- Rébecca
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Alors bonjour, merci à tous de nous rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît, en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge tu as, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Coralie
Alors bonjour, déjà je m'appelle Coralie et je suis mariée, c'est quand même important, à Mathieu. Et on est les parents de Maria. C'est une petite fille de 6 ans, de maïs, qui a 5 ans. Et donc de notre dernier petit bébé, qui est un garçon, mais qui s'appelle Maë, il a 2 mois et quelques jours.
- Rébecca
Le dernier est tout frais, tout fraîche.
- Coralie
Oui, c'est encore bon le petit bébé.
- Rébecca
Ok, alors première question que je pose à chaque fois. Est-ce que tu avais pensé à accouchement dès le début de ta première grossesse du coup ?
- Coralie
J'ai toujours été émerveillée. j'ai toujours eu très hâte d'accoucher. La première fois, c'est la surprise, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Et le milieu hospitalier, ça s'est extrêmement bien passé. Et j'ai trouvé que c'était le plus beau jour de toute ma vie. Ça a été super.
- Rébecca
Ok, d'accord. Alors, si on revient au tout début, est-ce que tu te souviens du moment où vous avez lancé Projet Bébé 1 ?
- Coralie
Oui, le projet bébé est arrivé vite. Je ne sais pas si c'est un coup de foudre ou si... En tout cas, Mathieu est beau et sera le dernier homme à m'apporter ce qui m'apporte en tout cas, et la décision. Ça a été très naturel, il n'y a même pas besoin d'expliquer, on avait tous les deux envie. Sauf que j'étais jeune, j'avais 20 ans. Et puis bon, il a fallu d'abord faire sa recouple avec les hauts et les bas. Et au moment où, après des péripéties, on va dire, ça a été très simple, très limpide. Il y a eu un petit déclic et pour tous les deux, ça s'est fait très rapidement. Dès qu'on a eu le projet, il est arrivé.
- Rébecca
Ok. Et alors, comment s'est passée cette première grossesse ?
- Coralie
Très bien. Plein de petites découvertes. de grosses découvertes. C'était une grosse découverte. J'ai eu beau être passionnée depuis toujours par l'étape de la grossesse, par tout ce qui nous passe, psychologiquement, physiquement, quand on y est, on découvre tout, et surtout tout ce dont on n'a jamais entendu parler. Moi, je pense que c'est un petit peu pareil pour tout le monde. J'ai eu plein de petits maux de grossesse, mais rien d'embêtant, rien de gênant. Et après, on était tout seul à l'autre de la France, donc de nos familles. Et voilà, je l'ai vécu bien, un petit peu seul peut-être, mais ça ne m'a pas trop embêtée. Voilà, ça allait.
- Rébecca
Ok, d'accord. Et est-ce que tu avais des attentes pour ce premier accouchement ? Est-ce que tu avais des projets, des envies ou tu te laissais simplement porter ?
- Coralie
Je me suis laissée porter. que je comprends maintenant avec, si bien, c'est que je ne sais pas, c'est peut-être l'intuition, en tout cas la petite voix dans ma tête, mais que ça allait aller et que ça se passerait bien, même si je suis bien consciente que ça ne s'est rien jusqu'au moment où. Mais je le sentais bien et j'étais bien. Et pour moi, je me suis laissée porter. Je n'ai même pas fait de projet de naissance, alors maintenant, ça me paraît un peu fou. On s'est laissé porter, voilà. Les deux.
- Rébecca
Ok. Et comment est arrivé du coup ce moment où la naissance est intervenue ? Est-ce que tu peux me raconter ?
- Coralie
Oui. De toute façon, je me rappelle bien. J'ai eu la naissance toute ma vie, je pense. Elle est née le 16, à la nuit du 20, le 16 janvier. Donc, j'avais tellement hâte d'accoucher. Je me rappelle que... Je crois que c'était quelques jours avant, on était chez des amis qui habitaient au 4e ou 5e étage. Et j'ai monté et descendu ces escaliers volontairement, mais c'est pas peut-être 5-6 fois, parce que j'avais trop hâte qu'elles arrivent. Et puis bon, elle n'est pas arrivée le 7-8. Donc on a eu quelques petits moments, ce que je comprends maintenant, c'est les derniers moments où on a envie d'être au-dessus. En tout cas moi, un peu toute seule, un petit peu dans mon monde à moi, à peaufiner les derniers trucs qui sont déjà peaufinés de toute façon. Mais bon voilà, dans le détail jusqu'au bout. Et puis on regardait... une série, plutôt adaptée, je crois que c'était Walking Dead, horrible, je n'aurais jamais dû faire ça, mais ce n'est pas grave. Et j'ai dit à mon mari, ce soir, je vais peut-être me coucher tôt, je me sens bizarre, je suis fatiguée, mais ça va, c'est bizarre. Je me demande de lui faire un bain, je lui dis oui, oui, je te fais couler un bain, ça va. Et puis en fait, une fois que le bain est coulé, j'ai l'appel de l'eau, j'ai envie de me mettre dans l'eau, et je reste deux, trois heures, je crois, dans le bain. Et puis, je me couche après. Et puis, à 5h23, 21 exactement, le temps que je dois être à 5h21, très prétise, je m'assois dans le lit, j'entends le bloc, ce fameux bloc important, et j'ai le temps de coucher ma toilette et je perds les os. Et puis, voilà, c'est le début de la peau froide.
- Rébecca
Ok. Et alors, comment ça se passe ? Est-ce que tu étais prête ? Tu sais ce que c'est ? Tu comprends ce qui t'arrive ?
- Coralie
Oui, je me suis dit que c'était la perte des os. Après, on m'explique que c'est plutôt un parrain, mais que le bouchon ne commence pas le travail en rompant et que ça arrive après. Moi, spoiler, pour les trois, c'est la même chose. Je romps la poche des os, je sais à ce moment-là que c'est le début. J'ai zéro contraction par contre, ça se passe bien. Je sais qu'il n'y a pas de risque, c'est clair qu'il n'y a rien. Je sais aussi qu'il faut que j'appelle l'amateur et que j'ai deux heures à avoir rempli pour arriver à l'amateur qui était juste à côté de chez nous.
- Rébecca
Ok, d'accord. Donc du coup, tu gères ces deux heures chez toi, toujours pas de contraction ou ça commence à arriver petit à petit ?
- Coralie
Rien du tout.
- Rébecca
Ok.
- Coralie
Aucune douleur, je suis bien. Je m'étais du coup, la veille, dans mon grand-père, j'ai fait les ongles, les cheveux, j'étais faire les ongles. On demande de l'anglais après, je ne savais pas. Mais en tout cas, j'avais tout préparé. Ce qui, à l'époque, me semblait en tout cas important, comme ma préparation. L'évaluation, évidemment, faite. J'étais archi-prêt, le doudou, le truc, le bidule, tout était... Voilà, on s'est réveillés, je l'ai dit, j'ai conduit les os. Et en deux-deux, j'ai essayé de manger un petit peu. Je n'avais pas trop faim. En même temps, il était 5-6 heures. Et puis voilà, on est parti sur...
- Rébecca
Ok. Et comment ça s'est passé une fois arrivé là-bas ?
- Coralie
Alors là, c'est un peu plus... Toujours pas de contraction, ça c'est sûr. Il y a tout ce qui est... En fait, la fois qu'on met un pas là-bas, enfin, on s'est là-bas, c'est la... On est à l'hôpital, quoi. Donc, il y a... Oui. Vous voulez... C'est bien une équipe d'amnésiatiques, c'est bien le début, mais en même temps, il y a eu beaucoup de choses. On est allé, je crois, marcher un petit peu à 6h du matin, 7h du matin en Normandie, au plein mois de janvier. Je me rappelle qu'il faisait frais.
- Rébecca
Ok.
- Coralie
Ça m'a marqué. Et puis voilà, on nous a installés. Je n'ai pas trop de souvenirs. C'était normal, peut-être long. Mais je sais qu'il ne se passait rien.
- Rébecca
Ok. et quand est-ce que ça a commencé à s'accélérer un petit peu tu te souviens ?
- Coralie
et bien finalement j'ai dû arriver vers 7h je crois que vers 9h j'ai commencé à avoir mal mais tout d'un coup et ce que je pensais au début être terrible et vraiment presque j'étais prête à accoucher dans l'heure quand elles sont venues m'examiner j'étais en faute, ça vaille évidemment ok J'étais à rien du tout, à zéro. J'avais hyper mal. Je me souviens que c'était difficile. Mais j'étais à rien du tout. Et alors là, je me suis dit que ça allait être compliqué. Ça risquait d'être très compliqué. Et au final, deux heures, elles sont parties en me disant Rappelez-vous plus tard Et je crois que c'est deux heures après, j'ai supplié mon conjoint d'aller les chercher parce que la sonnette ne répondait pas. Et là, vraiment, j'étais accroupie par terre. au moment où vous me suivez, quand j'étais au bout du rouleau. Je n'étais qu'à 4 heures. Juste, en tout cas, de quoi poser la pérille que finalement, j'espérais avoir.
- Rébecca
D'accord. Dès le départ, tu pensais la prendre ? Tu t'étais dit, je verrai comment ça se passe ?
- Coralie
Non, mais enfin, je m'étais dit, je verrai. On verra en fonction. Je n'étais pas ni pour absolument, ni contre absolument, mais je m'étais dit que je verrais. Et tant mieux si je pouvais faire ça.
- Rébecca
Ok.
- Coralie
Mais bon, après, j'ai plus trop eu envie de faire ça.
- Rébecca
Oui. Ok, donc tu prends la péridurale,
- Coralie
ça te soulage immédiatement ? Ça me soulage immédiatement, mais ça se passe bof-bof parce que je pique trois fois. Donc c'était très très long, on me pique plusieurs fois. Alors je dis ça et là, en me disant, je me suis même piqué pour la deuxième, c'est pour ma première. On me pique, c'est ça, trois fois. Et la troisième, c'est l'anesthésiste qui rentre. J'étais persuadée que c'est lui qui avait fini par me la poser. Et puis, on m'a rémasé après qu'en fait, c'était toujours l'étudiante, mais qu'il la guidait de loin. Heureusement que je ne le savais pas. Je commençais à avoir du mal. Après, oui, ça a fonctionné bien. Il y a un rapport instantanément, correctement, de deux côtés. Et je n'ai plus rien senti du coup. Une énorme pratique, doublement. Et voilà, complètement sonné. Le coup est anesthésié.
- Rébecca
Et est-ce que c'est sûr si ça ralentit le travail ou si ça t'a permis juste de vivre et de l'actualiser un petit peu ?
- Coralie
Sur le coup, je ne me rends compte de rien, seulement que j'ai plus mal et que je suis allongée. Avec les brassards, avec les pertes, avec le monito, donc je ne bouge pas du tout. Je ne peux pas boire et j'ai rarement soif, mais vraiment ce souvenir, j'avais soif. Et bon, voilà. Le travail était lancé, ça a avancé complètement. On parle toujours d'un centimètre par heure, cette fausse légende. Mais voilà, je suis allongée. Je ne tiens pas trop compte de ce qui se passe à ce moment-là. Je suis soulagée, on est plutôt bien. On fait trois, quatre photos, c'est rigolo, voilà.
- Rébecca
Ok. Oui, mais seulement, tu le vis pas mal du tout. Tu vis juste ce moment et…
- Coralie
Oui, je me repose en fait, voilà. Je sens que je me repose et ce que je fais. Avec le recul, je pense que j'ai eu peur. La douleur comme ça, c'est la première fois. Donc, je m'apaise.
- Rébecca
Ok. Et à quel moment, du coup, ça se réaccélère ?
- Coralie
Je n'ai pas senti d'accélération. Finalement, j'ai perdu la 5h du matin et la 5h20. Et elle est née le lendemain à minuit 20. Ok. Elle était vraiment à 21 heures de travail, de travail, d'accouchement. Une fois que j'ai été dilatée complètement, elle m'a laissé deux heures, bien expliqué, pour qu'elle descende bien dans mon bassin. Et puis après, je ne peux pas dire que j'ai senti fort les contractions quand même pour la première. Je sentais qu'il se passait quelque chose, mais bon, elle me guidait. Et puis bon, on a dû faire ça bien. On a trois poussées, elle était là.
- Rébecca
Ok. Et tu n'as pas eu d'intervention pour le coup ? Tu as pu accoucher sans instrument ?
- Coralie
Rien du tout, zéro douleur, mais zéro sensation, mais rien, aucune complication. J'ai de la chance, ça passe bien. Tous les accouchements, ça se passe à peu près. Ça se passe bien en tout cas.
- Rébecca
Ok, donc toi tu le vis bien sur le moment, tu as su découvrir ta fille, tu n'as pas mal, donc c'est formidable.
- Coralie
Oui, là sur le coup oui, c'est trop beau, je suis toujours émue. Et voilà, l'arrivée de mon premier bébé, c'est un peu fou.
- Rébecca
Ouais. As-tu l'avoir en peau à peau ?
- Coralie
Ouais, oui, j'ai eu le peau à peau ensuite. J'ai le premier cri en vidéo, l'homme qui est si nul en photo, si nul en tout ça. à capter le moment le plus important. J'ai les premiers cris de ma petite Maria en vidéo où on se dit mais qu'est-ce qu'elle a une belle voix, elle est parfaite, elle est trop belle, elle était toute rose, vraiment magnifique, j'ai du poids à peau Et on s'est fait encore un petit peu de moi si je me demande encore ce qu'il y avait à faire finalement. Mais c'est papa qui l'a eu, on a vraiment profité. Franchement, parfait, on peut dire les deux du coup.
- Rébecca
Ok, et comment tu vis physiquement et psychologiquement tes premiers jours de maman, pas de douleurs particulières ?
- Coralie
Alors, un petit peu, si, quand même. Parce que finalement, je me plains de ma tête. Après, il fait hyper chaud dans les matières, je m'en rends compte. Je me dis que c'est finalement peut-être juste ça. Et puis, je ne sais pas, je me sens bizarre et très, très, très mal à la tête. Au final, on vient m'expliquer qu'il y a eu une brèche. Ça arrive qu'à un cas sur je ne sais trop combien. Finalement, ma maman a eu une brèche aussi. C'est presque drôle. Mais ça fait hyper mal. On m'a dit qu'elle était malheureuse. légère pendant le bout de patch et que les maux de tête allaient s'estomper. Bon, ils ont dit, ça met quand même du temps à s'estomper. Oui, vraiment, les maux de tête, c'est ce qui me reste vraiment. Et après, la montée de lait, on m'a dit que ça mettait plusieurs jours. J'ai eu ma montée de lait à l'hôpital et c'était un sacré souvenir.
- Rébecca
Oui,
- Coralie
douloureux. Oui, très douloureux. Après, c'est un mal pour un bien. Plein de lait, donc c'est quand même bien. Mais ça fait mal.
- Rébecca
C'est bien à souligner quand même.
- Coralie
Oui, oui, sans doute, même c'est sûr, pas pour tout le monde pareil, mais moi, pour les trois, j'ai de belles montées de lait, très chouette lactation, ce qui leur sert bien, donc c'est le principal. Mais oui, je le sens pas.
- Rébecca
Ok, d'accord. Donc tu rentres avec ton premier enfant, tout va plutôt bien. pas trop mal. Tu as bien vécu ton accouchement. À quel moment tu te dis ok, on va recommencer l'expérience du coup ?
- Coralie
Très vite, trop vite. Je ne sais pas, si je sais, c'est arrivé hyper vite. Il faut arriver à la maison, d'atterrir. Entre-temps, quand même, on fait l'obligatoire pour la famille de montrer notre chef-d'oeuvre. Donc, on fait On se frappe quand même centaines de kilomètres parce qu'on fait vraiment presque le tour de la France. On est complètement fous maintenant avec un bébé d'un mois. Je ne le referai pas. Mais bon, ça fait plaisir à tout le monde. Je ne regrette rien. C'était chouette. Mais mon Dieu, qu'est-ce que c'était dur. Et puis, chez mon grand-père, l'ambiance était vieille et silencieuse. Je me rends compte un matin en me réveillant que j'ai eu la gorge énorme, je ne savais pas ce que c'était. Plus de voix, énorme pleurs à la gorge. Vraiment, je ne me sentais pas bien du tout. On m'a mis 2-3 mois à me faire des prises de sang parce qu'on me disait que c'était juste le postpartum, le postpartum. Et que c'était normal que je sois si fatiguée, triste. Alors que moi, j'étais la plus heureuse de l'univers. Au final, je... j'avais une crosse thyroïdite qui s'est transformée après qu'on a trouvé comme étant thyroïdite d'Hashimoto pour les énormes goîtres et les hormones en folie une fois que tout a été réglé en 3 ou 4 mois où quand même ça y est j'ai été équilibrée sur mon traitement je me dis écoute Mathieu je suis désolée mais moi ça ne me calme pas du tout je me sens vide je sais que c'est bon pas normal, mais pas du tout de dépression, juste j'avais encore envie d'avoir un bébé. Et Dieu, ok. Après tout, on s'est toujours dit qu'on aurait des enfants rapprochés, pourquoi pas ? Et comme pour Maria, on a cette énorme chance, je me rends bien, bien, bien compte de lui, et à chaque fois qu'on décide, en tout cas qu'on souhaite, c'est le projet, il arrive tout de suite, le projet. Et ce bébé arrive quand ma première fille a 5 ans.
- Rébecca
D'accord.
- Coralie
et je recommence.
- Rébecca
Ok, donc un bébé voulu et donc tout va bien.
- Coralie
Très très voulu, et puis de deux côtés. Toujours peut-être, il le dit lui-même, un petit peu plus rapide à lancer les projets, quels qu'ils soient, mais toujours discussion aide, très commun accord. Maria, la première, est toujours tellement mignonne que ça n'a pas été compliqué du tout. de ma vie d'être maman et avec un si gentil bébé, facile, elle dormait, elle était saine et petite, paliatement, super, il n'y avait pas de souci à refaire un bébé. Entre temps, on a déménagé, on était en train et donc on a fait le déménagement en Bordeaux, six mois de ma petite et puis quelques mois dans les loisirs de grossesse et on a atterri à Bordeaux. D'accord. Merci.
- Rébecca
Et donc pas trop épuisante cette grossesse ?
- Coralie
Un petit peu, quand même. Surtout sur la fin, où on me demande de l'aide à ma maman, qu'elle gagne, puisque je contractais beaucoup, et que je suis ouverte, donc ça travaillait. Et histoire de finir le huitième mois bien complet, pour sortir de la prématurité, je me demandais de me calmer, de se calmer avec un premier petit bébé qui ne marchait même pas, et une pleine nouvelle vie. vie, sans crèche, sans rien, bon, c'était compliqué. Ma maman est venue à la rescousse, et puis finalement, je suis allée jusqu'au terme de sa seconde grossesse, avec plus aucun mot sur la fin. Juste l'impatience, à nouveau, d'accueillir notre deuxième fille.
- Rébecca
Ok, ouais, donc une belle grossesse malgré tout.
- Coralie
Ouais, en ce moment, fatigante, mais je me rends compte qu'elle n'aime plus aucun mot, très très très similaire, enfin, c'est tout petit, mais voilà, similaire, même chose. à la même grossesse que pour Maria.
- Rébecca
Ok, très bien. Et du coup, est-ce que cette fois-ci, tu avais plus d'attentes ou peut-être plus de projets pour ton accouchement ? Tu t'es dit, on va recommencer pareil ?
- Coralie
Non, là, pour le coup, oui, beaucoup plus d'attentes. En tout cas, je me suis sentie un petit peu le truc en me disant que ce n'est pas juste on va accoucher, mais au monde de mon enfant, et ce n'est pas rien. Je vais préparer un petit peu plus aussi le retour à la maison. Je sais que Maria est là, très fraîche, seule sur la région. Voilà. Et pour la naissance en elle-même, déjà je m'en fiche un peu de mes cheveux et de mes ongles. J'ai envie que tout soit bien quand elle arrive. J'ai vraiment l'idée d'accoucher à la maison, mais juste à travers l'esprit. Mais juste à travers. Parce que, me dit mes parents, c'est pas possible. pour les fous, ça n'existe pas, on peut pas faire ça. Et puis, on a une matière à côté super, la famille des bébés, je crois bien, qui me plaît bien. Voilà, ça, c'est normalement. Je n'ai plus de projet, surtout par rapport à la péridurale, pour l'idée de peut-être essayer, mais vu les souvenirs de la première, je me dis que ça risque d'être compliqué. Cependant, j'aimerais arriver, en tout cas, travailler un petit peu plus à la maison. un peu plus à la maison et arriver, si je veux la pérille, soit à le moment.
- Rébecca
Ok. Voilà,
- Coralie
par exemple, moi. Sans du tout avoir conscience, scientifiquement en tout cas, de comment ça se passe et de tout ça. On a un travail efficace, voilà. Je ne sais pas, je ne me ressemble pas plus. Je veux vraiment essayer plus à la maison et surtout au moment de... de mettre au monde mon petit je veux et je demande d'ailleurs parce que je sens un petit peu alors c'est toujours compliqué un petit peu sentir pas sentir bon moi je savais pas trop dans quel niveau mais je voulais sentir je voulais sortir mon bébé et pas juste être guidée de trois en plus vraiment ça là pour le coup ça me tenait à coeur ok d'accord ouais donc t'étais quand même un peu plus préparée
- Rébecca
un peu plus décidée dans ce que tu voulais quelquefois ouais je commençais doucement à vouloir être un petit peu plus actrice de mon appétit ok d'accord et alors du coup comment se lance comment arrive le jour J comment ça démarre ben
- Coralie
on fait un répit de la première 5h21 ah oui d'accord c'est ça que tu veux je tiens à préciser pour que tu aies plus plaisir moi qui adore les chiffres 5h21 ouais 5h21 je vais j'entends ce bloc que je reconnais très facile. Cette fois-ci, je n'ai pas du tout le temps de courir dans la toilette, mais ce qui est le berceau du bébé à côté fait un petit peu de mal. C'est vraiment facile, je réveille un petit peu sans faire exprès, mais comme d'hab, le papa a une horloge bien fine à la fin de la grossesse. Et puis ma maman qui me rejoint, qui m'essaie de prendre un petit bain, mais... Bon, rapidement, pour le coup, j'ai des contractions. Là, je sais qu'il n'y a pas de doute. C'est pas encore douloureux, mais voilà, je fais du ballon, je marche un petit peu. Très vite, ça devient, je le sens en tout cas, parce que je suis mariée. Donc oui, deux heures, il fallait que j'aille à la materne, toujours pareil, les deux heures, quand on vient à la poche des eaux. Le temps d'arriver, je me rappelle qu'on n'avait même pas cinq minutes de voiture, on était un peu plus loin. Mon Dieu, tous les jours. Passage, enfin, à niveau, les daudades, tout ça, il y avait un... Ah non, c'était la sortie de mon... De ma résidence, c'était horrible. Je me rappelle avoir eu mal. Je me suis dit que ce n'était pas possible. Cette fois-ci, j'ai travaillé. C'est sûr, quand j'arrive, on va me poser la pérille et ça va aller. Effectivement, quand j'arrivais, j'étais déjà à 5-6 jours.
- Rébecca
Ah oui, quand même.
- Coralie
Oui, j'avais bien géré. En deux heures de temps, je suis pas contente. Je me rends compte que ça allait hyper vite. En fait, deux heures, je me dis que c'est super, ça va pouvoir aller vite. Et j'arrive pareil à l'heure 7h à la matinée.
- Rébecca
Ok. Et du coup, tu prends directement la période ou tu essaies quand même de résister un peu ?
- Coralie
Non, je n'essaie pas. Je me suis dit que j'étais à mon seuil maximal, que c'était le moment et que si je pouvais, en disant, faisons ce prix, ne nous oubliez pas, j'ai eu vraiment mal pour la première. Pas de brèche, c'est passé. C'était... Bon, comme expérience, je n'ai peut-être pas eu la meilleure anesthésie du monde. Ils me demandaient d'arrêter l'objet, que c'était bizarre, que j'avais une pandémie bizarre. Je n'ai pas apprécié du tout ce moment. J'ai fini de rompre. J'avais juste fissuré sur mon mari. Il s'en rappelle fort. Enfin voilà, on avait vraiment hâte que ce moment se termine et que je puisse être bien. On disait bien. Et puis ça arrive. Ils sont vite soulagés, comme pour la première. de tremblements, je me sens pas trop là et le temps que... voilà vraiment de l'injection et après je dis à Marie, à Mathieu à partir de maintenant je n'appuie que quand je commence à avoir vraiment mal, je vais laisser vraiment le temps de sentir je me dis ok et puis finalement ça arrive pas vite, là clairement je me rends compte Ça m'agace parce que j'aurais aimé peut-être pouvoir un petit peu plus bouger. Moi, je voulais, dans mes vidéos américaines, je vois ces femmes avec la poche, qui marchent dans les couloirs, qui dansent. Et moi, je voulais ça. J'étais pas du tout renseignée. C'est une mafotte, je ne me suis pas renseignée que ça. Je suivis un petit peu les recommandations. Et puis, ça se passait quand même bien. Et voilà. Et au final, 10,5. 13h50. Je m'ai mis du temps après avancer.
- Rébecca
C'est rapide quand même à arriver.
- Coralie
Ça va, oui. Beaucoup plus que pour la première. Pour la première, j'ai bien plus que la moitié. 7h entre le début et son arrivée. Je suis hyper contente. Je me dis, purée, déjà avec Maëlys dans les bras, la deuxième, je me dis, punaise, pour ce troisième bébé, c'est génial, ça va aller vite. calme-toi déjà on va accueillir ma hélice et puis ça se passe bien j'ai quand même plein d'hormones beaucoup de choses mais bon mais aussi la thyroïde a réglé qui se dérègle c'est moi qui me mets grossesse à peu près mais c'est chouette j'ai ma maman qui est là ma mère m'a elle ne me fait pas rire jamais Ma maman qui m'aimait de mon premier bébé a rencontré mon deuxième bébé. Et puis la petite cerise sur le gâteau quand même. J'ai mon mari qui me demande en mariage à la maternité. Il y a eu deux jours qu'il a pu répondre parce que je ne savais même pas ce qu'il me disait. Et bon, j'ai finalement fini par dire oui. Mais c'était chouette. Et puis à Bordeaux, on s'en est appart qu'on ne l'aimait pas, mais c'était quand même heureusement là. Les parents qui viennent, nos familles, ça se passe bien. Tout le monde qui mature vite, sachant ce que c'est, maintenant, il faut faire attention. Et du coup, heureusement, puisqu'on a eu un bébé koala, il ne dormait pas beaucoup. Et surtout, pas autre part que dans nos bras. Et puis, toujours pas de crèche, pas de moulons, toujours tout seul.
- Rébecca
Oui, à tout gérer tout seul, quoi.
- Coralie
Oui, je crois, un petit peu quand même. Avec beaucoup d'aide, mais après, voilà, les ressentis, c'est... Oui, là, on se sentait un petit peu seules. Cet appart, il se posait plein d'or, on me traumatisait. Je ne voyais jamais la lumière du soleil. Dès que je devais sortir, c'était compliqué. J'avais les deux et rien ne marchait pas encore. Donc, on a eu une grosse poussette. Mais bon, on savait qu'on voulait acheter une maison. Eh bien, je me suis lancée. J'ai perdu.
- Rébecca
trouver la maison de nos rêves ça allait plutôt vite parce qu'elle est née en mars et qu'en juillet on trouvait notre maison ok donc assez rapide et puis voilà le truc de se dire ça va être cool même si là c'est un petit peu difficile dans pas longtemps on sera chez nous, on aura de la place un jardin avec de la lumière, du soleil ça va être super et puis on sait où on peut demander aussi maintenant une crèche et J'ai un petit projet dans ma tête, même. Ça, je ne le dis pas depuis le début, mais je sais que la maternité va changer ma vie. Effectivement, c'est le cas. Une fois, deux fois. Et moi, j'ai le projet secret, parce que je ne dis rien à personne, mais dans mes études, je veux faire une reconversion professionnelle.
- Coralie
D'accord.
- Rébecca
Donc, voilà. On arrive chez nous en septembre, dans notre maison, en octobre, mais voilà, chez nous. Les filles sont en crèche, toutes les deux à côté de la maison. Et moi je passe les concours en cachette, je ne dis rien à personne et je me prépare presque toute l'année, puisque c'était avec le Covid, et je me prépare, je fais des reconversions via Pôle emploi, via je ne sais trop quoi. Un métier génial, moi inaccessible, mais c'est être dans les salles de naissance et puis voilà quoi. Mais je ne peux pas être sage-femme en quelques mois, ce n'est pas possible. Et puis on explique qu'il y a des auxiliaires de puriculture aussi. Il me dit, mais ouais, il court, ça va être dur. Et je dis rien à la personne, parce que j'ai beaucoup trop peur de m'élever. Et je l'ai du premier coup. Donc, voilà, après mes deux bébés, c'est hyper important. Mais je fais cette année, je deviens auxiliaire de puériculture, j'obtiens mon diplôme, et surtout en premier poste, en 2021, en enco, hémato, pédiatrique, à Bordeaux.
- Coralie
Ok. Donc, une belle reconversion dans le secteur pour voir des enfants toute la journée.
- Rébecca
Oui. Les miens ne sont pas forcément au meilleur de leur forme, c'est vrai, mais c'est le coup de coudre pendant les stages sur ce service qui est terriblement gros. Et puis, je pense que j'aille là-bas. J'ai une place, tout se passe hyper bien et je travaille là-bas.
- Coralie
Ok.
- Rébecca
Donc, ça fait une petite... dans notre nôtre parce qu'il était plutôt ok même si on faisait un petit peu stoppé parce que comme elle a dit c'est moins facile mais bon c'est aujourd'hui qu'il y aurait un petit troisième c'est qu'il arriverait là après l'étude et j'avais envie de travailler un petit peu quand même et voilà donc j'ai fait deux ans au CHU et puis non
- Coralie
Et puis le projet bébé 3 est arrivé.
- Rébecca
Oui, il est arrivé fort aussi. C'était le moment absolument où tout de suite il fallait des petits chauds froids puisque ma thyroïde faisait un peu du yo-yo. On sait que ça peut ne pas aider en tout cas la conception. Des petits moments passés, on réadapte le traitement. Et puis la chance d'avoir un petit petit qui fonctionne vite. C'est aussi le problème de ne pas savoir être patiente après, si on attend plus d'un mois. Donc, ouais, c'était moins facile dès le début. Mais je ne sais pas, j'étais persuadée que ce bébé, il fallait qu'il arrive, qu'il allait tout changer. Depuis le début, je dis ça, et mon Dieu, à quel point c'est vrai maintenant. Mais finalement, voilà, au mois de juillet, je... Je retombe enceinte. Il faut patienter, on a beaucoup de chance. Mais voilà, je retombe enceinte au mois de juillet. Et tout de suite, ça se passe bien. Jusqu'au début du deuxième mois ou quelque chose comme ça. Là, pour le coup, je fais de l'hyperhémène gravidique. Je ne connaissais pas. Je découvre, moi qui suis persuadée de connaître tant de choses sur la maternité avec deux enfants. Non, non. Je redécouvre tout, les péremèses, les douleurs, loin dans la grossesse, un petit peu d'anémie aussi quand même, évidemment pour être arrêtée. Particulièrement apparemment, mais pour moi c'était, je ne comptais pas m'arrêter pour continuer tout de suite, j'ai tenu comme il fallait, ça me va. Et puis j'ai été arrêtée parce que j'étais au bout du rouleau, détention à 8, 9, j'étais vraiment platique. Donc j'ai eu trois premiers mois de vomissements, de gogo. trois mois qui ont suivi le travail à fond sur les fêtes de fin d'année aussi. à l'hôpital et puis voilà je crois que c'est le 2 janvier. Je suis arrêtée et là on me demande de me reposer un petit peu.
- Coralie
Ok.
- Rébecca
Essayer de faire.
- Coralie
Et là à quel moment tu te dis, pour cette fois, pour mon accouchement, je veux autre chose ?
- Rébecca
Avant même que je tombe enceinte.
- Coralie
Ok.
- Rébecca
Une année encore, quand on s'est installé quasiment chez nous, 2021, octobre 2020, c'est ça, je cherche tout le monde quand on arrive dans une ville, un dentiste, un médecin, tout ça, et donc moi, je vis à une sage-femme. Il y a un cabinet juste derrière ma maison, et mon Dieu, je ne sais pas, mais il m'appelle. Et je vois, grosso modo, puisque finalement, là... Je ne savais pas, je n'avais pas commencé depuis si longtemps que ça les accouchements à domicile. Et bon, je me le sollicite pour faire mon suivi gynéco. Et en partant, je me dis, OK, il y a ça qui existe juste à côté de la maison. Est-ce qu'on ne se pencherait pas un petit peu plus sur la question de l'accouchement à domicile ? Et puis, je suis tombée. Est-ce qu'un an après ? Et dès le début, je me suis dit, OK. Ce bébé, je ne sais pas comment l'expliquer, d'ailleurs je ne l'ai toujours pas, mais la sensation est profonde. Il va changer quelque chose, il y a tout un monde, mon monde en tout cas, qui va changer. Et pour moi, je ne sais pas, c'est arrivé tout seul, ça passe par la profondeur aussi. Et ce que plus chaud, pas du tout aussi logique, d'ailleurs ça ne l'est pas encore forcément pour le papa, c'est un long cheminement, neuf mois de... 9 mois de projet, un peu plus rapide sur la fin, puisque ça se concrétise et que là, clairement, on est fini. Mais tous les mois, je suis suivie par cette sage-femme, cette Christine d'ailleurs, qui n'est pas la première mentionnée ici, puisque Céline a aussi cette super méga merveilleuse sacherie. Et puis le projet se construit petit à petit, jusqu'à ce que vraiment je sois arrêtée dans le début d'année, où là je m'inquiète. C'est sûr et certain. je veux et je vais accoucher à la maison.
- Coralie
Ok, d'accord. Et comment ça se passe, du coup, ta préparation ? Tu te trouves sur des techniques, sur des choses pour virer la douleur ?
- Rébecca
C'est tout ce qui est beau dans cette préparation, c'est que finalement, elle est similaire à toutes les autres. Ce n'est pas une prépa spécifique à AD. J'étais avec cinq autres merveilleuses mamans. On a toutes accouchées quasiment en même temps, c'est très drôle. Et on avait toutes bébé 1, bébé 2, bébé 3, projet d'accouchement à la maison ou pas, domicile, l'hôpital, pardon, avec Péry, sans Péry. Et on avait la même préparation. C'est ce que j'ai tellement aimé, c'est que c'est une prépa juste, je ne sais même pas comment expliquer, qui explique tout simplement le fonctionnement. la physiologie de l'accouchement dans sa vérité, avec et sans péril. Ce n'est pas du tout anti-péril, pas du tout. Chacun fait bien ce qu'il veut, mais sachant de quoi ça parle, tout simplement. Connaissant le fonctionnement de l'accouchement. Et puis, vous savez déjà que ça me plaisait, que ça me passionne, c'était plus d'avance. J'ai acheté des livres, je me suis vraiment renseignée et c'est vraiment ce qui est important. pour Christine. On prend la décision, on fait le choix d'accoucher à la maison mais c'est un accompagnement. C'est pas elle qui va m'accoucher, c'est pas elle qui va s'occuper de nous mais c'est nous qui allons faire le travail et c'est nous qui prenons la décision et puis la responsabilité et pour ça il faut faire un choix éclairé. C'était très important mais elle était comme tous les autres. Pour moi, c'est la plus intéressante. On m'a dit, bébé 3, tu n'as pas besoin d'en faire. Si. Et de comprendre les mécanismes, de comprendre toutes les choses si importantes et si simples. Je ne passe pas forcément, en tout cas, par la péri pour se soulager. C'était la découverte de comment je fonctionnais.
- Coralie
Ok. Ok, d'accord. Et alors, est-ce que tu prévois une piscine pour accoucher dans l'eau ou des choses spécifiques pour cet accouchement à la maison ?
- Rébecca
Oui. Je ne suis pas sûre au début. Je me rappelle que pour la première, j'avais fait un long bain la veille. Je ne sais pas si c'est parce que c'est mon signe, c'est trop de poissons. Je n'en sais rien, mais j'aime l'eau. Et puis, ça m'avait fait du bien, mais pas sur toute l'insensation. Mais le fait d'être dans l'eau, de flotter, ça, c'était agréable. Pour la deuxième, j'avais pris un bain le matin même des contractions. Et même si je voulais avoir des douleurs, ça me faisait du bien. Puis, j'étais à l'aise. Donc là, j'hésitais un petit peu. Et puis, je me suis dit, bon, bah oui, quitte à faire ce projet, allons jusqu'au bout. Au pire, il n'y aura pour rien. Et puis, ce n'est pas très grave. Si j'en ai envie et besoin, elle sera là. Et mon Dieu, qu'est-ce que j'ai bien fait. Parce que oui, c'était top d'avoir cette piscine. Puis, ça a occupé... C'est important pour l'homme aussi, d'avoir quelque chose à faire.
- Coralie
C'est le pisciniste de l'occasion.
- Rébecca
Oui. bâcher la maison et faire la piscine c'est pour l'homme. Et puis oui j'avais, on faisait aussi la SOPRO, c'était la préparation avec la SOPRO, toutes ces images et visualisations ont fait du bien. Et j'ai même pas fait exprès mais voilà c'était déjà dans ma tête, les images étaient déjà là depuis le dernier mois. Donc ça m'a beaucoup aidée et ce qui m'a aussi énormément aidée, c'est que j'ai eu la chance de pouvoir faire une blessure noée, une mama, je ne laissais pas du tout. Et puis pareil, toutes les choses sont arrivées naturellement. J'ai pu la faire le dernier jour, huitième mois, bref, le premier jour où la streinte commençait. Avec tout le stress de mon Dieu, il ne faut pas que j'accroche avant, il ne faut pas que ma tension monte encore. Je suis de la team des 13 huit de tension, c'est exactement comme c'est dit. Tout ce suspense autour de il faut qu'on arrive jusqu'au 23 mars Et voilà, j'ai eu cette Simone Boy qui a été fantastique, une merveilleuse femme qui m'a fait le cas, c'était beau. Et j'ai eu un sautoir, des bougies, des choses qui, pendant l'accouchement, même pas qui m'ont aidée, mais j'étais du coup seule et j'avais… J'étais bourrée d'ocytocine.
- Coralie
Et comment s'est déclenché ce grand moment ?
- Rébecca
J'ai perdu les os. Je ne pouvais pas. J'espérais tant que non. Je sais que les contractions sont quand même beaucoup fortes une fois que la poche est rompue. Il n'y a plus le joli petit matelas. Ce n'était pas 5h21, mais 3h18. On avait un goûter d'anniversaire l'après-midi, ça faisait 3-4 jours que vraiment j'avais des contractions. Je pensais, c'était plus fort que d'habitude, c'était différent. Je commence à avoir la sensation de je me sens bizarre je me déconnecte un petit peu de tout, on me parle, je ne comprends plus rien. Là vraiment, j'ai senti fort sur cette grossesse, je ne comprends plus, je n'écoutais plus. Et puis… En rigolant, en partant le soir de l'apéro à l'anniversaire, je leur dis, dis donc, si j'accouche cette nuit, franchement, on ne vous en doit rien d'apéro, parce que là, je suis à 40 plus 1, Jean. 40, il faut que j'accouche. J'avais été longue. Et en même temps, toujours pareil, pas envie de plus avoir ce petit bidou, ce gros bidou. Je ne dors pas, je fais des vannes. il vient des allers-retours, la chambre, le salon, le salon, la chambre, je m'allonge sur le canapé, et puis je dors. Je rêve. Là, maintenant, c'était le début. Et puis, j'entends le bloc. Toujours pareil, je l'entends vraiment. Et je cours aux toilettes. Et voilà, c'est reparti. 3h18, j'ai perdu, j'ai rompu la poche des os. Ça y est, c'est tout de bon.
- Coralie
OK. Et alors, comment tu réagis ? Est-ce que tu avais déjà un plan d'action ou est-ce que tu as réagi à l'instinct ?
- Rébecca
Oui, à l'instinct. La grossesse, c'est vraiment, depuis le début, la petite voix dans la tête. J'écoute un petit peu ce qu'il y a à l'intérieur. Je m'écoute un petit peu, c'est le moment. En prenant bien les sécurités que je peux prendre. Mais voilà, en m'écoutant, je sais où aller. Le moins glam de toute cette histoire, c'est qu'il faut quand même aller fouiller dans les placards, trouver les protections qu'on n'a mis jamais au bon endroit, parce qu'on en vend partout. Et puis, c'est le milieu de la nuit, je ne veux réveiller personne, j'ai mes filles, il y a les deux filles en fond de chambre. Au final, en prenant mes sous-vêtements et tout ce qu'il faut, je réveille l'homme sans faire de frais. Je voulais être seule au début et puis je savais que ça allait pas arriver en un seconde. J'avais toutes mes bougies, tous les petits papiers, les mantras, tous leurs gentils mots écrits, j'avais de quoi faire quoi, comment ça arrive. Mon rail-film, j'ai perdu les os. Tiens bon, t'es sûre ? Oui, je suis sûre. Et paf, d'un coup, il s'est réveillé, il a fait ses droits à la piscine. Et je ne savais pas. Il fallait que j'envoie un message tout de suite à Christine, il fallait que j'attende, après tout, je n'avais pas trop d'action, mais j'avais rompu. Et je ne me souviens plus. À ce moment-là, je ne sais plus s'il faut que je lui dise et que je ne lui dise pas. Je sais que les messages, de toute façon, elle ne les reçoit pas, qu'elle ne reçoit que les appels. et que j'ai beau lui envoyer un message, ça ne sert à rien. Je lui envoie quand même. Du coup, j'ai perdu les os. Ça commence. Action, tu le vois bien. Tu liras ce message quand tu te réveilleras tout à l'heure. Voilà. Les filles dorment. En deux-deux, la maison est formée. On avait déjà fait des tests, mais voilà. Le meuble barre est poussé sous la verrière. Les caisses bien organisées sont là. Les serviettes, tout ce qu'il faut. La table. J'essaye de s'installer, ça réhabébé, tout est prêt, l'huile est dépliée au milieu du salon. Et les premières contractions arrivent vers 4h, quelque chose comme ça. Et je me dis que j'attends encore un peu, et je crois que c'est vers 5h finalement, je l'appelle. 4h, je ne sais plus. Je l'appelle et je lui dis, voilà, ça y est, ça a commencé. Elle me dit, si tout va bien, tu es content, je passerai dans la matinée. Je ne sais pas si tu as besoin de me rappeler, mais je passerai dans la matinée faire un ornitho, et puis on verra. Moi, je me dis, pas à la matinée, mais ça va aller beaucoup plus vite. J'avais des deux, trois minutes. Sauf que, je ne sais pas, je vais voir mes filles dans la chambre. Et certainement, je ne sais pas, on voit que le jour commence à arriver. Et je me dis, non, ce n'est pas possible. On avait prévu de les mettre chez les voisins, chez nos amies aussi, mais exceptionnellement, c'est un week-end, ce week-end-là. En me disant, le samedi, t'es sûre, si tu veux, on reste. Je lui dis, mais non, ça va aller. De 6h25 à 1h40, il va aller jusqu'au terme. Bon, évidemment, c'est arrivé ce week-end-là. On s'est dit, c'est pas grave, il y a les voisins. Les voisins, les volets sont fermés. Toujours rien. 6h, 7h, là, plus du tout. Action. Il n'y a vraiment plus rien. Même pas un petit fond. Donc, rien. Tout s'arrête. J'étais bloquée, peut-être psychologiquement. Je ne voulais pas les filles. Je ne voulais pas leur faire peur. On attendait vraiment que nos voisins ouvrent leurs volets pour ne pas les réveiller trop tôt, pour rien. Au final, jusqu'à 10h, 10h30, Christine arrive pour faire le monito. Les filles dormaient, évidemment, elles ont fait une partie matinée.
- Coralie
Ah oui !
- Rébecca
Oui, jusqu'à 10h, ça n'arrive jamais, les deux. Et à 10h, ça y est, il y a tout qui commence à bouger. Christine arrive, les volets des voisins s'ouvrent, ils sont réveillés. Les filles se réveillent, on prend un petit temps pour manger, leur expliquer. et que ça y est, c'est aujourd'hui que bébé va arriver. Puis voilà, elles vont aller chez moi, c'est un petit peu. Et que maman va se concentrer, et il y a le petit frère qui arrive. Aussi, le fait que ce soit un petit frère, pour tout le monde, c'est quelque chose. Le fait que ce soit un petit garçon. Mon papa a la chance d'avoir quatre filles, d'avoir que des petites filles aussi. Et ouais, c'est pas que ça rajoute du bonheur, mais en tout cas, ça a sa petite particularité. Ce sera un garçon. Tout le monde a trop hâte. Et voilà, 10h30, il fait le monométho. Bon, sans trop de surprises, il n'y a pas trop de contractions. Ça bouge, ça travaille, mais elle me dit qu'il va peut-être falloir songer à déposer les filles et puis à me mettre dans ma bulle. Ça reprenne parce que j'ai rompu quand même la poche des os à 3h et que passé les 12h, il allait commencer à puiser, enfin en tout cas à avoir l'antibiotique. Bon, et ça, je ne l'ai pas. Mais bon, j'ai fait comme il fallait. Donc, elle s'en va vers 10h30, plus ou moins le cas. Les filles, le papa, j'ai le temps d'allumer mon ordinateur, de mettre la webcam, il met tout, les filles partent. Et moi, j'ai l'impression, Mathieu me dit que non, mais moi, dans mon ressenti, Christine ferme la porte et part à repart. Juste avant de partir, je lui demande si elle me met les TENS dans le bas du dos, parce que je ressens comme pour les filles la douleur, les contractions vraiment dans le dos. Et c'est ce qui me faisait peur de ne pas réussir à gérer. C'est de douleur dans le dos atroce. Et au final, elle me met les tendances, les simulations. C'est merveilleux. Je n'ai plus de douleur dans le dos. J'ai les contractions, mais elles sont centrées sur mon ventre et je ne souffre pas. J'ai des contractions qui ne sont plus du tout des contractions d'ailleurs. Ça devient des vagues. Très rapidement, dès que je me retrouve seule avec Mathieu, j'avais mon casque. J'avais pour mon anniversaire même pas un brouet un an avant. tout pile, je suis marre. Et j'avais fait ma playlist et là, je mets le casque sur les oreilles, j'ai les tense et là, ça y est, c'est parti. Et effectivement, très peu de temps, ça commence.
- Coralie
D'accord. Tu te mets dans ta bulle et ça y est, tu repars. C'est ça.
- Rébecca
Ça se relance bien. Tellement bien que... Alors là, je n'ai plus trop de notion du temps. Je l'ai eu après, mais pas loin du midi. C'était un petit peu notre... c'est comme ça qu'on s'était organisé. Moi je lui ai dit je suis là jusqu'à tant que je suis là. À un moment donné j'aurai mon casque, je serai dans mon monde et il faudra mieux le laisser. Il a assisté à deux cours de prépa lui, avec nous. Il traite un petit peu de ce moment-là, de ce qui va se passer. Donc il n'est pas du tout... c'est pas inconnu pour lui. Mais bon c'est quand même de la découverte. On est entre les deux. Toujours est-il que je lui ai dit voilà, à partir du moment où je vais... Je ne suis plus trop répondre à tes questions. Je t'ai demandé de répéter. Je dis là, je te laisserai gérer tout seul. Est-ce que c'est OK ? Et pour lui, c'était OK. Et c'est ce qu'il a très, très bien fait. À midi, moi, j'avais le casque. Je savais que je gérais bien le truc. Vraiment, je savais que ça avançait. J'avais mes bougies, j'avais mon sautoir. J'étais pensée, j'étais vraiment bien. Ça a commencé à piquer. Et en fait, on avait fait appel à Marion, Diade. d'ailleurs maman, qui est en train de s'instaurer dans les accouchements de domicile. Et jusqu'au dernier moment, je ne savais pas ce que j'allais vouloir faire. Je savais qu'on voulait qu'elle soit là, mais à partir de quand ? C'était la question. Et je me rappelle en temps en temps de me dire, est-ce que je l'ai fait venir et tout ? Je fais tout seul, je ne sais plus. Il a fait ça complètement mieux que j'aurais fait. Et surtout, il a fait revenir Christine, qui du coup cette fois est arrivée avec Marion. Il y a deux Marion, la photographe, et Marion, la puéricultrice, qui est en binôme, c'est son binôme. Et du coup, voilà, elles reviennent toutes les deux. Vraiment, je dis bonjour à la photographe, que je ne vais même pas avoir vu. Et je me dis, ok, c'est bon, si elles sont là, c'est que là, ça avance trop bien. Tout de suite, elles sont présentes pour moi. C'est merveilleux, on ne part pas, mais un petit peu quand même. On est à l'hôpital seul avec son soin, quand on a la chance qu'il soit là. Et le pauvre dans l'inconnu, il fait bien ce qu'il peut, et nous aussi. À partir du moment où on va s'intéresser à savoir, c'est pour moi, vraiment pour moi, j'ai l'impression de me laisser porter, mais en me disant, ok, il y a ça, mais c'est normal. Oui, ça fait un petit peu mal, c'est normal, mais c'est juste que ça avance, et que du coup, ça va, tu l'y seras bientôt là. et que tout est normal. Et puis là, elles sont autour de moi, elles me prennent les mains, j'ai chaud, elles m'attachent les cheveux, elles m'aident à enlever le t-shirt, je suis très physique. Et à ce moment-là, plus rien n'existe, en culottes, des câlins, des coups de réassurance. J'avais quatre personnes uniquement là, que pour moi. Et c'est grâce à elles que tout s'est bien passé. C'est trop bien. Mais, je demande aussi à un moment donné à Christine, ou elle me propose, je ne sais plus, en me disant, ok, si tu veux, je t'examine, mais faire gaffe, est-ce que tu es ok ? Si c'est peu, ça ne va pas justement te stresser, ou non, j'ai vraiment envie de savoir. Je t'en suis et c'est ok. Et finalement, je suis déjà à 4.
- Coralie
Ok, donc tu as bien commencé à travailler.
- Rébecca
Ça a bien commencé, c'est ça. C'est largement supportable, vraiment, là, avec les thèmes, c'est tout, c'est top. Mathieu, c'est beau, je n'ai pas démonstratif celui-ci, mais là, il fait tout ce qu'il peut et c'est tout ce qu'il me faut. C'est vraiment trop bien. C'est doux, il fait beau, il y a des volets, des rideaux, des grandes baies vitrées, des rideaux, des fleurs, il y a le soleil, j'ai une espèce d'atmosphère rose chaude dans la maison et tout ça, je commence à être shootée. Je commence à être... Vous ouvrez deux cytocines et ça se passe super bien. Et si on repart, parce que ce n'est pas encore le moment. Et puis, elle reviendra au moment où là, pour le coup, je suis rentrée dans la piscine avec la puricultrice qui me dit tu peux peut-être aller dans l'eau J'ai peur d'enlever les tenses parce qu'une soulage, mais j'ai envie d'aller dans l'eau. Et là, à une heure et demie, je crois, je vais dans l'eau. Et là, clairement, je sens qu'on est passé au step dessus. À ce moment-là, je pense que je suis en dilatation complète. Je découvre au moment où je le vis, alors que je peux assurer que j'en ai lu plein des livres. Je me suis renseignée, j'ai écouté les podcasts de Thien, de Céline, de la maîtresse, de plein de choses, mais ce moment-là, je ne l'avais pas en tête. Il y a la descente. Moi, au bébé, il descend, tout simplement. Et moi, il aura duré une bonne grosse heure, un peu plus. Et ouais, là, j'ai mal. C'est même... Oui, c'est de la fleur, mais... Là, je déconnecte complètement. Christine revient. Et là, j'ai tout le monde autour de moi. Et je fais bien ce que je peux, mais je me pose des questions. Est-ce que c'est normal que ça soit si long ? Je n'ai pas peur. Je ne prends plus de l'eau du tout à l'hôpital. Je me demande juste si je fais ça bien, et surtout si bébé va bien.
- Coralie
OK.
- Rébecca
Et elle répond exactement comme il faut. Elle contrôle régulièrement ma température. attention au début, et puis elle me fait goûter le coeur du bébé qui est parfait, il n'y a rien, ni d'alentissement, ni d'accélération, lui il est nickel, il est bien engagé, il se passe correctement, c'est mieuxment, c'est cool. Et par contre, je ne sais pas, comme si ça restait à stagner, je lui ai dit, je veux qu'il sorte, elle me dit, mais tu ne le sens pas, je dis, je ne le sens pas, il n'y a rien en bas, je le sens dans mon corps, mais du coup, je ne sais rien, il n'est pas là. Et sur une vague, une contraction forte, elle s'est agenouillée devant moi. Et ce moment, il était un peu spécial, mon accouchement. Elle s'est agenouillée devant moi, elle m'a pris les mains. Et elle a vocalisé avec moi. Elle connaît tellement le bruit, le cri de la femme qui a fait la pierre. Elle l'a fait, c'est spécial. Elle m'avait, je pense, vraiment peur de ça, du bruit. Et oui, mais ça s'est bien passé. Et finalement, en faisant ce bruit, je me colle à sa voix. Et ça y est, enfin, le son sort. Et mon Dieu, qu'est-ce que ça me soulage. Je ne comprends pas. C'est vraiment l'expression de ce son grave. Il fait descendre le bébé. Et je le sens. Et là, je sens que ça avance.
- Coralie
D'accord.
- Rébecca
Là, c'était parti pour un petit peu de vocalise. Les voisins ont entendu. Ma foi. Le bruit de la vie qui arrivait. C'est vraiment grâce à ça que ça a avancé, en tout cas pour moi. C'est ressenti à moi. Et là, je suis sur les dernières 30 minutes, je pense. Je suis droguée d'ocytocine, shootée complète. J'ai mes filles juste à côté dans le jardin, les voisins. Je les entends rire. C'est trop beau. J'ai mon bébé dans mon ventre en train d'arriver. Il met deux filles juste à côté. C'est trop chouette. Je me sens que c'était irréel. J'étais tellement bien entre les deux contractions, rigolée. J'ai manqué de me noyer en ripant sur la piscine, petit fourrure générale alors que je suis en cubine, de sortir le bébé, mon bébé. Et puis, voilà, trop trop bien. Ça monte quand même à chaque fois l'intensité. J'entends Mathieu, je sens qu'il gravite autour, un petit peu il vient avec moi, il laisse les filles faire. Ils sont parfaits pour moi à ce moment-là. et tout se passe bien, jusqu'au moment où là je me suis dit ok, je sens ses cheveux. Il a des cheveux, on m'avait dit il aurait des cheveux. Et là je sens ses cheveux. Et effectivement, quelques poussées sans poussées, mais ce qui est fou d'ailleurs, quelques cris vocalisés après, sa tête sort. Et là, ce que j'espérais, je pense, depuis ma hélice en tout cas, c'est de dire sentir. Je sens tout. Je ne vais pas dire que c'était plus doux, agréable aussi. Je ne sais même pas comment expliquer la chose. Ça fait mal, oui. Je sens mon bébé, mais ça ne fait pas mal. C'est trop bien. Il est là, au bout de mes doigts. Et je sens tout. Je sens sa tête sortir. Je sens que ça glisse sur le nez, la bouche, le cou. Vraiment, c'est... Et là, il est dans l'eau. Il a sa tête en dehors de moi. Et Christine nous attend. Vous avez prévenu, elle n'aime pas. Je comprends bien, j'étais très OK avec ça. Les bébés restent longtemps sous l'eau. Ok, il respire avec le cordon, mais bon, pas trop pousser. Et de toute façon, sincèrement, au cas pour moi, quand bébé a la tête sortie, j'avais qu'une envie à ce moment-là, c'était de le sortir en entier. J'ai un cri de plus et ça y est, il était là. On l'attrape à deux, Christine enlève le cordon qu'il avait en écharpe, je crois que c'est ce qu'elle m'a dit, sur les épaules donc. Voilà, paf, il passe, je m'assois et Maë est née. 15 heures, je l'ai contre moi.
- Coralie
Une essence que tu vis comme un moment magique. On va t'entendre, on sent que...
- Rébecca
Oui. Je n'ai rien, tout. Il n'y a pas de différence. Ce n'est même pas une différence avec les filles ou l'amour. Dans le rapport, je suis tout à fait OK avec ça. Mais la façon dont il est vu, oui. L'expérience, on peut dire, la plus folle de ma vie. Il y a quelque chose. On est toutes comme on est et moi j'avais besoin de ça. Dans mon service, ça fait partie des raisons pour lesquelles je n'en ai pas parlé, mais je voulais faire ça tout le temps à la maison, si tout est possible, et c'était le cas. Dans mon travail, j'ai expérimenté la mort des enfants sur des petits, plusieurs reprises. C'était dur, j'ai eu le décembre d'expliquer, mais c'est terrible. Et je ne sais pas, j'avais envie maintenant d'expérimenter la vie la plus pure possible, s'en ayant conscience bien de tout ce qu'il y avait derrière, de tous les risques, mais surtout tous les avantages qu'il y avait aussi. Et j'ai bien pris le dessus, je n'étais plus du tout stressée, j'avais trop hâte, et voilà, on a eu beaucoup de choses, certainement, mais il n'a même pas pleuré quand il est arrivé, il est atterri, c'était tellement beau. Il a pleuré après, il faut quand même montrer sa voix, mais c'était dingue. Il se passe quelque chose de merveilleux, en tout cas pour moi, je l'ai fait.
- Coralie
Est-ce que tu as ressenti ce cercle de feu qu'on écrit au moment du passage de la tête, où tu étais tellement concentrée sur le fait de sentir passer, comme tu disais, le nez, la bouche, qu'au final tu n'as pas tant senti que ça ?
- Rébecca
Peut-être que je n'ai pas senti ce cercle-là, je ne me rappelle même pas de chaque passage, chaque étape. J'ai eu la chance de connaître le moment de quiétude, où vraiment là j'étais bien, il y a vraiment eu un petit moment de calme, il n'y avait plus de contraction. J'étais avec les filles, le bébé, tout le monde rigolait, souriait, c'était top. J'ai identifié toutes ces parties-là, mais le cercle de feu, alors oui, si je pense...
- Coralie
En tout cas, tu ne le retiens pas, quoi.
- Rébecca
Non, peut-être pas. Ouais, pas identifié pile-pile comme tel. Mais oui, oui, je sais qu'à la fin, ouais, on sent bien. Ouais, ouais, c'est ça finalement, simplement. Oui, oui, j'ai senti que sa tête était là. Il n'y a pas de problème. Je m'en rappelle quand même un peu.
- Coralie
OK. Et je suppose que du coup, tu te remets quand même très rapidement de cet accouchement au final.
- Rébecca
Ouais, dingue. Moi j'avais toujours mes petits mots, ne veux pas faire un fils, donner à la marché, donc ça je l'avais déjà avant d'accoucher, donc j'ai toujours quand même un petit peu de poids, ça joue beaucoup. Ce qui est extraordinaire après ça, c'est que t'es chez toi, dans ton lit, notre canapé lit, avec les draps que j'ai choisis, que j'ai gardé avec ma lessive préférée, mes odeurs. mes filles, elles vont arriver même pas deux heures après sa naissance, c'est encore le bébé tout neuf, il a encore du mix partout, les cheveux, et elles vont arriver là, et puis moi, Christine m'a proposé, et puis je voulais, donc c'est top, de faire des imprévisions de la Santa, parce qu'après on sort de la piscine, il faut des livrets de la Santa, et tout, c'est nickel, ouais, presque trop facile quoi, en tout cas naturellement. Et oui, je galère un peu à sortir de cette piscine qui est très haute, mais bien accompagnée, non, plus de problème. Je me lève pour aller aux toilettes, pour boire un petit coup, pour regarder comment elle fait sur la table à côté. Je ne suis quand même pas la maligne, je vais m'allonger, je vais me calmer fort, mais on voit bien qu'aucun rapport là, aucun rapport. Et suite immédiate, en tout cas, des accouchements. Ok.
- Coralie
Ouais, donc une expérience que tu as adorée.
- Rébecca
Ah oui. Pas de doute. Ouais, adorée. Il y a plein de choses qui sortent maintenant de tout ça. Je me dis que c'est... Enfin, je suis un peu fière de ce qu'on appelle le folle, mais pour moi, oui, là, il y avait quelque chose de crucial à ce moment de ma vie. Puis là, c'est le début d'autres choses concrètes qui arrivent après. Donc, oui, il fallait que je passe par là. Mon Dieu, je suis en train d'accoucher, mais encore vraiment, c'est pas possible. Donc, non. Mais, oui, c'était... C'est trop bien. Ok.
- Coralie
Eh bien, merci beaucoup à toi d'avoir partagé cette expérience. Il fait rêver, hein. J'avoue que d'écrites par témoin et par ressenti, on a tout envie d'y passer, hein.
- Rébecca
On sait que ce soit à la maison, de toute façon, ou à l'hôpital. Ça se passe bien, ça se passe bien. Il faut juste que tout le monde rappelle, si c'est pas qu'il y a rien.
- Coralie
Oui, c'est ça.
- Rébecca
Oui.
- Coralie
Eh bien, merci beaucoup d'avoir partagé tout ça avec nous.
- Rébecca
Avec grand plaisir. Merci de m'avoir... de le faire. C'est tout bien.
- Speaker #2
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avancer en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.