'était la première grossesse et j'avais déjà entendu des choses
- Speaker #1
que les fausses couches étaient possibles et c'est vrai que j'étais pas après pour l'échographie cette échographie là j'avais un peu de stress quand même pour savoir si tout allait bien et quand même le ciel m'est tombé dessus enfin nous est tombé dessus avec mon mari en plus on était dans une c'était on a fait une échographie mais pas avec une sage femme c'était dans un laboratoire Et donc la personne en fait était un petit peu elle savait pas trop ce que j'annonçais non plus c'était assez compliqué à vivre Mais c'est vrai qu'on a vu l'écran et je suivais des mamans qui étaient à peu près au même terme que moi au niveau de la grossesse. Et je savais à quoi devait ressembler un bébé à ce stade-là sur l'écran. Et en fait, moi, je voyais que mon bébé était vraiment tout petit par rapport à ce stade-là. Et donc, je me suis dit dès le début qu'il y avait quand même un problème. Je ne voulais pas vraiment vous le dire, mais...
- Speaker #0
Oui, tu as compris.
- Speaker #1
Oui, oui. Et après, le ciel nous est tombé sur la tête, comme on dit. Et c'était très, très compliqué. C'était quelques jours avant mon anniversaire. Et ça a été très, très compliqué à accepter. Et puis après, j'ai dû avoir un cure-tage. Parce qu'on m'a dit que potentiellement, après l'annonce, bébé pouvait partir de lui-même. Et en fait, non, pas du tout. Du coup, j'ai dû avoir un cure-tage. de programmer et voilà.
- Speaker #0
D'accord. Et ça tu l'as vécu comment ?
- Speaker #1
Très très mal parce que je voulais à la fois effectivement que ça s'arrête, en fait que la grossesse s'arrête parce que j'avais tous les désagréments. J'ai été malade du début à la fin, jusqu'à mon courtage, j'ai eu des nausées et des vomissements. Donc j'avais tous les symptômes d'une femme enceinte mais en fait je ne portais plus la vie, c'était très compliqué. Et en même temps, le jour du curetage, ça a été très compliqué parce que je me suis dit, il faut vraiment que je dise, là, c'est aujourd'hui que je dis au revoir à mon bébé. Et en fait, au niveau de la prise en charge, que ce soit une interruption volontaire de grossesse ou un purtage pour, malheureusement, le coeur du bébé s'est arrêté, c'est la même prise en charge que les soignants ne le savent pas forcément. Et du coup, dans ma prise en charge, notamment le brancardier, quand je me suis réveillée après mon purtage, j'étais en larmes, j'arrêtais pas. J'avais la douleur en fait et du coup, c'est là où j'ai réalisé que c'était fini. Et du coup, le brancardier m'a dit Ah, mais c'est quoi ces larmes de crocodile ? Et franchement, c'est des brancardiers comme ça qui sont encore trois ans après qui sont bien là. Et voilà, on n'a pas envie d'entendre franchement. Mais à mon réveil, j'ai quand même eu une professionnelle qui était là et qui m'a vu pleurer, qui m'a apporté un mouchoir et qui m'a dit ça va aller, je suis passée par là, ça va aller Il y a encore des professionnels qui sont là. qui sont bienveillants. Mais c'était très difficile. Et à la suite de ça, j'ai compris après, mais j'ai fait une dépression. En fait, je voulais que... Pour moi, je n'avais plus de raison. Il n'y avait plus rien qui me faisait rire et je n'avais plus de raison de vivre. Pour moi, il fallait que je retourne enceinte direct. Ça allait mieux pour moi. Il n'y avait que ça qui allait me guérir. Et du coup,
- Speaker #0
est-ce que tu retournes enceinte rapidement après cette expérience ?
- Speaker #1
Alors j'ai eu mon courtage fin septembre, je suis tombée enceinte pour la deuxième fois du coup en janvier. Je l'apprends en janvier, je l'annonce à mon mari le jour de son anniversaire, comme quoi j'étais enceinte. Donc il me demande de faire une prise de sang, je fais la prise de sang, la sèche-femme me dit que le taux est un peu bas. Donc direct ça me stresse et en fait elle me dit qu'il faut le recontrôler dans 48 heures. Et en fait je le contrôle 48 heures après et en fait le taux a déjà descendu. Donc là on comprend ce qui se passe. On comprend que ça ne va pas tenir. Et en fait un jour après j'ai évacué la grossesse du couclet saignant. Et là, en fait, je me suis fait un câble. Et du coup, à ce moment-là, je me mets même en arrêt de travail. Et je ne me vois même plus retourner au travail. Enfin, vraiment, au niveau professionnel, en fait, c'est à ce moment-là où vraiment, ça n'est déjà pas avant. Mais j'ai décidé, en tout cas avec cet arrêt de processage, cette fausse couche, j'ai décidé de complètement, enfin, de demander une retour en scène, de partir de mon travail. Enfin, vraiment,
- Speaker #0
ça a été la gloute d'eau. voilà c'est ok ok d'accord et donc est ce que tu as ce même sentiment c'était même parce qu'il faut recommencer tout de suite pour guérir ou est ce que ça se passe autrement non j'ai toujours c'est très compliqué je suis très mal la tente est en fait j'ai hélas ce moment là parce
- Speaker #1
que quand ça arrive une première fois on vous dit voilà c'est une phrase horrible mais comme dit souvent c'est la faute à pas de chance Donc quand on se fait une première fois, on se dit bon, ça va aller. Quand ça arrive une fois, là, moi, j'ai la peur de me dire je ne serai jamais maman.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc voilà. Et du coup, j'ai ce besoin de retourner enceinte et de pouvoir être maman, en fait. Parce que j'ai cette peur-là que ça n'arrivera jamais.
- Speaker #0
Oui. OK. Et du coup, tu retentes, enfin, vous retentez l'expérience encore une fois. Est-ce que vous êtes pas...
- Speaker #1
Je tente de tout pour le tout, je fais plein de choses, je fais de la sophrologie, je fais de l'acupuncture, je prends des infusions pour la fertilité, je fais plein de choses. Et je retombe enceinte en mai. Et là, en mai, prise de santé, on me dit de recontrôler, bien évidemment, plus avec le passif. Je recontrôle. alors ça double, le taux il faut qu'il double, donc le taux double mais pas en trois jours et pas en deux jours donc bon déjà je me dis mince et donc la sage-femme me demande de recontrôler, je recontrôle et là ça double donc là j'ai peur mais j'ai quand même l'espoir qui me fait dire bon ça augmente et en fait on me demande de recontrôler et du coup 48 heures après je recontrôle Et là en fait ça avait augmenté mais pas doublé. Donc là ma sage-femme s'inquiète, pense à une grossesse avec trahéthérine. Elle dit il faut que j'aille aux urgences. Et donc là les urgences, j'y ai été, ils voyaient rien évidemment parce que c'était trop tôt. niveau du temps de la grossesse et en fait ils m'ont demandé de revenir à chaque fois toutes les 48 heures donc sans me dire en fait finalement si je faisais une fausse couche ou pas, ils savaient pas me dire même il y a un interne qui me dit non mais on a déjà vu ça parce que j'avais commencé à saigner quand même donc on m'a dit oui mais on a déjà vu ça et puis le bébé va très bien maintenant donc bon bah du coup ça me nourrissait un petit peu d'espoir quand j'étais vraiment dans un état pas très bien à ce moment là mon mari en plus était parti en week-end J'étais seule. Et en fait, ils n'ont pas arrêté de me faire des échographies endovaginales pour regarder, mais ils ne voyaient rien. Et donc, ils me faisaient revenir tous les jours pour faire des contrôles sans me dire ce qu'il y avait vraiment. Et en fait, à la fin, moi, le dernier jour, j'ai dit... Donc, ils m'ont fait une prise de sang. La prise de sang, ça avait rediminué. Donc, c'était plus en faveur d'une fausse couche quand même. Et donc, à la fin, moi, j'ai demandé qu'ils arrêtent de me faire des échographies endovaginales parce qu'ils ne voyaient rien. Du coup, ils s'alternaient. Ça a duré... des très longues minutes à chaque fois c'était une demi-heure où ils essayaient de trouver quelque chose ça me faisait super mal j'avais ce besoin là qu'on arrête de me toucher et après j'ai mon
- Speaker #0
corps pareil à évacuer est-ce qu'à ce moment là où tu demandes d'arrêter des examens hyper invasifs comme ça tu comprends qu'il y a un problème et que c'est fini ou est-ce que tu as toujours l'espoir de te dire C'est peut-être bon ?
- Speaker #1
Non, je n'avais plus l'espoir parce que quand j'avais fait une prise de sang, ça avait diminué. Donc, pour moi, c'était vraiment fini. De toute façon, vers la fin, on me disait, on voulait voir si c'était une grossesse extra-hétérine ou une fausse couche. On est vraiment écartés. Donc, moi, j'ai vraiment refusé le dernier examen de l'échographie. J'ai été un peu déremontrante de la part de l'interne qui m'avait reçue parce que pour elle, c'était un peu dangereux finalement de ne pas revoir vraiment si ce n'était pas une grossesse extra-hétérine. Mais finalement, c'était bien une fausse couche et moi, je ne pouvais plus.
- Speaker #0
Et est-ce qu'à ce moment-là, on te propose de faire des examens, de voir s'il y a un problème ou est-ce qu'on te dit juste qu'il faut continuer et tant pis, on verra ?
- Speaker #1
Non, alors en fait, c'est vrai que je n'ai pas précisé, mais après la deuxième grossesse, j'ai demandé d'avoir des examens, mais en fait, on m'a dit qu'en France, ce n'était pas possible pour la deuxième grossesse, la troisième fausse couche.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc là, à ce moment-là, effectivement, l'interne à la fin me dit, je peux du coup faire des examens pour comprendre ce qui a pu se passer, puisque je suis à trois couches à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui, ok.
- Speaker #1
Et du coup, ma flash-cam m'avait déjà orientée, enfin m'avait dit en fait, avant que je me concentre pour la troisième fois, m'avait dit que si ça prenait trop de temps, dans tous les cas, elle allait s'orienter vers la PMA. Ok. On a été en PMA, on a pris rendez-vous. Pour la PMA, il y a des délais un petit peu longs, donc on a pris rendez-vous tout de suite.
- Speaker #0
Ok, et ça s'est passé comment du coup, cette quatrième grossesse qui a été interpellée ?
- Speaker #1
Il s'est passé du temps du coup, parce que là c'était en mai 2021, ma troisième grossesse, et je suis tombée enceinte pour la quatrième fois du coup. en juillet 2022. Il s'est passé du temps parce qu'on s'est laissé du temps aussi avec mon mari, la troisième pousse couche a été celle de trop. Physiquement on ne pouvait plus et mentalement on ne pouvait plus tous les deux. Donc voilà. Et en juin c'était notre anniversaire de rencontre et il m'a fait sa demande d'embrayage. Donc du coup on s'est mariés en juillet 2022 et je suis tombée enceinte en juillet 2022 et on devait partir de base pour... protocole de partir en stimulation en octobre 2020 et je suis tombée enceinte avant du coup.
- Speaker #0
Est-ce que tu as su s'il y avait quelque chose qui bloquait ces grossesses ?
- Speaker #1
Oui, alors au niveau de la fertilité, non, il n'y avait rien. Enfin, au niveau de nos examens, tout était ok. Ce qui a provoqué du coup mes fausses couches à chaque fois, c'était en fait, ils ont découvert que j'avais la maladie d'Hashimoto, donc du coup un problème au niveau de la thyroïde. Et donc ce qui fait que malheureusement j'étais à un taux beaucoup trop élevé au niveau de ma TSH qui faisait qu'en fait c'était pas possible qu'un bébé se développe avec le CETO comme ça. Donc j'étais en hypo. Et donc du coup on a mis ce traitement et on a vraiment pu reprendre les essais justement quand j'étais stabilisée au niveau de mon taux parce que le risque... c'était que je refasse une quatrième post-coup. Et voilà. Donc du coup, j'ai été très surveillée justement par rapport à ce taux-là pendant ma grossesse, ma quatrième grossesse. Et dès le début, effectivement, mon taux a explosé alors que j'étais déjà sous traitement. Donc je ne peux même pas imaginer à quel taux j'étais sans traitement.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Il y avait quand même une explication et donc une solution à trouver pour éviter de revivre encore ça une nouvelle fois. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Mais j'étais quand même très stressée. J'avais toujours fait ça en fait.
- Speaker #0
Ce qui est normal, je pense. Quand tu as vécu tout ça, je pense que tu n'es pas très sereine en démarrant une grossesse. Ok, et du coup, comment tu te sens ? Je pense que tu as des tétos, tu dois les vérifier. 100 fois pour être sûre qu'ils doublent bien, ils augmentent bien.
- Speaker #1
Oui, alors j'étais suivie du coup. En fait, la PMA, la gynécologue qui nous suivait, nous avait quand même prescrit une ordonnance pour la prise de sang au cas où, si ça arrive avant qu'on parte en protocole. Donc, à la directe vue que j'étais enceinte, elle m'a demandé de recontrôler pendant... Je crois que j'ai fait 5 ou 6 prises de sang. Ils m'ont fait faire plusieurs prises de sang pour être sûre, mais toutes les prises de sang étaient bonnes. Voilà. Et franchement, le jour du test de grossesse, j'y croyais vraiment pas. Par contre, j'avais fait un test de grossesse comme ça, un test sur l'air. Et effectivement, direct après, je suis allée faire la prise de sang. J'étais absolument grossache. Et puis après, effectivement, les taux doublaient bien. Enfin voilà, ça se passait bien. Et on a été très, très suivis. Et surtout, à ma demande, en fait, j'avais ce besoin vraiment d'avoir des échographies très souvent. Et on a eu beaucoup de chance parce que la gynécologue de la PMA le comprenait. Et ensuite, en PMA, en fait... Ils nous ont suivi jusqu'au premier trimestre. Après, en fait, c'est par des principes complétés par un autre gynécologue. Et le gynécologue qu'on a trouvé aussi, dès que j'avais besoin, je pouvais appeler et avoir une échographie. Et du coup, on a eu des échographies très, très souvent. J'en avais tous les mois, en fait. Voir au début, avant que je sente bébé bouger, j'en demandais un peu plus souvent parce que c'était une angoisse beaucoup trop importante pour moi, en fait.
- Speaker #0
Oui, surtout avec la première grossesse qui s'arrêtait à 12 semaines, forcément, ça te marque quand même.
- Speaker #1
Oui, l'échographie du premier trimestre, j'étais très, très, très angoissée. Pourtant, on avait fait beaucoup d'échographie entre temps, mais j'étais très angoissée.
- Speaker #0
Et à quel moment, ou est-ce que ça t'arrive de te dire, OK, là, c'est bon, c'est sûr, on est bien parti ? Ou est-ce que toute ta grossesse, au final, tu te dis, ça peut s'arrêter comme ça du jour au lendemain ?
- Speaker #1
Pour être honnête, vraiment, j'ai eu le stress tout au long de ma grossesse. Premier trimestre, j'ai eu le stress que ça s'arrête du jour au lendemain, comme ça, que je refasse une pause couche. Et deuxième trimestre, du coup, je le sentais bouger, mais dès que je le sentais pas bouger, je paniquais. Donc, je cherchais un petit truc sucré pour que vite il bouge. Enfin, voilà, c'était vraiment compliqué. Et après, il y a eu le stress à partir de ma 28e semaine de grossesse. m'a dit que j'étais en suspicion de préeclampsie. Pour lui, il ne savait pas si je faisais une préeclampsie ou pas. Et donc il y a eu quelque chose là du coup après. J'avais cet épée de la moque-lèvre au-dessus de ma tête qui m'angoissait quoi. Je me disais mince que du coup j'ai fait un peu l'erreur peut-être de voir des témoignages sur internet parce que je ne connaissais pas la préeclampsie. Et du coup je suis tombée sur plein de témoignages où malheureusement il y a des drames qui se passent et du coup j'avais très très peur malgré que je sois suivie.
- Speaker #0
Et du coup, tu as eu un suivi quand même plus rapproché après cette diagnostic d'éventuelle prééclampsie ?
- Speaker #1
Alors oui, en fait, moi, tous les mois, on a des analyses pour les urines. En fait, ils ont vu que ma protéinerie était très, très élevée. À savoir que moi, j'ai une maladie auto-immune qui est stabilisée depuis très longtemps. Mais du coup, mon gynécologue ne savait pas si c'était lié à ma maladie ou à une éventuelle prééclampsie. Donc du coup, quand il a vu ce taux énorme de protéinerie, il m'a directement hospitalisée. Donc j'ai été hospitalisée à ce moment-là pendant quelques jours où on surveillait ma tension, mais ma tension était OK en fait. Donc du coup, je suis retournée à la maison avec une surveillance deux fois par semaine d'une sage-femme, du coup, avec monito et prise de tension.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc voilà. Et j'ai eu, si je ne me trompe pas, trois séjours d'hospitalisation. où à chaque fois il y a eu des frayeurs où vraiment la protéinerie explosait au niveau des taux et donc le gynécologue voulait que je sois surveillée aussi et on a eu pas mal de passages aussi en maternité parce que moi j'avais donc aussi un brasser pour surveiller ma tension et des fois ma tension aussi montait à des 17-18 et donc là du coup il fallait absolument qu'on aille aux urgences parce que le gynécologue vous avez dit que la tension devient trop haute Et donc lors d'une hospitalisation, on m'a fait, je ne sais plus comment ça s'appelle, mais c'est une injection pour justement la maturation des poumons du bébé. Ça c'était à 30 semaines si je ne me trompe pas, parce qu'on nous a dit que potentiellement... Si j'accouchais dans les prochains jours, il fallait aider bébé pour la maturation de ses poumons. Donc là, on a eu très peur avec ma mère. On était complètement perdus. On s'est dit que ce n'était pas possible. À ce stade-là, accoucher, ça va être un tout petit bébé. Est-ce qu'il va être assez gros ? Parce qu'il était déjà prévu petite crevette de base. Donc au niveau des mesures, on avait très peur.
- Speaker #0
Oui, c'est normal. Et comment ça s'est passé ? Est-ce que tu as effectivement fait une pré-éclampsie ou est-ce que c'était des fausses alertes ?
- Speaker #1
Je l'ai su après mon accouchement que c'était bien une pré-éclampsie que j'étais en train de faire. Mais c'est le signe que ma fille s'était assez rare parce qu'en fait, j'ai réussi à tenir ma 29e semaine jusqu'à bébé est né. J'étais à 37 semaines.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'est quand même très long pour un pré-éclampsie.
- Speaker #1
Oui. En fait, c'est parce que du coup, ma protéinerie était déjà très haute. Mais en fait, au niveau des tensions, ça a commencé vraiment à dégringoler, enfin vraiment à partir un peu au live quand j'étais à 36 semaines plus 5 ans. Et c'est là qu'ils ont décidé de me déclencher.
- Speaker #0
Oui, donc tu avais tellement passé le stade de la prématurité qui a fixé à 37 semaines. C'était pile dans les clous.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, du coup, le gynécologue, comme il était estimé petite crevette quand même, il nous avait donné une date de déclenchement. Donc, je devais être déclenchée un peu après ma 37e semaine. Parce que, voilà, on arrivait à gérer, à part ma protéinerie, ça allait au niveau des tensions. Le truc, c'est que j'ai eu mon rendez-vous anesthésiste à 36 plus 5. Et donc, on me prend ma tension. Et donc là, en plus, j'y suis allée, mais tranquillement, parce que mon mari me demande Est-ce que je viens avec toi ? Je lui dis Non, non, c'est bon, pas de soucis. Oui,
- Speaker #0
vu que le déclenchement était proche, du coup, tu n'avais plus trop de pression. Tu t'es dit De toute façon, dans tous les cas, c'est bientôt fini.
- Speaker #1
Oui, et puis en plus, le rendez-vous anesthésique, pour moi, déjà, je n'avais pas envie d'y aller parce qu'en plus, à la base de base, j'avais quand même un projet d'accouchement physio. Donc, je n'avais pas envie d'y aller, même si je savais que j'allais être déclenchée. Bon, pour moi, je voulais vraiment pousser au bout, sans péril. Et du coup, ils me prennent l'attention. Et là, j'étais, je ne sais plus tout directement, mais j'étais vraiment à une tension très haute. Et en fait, ils me le reprennent plusieurs fois et en fait, la tension ne descend pas. Donc là, le rendez-vous a été très expédié. Il m'a dit non, mais de toute façon, là, vous accouchez aujourd'hui. Vous allez en substance maternité, donc c'est juste à côté. Mais vous accouchez aujourd'hui, vous êtes en train de faire une pré-éclampsie. Donc là, je ne saurais même pas dire les émotions qui me passent par là-dedans, parce que je n'y crois pas en fait. Je me dis non, mais encore une fois, ça peut être. Voilà, moi je n'appuie pas encore. Je préviens mon mari quand même, qui en plus, du coup, j'avais pris la voiture ce jour-là, et qu'il n'y avait qu'une voiture, donc il ne pouvait même pas me rejoindre. Je vais aux urgences du coup, et donc là en fait, ils me prennent une fois un cycle de tension, et effectivement la tension ne descend pas. Et donc ils appellent mon gynécologue, et ils me disent, bon, il va passer, mais dites à votre mari d'amener les affaires, parce que vous n'allez pas rentrer chez vous. Donc je comprends à demi-mot que oui je vais être déclenchée aujourd'hui en fait. Donc le gynécologue passe me voir. Mon rendez-vous n'est pas ici, c'est le matin, c'était vers 11h. Et en fait il passe me voir et il me dit que je vais être déclenchée. Que ce week-end, parce que c'était un vendredi, ce week-end c'est pas lui de garde. Mais que c'est pas grave, qu'il a confiance en ses collègues. Et que de toute façon il vient me voir lundi et que je vais avoir mon bébé de toute façon.
- Speaker #0
Donc voilà.
- Speaker #1
Et donc 15h. Il me donne mon premier cachet. Mon gynécologue m'avait expliqué qu'en fait, il allait faire... Je ne sais plus le nom, mais en fait, en gros, c'est par voie médicamenteuse. Je ne sais plus, vraiment, j'ai pu les souvenir au niveau des heures. Mais toutes les... J'ai peur de dire des bêtises, mais toutes les 3-4 heures, je crois, je ne sais plus exactement, on peut donner un médicament pour déclencher les contractions. C'est beaucoup de travail. Le gynécologue était très confiant pour lui. là ça allait suivre, je lui avais demandé s'il avait d'autres potes sinon il m'avait dit de tout perdre et j'ai récupéré 15 heures, premier cachet rien ne se passe, mais rien ne se passe et en fait j'ai eu tous les cachets du coup, en fait il y a un nombre de cachets maximum on les a tous donnés et en fait il ne se passait vraiment rien Cole ne bougeait pas, il était bien et ils ne bougeaient pas du tout. Et vraiment, rien du tout ne se passait. Donc, ils m'ont donné les médicaments, jusqu'à... Jusqu'au lendemain, de 15h jusqu'au lendemain matin, rien ne s'était passé. Le soir, j'ai dit à mon mari de rentrer à la maison. On a demandé à la sèche-femme, elle a dit non, je ne pense pas que ce soit pour ce soir. Donc, il est rentré. Moi, la petite anecdote, c'est qu'il n'avait pas de chambre. Donc, il m'a déclenché, mais sans avoir de chambre. Du coup, j'ai passé la nuit dans les salles de naissance, c'est les salles de travail, la fin de pré-travail avec le lit, qui n'en est pas un. on a les jambes dans une panche c'est ça donc c'est pour ça qu'il n'y en avait rien il n'y avait même pas de coteuil pour mon mari donc je lui ai dit rentre à la maison au moins qu'il y en ait un des deux qui dorme parce que moi je savais que je n'allais pas dormir donc la nuit se passe rien ne se passe du coup et le lendemain on me dit qu'on va me faire la méthode du coup avec le gel d'accord À ce moment-là, j'ai des petites contractions. C'est un peu mal, mais franchement, rien ne se passe. Ils continuent de venir me contrôler et tout. Rien ne se passe. On se contrôle bonito. Bébé va bien, c'est la principale. Mais rien ne se passe. La journée est très longue. Du coup, on m'autorise à aller marcher. Je marche, etc. Pour essayer peut-être que ça aide le travail à se lancer. Et à 17h, enfin, on nous donne une chambre. Ça y est, je peux aller en chambre. et on nous dit pas ce qu'on va faire de plus, on sait pas ce qui va se passer exactement
- Speaker #0
Donc ça fait quand même plus de 24 heures qu'on t'a déjà déclenché quoi donc t'es censée t'avoir levé dans les bras là selon les théories et selon ce que ton écoute avait dit quoi Voilà,
- Speaker #1
petit peu de jour, rien ne se passe, le col toujours bien fermé donc là je commence un peu à désespérer et me dire mince qu'est-ce qui va et en plus moi j'avais très peur, il faut quand même préciser j'avais très très peur même pendant la grossesse je ne sais pas pourquoi je ne sais pas l'expliquer, mais de la césarienne. Donc, je me disais, mince, il faut que ça fonctionne, parce que j'ai très peur de partir en césarienne. Et du coup, la nuit se passe. Pendant la nuit, on vient nous chercher pour refaire un contrôle monito. Et on nous dit, demain, on vous expliquera. Le lendemain matin, je crois qu'il est 8h, 8h ou 9h, on vient nous chercher pour un nouveau contrôle, mais là, dans une autre pièce. On est dans une autre pièce, mais on ne nous précise pas. Moi, je suis partie de la forme en mode, c'est un nouveau contrôle, je vais revenir, tranquille. Et en fait, non, parce que du coup, j'apprends qu'en fait, non, on est en salle de naissance. Ah,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
Voilà. Mais comme je n'en ai jamais vu, je ne savais pas trop à quoi ça ressemblait tout. Puis moi, en plus, j'étais vraiment partie sur la salle.
- Speaker #0
Oui, tu vas en examen, là.
- Speaker #1
Oui, voilà. Et puis moi, en plus, comme je voulais un accouchement physio, je m'étais dit, je vais pouvoir être dans la salle de naissance. La salle nature. Voilà, la salle nature. J'ai pu. Et en fait, pas du tout. Donc, du coup, on arrive là. fait le contrôle et en fait la sage-femme nous explique, donc elle savait mon projet, je lui avais expliqué mon projet et elle me dit voilà donc on sait que vous avez le projet d'accouchement physio, là le truc c'est que tout ce qu'on a fait pour l'instant ça ne fonctionne pas donc il y a deux possibilités pour vous, on vous laisse le temps après de prendre la décision, mais donc dans tous les cas vous allez avoir la péridurale. Ok. Soit vous essayez de prendre la péridurale dès maintenant et on vous met la perte de cytocine et la péridurale et on voit comment ça évolue. Soit on vous met la perte de cytocine et ensuite on voit comment ça évolue, mais après potentiellement il va falloir percer la poche des os et à ce moment-là on vous mettra la péridurale. On vous laisse la décision qu'ils nous laissent avec mon mari. Donc moi, je pleure. Je m'effondre, en fait. Parce que je suis complètement paumée, en fait. Je ne sais plus ce que je veux. Et en même temps, mon projet d'accouchement physio, il part très, très loin. Parce que j'ai bien compris que je n'aurais pas le choix, de toute façon. La sage-femme m'a expliqué, en fait, après que percer la poche des os, c'est très douloureux. Et qu'en fait, j'avais, moi, par rapport à ma troisième grossesse, avec les échographies que j'avais eues, en fait, tous mes revenus lors de mon accouchement, avec tous les touchés vaginaux, en fait. Alors, je n'en ai pas eu énormément, mais à chaque fois qu'on me faisait un touché vaginal, je me tremblais comme une feuille, en fait. C'était très, très compliqué pour moi. Donc, la sage-femme m'a expliqué qu'en fait, sans péridural, ça allait être très, très compliqué de percer la poche des os avec l'état dans lequel j'étais.
- Speaker #0
Donc franchement j'étais complètement perdue, c'est mon mari qui m'a dit écoute, t'as tout, moi j'avais mon petit peigne pour les contractions, j'avais fait de l'hypnose avant, mon mari avait fait des audios hypnose pour m'aider et tout, donc il m'a dit écoute, si tu veux ce projet, je sais que t'es une personne qui est déterminée, au moins tu tentes avec la perf d'ocytocine. Alors la sache-femme m'avait expliqué que c'était quand même très douloureux, c'est des contractions qui arrivaient d'un fou et voilà, ça vient pas progressivement, c'est d'un fou, il y a des contractions et c'est douloureux. Mais mon mari m'a dit, voilà, si tu veux, on tente. Et puis, dès que tu n'en peux plus, tu peux demander la péridurale, tu le sais, et puis voilà, on va voir. Donc, la sage-femme revient et on lui dit, OK, mettez-moi la perfusion d'ocytocine, je fais sans péridurale. Donc, elle me dit, vous êtes sûre ? Oui, oui, on fait comme ça. OK, très bien. Donc, elle me met la perfusion d'ocytocine. Gros bémol aussi, c'est pour ça que j'avais pleuré, c'est qu'en fait, je me rends compte que je ne vais pas du tout avoir la liberté de mouvement parce que j'ai un monitoring. branché sur moi, j'ai aussi le cycle de tensiomètre, j'avais tout de branché et je ne pouvais pas bouger. Donc là je me suis dit mince, c'est vraiment très très loin de ce que j'avais imaginé et je sais qu'en plus de bouger tout ça aide au travail, donc j'avais très peur. Donc elle me met la perf d'ocytocine, donc à ce moment là mon col était fermé, enfin il y avait rien qui avait bougé déjà avant la perf. Donc elle me met la perf, elle me la pose, donc j'ai droit quand même à un petit ballon, aller sur le petit ballon quand même. Et donc là, c'est vrai que les contractions, déjà dès le début, ah oui, c'est vrai que les contractions qu'ils avaient de base avec un chèque-cou, c'était rien. Donc là, je sens que oui, effectivement, bon, c'est des contractions qui se font à très peu. Mais du coup, j'ai mon petit peigne, j'ai mon mari qui m'aide. Et franchement, je visualise, comme j'avais vu dans les audios, je laisse, on va dire, la contraction passer. Je respire et je me concentre vraiment. Et puis j'essaie de... de vraiment me mettre dans ma bulle en fait. Donc on est dans notre bulle avec mon mari franchement à ce moment là. On gère plutôt bien et ça pendant trois heures. Du coup il va y avoir des contractions qui vont s'accentuer puisqu'elle a mis un programme. En fait elle voit que vous gérez très bien. Et donc elle augmente à chaque fois. Elle augmente la dose de stocine. Donc les contractions augmentent et à un moment donné j'ai plus de répit en fait. les contractions étaient douloureuses mais en fait j'avais le temps de respirer et de reprendre un petit peu là non, elles s'enchaînent, les contractions s'enchaînent et et je commence à vraiment, enfin je pleurais déjà mais je commence à dire à mon mari là je sens que je peux plus en fait je sens que je perds pied là donc on voyage à la sage-femme et donc la sage-femme quand même pour voir Moscupt et donc en trois heures d'ocytocine avec des contractions très douloureuses je suis à peine ouverte à un.
- Speaker #1
Ah oui, et puis sans péridurale qui vient souvent freiner le travail. Donc là,
- Speaker #0
après trois heures d'interdiction intense... Et là, je me dis, sans regret, je prends la péridurale parce que je ne vais pas pouvoir tenir, en fait.
- Speaker #1
Et puis en fait,
- Speaker #0
on voit que ça ne fonctionne pas. Et là, elle me dit, de toute façon, il n'y a pas de froid, il faut percer la poche des os. Et je comprends surtout, et c'est pour ça que je me dis, là, on prend la péridurale, on va voir. Je comprends qu'en fait, si ça, ça ne fonctionne pas, on part en césarienne. OK. Donc là je le prie tout ce que je peux pour que vraiment ça fonctionne. Donc elle me pose la péridurale, donc à ce moment là j'avais toujours des sensations très douloureuses. J'avais toujours la perte de cytocine de branché. Donc l'anesthésiste vient et du coup il demande à mon mari de sortir. Ce n'est pas très bien à ce moment là parce que mes sensations avaient fui en fait. Donc il sort, lui il sort un petit peu nerveux, il ne comprend pas pourquoi il ne veut pas rester. Mais la sage-femme, un ange, franchement, elle prend le relais de mon mari et elle me dit ça va le faire, depuis tout à l'heure vous gérez bien, c'est bon ça va le faire Et donc, on me pose la péridurale, ça va, niveau douleur franchement ça va. Et en fait, je ressens que d'un côté. Quand ils me posent la péridurale, ils me disent que je vais sentir une petite décharge et en fait je sens une décharge que d'un côté. Et en fait je me rends compte que je sens rien d'un côté, mais de l'autre côté je sens. En fait la péridurale a fonctionné... Que d'un côté. Que d'un côté, en gros. Donc la sage-femme me dit de rappuyer sur le bouton, elle attend un petit peu, mais elle me perd ce qu'il y a dans la poche des os. Et donc là, à ce moment-là, on attend. Là je ne peux plus bouger, je suis... Oui je ne bouge pas, je suis sur le lit, allongée, enfin tout ce que je ne voulais pas forcément, mais bon. mais je suis quand même soulagée au niveau des contractions donc ça va, franchement ça va. Mon mari me dit profite-en un peu pour dormir. Franchement, non, je voulais pas, enfin j'arrivais pas à dormir donc voilà.
- Speaker #1
Impossible.
- Speaker #0
C'est ça. Par contre, lui, je lui dis va manger parce que, bah en fait, ça fait quand même plusieurs jours qu'on est en déclenchement, qu'on dort pas trop, on mange pas trop non plus, enfin lui du coup il mangeait pas du tout. Je lui dis va manger, va prendre des forces parce que, et la femme aussi lui dit parce que sinon ça va être, voilà, on sait pas combien de temps ça va durer encore quoi. Donc il s'éclipse un petit peu, voilà, bon bref, le temps passe quoi. Je crois qu'on m'a posé, Péridura il était un peu après-midi. Et donc dans l'après-midi, on me contrôle et ça avait bougé. Ça y est, j'étais à 7. Ah oui ! Déjà, bon, voilà. Ça y est, ça commence à bouger. Mais on commence à avoir un petit peu... parce que du coup, la sage-femme vient et nous dit, par contre, au niveau du monitoring, on a un petit doute au niveau du cœur de bébé. Est-ce que vous avez déjà eu, au niveau de ces échographies, on vous a dit qu'il y avait un petit problème au niveau du cœur ? Alors, je ne sais plus le nom, je suis désolée le terme scientifique, le nom scientifique. Mais du coup, on nous dit, bon, c'est bizarre, peut-être que ça peut arriver au niveau, c'est peut-être lié aux contractions, mais quand même, par précaution, le pédiatre reviendra à la naissance.
- Speaker #1
Est-ce que tu te souviens, c'est que le cœur bat trop vite, pas assez vite ?
- Speaker #0
En fait non, c'était même pas ça, c'est que le coeur faisait...
- Speaker #1
Un effet yo-yo un peu ?
- Speaker #0
Oui, en fait voilà. Et c'était pas forcément habituel. Du coup, ils m'ont expliqué la procédure, c'était que le pédiatre vienne, que potentiellement c'était rien de grave, mais quand même il fallait que le pédiatre vienne. Donc nous, on s'est inquiétés à ce moment-là, je me suis dit non mais c'est pas possible. Donc, fortement inquiétude à fond. Et à un moment donné, je sens que ça pousse. Il y a quelque chose, je ne saurais pas comment l'expliquer, mais je sens que, oula, donc je rappelle à sa femme, je dis là, il y a quelque chose, je sens que ça descend. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'ai l'impression que ça descend. Donc j'avais peur, je me suis dit, mais ça se trouve, là, il y a bébé qui descend, il n'y a personne, on est tout seul. Et en fait, elle veut me contrôler et elle me dit, oui, mais en fait, là, c'est parce que vous êtes à débit. dilatation complète. Je ne saurais plus dire l'heure, mais c'était fin de journée. Elle me dit, maintenant, il faut attendre. Elle me change de position. Je me suis toujours allongée, mais elle me change de position. Elle me dit, maintenant, il faut que bébé descende avant qu'on pousse. On attend. Un peu après 19h, elle me dit, c'est bon. On va s'installer. Là, le bébé est bien descendu, c'est le moment. Je le fous en larmes de stress. Je me dis, non, je ne suis pas prête. Donc, ça fait un peu plus de deux jours, du coup, que je veux qu'une chose, c'est que mon bébé sorte. Mais là, je ne suis plus prête. Là, je panique, je panique complet. La personne me dit, qu'est-ce qui se passe ? Et je lui dis, en fait, je n'ai pas appris à pousser avec des lédures. Moi, j'ai appris à pousser, c'est bête, mais ma sage-femme m'avait expliqué un petit peu au niveau de l'accouchement physiologique. Et en fait... Au niveau de la poussée avec la virgule râle, on m'avait dit oui, il faut retenir la respiration, tout ça. Et en fait, je n'étais pas du tout... Enfin, moi, je me suis un petit peu montée la tête à ce moment-là. Et je me suis dit, non, en fait, je ne vais pas être en capacité de pousser. Et la sage-femme, qui était un ange qu'on avait vu plusieurs fois, finissait son service. Alors que c'est à elle que j'avais tout expliqué, tout raconté, tout ça. Et vraiment, je me suis dit...
- Speaker #1
Le stress qui monte encore plus.
- Speaker #0
Oui, voilà. Je ne connais pas la nouvelle équipe. Ça va être compliqué. Et donc avant de partir, elle me dit, écoutez Ophélie, on va faire une mini poussée ensemble. Comme ça, je vous explique, vous le faites et je vous dis si c'est OK, vous pouvez continuer comme ça après avec l'autre équipe. Vraiment hyper gentille, la dame. Et donc, elle me fait faire la poussée et en fait, je le fais et elle me dit, oula, stop, on s'arrête. On s'arrête, on attend que l'équipe arrive. Je dis, ah non, mais pourquoi ? Elle me dit, parce que là, sinon, on ne va pas sortir. Donc là, voilà. Donc en fait, il se passe une nuit, le temps que l'autre équipe arrive. Et en fait, elle était partie entre temps, elle revient et elle me dit Si vous voulez, Ophélie, j'ai fini mon service. Mais si vous voulez, si vous êtes d'accord, je reste à vos côtés. Et donc, il y avait sa collègue sage-femme qui était là. Mais elle, du coup, elle était en fait, bien évidemment, j'ai accepté en pleurant. J'avais mon mari à ma droite et j'avais la sage-femme à ma gauche qui me tenait à la main. en fait j'avais voilà, j'ai resté à m'écouter pour m'encourager en fait oui Et donc, en fait, ça a été très rapide parce qu'il y a eu quatre grosses poussées. Mais à la quatrième poussée, mon bébé est sorti.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
mon fils est sorti. Et là, on l'a mis sur moi.
- Speaker #1
Tout s'est effacé, là.
- Speaker #0
Ah oui, là, c'était... Franchement, je pense que ce n'est pas expliquable. Je ne saurais pas expliquer toutes les émotions que j'ai reçues. Enfin, j'ai ressenti à ce moment-là, mais... J'étais en larmes de joie, vraiment ça y est mon bébé était là.
- Speaker #1
Ok, voilà tu as tout oublié et tout allait mieux.
- Speaker #0
Oui tout à fait, vraiment. Et puis en vrai les quatre poussées ça a été rapide, mais franchement je garde en souvenir, mais vraiment hyper beau. Et il y a tout le monde qui m'encouragait et vraiment c'était trop bien.
- Speaker #1
Et comment tu allais après cet accouchement toi physiquement, émotionnellement ? Comment tu l'as vécu ?
- Speaker #0
À ce moment-là, j'étais bien. Mais après, on a contrôlé le taux de sucre de mon bébé. Et on nous a dit qu'il est en hypoglycémie. Moi, j'avais dit que je voulais faire la tétée d'accueil. Donc, on me dit qu'on va le faire. Mais on va lui donner... Je ne sais pas exactement ce que c'était. Ils m'ont donné une petite solution au dalle. En même temps, il était au sein. Du coup, on lui a mis le... le petit fil du dalle pour qu'il puisse avaler. Et on m'a dit, voilà, on contrôle dans 20 minutes. S'il est encore en hypoglycémie, on va devoir l'emmener. Et donc là, je dis à mon mari, c'est pas possible en fait. Là, c'est le truc de trop, je ne peux pas en fait. Et il me dit, non mais ça va le faire, ça va aller, garde espoir. Ça va remonter, de toute façon son taux de sucre va remonter et puis c'est bon. Donc le garde au sein, on lui donne donc le dalle, le complément. Je ne sais pas exactement ce que c'était, mais on lui donne. Donc, les professionnels autour étaient un petit peu désolés. Ils m'ont dit, non, mais ça va le faire, on va recontrôler, vous inquiétez pas. Et on recontrôle du coup 20 minutes après. Et là, du coup, le filière qui était là me dit, je suis désolée, mais ça n'a pas augmenté. Donc là, en fait, on ne prend pas de suite. En fait, on dit, bon, là, vous avez deux heures. Il y avait déjà du temps qui était passé, mais voilà, vous avez les deux heures avec lui. Mais après, il va falloir l'emmener en eau d'atme. Et donc pendant ces heures-là, je ne pense pas trop à l'après. Je profite avec mon mari et notre bébé. Mon mari me demande s'il annonce à la famille. Et je lui dis pas tout de suite, s'il te plaît, parce que je sais qu'après, ce qui va se passer, c'est qu'on va nous demander, on va peut-être nous appeler et tout. Et en fait, je ne veux pas qu'on m'appelle alors que j'ai un bébé. Je n'ai pas envie. Et du coup, on arrive à la fin de ces deux heures et mon mari a le droit de partir quand même. Il part avec l'auxiliaire, mon fils, en service de néonates et moi je reste là. Parce que moi il faut observer, regarder si je n'ai pas une hémorragie, tout ça. Les suites logiques après un accouchement, il peut pas en fait. Sauf que je me sens totalement seule là. Je viens d'accoucher, j'ai pas mon bébé, j'ai pas mon mari. en la pièce, j'attends que la sage-femme revienne de temps en temps. Donc la nouvelle sage-femme, puisque l'autre du coup, elle devait bien partir, il fallait bien qu'elle rentre chez elle quand même d'abord. Et sauf que cette nouvelle sage-femme, en plus, ça ne se passe pas très bien. Voilà, elle me fait un petit peu un chantage parce que du coup, il faut le fameux pipi après l'accouchement. On va enlever la sonde du coup. Et donc, elle me dit, il faut faire pipi, d'accord, oui, il faut faire pipi après l'accouchement. c'est pas comme ça.
- Speaker #1
C'est un petit peu sensible.
- Speaker #0
Voilà et puis surtout moi personnellement faire pipi allongé c'est compliqué quand même parce que du coup j'étais sur le lit et en fait elle m'avait mis un...
- Speaker #1
Ah ok t'as pas pu te lever pour...
- Speaker #0
Ah non non il fallait que je fasse ce pipi là avant de pouvoir me lever et voilà donc c'était...
- Speaker #1
Ah oui ok.
- Speaker #0
Faire pipi allongé c'est pas très...
- Speaker #1
Non c'est pas vraiment la position qu'on prend habituellement quoi.
- Speaker #0
Et puis en plus après un accouchement c'est pas idéal quoi. Donc une première fois j'ai essayé, elle revient, ah mais vous avez pas, non j'y arrive pas. Et elle me dit bon bah je vous relaisse et tout parce que je suis en prison, si vous faites pas pipi vous pourrez pas aller voir votre fils. D'accord. Donc le petit chantage, voilà, c'est pas très agréable. Donc bon bref j'arrive, j'arrive à faire ce fichu pipi. Et donc là, d'ailleurs je suis très surprise, on me met en feuille roulant. Et en fait on m'explique que c'est la procédure après un accouchement, donc ok d'accord. Ok. Voilà bon. Et on m'emmène du coup au service de Vendace, où je vois mon bébé branché partout. Enfin, branché partout, non, j'exagère, pas du tout, parce que les gens vont imaginer qu'il était branché à plein de machines, parce qu'en Vendace, c'est ce qui arrive, oui. Mais en fait, je le vois... Je vois qu'il y a eu déjà des piqûres, en fait, donc il y en avait déjà eu pour voir son truc, mais je vois qu'il y en a eu d'autres. Je vois qu'il est branché, du coup, qu'il est dans une sorte de... Alors, c'est pas une couveuse, mais c'est une sorte de plaque chaupante, en fait. Ok. Pour voir s'il régule bien sa température, tout ça. Et en fait, je le vois dans ce petit bac, là, enfin, voilà, cette petite couveuse, on va dire. Oui. Mon mari est à côté, et on est à côté, et on ne peut pas le prendre dans les bras, et là, je... je me dis mais qu'est ce qui m'arrive enfin qu'est ce qui se passe en fait pour moi encore une fois le ciel me tombe sur la tête en fait j'avais pas du tout imaginé ça en fait vraiment et donc en fait on me dit oui on lui a donné un biberon je leur dis mais je vous l'ai laissé en fait ah mais c'est bon vous n'allez pas commencer voilà là pour l'instant c'était obligé enfin il fallait, il fallait donner le biberon et donc bon je pense qu'à ce moment là c'est pas forcément l'allaitement qui me fait pleurer mais je pleure en fait je dis non mais enfin Et en fait, on me dit, ne partez pas des fétiches, ça ne veut pas dire que vous n'allez pas pouvoir allaiter. Alors qu'en fait, je pense que c'était un tout qui me faisait peur.
- Speaker #1
Oui, oui,
- Speaker #0
oui. C'était un peu trop compliqué pour moi.
- Speaker #1
Pour que ce soit d'émotion, quoi.
- Speaker #0
Et là, on me dit, bon, mais il faut que vous retourniez en chambre. Parce qu'il faut que vous vous reposiez de façon bonne, marrant. Il faut qu'elle soit reposée pour être disponible pour son enfant. Donc, retournez en chambre, vous allez manger. Parce que vous avez vécu un accouchement, tout ça. Donc on fait retourner en chambre puisqu'il fallait qu'apparemment que je me repose et qu'après il fallait bien voir, il fallait qu'il voie en fait si j'arrivais à tenir debout tout ça après la péridurale. Donc je retourne en chambre et là c'est trop dur en fait. Là je retourne en chambre et j'ai cette chambre en fait vide parce que c'était la même qu'on avait avant de partir en fin de naissance. Mais moi je m'étais dit je retourne dans cette chambre avec mon fils en fait. Et en fait non je suis pas toute seule, j'ai mon mari. Je suis tout seule en fait. Et là je m'effondre parce que j'ai mon mari mais il est tout seul. Il est tout seul en fait, je suis en train de l'abandonner en fait. Alors moi je ne sais pas ça, mais en tout cas moi je me ressentis c'est ça. Et il est tout seul dans sa chambre de néonates et nous on est dans notre chambre là comme ça. Et donc je le vis très très mal. Après la différence au niveau des émotions en fait, la chute est trop rapide en fait. Et je passe au bonheur, je rêve d'avoir mon fils sur moi et je m'en trouve tout seul sans lui. Donc c'est pas très dur.
- Speaker #1
Ok, et ça dure longtemps du coup cette période néonate ?
- Speaker #0
Alors non, pas très longtemps, heureusement. En fait, ce qui se passe, c'est que son taux remonte très vite. Au bout de deux heures, son taux est remonté.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, logiquement, on n'est censé plus être en néonate, parce que c'était un petit poids, effectivement. L'IAM a pris un petit, malheureusement, heureusement que j'ai été déclenché et que mon gynécone n'a pas attendu, parce qu'en fait, les échanges placent inter, il y a eu après une... Je ne sais pas si on peut dire ça, une biopsie du placenta. Mais ils ont vu que les échanges placentaires commençaient à ne plus se faire. Donc, ça aurait pu être dramatique, en fait. Et du coup, c'était une mini-crevette d'à peine une quarantaine de centimètres. Alors, ils ne nous ont pas vraiment mesuré. Mais au niveau du poids, ils étaient 2,30 kg. Ok.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
c'est un petit poids.
- Speaker #1
Oui, pour un bébé presque à terme, oui, forcément, c'est un peu compliqué. Voilà.
- Speaker #0
Mais en tout cas la Néonax nous avait dit qu'il n'y avait pas forcément d'obligation de rester en Néonax s'ils sont au sucre augmenté parce qu'il était au-dessus des 2 kg en fait. Donc justement il n'y a pas forcément besoin. Sauf qu'ils ont voulu le garder en Néonax pour le surveiller. Alors après au bout d'un moment, au milieu de la nuit, on a pu le récupérer avec nous. En fait le deal on va dire avec le service c'était tous les 3 heures, il fallait qu'on aille là-bas. on l'emmène, on lui fasse les soins à ce moment-là, la couche, qu'on le nourrisse, etc. On l'a récupéré. Donc là, j'étais soulagée de l'avoir avec moi. Et donc après, toutes les trois heures, il fallait qu'on aille au niveau du service de néonates pour qu'il ait les compléments parce qu'au moins, du coup, on a interdit de lui mettre au sein parce qu'ils m'ont dit que ça allait lui demander trop d'énergie. mais on m'a dit il faut vous tirer votre clé. Quand lui prend son complément vous rentrez après dans votre chambre vous tirez votre clé. Du coup on a réveillé toutes les trois heures pour qu'on aille lui donner son complément on n'avait pas le droit de le changer aussi entre temps. Parce qu'apparemment t'avais donné aussi trop d'énergie pourtant c'était pas prématuré en fait. Du coup il n'y a pas bon voilà en tout cas ça s'est passé comme ça mon été. Ça s'est pas très bien passé franchement je suis pas très contente. vers l'équipe finalement avec le recul encore. Parce que pour moi, ça ne justifiait pas autant. Tous les trois heures, il fallait y aller, donner le biberon, le changer. Et après, en rentrant dans la chambre, je tirais mon lit. J'avais ce souhait de tenter au moins l'allaitement. Et ça, du coup, c'était le premier jour. Ça s'est passé comme ça. Et en fait, à la fin du premier jour, il est en train de faire un début de jaunisse. Donc, on va le reprendre avec nous. C'est pas possible, c'est injuste. Donc là, la professionnelle se braque un petit peu en me disant que c'est juste pour personne. Tous les bébés qui sont néonates, c'était pas dans le sens que je voulais dire. Donc on n'était pas très écoutés finalement. C'était un peu compliqué. On se sentait plutôt évalués. Parce qu'on nous a dit qu'on pouvait sortir de néonates quand ils jugeraient qu'on était assez autonome. Parce que c'est notre premier enfant. un peu rude parce que je pense pas que les parents desquels les enfants ne sont pas en néonates on leur fait passer ces tests là est-ce qu'on est assez bon pour être très bon c'était comme ça et du coup en tout et pour tout on est resté six jours ok 5 ou 6 jours on est resté et donc c'était avec 3 ans du coup
- Speaker #1
Jusqu'au sixième jour, vous avez fonctionné comme ça ?
- Speaker #0
Le dernier jour, on a eu le droit de l'avoir où ? Ces trois heures, on n'était pas obligé d'aller à la néonate. C'était eux qui venaient. Un petit changement.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Et toi, comment tu vis ce retour à la maison, cette période ? Sur le moment et avec du recul du coup ?
- Speaker #0
Le retour à la maison, je suis terrorisée. J'avais envie de rentrer, j'en peux plus. Mais je suis terrorisée parce que déjà, en partant, on nous a fait un petit peu peur. La pédiatre nous a pris la page du carré de santé où il y a écrit, voilà, la mort du subi du nourrisson, il faut faire attention au niveau du lit et tout. Et en fait, le truc n'est pas de nous dire. Vraiment, j'étais dépassée, je pense. Donc, j'étais déconclusée, franchement. Et je me suis dit, mais est-ce qu'on va y arriver ? Parce qu'en fait, on sort tellement d'un environnement hyper... Franchement, je vais le dire, hyper... Contrôlé, quoi. Vraiment, voilà, c'est ça. On est hyper contrôlé, on est tout le temps derrière nous. Ah, vraiment, on se retrouve seule, en fait, avec notre bébé. Et là, moi, je me dis, est-ce qu'on va y arriver, en fait ? Est-ce que moi, je vais y arriver, en tout cas ? Et en fait, c'est mon mari qui se débrouille à merveille et qui fait toutes les couches et tout. Parce que moi, j'avais trop peur, en fait. C'était une mini crevette et j'avais trop peur à chaque fois de... J'ai fait un mal, j'avais des mini cuisses, j'avais trop peur de faire la couche, de changer, c'est mon mari qui a tout fait. Et moi vraiment j'ai plus confiance dans mon rôle de maman, je dirais quand il a été en travail. Parce que j'ai pas eu le choix en fait, je me suis dit là j'ai pas le choix en fait, il faut que je change la couche, il faut que je le fasse, il faut que je fasse les petits toits, nettoyer les yeux, tout ça. C'est mon mari qui le faisait quoi, la vache de nez, tout ça c'était moi qui le faisait. Donc j'ai pas eu le choix et en fait du coup... C'est à ce moment-là où vraiment je me suis sentie au fur et à mesure plus confiante dans mon rôle de maman. Et j'ai pris confiance au fur et à mesure. Pareil pour l'allaitement, parce que l'allaitement, ça a été un très gros combat au début pour pouvoir vraiment l'allaiter. Parce qu'on n'était pas fait au tire-lait, qu'on nous a tellement mis la pression aussi sur il faut lui donner de temps pour qu'il grossisse bien etc. qu'en fait, j'avais peur. de ne pas donner assez, moi, avec mon lait. Donc, j'ai eu du mal de passer au sein exclusif. Et puis, en plus, on nous avait... Moi, on m'avait mis, du coup, là-bas, vers mon dernier jour, j'avais eu le droit de le mettre au sein, en fait, avant le complément, mais pas longtemps, du coup. Et du coup, je vais y aller. Désolée. Du coup, en fait, on m'avait mis des bouts de sein parce que ça n'allait pas assez. Il y avait une oxyère là-bas qui était très, très... compliqué, pas du tout bienveillante en tout cas, parce qu'au départ, moi, comme je voulais allaiter, on ne donnait pas le biberon. C'était... alors le dalle, du coup, on nous disait que c'était trop compliqué pour lui parce que ça le fatiguait, mais du coup on le donnait avec la... je ne sais plus comment ça s'appelle, mais c'est une sorte de petite coupe en fait, où normalement le bébé en fait va laper le lait. Et il ne va pas forcément avaler directement et donc ça a vraiment... c'est plus sédant quand on veut allaiter. Donc du coup on avait fait ça et en fait, selon les auxiliaires... en fait on le gavait. C'est à dire que vraiment il y a une fois où notre fille s'est arrêtée vomir en fait, enfin elle recrachait tout parce que... Mais en fait elle le gavait quoi. Et donc en plus cette fois là elle a vraiment... clairement engueuler devant nous quoi et c'était très très compliqué moi du coup à vivre et donc c'est à ce moment là qu'on a décidé de passer au biberon pour que ce soit mon mari qui le donne et qu'on ait pu à vivre ce genre de choses là mais du coup donc cette même auxiliaire là pour elle ça allait pas assez vite quand elle était au sein donc elle m'a mis des bouts de seins et donc à un moment donné arrivé à la maison d'une semaine mon fils n'arrivait plus à prendre le sein avec les bouts de seins sauf que quand j'enlevais le bout de seins il n'arrivait plus du tout à prendre le sein Donc ça a été compliqué, le massage femme nous a aidé. Et à un moment donné, je me suis dit que je vais arrêter de tirer mon lait. J'étais crevée, je vais arrêter l'allaitement, tant pis. Et au final, je ne sais même plus ce qui a fait que j'ai voulu tenter de le remettre au sein. Et en fait, il a pris super bien le sein. Et du coup, à ce moment-là, on n'a fait que au sein. On a peu de scabies descendues, on a diminué le nombre de biberons. Et donc là aussi, j'ai pris confiance en moi au fur et à mesure dans le rôle de maman, grâce à la lettre aussi, je pense. Et voilà, et aujourd'hui, la classe est vraiment idéalisée. Super !
- Speaker #1
C'est un bon happy end de ça. C'est ça. Ok, super. Et bien écoute, merci beaucoup à toi d'avoir partagé ton expérience et d'avoir expliqué tous tes ressentis et tout ce que tu as vécu. C'est très intéressant et je pense que ça pourra aider d'autres mamans dans la même situation, ou plus ou moins la même situation que toi. Donc, merci beaucoup.
- Speaker #0
De rien. Merci à toi. En tout cas, c'était super.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement, ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir et ça peut être d'une grande aide. Pour aider le projet à avancer en attendant, je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.