- Léna
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti !
- Speaker
Alors bonjour, merci à toi de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont ou il a, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Léna
Alors du coup, je m'appelle Léna, j'ai 24 ans et du coup, c'est mon premier enfant. Et voilà, pour le coup, pour la présentation, je crois que c'est pas mal.
- Rébecca
Et quel âge il a du coup ?
- Léna
Il a un peu plus de 6 mois.
- Rébecca
Ok, d'accord. Donc c'est encore assez vrai. C'est ça,
- Léna
c'est ça.
- Speaker
Ok, alors première question que je pose à chaque fois. Est-ce que tu avais pensé accouchement dès le début de ta grossesse ? Est-ce que c'était quelque chose qui te faisait peur, qui te donnait envie ou auquel tu ne pensais pas vraiment ?
- Léna
J'avoue que c'était un peu le point qui me faisait le plus peur, dans le sens où même si on n'en parle pas énormément, il y a quand même des risques au niveau de... de l'accouchement. Donc, j'avoue que c'était un petit point qui me faisait pas mal peur.
- Speaker
OK, d'accord. OK, alors, est-ce que tu te souviens du moment où vous avez lancé Projet Bébé avec le papa ?
- Léna
Alors, j'avoue qu'on n'avait pas vraiment lancé de Projet Bébé. En fait, on voulait un enfant. Ça, c'était une certitude. Après, ce qui s'est passé, c'est que j'ai fait une fausse couche en 2020. Donc, à partir de ce moment-là, du coup, on s'est dit, D'a... On ne se protège plus. Donc, s'il y a un bébé, il y a un bébé. Enfin, on était prêts. Sauf qu'on a, pendant presque trois ans, on a eu énormément de mal à avoir un bébé, malgré le fait qu'on n'ait pas de protection ou quoi que ce soit. Et puis, c'est arrivé comme ça, tout seul. On ne s'y attendait pas. Donc, voilà.
- Speaker
OK. Du coup, vous laissez le temps faire sans pour autant vous poser de grosses questions, comme vous n'avez rien tenté.
- Léna
Tout à fait.
- Speaker
Ok, super. Donc, très belle nouvelle. Comment tu vis ce début de grossesse, toi, surtout, avec un passé de fausse couche ?
- Léna
J'avoue que j'ai beaucoup d'appréhension, beaucoup de questions, parce que je me dis à tout moment, je peux le perdre et refaire une fausse couche. Donc, j'avoue que c'était un peu, enfin, même très angoissant, je dirais. Après, le début de grossesse a été un petit peu compliqué. J'ai été malade pendant les quatre premiers mois. J'ai perdu cinq kilos. Je faisais que vomir. Donc, c'est vrai que les premiers mois n'ont pas été terribles.
- Speaker
Ok, oui je vois Bon au moins c'est rassurant, on dit que plus il y a des symptômes plus le bébé va bien
- Léna
Il paraît
- Speaker
Ok, et est-ce que la première écho t'a fait quand même sentir un peu mieux t'as dit ok ça va aller maintenant ou pas forcément ?
- Léna
Déjà j'ai fait l'écho de datation en tout premier pour savoir à peu près quand bébé avait été conçu Donc ça, ce n'était pas l'écho la plus importante. Et après, j'ai fait la deuxième où là, on a vraiment pu voir les choses en train de son cœur. Et là, oui, ça m'a rassurée quand même, même si j'avais encore des appréhensions parce qu'on ne sait jamais.
- Speaker
Ok, d'accord. Et du coup, les premiers mois compliqués, est-ce qu'il y a un moment où ça se calme quand même ces vomissements ou c'est vraiment tout le monde la grossesse ?
- Léna
Non, ça s'est calmé à partir du quatrième mois. J'avais encore un peu des nausées, mais je ne vomissais plus comme je vomissais. Et c'est vrai que là, ça a commencé à être un petit peu plus cool. Puis, on commençait à sentir les premiers coups de bébé. Donc, c'était plus sympa déjà.
- Speaker
OK, forcément. D'accord. Et est-ce que tu avais commencé à réfléchir à ton accouchement ? Est-ce que tu avais déjà suivi des cours de préparation ? Est-ce que tu avais des envies particulières ?
- Léna
Alors non, je n'avais pas suivi encore de cours de préparation à l'accouchement. Après, j'avais comme pour projet, étant donné que j'ai... d'énormes problèmes de dos dus à une pathologie. J'avais déjà pour projet d'essayer d'accoucher sans péridural. Après, je ne m'étais pas vraiment fixée sans péridural, sans péridural. Je m'étais dit, si j'y arrive, je le ferai. Mais je n'avais pas vraiment l'objectif vraiment, vraiment de faire sans péridural.
- Speaker
Ok, ce n'était pas un but absolu. Non, non,
- Léna
c'est ça.
- Speaker
D'accord. Et comment c'est, est-ce que tu t'es préparée quand même sur ce point avec des techniques de gestion de la douleur ou pas forcément ?
- Léna
Après, j'ai fait des cours avec ma sage-femme où elle m'a appris un petit peu les techniques de respiration. Après, j'avais la chance d'avoir une sage-femme qui faisait de la sophrologie. Donc, on a pu aussi vraiment approfondir dans la sophro, du coup. Après, j'avais vu pas mal de techniques. Je savais qu'il y avait la technique du peigne, il y avait la technique de la sucette pour avoir bouche molle, col mou. J'avais vu quelques petites techniques, donc j'avais tenté à la maison, mais c'est vrai que sans plus, quoi.
- Speaker
Ok. Ok, d'accord. Et comment se passe, du coup, ta toute fin de grossesse ?
- Léna
Eh bien, la toute fin de grossesse en soi, ça va. Je n'ai pas vraiment d'inquiétude. Je me dis, bébé arrivera quand il arrivera. Après, j'ai eu la chance de ne pas avoir de contractions. Vraiment, je n'ai pas eu de contractions, de faux travail ou quoi que ce soit. Donc, en vrai, je dirais que la fin de grossesse se passe à peu près bien, à part les maux de grossesse, les problèmes de dos, les choses comme ça. Mais sinon, en soi, oui, la fin de grossesse a été plutôt bien.
- Speaker
Ok, d'accord. Donc, tu n'avais pas… Une envie absolue que l'enfant sorte pour te soulager.
- Léna
Pas plus que ça.
- Speaker
Ok, d'accord. Et alors, du coup, est-ce que tu te souviens du moment où c'est un peu déclenché ou le jour J est arrivé ?
- Léna
Alors, j'ai eu des contractions trois jours vraiment avant l'accouchement. C'est vrai que j'ai été très fatiguée. C'était des petites contractions pas très, très douloureuses. quand même empêchait de dormir.
- Speaker
Ok.
- Léna
Et du coup, c'était trois jours avant l'accouchement, comme j'avais dit. Et j'ai géré comme j'ai pu à la maison. Et du coup, trois jours après, j'accouchais.
- Speaker
Ok. Et est-ce que tu as senti vraiment que le jour J, qu'il y avait quelque chose qui n'était pas comme les autres jours, du coup, que ce n'était pas des mêmes contractions ?
- Léna
Plus ou moins, oui, parce que je trouvais que les contractions étaient beaucoup plus rapprochées déjà et quand même... Elles n'étaient pas douloureuses extrêmement, mais elles étaient quand même plus intenses que celles d'avant. Ok,
- Speaker
d'accord. Donc toi, est-ce que à ce moment-là, tu te dis, je reste à la maison pour commencer le travail et faire le plus possible à la maison ? Ou est-ce que pour te rassurer, tu perds directement la maternité ?
- Léna
Ce qui s'est passé, c'est que le jour où j'ai accouché, dans l'après-midi, j'avais rendez-vous avec ma sage-femme. Donc du coup, je lui ai quand même expliqué que j'avais pas mal de contractions, que c'était plus ou moins rapproché. et qu'elles étaient quand même assez douloureuses. Donc du coup, je lui dis, est-ce que c'est possible de faire une vérification du col ? Donc ma sage-femme me dit, on va vérifier le col, mais vous n'attendez pas à être dilatée énormément. Donc du coup, elle regarde, elle me fait, ah ben si, vous êtes quand même déjà dilatée à 4.
- Speaker
Ah oui, quand même.
- Léna
Ouais, j'étais déjà dilatée à 4, donc du coup, j'arrivais quand même pas mal à gérer mes contractions. Donc ma sage-femme m'avait dit, essayez de faire le maximum à la maison, comme ça quand vous arriverez à la maternité, vous aurez déjà fait pas mal. Donc du coup, j'étais déjà dilatée à 4. Et après, c'est vraiment début de nuit, même vers 1h, 2h du matin qu'on a été à la maternité.
- Speaker
Ok. Et toi qui voulais quand même faire 100 péridurales au maximum, le fait que tu sois déjà à 4, ça a dû te rassurer quand même.
- Léna
Oui, oui, oui.
- Speaker
Ok. Et du coup, comment ça s'est passé ton arrivée à la maternité ?
- Léna
Alors, on est arrivés à la maternité. Du coup, nous sommes arrivés. Comme je disais, il devait être une heure ou deux heures, je ne sais plus trop. Donc, du coup, j'arrive déjà. J'ai attendu pendant 30 minutes dans le couloir. Donc, l'accueil n'est pas très foufou. Sachant que, du coup, j'avais appelé juste avant pour leur demander si je pouvais venir à la maternité, est-ce que j'avais pas mal de contractions, tout ça. Donc, déjà, rien qu'au téléphone, la sache-femme sur qui je suis tombée... Elle n'avait pas l'air très emballée. J'avais plus l'impression de l'embêter dans sa nuit qu'autre chose.
- Speaker
Ok.
- Léna
C'était très sympathique. Donc, du coup, on arrive. Donc, on a 30 minutes. Donc, après, elle me monte en chambre. Et c'est là que commencent un petit peu les problèmes. Donc, du coup, je pense que je tombe sur une auxiliaire puéricultrice ou quelqu'un dans ce style. Je ne sais pas trop ce que c'était. Donc, du coup, je viens discuter avec elle. Je lui explique un peu ma frayeur sur la péridurale parce que j'avais énormément peur de la péridurale. Je lui explique mes peurs, mes craintes, tout ça. Et c'est là que cette fameuse personne me sort, parce que je lui avais expliqué que du coup, je voulais essayer de faire sans péridural. C'est là qu'elle me dit, de toute façon, je ne comprends pas les personnes qui souhaitent accoucher sans péridural si elles n'ont pas de conviction. Alors déjà, j'ai été très refroidie. Comment vous dire que ce n'était pas très sympathique ? Bon, après, elle m'a un peu rassurée quand même sur le fait de la péridural, que ce n'était pas du roureux, que... Normalement, il n'y avait pas de risque. Mais voilà. Donc, du coup, à peu près l'arrivée de la maternité. Après, du coup, j'ai demandé à prendre un bain. Je dirais 30 minutes après être arrivée à la maternité, j'ai demandé à avoir un bain. pour essayer de me soulager parce que les contractions là ont commencé à être pas mal ouais et voilà du coup j'ai demandé un bain pour me soulager et après du coup je pense que ça continuera dans la suite parce que du coup ça s'est vite déclenché après l'accouchement donc je garde un petit peu de suspense pour que tu poses d'autres questions je pense alors
- Speaker
du coup est-ce que tu avais rédigé un projet de naissance justement dans cette histoire de conviction du coup alors oui
- Léna
Tout à fait, j'avais rédigé un projet de naissance dans lequel je demandais à ne pas avoir la péridurale si possible, à ne pas avoir d'ocytocine de synthèse une fois que j'avais accouché pour aider à faire sortir le plin sata. Après, j'avais parlé de si jamais j'avais une césarienne, de faire le maximum de peau à peau avec le papa. Mais voilà, j'avais fait un projet de naissance qui du coup n'a même pas été demandé et n'a même pas été regardé.
- Speaker
Ah ok, pas du tout ?
- Léna
Ah non, du tout, du tout.
- Speaker
Ok, d'accord. Donc tu vas dans ton bain à ce moment-là, et est-ce que tu sens que ça évolue quand même, que tu as plus mal, que tu sens que ça travaille ?
- Léna
Alors, une fois arrivée dans le bain, sur le moment, ça va, ça me soulage un petit peu. Mais c'est vrai que je suis restée quand même une heure dans le bain, et là, ça commençait vraiment à travailler. Les contractions étaient de plus en plus douloureuses. Là, ça commençait à être... très très dur à supporter étant donné qu'en plus j'avais 3 jours de fatigue où j'avais très peu dormi donc le mental clairement n'était plus trop présent et comme j'étais pas très bien accompagnée par le service par les soignants j'étais clairement la seule qui a couché et j'avais aucun accompagnement, c'était un peu catastrophique donc c'est vrai que le mental a commencé un petit peu à lâcher ok
- Speaker
Et du coup, quand tu dis que ton mental a commencé à lâcher, c'est-à-dire que tu as commencé à penser à un péri-dural ou quelque chose, ou juste tu te sentais quand même faible et perdue ?
- Léna
C'est vrai qu'à ce moment-là, une fois que je suis sortie du bain, j'étais avec mon mari et du coup, mon mari a vu que je n'en pouvais plus. Limite, je lui ai presque pleuré dans les bras et c'est là que je lui ai dit Je pense que je vais commencer à envisager la péri-dural et qu'on va appeler la sage-femme pour éventuellement lui demander la péri-dural parce que là, je crois que je ne peux plus et que je ne vais pas tenir. Je dis si c'est pour que je ne tienne pas et que je sois incapable de pousser. Enfin, ce n'est pas intéressant.
- Speaker
Et est-ce que tu avais eu un examen de ton col ou quelque chose pour savoir si ça avait quand même évolué depuis l'après-midi ou c'était à 4 ?
- Léna
Oui, j'ai oublié de le dire. J'ai eu un examen du col quand on arrivait à la maternité. Du coup, j'étais à 4, 5. Donc en fait, déjà, ça m'avait mis un coup parce que depuis 14 heures jusqu'à quasiment 2 heures du matin, ça n'avait pris qu'un centimètre. Donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, j'étais un petit peu démoralisée. Je me suis dit, ça ne va jamais avancer.
- Speaker
Ok. Donc, à ce moment-là, tu commences à douter un peu. Est-ce qu'avec du recul, tu penses que c'est la fameuse phase de désespérance où ça a bien évolué, tu es à deux doigts d'y arriver et finalement, tu remets tout en question ?
- Léna
Je pense que c'était ça parce que du coup, après, quand la sage-femme est arrivée pour m'ausculter pour la pause de la période rurale, elle m'a annoncé que j'étais à 7. Donc, du coup, je pense que je commençais à rentrer dans la phase de désespérance et que je me dis qu'avec du recul et avec un bon accompagnement, je pense que clairement, j'aurais pu y aller sans péridurale parce qu'au moment où l'anesthésiste était en train de poser la péridurale, la sage-femme m'a très bien accompagnée dans mes contractions et ce que j'aurais aimé qu'elle fasse tout le long, en fait. Parce que là, je gérais super bien les contractions. Franchement, ça allait et elle ne l'a pas fait, malheureusement. Donc, forcément, j'ai craqué pour la péridurale.
- Speaker
Ouais, elle l'a fait un peu tard, quand toi t'as craqué, au final, elle s'est dit, bon, maintenant, je vais l'accompagner, parce que c'est bon, c'est comme d'habitude. C'est ça,
- Léna
tout à fait.
- Speaker
Ok, d'accord. Donc toi, tu le vis quand même sur le moment pas trop mal d'avoir la péridurale, ou vraiment, tu sens que c'est un échec ?
- Léna
Je me dis, ça ne peut pas être un échec, parce que dans tous les cas, je veux dire, je vais donner la vie, donc je me dis que toi, avec la péril ou sans la péril, je donne la vie quand même, même si j'ai un petit... À l'heure actuelle... pas sur le moment mais à l'heure actuelle j'ai un petit regret parce que je sais que j'aurais pu le faire sans mais sur le moment je suis tellement soulagée que je suis contente on va pas se mentir mais voilà ok et comment continue ton travail à partir de ce moment là du coup t'as plus mal ça fait du bien quand même oui du coup la pause de la péridurale a été à 4h du matin je crois 4h ou 5h merci Après, je vais quand même revenir un petit peu sur la péridurale éventuellement, parce que c'est bien d'en parler. À savoir que du coup, j'ai eu la pose de la péridurale. Et pour ma part, après, je sais que c'est cas par cas. On m'a dit, ne vous inquiétez pas, vous ne sentirez rien. J'ai quand même senti l'aiguille s'enfoncer et triturer un petit peu mon dos. Ce n'était pas forcément très agréable. Ouais, non, mais sachant qu'en plus, l'anesthésiste m'a piqué deux fois parce que... Elle m'a loupé. Parce que soi-disant, je n'avais pas un dos apéridural. Alors, je ne savais pas que ça existait d'avoir un dos apéridural ou pas. Donc, j'avoue que sur le moment, c'était un peu bizarre. Mais voilà, après, en soi, ça ne fait pas mal, mais c'est un petit peu désagréable parce qu'on sent vraiment... En fait, tu as cherché vraiment la zone péridurale, quoi. Et on sentait vraiment qu'être récurée dans le dos, ce n'était pas la chose la plus agréable.
- Speaker
Ouais, je... Je pense que tu décris assez bien pour qu'on comprenne tout ce petit frisson à se dire Oula, c'est vrai que ce n'est pas top ! C'est ça, c'est ça. Ok. Donc, deux pauses quand même pour réussir à se soulager.
- Léna
C'est ça, tout à fait.
- Speaker
Ok. Et est-ce que direct, tu sens le soulagement ou ça met du temps ou ça n'agit que d'un côté ? Des fois, ça arrive un petit peu.
- Léna
Alors, moi, j'ai eu la chance que ça agisse des deux côtés. Après, ça agit sous 5-10 minutes. Donc, c'était quand même assez rapide. Après, j'avais quand même… péridurale qui n'était pas... C'est moi qui pouvais gérer. J'avais une dose toutes les heures et je pouvais en rajouter si vraiment c'était trop douloureux. D'accord. Du coup, moi, je n'en ai pas rajouté plus que ça parce que je voulais quand même sentir un minimum mes contractions pour être... pour vraiment sentir mon accouchement et pas pour être passive de mon accouchement. Ce n'était pas le but. Du coup, je sentais mes contractions, mais elles n'étaient pas douloureuses. En fait, je... Comment expliquer ? C'était un chouï douloureux, mais pas au point de plus en pouvoir. Oui,
- Speaker
c'était... Peut-être plus désagréable que douloureux.
- Léna
Voilà, exactement, c'est ce que je cherchais.
- Speaker
Ok, d'accord. Donc, tu avais quand même une péridurale, entre guillemets, bien dosée, parce que tu sentais quand même le travail. Ok, et du coup, est-ce que ça freine le travail ou est-ce qu'au contraire, ça permet, vu que tu souffles un petit peu, de relancer un peu la machine ?
- Léna
Alors, du coup, c'est vrai que la péridurale a quand même ralenti pas mal le travail. Parce que du coup, j'étais à dilatation complète à 11h30, sachant que j'avais mis la péridurale à 4h. Donc, il y a quand même eu pas mal de temps entre les deux. Donc, après, j'avoue que j'ai pu me reposer plus ou moins. Enfin, j'avais plus mal, mais impossible de dormir. Clairement, je n'ai pas pu dormir. Entre les bruits des machines, les trucs, les machins. Et puis, l'environnement de l'hôpital, c'est quelque chose que je n'apprécie pas particulièrement. Et je pense que peu de personnes l'apprécient. Donc, c'est vrai que je n'ai pas pu me reposer et que je pense que du coup, la péridurale a vraiment ralenti le travail parce que je pense que sans péridurale, à 6 heures, j'avais accouché.
- Speaker
Oui, parce que tu étais déjà dilatée à 7, du coup, c'est sûr que ça aurait pu aller un peu plus vite. C'est ça,
- Léna
tout à fait.
- Speaker
Ok. Et donc, du coup, comment ça se passe au moment où ça y est, tu es prête, tu as la dilatation complète, comment ça se passe ?
- Léna
Alors, il se passe que du coup, je suis à dilatation complète. Les sages-femmes arrivent dans la chambre et me disent, bon, là, vous êtes à 10. Ce qu'on va faire, c'est que comme bébé va bien, bébé n'a pas de problème au niveau du cœur, on va attendre que bébé s'engage bien dans le bassin. Comme ça, vous aurez moins de difficultés pour pousser. Donc, du coup, les sages-femmes repartent et j'attends. J'attends. Sauf que du coup... Du coup, ce qui se passe, c'est que je pense que 30 minutes après que les sages-femmes partent, j'avais comme la sensation d'avoir envie de faire caca. On va parler franchement. Du coup, j'appelle une sage-femme et je lui dis, écoutez, là, j'ai besoin du bassin parce que je pense que je vais me faire dessus. Et à aucun moment, elles se disent qu'en fait, c'est bébé qui commence à pousser et qu'il serait peut-être temps que moi, je pousse.
- Speaker
Oui, parce que normalement, c'est un peu la sensation qu'on ressent quand on veut pousser.
- Léna
Tout à fait.
- Speaker
On pense que c'est ça.
- Léna
C'est ça. Donc du coup, je demande le bassin. Je commence à vouloir essayer de pousser parce que je pense que... Enfin, moi, j'étais sûre que j'avais envie de faire caca. Vraiment, ça poussait sur le rectum, mais très, très, très fort. Donc du coup, j'attends encore parce que dans le bassin, bien évidemment, rien ne sort parce que c'était bébé qui voulait sortir.
- Speaker
Et oui.
- Léna
Que les sages-femmes reviennent. Donc, les sages-femmes reviennent. Et là, je leur dis, là, j'ai vraiment envie de pousser. C'est là qu'elles comprennent enfin que bébé commence à vouloir s'engager.
- Speaker
Mais oui.
- Léna
Mais le temps qu'elles arrivaient tous, c'était un peu long, parce que le problème, c'est qu'encore une fois, il n'y avait personne en salle d'accouchement à part moi. J'avais l'impression qu'elles n'étaient vraiment pas très pressées. C'était un peu particulier.
- Speaker
Oui, c'est vrai que normalement, c'est un peu les conditions idéales parce qu'on a du temps pour toi, mais là, c'était un peu le contraire du coup. Ah,
- Léna
totalement, totalement.
- Speaker
OK. D'accord. Donc du coup, là, on se met un peu en mode action parce que finalement, ce n'est pas du tout... Ça qui a envie de pousser, c'est bébé qui arrive. Du coup, comment ça se passe ?
- Léna
Alors là, on commence à me mettre en position. Après, du coup, on m'explique un peu le procédé de comment pousser. Parce que moi, on n'a jamais poussé dans une nuit. Donc, elle m'explique un peu comment il faut pousser. Donc, du coup, on s'entraîne à faire une première poussée qui n'est pas très bien. Je leur dis, je suis désolée, je n'arrive pas à pousser. C'est compliqué. Donc, du coup, on commence là à pousser pour de vrai. Donc, je fais plusieurs poussées. Bébé a du mal à descendre parce qu'au lieu de pousser vers le bas, en fait, je pousse avec la tête. Donc, comme je dis un peu la sa femme, c'est un peu compliqué. Je n'ai jamais poussé. Donc, forcément, je découvre. Donc, c'est à ce moment-là que la sa femme commence un peu à me faire comprendre que je suis un peu nulle en poussée, ce qui est très gentil du coup. Oui, c'est agréable. Je me dis dans ma tête, j'ai une péridurale. Pousser, ce n'est pas inné. À un moment donné, ce serait sympa de m'aider un peu. À part me dire pousser sur mes doigts, oui, vos doigts, je les sens, mais ce n'est pas si facile que ça. Là, ça commence un peu à se compliquer parce que la poussée prend du temps. Là, on commence tout doucement à dépasser les 30 minutes de poussée. Moi, je commence à ne plus en pouvoir. Ça commence à être compliqué.
- Speaker
Et ils en plus.
- Léna
Tout à fait. Donc, je demande à mon mari si éventuellement c'est possible d'avoir à boire. Les sages-femmes n'ont pas trop pour que j'ai à boire. Donc, mon mari commence à leur dire, écoutez, là, elle n'en peut plus. Donc, si, elle va boire. Du coup, mon mari va me chercher à boire. Donc, on continue à pousser. On continue à pousser. C'est là que la sage-femme me dit, là, le travail, ça ne va pas. Il va falloir appeler le gynécologue. Donc, allez, cinq minutes après, le gynécologue rentre dans la salle. Et du coup, il se présente. Il me dit, madame, je pense qu'on va avoir besoin des ventouses pour aider bébé à sortir, pour que sa tête passe plus facilement.
- Speaker
Et toi, est-ce que tu sais, au moment où elle te dit, on va appeler le gynécologue, ce que ça veut dire ou pas vraiment ?
- Léna
Oui, oui, je suis consciente que quand il dit gynécologue, c'est qu'on va utiliser des instruments, ce que je ne voulais absolument pas, du coup. J'avais... pour le projet de ne pas avoir d'instrument. Donc du coup, le gynécologue arrive, il se présente, il m'explique, machin, truc. Et c'est là que je commence en fait à comprendre que là, on va utiliser des instruments et que je ne veux pas. Et c'est là que du coup, je commence à faire des bonnes poussées, mais vraiment des bonnes, belles poussées.
- Speaker
D'un coup, la pression faisante, ton corps a pris le dessus et s'est dit, OK, je vais y arriver.
- Léna
Tout à fait, ça a été tout à fait ça. Enfin, je pense que ça a été un instinct, je ne sais pas, mais comme je ne voulais pas qu'il y ait d'instrument... Mon corps-là, il s'est dit, vas-y, on pousse et on va bien pousser. Donc, du coup, le gynéco voit que je commence à vraiment bien pousser. Il me dit, ben, madame, continuez comme ça. Vous poussez bien. Du coup, si vous continuez comme ça, moi, je pars. Il n'y aura pas besoin d'instrumentation. Donc, le gynécologue s'en va. Et la sage-femme me félicite en disant, là, c'est très bien. Continuez comme ça. On commence à voir ses cheveux. Allez-y, poussez. Et là, je pousse, je pousse. Et au bout de 3-4 poussées, bébé est enfin là. Et du coup, la sage-femme me dit, allez-y, récupérez-le. Donc, je récupère mon bébé et je le pose sur moi. Et là, j'avoue que je pense que clairement, c'est le moment le plus beau d'une vie. Oui. Et même quand on... Parce que franchement, je ne croyais pas. On me disait, tu verras, tu oublieras la douleur que te fait l'accouchement. Tu sauras plus ce que c'est une fois que tu as ton bébé sur toi. Eh bien, j'avoue que ça a été vraiment le cas. Quand j'ai vu mon bébé, en fait, tout s'est évalué. Mais vraiment tout. En fait, c'était un mélange. J'avais tellement d'émotions différentes en moi que je ne saurais pas l'expliquer. Mais c'était quelque chose vraiment d'inoubliable et vraiment à vivre. C'était magnifique.
- Speaker
Ok, c'est vraiment toi qui a été chercher bébé au final.
- Léna
C'est ça, tout à fait.
- Speaker
Ok. Et du coup, comment tu vas, toi, après cet accouchement ?
- Léna
Alors, fatiguée, vraiment, d'avoir... Parce que j'ai poussé pendant 42 minutes. Donc, c'est grave. Ça a été très, très, très long. Donc, du coup, ça va. J'ai mon bébé sur moi. Donc, je suis la plus heureuse. Du coup, après l'accouchement, on va faire la première mise au sein de bébé parce que je le souhaitais à l'été. Du coup, on met la première mise au sein. Donc, je découvre mon bébé. Je le caresse. Enfin, voilà. Et c'est là, à ce moment-là, que l'auxiliaire de puéricultrice va un peu casser le moment parce que du coup, je... découvre mon bébé, je le caresse, je le touche et malheureusement, je le découvre un peu et sur le moment, je n'ai pas le réflexe de le recouvrir parce que tellement émerveillé. Et c'est là qu'elle me dit, qu'elle vient me voir, qu'elle me fait, ouais, par contre, mais sur le ton que je vais faire. Ouais, mais là, par contre, ce serait bien de recouvrir votre bébé parce qu'il va être malade. Alors je suis désolée mais je suis c'est la première fois que je suis maman je découvre et ce serait gentil de me le dire plus gentiment et de m'expliquer le pourquoi du comment
- Speaker
On se rend pas compte forcément à ce moment là nous qui sommes épuisés que le bébé il est pas forcément couvert, c'est pas la chose à laquelle on prête le plus d'attention
- Léna
Voilà, tout à fait et j'avoue que du coup ça a un peu cassé la bulle dans laquelle j'étais en famille Parce que franchement, sur le ton dont ça a été dit, c'était limite méchant. Donc, ça a un peu cassé ce moment-là. Mais bon, c'était quand même un moment qui restera gravé, qui était beau, mais là, ça a un peu coupé la chose. Après, du coup, il y a eu la sortie du placenta qui a dû se faire cinq minutes après l'accouchement. Et du coup, par contre, il y a eu ça, en fait. Du coup, j'ai été déchirée. Donc, la sage-femme voulait absolument me faire un petit air. Et je lui fais, en fait, s'il y a besoin qu'il y ait un seul point, moi, il est hors de question que j'ai un point. Si c'est qu'un seul point qu'il faut, ça va se refaire tout seul. Il est hors de question que ça se fasse. Donc, j'ai dû m'énerver un peu pour lui faire comprendre que je ne voulais pas de ce point. Et au final, elle a accepté. Après, ce que j'ai oublié de préciser aussi, c'est que lors de la poussée où il y avait le fameux cercle du feu, l'auxiliaire de... C'est même pas la chasse-femme, c'est l'auxiliaire de Pyrrhiciltris qui m'a rajouté une dose de péridurale alors que je voulais pas, donc j'ai pas été respectée sur ça non plus. Et après, elles m'ont injectée de l'oxytocine de synthèse parce que j'avais plus de contractions avant que bébé sorte. Elles m'ont remis de l'oxytocine de synthèse pour faire sortir le Percata alors que j'avais bien dit dans mon projet de naissance que je ne voudrais pas d'oxytocine de synthèse et ça, ça a pas été respecté non plus. Malgré que je leur dise que j'en voulais pas.
- Speaker
De toute façon, le projet, elles ne l'ont pas du tout regardé au final.
- Léna
Non, non, elles ne savaient rien. Je leur ai dit, j'aimerais bien qu'on évite l'ocytocine de synthèse. Et elles m'ont dit, mais non, là, vous n'avez plus de contractions. Si vous n'avez plus de contractions, bébé ne va pas pouvoir sortir. Oui, mais à un moment donné, les contractions vont revenir toutes seules. Donc, ce n'est pas la peine de mettre des choses étrangères dans mon corps qui font que, justement, ça risque de faire une hémorragie du plan sata. Mais elles ne m'ont pas écoutée sur ce moment-là non plus. Donc, ce n'était pas très... folichon, comme on dirait.
- Speaker
Ouais, globalement, ça s'est bien passé, mais t'as quand même pas du tout été écoutée, quoi, sur aucun point.
- Léna
Voilà, c'est ça. C'est ça. En fait, je regrette pas du tout mon accouchement, parce que j'ai eu un accouchement plus ou moins facile, mais pas comme j'aurais voulu.
- Speaker
Ouais, c'est ça. Et puis pas du tout à ton image, quoi, parce que t'avais quand même des demandes qui étaient quand même pas impossibles à satisfaire, parce que bon, parfois, l'urgence fait que on peut pas, on n'a pas le choix, c'est comme ça. Toi, ta situation, a priori, ne nécessitait pas une urgence absolue qui devait bafouer tous les projets que tu avais en tête.
- Léna
Non, c'est ça, tout à fait. Surtout qu'en plus, encore une fois, ils avaient le temps vu qu'il n'y avait personne. Mais rien n'a vraiment été fait. Après, dans l'hôpital où j'ai accouché, j'avais déjà eu des retours d'accouchement d'amis sur lesquels ça ne s'était pas forcément très bien passé dans cet hôpital-là.
- Speaker
Plus ou moins pour les mêmes raisons, c'est-à-dire manque d'écoute, manque de patience peut-être ?
- Léna
Tout à fait, tout à fait. Ok,
- Speaker
donc c'est l'équipe qui n'est pas la plus à l'écoute quoi.
- Léna
C'est ça, totalement.
- Speaker
D'accord, et donc ton allaitement a réussi à se mettre en place quand même ?
- Rébecca
Alors là, j'avoue qu'il a été un petit peu compliqué parce que j'ai eu une montée de lait tardive. Je crois que j'ai eu ma montée de lait à 4-5 jours. Et j'ai eu cette chance-là, enfin oui et non, on va dire, de ne pas sentir ma montée de lait. Parce qu'on dit souvent que quand on a la montée de lait, on a mal au sein, ils sont très durs, très chauds. Et moi, la seule chose que j'ai eue, c'est l'essence chaude. Donc je me suis dit, là, j'ai peut-être eu la montée de lait, mais sinon, elle est passée inaperçue. Donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me suis posé pas mal de questions sur est-ce que j'ai du lait ? Est-ce que ça vient ? Parce que sur l'allaitement, on est très mal renseigné sur le fait de se dire pas assez de lait, alors que physiologiquement, ne pas avoir assez de lait, à part dans de rares cas, c'est quasiment impossible. Oui, c'est ça. C'est juste qu'il y a soit une mauvaise fusion du bébé avec restriction de frein de langue ou des choses comme ça, ou un mauvais... Comment on dit ? pas une mauvaise sucion, mais une mauvaise stimulation du sein. Donc, c'est vrai que l'allaitement a eu du mal à se mettre en place. Donc, j'ai eu beaucoup d'inquiétudes, beaucoup de questions, beaucoup de doutes. Donc, j'ai fait appel à une conseillère en lactation qui était formée IBLC, je crois que c'est comme ça qu'on les appelle. Et du coup, qui m'a expliqué pas mal de petites choses et qui a fait que... Bon, après, elle était très gentille, ce n'était pas le souci, mais le souci, c'est que... c'est qu'elle ne m'a pas montré plus de position d'allaitement que ça. On a parlé de choses et d'autres, mais elle m'a conseillé sur certaines choses, mais pas sur tout. Donc, elle m'a quand même redonné confiance en mon allaitement et en moi, ce qui a permis que j'ai moins de doutes et moins de questions et que ce soit plus fluide. Après, c'est vrai que le reste, c'est moi qui ai appris un peu sur le tas. Mais sinon, du coup, là, on a plus de six mois d'allaitement.
- Speaker
Oui, donc c'est quand même une petite victoire.
- Rébecca
Voilà, c'est ça. De toute façon, je m'étais fixée comme objectif au moins six mois parce que étant quand même… J'étais fumeuse avant, maintenant j'ai arrêté. J'étais fumeuse et je sais que du coup, c'est recommandé d'allaiter jusqu'à six mois. Donc pour moi, il était inévitable d'allaiter jusqu'à six mois. Sauf que maintenant, six mois, on les a dépassés et j'ai toujours envie de continuer d'allaiter.
- Speaker
Finalement.
- Rébecca
En vrai, c'est tellement beau et il y a tellement un lien qui se crée entre nous et notre bébé que du coup, on n'a pas envie d'arrêter.
- Speaker
Oui, c'est sûr. Ok, et si on revient un tout petit peu en arrière, outre l'allaitement que tu as eu du mal à identifier, comment tu as vécu ton post-accouchement, toi, physiquement, mentalement ?
- Rébecca
Alors, le post-accouchement, j'avoue qu'il a été un petit peu compliqué. Déjà parce que j'étais pas mal fatiguée Parce que le jour où j'ai accouché J'allais très très très bien Parce que je pense qu'avec les hormones Tout ça Et en fait les jours qu'on suivait la maternité Je pense que bébé nous a fait Plusieurs nuits de java Donc j'ai quasiment pas pu dormir Et donc la première nuit je m'en suis voulue Mais j'ai dit au sage-femme je suis désolée Mais va falloir que vous le preniez avec vous Parce que là j'en peux plus Et j'ai pas envie de faire quelque chose que je regretterais Et j'ai surtout besoin de me reposer pour aller mieux... parce que qui dit fatigue dit allaitement, qui fonctionne pas forcément dit patience en moins donc du coup j'ai donné bébé aux sages-femmes qui l'ont gardé 4h je crois, j'ai pu me reposer pendant 4h après elles sont revenues me le ramener pour qu'ils fassent une tété et je crois qu'elles l'ont reprise jusqu'à ce que ce soit l'équipe de jour qui arrive, donc du coup j'ai pu un peu me reposer...
- Speaker
même si après j'avoue que j'ai eu pas mal de culpabilité parce que je me suis dit je ne me suis pas sentie capable de m'occuper de mon enfant je trouve que c'est très courageux d'avoir pris la décision de ne pas insister et de te dire j'ai pas le choix c'est comme ça parfois le courage et la force c'est de demander de l'aide tout à fait je trouve que c'est très courageux comme décision quand même D'avoir osé, parce que je pense qu'on n'en sait pas assez.
- Rébecca
Non, non. Et je pense que justement, il faudrait, parce que quand on sent qu'on est trop fatigué, il vaut mieux donner notre bébé à des personnes qui sont... Des personnes compétentes, voilà. Que de se mettre à bout, parce que bébé n'arrête pas de pleurer, parce qu'on est fatigué, et d'atteindre un seuil de patience où on pourrait faire un acte qu'on regrette et perdre tous nos moyens. Oui,
- Speaker
clairement.
- Rébecca
Et donc, du coup, bébé nous a fait plusieurs nuits de java, donc ça a été très compliqué. En plus, mon mari n'était pas resté pour la première nuit, donc du coup je lui ai demandé de rester pour les deux autres parce que je suis sortie au bout de trois jours. Même si du coup, de base, j'avais prévu de sortir au bout de 48 heures, mais comme mon allaitement avait du mal à se mettre en place, j'ai préféré rester les trois jours pour être sûre. Après, mon post-accouchement a été, c'est vraiment encore une fois, le personnel sur qui je suis tombée. J'avais une auxiliaire de puricultrice qui était un amour, mais elle n'était pas là tous les jours malheureusement. Parce qu'en fait, il s'est passé que du coup, j'ai énormément stressé parce que j'avais l'impression que bébé ne mangeait pas assez. Comme je n'avais pas encore eu ma montée de lait, j'avais l'impression que bébé pleurait énormément parce qu'il ne mangeait pas. Donc du coup, j'avais demandé à ce qu'on mette en place un... complément, sauf qu'en fait plusieurs auxiliaires n'avaient pas respecté ce choix-là où on me disait, mais non, continuez de l'allaiter, votre bébé ça va, machin, truc. Donc du coup, moi, ça me mettait une charge mentale en plus et une pression en plus parce qu'on ne voulait pas écouter ce que je disais parce que je voulais faire un allaitement mixte, au moins pour les débuts, parce que je sentais que mon bébé ça n'allait pas et qu'il ne mangeait pas assez. Et je n'étais pas écoutée là-dessus jusqu'à du coup. Du coup, je rencontre l'auxiliaire cuir qui a été un amour avec nous, qui m'a clairement dit, c'est votre choix, vous faites ce que vous voulez, je vais le mettre dans votre dossier. Et mes collègues, ils n'auront pas le choix d'accepter votre allaitement mixte. Et du coup, là, ça s'est mis en place. Donc, je me suis sentie déjà un petit peu mieux par rapport à ça.
- Speaker
OK, d'accord. Et du coup, physiquement, au niveau du point qui n'a pas été fait, ça t'a réussi à avoir gain de cause là-dessus ?
- Rébecca
Oui, oui, oui.
- Speaker
Ça s'est quand même remis rapidement quand même ?
- Rébecca
Ça s'est remis assez rapidement. Le premier pipi, on ne va pas se mentir, a été un petit peu douloureux, mais ça a été. Après, ça s'est remis assez rapidement. C'est juste que du coup, ayant une sclérose en plaques, j'ai déjà des problèmes au niveau de la vessie, tout ça. Du coup, je pense que le point... Même si ce n'était pas vraiment sur la vessie, j'ai un peu entraîné des effets secondaires à côté. J'ai eu des douleurs un peu plus longtemps que prévu au niveau du col de l'utérus. Ce n'était peut-être pas le point, mais au niveau du col de l'utérus, j'ai eu des douleurs qui ont persisté pendant au moins deux mois. Quand j'allais aux toilettes, je sentais que c'était un peu douloureux. Pendant les rapports sexuels, on a voulu essayer, mais pas possible parce que c'était douloureux. Je pense qu'il faut en parler, qu'il ne faut pas se forcer pour les rapports sexuels. Si c'est vraiment trop douloureux, on attend et on le refera une autre fois, ce n'est pas grave. On le fait quand on est prêt. Moi, je sais que j'avais un mari très à l'écoute là-dessus qui m'a dit pas de souci, tu as mal, on attend Et après, pour en venir un peu au postpartum, j'ai eu aussi un mari génial qui m'a beaucoup aidée sur les tâches ménagères, qui prenait bébé pour que je puisse me reposer. J'ai eu la chance d'avoir un postpartum assez facile parce que j'avais de l'aide. Et il y a beaucoup de femmes qui n'ont pas cette aide-là avec leur mari, ce que je trouve ça vraiment dommage. Oui,
- Speaker
c'est sûr. C'est vrai que du moins un proche, s'il peut prendre le relais, ou quelqu'un qui puisse venir soulager un peu sur les tâches. La maman doit se consacrer à son enfant, en fait.
- Rébecca
Surtout encore plus quand une maman a l'aide, parce que l'allaitement, c'est très, très, très fatigant. Et je pense qu'encore plus quand il y a de l'allaitement, il faut vraiment un soutien, au moins moral, et si c'est possible, un soutien pour les casques.
- Speaker
Tout ce qui n'est pas top, la lessive, le ménage, la vaisselle, la maman, elle peut ne pas s'en occuper pendant quelque temps.
- Rébecca
Tout à fait. Et puis c'est surtout qu'il faut savoir passer le relais quand ça ne va plus. Je sais que nous, avec notre mari, quand il y en avait un qui était à bout, on passait le relais à l'autre. Et ça, c'est... très important d'avoir cette optique-là, de savoir se dire stop et de passer le relais quand ça ne va plus.
- Speaker
Je trouve que c'est plein de bon sens. Oui, tout à fait. Tu fais très bien de le dire, parce que c'est vrai qu'on se rend pas forcément compte, je pense, quand on est dedans ou avant, qu'on a besoin d'aide, en fait, et que toute aide est pour l'apprendre. On n'a pas besoin d'être des super women, quoi. C'est pas grave de demander de l'aide de temps en temps et de lâcher prise, quoi.
- Rébecca
On a toujours besoin, des fois, on a besoin de souffler, justement, pour être encore mieux auprès de notre bébé.
- Speaker
Oui, je trouve que tu as tout à fait raison et tu fais bien de le dire. Merci beaucoup à toi pour avoir raconté tout ça et pour avoir partagé ton accouchement pas si parfait, bien que physiquement ça allait et que tu n'as pas eu de grosses complications. C'est vrai que... De ne pas se sentir écoutée, c'est quand même très dur à vivre. Et je pense que tu n'es pas la seule à vivre cette situation.
- Rébecca
Malheureusement, on est beaucoup trop dans ce cas-là parce que le personnel soignant n'est pas du tout à l'écoute. Moi, ce que je me dis, ce n'est pas parce que j'ai eu un accouchement où il n'y a pas eu de complications physiques, mais les complications mentales c'est tout aussi important que des complications physiques parce que ça peut guérir des craintes pour un futur accouchement. Ce n'est pas ce qu'on veut.
- Speaker
Merci beaucoup de ce témoignage. très important, plus qu'on pourrait le penser. Je trouve que c'est génial d'en parler.
- Rébecca
Tout à fait. Eh bien, c'était avec plaisir, du coup.
- Léna
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement. ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avance en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.